Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine
Elevage de mod?les murins pr?sentant des troubles de l?audition associ? ? une caract?risation g?n?tique par pr?l?vement (multi-sites 1/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 11500
23 000 rongeurs, 11 500 souris et 11 500 rats, pour deux gestes de moins de trente secondes chacun : la pose d'une puce électronique et une biopsie de génotypage, l'une et l'autre sur rongeur éveillé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'élevage produit des lignées qui deviennent sourdes, spontanément ou par altération génétique, et qui serviront ensuite à étudier la surdité et à tester des traitements. Le porteur indique n'attendre aucun signe clinique particulier au-delà de la perte d'audition, et prévoit d'héberger seuls certains mâles jusqu'à sept jours "afin d'améliorer l'indice de productivité de la lignée". Le devenir déclaré compte les 23 000 rongeurs comme mis à mort, alors que le résumé les répartit entre expédition vers un autre établissement, utilisation sur place et mise à mort pour la gestion de l'élevage ou faute de "génotype d'intérêt".
Objectifs
La surdit?, alt?ration quantitative ou qualitative de l?acuit? auditive peut toucher une seule oreille, surdit? unilat?rale, ou les deux oreilles, surdit? bilat?rale et ?tre plus ou moins s?v?re. En fonction de leur s?v?rit?, les pertes auditives peuvent avoir des cons?quences variables sur la vie des patients : impacts n?gatifs sur l?acquisition du langage oral, sur l?apprentissage scolaires et le d?veloppement cognitif, cons?quences sur la vie sociale, d?clins cognitifs chez les personnes ?g?es pouvant conduire ? des alt?rations de la m?moire ou ? la survenue de d?mences? L?Organisation Mondiale de la Sant? (OMS) estime que 466 millions de personnes pr?sentent des troubles auditifs dans le monde. En France, environ 6 millions de malentendants sont recens?s soit 8 ? 10 % de la population. La surdit? affecte 6% des 15-24 ans et plus de 65% des 65 ans et plus. Bien que des traitements et chirurgies existent (aides auditives conventionnelles pour r?tablir la conduction a?rienne, aides en conduction osseuse, implants ?), l?audition, dans bien des cas, n?est pas totalement restaur?e. L?objectif de ce projet est d??lever des rongeurs mod?les pertinents pour l??tude de la surdit?. Ces mod?les peuvent d?velopper spontan?ment ou via des alt?rations g?n?tiques une perte d?audition. Les animaux issus de ces d?veloppements seront utilis?s afin d??tudier l?apparition et le d?veloppement de la surdit? mais ?galement de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la proc?dure qu'il comporte seront mis en ?uvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L?identification des mutations spontan?es et l?am?lioration des outils permettant les manipulations g?n?tiques ont permis de cr?er et/ou d?identifier des mod?les animaux de diverses maladies humaines provoqu?es par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un g?ne, mod?les dont l'int?r?t pour la compr?hension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'?ventuelles th?rapeutiques est ?vident. Ces mod?les murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc tr?s pertinents pour l??tude de l?apparition et du d?veloppement de la surdit? mais ?galement le d?veloppement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Une puce ?lectronique sera pos?e sur animal vigile afin de l?identifier. Une biopsie sera r?alis?e sur animal vigile afin de g?notyper l?ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En r?gle g?n?rale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et ?tablir son g?notype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux ?tablissements utilisateurs.
Impact sur les animaux
Une douleur l?g?re ainsi qu?un l?ger stress peuvent ?tre induits lors du pr?l?vement de biopsies et de la pose associ?e d?une puce ?lectronique en vue de l?identification et du g?notypage de l?animal. En fonction des besoins et afin d?am?liorer l?indice de productivit? de la lign?e, il pourrait ?tre n?cessaire d?h?berger individuellement des m?les pour une p?riode ne d?passant pas 7 jours avant qu?ils soient pr?sent?s aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait g?n?rer un stress l?ger. Au-del? de la perte d?audition en elle-m?me, il n?est pas attendu de signe clinique sp?cifique chez les animaux atteints de surdit? que cette derni?re soit totale ou partielle.
Devenir
Les animaux sont soit exp?di?s dans un autre ?tablissement utilisateur soit utilis?s dans notre ?tablissement (utilisation continue), soit mis ? mort pour la gestion de l'?levage (atteinte des points limites du ph?notype dommageable, pr?l?vement de gam?tes). Les animaux ne pr?sentant pas de g?notype d?int?r?t pour la poursuite du projet seront mis ? mort (pas d?autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets exp?rimentaux comportent classiquement une phase d'?tude initiale in vitro qui permettent une s?lection initiale des propri?t?s pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypoth?ses permettant l'obtention de donn?es pr?liminaires et compl?mentaires. Les mod?les murins propos?s ne peuvent pas ?tre remplac?s par des m?thodes alternatives car une deuxi?me ?tape d'?tude n?cessite de consolider les r?sultats in vitro et valider ses hypoth?ses sur un mod?le in vivo. Le projet actuel ne peut pas ?tre envisag? sans ?tape in vivo donc sans mod?le animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une ?tude clinique sur les patients souffrant de surdit?, il est n?cessaire de d?montrer que les mol?cules s?lectionn?es ont les effets pharmacologiques escompt?s et qu'elles ne pr?sentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont r?alis?s en fonction des besoins exp?rimentaux li?s ? l'utilisation de ces animaux apr?s exp?dition. Le nombre d?animaux est calcul? de mani?re ? utiliser le minimum d?animaux par groupe permettant l?obtention de r?sultats homog?nes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos donn?es historiques permettent d?utiliser le minimum d?animaux avec une optimisation de rendement pour des r?sultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n?a ?t? r?alis?e.
Raffinement
En dehors de la d?ficience auditive elle-m?me, aucun signe clinique sp?cifique n?est attendu chez les animaux atteints de surdit?, qu?elle soit compl?te ou partielle. Les animaux seront ?valu?s sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d?observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livr?s d?un ?tablissement ? l?autre via un transporteur agr?? et en respectant le bien-?tre des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d?une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront plac?s dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de liti?re, d?aliment, d?enrichissement et d?hydrogel. Les animaux seront transport?s via des camions ventil?s et thermor?gul?s.
Choix des espèces
Le choix de l?esp?ce est conditionn? par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des mod?les animaux simples ? ?lever, ? reproduire et ? entretenir en grand nombre ainsi qu?? manipuler et modifier g?n?tiquement comparativement ? d?autres esp?ces. Ils sont un mod?le de choix pour les ?tudes pr?cliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur dur?e de vie et de la disponibilit? en r?actifs exp?rimentaux. Les g?nomes des souris et des rats sont bien caract?ris?s et tr?s comparables au g?nome humain. Enfin, la proximit? clinique entre les mod?les de rongeurs g?n?tiquement modifi?s et les maladies humaines fait de ceux-ci des mod?les de choix relativement robustes pour extrapoler les r?sultats et en tirer des r?sultats pertinents pour la pathologie humaine. L??ge des animaux est conditionn? par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront h?berg?s dans nos locaux d?s leur naissance et jusqu?? leur envoi chez nos partenaires ou leur mise ? mort. Pour l??levage, les accouplements seront r?alis?s ? maturit? sexuelle. Au moment de l?exp?dition, l??ge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront ?tre envoy?s ? nos partenaires d?s le sevrage ou avec leur m?re si les animaux ne sont pas encore sevr?s. Des femelles gestantes pourraient ?galement ?tre exp?di?es avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d?ovules, des adultes matures sexuellement seront utilis?s.
Élevage d’une lignée de souris modèle pour l’étude de la maladie d’Alzheimer – Modification
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Nées dans un élevage de la lignée Tau22 maintenue pour l'étude de la maladie d'Alzheimer, 321 souris subissent une biopsie de l'oreille entre leur septième et leur dixième jour, geste de quelques secondes classé en souffrance légère. 267 d'entre elles sont tuées, notamment pour prélever des tissus cérébraux, et 54 sont réutilisées, les reproducteurs pouvant être "réformés pour prélèvement de tissus" une fois leur fécondité déclinante. Le porteur indique que la mutation portée par cette lignée se traduit par "une anxiété plus accrue", à laquelle répondent des huttes et des tubes en carton supplémentaires. Il rattache le choix de l'espèce à une architecture cérébrale proche de celle du cerveau humain, en particulier l'hippocampe, et à un développement embryonnaire de 21 jours.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont : 1) méthode de génotypage invasive 2 ) maintien de la lignée Tau22 à phénotype dommageable sous forme respirante et de tirer profit des animaux générés par les accouplements d’élevage et par les animaux reproducteurs reformés pour effectuer un prélèvement de tissus à l’âge adulte Modification du 17/07/26. 3) L'élevage permet de produire à la fois des animaux présentant les signes de la maladie et des animaux sains de même âge, et ainsi permettre des comparaisons entre les deux.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus seront 1) la caractérisation génétique de la lignée pour l'optimisation de la gestion de son élevage et pour la production pour fournir des animaux pour nos projets scientifiques; 2) maintenir notre lignée de souris à phénotype dommageable pour l’étude des mécanismes autophagiques impliqués dans la dégradation de la protéine Tau pathologique au cours du développement de la maladie d’Alzheimer, ce qui permettra à terme d’identifier des stratégies thérapeutiques dans les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer
Procédures
Modification du 11/05/2026. Les animaux subiront une seule fois, une biopsie à l'oreille entre leur 7ieme et 10ieme jours. Cette procédure ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent une biopsie avec comme nuisances une douleur légère de courte durée avec un risque de saignements. La nuisance liée au phénotype dommageable de ces souris sera une anxiété plus accrue.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement de tissus cérébraux et suite au déclin de la maturité sexuelle. Modification du 11/05/2026. Les animaux reproducteurs peuvent être réformés pour prélèvement de tissus.
Remplacement
Dans la maladie d'Alzheimer, une protéine anormale, Tau, s'agrège et se propage de neurone en neurone. Cette protéine Tau est le principal constituant des neurones en dégénérescence neurofibrillaire dans la maladie d'Alzheimer. Ces neurones sont envahis d'amas protéiques en forme de filaments qui bloquent le fonctionnement neuronal. Aujourd'hui, les mécanismes qui aboutissent à l'agrégation de Tau et à la formation de ces lésions demeurent inconnus et il est donc très difficile de reproduire ces changements de la protéine Tau in vitro. C’est pourquoi le prélèvement de tissus cérébraux de souris Alzheimer est important pour détecter cette forme pathologique de Tau et pour mieux comprendre comment favoriser la dégradation de cette protéine Tau en étudiant directement ses interacteurs in vivo (dans ce projet la protéine autophagique NDP52 sera étudiée). En fonction du génotypage les animaux seront utilisés pour les accouplements.
Réduction
Le nombre d’animaux sera limité au strict nécessaire par une gestion appropriée des plannings de reproduction et des accouplements réalisés afin de maximiser la production de génotypes utiles. Le projet fournira aussi de façon régulière des tissus cérébraux servant de base pour les expériences réalisées au laboratoire, par conséquent aucune analyse statistique n’est prévue sur les animaux utilisés dans ce projet. Enfin, cette lignée transgénique sera cryoconservée, ce qui permettra de ne pas maintenir sous forme respirante la lignée lorsque nous aurons terminé nos analyses.
Raffinement
Modifcation du 17/07/2026. Les animaux reproducteurs seront habitués à l’expérimentateur par une routine d’élevage (toujours le même expérimentateur, toujours le même jour d’accouplement, à la même heure) ce qui permet de diminuer le stress des animaux. La réforme de ces animaux se fait avant la survenue de dommages liés à la mutation. Une manipulation régulière, par contention douce (dans le creux de la main ou dans un tube en carton servant d’enrichissement) sera privilégiée comme méthode de manipulation des animaux. La taille de la biopsie, à l’oreille, sera limitée à une taille réduite. Pour pallier à l’anxiété possible des souris Tau22, les souris auront un enrichissement renforcé : ajout de plusieurs huttes ou tubes en carton en fonction du nombre d'animaux /cages ; elles seront maintenues en groupe et des niveaux sonores bas seront privilégiés au sein de la structure.
Choix des espèces
Modification du 11/05/2026 Le choix d’un modèle de souris est justifié car il s’agit d’une espèce dont l’architecture cérébrale est proche de l’architecture du cerveau humain (en particulier l’hippocampe). Par ailleurs la souris présente un développement embryonnaire rapide (21 jours). Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines chez les mâles, 7 semaines chez les femelles) et utilisés en reproduction préférentiellement entre 3 et 4 mois d'âge, avant les 6 mois d'âge à partir desquels la fertilité diminue. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction entre 4 et 6 mois d'âge, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés principalement sur des animaux à des âges adultes allant de 3 à 12 mois. Les animaux avec un génotype non pertinent seront utilisés pour prélever des tissus à l’âge adulte. Aussi des animaux témoins sains pourront également faire l’objet de prélèvements.
Évaluation d’un anticorps ciblant une voie immunitaire impliquée dans les maladies auto-immunes, dans un modèle d’inflammation cutanée induite.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Deux applications quotidiennes d'une crème inflammatoire sur le dos pendant quatorze jours, chacune avec dix à quinze minutes de contention, puis au quinzième jour une injection intraveineuse de trente minutes sur chaise de contention pendant une quarantaine de minutes : 20 macaques à longue queue vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent quatre prélèvements de sang de 2,5 ml, dix millilitres au total sur trois semaines, et quatre biopsies de peau par macaque sous anesthésie générale, précédées d'un jeûne pouvant aller jusqu'à seize heures. Le porteur attend des lésions cutanées, une fièvre par relargage de cytokines et des hématomes, signale qu'une déhiscence de plaie ou une infection du site de biopsie restent possibles, et projette un documentaire ou un dessin animé sur tablette pendant les contentions pour limiter l'ennui. Tous sont tués à la fin du projet pour que leurs organes soient récoltés.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de reproduire une réaction inflammatoire de la peau chez le macaque, similaire à celle observée chez l’Homme dans certaines maladies auto-immunes comme le psoriasis. Pour cela, une crème contenant un principe actif est appliquée sur la peau. Cette substance stimule le système immunitaire local et provoque une inflammation visible, avec des rougeurs, un épaississement de la peau et une infiltration de cellules immunitaires. Ce modèle permettra de tester l’efficacité d’un nouveau traitement. Ce traitement est un anticorps qui cible un type particulier de cellules immunitaires impliquées dans plusieurs maladies auto-immunes tel que le psoriasis. Au cours de l’étude, des échantillons de peau et de sang seront prélevés afin d’analyser les réactions de l’organisme, notamment au niveau de l’expression des gènes. Cela permettra de vérifier si le traitement agit comme attendu sur l’inflammation. Ce modèle a été développé en collaboration avec un partenaire scientifique afin de garantir sa pertinence. Les résultats obtenus pourraient contribuer, à terme, au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes telles que le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement basé sur un anticorps ciblant un type spécifique de cellules du système immunitaire, connues pour jouer un rôle important dans plusieurs maladies auto-immunes. L’étude permettra de vérifier si ce traitement est capable de réduire l’inflammation dans un modèle expérimental reproduisant certaines caractéristiques des maladies humaines. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre l’action de cet anticorps et de confirmer son intérêt comme approche thérapeutique. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes, comme le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des patients grâce à des thérapies plus ciblées et adaptées.
Procédures
Au cours de ce projet, les animaux vigiles auront une application de crème sur une petite surface du dos identifiée, deux fois par jour pendant 14 jour. L’application de la crème et la contention durera environ 10 à 15 minutes. Cette contention pour l’application de la crème permettra également de faire une observation dermatologique rapprochée quotidienne du site d’application. Au 15ème jour, le modèle inflammatoire sera effectif, nous n’appliquerons plus de crème, et les animaux vigiles recevront un candidat médicament ou un contrôle par voie intra-veineuse de façon unique à différentes dose (contrôle, faible, moyenne, haute). L’injection durera 30 minutes et la contention sur chaise durera environ 40 minutes. Les animaux auront également 4 prélèvements de sang de 2,5ml, pour un volume total prélevé de 10 ml sur 3 semaines avant et après administration de l’élément d’essais. Les animaux seront vigiles lors des prélèvements de sang uniquement les jours sans biopsie de peau. Les jours de biopsie, les animaux seront anesthésiés, les prélèvements de sang se feront donc à ce moment-là. Chaque prélèvement dure entre 3 à 15 minutes (contention et prélèvement compris). Quatre prélèvements de peau par animal seront réalisés avant et après administration de l’élément d’essais, chez tous les animaux et sous anesthésie générale et analgésie (après une mise à jeun inférieur à 16h). Pendant cette anesthésie, des mesures spécifiques dermatologiques : plie de peau et taux de perte d’eau transépithéliale seront mesurés de manière non invasive avec des appareils de mesure spécifiques par un vétérinaire spécialisé. Le prélèvement durera environ 30 minutes (anesthésie et mesures comprises). Le suivi des paramètres physiologique (température et poids) tout au long du projet nécessitera une contention d’environ 5 minutes. Pour le confort des animaux, certains prélèvements et suivis pourront être réalisés simultanément (ce qui diminuera le nombre de manipulations et de contentions). Des points limites précoces ont été déterminés afin de prendre en charge toute forme de douleur ou de souffrance. En cas d’atteinte d’un de ces points, l’animal concerné sera pris en charge selon les recommandations du vétérinaire.
Impact sur les animaux
Sur la base du mode d’action du principe actif contenu dans la crème et de sa cible cutanée, des lésions au niveau de la peau pourront être observées. Sur la base du mode d’action des anticorps et de leur potentielle cible sur le système immunitaire, une réaction systémique de type fièvre peut apparaître les jours suivant les administrations liées à un relargage de cytokines. La réalisation de prélèvements sanguins et les administrations par voie intraveineuse pourront également provoquer un stress, une douleur légère et/ou l’apparition de réactions locales (du type hématome ou œdème léger par exemple) au niveau de la zone de ponction ou d’injection. Les prélèvements de peau sous anesthésie pourront provoquer des douleurs au niveau de la zone de prélèvement ainsi qu’un hématome et dans de très rare cas une déhiscence de plaie ou infection de la zone de prélèvement. L'anesthésie des animaux pourra également engendrer un stress ou une sensation d'inconfort lié à la mise à jeun (maximum 16h), à la procédure d'induction (contention, administration, perte de conscience...) ou lié au réveil de l'animal (risque de vomissements, perte d'équilibre...). Durant les administrations, les animaux seront placés sur des chaises à contention ce qui a pour conséquence de réduire leurs mouvements. Les animaux auront accès à de l’eau et des friandises durant la manipulation.
Devenir
À la fin du projet, tous les animaux seront mis à mort dans le but de récolter les organes pour évaluer l’efficacité de l’élément d’essais.
Remplacement
Le modèle d’inflammation cutanée vise à reproduire une réponse inflammatoire cutanée complexe, impliquant des interactions immunitaires proches de celles observées chez l’homme. Ces caractéristiques sont essentielles pour garantir la pertinence des résultats et la prédictivité des réponses thérapeutiques. Bien que des modèles de peau in vitro permettent d’étudier certains mécanismes cellulaires, ils restent limités dans la reproduction de la complexité immunologique, vasculaire et systémique observée in vivo. À ce jour, aucune méthode alternative in vitro ou in silico ne permet de capturer de manière fiable cette dynamique intégrée. La cible de l’anticorps est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. L’utilisation des animaux demeure donc indispensable pour valider le modèle et assurer la transposabilité des données vers la clinique dans le cadre du développement de nouvelles thérapies.
Réduction
Le nombre d’animaux a été strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement exploitables. Un effectif de 5 animaux par groupe a été retenu afin de permettre la réalisation d’analyses robustes, tout en évitant une utilisation excessive d’animaux. Le design expérimental comprend 4 groupes (un groupe contrôle et trois groupes recevant des doses croissantes), permettant d’évaluer la relation dose-effet ainsi que de recueillir des données de pharmacocinétique au sein d’une même étude, limitant ainsi le recours à des expériences supplémentaires. Par ailleurs, le choix de cet effectif prend en compte la variabilité interindividuelle et génétique observée chez le macaque. Des études préliminaires menées sur un nombre restreint d’animaux ont mis en évidence plusieurs profils de réponse distincts à l’induction inflammatoire. L’augmentation du nombre d’animaux par groupe est donc nécessaire pour garantir la représentativité et l’homogénéité des groupes, tout en assurant la fiabilité de l’interprétation des résultats. Ainsi, le nombre total de 20 animaux constitue un compromis raisonné entre la réduction du nombre d’animaux utilisés et les exigences scientifiques nécessaires à la validation de l’étude.
Raffinement
Afin d'optimiser leur bien-être et de leur permettre d'exprimer leurs besoins comportementaux, les animaux sont hébergés en groupes sociaux de même sexe. De l'eau fraîche ad libitum est mise à leur disposition et un aliment adapté à l'espèce et au poids de chaque individu est distribué quotidiennement. Les paramètres environnementaux de l'animalerie sont également suivis et contrôlés afin de répondre aux exigences physiologiques de l’espèce. En parallèle, un programme d'enrichissement complet est mis en place au sein de l'animalerie. Ce dernier comprend : - Des enrichissements structuraux permettant aux macaques d'évoluer dans un environnement tridimensionnel ; - De la litière pour leur permettre de fourrager ; - Des jouets variés faisant l'objet d'une rotation une fois par semaine pour éviter que les animaux ne se lassent ; - Des friandises et des fruits et légumes frais distribués quotidiennement (cachés dans la litière ou dans des jouets distributeurs) ; - De la musique d'ambiance est diffusée pendant la journée à un volume raisonnable dans le but de réduire le stress en couvrant le bruit causé par les activités du personnel dans les salles adjacentes et en habituant les animaux à la voix humaine. Une période d'acclimatation sera mise en place avant le début de l’étude. Un programme d'habituation à l'Homme et de conditionnement aux actes techniques associés à du renforcement positif permettra de réduire le stress des animaux lié aux manipulations (prise de sang, application de la crème). Les animaux seront suivis individuellement et bi-quotidiennement tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur. De même, le personnel veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal afin de diminuer le stress qui pourrait être engendré par les manipulations. Les temps de repos accordés aux animaux entre les prélèvements et les volumes prélevés respecteront les recommandations éthiques en vigueur. Des mesures préventives et correctives de diminution de la douleur et du stress ont été déterminées au préalable sans compromettre les objectifs scientifiques de l’étude. Durant les administrations, les animaux seront assis sur des chaises à contention. Pour limiter leur stress et l’ennui, un personnel formé veillera à interagir avec les animaux, leur distribuer des friandises ou encore leur projeter un documentaire/dessin animé sur une tablette électronique par exemple.
Choix des espèces
L’utilisation du macaque pour le modèle d’inflammation cutané induit par l’application d'une crème contenant un principe actif sur la peau est justifiée par sa similarité immunologique avec l’humain. Les macaques ont un système immunitaire proche de celui de l’humain, notamment au niveau des voies de signalisation impliquées dans la réponse inflammatoire. Ce modèle induit une inflammation cutanée et une activation immunitaire locale. Chez le macaque, ces récepteurs sont exprimés de manière comparable à l’humain, ce qui garantit une réponse pharmacologique et immunologique pertinente pour l’évaluation des thérapies. La cible de l’anticorp est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. Des animaux juvéniles seront utilisés dans ce projet (jeunes adultes). Dans la littérature, certaines études montrent que les animaux matures (>4ans) sont statistiquement plus sujet aux anomalies liées au vieillissement pouvant affecter la qualité des échantillons prélevés et notamment les analyses histologiques. Sachant que des prélèvements de peau seront réalisés dans ce projet, il est préférable d’écarter au maximum ce biais lié à l’âge des animaux.
Modèle d’infection à Chlamydia trachomatis et évaluation comparative de l’immunogénicité et de l’efficacité protectrice de candidats vaccins chez le macaque cynomolgus
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Chacune des 96 femelles macaques à longue queue utilisées est anesthésiée une quarantaine de fois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent, par macaque, une infection vaginale par Chlamydia trachomatis, une à six injections de vaccin ou de placebo, l'implantation d'une puce de télémétrie, une quarantaine de prélèvements de sang, une trentaine d'écouvillonnages vaginaux, quinze biopsies vaginales et sept biopsies ganglionnaires. Le porteur attend des diarrhées, un amaigrissement, une cervicite avec écoulement purulent, une anémie transitoire et des infections cutanées aux sites de prélèvement, et prévoit des phases d'hébergement individuel dont il reconnaît qu'elles peuvent provoquer stress et ennui. Cinquante-deux macaques seront tuées pour analyse des organes cibles de l'infection, les quarante-quatre autres gardées en vie et réutilisées après vérification de leur état sanitaire par le vétérinaire.
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre une infection sexuellement transmissible fréquente causée par la bactérie Chlamydia trachomatis, et à tester de nouvelles stratégies de vaccination pour essayer de la prévenir. Cette infection est très répandue dans le monde. Elle passe souvent inaperçue, en particulier chez les femmes, car elle ne provoque pas toujours de symptômes. Pourtant, elle peut avoir des conséquences graves, notamment sur la fertilité, en augmentant le risque de douleurs chroniques, de grossesse extra-utérine ou d’infertilité. Les traitements antibiotiques permettent de soigner l’infection, mais ils ne suffisent pas toujours à empêcher la propagation de l’infection dans la population ni à éviter certaines complications. Le développement d’un vaccin pourrait donc représenter un progrès important pour la santé publique. Le projet a pour objectif de mieux comprendre la manière dont cette infection se développe dans l’organisme et d’évaluer de nouveaux vaccins potentiels. Les nouveaux modèles d’infection développés dans ce projet permettront d’étudier une situation plus proche de celle observée chez l’être humain. Les candidats vaccins ayant montré des résultats satisfaisants chez le primate non humain pourront ensuite faire l’objet d’évaluations complémentaires en vue d’un possible développement clinique chez l’être humain. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles approches de prévention pour réduire les conséquences de cette infection dans la population.
Bénéfices attendus
Le modèle d’infection développé dans ce projet aidera à mieux comprendre comment la bactérie Chlamydia trachomatis infecte l’organisme et s’y développe. Il permettra de disposer d’un outil proche de ce qui se passe chez l’être humain pour tester de futurs vaccins. Les candidats vaccins les plus prometteurs, après des résultats encourageants chez l’animal évalué au cours de ce projet, pourraient ensuite être utilisés chez l’être humain. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer à développer de nouvelles méthodes de prévention contre cette infection, avec pour objectif de réduire ses effets sur la santé publique
Procédures
Les interventions seront réalisées sous anesthésie générale (40 fois environ , entre 5 et 30 minutes sur tous les animaux) Les différentes interventions dans ce projet sont : - Injection des vaccins ou placebo (1 à 6 fois, tous les groupes vaccinés et contrôles, 5 min) - Infection vaginale avec la bactérie Chlamydia trachomatis (1 fois, tous les animaux, 15 min) - Prélèvement de sang (40 fois environ, tous les animaux, 5min) - Ecouvillonnage vaginal (30 fois environ, tous les animaux, 5 min) - Implantation d’une puce de télémétrie (1 fois, tous les animaux, 20 min) - Biopsies ganglionnaires (7 fois environ, 20 minutes, tous les animaux) - Biopsies vaginales (15 fois environ, 20 minutes, tous les animaux)
Impact sur les animaux
Dans ce projet, des nuisances ou effets indésirables pourront être observés selon les interventions : Nuisances liées aux vaccinations et aux biopsies (peu attendues) : Réaction locale, démangeaisons/douleur dans les heures/jours suivant l’administration ou les prélèvements. Nuisances liées à l’infection : diarrhée, amaigrissement, cervicite avec écoulement purulent (peu attendus). Nuisances liées aux anesthésies et prélèvements de sang : troubles de l’appétit avec plus ou moins de pertes de poids mineures, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection cutanée dans les jours qui suivent le prélèvement. Nuisances liées à l’implantation de puces de télémétrie : réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie (rare), démangeaisons, durée de 1 à 5 jours. Nuisances liées à l’hébergement individuel : l’hébergement individuel peut entrainer un stress ou de l’ennui.
Devenir
En fonction des résultats obtenus, certains animaux pourront être euthanasiés à la fin de la procédure pour des analyses plus approfondies des organes cibles de l’infection. Les autres animaux seront gardés en vie à la fin de l’étude et réutilisés une fois que l’état sanitaire des animaux aura été vérifié par le vétérinaire compétent.
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, l’utilisation de l’animal de laboratoire est nécessaire pour mimer la pathologie observée chez l’être humain suite à l’infection par Chlamydia trachomatis. En effet, ce modèle animal permet de reproduire la réponse immunitaire induite par la vaccination et par l’infection dans un organisme entier, ce qui n’est pas réalisable avec les modèles ne recourant pas à l’animal de laboratoire (in vitro, in silico et ex vivo). Le primate non humain étant proche physiologiquement de l’être humain, son utilisation permet une meilleure extrapolation des résultats chez celui-ci.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique fiable des résultats. Il a été ajusté au strict minimum nécessaire pour permettre une interprétation robuste des effets des conditions expérimentales, tout en prenant en compte la variabilité entre individus.
Raffinement
Les animaux seront suivis tous les jours, par une équipe dédiée. En cas d’atteinte d’un point limite, des mesures seront prises (arrêt des interventions, traitement, sortie d’étude), selon avis du vétérinaire et de la structure chargée du bien-être animal. En cas d’apparition de douleurs ou de signes cliniques liés aux prélèvements ou à l’infection, un traitement symptomatique pourra être mis en place. L’ensemble des interventions et les prélèvements seront regroupés au maximum et réalisés sous anesthésie générale des animaux. Les prélèvements sanguins, l’implantation de puces de télémétrie ou l’administration de vaccins peuvent entraîner des réactions locales (douleur, gonflement ou irritation). Si nécessaire, des soins appropriés, tels qu’une désinfection et un traitement contre la douleur, seront mis en place sur avis vétérinaire. Des phases d’hébergements en individuel seront nécessaires au cours du projet. Cet hébergement individuel pourrait entrainer un stress qui sera compensé par un programme défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement pour l’enrichissement de leur milieu de vie (distribution 2 fois/semaine d’enrichissements destructibles ou sachet surprise au lieu d’1 pour les hébergements en groupe). Cet hébergement individuel est nécessaire pour l’évaluation de certains paramètres biologiques notamment la température corporelle et pour limiter la surexposition bactérienne.
Choix des espèces
Seuls les primates non humains présentent des caractéristiques anatomiques et biologiques en termes de réponse immunitaire et vaccinale suffisamment proches de l’être humain pour permettre une étude pertinente de l’infection par Chlamydia trachomatis et de l’immunité. Nous avons choisi le macaque cynomolgus, modèle d’infection pour la bactérie d’intérêt déjà utilisé dans des études scientifiques précédentes et chez qui les techniques et outils d’exploration du système immunitaire sont disponibles et maitrisés. Notre étude, qui s’intéresse à l’infection vaginale par Chlamydia trachomatis nécessite d’avoir accès à des femelles adultes et matures.
Création de lignées de poissons-zèbres pour l’étude de la cicatrisation cutanée
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Tous tués en fin de projet parce qu'ils sont génétiquement modifiés et donc jugés non adoptables, 1 920 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour produire des lignées mutantes croisées avec des lignées fluorescentes dont d'autres travaux se serviront ensuite pour étudier la cicatrisation de la peau. Une minorité subit une biopsie de la nageoire caudale sous anesthésie pour l'identification génétique, ce qui suppose un isolement pouvant durer jusqu'à dix jours. Ces poissons sociaux peuvent alors s'immobiliser comme s'ils dormaient profondément ou changer de couleur sous l'effet du stress, et une partie des lignées développe à partir de six mois une déviation de la colonne vertébrale et un amaigrissement. Le porteur justifie le choix du poisson zèbre par ses capacités de réparation de la peau, du cœur ou de la queue et par la transparence de ses embryons, et décrit cet élevage de mutants comme un outil "puissant et indispensable".
Objectifs
Cette demande d'autorisation concerne la création de poissons zèbres génétiquement modifiés. Une meilleure réparation de la peau après blessure est une préoccupation majeure chez l'homme. Ainsi, dans la plupart des cas, après blessure, la surface de la peau se répare bien, au contraire de la partie inférieure de la peau. Il y a alors souvent formation d'une cicatrice qui peut être associée ou non à une perte de fonctions. Le poisson zèbre, lui, est un modèle de choix pour étudier la cicatrisation, car il présente des capacités étonnantes de réparation de sa peau mais aussi de plusieurs de ses organes (le cœur ou le cerveau par exemple). Pour autant, on ne sait pas précisément comment le poisson zèbre arrive à réparer aussi bien sa peau après blessure. L'objectif de notre projet est d'étudier la cicatrisation du poisson zèbre. Cette demande d'autorisation concerne plus particulièrement la nécessité, pour le projet, d'élever des poissons mutants. Ces mutations ciblent différents acteurs de la cicatrisation. Les poissons mutants seront croisés avec des poissons fluorescents permettant de visualiser respectivement les cellules superficielles de la peau ou les cellules de défense de l'organisme contre les agressions extérieures (une blessure par exemple).
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est la mise à disposition de poissons qui pourront être utilisés pour l'étude de la cicatrisation cutanée. Ces poissons mutants ciblent différents acteurs de la cicatrisation de la peau et seront croisés avec des poissons fluorescents permettant de visualiser respectivement les cellules superficielles de la peau ou les cellules de défense de l'organisme contre les agressions extérieures (une blessure par exemple). A plus long terme, une meilleure compréhension des mécanismes de cicatrisation cutanée pourrait être précieuse en médecine humaine. L'épiderme conserve une grande capacité de réparation chez l’homme tandis que la réparation de la couche dermique profonde entraîne, dans la majorité des cas, la formation d'une cicatrice qui peut être associée à une perte substantielle de sa structure, de ses propriétés mécaniques et de sa fonction d'origine. Faciliter et améliorer la cicatrisation cutanée et minimiser l'impact esthétique sur le patient en améliorant la restauration de l'épiderme mais surtout du derme restent donc des préoccupations majeures pour garantir une bonne réparation des tissus et améliorer le bien-être des patients.
Procédures
Certains poissons seront soumis à une unique biopsie d'un fragment de nageoire réalisée sous anesthésie d'une durée d'environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Pour certains poissons, à partir de 6 mois, les signes à surveiller sont l'apparition d'une déviation de la colonne vertébrale et un amaigrissement. De plus, pour connaître l'identité génétique des poissons, il est nécessaire de prélever un petit bout de sa nageoire caudale, ce qui peut causer du stress chez le poisson, étant donné qu’il faut le capturer et le manipuler. Enfin, par nature, les poissons-zèbres sont des animaux sociaux qui ont besoin d’interaction avec leurs congénères afin de vivre au mieux durant les périodes de repos et d’activités. Les poissons zèbres placés en isolement lors de la période d'identification peuvent donc développer des comportements anormaux comme une apparence de sommeil profond, ou encore un changement de couleur dû au stress. La période d'isolement ne dure pas plus de 10 jours et est communément bien plus courte mais les délais d'obtention des cartes d'identité génétique peuvent nécessiter un isolement jusqu'à 10 jours maximum.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de projet. Les animaux étant tous génétiquement modifiés, on ne peut donc pas les faire adopter en fin de procédure.
Remplacement
Le processus de réparation de la peau intervient dans un environnement complexe qu'il n'est pas possible de reproduire entièrement in vitro. Par exemple, le recrutement des cellules de défense de l'organisme est un paramètre important. Par conséquent, l'utilisation d'animaux vivants est nécessaire pour ce projet.
Réduction
La capacité de fécondation externe des poissons zèbres permet d'obtenir facilement des embryons sans mise à mort des parents et donc de réduire le nombre d'animaux à utiliser. La sélection des poissons fluorescents (au stade embryonnaire) permet de n'élever et ne conserver que les poissons intéressants. Une minorité de poissons élevés pendant les 2 ans subira le prélèvement nécessaire pour établir son identité génétique. Le nombre de poissons nécessaires a été optimisé afin d'assurer la pérennité de chaque lignée.
Raffinement
Les poissons génétiquement modifiés susceptibles de développer des symptômes seront suivis avec une fréquence rapprochée, en portant une attention particulière aux signes préoces connus pour cette lignée. Des points limites adaptés à la procédure et suffisamment prédictifs et précoces ont été établis pour éviter tout mal être et souffrance des animaux. Les accouplements sont réalisés sur des paillasses recouvertes de photographies de flore aquatique afin de limiter le stress le plus possible. La réalisation des prélèvements de l’extrémité de la nageoire caudale (située à l'extrémité du tronc du poisson) sera effectuée sous anesthésie générale. Lors des périodes d'isolement, les animaux seront placés par 2 dans un bac avec un séparateur au milieu afin qu'il y ait échange hormonal et que les poissons isolés puissent tout de même voir et sentir leur congénère. De plus, lors de cet isolement les poissons bénéficieront de nourriture vivante (artémia).
Choix des espèces
Les outils génétiques disponibles chez le poisson zèbre peuvent aider à identifier le rôle des acteurs impliqués dans la réparation parfaite de la peau après blessure et de les suivre en temps réel . Ce projet d'élevage et de création de mutant va ainsi constituer un outil puissant et indispensable pour permettre ensuite de comprendre le rôle de ces acteurs. Le poisson zèbre est un modèle de choix pour étudier la réparation parfaite de ses organes chez les vertébrés car il montre des capacités de réparation étonnantes comme celle du cœur ou encore de sa queue. D'autres avantages comme le développement externe et rapide des embryons, leur transparence ainsi que celle des jeunes alevins et leur traçabilité génétique en font pourtant un modèle idéal pour l'imagerie de la dynamique de la cicatrisation. Dans nos conditions d’élevage, les poissons adultes atteignent leur maturité sexuelle à 6 mois et sont donc utilisés comme reproducteurs entre 6 et 12 mois pour produire les géniteurs de la génération suivante. L'identification génétique par biopsie d'un fragment de nageoire est réalisée sur des poissons de 3 à 5 mois car la distinction entre mâles et femelles ne peut pas être détectée plus tôt (pas de chromosome sexuel). Aussi nous pouvons préserver un bon ratio mâle-femelle dans nos élevages.
Étude des altérations précoces de l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique dans un modèle murin de la trisomie 21
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tuées pour prélever leur cerveau, ou tuées faute de pouvoir être replacées ou réutilisées en raison de leur modification génétique, 1 085 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un dixième d'entre elles développe une accumulation de liquide dans le cerveau, et toutes sont plus petites et plus légères que les souris sans cette modification. Elles subissent une biopsie de tissu pour génotypage sur animal éveillé, une injection de traceur fluorescent sous anesthésie brève et, pour une partie, un prélèvement sanguin. Le porteur retient la souris parce que son génome est modifiable et que la barrière cérébrale y est complète dès la troisième semaine, et fixe l'examen à un et trois mois, avant l'apparition des signes de vieillissement.
Objectifs
Le syndrome de Down, aussi appelé trisomie 21, est la cause génétique la plus fréquente de déficience intellectuelle. Il est dû à la présence d’un chromosome 21 supplémentaire, en totalité ou en partie. Les personnes porteuses de trisomie 21 présentent également un risque très élevé de développer une maladie d’Alzheimer précoce. Le cerveau est protégé par une barrière naturelle appelée barrière hémato-encéphalique. Cette barrière agit comme un filtre très sélectif : elle contrôle strictement ce qui peut passer du sang vers le cerveau afin de maintenir son bon fonctionnement. Elle est formée par différents types de cellules qui travaillent ensemble au sein d’une structure appelée unité neurovasculaire. Lorsque cette barrière est endommagée, des substances normalement exclues du cerveau peuvent y pénétrer, ce qui peut perturber son fonctionnement. Une altération de cette barrière est observée dans de nombreuses maladies neurologiques, notamment la maladie d’Alzheimer. Des travaux récents suggèrent que la barrière hémato-encéphalique pourrait également être fragilisée chez les personnes atteintes de trisomie 21 et de maladie d’Alzheimer. Cependant, on ne sait pas encore si ces altérations apparaissent très tôt au cours de la vie en raison de la trisomie elle-même, ou si elles sont une conséquence plus tardive des mécanismes liés à la maladie d’Alzheimer. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre ce phénomène en étudiant si la barrière hémato-encéphalique est déjà altérée dès les premières étapes de la vie dans la trisomie 21. Pour cela, nous utiliserons un modèle de souris génétiquement modifiées reproduisant les principales caractéristiques génétiques de la trisomie 21. Grâce à des méthodes complémentaires bien établies, nous chercherons à déterminer si la barrière protectrice du cerveau laisse passer des molécules anormalement et à identifier les changements affectant les cellules qui assurent son bon fonctionnement.
Bénéfices attendus
Jusqu’à présent, la recherche sur la barrière protectrice du cerveau dans la trisomie 21 s’est surtout intéressée aux périodes tardives de la vie, lorsque les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer sont déjà bien installées. En revanche, ce qui se passe très tôt dans la vie, bien avant l’apparition de ces lésions, reste largement méconnu. Cette absence de données rend difficile la compréhension de ce qui déclenche réellement la maladie, par opposition à ce qui en est une conséquence. Dans la trisomie 21, plusieurs facteurs liés à la présence d’un chromosome supplémentaire, comme une inflammation chronique, des perturbations du métabolisme ou des réactions immunitaires anormales, pourraient fragiliser dès le plus jeune âge la barrière qui protège le cerveau. Une telle fragilité précoce pourrait, à long terme, favoriser l’apparition de troubles neurologiques. Malgré l’hypothèse largement admise selon laquelle un dysfonctionnement de cette barrière pourrait jouer un rôle clé dans l’apparition précoce et l’évolution rapide de la maladie d’Alzheimer chez les personnes atteintes de trisomie 21, aucune étude n’a jusqu’à présent examiné de manière approfondie l’état de cette barrière dans des modèles animaux représentatifs de la trisomie 21. Ce projet est donc le premier à s’intéresser à l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique dès le début de la vie dans un modèle de souris de la trisomie 21. Les bénéfices attendus de ce projet seront donc, à court terme, de pouvoir révéler un potentiel problème jusqu’ici insoupçonné dans la circulation sanguine du cerveau et ainsi ouvrir la voie à de nouvelles recherches pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie. A plus long terme, cela pourrait contribuer à identifier de nouvelles pistes de prévention ou de traitement.
Procédures
Pour identifier les souris porteuses de la modification génétique d’intérêt, un très petit prélèvement de tissu sera réalisé pour tous les animaux (une seule fois, d’une durée inférieure à une minute, animal vigile). En cas de problème technique rare, un second prélèvement pourrait être effectué chez ces mêmes animaux, à l’âge adulte et à l’état éveillé, également d’une durée inférieure à une minute et réalisé une seule fois. Une partie des animaux recevra une injection d’une molécule permettant de vérifier l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, elle sera effectuée sous anesthésie générale de très courte durée (une seule injection d’une durée inférieure à 1 minute, durée de l’anesthésie inférieure à 5 minutes). Une partie des souris aura également un seul prélèvement sanguin (durée inférieure à cinq minutes, animal vigile).
Impact sur les animaux
La biopsie pour identifier le patrimoine génétique des animaux peut causer une douleur passagère et un petit risque de saignement. Les souris utilisées dans cette étude présentent une modification génétique spécifique et, dans 10 pourcents des cas, une accumulation de liquide dans le cerveau, appelée hydrocéphalie. Ces souris sont aussi plus petites et plus légères que les souris ne présentant pas cette modification génétique. Lors des manipulations nécessaires aux injections et aux prélèvements, les souris peuvent ressentir un stress léger et passager. Une douleur brève peut également être ressentie au moment de la piqûre. Les injections peuvent entraîner un inconfort temporaire et un faible risque de saignement. Dans de rares cas, une irritation ou une atteinte de l’œil peut survenir. Les animaux seront sous anesthésie générale pour l’injection, celle-ci peut entraîner quelques effets secondaires, comme une légère baisse de la température corporelle, une sécheresse des yeux, et dans de très rares cas, des problèmes respiratoires ou cardiaques. Toutefois, cette anesthésie générale sera très courte et présente donc des risques moins importants. Les prélèvements de sang peuvent occasionnellement provoquer un saignement persistant.
Devenir
Une partie des souris utilisées seront euthanasiées afin de prélever puis analyser des cerveaux dans le but de répondre à notre question scientifique. Toutes les autres souris seront euthanasiées car elles ne pourront pas être replacées ou réutilisées en raison de leur modification génétique spécifique.
Remplacement
Il n'existe malheureusement pas d'alternative à l'utilisation d'animaux pour ces recherches. Pour étudier comment le cerveau est protégé et comprendre quand cette protection devient défaillante, il est nécessaire d’utiliser des modèles animaux, comme la souris. La barrière qui protège le cerveau ne dépend pas d’un seul type de cellule, mais du travail coordonné de plusieurs cellules différentes (cellules des vaisseaux sanguins, cellules de soutien, neurones et cellules immunitaires). Ces interactions complexes ne peuvent pas être reproduites de façon fiable en laboratoire à partir de cellules isolées. L’injection de substances fluorescentes de tailles différentes permet de vérifier si cette barrière joue correctement son rôle de filtre. En observant si ces substances restent dans les vaisseaux sanguins ou si elles passent anormalement dans le tissu cérébral, il est possible de déterminer si la barrière est fragilisée et dans quelle mesure. Après ces injections, l’analyse du cerveau est indispensable pour visualiser précisément où ces substances se sont accumulées et pour étudier les changements affectant les cellules qui composent les vaisseaux du cerveau. Ces observations sont essentielles pour mieux comprendre les mécanismes responsables des troubles de la barrière protectrice du cerveau et, à terme, pour améliorer la prévention et le traitement des maladies neurologiques.
Réduction
Sur une période de quatre ans, ce projet utilisera au maximum 1085 souris. Ce nombre a été soigneusement calculé afin de répondre aux objectifs scientifiques tout en utilisant le moins d’animaux possible. Les souris utilisées seront élevées au sein du laboratoire tout au long du projet. L’élevage sera géré de façon raisonnée, avec pour objectif de ne produire que le nombre strictement nécessaire d’animaux. Tous les paramètres ont été pris en compte, comme la proportion de souris réellement porteuses du gène étudié, la nécessité d’obtenir autant de mâles que de femelles, ou encore les difficultés de reproduction propres à cette lignée. Dans nos lots expérimentaux nous inclurons des souris mâles et femelles, ainsi que des animaux jeunes et adultes, afin de tenir compte des différences naturelles liées à l’âge et au sexe. Nous avons défini qu’il nous faudrait des groupes de 15 à 20 animaux, ce qui permettra d’obtenir des résultats fiables sans multiplier inutilement le nombre de souris. Les résultats que nous obtiendrons seront ensuite analysés avec les tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les souris seront élevées et hébergées dans des conditions strictement conformes à la réglementation. Les animaux provenant d’un élevage extérieur disposeront d’une semaine d’adaptation après leur arrivée avant d’être utilisés pour la reproduction. Les souris auront accès librement à l’eau et à la nourriture. Elles vivront également dans un environnement adapté à leur bien-être, avec du matériel pour faire un nid, ronger et se cacher. Elles seront observées quotidiennement et, au moindre signe anormal, l’équipe de recherche, la structure chargée du bien-être animal et le vétérinaire seront immédiatement informés afin d’assurer une prise en charge rapide et appropriée. Des mesures préventives seront mises en place pour réduire tout impact des procédures expérimentales sur les animaux. Cela comprend la formation du personnel, la surveillance constante des animaux, et des méthodes pour les habituer à la manipulation avant les expériences. Pour identifier les souris nécessaires à l’étude, un très petit prélèvement est réalisé chez des animaux très jeunes. Ce geste est conçu pour être le moins invasif possible et permettre une cicatrisation rapide. Les souris sont surveillées juste après le prélèvement, puis un peu plus tard, afin de s’assurer de leur bon état. Le choix d’utiliser uniquement des mâles porteurs des modifications génétique d’intérêt comme reproducteurs permet à la fois de faciliter la prise en charge des portées par les mères et de limiter le nombre d’animaux présentant des fragilités liées à leur génétique. Afin de réduire au maximum le stress et toute douleur lors des injections, les souris sont placées sous anesthésie générale de courte durée. Pendant toute la procédure, leur état est étroitement surveillé. Des mesures simples seront mises en place pour assurer le confort des animaux, comme le maintien de leur température corporelle et l’application d’un gel protecteur sur les yeux afin d’éviter leur dessèchement et de limiter les irritations après l’injection. Après l’intervention, les animaux sont surveillés attentivement pendant leur réveil dans un environnement chauffé.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus adapté pour étudier le syndrome de Down et ses effets sur le cerveau. En effet, la souris est un modèle bien connu et largement utilisé pour modéliser les pathologies humaines. Notamment, son génome est parfaitement connu et des outils sont disponibles pour le modifier. Ainsi un modèle de souris génétiquement modifiées possède une copie supplémentaire d’une grande partie des gènes du chromosome correspondant au chromosome humain 21, et il reproduit plusieurs caractéristiques importantes du syndrome de Down. Cette lignée de souris permet d’étudier très tôt dans la vie l’intégrité et la perméabilité de la barrière qui protège le cerveau, appelée barrière hémato-encéphalique, ainsi que les modifications des vaisseaux sanguins et l’inflammation dans le cerveau. Chez les souris, cette barrière cérébrale est pleinement développée dès la troisième semaine après la naissance. Les signes liés au vieillissement ou à la maladie d’Alzheimer, comme la perte de certaines protéines et de neurones, ou l’accumulation de molécules toxiques dans le cerveau, n’apparaissent qu’après neuf mois. C’est pourquoi nous étudierons les souris génétiquement modifiées à 1 et 3 mois. Cette approche nous permettra de savoir si les premières altérations de la barrière cérébrale apparaissent avant les autres signes caractéristiques de la maladie, et de déterminer si ces changements vasculaires et au niveau de la barrière peuvent servir de marqueurs précoces du syndrome de Down. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et connaitre leur modification génétique très tôt.
Impact d’une supplémentation en levures vivantes en pré-sevrage chez le veau en système allaitant sur le développement et la maturation du rumen, les performances et la santé (2/2)
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Pour tester un bolus de levures vivantes destiné aux élevages allaitants, 34 jeunes veaux mâles vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, aucun n'étant tué à l'issue. Ils subissent des prélèvements de jus de rumen par sonde gastro-œsophagienne, deux endoscopies avec biopsie de la paroi du rumen, des fouilles rectales, une tonte du flanc et des prises de sang à la veine caudale, réparties sur huit sessions autour du sevrage. Le porteur situe la retombée dans des "recommandations pratiques aux éleveurs" et des valorisations scientifiques et techniques, si le bolus prépare mieux le jeune au stress du sevrage. Ce résumé est le second de deux volets portant le même intitulé et déclarant chacun 34 veaux pour le même protocole, sans que le lien entre les deux soit explicité.
Objectifs
L'objectif du présent projet est d'étudier l'intérêt d'une supplémentation en levures vivantes probiotiques autour du sevrage pour favoriser le développement du microbiote commensal et fonctionnel dans le tube digestif et ainsi de stimuler le développement des papilles ruminales et leur fonctionnalité. Au-delà des effets au niveau de la sphère digestive, un impact bénéfique sera recherché sur la limitation du stress au sevrage et sur la croissance et l'efficacité alimentaire en post-sevrage. Ce projet est multisite et se déroulera sur 2 sites différents distants de 32 km. Le changement de site se fera le jour du sevrage.
Bénéfices attendus
L’ensemble de ces investigations permettra d’approfondir notre connaissance, encore très limitée, sur l’impact des stress de sevrage (séparation maternelle, changement d’alimentation) et de changement de lieux d’hébergement chez des veaux sous la mère. Le suivi longitudinal des animaux permettra de caractériser les effets du sevrage sur la stabilité du microbiote digestif (ruminal et fécal), l’impact de celui-ci sur le développement du rumen et sur sa fonctionnalité, et de mesurer les conséquences potentielles sur le comportement, la santé et la performance des jeunes taurillons. L’étude permettra d’apporter également des informations uniques sur le développement des papilles ruminales grâce à l’utilisation de l’endoscope. Si la stratégie de supplémentation en levures vivantes probiotiques via un bolus nutritionnel permettait de mieux « préparer » le jeune au stress du sevrage grâce à un écosystème ruminal plus stable et performant et une meilleure maturation du rumen, l’étude pourrait conduire à des valorisations scientifiques et techniques ainsi qu’à des recommandations pratiques aux éleveurs.
Procédures
Dans ce projet, les veaux seront soumis à six types de prélèvements : prélèvement gastro-oesophagien, prélèvement de fèces, prise de sang, endoscopie avec prélèvements de papilles ruminales, écouvillonnage buccal et tonte de poils. Lorsque cela est possible, ces prélèvements seront réalisés le même jour afin de limiter le nombre de contentions et de réduire le stress associé aux manipulations répétées. Par ailleurs, un intervalle minimal de 10 jours sera respecté entre deux sessions de prélèvements, afin de permettre un rétablissement complet de l’animal. À l’exception de l’endoscopie, qui sera réalisée deux fois par animal. Les autres prélèvements seront effectués 3 fois au cours de la période pré-sevrage et cinq fois au cours de la période de post-sevrage du veau. La durée cumulée des interventions lors d’une même session n’excédera pas 10 minutes. En cas de dépassement ou de signes de mauvaise tolérance, les interventions seront immédiatement interrompues. Enfin, les volumes et quantités d’échantillons prélevés ont été définis en amont de manière à ne pas compromettre la santé, le bien-être ou la survie des animaux, conformément aux recommandations en vigueur.
Impact sur les animaux
L’étude prévoit plusieurs prélèvements à différents niveaux de sévérité notamment des prélèvements de jus de rumen (PGO) et des biopsies en classe modérée. Différents prélèvements relevant de procédures légères (fèces et sang) afin de caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des jeunes bovins (JB) à l’engraissement. La prise de sang sera effectuée à la veine caudale et les prélèvements de fèces par défécation naturelle ou fouille rectale si besoin et le prélèvement de poils par tonte au niveau du flanc de l'animal. La prise de sang peut induire une douleur succinte. La prise de sang, la PGO et la fouille (si nécessaire) dureront maximum 3 minutes chacune. Le prélèvement de jus de rumen sera réalisé par prélèvement gastro-oesophagiens (PGO) et pourrait engendrer une irritation de l'oesophage. Les biopsies (J-5 et J+45) seront réalisées par un vétérinaire et pourraient engendrer une irritation de l’oesophage et de la paroi du rumen. Au total, les prélèvements n'excéderont pas 10 minutes. Ces prélèvements seront réalisés en cage de contention et sont susceptibles d'induire de l'inconfort pendant la manipulation.
Devenir
Les 34 veaux seront maintenus en vie à l'issue de l'étude, sous réserve de l'autorisation du vétérinaire. Quatre d'entre eux réintégreront le circuit classique du premier élevage, tandis que les 30 autres poursuivront leur parcours au sein du deuxième élevage, où ils seront suivis durant leur phase d'engraissement.
Remplacement
L’objectif de l’étude étant d’obtenir des données scientifiques sur la maturation du rumen du veau allaitant donc sur un processus dynamique qui est propre à chaque individu, et qui comprend l’analyse de différents compartiments digestifs, aucune solution de remplacement in vitro n’est adaptée pour ce projet.
Réduction
Des tests statistiques prenant en compte, la puissance statistique nécessaire de 75%, la variabilité individuelle entre les animaux (races pures et mixtes et âges de naissance étalés sur plusieurs semaines) de 10% et le seuil de significativité fixé à 0.1, ont permis de déterminer à 15 le nombre minimal d'individus par lot pour générer des résultats statistiquement interprétables.
Raffinement
Les fouilles rectales pour les prélèvements de fèces ne seront réalisées que si les animaux ne défèquent pas naturellement au moment de la collecte. Les animaux seront habitués à chaque acte en mimant les différents prélèvements lors de contention. Cet entrainement sera réalisé 2 fois avant les prélèvements réels. Les prélèvements se feront de façon groupée dans la mesure du possible afin de ne pas multiplier les séquences de manipulation et de contention. L'utilisation de lubrifiant durant la PGO ou de la fouille rectale altère la qualité de l'échantillon. Cependant, lorsque la fouille rectale sera effectuée, les gants utilisés seront humidifiés pour faciliter le prélèvement. L'utilisation d'un lève-tête pour les PGO est systématique afin de limiter les risques de blessures pour l'animal et l'opérateur. Après chaque journée de prélèvements, les animaux seront suivis durant 5 jours pour détecter tout comportement anormal potentiellement induit par les prélèvements. Après le sevrage, lors du changement de site des animaux, ceux-ci auront une phase d'habituation à leur nouvel environnement et auront individuellement une inspection générale de leur état corporel. Le jour du sevrage, les veaux seront transportés dans une bétaillère adaptée, offrant une ventilation suffisante, un sol antidérapant et un espace adapté au nombre d'animaux. De plus, les veaux seront transportés en groupe, avec leurs congénères, afin de limiter le stress lié à l'isolement. Enfin, le transport sera effectué sur une courte distance (moins d'une heure) et nous réaliseront le transport tôt le matin afin de limiter le plus possible les périodes de fortes chaleurs.
Choix des espèces
Parmi les ruminants, l’espèce bovine est une espèce de choix pour étudier la dynamique de mise en place des fonctions ruminales dans les conditions de l’étude. Par ailleurs, un des objectifs de ce projet est d’étudier l’intérêt d’un probiotique distribué sous forme d’un bolus à libération lente permettant une efficacité potentielle prolongée pendant la période d’alimentation à l’herbe jusqu’au post sevrage. Les bovins ont été choisis car ils sont à la fois modèle et sujet de la recherche. Les animaux mobilisés seront des jeunes veaux mâles entre 50 jours avant sevrage et 120 jours après sevrage. La période autour du sevrage étant la cible de notre étude.
Optimisation et validation préclinique de sites alternatifs de greffe de cellules endocriniennes pancréatiques associées à différentes matrices biologiques dans un modèle de miniporc
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
Opérés deux à trois fois sous anesthésie générale, jusqu'à quatre heures par intervention, avec ablation du pancréas puis greffe d'îlots producteurs d'insuline, 180 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un cathéter reste posé pendant tout le protocole, qui dure de un à trois mois. Le porteur attend en post-opératoire des douleurs, une perte de poids, une baisse d'appétit, une mobilité réduite, de la confusion et des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui signalent la détresse. Tous les animaux sont tués à l'issue, les biopsies terminales étant, écrit-il, incompatibles avec leur survie.
Objectifs
Le diabète de type 1 touche environ 8,4 millions de personnes dans le monde. Cette maladie apparaît lorsque le système immunitaire détruit les cellules du pancréas qui produisent l’insuline, une hormone indispensable pour réguler le taux de sucre dans le sang. Les personnes atteintes doivent donc s’injecter de l’insuline chaque jour pour survivre. La greffe d’îlots pancréatiques, qui consiste à transplanter les cellules productrices d’insuline provenant d’un donneur, est une approche prometteuse. Chez certains patients, elle permet de mieux contrôler la glycémie et parfois de réduire, voire d’éviter, les injections quotidiennes d’insuline. Cependant, cette technique présente encore des limites importantes. Une grande partie des cellules greffées disparaît rapidement après la transplantation. Cela est en partie lié à l’endroit où elles sont implantées dans le corps. Actuellement, les cellules sont généralement injectées dans le foie. Bien que cette méthode soit la référence actuelle, elle peut entraîner une inflammation locale et ne permet pas toujours un suivi facile du greffon. Il est donc essentiel de trouver de nouveaux sites d’implantation qui permettraient aux cellules greffées de mieux survivre et fonctionner. De plus, l’environnement immédiat autour des cellules transplantées joue un rôle crucial dans leur survie. L’utilisation de supports biologiques, appelés matrices ou biomatériaux, pourrait aider à protéger les cellules et à améliorer leur maintien après la greffe. Dans ce contexte, notre projet vise à comparer différents endroits du corps pour implanter ces cellules, ainsi que différents supports biologiques, afin d’identifier les meilleures combinaisons possibles pour améliorer la réussite de la greffe et restaurer durablement la production d’insuline. Ces essais seront comparés au site de greffe standart, utilisé à ce jour, la greffe d'îlots pancréatiques intraportale.
Bénéfices attendus
À court et moyen terme, ce projet donnera lieu à des publications scientifiques internationales, permettant de partager les résultats avec la communauté médicale et de faire avancer la recherche. À moyen et long terme, l’objectif est d’améliorer la greffe de cellules productrices d’insuline en identifiant les meilleurs endroits pour les implanter et les meilleurs supports pour les protéger. Cela pourrait permettre aux cellules greffées de survivre plus longtemps et de fonctionner plus efficacement. En trouvant des solutions alternatives au site actuellement utilisé dans le foie, il serait possible de réduire certains risques, comme la formation de caillots sanguins. À plus long terme, ces avancées pourraient aussi limiter, voire éviter, l’utilisation de traitements anti-rejet lourds. L’objectif final est d’améliorer la qualité de vie et la sécurité des patients atteints de diabète de type 1.
Procédures
Les animaux seront opérés 2 à 3 fois selon leur groupe; sous anesthésie générale (environ 1 à 4h selon la procédure). Ils auront un test de tolérance au glucose par voie intraveineuse (IVGTT) et un repas test pré opératoire. Le cathéter sera préalablement posé et laissé pour toute la durée du protocole. Les animaux recevront également une laparotomie afin de réaliser une pancréatectomie puis une greffe. Toutes les procédures seront réalisées pour influger le moins de douleur possible à l'animal (analgésie et anesthésie générale). L'euthanasie sera réalisée sous anesthésie générale (animal endormi). La durée du protocole est de 1 à 3 mois selon les groupes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables post opératoires attendus sont les suivants : douleur, perte de poids, diminution de l’appétit, mobilité réduite, confusion, stéréotypies. Ces effets pourront survenir pendant toute la durée du protocole mais sont particulièrement attendus en période post opératoire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure (1 à 3 mois). En effet, la réalisation de biopsies terminales n'est pas compatible avec la survie de l'animal.
Remplacement
Le recours au modèle animal est nécessaire pour évaluer la survie et la fonctionnalité d’îlots pancréatiques transplantés dans différents sites du corps, ainsi que l’effet de matrices biologiques ou de dispositifs d’encapsulation. Ces phénomènes impliquent des interactions complexes entre inflammation, vascularisation et régulation du taux de sucre dans le sang, qui ne peuvent pas être reproduites par des modèles cellulaires ou des méthodes alternatives. Les tests métaboliques dynamiques (comme le test de tolérance au glucose) nécessitent un organisme vivant. Le miniporc a été choisi en raison de sa proximité physiologique avec l’être humain. À ce jour, aucune méthode alternative ne permet de répondre aux objectifs du projet sans utiliser d’animaux.
Réduction
Nous utiliserons un nombre minimum d’animaux pour notre étude pré-clinique (avant une potentielle étude chez l’Homme). Il est difficile d’établir un nombre précis d’individus nécessaires mais des calculs statistiques de nombre d’individus nécessaires par des logiciels prévus à cet effet nous ont permis d’estimer au plus près le nombre d’animaux nécessaires sans devoir prévoir une « marge » trop importante. Cette marge a été réduite au minimum par les calculs de puissance statistique. Grâce à ces estimations, nous pourrons réduire encore le nombre d’animaux utilisés en cours de protocole si l’effet attendu est atteint avec un plus petit nombre d’animaux.
Raffinement
Plusieurs mesures sont mises en place pour limiter la douleur et le stress des animaux. Toutes les interventions sont réalisées sous anesthésie générale avec surveillance continue, et un traitement antidouleur est administré avant et après les opérations. La pose d’un cathéter veineux central permet d’éviter des ponctions répétées lors des tests métaboliques et réduit ainsi les manipulations. Lorsque cela est possible, les greffes au niveau de l’estomac et du côlon sont réalisées par endoscopie afin de limiter l’invasivité. Lors du bloc terminal, la dernière intervention, le test métabolique final et l’euthanasie sont effectués sous anesthésie continue afin d’éviter tout réveil et toute douleur inutile. Des critères d’arrêt anticipé sont également prévus en cas de complication ou d’altération de l’état général. Ces mesures visent à garantir le bien-être des animaux tout en assurant la qualité scientifique de l’étude.
Choix des espèces
Le porc a un régime alimentaire omnivore et une anatomie et un métabolisme digestif semblables à l'Homme. Contrairement aux porcs juvéniles, dont le métabolisme et la croissance rapide peuvent biaiser les résultats, l’utilisation de miniporcs adultes permet d’obtenir des données plus transposables à l’Homme. Nous utiliserons des miniporcs adultes de 50kg à 70 kg.
Rôle des macrophages dans le développement des maladies de type obésité et diabète chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Les souris naissent dans l'élevage du projet, subissent une biopsie de la queue dès l'âge de dix jours pour établir leur génotype, et celles qui portent le mauvais génotype ou qui sont des femelles sont tuées sans avoir servi. 31 200 souris vont être utilisées au total, 26 880 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 4 320 un niveau modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever le foie et le tissu adipeux. Les animaux retenus reçoivent jusqu'à 72 injections, des gavages, un régime gras, occidental ou cétogène pendant une à vingt-quatre semaines, deux mises à jeun et une semaine seuls en cage métabolique. Le porteur annonce trente souris par groupe expérimental, sans expliquer comment ce chiffre conduit à 31 200 animaux.
Objectifs
L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de décrypter le rôle d'une molécule du métabolisme dans les maladies métaboliques à l’aide d’un modèle de souris dans lequel le gène étudié est invalidé spécifiquement dans un certain type de cellules immunitaires.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche apportera des connaissances fondamentales nécessaires au développement de thérapies ciblées sur ldes celulles immunitaires du foie et du tissu adipeux. Des médicaments pourraient être developpés pour inhiber/activer spécifiquement les voies métaboliques liées à une molécule du métabolisme et spécifiques de ces ceulles immunitaires.
Procédures
Les souris seront soumises à des interventions non chirurgicales sur animaux vigiles, incluant une biopsie de l’extrémité de la queue pour génotypage réalisée à l’âge de 10 jours (1 × ~5 s), des microcoupures de la queue pour prélèvements sanguins (jusqu’à 3 × ~5 s), une mise sous régime particulier (qui peut aller de 1 à 24 semaines) des injections (~10 s, jusqu’à 72 maximum, des gavages oraux (~10 s, jusqu’à 2 administrations par animal, ainsi que des périodes de mise à jeun de 6 h ou 12 h (selon le test) (2 mises à jeun maximum par animal espacés de 2 semaines).
Impact sur les animaux
Régimes riches (HFD, WD) : prise de poids progressive et diminution modérée de l’activité. Régime cétogène (KD) : perte de poids transitoire en phase initiale. Isolement en cage métabolique : stress modéré lié à l’isolement et au changement d’environnement pendant une semaine. Injection intrapéritonéale (IP) : douleur légère liée à la piqûre. Microcoupure à la queue : douleur modérée au moment du geste. Mise à jeun : gêne liée à la privation alimentaire. Gavage : stress lié à la contention et à l’administration. Biopsie de l’extrémité de la queue à 10 jours pour génotypage : douleur modérée lors de la réalisation.
Devenir
Les animaux non utilisés (femelles et/ou de mauvais génotype) sont mis a mort. Des animaux femelles et males avec le bon génotype sont gardés en vie pour la reproduction puis mis à mort en fin d'accouplement. L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour récupérer les tissus d'intérêt, notamment le foie pour analyse ultérieures.
Remplacement
Les méthodes alternatives comme les cultures cellulaires ou les modèles informatiques ne permettent pas de reproduire toute la complexité du fonctionnement d’un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas d’étudier correctement les interactions entre les organes ni les effets des régimes alimentaires ou des traitements sur l’ensemble du corps. L’utilisation d’animaux est donc nécessaire pour comprendre le rôle des cellules immunitaires dans le foie et le tissu adipeux dans des conditions proches de la réalité. Ces études permettront d’identifier des mécanismes importants pour la santé et pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Plusieurs tissus sont prélevés après la mise à mort afin d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque animal. Le nombre de souris par groupe (n=30) a été déterminé à partir de données scientifiques et de calculs statistiques.
Raffinement
Les points limites définis dans le projet seront strictement appliqués afin de limiter au maximum la douleur et la souffrance. Les injections seront réalisées avec des aiguilles fines en alternant les sites, et le gavage avec une sonde souple pour réduire les risques. Une grille de suivi adaptée sera utilisée si nécessaire. Les manipulations seront effectuées par du personnel formé
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence dans l'étude de l'obésité. Les gènes impliqués dans cette condition jusqu'à présent identifiés chez l'Homme sont conservés chez la souris. De plus de nombreux outils sont disponibles sur le modèle souris. A 10 jours, toutes les souris jeunes seront biopsiés afin d'attribuer le bon génotype. Les souris utilisées pour les procédures expérimentales auront entre 8 et 10 semaines au début de la procédure (qui correspond à l'âge optimal pour débuter un régime).
Comment un manque en oxygène affecte la relation entre le comportement et le métabolisme énergétique : cas d’un poisson côtier le bar commun
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
Soumis à une biopsie musculaire sur le flanc gauche, puis à une seconde sur le flanc droit trois semaines plus tard, 25 bars communs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Entre les deux prélèvements ils sont maintenus en hypoxie constante ou en oxygénation normale, puis placés douze heures dans un tunnel de nage avant la mesure de leur performance. Le porteur affirme qu'il est impossible de remplacer les poissons, seule l'expérimentation permettant selon lui d'observer les réponses physiologiques et comportementales dans des conditions fluctuantes. Tous sont tués à l'issue, pour prélever leurs tissus et déterminer leur sexe.
Objectifs
A cause du changement climatique, les phénomènes hypoxiques, durant lesquels la concentration en oxygène diminue, sont de plus en plus fréquemment rencontrés dans le monde marin, notamment à cause du réchauffement global des océans et des vagues de chaleur. Les poissons présentent des degrés de tolérance variables à l’hypoxie (au manque en oxygène), notamment en fonction de la durée et de l’intensité de ces épisodes hypoxiques. Ce projet a pour objectifs de mesurer les conséquences d’une exposition chronique à l’hypoxie sur le métabolisme énergétique et le comportement du bar commun, et de mesurer comment l’hypoxie affecte la relation entre le métabolisme cellulaire et le comportement de nage des poissons. Grâce à ce projet, les changements du comportement et du métabolisme cellulaire face à différentes conditions environnementales seront mesurés à plusieurs reprises chez les mêmes individus, afin de mesurer l’évolution temporelle des réponses physiologiques et comportementales des organismes. De plus, l’établissement de la relation entre comportement et métabolisme est essentiel pour mieux appréhender les effets du changement climatique à différentes échelles biologiques, et pour mieux prédire les effets futurs des changements globaux sur les organismes aquatiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra tout d’abord de parfaire la technique de la biopsie pour mesurer le métabolisme cellulaire à plusieurs reprises chez les mêmes individus, et ainsi permettre un suivi temporel de chaque individu. Cela permettra au long terme de mettre en place des protocoles expérimentaux pour un suivi du métabolisme énergétique sur des espèces non modèles, comme des espèces sauvages. De plus, l’établissement de profils physiologiques et comportementaux face à l’hypoxie permettra de mieux comprendre les stratégies mises en place par les individus à différentes échelles biologiques pour faire face aux stress environnementaux.
Procédures
Une étude préliminaire permettra de moduler la durée minimale requise pour que la biopsie cicatrise entièrement et pour que le poisson puisse effectuer une performance de nage à la suite de la biopsie. La durée préétablie est fixée à 7 jours post-prélèvement, en se basant sur de la littérature publiée. Les poissons subiront une biopsie musculaire sur le flanc gauche afin d’étudier les réponses des poissons face à cette intervention, et attester de leur bonne récupération et de la bonne cicatrisation de la zone biopsiée, avant d’effectuer une performance de nage. Les poissons inclus dans le projet principal seront marqués sous anesthésie, grâce à l’implantation d’une puce en intramusculaire. Après quoi une première biopsie musculaire sera effectuée après anesthésie sur le flanc gauche de chaque poisson, afin de mesurer leur métabolisme musculaire. Trois semaines plus tard, après que les poissons auront été exposés à différentes conditions environnementales (normoxie [conditions normales en oxygène] ou hypoxie constante [diminution en oxygène]), une deuxième biopsie sur le flanc droit sera effectuée, puis 7 jours plus tard (ce temps de récupération pourra être modulé en fonction des résultats de l’étude préliminaire), la performance de nage des poissons sera mesurée. Les individus seront ensuite mis à mort afin de prélever leurs tissus pour des analyses a posteriori, et afin de déterminer le sexe des poissons.
Impact sur les animaux
A la suite des biopsies, les effets indésirables pourraient être l’apparition d’infections au niveau des zones biopsiées. Une augmentation du stress due à la manipulation des poissons (mise en place dans le tunnel de nage) pourrait également être visible au niveau comportemental (diminution de l’activité, diminution de la prise alimentaire). La fatigue associée à la mesure de la performance de nage est transitoire, d’une durée inférieure à 5 minutes.
Devenir
Tous les individus seront mis à mort afin de collecter leurs tissus pour des analyses a posteriori et déterminer leur sexe.
Remplacement
A l’heure actuelle, il est impossible de remplacer les poissons car seule l’expérimentation sur animaux permet d’étudier les réponses physiologiques et comportementales des organismes dans des conditions environnementales stressantes et fluctuantes. Cette vision, allant de la cellule à l’individu en entier, permet d’étudier de façon globale les interactions complexes entre les différents niveaux biologiques.
Réduction
L’identification de chaque individu permet un suivi individuel et temporel, en limitant ainsi le nombre d’individus requis. Cependant, nous avons gardé un groupe témoin (en conditions normales en oxygène ou normoxie) en plus du groupe expérimental (en hypoxie constante), ce qui permettra d’estimer la part de variabilité au sein des individus au cours du temps dans des conditions contrôles (donc en normoxie).
Raffinement
Toute manipulation des poissons sera faite avec le port de gants. Lors de l’implantation du marqueur, les poissons seront anesthésiés et analgésiés, puis seront replacés individuellement dans leur bassin d’origine après avoir complètement récupéré. Lors de la biopsie au niveau du muscle sur la ligne latérale, le poisson sera placé sur une alèze humide qui recouvrira également sa tête. La plaie sera recouverte d’un pansement hydrorésistant et désinfectant pour limiter les risques de surinfection et améliorer le processus de cicatrisation. Lors de la manipulation des poissons pour la mise en place de la mesure de performance de nage, les poissons recevront une sédation légère au préalable de leur sortie de l’eau, de leur mesure, et de leur placement dans le tunnel de nage. Le temps d’acclimatation dans le tunnel de nage sera ensuite de 12h avant le début de la mesure de la performance de nage. Le tunnel de nage sera placé dans une salle spécifique sans passage afin de limiter les nuisances sonores, et il sera recouvert d’une bâche noire afin de limiter les nuisances visuelles pendant la période d’acclimatation mais aussi durant la mesure de la performance de nage et pendant la récupération suivant la mesure. Avant d’être replacé dans leur bassin d’origine après la mesure de performance de nage, les poissons récupèreront durant 2h dans le tunnel à une vitesse réduite de courant (0,5 longueurs de corps par seconde). Tout au long du projet, les poissons seront surveillés quotidiennement afin de vérifier des changements potentiels de leur comportement, indices de leur bien-être (activité, alimentation, poids).
Choix des espèces
Le bar commun est une espèce emblématique de la côte Atlantique française, qui est essentielle sur les plans écologique et économique. Comprendre les réponses métaboliques et comportementales du bar face à des variations de la disponibilité en oxygène permettra de mieux caractériser sa résilience face à ces stress environnementaux. Les animaux seront étudiés au stade jeune adulte, avec une taille adaptée aux tunnels de nage que nous avons à disposition aux laboratoires.
Régulation de la formation du ganglion lymphatique par le réseau lymphatique (EU 1/2) (MODIFICATION)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système immunitaire
Des femelles gestantes reçoivent une injection, leurs nouveau-nés sont gavés deux fois puis biopsiés de la queue entre le cinquième et le onzième jour pour repérer une mutation, et à quatre semaines trois gavages supplémentaires suivent. À l'âge adulte viennent cinq prélèvements de sang, deux injections et un prélèvement de lymphe sous anesthésie. 520 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le porteur signale des ulcérations au point d'injection, une perte de mobilité des membres postérieurs, des raideurs de la patte et un essoufflement pour certains lots. Toutes sont tuées à la fin du projet pour analyse post-mortem, le porteur affirmant que la culture cellulaire ne reproduit pas fidèlement le fonctionnement des ganglions lymphatiques.
Objectifs
Les cellules immunitaires, comme les lymphocytes B ou T, circulent à travers des ganglions lymphatiques afin d’y rencontrer des pathogènes provoquant une réponse immune. Les pathogènes sont amenés par le réseau lymphatique dans les ganglions. Un lien entre la fonction du réseau lymphatique et la taille et la structure du ganglion lymphatique a été suspecté mais jamais démontré (MODIFICATION DEBUT : notamment la différenciation des fibroblastes, cellules structurantes du ganglion. FIN MODIFICATION). Ce projet vise à mieux comprendre cette relation en utilisant des modèles de souris présentant des défaillances dans le réseau lymphatique tissulaire et en analysant les conséquences sur le ganglion lymphatique et la réponse immunitaire. D’ores et déjà, nous savons que l’engagement du récepteur RANK exprimé par les cellules endothéliales lymphatiques par son ligand RANKL est nécessaire pour le développement du ganglion lymphatique. Le projet est un projet multi-sites.
Bénéfices attendus
Ces résultats apporteront à court terme des données importantes sur la régulation et le développement du système immunitaire. Etant donné qu’une thérapie visant une des molécules étudiée est actuellement utilisé en thérapie contre l’ostéoporose, ces résultats auront des retombées à moyen terme sur une nouvelle application dans des maladies impliquant le système immunitaire comme l’autoimmunité, l’infection ou le cancer.
Procédures
Des souris nouveau-nés seront soumises à 2 gavages (durée moins d’une minute). Le gavage permet une meilleure prise du traitement et est moins douloureux qu’une injection. MODIFICATION DEBUT : 3 gavages sur souris vigile de 4 semaines (durée moins d’une minute), soit un gavage par jour tous les 2 jours. FIN MODIFICATION. Les souris adultes seront soumises selon les groupes à 5 prélèvements de sang d’une durée inférieure à 1 minute, à deux injections d’une durée inférieure à 1 minute sur animal anesthésié et à un prélèvement de lymphe (durée 2 minutes) sur animal anesthésié au site où la lymphe est la plus accessible. Les délais entre les prises de sang sont au minimum de 7 jours. Les nouveau-nés (entre jour 5 et jour 11 après naissance) seront soumis à une biopsie de queue (inf à 1mm) pour déterminer une mutation génétique (durée inférieure à 1 minute). Des souris gestantes recevront une injection (durée moins d’une minute).
Impact sur les animaux
Le gavage, l’injection des produits (par exemple l’anesthésie) et le prélèvement sanguin nécessite une contention qui est source d’inconfort et de stress pour l’animal pendant quelques secondes. L’immunisation des souris pourrait conduire bien que très rarement à une ulcération au site d’injection et à une perte de mobilité des membres inférieurs. Le transport entre les sites partenaires et les procédures effectuées pourront générer un stress. Les procédures peuvent également induire une perte de poids, ainsi qu’un changement de comportement avec risque d’essoufflement pour certains lots. Des ulcérations et des raideurs de la patte peuvent advenir.
Devenir
Mise à mort de toutes les animaux à la fin du projet pour analyse post-mortem
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer les animaux car les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le système lymphatique et la réponse immunitaires dans les ganglions lymphatiques ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être reproduits de manière reproductible et juste par des expériences en culture cellulaire.
Réduction
Les sites d’injections ont été choisis de manière à pouvoir diminuer la variabilité inter-expérimentale, car elles ciblent de façon quasi exclusive les ganglions lymphatiques précisément identifiés. Le nombre d'animaux par groupe a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe dans une animalerie agrée avec un statut sanitaire contrôlé. Elles sont hébergées dans des cages enrichies par fratrie tout en respectant le nombre de souris admises. Si un animal devient agressif, il est aussitôt séparé du groupe. Les souris sont observées quotidiennement par un personnel expérimenté avec une mise en place de points limites évalués à l’aide d’une grille d’observation de critères définis. Des actions prévenant une possible douleur, stress ou inconfort sont entrepris (tapis chauffant, gavages avec des canules adaptées, anesthésie, antidouleur, apport de nourriture humidifiée). En cas ou le point limite est atteint l’animal est mis à mort. Le transport des souris entre les sites s’effectue par un professionnel agrée. A l’arrivée les souris sont pris en charge par un personnel expérimenté pendant la quarantaine d’une semaine avant le transfert en zone de maintenance. Les animaux seront acclimatés à la nouvelle structure au minimum 2 semaines avant le début de la procédure.
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi pour réaliser les expériences de ce projet. La structure du ganglion lymphatique, la circulation sanguine et le drainage de la lymphe sont identiques entre l’homme et la souris. La souris Mus musculus étant de mieux en mieux connue du point de vue génétique, est un très bon modèle d’étude pour nos travaux. De plus, des modèles de souris génétiquement modifiées invalidées pour l'expression des molécules d’intérêt existent et leur utilisation permet d'aborder directement le rôle des protéines d'intérêts dans la formation du réseau lymphatique. MODIFICATION DEBUT : Une nouvelle lignée de souris génétiquement modifiée sera utilisée pour étudier le rôle des fibroblastes, cellules structurantes du ganglion. FIN MODIFICATION. La mesure de la réponse immunitaire utilise des moyens techniques qui n’existent que chez la souris. Toutes modifications génétiques ont été introduites chez la souris. Les souris seront étudiées à un âge où le système immunitaire est mature (à partir de 4 semaines). Des embryons et des nouveau-nés ont également été choisis, puisque le développement du réseau et des ganglions lymphatiques commence pendant l’embryogenèse.
Elevage d’une lignée de souris développant une maladie vasculaire génétique rare (Projet multi-sites : 1/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Pour entretenir une lignée de souris porteuses d'une maladie génétique rare des vaisseaux, 3 030 animaux vont être utilisés dans des procédures classées légères. Chaque petit est identifié par une puce sous la peau et génotypé par une biopsie de la queue ou de l'oreille sur animal vigile. Chez les souris atteintes, le porteur indique que la mort survient brutalement, sans signe annonciateur. Les animaux sont expédiés vers d'autres utilisations ou tués quand leur génotype ne convient pas, quand la colonie est assez grande ou en cas d'anomalie.
Objectifs
L'objectif de ce projet est l’étude de modèles souris reproduisant une maladie génétique rare vasculaire du tissu conjonctif qui provoque une souplesse anormale des articulations, une peau très élastique et des tissus fragilisés dont les vaisseaux sanguins. Chez l’Homme, la majorité des décès est due à des ruptures artérielles.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de valider des essais de différents traitements médicamenteux ayant permis d'améliorer la survie des souris développent cette maladie. A terme, les résultats de ce projet permettraient de mieux comprendre les mécanismes conduisant à ces ruptures artérielles afin de proposer des thérapies et d'améliorer le diagnostic, le confort de vie des patients et le traitement.
Procédures
Chaque petit obtenu sera marqué par injection sous cutanée d’une puce électronique pour un suivi individuel et sera génotypés pour identifier les animaux d’intérêt. L'injection de la puce est rapide et se fait par voie sous-cutanée dans la région du cou ; la contention de l'animal dure moins d'une minute. Le prélèvement de bout de queue et/ou d'oreille dure également moins d'une minute. Le prélèvement se fait sur animaux vigiles, avant le sevrage pour le prélèvement d'un bout de queue et après l'âge de 14 jours pour le prélèvement d'oreille. De manière générale, une seule biopsie est réalisée par animal, en cas de nécessité de refaire la caractérisation génétique, une deuxième biopsie par animal pourrait être réalisée en suivant les préconisations liées à l'âge de l'animal.
Impact sur les animaux
Dans le cas des souris développent la maladie, la mort survient subitement sans aucun symptôme identifié. La biopsie, en particulier le prélèvement d'un bout de queue, peut causer de la douleur et de l'inconfort aux animaux. Même si la procédure est rapide, la coupure d'un bout de queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse. La manipulation des animaux pour biopsie peut causer du stress et de l'anxiété. Suite à la biopsie, les animaux pourraient être temporairement limités dans leurs activités normales, notamment si la douleur ou l'inconfort les affecte.
Devenir
Les animaux sont soit expédiés en vue de leur utilisation, soit mis à mort lorsque les résultats du génotypage ne sont pas conformes, lorsque la taille de l’élevage souhaitée est atteinte ou lorsqu’ils présentent une anomalie congénitale. Si des animaux d'intérêts ne peuvent pas être expédiés (du fait par exemple d'une annulation de l'expérience), ils seront mis à mort.
Remplacement
L’étude sur cellules en culture ne permet que d’explorer des modifications limitées dans des conditions de culture particulière. L'étude des conséquences des mutations sur animal entier est donc indispensable pour la compréhension des mécanismes globales de la maladie.
Réduction
Afin de réduite la quantité d'animaux utilisé dans ce projet, nous produirons les lots uniquement par Fécondation In Vitro (FIV). La production d'animaux par FIV permet de réduite au minimum le nombre d'animaux utilisé pour la production des lots (au vu des données que nous avons et de notre expertise nous estimons que le sperme collecté sur 2 mâles permettra de produire environ 350 petits). De plus, aucun stock d'animaux ne sera conservé pour le maintien d'une colonie ; les animaux produits par FIV seront uniquement destinés à l'expérimentation.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Des grilles de score de surveillance avec des points limites suffisamment prédictifs seront renseignées.
Choix des espèces
Ce modèle de souris transgéniques a déjà été créé et caractérisé. Nous avons donc besoin de poursuivre les études sur ce dernier. Les mâles utilisés pour les cryoconservations de sperme seront utilisés entre 10 et 20 semaines d'âges. Les mâles produits seront eux envoyés en expérimentation à 4 semaines d'âge. Seuls les mâles seront utilisés pour l'expérimentation car les ruptures artérielles spontanées sont observées essentiellement chez les souris mutées mâles (de l’ordre de 50% à 24 semaines) vs les souris femelles (de l’ordre de 20%), et un effet spécifique de la testostérone a été observé et en cours d’analyse.