Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : projets autorisés en janvier 2026 (02/02/2026)
Etude de la mitophagie dans la neurodégénérescence liée à la sclérose latérale amyotrophique chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Objectifs
La maladie de Charcot (Sclérose Latérale Amyotrophique, SLA) est une maladie conduisant à la mort des neurones permettant la contraction musculaire : les motoneurones (MN). La mort des MN mène progressivement à une paralysie musculaire qui aboutit au décès du patient via insuffisance respiratoire. A l'heure actuelle, aucun traitement n'est disponible pour cette pathologie. Dans une cohorte de patients atteint de SLA, nous avons identifié une nouvelle mutation située dans une protéine localisée au niveau de la mitochondrie, l'usine énergétique de la cellule. Nous avons démontré que cette mutation affectait la bonne efficacité des mitochondries et donc engendrait une délivrance d’énergie moins performante au sein de la cellule. L'objectif général de notre projet de recherche est de comprendre comment les dysfonctions mitochondriales causées par cette mutation peuvent être à l'origine de la mort des MN. Dans nos études, nous sommes parvenus à créer des souris atteintes de SLA. Ces souris miment très fidèlement les symptômes des patients. Or les mitochondries défectueuses peuvent devenir toxiques si accumulées dans la cellule, et pourraient participer à la mort des MN. La dégradation de ces mitochondries défectueuses est alors cruciale. Afin d'étudier ce processus de dégradation, les souris SLA ont été croisées avec des souris permettant de visualiser ces processus de manière experimentale. Ces souris, appelées "rapportrices" nous permettent de suivre, par un mécanisme indolore, le processus de dégradation des mitochondries defecteuses dans les tissus de la souris. Ces souris nous ont permis de démontrer que les souris SLA avaient une augmentation pathologique et moins efficace de la dégradation des mitochondries défectueuses. Le but précis de ce projet est de tenter d'améliorer ce processus. Pour se faire, nous allons croiser les souris SLA rapportrices avec des souris dépourvues d'une protéine importante pour l'élimination des mitochondries defectueuses. Le but étant de tenter de retrouver des taux basaux de dégradation, et plus efficaces. Ces souris nouvellement générées nous permettront d'étudier ce processus d'élimination des mitochondries dans les différents tissus de ces souris, et à différents stades de vie afin de comprendre si la modulation de ce processus permettrait d’améliorer les symptômes de la maladie.
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, aucune solution thérapeutiques n’existe pour lutter contre la SLA. Il est donc capital de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à la mort des motoneurones (MN) afin de pouvoir les cibler. Moduler le processus d'élémination des mitochondries défectueuses pourrait être une approche thérapeutique prometteuse.
Procédures
Une biopsie de peau sera réalisée afin de connaitre leur patrimoine génétique, indispensable aux expériences de ce projet. Ce geste rapide se résume au prélèvement d'un bout de la queue ou sur l’oreille de l'ordre d'1mm et n'aura lieu qu'une seule fois dans la vie de l'animal. Les groupes de souris destinés à des analyses de tissus par coloration subiront une injection d'analgésique suivie d'une injection d'anesthésique. Ce groupe de souris subira donc deux injections juste avant leur mise à mort.
Impact sur les animaux
Certaines souris auront des symptômes de SLA : myopathie mitochondriale, avec atteinte des MN et cardiomyopathie conduisant à la mort des animaux avant l’âge de 14 mois. Ces atteintes se traduiront par une prise de poids moins importante en comparaison des souris contrôles dès l’âge de 3 mois, ce qui marque l’apparition du premiers signes d’atteinte clinique. A un stade plus avancé, cela se traduira par une perte de poids et/ou une diminution de la mobilité des souris avec ou non présence de tremblements (10-14 mois). Ce phénotype pourrait être plus tardif en fonction des souris étudiées (le but de l’étude étant de voir si la modulation de la mitophagie permet d’améliorer les signes cliniques développés par ces souris SLA). Au moment du sevrage (21 jours), la biopsie au niveau de la queue ou de l'oreille réalisée sur l’animal afin d’identifier son patrimoine génétique entrainera une douleur légère et de courte durée.
Devenir
Une partie des souris prévue pour ce projet ne subira qu’un degré de gravité expérimental léger; cela concerne 219 individus (la moitié des souris générées lors de l'élevage, sans symptômes). L'autre partie des animaux subira un degré de gravité expérimental sévère. Cela concerne 220 + 2880 = 3100 animaux (Ce nombre comporte l’autre moitié des souris générées lors de l'élevage, avec symptômes de la maladie de Charcot + les souris nécessaires pour la partie expérimentale). Néanmoins, tous les animaux étudiés seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de prélever les organes pour les analyser. Les animaux utilisés pour l’élevage seront utilisés pour la reproduction jusqu’à ce qu’ils atteignent un âge trop avancé pour le pouvoir, ce qui engendrera également une mise à mort.
Remplacement
A des fins de remplacement, des études préliminaires in vitro ont été réalisées sur des cellules prélevées dans la peau de patient souffrant de la maladie de Charcot (SLA) et porteurs de la mutation d’intérêt. De même, une biopsie de cerveau étant impossible, des études ont également pu être menées sur des motoneurones (MN) qui ont été produits à partir de ces cellules de peau de patients. Malgré l’apport scientifique notable de ces études, l’évolution de ce projet vers un environnement plus intégré est nécessaire. En effet, les modèles cellulaires ne nous permettent pas une visibilité globale des dysfonctions affectant à la fois plusieurs types cellulaires et plusieurs organes. Le seul moyen de disposer de ces informations est l’utilisation d’un modèle animal afin d’étudier l’atteinte multiple de cette maladie. De plus, afin de savoir à quels âges débutent les premières dysfonctions biologiques, nous avons besoin d’un organisme capable de croissance et de vieillissement. Cette étude nous permettra de mieux comprendre l’implication de la dégradation des mitochondries défectueuses dans la mort des MN.
Réduction
A des fins de réduction, les études sur cellules continueront d’être menées en parallèles de cette étude sur modèle plus intégré afin d’éviter l’utilisation d’un trop grand nombre d’animaux. Les dysfonctions biologiques seront donc aussi étudiées dans les motoneurones produit à partir des cellules de peau de patients afin de compléter les résultats obtenus, les deux approches étant complémentaires. De plus, des statistiques prédictives ont également été menées à l’aide du logiciel G*Power afin de prévoir le nombre strictement nécessaire d’animaux permettant l’obtention de résultat statistiquement significatifs. Enfin, des études préliminaires sur la dégradation des mitochondries défectueuses menées au sein de l’équipe nous ont servi de travaux prospectifs afin d’accorder plus de crédit aux résultats attendus en réduisant le nombre de procédures nécessaires à la mise en œuvre de ce projet, et donc le nombre d’animaux requis.
Raffinement
-A des fins de raffinement, les souris en processus d’élevage seront maintenues en conditions réglementaires d’hébergement et se verront introduites en environnement sur-enrichi en cas d’agressivité et d’effets de dominances (buchettes, cartons, matériel de nidification supplémentaire). -Concernant les souris en phénotype dommageable ou risquant d’exprimer des signes cliniques grave de la maladie, un suivi hebdomadaire sera réalisé. Ce suivi consiste à lire l’identification de l’animal, suivi d’une pesée puis d’une préhension permettant l’évaluation de l’état de la souris. Cette manipulation fréquente (une fois par semaine) permettra la réduction progressive du stress infligé à l’animal, ainsi qu’une observation minutieuse de l’animal par l’expérimentateur afin d’identifier toute affection et comportement pathologique. Une attention particulière sera portée sur la mobilité (affaiblissement des membres inférieurs ou tremblements) et sur le comportement des animaux. Tout signe clinique sera repris dans une fiche de score en lien avec les symptômes attendus qui a été établi préalablement pour le suivi des souris utilisées au sein de notre équipe. -Toute perte de poids située entre 5 et 15%, ainsi qu’une perte de mobilité (affaiblissement des membres) engendrera un suivi plus fréquent (de bi hebdomadaire à quotidien dans les cas sévères) ainsi que l’ajout de nourriture et d’eau gélifiée dans la cage afin de faciliter l’accès à de la nourriture appètente. Toute perte de poids supérieur à 15%, la présence de tremblements avec mobilité réduite et comportement pathologique entrainera la mise à mort de la souris. -Préalablement à la mise à mort pour la récuperation de tissus pour analyse par coloration, une analgésie suivie d’une anesthésie profonde sera administrée avec vérification par absence de reflexe au pincement.
Choix des espèces
Ce projet se base sur le modèle Mus Musculus car cette espèce possède un cycle de vie et de reproduction court avec un fort taux de natalité, ce qui en fait un modèle d’étude pratique à utiliser. De plus, leurs similarités génétiques avec l’homme nous permettent des études translationnelles. De la même manière, les similitudes anatomiques et biologiques nous permettront d’identifier les organes affectés en disposant d’une grande quantité de matériel biologique. Les animaux seront utilisés aux stades de développement suivants : - Au stade d'apparition des 1ers signes cliniques = 3 mois de vie - Au stade intermédiaire précoce = 6 mois de vie (stade nécessaire pour établir une cinétique permettant de déterminer l’effet de la mitophagie sur la mort des motoneurones) - Au stade intermédiaire tardif = 9 mois de vie (stade également nécessaire pour établir une cinétique permettant de déterminer l’effet de la mitophagie sur la mort des motoneurones) - Au stade final = Moment où les signes cliniques graves de la maladie sont atteints (= soit perte de poids supérieure à 15% par rapport à la pesée précédente et/ou à la 1ère diminution de poids, soit un affaiblissement partiel de l'extension des pattes ou tremblements, associé à une incapacité pour la souris de se retourner sur elle-même lorsqu'elle est sur le flanc en moins de 15 secondes)
Etude hématologique d’un modèle murin DNM2 humanisé
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Objectifs
Les myopathies sont des maladies qui touchent les muscles. Elles provoquent une faiblesse générale et des difficultés à se déplacer. Parmi les gènes impliqués, DNM2 joue un rôle important, notamment dans les formes les plus sévères de ces maladies. Pour mieux comprendre comment ces myopathies se développent chez l’être humain, les souris dont certains gènes ont été modifiés sont utilisées. Dans ce projet, l’objectif est d’étudier une souris « humanisée » : elle fabrique la version humaine de la protéine DNM2, mais ne produit plus la version propre à la souris. Même si les protéines DNM2 humaine et de souris se ressemblent beaucoup (elles sont identiques à 98 %), les premières observations montrent que ces souris humanisées sont plus petites, plus pâles et qu’elles meurent très jeunes, entre 11 et 14 jours après la naissance. Nous aimerions donc réaliser une étude du sang (une analyse hématologique) chez ces souris pour comprendre pourquoi remplacer la protéine de souris par la protéine humaine entraîne de tels problèmes, notamment sur les fonctions du sang.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mieux comprendre la protéine DNM2, à découvrir de potentielles nouvelles fonctions hématologiques et à déterminer quelles parties de la protéine (là où il y a des différences entre la protéine de souris et la protéine humaine) sont importantes pour ces fonctions.
Procédures
Les animaux ne subiront pas d'interventions mais des biopsies seront prélevées après mise à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux humanisés présentent des signes d'anémie aux effets indésirables comme la fatigue et la faiblesse musculaire. Comme les animaux n'ont pas besoin de se déplacer et sont nourris par la femelle jusqu'à leur mise à mort, nos prévoyons de mettre en place un environnement enrichi avec tunnel transparent et une grande quantité de littière et des accouplements (une seule femelle sera mis en accouplement avec un mâle) seront mis en place.
Devenir
Les animaux d'expérience seront mis à mort à 12 jours pour l'étude hématologique (90 animaux), au stade embryonnaire E14.5 pour la quantification de l'hémoglobine (30 animaux) et au stade embryonnaire E13.5 pour la production de lignées cellulaires pour tests d'endocytose (30 animaux).
Remplacement
Comme nous voulons étudier les différences fonctionnelles des protéines de souris et les protéines humaines sur des anomalies de sang, le modèle murin est incontournable. La souris étant physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme, il nous permettra de mieux comprendre les voies de signalisation impliquée dans le développement de l'anémie des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit au minimum pour obtenir une puissance statistique suffisante soit 10 animaux par génotype par analyse (comme nous avons 3 génotypes wt, Tg et Hum, 30 animaux par analyse). Nous prévoyons de faire des analyses hématologiques à P12 sur sang total (30 animaux), sur plasma (30 animaux), et pour des mesures de cytometrie en flux (30 animaux). Nous prévoyons également de faire une analyse d'expression de l'hémoglobine sur des embryons au stade E14.5 (30 animaux) et des productions de lignée cellulaire avec des emrbyons au stade E13.5 (30 animaux) pour tests d'endocytose. Nous prévoyons donc un total de 150 animaux d'expérience.
Raffinement
Nous allors réaliser nos prélèvements de sang à P12, âge où la grande majorité des animaux humanisés sont encore en vie et où le prélèvement de sang après décapitation est suffisant pour nos analyses hématologiques. Comme les animaux d'expérience ne seront pas sevrés, afin d’améliorer le bien-être des géniteurs et de diminuer au maximum le stress lié aux nouveaux-nés anémiques, nous incluerons un environnement enrichi avec tunnel transparent et une grande quantité de littière ainsi que des couples adaptés avec une seule femelle mis en accouplement avec un mâle. Les animaux humanisés pour l'étude hématologiques seront mis à mort à 12 jours, ils ne seront donc pas sevrés. Nous compterons les animaux à P0 et nous nous assurerons qu'ils soient bien en groupe dans le nid attestant que la femelle s'occupe de ses petits. Tout animal délaissé sera mis à mort pour éviter l'hypothermie et l'hypoglycémie. Nous apporterons une attention particulière aux points limites suivants : 1) l'absence de prise alimentaire par observation de l'estomac de P0 à P6 : tout animal sans lait visible dans l'estomac pendant 24h sera mis à mort. 2) de P6 à P12 la couleur de la peau sera obervée et tout animal cyanosé sera mis à mort. Nous suveillerons l'attitude de la mère et tout animal délaissé ou ne réagissant pas à une stimulation lors de l'ouverture du nid sera euthanasié pour éviter hypothermie et hypoglycémie.
Choix des espèces
Comme la souris fonctionne de manière assez similaire à l’être humain, elle est un bon modèle pour comprendre ce qui se passe dans l’organisme lorsqu’une anémie se développe. Pour découvrir de nouvelles fonctions de la protéine DNM2, nous devons analyser le sang de souris âgées de 12 jours : à cet âge, environ 80 % des souris atteintes d’anémie sont encore vivantes, et il est possible de prélever assez de sang pour effectuer les analyses nécessaires. Concernant les biopsies de foie fœtal, il existe une étape normale du développement où l’hémoglobine « fœtale » est remplacée par l’hémoglobine « adulte ». Chez une souris normale, ce changement est pratiquement terminé au stade embryonnaire appelé E14.5. Nous voulons vérifier si ce passage se déroule au même rythme chez les souris « humanisées », ou s’il est retardé. Enfin, pour étudier certaines fonctions cellulaires (comme l’endocytose), nous devons obtenir des cellules particulières provenant d’embryons. Pour cela, il est nécessaire d’interrompre le développement des embryons précisément au stade E13.5.
Maintien d’une lignée de rats mutants déficients en AIRE présentant un phénotype dommageable
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Objectifs
L’objectif de notre travail est de maintenir une lignée de rats atteints d’une maladie auto-immune rare. Ces rats ont été spécialement créés car les modèles utilisés auparavant (comme les souris) ne montraient que très peu de symptômes, ce qui rendait les recherches difficiles. En revanche, ces rats développent des signes très proches de ceux observés chez les personnes malades. Cela en fait un modèle particulièrement utile pour mieux comprendre cette maladie et le rôle de certaines cellules du système immunitaire dans son développement. Grâce à eux, nous espérons faire avancer la recherche et, à terme, contribuer à de meilleures prises en charge .
Bénéfices attendus
Cette lignée de rats a été développée par notre équipe et n’est pas disponible dans le commerce. Elle constitue un modèle unique que nous utilisons pour tester un traitement innovant à base d’anticorps, destiné à soulager les symptômes d’une maladie auto-immune rare qui perturbe le fonctionnement du système immunitaire. Chez les individus atteints de cette maladie, certaines cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T régulateurs ne fonctionnent pas correctement. Grâce à une modification génétique, ces cellules sont rendues visibles chez nos rats, ce qui nous permet de les suivre facilement et d'étudier leur comportement dans un contexte de maladie. Ce modèle animal, bien qu’il présente des symptômes, est essentiel pour mieux comprendre comment une mutation du gène AIRE provoque des dérèglements du système immunitaire, et pour explorer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Une seule biopsie de 1 mm par raton est réalisée entre 10 et 15 jours de vie. Le geste dure environ 2 minutes et sert à identifier et analyser s’ils sont porteurs de la mutation d’intérêt.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont principalement liés à la biopsie d'oreille sur ratons de 10-15jours (douleur légère et de courte durée) et stress de la mère, et au phénotype dommageable, observé à partir de 6 mois d'âge.
Devenir
Les rats hétérozygotes seront gardés pour renouveler les reproducteurs. Les rats mutantes et d'intérêt sont gardés pour les procédures expérimentales. Les reproducteurs sont renouvelés tous les 6-8 mois.
Remplacement
Des recherches ont déjà été menées en laboratoire, sur des cellules isolées, mais ces approches restent limitées. Elles ne permettent pas de reproduire la complexité du corps humain, en particulier celle du système immunitaire. Comme cette maladie est très rare, il est aussi très difficile d’obtenir des échantillons chez les patients pour mener des études approfondies. C’est pourquoi l’utilisation d’un modèle animal reste indispensable pour faire avancer la recherche sur cette pathologie et mieux comprendre les mécanismes de la maladie.
Réduction
Les croisements entre les rats sont réalisés uniquement en fonction de nos besoins, que ce soit pour maintenir les reproducteurs ou pour obtenir des animaux destinés aux expériences. Le mode de reproduction que nous utilisons permet d’avoir une production régulière d’animaux, tout en évitant de faire naître plus de ratons que nécessaire. Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux non utilisés et d’optimiser les reproductions.
Raffinement
Pour identifier les rats et analyser leur patrimoine génétique, une petite biopsie est réalisée sur l’oreille des animaux. Cette intervention se fait sous anesthésie générale, afin d’éviter toute douleur ou stress. Elle est rapide, précise et réalisée dans des conditions confortables, aussi bien pour l’animal que pour le personnel. Les rats sont logés par petits groupes (3 à 4 par cage ) pour éviter l’isolement. Leur environnement est enrichi avec des objets comme des briquettes de bois ou des tunnels en carton, afin de stimuler leur comportement naturel. Si un animal devient affaibli, il peut être isolé temporairement pour éviter qu’il ne soit blessé par ses congénères. Certains rats développent des signes visibles de maladie à partir de l’âge de 6 mois : dépigmentation de la peau (vitiligo), perte de poils (alopécie) ou anomalies des ongles. Ces signes sont attendus car ils imitent les symptômes de la maladie humaine que nous étudions. Ce modèle est donc essentiel à la recherche. Les animaux font l’objet d’un suivi très rigoureux, avec des contrôles plusieurs fois par semaine. Notre expérience avec cette lignée nous permet de bien prendre en charge ces symptômes. Si un animal présente des signes de souffrance grave, il sera euthanasié de manière éthique, conformément aux règles en vigueur.
Choix des espèces
Les rats que nous utilisons ont été spécialement développés parce que les souris, souvent utilisées en recherche, ne présentent que très peu de symptômes de la maladie humaine que nous étudions, contrairement aux patients humains. Ces rats, eux, montrent des signes beaucoup plus proches de ceux observés chez les personnes atteintes, ce qui en fait un modèle très utile pour mieux comprendre cette maladie rare. Les animaux servent à la fois à maintenir l’élevage de la lignée et à produire des groupes de rats utilisés pour les expériences scientifiques. Les rats mâles et femelles utilisés sont adultes (âgés de 6 à 8 semaines) et peuvent être suivis jusqu’à l’âge d’un an au maximum.
Exploration d’un marqueur métabolique dans les lésions précancéreuses induites ou dans le vieillissement chez la souris.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de développer de nouvelles lignées de souris présentant une activation ou diminution d’une molécule d'intérêt récemment identifiée impliquée dans le métabolisme des lipides et qui serait responsable du vieillissement cellulaire. Nous souhaitons moduler génétiquement son expression dans un contexte de lésions précancéreuses et tester son effet thérapeutique sur la progression des lésions dans le tissu. Nous souhaitons confirmer des données obtenues dans un modèle cellulaire sur sa capacité à induire le vieillissement cellulaire.
Bénéfices attendus
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur des lésions prétumorales ou le vieillissement, les expérimentations chez la souris ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences sur un modèle cellulaire unique, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses cellulaires ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. Les résultats obtenus sur des modèles cellulaires ont permis d'identifier un gène d'intérêt.
Procédures
-avant le sevrage, (2 contentions, quelques secondes ) pour biopsie de queue de 2 millimètres et pour le tatouage aux coussinets -lors des pesées (1 contention, quelques secondes ) - gavage oral à 3 ou 6 semaines de vie (1 ou 5 fois, avec 1 minute par gavage) -prélèvement de sang à la joue (1 fois toutes les 2 semaines, quelques minutes -1 jour avant la mise à mort (mise à jeun (1fois, 12 à 15H) mise à mort précoce par dislocation cervicale et prélèvement des tissus pour différentes analyses.
Impact sur les animaux
-léger stress due à la contention pour biopsie, identification, pesée et prélèvement sanguin -Le gavage oral quotidien peut engendrer des risques de fausse route. -Les souris induites développent des lésions non dommageables à un âge précoce et seront étudiées avant le phénotype dommageable. -Les lésions prétumorales et le vieillissement accéléré peuvent entraîner à un stade avancé une baisse de l’appétit, un amaigrissement et une diminution de l’activité.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à l'issue de la procédure pour renouveler les croisements ou pour exploration des tissus et organes d'intérêt.
Remplacement
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur des lésions prétumorales ou le vieillissement, les expérimentations chez la souris ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences sur un modèle cellulaire unique, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses cellulaires ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. Les résultats obtenus sur des modèles cellulaires ont permis d'identifier un gène d'intérêt.
Réduction
Les expériences sont réalisées avec le nombre minimum d'animaux nécessaires à l'obtention d'un résultat significatif déterminé par des tests statistiques adaptés, et qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés dans ce projet.
Raffinement
Les souris bénéficieront d'un enrichissement. Les souris seront hébergées en groupes sociaux en cage ventilée. Une surveillance accrue sera mise en place tout au long de la procédure. Cependant, tout animal en souffrance sera mis à mort avant l'apparition des points limites stricts et spécifiques définis selon les recommandations en vigueur.
Choix des espèces
La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction. Ces souris sont particulièrement intéressantes pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Les jeunes souris de trois semaines sont utilisées car il est nécessaire que les organes soit suffisament matures et fonctionnels.
Rôle de l’alternance des cycles de sommeil sur la consolidation mnésique chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Objectifs
Parmi les multiples fonctions du sommeil, son rôle dans l'établissement des souvenirs semble particulièrement important. C’est en particulier l’architecture du sommeil, c’est-à-dire l’alternance de ses différents stades (sommeil lent-sommeil paradoxal) dans une nuit de sommeil qui joue un rôle primordial dans la consolidation des souvenirs. Si les modèles rongeurs ont été largement utilisés pour démontrer ce lien, la plupart des travaux ont été menées dans des conditions standardisées d’élevage, loin de leur condition naturelle de vie. L’idée originale de ce projet est de replacer cette question dans une perspective plus naturaliste en plaçant l’animal dans un milieu de vie seminaturalistique lui permettant d’exprimer le répertoire comportemental propre à son espèce, en particulier les interactions sociales et le choix de son territoire. Cet environnement est constitué de nombreux modules reliés par des tunnels sur une surface de plusieurs mètres carrés. La force de ce projet est de bénéficier d’un modèle de rats narcoleptiques caractérisés par une forte fragmentation de l'éveil et du sommeil modifiant l’architecture du sommeil. Chez le sujet humain souffrant de narcolepsie, on observe des passages directs de l’éveil au sommeil paradoxal sans passer par le stade de sommeil lent. Certains patients narcoleptiques montrent des déficits de mémoire confortant l'hypothèse d'un lien entre l’organisation du sommeil et de bonnes performances de consolidation mnésique. Nous proposons une approche longitudinale (avec un suivi des mêmes animaux pendant plusieurs mois) permettant de suivre l’évolution de la qualité de leur sommeil en fonction de leurs comportements individuels dans l’environnement de vie (activité physique, interactions sociales). Tout au long de cette étude, des tests comportementaux permettront d’évaluer les capacités de mémoire de ces animaux afin de les mettre en lien avec la qualité de leur sommeil. En comparant les animaux contrôles et les animaux narcoleptiques nous espérons en premier lieu pouvoir préciser les liens qui existent entre l'organisation du sommeil et les performances cognitives des animaux dans un cadre plus écologique. Nous faisons l'hypothèse que les facteurs liés à l'environnement de vie (activité physique, interactions sociales) permettront d'identifier les éléments les plus à même de garantir une évolution positive du fonctionnement cognitif et une limitation des crises de narcolepsie.
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu concerne l’apport aux connaissance fondamentales sur les interactions sommeil/mémoire. En effet, si actuellement le lien entre la structure du sommeil (c’est-à-dire l’alternance de ses différents stades au cours d’une nuit) et la qualité de la consolidation en mémoire des souvenirs fait l’objet de nombreuses hypothèses, il n’est pas encore démontré. Notre projet a deux objectifs. D’une part évaluer le rôle de l’environnement de vie, et en particulier des interactions sociales, sur la qualité du sommeil et son impact sur la mémoire. D’autre part, ce projet permettra de mieux comprendre comment la fragmentation du sommeil, caractéristique de la narcolepsie, affecte la mémoire et les fonctions cognitives en fournissant des données causale (c’est-à-dire un lien direct entre structure du sommeil et consolidation des souvenirs). L’étude de rats narcoleptiques et sauvages dans un environnement plus écologique favorisera l’identification de marqueurs comportementaux plus représentatifs des situations quotidiennes. Ainsi, on peut espérer améliorer la pertinence translationnelle de ces résultats pour la compréhension des troubles humains du sommeil et de la mémoire. Chez les rats narcoleptiques, nous pourrons détecter d’éventuels mécanismes compensatoires permettant de mieux cibler les stratégies diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que des recommandations d’adaptation pour améliorer la qualité de vie des patients narcoleptiques.
Procédures
Tous les animaux feront d’abord l’objet d’une biopsie du bout de la queue à l’âge de 15 jours post naissance afin d'établir leur génotype. Les rats sélectionnés ayant le bon génotype subiront à l’âge adulte une chirurgie pour implanter les électrodes intra-cérébrales permettant de caractériser et de quantifier les différentes phases de leur sommeil. Cette intervention d'une durée de 3h00 aura lieu sous anesthésie générale. Au cours de la procédure, les animaux seront soumis à plusieurs tests comportementaux ou mnésiques impliquant chacun des circuits cérébraux différents. Les tests d’anxiété ont pour but de comparer le niveau d’anxiété de différents groupes d’animaux et d’en suivre l’évolution dans le temps. Le test du labyrinthe elevé consiste à placer le rat dans un labyrinthe circulaire dont la plateforme est surélevée et dont la moitié est pourvue de murs. Plus l’animal passe du temps dans la partie protégée par les murs et plus il est considéré comme anxieux. La durée du test est de 5 minutes. Les tests de mémoire de reconnaissance d’objet sont basés sur la tendance naturelle des rats à explorer plus longtemps un nouvel objet qu’un objet déjà connu. Cette diminution de l’exploration lors d’une seconde présentation de l’objet est interprétée comme une reconnaissance (et donc une mémorisation) de cet objet. Les phases d'encodage des objets et la phase de test (avec un nouvel objet) ont une durée respective de 10 et 5 minutes. Les tests de navigation spatiale : Dans le test dit de la piscine de Morris, le rat doit apprendre à retrouver une plateforme immergée en utilisant les indices spatiaux présents dans la pièce expérimentale. Le deuxième test est celui du labyrinthe en double H dans lequel les animaux doivent apprendre à retrouver une récompense placée à l’extrémité d’un des 6 bras constituant le labyrinthe. Ces tests se déroulent sur 5 jours consécutifs avec chaque jours 4 essais d’une minute. Tous ces tests seront réalisés sans aucune restriction ni alimentaire, ni hydrique. Ils ne sont basés que sur un comportement naturel de l’animal ou sur des renforcements positifs (eau sucrée, friandise)
Impact sur les animaux
La biopsie peut induire un stress lié à la manipulation de l’animal, et une douleur brève du fait qu’un petit bout de queue est coupé. Toutefois, la souffrance est légère et de très courte durée. Lors de la chirurgie, les nuisances attendues sont le stress modéré lié à la manipulation de l’animal avant la chirurgie et un état vaseux en sortie de chirurgie due à la récupération de l’anesthésie générale. Il peut y avoir une douleur postopératoire due à la plaie mais traitée par des anti-douleurs. Les infections de la plaie suite à la chirurgie sont extrêmement rares. Bien qu’elles ne soient pas attendues, elles ne sont pas exclues. Concernant les test comportementaux, l’animal sera sorti de l’enceinte d’hébergement et déplacé jusqu’à la pièce contenant le dispositif expérimental. Ceci peut engendré un stress qui sera limité par une manipulation régulière des animaux et par une phase d’habituation au transport et à l’enceinte expérimentale pendant les trois jours précédents le test.
Devenir
Après l’étape de génotypage, les animaux ne possédant ni le bon génotype, ni le bon sexe seront euthanasiés, sauf 90 d'entre eux qui seront replacés dans l'élevage pour le maintien de la colonie ou proposés pour être utilisés dans d’autres projets. Les 60 animaux utilisés pour l’étude du lien sommeil/mémoire seront mis à mort à la fin de la procédure. Ces animaux ayant un implant cérébral, ils ne peuvent ni être réutilisés ni être adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour ce projet. L’impact du sommeil, en particulier celui de l’alternance de ses phases (sommeil lent/sommeil paradoxal) sur la consolidation des souvenirs, est un processus complexe mettant en jeu un grand réseau de structures cérébrales mais également plusieurs organes (cerveau, muscles). Ainsi, cette étude de l’interaction sommeil/mémoire combine des enregistrements cérébraux et des tâches comportementales complexes qu’il n’est pas possible de mimer sur des modèles in vitro.
Réduction
En premier lieu, nous avons fait le choix d’une approche longitudinale afin de suivre l’évolution des paramètres mesurés dans chaque groupe de rat. Outre l’intérêt scientifique d’une telle approche, elle permet d'augmenter la puissance statistique en limitant le nombre d'animaux par groupes car ceux-ci seront leur propre témoin et que nous utiliserons les tests statistiques adaptés à ce type d'approche. Le nombre de rats pour chaque groupe a été ramené au minimum sur la bases d'études antérieures. Les enregistrements de sommeil des rats ainsi que les données comportementales seront organisés et archivés sur notre serveur central. Nous générerons ainsi une base de données qui permettra à terme de réduire le nombre d’animaux puisqu’elle sera utilisée comme référence et contrôle pour les projets suivants sur ce même type d’animaux et de problématique.
Raffinement
Dès le sevrage, les animaux seront hébergés dans une enceinte semi-naturalistique. Cette dernière, constituée de cages reliées par des tunnels, a une dimension totale de 2,7x2,1 m avec une surface utile au sol de plus de 2,5 m² pour les rats. Dans cette enceinte, les animaux disposent de 2 cages surélevées et de 2 nids à l’abri de la lumière. Ainsi, les rats peuvent exprimer la majeure partie de leur répertoire comportemental en particulier les interactions sociales, le choix du territoire ou encore la recherche active de nourriture. Une étude préliminaire menée sur des rats hébergés dans cette enceinte a montré une forte réduction de l’anxiété de ces animaux par rapport à ceux hébergés en cages standard. De plus, nous n’avons noté aucune agressivité interindividuelle même après plusieurs mois, tant chez les femelles que chez les mâles. Cela vient du fait que les rats peuvent s’approprier ce territoire et choisir de s’isoler si besoin et d’éviter tout conflit. Des enrichissements systématiques seront également mis en place. Les animaux seront suivis quotidiennement soit par une visite dans la salle d’hébergement, soit à l’aide des caméras couvrant l’ensemble du dispositif. De plus, les animaux seront manipulés régulièrement afin de limiter le stress lors du branchement du dispositif d’enregistrement. Lors des jours suivant la phase post-opératoire, les animaux seront suivis régulièrement au cours de la journée et l’optimisation de la récupération est assurée grâce à l’utilisation d’une grille de score post-opératoire. Cette grille permet de suivre l’évolution des paramètres physiologiques afin de détecter toute dégradation de l’état de santé général et de mettre en place les solutions médicamenteuses appropriées. Celle-ci permettent également de fixer le point limite des expérimentations avec mise à mort des animaux pour prévenir l’apparition d’une quelconque souffrance. L’utilisation d’un dispositif d’enregistrement du sommeil sans fil permettra, contrairement aux dispositifs filaires habituellement utilisés pour ce genre d’étude, de ne plus isoler les animaux durant les phases d’enregistrement de sommeil. L’interaction sociale sera donc maintenue chez les animaux durant toute la procédure. Enfin, les tests mnésiques utilisés dans la procédure ne nécessitent ni restriction hydrique, ni restriction alimentaire. Ils sont basés soit sur un comportement naturel du rat soit sur des renforcements positifs.
Choix des espèces
Les rongeurs sont l'une des espèces de mammifères qui a été largement utilisée pour étudier le sommeil d’une part et les processus mnésiques d’autre part. Ils sont donc parfaitement adaptés à une étude de la relation entre l’organisation du sommeil et la mémoire. Le rat est un modèle approprié car il possède une taille cérébrale permettant d’étudier l’activité de nombreuses aires cérébrales retrouvées chez l’Homme. Pour notre projet, le rat, contrairement à la souris, a une taille et un poids suffisant pour lui permettre de supporter les systèmes d’enregistrements autonomes qui ne sont actuellement pas encore assez miniaturisés pour être utilisés chez la souris Les rats de souche Long Evans sont particulièrement adaptés à notre étude car : - ils peuvent réaliser des tâches comportementales sophistiquées d’autant plus qu’il possède une très bonne vision - ils ont servi de bases pour le développement de la lignée narcoleptique Les animaux seront placés dès le sevrage dans l’enceinte d’hébergement semi-naturalistique. A l’âge de 12 semaines, ayant atteint leur maturité cérébrale, les rats seront inclus dans les différentes tâches cognitives et leur sommeil sera enregistré. A cet âge, ils possèdent un cycle circadien et ultradien veille-sommeil stabilisé et consolidé.
Etude des cellules souches musculaires chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Objectifs
Ce projet a pour but d'étudier la régénération du muscle et plus particulièrement les facteurs régulant les cellules souches musculaires essentielles à sa régénération. Pour cela nous utilisons des modèles de souris transgéniques pour tester la fonction de plusieurs gènes communs à l’homme qui pourraient être impliqués dans le développement de ces cellules. Ces études visent à développer des thérapies pour les maladies musculaires.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de cette étude est la découverte de nouveaux facteurs qui régulent le potentiel de réparation des cellules souches musculaires. À long terme, cela pourrait conduire au développement d'outils pouvant être utilisés pour la manipulation des cellules souches musculaires dans le cadre de thérapies cellulaires.
Procédures
Contention Biopsie pour identification: 30 secondes 1 fois/animal gavages: 1minute - 1 fois/jour pendant 4 jours injection d' un composé chimique sous anesthesie : 5 min - 1 fois/animal injection d'un inhibiteur: 1 minute - 2 fois par semaines pendant 4 semaines.
Impact sur les animaux
La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress chez l’animal. Le gavage peut provoquer un stress et une fausse route. L’injection de molecules chimiques peut engendrer une douleur légère et locale.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à la fin de la procédure afin de recueillir des échantillons de tissus.
Remplacement
Nous utilisons des systèmes de culture cellulaire spécialisés pour réaliser nos expériences. Cependant, la composition du micro-environnement des cellules souches musculaires est très complexe et très difficile à reproduire de façon artificielle en laboratoire. Utiliser des souris transgéniques nous permet d’étudier les cellules souches musculaires en conditions physiologiques.
Réduction
Les stratégies d’accouplement ont été calculés afin de générer un nombre suffisant d’animaux pour obtenir un résultat statistique fiable. Nous utiliserons 5 souris par condition pour plusieurs expériences par an (entre 4 et 5) pour pouvoir générer une quantité suffisante de matériel biologique à analyser par différentes méthodes. Nous utilisons des souris des 2 sexes car il n’y a pas de différence dans la reconstitution musculaire entre mâles et femelle.
Raffinement
Le gavage sera effectué à l’aide d’une sonde adapté à la taille de souris. Si le manipulateur fait une erreur lors de l'administration d'une molecule chimique, la souris sera mise à mort. L’injection d'un composé chimique peut provoquer une douleur légère de courte durée. Les injections seront pratiquées sur des souris anesthésiées au préalable. Les souris retrouvent une mobilité et une activité normale dès leurs réveil. Cependant dans le cas contraire nous disposerons dans la cage de la nourriture humidifiée et de l'hydrogel. Les animaux seront observés très régulièrement par le manipulateur/zootechnicien. Une grille de score pour évaluer l'état général de nos souris est mise en place et si un animal atteint les points limites il sera alors mis à mort.
Choix des espèces
La souris représente un organisme modèle de choix car étant un mammifère elle possède une structure de muscle squelettique très similaire à celle du muscle squelettique humain. Les durées de gestation ainsi que le temps de maturité post-natal de ce modèle sont courtes et compatibles avec la durée de nos expériences. Nous disposons d’outils adaptés à cette espèce nous permettant de réaliser diverses techniques de visualisation. Enfin le fait de pouvoir travailler avec des modèles de souris génétiquement modifiées nous permet de répondre à nos questions scientifiques pour augmenter notre expertise dans le domaine de la régénération des muscles squelettiques. Quand elles necessitent une biopsie, celle-ci est faite entre 7 et 10 jours après la naissance. Nous utilisons des souris adultes de 6 à 14 semaines. Avant 6 semaines, le muscle continue de se développer et certaines cellules souches prolifèrent encore. Après 14 semaines les muscles ont tendance à accumuler de la graisse et du tissus conjonctif.
Evaluation de traitements contre le phénotype épileptique dans le syndrome de Dravet
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l’impact de traitements sur les symptômes et la survie d’un modèle animal du syndrome de Dravet. Le syndrome de Dravet est une épilepsie rare de l’enfant qui a pour cause une mutation du gène SCN1A. Ce syndrome épileptique est caractérisé par des crises épileptiques pouvant diminuer la survie des patients (phénotype de SUDEP = mort subite et inattendue chez les patients épileptiques). Des modèles animaux du syndrome de Dravet ont été établis, ce qui mène au développement de crises épileptiques, provoquant dans environ 40% des cas une mort prématurée (SUDEP). Nous proposons d’utiliser un modèle du syndrome de Dravet, spécifiquement des souris jeunes afin de modéliser les phases précoces de ce syndrome. L’objectif est d’évaluer l’impact de traitements sur 1) la survie des animaux, 2) l’apparition des crises épileptiques, et 3) les symptômes associés : hyperactivité, déficit social ou défaut d’apprentissage.
Bénéfices attendus
Le syndrome de Dravet est un syndrome épileptique de l’enfant dont les traitements actuels ne permettent pas de soigner tous les patients. De plus, même si certaines crises sont atténuées par les traitements actuels, la survie ne semble pas être prolongée. Ce projet vise à tester de nouveaux traitements pour diminuer les crises d’épilepsie et augmenter la survie, ce qui permettra de proposer de nouveaux traitements chez l’Homme.
Procédures
Tous les nouveaux-nés modèle de Dravet et leurs contrôles (environ 480) seront identifiés à l’aide d’un prélèvement (biopsie) à l’oreille qui sera effectué une seule fois. Pour les traitements, les animaux seront administrés quotidiennement (une seule fois par jour) pendant la durée des expériences soit au maximum : 8 semaines pour 240 animaux, et au maximum : 4 semaines pour 150 autres animaux. Pour l’évaluation du comportement, les animaux seront testés au maximum 3 fois à l’aide de test allant de 8 min à 30 min/jour, le tout sur 2 semaines maximum. Cela concernera 240 animaux. Pour les enregistrements d’activité électrique cérébrale (EEG), environ 150 animaux subiront une procédure chirurgicale.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues (connues de la littérature) sont : 1) Le phénotype des souris transgéniques est dommageable, avec une survenue de crises épileptiques spontanées, qui peuvent entrainer une mort prématurée (environ 40% des animaux au maximum n’atteignent pas l’âge de 60 jours). 2) Un stress et une douleur associée à la biopsie d’oreille pour l’identification et le génotypage simultané 3) Un stress et une douleur dus à l’administration chronique des traitements proposés 4) Un stress dû aux tests comportementaux 5) Un stress dû à la chirurgie pour l’implantation d’électrodes intracérébrales 6) Un stress dû à l’isolement (maximum 24h) pendant les périodes d’enregistrement des crises spontanées. Les traitements seront effectués par du personnel expérimenté pour limiter le stress.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes, pour compléter cette étude.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est justifiée car le comportement (locomoteur, social, cognitif) ne peut être étudié au niveau cellulaire (in vitro) ou par modélisation (in silico). De plus, afin de mimer un syndrome d’origine génétique et ses conséquences sur un organisme en cours de développement, l’utilisation d’animaux transgéniques est indispensable.
Réduction
Afin de limiter l’utilisation d’animaux transgéniques à phénotype dommageable, les animaux seront générés par fécondation in vitro d’ovules de femelles non transgéniques et de sperme issu de males transgéniques. Suite à nos précédents travaux, nous pouvons estimer le nombre de femelles gestantes nécessaires afin d’obtenir le nombre d’animaux permettant d’atteindre une puissance statistique adéquate. Le calcul du nombre des animaux est fait selon les procédures standards de statistiques. De plus, les animaux pouvant présenter des crises épileptiques létales, il nous faut au minimum 12 animaux par groupe pour pouvoir évaluer le phénotype des animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées enrichies. La température est de 22°C +/-2°. Le cycle jour/nuit est de 12h, changeant à 7h/19h. Une surveillance attentive et quotidienne des animaux est réalisée. Environ 45 minutes avant chirurgie, une dose d’analgésique est administrée. Pendant la chirurgie, le dessèchement de la cornée est évité à l’aide d’un gel spécifique. Une injection d’anesthésique local est faite le long de la ligne d’incision pour limiter la douleur. De plus, l’animal est maintenu à une température de 37°C à l’aide d’un tapis chauffant. Puis, l’analgésique est administré 5 à 6h après l’injection pré-opératoire. Le lendemain, si un signe de mal-être/douleur est identifié, alors l’administration d’analgésique sera continuée. Une distribution d'aliment hydraté ou d’une bouillie produite par dispersion de croquettes dans l’eau pourra être effectuée pour faciliter l'alimentation. Les administrations seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté. Des points limites stricts et spécifiques du projet seront appliqués.
Choix des espèces
Afin de modéliser au mieux le syndrome de Dravet, qui est à plus de 80% dû à une mutation génétique, l’espèce souris dont la modification génétique du gène Scn1a déjà publié est la plus pertinente. Ce modèle récapitule bien le phénotype Dravet : crises fébriles, crises spontanées, SUDEP et symptômes psychiatriques. Pour la moitié, les animaux seront traités à partir du jour post-natal 7 (P7) au minimum afin d’avoir une exposition suffisante avant la diminution de la survie estimée à P20. Ces animaux seront évalués jusqu’à leur âge adulte (environ P45) où leurs comportements seront évalués. Pour l'autre moitié, les animaux seront utilisés après sevrage pour faire l’implantation d’électrodes et pouvoir mesurer les crises spontanées le plus tôt possible, les crises étant les plus visibles autour de P28.
Implication de l’enzyme EZH2 dans un modèle murin de développement de maladie valvulaire cardiaque (rétrécissement aortique calcifié)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Objectifs
L’objectif du projet est de mettre au point un modèle murin de maladie valvulaire cardiaque appelée rétrécissement aortique calcifié. Cette pathologie se caractérise par un épaississement puis une calcification progressive de la valve aortique, limitant son ouverture et compromettant son étanchéité. Ce modèle permettra de mieux comprendre les mécanismes de développement de la maladie et d’évaluer l’efficacité de traitements pharmacologiques, actuellement inexistants.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra, dans un premier temps, de mettre au point chez la souris un modèle de rétrécissement aortique calcifié (RAC), déjà décrit par d’autres équipes, qui pourra ensuite être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement du RAC, ainsi que pour évaluer le bénéfice potentiel de traitements pharmacologiques de cette pathologie in vivo. Dans un second temps, nous étudierons l’implication de l’activité de d'une enzyme dans différents types cellulaires (cellules endothéliales valvulaires, cellules inflammatoires, etc...), grâce à l’utilisation de modèles de souris génétiquement modifiées (OGM) au cours du développement du RAC. Nous espérons ainsi, si les résultats obtenus sont encourageants, proposer une nouvelle stratégie de ciblage pharmacologique de l’enzyme, spécifique aux cellules inflammatoires, pouvant constituer une approche innovante pour limiter la progression du RAC chez l’Homme.
Procédures
Biopsie du cartilage auriculaire externe de 2mm au moment du sevrage. Injections quotidiennes durant 3 jours. Anesthésie gazeuse lors de chaque échocardiographie.
Impact sur les animaux
Nous nous attendons, si notre modèle s’avère fonctionnel, à observer des signes de dysfonction cardiaque — notamment une augmentation du gradient transvalvulaire — et plus particulièrement de la valve aortique pendant plusieurs jours, évalués par échocardiographie. Cette dysfonction pourrait entraîner chez l’animal un état de fatigue, notamment à l’effort pendant plusieurs minutes. L’injection de la molécule induisant la délétion pourrait également provoquer des rougeurs, des douleurs ou une inflammation abdominale pendant quelques minutes.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette étude.
Remplacement
Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées par des études in vitro, car l’objectif de cette étude est de mettre au point un modèle murin de rétrécissement aortique calcifié (RAC), inexistant à ce jour.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous réaliserons de manière séquentielle des mesures non invasives de la fonction cardiaque (échocardiographie). Nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation et de mutualisation des prélèvements réalisés au moment de la mise à mort pour les analyses ex vivo. Ainsi, les tissus prélevés pour chaque animal seront congelés, broyés puis réduits à l’état de poudre, afin d’être répartis pour différentes analyses : lipidomiques, protéiques et moléculaires. De cette manière, un seul animal sera utilisé pour l’ensemble de ces analyses ex vivo, en lieu et place d’un animal dédié à chacune des méthodes. À l’issue de la phase de mise au point du modèle animal, nous ajusterons le nombre d’animaux nécessaires aux procédures suivantes à l’aide d'un calcul de puissance statistique, afin d’optimiser et réduire encore le nombre d’animaux requis. Enfin, des animaux des deux sexes seront utilisés dans nos procédures, afin de s’affranchir d’un effet lié au sexe et de valoriser l’ensemble des animaux géntiquement modifiés produits dans notre animalerie.
Raffinement
Les animaux seront hébergés conformément aux normes en vigueur, avec un enrichissement environnemental adapté. Des points limites précis ont été définis (absence de réaction à un stimulus, inactivité prolongée dans la cage pendant plus de six heures, manifestation de signes de détresse), ainsi qu’une stratégie d’anesthésie et d’analgésie appropriée associée à un suivi quotidien des signes cliniques et à un suivi du poids hebdomadaire. Par ailleurs, les expérimentateurs auront des contacts pluri-hebdomadaires avec les animaux afin de favoriser leur habituation à la manipulation. L’identification des souris génétiquement modifiées par puçage sous-cutané et la biopsie du cartilage auriculaire externe nécessaire au génotypage seront réalisées de manière concomitante, au cours d’une procédure unique, sous anesthésie gazeuse. Cette organisation vise à limiter le stress et à réduire le nombre d’anesthésies.
Choix des espèces
La souris présente l’avantage indéniable de permettre l’utilisation d’outils de biologie moléculaire qui ne sont pas toujours accessibles chez le rat (modèle également développé au sein de notre laboratoire), tels que l’invalidation ciblée d’un gène dans différents types cellulaires, comme c’est le cas dans cette étude. Ces modèles sont particulièrement pertinents pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement de la dysfonction valvulaire aortique responsable de la maladie cardiaque dont cette demande fait l'objet. Nous utiliserons un modèle de souris génétiquement modifiée pour le métabolisme des lipides qui, associé à un régime alimentaire riche en graisses prolongé induit une dysfonction valvulaire aortique similaire à celle observé chez des patients. Des animaux adultes, âgés de 8 à 12 semaines et pesant 20 à 24 g, seront utilisés pour cette étude. À cet âge, la taille des souris permet de faciliter le suivi échocardiographique de la maladie.
Rôle des peptides antimicrobiens dans un modèle de maladie auto-immune chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Nous étudions une maladie auto-immune chronique caractérisée par la destruction des glandes exocrines. Environ 0,5% de la population totale est atteinte et souffre de sécheresse buccale et oculaire et jusqu'à présent, il n'y a pas de remède pour celle maladie. Cela amène à la nécessité d'explorer d'autres domaines dans la compréhension de la maladie. Le rôle des molécules antimicrobiennes émerge dans le domaine de l'auto-immunité. Ces molécules constituent un groupe de petites molécules largement exprimés pour la défense contre les micro-organismes. Des études récentes révèlent que ces molécules régulent également les réponses immunitaires. Les molécules anti-microbiennes sont très exprimées dans les glandes salivaires. Notre objectif général est de déterminer le rôle de molécules anti-microbiennes dans les glandes exocrines lors du développement de l'auto-immunité dans un modèle murin.
Bénéfices attendus
Notre projet fournira de nouveaux outils thérapeutiques pour prévenir ou guérir un syndrome auto-immun.
Procédures
* Biopsie extrême pointe de la queue : 1 fois par animal, 2-3 secondes. * Prélèvement de sang : une fois par animal,, 2-3 secondes. * Injection : entre 1 et 6 injections, 2-3 secondes.
Impact sur les animaux
- Biopsie pointe de la queue (douleur légère de quelques secondes), -Tatouage d'identification (douleur légère de quelques secondes), -Injections (douleur légère de quelques secondes), Prélèvement sang à la veine faciale (douleur modérée de quelques secondes).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyse.
Remplacement
Pour étudier la physiopathologie des maladies auto-immunes, seuls les modèles in vivo sont capables de refléter la complexité de ces maladies et notamment les interactions entre le microbiote intestinal, le système immunitaire et le tissu cible. Mise en place d’une veille bibliographique pour éviter toute répétition d’expérimentation bien menée sur les plans scientifiques et méthodologiques.
Réduction
Les groupes ont été dimensionnés par une étude statistique adaptée.
Raffinement
-nombre d’individus par cage : un nombre suffisant sera défini pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de stress engendrés par une surpopulation; Stratégies d’enrichissement pour assouvir leur besoin ludique (blocs de cotons); Surveillance de leur bien-être quotidien par le personnel de l’animalerie; Selon le plan d’action défini, par les expérimentateurs : Détermination de points limites précoces pour réduire la sévérité des procédures au maximum tout en préservant l’analyse scientifique.Tout animal qui aura une valeur totale comprise entre 1 et 3 dans les différents points limites recevra un analgésique (Ketoprofen, dose 5mg/kg, volume 0,012ml/g; SC).
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. De plus il existe des modèles bien établis de maladies auto-immunes. Les souris NOR seront de 3 âges différents (4, 12, 20 semaines) correspondant aux différents stades de développement de la maladie. Les souris C57BL/6 Tcfcp2L1-Cre-ERT X Slpi-flox seront utilisées à l'âge adulte >8 semaines.
Étude du rôle des cellules immunitaires innées dans la progression de la drépanocytose chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Objectifs
La drépanocytose est une maladie génétique récessive causée par une mutation d’un gène, qui provoque une déformation des globules rouges. Cette pathologie entraine des complications rénales et cardiaques. Malgré les traitements actuels, les complications multiorganiques persistent. Des recherches récentes soulignent le rôle clé de certaines cellules immunitaires dans l’amplification des réponses inflammatoires, aggravant les lésions tissulaires et les dysfonctionnements des organes. Ce projet vise à explorer l’implication de ces cellules dans les complications liées à la drépanocytose et à évaluer leur potentiel en tant que cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans les complications aiguës et chroniques rénales et cardiaques de la drépanocytose. En se concentrant sur la contribution des cellules immunitaires, l’objectif est d’identifier des marqueurs pronostiques validés ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques capables de dépasser les limites des traitements actuels, en s’attaquant directement aux causes sous-jacentes des atteintes organiques associées à la drépanocytose. À terme, cette recherche pourrait contribuer à améliorer de manière significative les résultats cliniques et le bien-être global des patients atteints de cette maladie.
Procédures
- Biopsie de la queue : une seule biopsie de moins de 2 mm (10 secondes) réalisée sur une souris. - Prélèvement sanguin : un prélèvement sur souris vigile (durée environ 30 secondes) et deux prélèvements sur souris anesthésiées (durée environ 1 minute). - Mesure de la pression artérielle : deux mesures non invasives de 20 minutes sur souris vigiles pendant deux jours consécutifs. - Injections : 15 injections (une par jour) sur souris vigiles (environ 20 secondes par jour). - Administration orale : entre 15 et 90 administrations orales (une par jour) sur souris (environ 20 secondes par jour). - Administration par mini-pompes osmotiques : implantation sous-cutanée de pompes pour la délivrance continue du traitement (durée de la chirurgie : environ 5 minutes). - Séjour individuel dans des dispositifs métaboliques d’une durée de 8 à 24 heures, réalisé une à deux fois selon le protocole. - Exposition à une atmosphère hypoxique contrôlée : une à deux expositions d’une durée de 3 à 24 heures dans un environnement à faible teneur en oxygène.
Impact sur les animaux
Les souris ressentiront des douleurs légères et de courte durée à la suite de la biopsie de la queue et de la mesure de la pression artérielle. - Elles subiront également le stress d’un confinement individuel dans des cages métaboliques pendant une durée de 8 à 24 heures. - L’administration par voie orale, le prélèvement sanguin et les injections leur causeront une douleur légère et de courte durée ou un inconfort minime au site d’injection. -Douleurs modérées et de courte durée après chirurgie pour la pose de la pompe osmotique. - Les crises vaso-occlusives, qui reproduisent les complications aiguës observées dans le contexte de la drépanocytose, provoquent des douleurs intenses et prolongées, comparables aux épisodes douloureux sévères ressentis chez les patients drépanocytaires. - L’administration par voie orale quotidien entraînera un certain inconfort chez les souris, mais cette technique sera réalisée à l’aide de sondes d’alimentation en plastique polypropylène, afin de minimiser les risques de lésions œsophagiennes.
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes et d’analyser les reins, le cœur et le foie.
Remplacement
Le modèle animal permet d’étudier la physiopathologie rénale, cardiaque et hépatique en tenant compte de l’ensemble des paramètres physiologiques présents chez un organisme vivant. Les approches in vitro ou in silico ne peuvent pas reproduire cette complexité, notamment les interactions entre les vaisseaux sanguins et le système immunitaire, ce qui les rend peu pertinentes pour comprendre ces mécanismes.
Réduction
Le nombre minimum d'animaux requis est calculé sur la base d'un plan expérimental permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire pour obtenir des conclusions biologiquement pertinentes. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque animal, un maximum d’organes et d’échantillons biologiques sera prélevé afin d’éviter la répétition des expériences sur de nouveaux animaux. Ces tests statistiques sont adaptés à la taille de nos échantillons. Les accouplements sont optimisés pour obtenir les animaux d’intérêt avec le meilleur rendement possible.
Raffinement
Plusieurs mesures seront prises pour réduire le stress, l’anxiété et la souffrance des animaux : 1/ Des points limites clairs et stricts, spécifiques au projet, ainsi qu’un système de notation de la douleur ont été définis pour surveiller le bien-être des animaux et permettre une intervention si nécessaire. 2/ Pour limiter la douleurs, des prélèvements seront effectués sous anesthésie, des analgésies sont prévues pour traiter la douleur.
Choix des espèces
Le modèle souris est essentiel pour étudier les pathologies rénales, cardiaques et hépatiques, car il reflète la complexité de l’organisme vivant que les modèles in vitro ou in silico analyses ne peuvent pas reproduire. Les souris âgées de 4 semaines à 6 mois sont idéales, car elles ont dépassé le sevrage physiologique et ne sont pas encore à un âge où une fibrose des organes (rein, cœur, foie, etc.) pourrait se développer en raison de facteurs liés à l'âge pendant la drépanocytose, ce qui permet d’assurer une variabilité minimale des résultats expérimentaux.
Méthode de prélévement pour l’élevage de souris génétiquement modifiées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
L’objectif du projet est de produire des souris génétiquement modifiées et d’effectuer les prélèvements (biopsies) ainsi que l’identification des animaux. Dans le cadre des projets de recherche, différents modèles de souris génétiquement modifiés sont utilisées pour des études portant sur l’infectiologie, l'immunologie, les maladies neuro dégénérative, la recherche sur le cancer. Une identification et un génotypage sont requis.
Bénéfices attendus
L'institut de recherche a des thématiques différentes telles que les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, inflammatoires, infectieuses, métaboliques ou encore la cancérologie La plateforme est une animalerie fournissant et utilisant des modèles in vivo. Nous hébergeons et produisons des souris génétiquement modifiées de modèles déjà existants. Nous comptons une soixantaine de lignées hébergées. En production moyenne nous hébergeons environ 300 couples Les modifications génétiques apportées aux animaux que nous produisons et/ou hébergeons sont contrôlées par génotypage. Le génotypage et l'identification permettent de sélectionner les animaux d'intérêts qui seront ensuite utilisés dans les projets scientifiques. La gestion de l'élevage par l'équipe d'animalerie permet une optimisation de la production qui ne dépent plus des équipes utilisatrices.
Procédures
Prélèvement par biopsie, une fois dans la vie de l’animal, moins d’une seconde
Impact sur les animaux
La contention des animaux peut générer un léger stress. Le prélèvement en lui-même peut induire une légère douleur et occasionner un léger saignement
Devenir
L'ensemble des animaux rentreront en utilisation pour les projets autorisés. Les souris ne présentant pas le génotype d'intérêt pourront être utilisés dans le cadre de formations par tutorat. La majorité des animaux n'ayant pas de génotype d'intérêt recherché seront mis à mort.
Remplacement
Certains projets de recherche sont réalisés in vitro. Les modèles murins ne sont utilisés qu'en dernier recours, pour les recherches exigeant un métabolisme complet.
Réduction
Le génotypage permet de sélectionner les animaux d’intérêts dans le cadre des projets développés sur le Campus. Dans le cadre de formation ou tutorat une partie des animaux de non intérêts sont utilisés. Le fait de gérer les élevages permet d’éviter la production inutile ou la surproduction d’animaux. Les utilisateurs doivent programmer leurs expérimentations et l’équipe d’élevage met en place la stratégie la plus opportune pour obtenir le nombre d’animaux demandés.
Raffinement
L'établissement est agréé les animaux sont hébergés avec un contrôle continu des températures (22°C +/- 2° C), également avec un contrôle d'hygrométrie 55% +/-15, un cycle de lumière 12/12 avec un accès ad libitum à la nourriture et l'eau de boisson. Les animaux bénéficient également d’enrichissements; Une surveillance quotidienne est effectuée journalière afin de vérifier l'état de santé des animaux.
Choix des espèces
Les équipes de recherche du campus ont des projets nécessitant l'utilisation de modèles murins. Les prélèvements (Biopsie) des souris génétiquement modifiées afin d'effectuer un génotypage permettent la sélection de lots stables. Pour l’élevage, les animaux utilisés sont des adultes de 8 semaines. Les animaux utilisés en recherche sont disponibles à partir de l’âge de 3 semaines après identification, prélèvement et génotypage.
Collecte de sang et les prélèvements tissulaires sur différentes espèces dans le but d’améliorer des méthodes analytiques et / ou pédagogique (MODIFICATION)
- Enseignement supérieur
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Tests réglementaires
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Lapins : 100
Chats : 50
Chiens : 50
Furets : 25
Cochons : 100
Objectifs
Le but de ce projet est de pouvoir fournir des échantillons biologiques provenant d’animaux afin de permettre : 1) La réalisation de travaux pratiques (immunologie, histologie, etc.) 2) Le développement, l'amélioration ou le fonctionnement de méthodes analytiques 3) Le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale (in vitro, in silico). Ces échantillons sont utilisés en tant que tels, ou utilisés comme pool de référence pour comparaison avec des échantillons issus d'études pré-cliniques. Pour certaines études cliniques, il est nécessaire de réaliser des prélèvements sur animaux sains. Notre établissement peut fournir ces échantillons pour éviter le prélèvement sur animaux de propriétaires si cela est pertinent.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples, notamment de permettre la réalisation de travaux pratiques, dans le domaine de l'immunologie ou l'histologie. Ce projet permettra également de développer, d'améliorer et de participer au fonctionnement de méthodes analytiques. Pour terminer, ce projet permettra le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale (in vitro, in silico).
Procédures
Dans ce projet, il s’agit principalement de permettre la collecte de sang ou le prélèvement de tissus (biopsie de peau, d'organes). Les prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile, ou sous anesthésie brève en fonction de l'espèce animale. Cet acte technique est très rapide (moins de 2 minutes) et le nombre de prélèvement dépendra des demandes, mais un temps de repos suffisant sera mis en place en fonction du volume de sang prélevé si l'animal doit etre reutilisé. Concernant les biopsies cutanées, cet acte sera très bref (moins de 10 minutes en fonction du nombre de biopsies par animal). En fonction de l'acte technique à réaliser et en fonction de l'espèce animale, les animaux pouront être anesthésiés. Cela nécessitera une injection pour induire l'anesthésie (acte d'une durée de quelques secondes) et l'animal sera anesthésié pour une durée de 15 minutes maximum ou euthanasié si besoin.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles associées aux prélèvements biologiques : stress de la contention et de l’anesthésie (si applicable), hématome, douleur possible.
Devenir
Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasifs. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation. Les animaux qui devront être euthanasiés à l'issue de leur procédure (par exemple pour un prélèvement sanguin de volume important sous anesthésie et sans réveil) seront valorisés pour la formation initiale et continue : formation d'étudiants aux autopsies et à l'anatomie, formation de personnel technique ou d'étudiants vétérinaires à des gestes invasifs sur cadavres/pièces anatomiques. Ces animaux pourront également permettre l'obtention de prélèvements ou données nécessaires à des équipes de recherche. Le nombre d'animaux concernés dépendra des demandes et ce nombre ne peut pas être anticipé pour le moment. Enfin, certains animaux pourront entrer dans un programme d'adoption, en tenant compte de leur utilisation, de leur état de santé et de leur comportement. Il n'est pour le moment pas possible d'anticiper le nombre d'animaux qui seront adoptés.
Remplacement
La récupération de la matière biologique ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est basé sur la base de l'expérience de 5 ans précédents et sur les contraintes scientifiques (nombre suffisant d’animaux permettant le nombre de prélèvements nécessaire pour assurer la validation des méthodes analytiques). Les animaux pourront faire l'objet d'une réutilisation, dès lors que les prélèvements effectués n'impactent ni leur santé, ni leur bien-être (les prélèvements envisagés sont dans leur majorité peu invasifs). Cette réutilisation permet la réduction du nombre d'animaux utilisés. Par ailleurs, la réalisation de ces prélèvements peut permettre la réduction du nombre d'animaux utilisés dans d'autres projets, ou permettre le développement de méthodes de substitution à l'expérimentation animale.
Raffinement
Période d’acclimatation systématique (durée selon l'espèce animale, mais toujours minimum 1 semaine). Animaux hébergés en groupe. Paramètres d’ambiance des salles surveillés avec possibilité de modifier la température, afin d’optimiser le bien-être des animaux. Les animaux ont accès à un enrichissement spécifique à leur espèce. Des points limites, suffisamment prédictifs, permettront de sortir un animal de l’étude afin de limiter la douleur à son minimum. Prélèvements biologiques réalisés dans un contexte de renforcement positif par personnel maitrisant ces actes techniques. Si des prélèvements avec volumes sanguins importants sont à réaliser, alors nous prendrons systématiquement en compte le poids des animaux, afin de respecter un certain volume sanguin total à prélever, prenant en compte le volume sanguin total circulant chez l’animal, et prenant en compte un temps de repos nécessaire ensuite. Pour la collecte de sang chez les rongeurs, afin d'avoir un volume plus important, les animaux seront euthanasiés à la fin de la procedure. Les biopsies cutanées sont sous anesthésie locale. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de la procédure (observation quotidienne et suivi clinique avec pesée minimum une fois par semaine. Quelles que soient les procédures, la douleur est, si nécessaire, rigoureusement contrôlée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (anesthésie/analgésie).
Choix des espèces
L'espèce choisie correspondra à la demande de tissu / fluide, en fonction des analyses à réaliser. Le choix d'espèce a été basé sur l'historique de notre établissement. Par exemple pour le réglage d'une méthode analytique destinée au chien, un pool de sang de chiens sains sera fourni. Le stade de développement sera choisi en fonction des besoins analytiques ou de formation : la plupart du temps des animaux adultes seront utilisés (valeurs physiologiques normales et stables, tissus pleinement développés), mais des animaux plus jeunes pourront être utilisés pour des besoins particuliers (investigations sur des paramètres d'animaux immatures par exemple).