Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
831 contenus
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 540
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Le mélanome est un cancer de la peau ayant un mauvais pronostic et une incidence croissante, ce qui en fait un problème majeur de santé publique. De nouvelles thérapies ont permis d’améliorer la prise en charge du mélanome lorsque celui-ci s’est propagé dans d’autres organes, cependant l’échappement thérapeutique et la toxicité sont des phénomènes très fréquents qui limitent grandement leur bénéfice clinique. Ainsi, l’identification de nouveaux marqueurs de la résistance à ces thérapies reste un enjeu considérable. Il a déjà été démontré qu’un récepteur présent à la surface des cellules de la peau, est impliqué dans la progression du mélanome et que son expression est associée à un mauvais pronostic avec une diminution de la survie des patients. Nous souhaitons donc évaluer si ce récepteur est impliqué dans la résistance aux traitements dans le cancer de la peau et pourrait être utilisé comme molécule permettant d’anticiper la non réponses aux traitements des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet va nous permettre de démontrer le rôle du récepteur dans la réponse aux traitements et ainsi confirmer son rôle de cible thérapeutique dans le mélanome. A terme, ce récepteur pourrait être un marqueur prédictif de réponse à ces thérapies chez les patients atteints de mélanome.

Procédures

La mise en place du modèle d’étude consiste dans un premier temps à injecter une seule fois sous la peau des souris (au niveau du flanc) des cellules de cancer de la peau où la protéine d’intérêt est exprimée ou non. Cette injection se fait sous anesthésie et dure environ 1 minute. Lorsque la tumeur sera détectable (taille d’un petit pois), les souris recevront le traitement (3 injections, sur souris éveillée, dans l’abdomen espacées de 3 jours ; durée de l’injection : 15s). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine de la joue (sans anesthésie ; durée : 1 min) seront réalisées avant le début du traitement, puis 1 fois par semaine (4 prélèvements maximum). Pour les groupes de souris où il y a la combinaison des molécules inhibitrices de la protéine d’interêt, en plus des 3 injections d’immunothérapies espacées de 3 jours, s’ajouteront une administration par voie orale (gavage, 1 fois par jour, 5 fois par semaine pendant 4 semaines maximum) (durée : 1 min) ou par injection dans l'abdomen (durée 15s) selon le produit inhibant la protéine d'intérêt utilisé sur souris éveillée. Les tumeurs seront mesurées deux fois par semaine (durée 30s). Au bout de 8 semaines maximum, les souris sont euthanasiées afin de prélever les tumeurs.

Impact sur les animaux

Suite à la croissance des tumeurs et/ou au développement de métastases, une perte de poids peut être observée. Un développement trop important de la tumeur peut également induire une ulcération, un changement de la respiration ou encore une agressivité. Le point d’injection des cellules tumorales étant sur le flanc, les souris peuvent présenter une mobilité réduite si la tumeur atteint une taille trop importante. Enfin, l’immunothérapie peut se révéler légèrement toxique, ce qui se manifestera par une perte de poids principalement ou un gonflement de l’abdomen. Le gavage répété du traitement peut entrainer une ulcération/irritation du tube digestif

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales afin de collecter la tumeur et le sang, qui seront analysés et conservés afin de caractériser au niveau cellulaire l’effet de la thérapie en présence ou non de la protéine d’intérêt.

Remplacement

Nous avons réalisé des expériences en utilisant des cellules en culture (in vitro, sans utilisation d’animaux) qui ont montré que le récepteur avait un impact sur la réponse aux traitements anti-cancéreux. Cependant, pour obtenir des résultats plus proches de ce qui se passe dans le corps humain, nous devons passer à des tests dans des modèles animaux vivants (in vivo). Ces modèles intègrent des caractéristiques importantes des tumeurs humaines, telles que l’hétérogénéité des cellules tumorales, la présence de tissus sains et des barrières qui peuvent limiter l’efficacité des traitements. Il est donc impossible de poursuivre la validation de nos résultats in vitro sans utiliser un modèle animal entier vivant.

Réduction

Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Pour cela nous nous sommes basés sur des tests statistiques.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, un enrichissement sera mis en place (papier kraft pour la fabrication de nid, buchette en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Nous veillerons, par ailleurs, à réduire au minimum l’intensité et la durée des souffrances ressenties par les animaux, en utilisant une fois par semaine une grille d'évaluation prenant en compte la taille de la tumeur, l'apparence physique, le poids et le comportement des animaux. En effet, tout signe de souffrance et/ou douleur caractérisés par une réduction de l’alimentation avec une perte de poids ou une réduction de la mobilité donneront lieu à une mise à disposition de croquettes humidifiées dans les cages avec une surveillance quotidienne. En cas d'irritation du tube digestion avec saignement, la souris sera euthanasiée. Si ces signes sont observés d’une manière prononcée la surveillance de l’animal sera bi-quotidienne avec une mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage et la mise en place d’une analgésie injectée une fois par jour afin de soulager la potentielle douleur. Si deux de ces signes sont observés de manière prononcée simultanément, l’animal sera euthanasié selon une méthode réglementaire. En cas de signe de douleur (expression faciale, posture voutée) et de tumeur d’une taille importante (définie dans la grille de score) avec ou sans ulcération, la souris sera immédiatement euthanasiée selon une méthode réglementaire.

Choix des espèces

Le modèle de greffe de cellules cancéreuses est bien décrit dans la littérature scientifique et est pertinent pour l’étude de l’effet de thérapies sur la croissance des cellules cancéreuse. Pour mener à bien ce projet, nous utiliserons des souris adultes, afin qu’elles disposent d’un système immunitaire complétement développé. Cela nous permet d’être dans des conditions comparables à ce qui est observé chez l’Homme, le cancer de la peau étant un cancer observé chez l’adulte. Le mélanome étant un cancer qui se développe chez l’adulte, ainsi des souris mâles adultes âgées de 7-8 semaines seront utilisées lors de l’expérimentation, ce qui permettra également un suivi durant une période suffisamment longue.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 337
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Le cancer du pancréas est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostique suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule capable de se lier spécifiquement aux cellules cancéreuses. En fonction de l’élément radioactif utilisé, il est possible de diagnostiquer et localiser par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Cette approche est dite « théranostique ». Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce du cancer pancréatique et avons développé un anticorps capable de s’y lier. Nous souhaitons attacher un radioélément à cet anticorps et évaluer son potentiel pour diagnostiquer et traiter le cancer du pancréas. Pour évaluer le potentiel de cette approche, nous devons mettre au point le modèle d’étude, en déterminant la vitesse de croissance des tumeurs chez l’animal. Nous utiliserons des cellules cancéreuses humaines dont nous décrirons les vitesses de croissance en présence et en absence de la protéine X. Nous disposons aussi de cellules cancéreuses provenant directement de tumeurs de patients exprimant la protéine X dont nous décrirons aussi la cinétique de croissance. Ces modèles nous permettront ensuite d’évaluer la capacité de plusieurs agents d’imageries développés à partir de l’anticorps à se lier aux tumeurs chez la souris. Ces résultats nous permettront d’identifier à la fois les meilleurs modèles d’études et la meilleure combinaison en vue de son évaluation en thérapie anticancéreuse. L’évaluation de l’efficacité pour détruire les tumeurs fera l’objet d’un projet ultérieur.

Bénéfices attendus

Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic et dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de développer de nouveaux traitements plus efficaces et moins toxiques. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une molécule présente de manière spécifique à la surface des cellules de cancer du pancréas, la protéine X, pourrait permettre de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. La présence de cette protéine X est liée à un mauvais pronostic chez le patient. Son apparition à la surface des cellules cancéreuses arrive très tôt dans le développement de la maladie. Cette protéine semble donc être un candidat idéal pour diagnostiquer précocement les tumeurs. Le développement d’un agent théranostique basé sur un anticorps capable de se lier à la protéine X, permettra à la fois de diagnostiquer les patients avec un mauvais pronostic en y attachant un élément radioactif d’imagerie, mais également de traiter ces patients, en y attachant un élément radioactif thérapeutique. Les données accumulées dans le cadre de ce projet permettront également d’en apprendre plus sur cette protéine peu décrite qui semble jouer un rôle important dans cette maladie.

Procédures

85 souris maximum recevront 1 injection dans le pancréas sous guide échographique sous anesthésie (20 minutes maximum), 12 examens maximum par échographie sous anesthésie (20 min maximum). 126 souris maximum recevront 1 injection dans le pancréas de cellules cancéreuses sous guide échographique sous anesthésie (20 min maximum), 12 examens maximum par échographie sous anesthésie (20 min maximum), puis une injection intrapéritonéale sous anesthésie (2 min maximum), puis une injection intraveineuse sous anesthésie (5 min maximum), puis 5 analyses d’imagerie sous anesthésie (30 min) et 5 prélèvements de petit volume sanguin par incision de la veine de la queue (1 min). 126 souris maximum recevront 1 injection sous-cutanée de cellules cancéreuses sous anesthésie (2 min), 12 mesures de la taille de la tumeur à l’aide d’un pied à coulisse sur animal vigile (2 min), puis une injection intrapéritonéale sous anesthésie (2 min maximum), puis une injection intraveineuse sous anesthésie (5 min maximum), puis 5 analyses d’imagerie sous anesthésie (30 min) et 5 prélèvements de petit volume sanguin par incision de la veine de la queue (1 min).

Impact sur les animaux

La greffe de cellules cancéreuses dans le pancréas des souris induit une maladie tumorale sévère qui peut induire une dégradation de l’état général (amaigrissement, perte d’activité) de l’animal. Pour la greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses, les animaux peuvent présenter une gêne due à la présence d’une grosseur externe. L’anesthésie par inhalation utilisée lors des échographies abdominales de surveillance de croissance tumorale et lors des expériences d’imageries peuvent entraîner des nuisances telle qu’un abaissement de la température corporelle. De même, les manipulations pour surveiller l’état général et réaliser les pesées de suivi, ainsi que les mesures de croissance des tumeurs au pied à coulisse, peuvent être source de stress chez les animaux. L’anticorps que nous avons développé n’a jamais été administré chez l’animal. Les doses que nous avons prévu d’administrer sont très faibles et ne devrait pas causer de nuisance majeure, autre qu’une légère augmentation de la température corporelle, et une gène au site d’injection. L’incision réalisée sur la queue pour les prélèvements sanguins est petite et peu profonde, mais pourrait entraîner des douleurs temporaires.

Devenir

Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (foie et des poumons). A la fin des procédures 2 et 3, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement de la tumeur et d’organes supplémentaires (cerveau, rate, foie, reins, intestins, foie, poumons, coeur, tibia, peau, pancréas).

Remplacement

Les modèles in vitro de lignées cancéreuses ne permettent pas d’évaluer la distribution d’un candidat médicament dans l’organisme. Le modèle de greffe de cellules cancéreuses pancréatiques dans le pancréas des souris permet de se rapprocher d’un contexte proche de celui des patients ce qui est impossible in-vitro. La greffe de cellules cancéreuses pancréatiques sous la peau des souris présente l’avantage de pouvoir isoler facilement le signal radioactif accumulé dans la tumeur sans la perturbation liée au signal émis dans les autres organes proches du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment du point de vue du niveau d’expression de la protéine X.

Réduction

Pour évaluer la distribution de nos candidats médicaments chez la souris au cours du temps nous utiliserons l’imagerie isotopique, qui permet un suivi dans le temps de la distribution du radiotraceur sur les mêmes animaux, là où la plupart des techniques nécessite de mettre à mort les animaux à chaque temps de mesure. Ceci nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, ce projet permettra de sélectionner les modèles d’études les plus pertinents, ainsi que le médicament le plus performant, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le projet futur d’évaluation de son potentiel thérapeutique.

Raffinement

Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température: 20- 22°C; renouvellement d’air: 15 volumes/heure; cycle jour/nuit: 12h/12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux. Les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie assurerons le suivi quotidien des animaux. Les animaux auront l’eau et la nourriture à volonter. Les souris seront hébergées par groupe de 5 animaux par cage en portoir ventilé. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux (dôme, bûchette, du coton pour nidification). Nos animaux ont des défenses immunitaires réduites, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous travaillerons avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. Les animaux seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses. Pendant les échographies, les yeux des animaux seront protégés avec l’application d’un gel empêchant le désèchement. Les animaux ayant été greffés seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après l’injection pour éviter le stress de l'isolement. Le degré de douleur sera évalué au cours de la procédure avec une grille de score tenant compte de l’aspect des tumeurs sous-cutanées (blessures/nécrose), l’observation du comportement (toilettage, alimentation, hydratation, activité) des animaux et des pesées régulières. Selon la grille de score à partir de 15% de perte de poids une alimentation gélifiée sera mise à disposition avec une réhydratation sous-cutanée. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et avons fixé une taille limite (500 mm3 pour une tumeur sous-cutanée, 200 mm3 pour les tumeurs dans le pancréas). Les injections de cellules cancéreuses, prélèvements sanguins, les injections iv et les séances d’imagerie se feront sous anesthésie générale par inhalation, ce qui permettra de minimiser le stress de l’animal et un réveil rapide.

Choix des espèces

La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de croissance des tumeurs. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions le cancer du pancréas qui affecte des patients adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1338
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Les traitements par l’immunothérapie anti-cancéreuses ont révolutionné le traitement des cancers. Cependant aujourd’hui, l’effet de ces traitements sur les métastases au ganglion n’est pas encore bien décrit. Nous souhaitons étudier l’effet des traitements d’immunothérapie dans un ganglion métastatique, et étudier l’environnement vasculaire et immunitaire de celui-ci. Pour réaliser notre étude, nous avons besoin de 3 modèles reproductibles et robustes de ganglion métastatique. L’objectif de ce projet est de mettre en place nos modèles de ganglion métastatique, puis dans un second temps de mettre en place le schéma thérapeutique d’immunothérapie utilisé actuellement en clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’obtenir 3 modèles différents de métastases au ganglion, permettant d’étudier différents types de cancer et les effets des traitements d’immunothérapie sur ceux-ci. Par la suite, nous approfondirons l’étude avec un projet nécessitant ces modèles pour étudier les interactions entre les systèmes immunitaires et vasculaires des ganglions métastatiques au cours du traitement d’immunothérapie.

Procédures

Tous les animaux de ce projet auront une chirurgie au niveau du ganglion inguinal pour l’injection de cellules cancéreuses (10 minutes) sous anesthésie générale avec un analgésique générale et une crème anesthésiante sera appliquée sur la zone d’injection. Par la suite, certains animaux recevront deux injections en vigile (environ 10 secondes par injection) de traitement d’immunothérapie.

Impact sur les animaux

L’anesthésie et l’injection de cellules tumorales peut induire une douleur modérée et du stress chez les animaux, ainsi qu’une dégradation de l’état des animaux (perte de poids, lenteur dans les mouvements). Le développement tumoral peut causer des douleurs chez l’animal. Les traitements d’immunothérapie peuvent avoir des effets indésirables identiques à ceux observés chez l’homme avec une inflammation et une autoimmunité.

Devenir

L’ensemble des animaux est mis à mort pour des prélèvements post-mortem de tumeurs ou organes.

Remplacement

Les procédures réalisées sur l’animal ne peuvent pas être remplacées par des méthodes expérimentales alternatives. A ce jour, il n’est pas possible d’étudier le système immunitaire et son interaction avec le développement tumoral et le système vasculaire in vitro. La mise en place de métastases nécessite un organisme complexe pour étudier les interactions et paramètres mis en jeux. De plus, les cellules des vaisseaux sanguins auxquelles nous nous intéresserons dans la suite de ce projet sont très plastiques et ne conservent leur phénotype que dans un environnement particulier in vivo.

Réduction

Nous souhaitons mettre en place des modèles de tumeur métastatique dans le ganglion inguinal. Pour la robustesse de nos résultats, nous avons besoin de plusieurs modèles cellulaires. Le nombre d’animaux utilisé pour chaque expérience est suffisant pour mettre en évidence que les modèles sont robustes et écarter de façon certaines ceux qui ne le sont pas. Ce projet est conçu avec une hiérarchie entre les deux procédures, où la réalisation d’une procédure ultérieure n’est possible que si les résultats des procédures précédentes le justifient.

Raffinement

Pour l’injection des cellules ainsi que pour l’imagerie, les souris sont maintenues sur tapis chauffant. Les conditions d’anesthésie, avec une analgésie générale et locale, sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. La colle chirurgicale permettra d’une part de diminuer les traumatismes induits à la peau causés par des points de suture et d’autre part d’augmenter la rapidité d’action et de diminuer ainsi le temps d’anesthésie. Le suivi des animaux sera réalisé tous les jours par les expérimentateurs et les soigneurs, tous ayant connaissance des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques du projet.

Choix des espèces

La souris est un organisme modèle génétiquement proche de l’être humain, ce qui en fait un modèle préclinique de choix très utilisé dans les domaines de la cancérologie et de l’immunologie. Les ganglions lymphatiques étant apparus tardivement au cours de l’évolution, un modèle mammifère est nécessaire pour l’étude présentée ici, centrée sur les métastases dans ces ganglions lymphatiques. Les souris sont âgées entre 6 à 12 semaines, et présentent à ce stade un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1550
Souffrances
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 1550
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Devenir
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 1550

Objectifs

Le but du projet consiste en l’étude de l’efficacité antitumorale de la radiothérapie associée à un médicament inhibiteur ainsi qu’à une immunothérapie. Le rôle de la ferroptose dans les effets observés précédemment et comment mieux exploiter cette mort cellulaire afin de potentialiser les effets de la triple combinaison de traitement. L'immunnothérapie permet d'inhiber une molécule qui induit une polarisation des lymphocytes T du microenvironnement tumoral vers un phénotype anti-inflammatoire et pro-tumoral. De récentes études montrent que l’association de la radiothérapie et d’une immunothérapie ciblant cette voie est susceptible d’améliorer la réponse antitumorale en comparaison avec l’immunothérapie seule. De plus, d’autres études ont montré que l’utilisation de cet inhibiteur combiné avec la radiothérapie, entrainait une réponse antitumorale

Bénéfices attendus

Les résultats de ces expériences pourraient, en expliquant le mécanisme d’action des interactions des traitements, ouvrir la voie à de nouveaux schémas thérapeutiques, dans lesquels la triple combinaison thérapeutique pourrait constituer un traitement de référence dans certains cancers. De plus, l’utilisation d’inducteur ou d’inhibiteur pourront nous permettre (i) d’exploiter cette mort cellulaire dont les cellules sont particulièrement dépendantes et (ii) d’élucider la proportion que représente la ferroptose dans les effets observés en réponse à notre triple combinaison de traitement.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection sous-cutanée (anesthésie locale) de cellules tumorales, à des injections intrapéritonéales quotidienne (anesthésie locale) durant environ 14 jours ainsi qu'à trois gavages lors des différentes procédures. Pour finir les souris subiront également sous anésthésie générale une irradiation localisée de la tumeur.

Impact sur les animaux

Le developpement de tumeurs sous-cutané chez la souris peut entrainer une gêne chez ces dernières lorsque la tumeur sous-cutané va grossir. De plus, les diférentes injections sous-cutanées, intra-péritonéales ainsi que les gavages sont suscetibles d'entrainer chez l'animal un stress du a la manipulation de l'animal et aux différents traitements appliqués ainsi qu'une douleur légère et temporaire. Il en est de même pour l'irradiation des tumeurs des souris qui va déclencher un stress chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédures, pour examens sur tissus post-mortem.

Remplacement

L’utilisation d’un modèle animal est indispensable car les interactions au sein du microenvironnement immunitaire tumoral est au centre des effets de la triple combinaison, impliquant des composantes cellulaires et moléculaires impossibles à reproduire actuellement dans des modèles ex-vivo. Nous allons donc procéder à des expériences in vivo utilisant des modèles murins, mais aussi des expériences in vitro complémentaires en utilisant le modèle de culture d’organoïdes murins.

Réduction

Pour chaque point expérimental nous utiliserons le nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs d’un point de vue statistique. Nous comptons utiliser 4 lignées cellulaires tumorales (génétiquement modifié pour les différentes voies de signalisation étudiées). Le nombre mnimal d'animaux, nécessaire et suffisant, a été déterminé grâce à un calcul de puissance.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe, avec un équipement et des conditions sanitaires adéquates. Pendant la durée de l’expérience, ils restent dans leur environnement habituel. Les animaux seront en groupes sociaux de 5. Les protocoles d’exposition aux agents anticancéreux ont déjà été utilisés chez les souris et ne donnent pas lieu à des manifestations de gêne ou de douleur chez les animaux. Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, ils recevront un antiinflammatoire non stéroïdien ou un analgésique. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Dans ce type de combinaison thérapeutique, le recours à l’utilisation d’un modèle animal (organisme vivant entier), est indispensable car les interactions entre radiothérapie et immunothérapie au sein d’une tumeur obéissent à des processus cellulaires complexes impliquant de multiples voies immunitaires et métaboliques impossibles à reproduire in-vitro.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 53000
Rats : 300
Souffrances
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 5330
 42640
 5330
Devenir
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 5000
 48300

Objectifs

Le cancer est une maladie complexe qui peut toucher presque tous les organes du corps et prendre des formes très différentes d’un patient à l’autre. Pour développer de nouveaux médicaments anticancéreux, il est indispensable de les tester d’abord chez l’animal afin de vérifier qu’ils sont efficaces et bien tolérés avec d’être administrés pour la première fois à l’homme. Ce projet a pour objectif d’identifier et d’évaluer de nouvelles molécules anticancéreuses prometteuses. Il vise à comprendre si un traitement peut ralentir ou bloquer la croissance d’une tumeur, à évaluer ses effets biologiques sur les tissus et à déterminer comment le médicament se répartit dans l’organisme. Ces informations permettent de choisir les doses qui pourront être testées lors des premiers essais cliniques chez l’homme. Avant d’être testés chez l’animal, les candidats médicaments sont sélectionnés grâce à des tests réalisés sur des cellules. Seuls ceux montrant un profil prometteur passent à la phase d’étude chez le rongeur, principalement la souris et le rat. Ces espèces sont les plus utilisées en recherche anticancéreuse car leurs modèles tumoraux sont bien connus et permettent de reproduire de nombreuses situations observées chez les patients. Le projet comprend plusieurs étapes : - tester la tolérance d’un traitement sur des animaux sains afin d’identifier des doses sûres ; - caractériser et maintenir des modèles de tumeurs (de rongeur ou humaines) ; - évaluer l’efficacité antitumorale de différentes molécules sur des animaux porteurs de tumeurs ; - réaliser des prélèvements sanguins ou de tissus pour analyser l’effet du traitement ou comprendre le comportement du médicament. Ce projet couvrira environ 150 à 200 études par an, selon le nombre de programmes de recherche en cours. Les données générées permettent d’orienter la sélection des candidats médicaments et de soutenir leur entrée dans les phases d’essais cliniques.

Bénéfices attendus

Ce projet participe à améliorer les stratégies de prévention, de diagnostic et de traitements des cancers. Il apporte ainsi une contribution importante aux progrès de la recherche médicale et aux perspectives de soins pour les patients. Il permettra de mieux comprendre comment de nouveaux traitements anticancéreux agissent dans un organisme reproduisant les conditions tumorales humaines, avant d’être testé chez l’homme. Ces études aident à identifier les médicaments les plus prometteurs et à éliminer ceux qui ne seraient pas efficaces ou pourraient présenter des inconvénients. Les modèles utilisés offrent la possibilité d’évaluer la capacité des traitements à ralentir ou stopper la croissance des tumeurs mais aussi de comprendre leurs effets sur des mécanismes biologiques permettant le développement des cancers. Les résultats obtenus contribueront directement à accélérer le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses. Ils permettent de mieux sélectionner les candidats médicaments, d’améliorer la précision des futurs essais chez l’homme et de préparer les dossiers nécessaires à leur autorisation clinique ou plus tard, à leur mise sur le marché.

Procédures

Au cours des différentes études, les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions nécessaires en fonction du type d’étude : - implantation d’une petite quantité de cellules tumorales ou fragment de tumeur sous la peau, sur animaux vigiles ou directement dans un organe sous anesthésie générale, avec traitement contre la douleur (interventions chirurgicales entre 5 et 40 min en fonction de l’organe ciblé) ; - administration de médicaments sur animaux vigiles (quelques secondes, une seule fois ou de manière répétée sur jusqu’à 4 semaines) ; - mesures régulières de tumeurs (2 à 3 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) soit par un pied à coulisse posé sur la peau (tumeur sous la peau), quelques secondes, soit grâce à des techniques d’imagerie non invasives de quelques minutes (échographie, bioluminescence sous anesthésie générale) ; - prélèvement d’une petite quantité sang sur animaux vigiles (quelques secondes une seule fois ou de manière répétée 2 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) ; - observation et pesée quotidienne des animaux.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés dans ces expériences peuvent ressentir différents effets selon les études. Les manipuler pour faire certaines actions (comme les peser, mesurer une tumeur, donner un traitement ou faire une prise de sang) peut leur provoquer un stress ou un léger inconfort de courte durée. Les injections ou les prises de sang peuvent générer une légère douleur de courte durée. Ensuite, certains animaux peuvent perdre du poids, avoir les poils hérissés, le dos un peu courbé, être moins actifs ou changer de comportement en se sentant moins bien progressivement. Quand une tumeur est implantée sous la peau, cela peut être gênant à l’endroit où elle se trouve. Si la tumeur grossit beaucoup, elle peut devenir plus inconfortable et parfois s’abîmer. Si elle est sur le côté du corps, elle peut gêner pour marcher. Parfois, la maladie peut se propager dans le corps, ce qui peut entraîner des problèmes plus importants comme des difficultés à bouger ou à respirer. Lorsqu’une chirurgie est nécessaire, les animaux peuvent présenter une douleur légère à modérée pendant quelques jours, une baisse d’appétit et d’activité. Dans certains modèles avec des cellules humaines, les animaux peuvent perdre du poids transitoirement.

Devenir

A la fin des études de ce projet, la plupart des animaux sont euthanasiés pour pouvoir réaliser des analyses. Certains animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets en accord avec le vétérinaire clinicien.

Remplacement

Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives sont mises en place pour réduire au maximum le recours aux études sur l’animal (in vivo). Tout d’abord en testant les futurs médicaments directement sur des cellules en laboratoire (in vitro). Mais cela ne peut pas reproduire la façon dont le médicament interagit dans un organisme entier vivant. Des outils informatiques sont également utilisés pour prédire comment un médicament pourrait se comporter dans le corps pour atteindre une tumeur ou sa potentielle toxicité. Une autre alternative importante est l’utilisation d’organoïdes, des petites structures créées à partir de cellules et qui reproduisent certains aspects d’une tumeur. Cela donne un environnement plus réaliste que des cellules classiques mais ces modèles sont limités car ils ne possèdent pas le système immunitaire ou vasculaire d’un organisme complet. Toutes ces méthodes sont utilisées progressivement dans un projet afin de garantir que les études in vivo ne sont réalisées que lorsque cela est nécessaire.

Réduction

Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives permettent de réduire leur nombre car les médicaments sont d’abord testés sur des cellules en laboratoire. Cela évite de tester inutilement des composés sans potentiel sur des animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude est déterminé à partir de données scientifiques déjà publiées et grâce à des calculs réalisés avec des biostatisticiens. Cela permet de choisir un effectif minimal pour tirer le maximum d’informations des données recueillies et d’obtenir des résultats fiables. Le partage des tissus et organes entre plusieurs analyses permet de multiplier les informations obtenues à partir d’un même individu.

Raffinement

De nombreuses mesures sont mises en place tout au long du projet pour réduire autant que possible la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les équipes utilisent des techniques de contentions douces et rapide afin de limiter l’anxiété. Les interventions potentiellement douloureuses comme les chirurgies sont toujours réalisées sous anesthésie générale avec traitement de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Dans certains cas, les animaux peuvent être placés dans des cages ventilées connectées équipées de systèmes de suivi automatisés permettant de repérer rapidement une baisse d’activité ou un comportement anormal. Des aliments en gel et enrichis peuvent être ajoutés dans la cage après des procédures sensibles comme une chirurgie, afin d’aider les animaux à récupérer plus rapidement. Les animaux qui n’ont plus ou peu de système immunitaire, des précautions particulières sont prises au niveau des conditions d’hébergement afin d’éviter les infections : manipulation en environnement stérile, cages ventilées. Pour les modèles humanisés avec implantation de cellules humaines, les études sont limitées à une période pendant laquelle le risque de réactions indésirables reste très faible. Des points limites stricts et spécifiques sont définis à l’avance pour chaque type d’étude et appliqués, permettant une action immédiate, validée par le vétérinaire pour éviter que l’animal ne souffre davantage (soin, surveillance renforcée ou arrêt de la procédure pour l’animal en question). L’ensemble de ces mesures garantit que les animaux ne subissent pas de souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les modèles de choix en pharmacologie. Elles ont une grande similarité génétique avec les humains, permettant de reproduire les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme. Les rongeurs sont des mammifères, ils ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les rongeurs sont utilisés à l’âge adultes (en général entre 8 et 12 semaines d’âge) car le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines et leur poids est stable.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 4608
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Chaque année, plus de 900 000 personnes sont diagnostiquées avec un cancer du foie et environ 800 000 personnes succombent à la maladie, ce qui en fait la troisième cause de décès par cancer dans le monde. En raison de l’épidémie mondiale de diabète et d’obésité, l’incidence de ce cancer ne cesse d’augmenter et malheureusement les options thérapeutiques restent limitées. Ce projet de recherche vise à définir le rôle d’acteurs clés dans le contrôle de l’intégrité génomique mais également du microenvironnement immunitaire hépatique lors du développement de maladies métaboliques telles que la stéatose et la stéatohépatite, qui peuvent conduire au cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire. (MODIFICATION) L'ajout des prélèvements sanguins nécessite une modification du projet sans ajout d'animaux.

Bénéfices attendus

Les stratégies thérapeutiques mises en jeu dans la lutte contre le cancer du foie sont à l’heure actuelle très limitées et souffrent d’un manque de compréhension (1) des mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans le contrôle du potentiel prolifératif des hépatocytes (cellules majoritaires du foie) et (2) du rôle du microenvironnement immunitaire, lors du développement de ce cancer, notamment dans un contexte de perturbations métaboliques. Les résultats de ce projet devraient nous permettre de mieux caractériser le rôle de ces différents mécanismes et acteurs dans la maladie, de développer de nouveaux outils diagnosticet pronostic dans la prise en charge du cancer du foie et conduire également dans un futur proche à l’émergence de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Une partie des animaux recevra une injection intraveineuse unique sous anesthésie générale permettant l’expression d’un gène d’intérêt (1 fois, 5 minutes/animal). Tous les animaux seront soumis à différents régimes alimentaires modifiés (enrichi en gras, sucre, etc.) permettant de reproduire la pathologie étudiée pour une durée de 6 à 12 mois selon les régimes. Une partie de ces animaux sera suivie par échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10 minutes tous les 15 jours (8 à 12 échographies en moyenne par souris) (MODIFICATION: et trois prélèvements sanguins seront réalisés sur ces animaux au cours du projet (3 fois, 1 minutes, animal vigile)]. Une autre partie des animaux sera impliquée dans une chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie (15 minutes par animal). (MODIFICATION :Un prélèvement sanguin de plus grand volume sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié en fin de projet (1 fois, 2 minutes)). Une partie des animaux sera sujette à un transport entre centres de recherche. L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet nous procéderons à une injection sous-cutané et un certain inconfort ou stress, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine) pourra être ressenti par les animaux. Par ailleurs, du fait des différents régimes alimentaires auxquels seront soumis les animaux, une prise de poids importante est attendue, pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Enfin, du fait d’un développement tumoral attendu au niveau du foie, les animaux pourraient être sujets à une altération de leur état général. (MODIFICATION : De la douleur légère de courte durée peut être ressentie au point de prélèvement pour les prélèvements sanguins. Dans de très rares cas une perte de sang hémorragique peut être observée).Le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs impliqués peut aussi être stressant pour les animaux.

Devenir

Pour ce projet de recherche, des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglementaire) de l’ensemble des animaux (4608).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence ici le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires induisant la séquence stéatose/stéatohépatite/carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire mais aussi l’environnement métabolique et les autres organes pathologiques, notamment lors de la stéatose non alcoolique du foie. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permettrait donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité.

Réduction

4608 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation.

Raffinement

L'ensemble de ce projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les animaux provenant de l’extérieur seront acclimatés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Le milieu est enrichi avec plusieurs enrichissements. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Toute manipulation invasive sera précédée d’une courte anesthésie générale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur une plaque chauffante. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l’euthanasie anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au carcinome hépatocellulaire. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90 pourcents de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux, capacité essentielle notamment dans la régulation des lésions hépatiques qui prennent place dans la séquence stéatose/stéatohépatite.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 308
Souffrances
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 308
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Devenir
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Objectifs

Les cancers du foie sont la 3ème cause de mortalité attribuable au cancer dans le monde. De nouveaux types de traitements faisant appel à des anticorps ciblant le système immunitaire se sont montrés efficaces dans d’autres types de cancers mais n’ont pas encore fait leur preuve pour les cancers du foie. Il y a donc urgence à améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré dans le cancer du foie que notre anticorps pouvait réduire la taille des tumeurs, influencer le système immunitaire et améliorer les thérapies ciblant ce dernier à la fois chez l’homme et la souris. Cependant, le mécanisme d’action de la thérapie reste encore mal compris. Au cours de nos projets précédents, nous avons mis en évidence un mécanisme potentiel passant par le ciblage des fibroblastes, des cellules de soutien participant à la synthèse de collagène et supportant la progression du cancer. L’objectif de notre projet est de valider notre hypothèse afin d’établir le mécanisme d’action de notre traitement, avec un focus particulier sur le rôle des fibroblastes dans la progression du cancer du foie.

Bénéfices attendus

Les cancers du foie sont un grave problème de santé public. Dans les cas les plus avancés, ils répondent très mal au traitements traditionnels et l’immunothérapie n’est pas. Notre projet est une étape vers la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces. Une meilleure compréhension de son mécanisme d’action permettra de soutenir son développement et sera un pas important vers la mise en place de nouveau traitements efficaces contre le cancer. Nous pensons que notre anticorps peut améliorer l’efficacité des thérapies ciblant le système immunitaire et potentiellement la survie de très nombreux malades dans le futur. Cet anticorps a d’ailleurs déjà passé les tests de toxicité avec succès et est récemment entré en essai clinique pour le traitement d’autres maladies.

Procédures

Les animaux de ce projet seront soumis à une injection unique sous la peau de cellules cancéreuses. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux anesthésiés. Certains animaux recevront un traitement par anticorps 3 fois par semaine pendant 6 semaines par injection réalisée sur animaux vigiles qui prend moins d’une minute. Les animaux anesthésiés subiront un prélèvement de sang unique, d'une durée de 1 minutes.

Impact sur les animaux

Pour les souris injectées sous la peau, la croissance de la tumeur peut entrainer l’apparition d’une ulcération cutanée. Les injections répétées peuvent parfois engendrer une douleur ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection, ou de l’inflammation. La contention des animaux peut engendrer un stress. Par ailleurs, le traitement administré a le potentiel d’améliorer le bien-être des animaux en réduisant la charge tumorale.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires afin de démontrer la validité de notre approche. Celle-ci nécessite en parallèle une validation sur animal entier permettant de reproduire la complexité du système immunitaire avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont. L’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger. Les animaux seront maintenus en groupe. Des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les procédures invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatation de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections répétées.

Choix des espèces

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature. De plus il est préférable de greffer les cellules sur des animaux adultes afin que les tumeurs grandissantes entravent le moins possible leur capacité de mouvement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 298
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Les métastases cérébrales (MCs) du cancer du sein représentent une complication fréquente et sévère chez les patientes atteintes d’un cancer du sein avancé. L’utilisation de nouveaux traitements, tels que les conjugués anticorps-médicaments, a démontré son efficacité dans le traitement des cancers du sein primaires. Cependant, la barrière hémato-encéphalique en limite l’efficacité dans le cas des atteintes cérébrales. Ce projet vise à évaluer l’efficacité de ces conjugués anticorps-médicaments dans le traitement des MCs, en les combinant avec des ultrasons afin d’ouvrir temporairement la barrière hémato-encéphalique. Grâce à cette technique, qui induit la formation de pores dans la barrière, les traitements pourraient ainsi atteindre plus efficacement les cellules cancéreuses localisées dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Le traitement actuel des métastases cérébrales est restreint et permet de prolonger la survie des patientes pour quelques mois seulement. Le frein majeur à l’amélioration des soins reste principalement sur la barrière hémato-encéphalique. Ce projet vise à valider l'efficacité de la combinaison des ultrasons avec les traitements dans le but de poursuivre vers un essai clinique.

Procédures

L’implantation cellulaire par chirurgie sera réalisée une seule fois pendant 30 minutes sur une souris anesthésiée. La pose du cathéter (3 fois par semaine, toutes les deux semaines pendant 6 semaines) et les injections intraveineuses (3 fois par semaine, toutes les deux semaines pendant 6 semaines) sont réalisées sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane, afin de limiter la douleur et le stress.

Impact sur les animaux

Les animaux développeront des tumeurs intracrâniennes qui peuvent entraîner : - Des maux de tête - Des étourdissements - Des symptômes neurologiques - Une perte de poids liée au cancer Les contentions multiples (pesée, traitement, suivi par imagerie) peuvent générer du stress chez l’animal. Les injections de chimiothérapies peuvent s’accompagner d’effets indésirables tels que : - Nausées, perte d’appétit – fatigue. Très rarement, les injections répétitives de traitements au même point d’injection peuvent engendrer des irritations ou infections locales. Les nuisances et effets indésirables prévus sur les animaux par le protocole ultrasons pourraient être : - Une surdose ultrasonore peut entraîner un risque d’œdème cérébral local ou d’hémorragie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour collecter le cerveau, à des fins d’analyses histologiques et moléculaires.

Remplacement

En amont de ce projet, nous avons réalisé des études in vitro préliminaires pour évaluer les traitements sur nos lignes cellulaires, pour affiner les paramètres des ultrasons, et limiter le nombre d’expériences in vivo. Cependant, la barrière du cerveau et son environnement cérébral ne sont pas reproductibles in vitro à ce jour. Ni la modélisation in silico, ni l’expérimentation in vitro ne permettent de prédire l’efficacité de la délivrance des molécules et l’impact du traitement ultrasonore sur le tissu. Il est donc indispensable d’utiliser des modèles animaux.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons utilisé des guides statistiques et des résultats préalables détaillés dans la littérature. Grâce à ces approches, nous avons déterminé que des groupes expérimentaux composés de 12 animaux permettront d’obtenir des résultats statistiquement corrects qui ne compromettront pas l’interprétation de nos résultats.

Raffinement

L’ensemble des actes effectués chez les animaux seront faits par des personnes formées. Chaque suivi par imagerie sera réalisé sous anesthésie et l’animal sera maintenu sur un tapis chauffant pour assurer son bien-être. Lors des sessions de thérapie, les injections seront réalisées sous anesthésie. Les souris seront hébergées en groupe avec un milieu enrichi. Des points limites seront définis en amont des interventions, ceux-ci auront vocation à limiter et surtout éviter une souffrance animale. Une grille de score basée sur ces points limites sera utilisée.

Choix des espèces

Nous avons sélectionné la souris pour notre étude, car il a été démontré, par l’utilisation de cellules de cancer du sein, qu’elle était capable de développer la pathologie avec les mêmes manifestations que l’humain. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines. A cet âge, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise de l’implantations. Les souris sont immunodéficientes car les cellules injectées sont des cellules d’origines humaines ainsi il n’y a pas de rejet de la l’implantation. Les individus sélectionnés sont exclusivement des femelles. Ce choix résulte du fait que la pathologie touche presque uniquement les femmes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1575
Souffrances
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Devenir
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 1575

Objectifs

Le système immunitaire est capable dans la plupart des cas de contrôler l’apparition et le développement des cancers. Dans certains cas les cancers peuvent échapper à ce contrôle immunitaire grâce à de nombreux mécanismes, incluant l'induction de cellules dites "immuno-suppressives". Ces cellules sont capables de bloquer la capacité du système immunitaire à éliminer les cellules tumorales. Plusieurs sous-types de cancers du sein ont été définis, basés sur la présence (l’expression) par les cellules tumorales des récepteurs hormonaux ER (récepteurs aux œstrogènes), ou PR (récepteurs à la progestérone). Les cancers hormono-dépendant dépendent ainsi de ces récepteurs. Cliniquement, il est possible de bloquer ces récepteurs en utilisant des molécules spécifiques. Cependant, outre les cellules cancéreuses, certaines cellules immunitaires pourraient également exprimer ces mêmes récepteurs hormonaux. L’effet des œstrogènes sur ces cellules immunitaires reste à ce jour peu connu. Ce projet a ainsi pour objectif de caractériser l’influence des hormones femelles sur les cellules immunitaires tueuses anti-tumorales et sur les cellules immunitaires pro-tumorales impliquées dans l’échappement des cancers au système immunitaire. Un modèle de cancer du sein de souris représentatif des cancers du sein humain et maîtrisé depuis 20 ans par le laboratoire sera utilisé.

Bénéfices attendus

Les données générées au cours du projet proposé devraient permettre : 1) de clairement déterminer l’effet des oestrogènes, le rôle des récepteurs hormonaux ER et des hormonothérapies sur différentes populations de cellules immunitaires pro- et anti-tumorales. 2) De déterminer si, en modifiant le contexte immunitaire chez des souris porteuses de tumeur, les hormonothérapies permettent d’améliorer l’efficacité des immunothérapies. Notre objectif à long terme est d'améliorer les réponses cliniques chez les patientes atteintes de cancer du sein.

Procédures

Modèle de cancer du sein de souris : injection dans la glande mammaire de cellules tumorales (~10 secondes). Ablation des ovaires, environ 15 min. Les procédures se feront sous anesthésie générale. Pour les thérapies: injections intraveineuses (dans la circulation sanguine), intrapéritonéales (dans la cavité péritonéale) ou intratumorales d'hormonothérapie (3 injections tous les 2-3 jours), ou de lymphocytes T (cellules immunitaires anti-tumorales) (1 injection) (temps de la procédure ~10 secondes). Les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale, y compris les animaux mis à mort aux points limites. Des prélèvements des différents organes seront effectués uniquement après la mort de l'animal : - Rates - Tumeurs - Foies - Poumons - Sang.

Impact sur les animaux

Les nuisances, stress et douleurs anticipés seront liés à la manipulation et contention des animaux, aux injections (cellules tumorales ou thérapies) ainsi qu’à la croissance tumorale. La croissance tumorale s'accompagne d'une fatigue générale. Un handicap physique lié à la tumeur primaire n'est pas anticipé puisque les souris seront euthanasiées avant qu'elles atteignent ce stade basé sur des points limites définis. Basé sur nos travaux précédents, les immunothérapies proposées sont bien tolérées et aboutissent dans certain cas à la régression des tumeurs et à la guérison des animaux. Les stratégies permettant une réduction de la souffrance et du stress sont détaillées dans les sections « remplacement, réduction, raffinement » et spécifiquement décrites pour chaque procédure.

Devenir

A l'issu de toutes les procédures, les animaux sont euthanasiés pour collecter les différents organes d'intérêt permettant une analyse du nombre, du phénotype et des fonctions de différentes populations de cellules immunitaires

Remplacement

L'utilisation de modèles de cancers de souris est indispensable à ces études et ne peut être remplacée par des approches alternatives : en effet, la simplicité des systèmes de culture in vitro n'est pas adaptée et ne permettrait pas de reconstituer toute la complexcité cellulaire d'une tumeur et de son environnement immunitaire. De plus, ces systèmes in vitro ne permettent pas l'évaluation de l'influence du microenvironnement propre à chaque organe sur les cellules pro-tumorales in vivo. Nous avons envisagé la possibilité d'utiliser des modèles d'insectes ou des systèmes non-vertébrés, mais ces organismes ne possèdent pas les cellules immunitaires retrouvées chez les mammifères, rendant impossible une extension des résultats à l'Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux sera restreint au minimum permettant de dresser des conclusions scientifiques basées sur une approche statistique. Par ailleurs les réponses immunitaires pouvant varier d'une expérience à l'autre, les expériences nécessitent d'être répétées au moins 3 fois.

Raffinement

La procédure majeure consiste à injecter des cellules cancéreuses dans la glande mamaire des souris. Cette procédure ne demande pas de chirurgie, et permet un suivi à long terme; la manipulation des animaux n'engendre pas de douleur et n'est associée qu'à un stress limité. L'évolution tumorale est très documentée, permettant un suivi reproductible et fiable des animaux, ainsi que d'anticiper les signes de détresse potentiels. Concernant l'objectif de réduction de la souffrance, la douleur et l'angoisse infligées aux animaux, les souris sont hébergées dans des conditions très contrôlées, adaptées à leur fragilité (cages, nourriture et litière stériles). Elles sont observées chaque jour pour repérer tout signe de malaise. Si un animal montre trop de souffrance, il est euthanasié rapidement pour éviter toute douleur inutile. Des limites précises ont été fixées : Perte de poids de plus de 20% d’une semaine à l’autre; Changement de comportement (isolement, posture anormale, poils hérissés); Tumeur dépassant 2 cm. Les souris étant des animaux sociaux, 5 animaux seront placé par cage en présence d'un enrichissement de leur environnement (matériaux pour la fabrication de nids).

Choix des espèces

Il n´existe pas de méthode alternative pour ce projet. Le suivi de la réponse immunitaire chez les patients ne donne qu'une réponse partielle. Il est impossible, pour des raisons techniques et éthiques, d’observer directement chez l’être humain comment une tumeur agit sur le système immunitaire au fil du temps. C’est pourquoi la souris est utilisée, dont l’immunité ressemble beaucoup à celle des humains. L’étude sur la souris permet de suivre précisément comment les cellules du système immunitaire réagissent et évoluent face à une tumeur. Les expériences sur des cellules isolées ou sur des organismes plus simples (comme les insectes) ne permettent pas d’obtenir ces informations, car ils ne possèdent pas un système immunitaire comparable. La souris est donc le modèle le plus fiable et le plus couramment utilisé pour comprendre les mécanismes immunitaires liés au cancer.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 180
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Dans le cancer du côlon chez l’homme, les tumeurs commencent souvent par de petits amas de cellules appelés polypes, qui se forment dans le côlon. Mais dans les souris utilisées habituellement pour la recherche, ces polypes se développent surtout dans l’intestin, et très peu dans le côlon. Cela rend l’étude du cancer du côlon plus difficile. Nous cherchons donc à mettre au point une méthode qui permettrait de créer un polype précisément dans le côlon de la souris, pour que ce modèle ressemble davantage à la maladie humaine. Grâce à ce modèle, les chercheurs pourront comprendre comment les cellules du côlon se transforment en cellules tumorales, étudier comment le polype interagit avec son environnement dans le côlon et observer les premières étapes de la formation d’une tumeur. Une fois mis au point, ce modèle pourra être réutilisé dans plusieurs projets de recherche sur le cancer colorectal, ce qui évitera de recommencer tout le travail de mise au point à chaque fois. Il deviendra un outil fiable, pratique et utile pour de nombreuses équipes de recherche.

Bénéfices attendus

Notre projet consiste à créer chez la souris un modèle de cancer du côlon qui ressemble vraiment à ce qui se passe chez l’être humain. Cela permettra aux chercheurs d’étudier comment un simple polype (une petite excroissance dans le côlon) peut évoluer et devenir un cancer. Nous voulons aussi comprendre le rôle de tout ce qui entoure la tumeur, appelé microenvironnement : ce sont les cellules, les tissus et les molécules autour du polype, qui peuvent aider ou freiner son développement. Grâce à ce modèle, nous espérons découvrir ce qui se passe au tout début de la maladie et peut-être trouver des marqueurs qui permettraient de mieux diagnostiquer ou suivre le cancer du côlon chez l’homme. Ce projet est très important, car les premières étapes du cancer colorectal sont encore mal connues et difficiles à étudier sans un bon modèle.

Procédures

Les animaux auront soit une administration unique par voie rectale à l’aide d’une sonde de cathéter (moins de 10 minutes) ou une injection unique directement dans le côlon nécessitant une intervention chirurgicale. Les actes s’effectueront sous anesthésie générale gazeuse (moins de 30 minutes). Ils recevront une dose d’analgésique 30 minutes avant l’anesthésie, 8h après l’intervention et deux dose le lendemain (moins d’une minute).

Impact sur les animaux

La drogue utilisée n’est pas dangereuse aux doses utilisées, mais elle peut parfois provoquer une petite irritation. L’introduction d’une sonde rectale peut entraîner un léger inconfort. Après une intervention chirurgicale, les animaux peuvent ressentir une sensibilité et une petite inflammation autour de la zone opérée. Des petits amas de cellules (polypes) apparaitrons dans le côlon après traitement. Nous avons estimé les effets indésirables attendus sur les animaux en fonction du temps : 16 à 20 semaines après traitement : inconfort léger, parfois un peu moins d’activité ou un pelage moins soigné. 20 à 24 semaines après traitement : inconfort modéré, avec possible sensibilité abdominale, baisse d’énergie ou petites perturbations du transit.

Devenir

Les animaux seront mis à mort et les organes d’intérêts seront récupérés pour une analyse histologique post mortem.

Remplacement

Ce projet vise à développer un modèle murin du cancer colorectal., afin de mieux comprendre comment débute le cancer colorectal. Pour étudier ces mécanismes, il est nécessaire d’utiliser des organismes vivants complets, car ils possèdent l’ensemble des interactions naturelles présentes dans un corps (circulation sanguine, système immunitaire, environnement cellulaire complexe…). Les modèles murins utilisés dans ce projet reproduisent de manière fidèle les premières étapes de la formation des tumeurs intestinales. À ce jour, aucun modèle en laboratoire, comme les cultures de cellules, ne permet de reconstituer toutes les composantes d’un tissu vivant dans son intégralité. C’est pourquoi l’utilisation de ces modèles animaux reste indispensable pour répondre aux questions scientifiques posées dans ce projet.

Réduction

Nous avons choisi le nombre minimum de souris nécessaire pour obtenir des résultats fiables, en nous appuyant sur des données scientifiques et des méthodes statistiques. Nous utilisons des animaux des deux sexes afin de limiter le nombre total d’animaux élevés et utilisés. Nous commencerons par la méthode qui est moins invasive. Si elle fonctionne, la méthode plus lourde ne sera pas utilisée, ce qui réduira encore le nombre d’animaux nécessaires. Une fois la meilleure technique validée, elle pourra servir dans d’autres projets, évitant de répéter les mêmes étapes et contribuant à diminuer l’utilisation d’animaux à long terme.

Raffinement

Nous avons mis en place toutes les mesures nécessaires pour assurer le bien-être des animaux. Leur état sera vérifié chaque jour, et les procédures seront réalisées sous anesthésie pour éviter la douleur et réduire le stress. Les animaux seront maintenus au chaud jusqu’à leur réveil. Nous surveillerons attentivement tout signe de malaise (perte de poids, diarrhée, saignement, isolement…). En cas de problème, des actions rapides seront mises en place pour soulager l’animal, comme une alimentation plus facile à consommer, des améliorations de l’environnement ou l’administration d’antidouleurs en complément si besoin.

Choix des espèces

Ce projet nécessite un modèle animal proche de l’humain sur le plan physiologique. La souris utilisée ici reproduit très fidèlement les premières étapes du cancer colorectal, car elle développe les mêmes types de polypes que ceux observés chez l’homme. Aucune autre espèce ou modèle de laboratoire ne permet d’étudier aussi précisément le début de cette maladie. C’est pourquoi ce modèle de souris génétiquement modifié est indispensable pour mener à bien ce projet. Les animaux seront utilisés à partir de 2-3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système respiratoire
Souris : 484
Souffrances
 -
 -
 276
 208
Devenir
 -
 -
 -
 484

Objectifs

Ce projet vise à comprendre si le blocage de deux transporteurs du lactate, à l’aide de molécules spécialement conçues pour les inhiber, permet de ralentir ou de réduire le développement de métastases pulmonaires chez la souris. Le lactate est une substance produite par les cellules tumorales, et certains transporteurs permettent sa sortie de la cellule, facilitant ainsi la progression du cancer. En empêchant leur fonctionnement, nous cherchons à savoir si la croissance tumorale peut être limitée. Si ces inhibiteurs montrent une efficacité, nous évaluerons ensuite si leur utilisation conjointe avec des traitements d’immunothérapie peut renforcer la diminution du développement métastatique. L’objectif est de déterminer si cette approche combinée offre une meilleure réponse que chaque traitement pris séparément. Enfin, pour mieux comprendre les mécanismes en jeu, des analyses complémentaires seront réalisées sur les tissus et les cellules. Elles permettront d’identifier les processus cellulaires et moléculaires responsables des effets observés, afin de mieux expliquer comment ces inhibitions influencent l’évolution des métastases.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment l’inhibition de transporteurs du lactate influence la progression des métastases du cancer du poumon et la réponse à l’immunothérapie. L’étude précisera les mécanismes cellulaires et moléculaires associés aux phénomènes de résistance ou de sensibilité aux traitements. Même en l’absence d’effet majeur sur les métastases osseuses, les données obtenues apporteront des informations utiles sur l’impact de ces inhibiteurs dans d’autres sites métastatiques (poumon, foie, cerveau, glandes surrénales), contribuant ainsi à clarifier leur rôle dans différents microenvironnements tumoraux. Ces résultats enrichiront la littérature existante et aideront à identifier des biomarqueurs prédictifs de réponse aux approches ciblant le métabolisme lactique. Sur le plan clinique, le projet pourrait ouvrir la voie à une stratégie innovante pour traiter les métastases osseuses du cancer du poumon, pour lesquelles les options actuelles sont très limitées. En montrant que l’inhibition de transporteurs du lactate peut renforcer l’efficacité de l’immunothérapie, il pourrait soutenir le développement de nouvelles combinaisons thérapeutiques. Si une activité est également observée sur d’autres métastases, ces agents pourraient être envisagés pour des patients atteints de formes avancées et de mauvais pronostic. À terme, ce travail contribuera à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et à la conception d’essais cliniques dédiés.

Procédures

Les animaux seront injectés avec des cellules tumorale soit en intra-tibiale ou en intra-artérielle, sous anesthésie générale avec analgésie préalable, pour chaque procédure d’injection, 5 min seront nécessaire. Les animaux feront l’objet d’un suivi régulier par imagerie. La colonisation tumorale sera évaluée par bioluminescence, une méthode non invasive consistant à anesthésier les souris, à les placer dans l’appareil pour capturer les images, puis à les retirer. Dans un second temps, les animaux seront maintenus sous anesthésie afin de réaliser une analyse complémentaire par scanner, permettant d’évaluer l’état des structures osseuses. Ainsi, chaque séance d’imagerie représentera une procédure d’une dizaine de minutes, répétée tous les cinq jours. En parallèle, un suivi quotidien sera assuré, comprenant l’observation clinique et la pesée de chaque animal.

Impact sur les animaux

Les modèles expérimentaux peuvent générer différents niveaux de nuisances, suivies de près afin d’éviter douleur ou détresse. • Injection intra-tibiale : le développement tumoral dans l’os de la patte arrière peut provoquer une douleur locale, se traduisant par une moindre utilisation du membre, des troubles de la marche ou une boiterie. Cela est identifié lors de l’examen quotidien des souris, lorsqu’elles sont placées en une cage individuelle quelques instant avant la pesée et les traitements, une douleur est repérée lorsque la souris utilise moins sa patte colonisée par la tumeur lorsqu’elle se lève ainsi qu’une boiterie lorsqu’elle se déplace. • Injection intra-artérielle : les cellules tumorales diffusent par la circulation sanguine et peuvent former des métastases dans le squelette, les poumons, le système digestif, le cerveau ou d’autres organes. Leur localisation sera suivie par imagerie bioluminescente. Cela peut engendrer des douleurs osseuses, des difficultés respiratoires, des atteintes neurologiques, une perte de poids, des lésions cutanées, et est identifiable lorsque les souris présentent des signes d’isolement, de prostration, d’hyperactivité ou d’agressivité envers le soigneur ou les congénères). • Les traitements par gavages et ou par intra péritonéale peuvent induire une inflammation dans les voies digestives supérieures ou une inflammation cutanée au site d’injection intrapéritonéale. • Les animaux traités avec les inhibiteurs du lactate devraient subir des dommages moindres que les animaux témoins, compte tenu des effets antitumoraux présumés.

Devenir

La mise à mort sans douleur des animaux sera réalisée pour tous les animaux. Elle est requise pour une analyse plus approfondie de la colonisation des organes par les cellules cancéreuses réalisées via des analyses de biologie cellulaire et moléculaire.

Remplacement

Ce projet vise à évaluer l’effet de traitements ciblant le métabolisme tumoral dans le cadre des métastases osseuses, en reproduisant au mieux la situation observée chez les patients. Actuellement, aucune méthode alternative (cultures cellulaires, modèles informatiques, systèmes ex vivo) ne permet de recréer l’ensemble du processus métastatique dans un os vivant, avec sa vascularisation, ses interactions cellulaires et sa réponse immunitaire. Avant de recourir à l’animal, différentes approches ont été utilisées : cultures de cellules tumorales, cocultures avec des cellules osseuses, os en culture et modèles informatiques. Ces techniques sont utiles pour explorer certains mécanismes, mais elles ne reflètent pas la complexité d’un organisme entier. L’utilisation de la souris reste donc nécessaire pour modéliser la dissémination tumorale par la circulation sanguine, observer l’évolution de la tumeur dans l’os, évaluer l’efficacité des traitements sur l’ensemble du corps et analyser leurs effets secondaires. Aucune autre méthode ne permet actuellement d’atteindre ces objectifs avec la même pertinence scientifique.

Réduction

Nous appliquons le principe des 3R en cherchant à limiter autant que possible le nombre d’animaux. Le plan expérimental est conçu de façon à inclure seulement le nombre minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Ainsi, même si un petit surplus d’animaux est prévu pour anticiper d’éventuelles exclusions, nous évitons de répéter inutilement les expériences. Le suivi de l’évolution des tumeurs est réalisé grâce à des techniques d’imagerie, ce qui permet d’observer les mêmes animaux au fil du temps sans avoir besoin de procéder à des mises à mort à chaque étape. De plus, nous utilisons certains animaux provenant d’autres projets de recherche : ces animaux, qui auraient été euthanasiés car non conformes aux besoins initiaux, trouvent une utilité scientifique dans nos travaux. Enfin, lorsqu’un animal ne peut pas être inclus dans le groupe principal en raison d’une réponse expérimentale trop faible ou trop forte, il n’est pas perdu : il contribue à des analyses complémentaires (histologie, étude du système immunitaire, etc.). Cette approche maximise les informations obtenues tout en réduisant les effectifs globaux. Le projet est construit avec différentes étapes, dont deux de mise au point ; les résultats obtenus à chaque étape sont analysés et l’étape suivante n’est entreprise que si les résultats précédents ont été concluants.

Raffinement

Afin de limiter au maximum la douleur et le stress des animaux, plusieurs précautions sont mises en place. Les interventions douloureuses sont systématiquement réalisées sous anesthésie et un traitement antidouleur est administré au réveil et par la suite si nécessaire sont réalisées sous anesthésie et un traitement antidouleur est administré si nécessaire. Les animaux sont observés chaque jour pour détecter rapidement tout signe de souffrance, avec une prise en charge immédiate si besoin. Ils sont hébergés en groupes, dans des cages enrichies favorisant leur confort et leurs comportements naturels. Un temps d’acclimatation et une accommodation progressive aux manipulations permettent aussi de réduire leur stress. Nous privilégions des méthodes non invasives, comme l’imagerie, pour suivre l’évolution des tumeurs sans multiplier les interventions. Enfin, les animaux qui ne peuvent pas être inclus dans l’expérience sont utilisés pour d’autres analyses afin de réduire leur nombre global. L’ensemble du protocole est régulièrement ajusté avec le vétérinaire et l’équipe est formée en continu aux bonnes pratiques de bien-être animal. Notre projet utilise des animaux immunodéprimés maintenues sous barrières et les manipulations en conditions stériles pour limiter le risque infectieux.

Choix des espèces

Les animaux utilisés pour le projet sont des souris normales immunocompétentes et des souris mutantes immunodéprimées. Les souris normales immunocompétentes disposent d’un système immunitaire bien caractérisé, indispensable pour évaluer l’efficacité de traitements métaboliques et immun thérapeutiques. Les souris mutantes immunodéprimées présentent une déficience en lymphocytes T. Cette immunodépression rend possible l’implantation et la croissance de lignées tumorales humaines (xénogreffes), indispensables pour étudier la biologie des tumeurs humaines et la formation de métastases en contexte in vivo. Dans le contexte de notre étude, les protocoles seront réalisés avec des souris âgées de 6 semaines. A cet âge, l’ensemble des fonctions sont matures.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4032
Souffrances
 -
 -
 2016
 2016
Devenir
 -
 -
 -
 4032

Objectifs

Ce projet vise à évaluer l’efficacité d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour le traitement du cancer du sein, une maladie qui peut évoluer vers des formes agressives et entraîner la formation de métastases, notamment dans les poumons. Nos travaux préliminaires suggèrent que la combinaison de deux types de traitements déjà utilisés en clinique – l’un stimulant les défenses naturelles de l’organisme et l’autre aidant le système immunitaire à mieux reconnaître et attaquer les cellules cancéreuses – pourrait améliorer la capacité de l’organisme à lutter contre la tumeur. L’objectif de ce projet est de confirmer l’efficacité de cette combinaison de traitements dans des modèles expérimentaux de cancer du sein et d’évaluer son impact sur la progression de la maladie et le développement des métastases pulmonaires. L’un des avantages de cette approche est qu’elle repose sur des médicaments déjà approuvés pour une utilisation clinique. Leur repositionnement pourrait permettre d’accélérer le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’ouvrir la voie à des traitements plus efficaces pour les patientes atteintes de cancer du sein, notamment dans les formes associées à un risque élevé de récidive ou de métastases.

Bénéfices attendus

Si ce projet aboutit, il pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour le traitement du cancer du sein, en particulier dans les formes résistantes aux immunothérapies actuelles. En ciblant les mécanismes de résistance associés au microenvironnement tumoral et au système immunitaire, cette approche pourrait améliorer l’efficacité des traitements et limiter le développement des métastases pulmonaires. Les résultats de ce projet pourraient conduire au développement de stratégies thérapeutiques innovantes combinant les immunothérapies anti-PD-1 avec le G-CSF, dans le but de renforcer la réponse immunitaire anti-tumorale. Par ailleurs, ce travail contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans la résistance aux traitements, ce qui pourrait bénéficier à la recherche sur d’autres types de cancers et à la réduction du risque de récidive.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : • Injection de cellules tumorales pour induire le développement de la tumeur primaire : 1 intervention par animal – durée environ 4 minutes. • Injection de cellules tumorales pour induire le développement de métastases pulmonaires : 1 intervention par animal – durée environ 1 minute. • Administration de traitements expérimentaux : entre 14 et 42 interventions par animal selon les groupes expérimentaux – durée environ 20 secondes par intervention. • Mesure du poids corporel : environ 3 interventions par animal – durée environ 15 secondes par intervention. • Mesure de la taille des tumeurs primaires : environ 3 interventions par animal – durée environ 30 secondes par intervention.

Impact sur les animaux

Les interventions peuvent entraîner les effets indésirables suivants : • Contention de l’animal suivie d’une injection avec une seringue, pouvant provoquer un stress léger et une douleur légère de courte durée. • Injection de cellules tumorales pour induire la formation d’une tumeur, pouvant entraîner une gêne locale légère à modérée pendant la durée de développement de la tumeur. • Développement de tumeurs pulmonaires, pouvant provoquer dans certains cas une difficulté respiratoire modérée et une diminution de l’activité, apparaissant progressivement au cours de l’expérience. • Croissance de la tumeur primaire, pouvant entraîner une gêne locale modérée et une limitation des déplacements pendant la durée de l’expérience. • Manipulation des animaux pour les mesures expérimentales, pouvant provoquer un stress léger et transitoire.

Devenir

À l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tumeurs et l’analyse post mortem des échantillons. Les poumons, ainsi que le sang, seront prélevés pour des analyses histologiques et biochimiques afin de répondre aux objectifs scientifiques du projet. Les critères d’analyse incluront : 1. Le nombre et le volume des tumeurs et métastases pour évaluer l’invasion tumorale. 2. La présence de cellules immunitaires dans les lésions tumorales, afin de confirmer leur implication dans la réponse aux immunothérapies anti-PD-1. 3. La fibrose tumorale, qui correspond à l'épaississement et au durcissement des tissus autour de la tumeur, pour comprendre comment ces transformations du tissu peuvent favoriser la résistance aux immunothérapies anti-PD-1. Ces analyses permettront de valider ou d’infirmer les hypothèses du projet, notamment en ce qui concerne l’efficacité des inhibiteurs et anticorps testés pour améliorer l’efficacité des immunothérapies anti-PD-1. En résumé, la mise à mort des animaux est essentielle pour atteindre les objectifs expérimentaux, tout en garantissant que les animaux ne subissent aucune souffrance inutile à l’issue de la procédure.

Remplacement

Avant d’avoir recours à l’expérimentation animale, nous avons utilisé des modèles expérimentaux en laboratoire ne nécessitant pas d’animaux afin d’étudier les interactions entre cellules tumorales et cellules du système immunitaire. Ces approches ont permis d’identifier certains mécanismes impliqués dans la progression des tumeurs. Cependant, ces modèles ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions biologiques présentes dans un organisme vivant, notamment les interactions entre les cellules tumorales, les cellules immunitaires et les tissus environnants. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire pour étudier ces phénomènes dans un contexte physiologique complet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été déterminé à l’aide de calculs statistiques permettant d’identifier l’effectif minimal nécessaire pour obtenir des résultats fiables et interprétables. Ces estimations reposent sur des données scientifiques déjà publiées et sur nos travaux préliminaires. Plusieurs stratégies ont été mises en place afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, notamment l’optimisation du plan expérimental et la comparaison de plusieurs conditions expérimentales au sein d’une même étude. Ces approches permettent d’obtenir des résultats robustes tout en réduisant le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

Plusieurs mesures sont mises en place afin de réduire la douleur, la souffrance et le stress des animaux pendant toute la durée de l’étude. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages enrichies comportant du matériel de nidification et des abris permettant l’expression de comportements naturels. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé, dans un environnement calme afin de limiter le stress. Les injections sont réalisées à l’aide d’aiguilles fines et par des techniques d’injection sous-cutanées, reconnues comme moins invasives. Lors des injections intraveineuses, les animaux sont placés sur un tapis chauffant afin de faciliter la vasodilatation et de réduire l’inconfort. Une surveillance clinique régulière est réalisée à l’aide d’une fiche de suivi permettant d’évaluer différents paramètres tels que l’état général, le comportement, le poids et les signes éventuels de douleur ou de détresse. Si des signes de douleur sont observés, un traitement analgésique peut être administré. Lorsque les critères prédéfinis indiquant une altération importante du bien-être sont atteints, l’animal est retiré de l’étude et euthanasié conformément aux méthodes réglementaires, afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle du système immunitaire dans la progression du cancer du sein et dans la réponse aux traitements. Pour cela, le modèle de la souris est particulièrement adapté, car il présente de nombreuses similitudes génétiques et physiologiques avec l’être humain, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du système immunitaire. L’utilisation d’un modèle animal permet d’étudier, dans un organisme entier, les interactions complexes entre les cellules cancéreuses, les cellules du système immunitaire et les tissus environnants. Ces interactions ne peuvent pas être reproduites de manière complète dans des modèles expérimentaux réalisés uniquement en laboratoire. Dans ce projet, des souris adultes âgées de 7 à 9 semaines seront utilisées. À cet âge, les animaux ont atteint une maturité physiologique comparable à celle d’un adulte, ce qui permet d’étudier le développement de la tumeur et la réponse du système immunitaire dans des conditions proches de celles observées chez l’adulte. L’utilisation d’animaux adultes permet également d’éviter les variations biologiques importantes observées chez les animaux plus jeunes ou plus âgés, et garantit ainsi une meilleure reproductibilité des résultats expérimentaux. Ce modèle permet donc d’étudier de manière fiable la progression de la maladie et l’efficacité potentielle de nouvelles stratégies thérapeutiques, dans des conditions proches de celles rencontrées chez les patients.