Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine

71 contenus
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 492
Chiens : 72
Cochons : 333
Chèvres : 57
Moutons : 114
Souffrances
 282
 -
 585
 201
Devenir
 -
 -
 -
 1068

Aucun des 1068 animaux non-humains ne sortira vivant du projet : 492 lapins, 333 cochons, 114 moutons, 72 chiens et 57 chèvres vont être utilisés dans des procédures allant de la chirurgie sans réveil au niveau de souffrance sévère. Chacun subit l'implantation chirurgicale d'un dispositif cardiovasculaire, stent, prothèse vasculaire ou valve cardiaque, une opération d'une à quatre heures sous anesthésie générale, parfois suivie d'une biopsie d'une heure et de séances de scanner ou d'IRM dans un autre établissement. Le porteur indique que l'hémorragie et l'ischémie d'organes font partie des effets indésirables qu'aucune mesure ne permet d'éviter, en raison des sites d'implantation. La mise à mort sert à disséquer les tissus au contact du dispositif et à tester mécaniquement les prothèses, dans un dossier destiné à obtenir une autorisation de mise sur le marché, l'utilisation d'animaux non-humains étant exigée par la réglementation applicable aux dispositifs médicaux.

Objectifs

Ce projet vise ? ?valuer la tol?rance (ou s?curit?) ainsi que la performance (ou efficacit?) des produits de sant? en chirurgie cardiovasculaire (exemple : stent, proth?se vasculaire, valve cardiaque...). Ces produits destin?s ? ?tre mis en contact avec le corps humain doivent ?tre pr?alablement test?s pour garantir le bon r?tablissement des patients apr?s chirurgie, et pour garantir leur efficacit? lors de l'utilisation clinique. La r?glementation exige de prouver l'efficacit? des produits de sant? et de r?duire au minimum le risque de r?actions ind?sirables avant de proposer un produit sur le march?. Compte-tenu de la complexit? des m?canismes de r?gulation d'un organisme vivant, le recours au mod?le animal est n?cessaire pour r?pondre aux objectifs du projet. Certains projets n?cessiteront des s?ances d'imagerie (scanner, IRM), qui seront externalis?s dans des ?tablissements utilisateurs partenaires disposant de l'ensemble des ?quipements n?cessaires pour la conduite des examens.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans diff?rents mod?les animaux des donn?es de performance et de tol?rance des produits de sant? en chirurgie cardiovasculaire. Ainsi, il est possible d'?tudier ces produits en vue de r?pondre aux exigences des autorit?s r?glementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le march?, ?largissant l'offre et am?liorant ainsi les chances de gu?rison et/ou le confort des patients.

Procédures

Pour l'ensemble des proc?dures, tous les animaux seront soumis ? une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif m?dical ? tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 3h voire 4h pour les chirurgies les plus compliqu?e (acc?s au c?ur par exemple). Cette intervention a toujours lieu sous anesth?sie g?n?rale (chimique et gazeuse), et analg?sie. L?antibioth?rapie est ajout?e au cas par cas en fonction de l?invasivit? de la chirurgie et des risques infectieux associ?s. Des pr?l?vements sanguins peuvent etre r?alis?s en cours d'?tude. Ceux-ci pourront se faire sous anesth?sie ou non, selon le contexte de r?alisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l??tude ou juste avant l?euthanasie des animaux en fin d??tude). Un pr?l?vement interm?diaire ou biopsie peut ?tre r?alis? en cours d'?tude (dur?e de l'intervention estim?e ? 1h) afin de suivre l'?volution de la r?action des tissus au contact du dispositif. Cette intervention se fera syst?matiquement sous anesth?sie g?n?rale (chimique et gazeuse) et analg?sie. D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'?tude, peuvent ?tre r?alis?es sous anesth?sie l?g?re (en g?n?ral, en fonction de la dur?e de l'?tude, 1 ? 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisag?es en cours d'?tude). Le scanner ou l'IRM seront externalis?s dans des ?tablissements utilisateurs partenaires, la dur?e de l'intervention est d'environ 1h pour le scanner, et 1h30 pour l'IRM.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets ind?sirables ne pouvant ?tre r?solus par des mesures de raffinement sont, selon les proc?dures, la survenue d'un h?matome ou oed?me au niveau du site op?ratoire, une h?morragie (perte de sang) ou isch?mie (manque de perfusion sanguine d'organes) en raison des sites d'implantation (vaisseaux, coeur...). Les douleurs post-op?ratoires peuvent apparaitre et seront prises en charge par des mesures de raffinement. Les nuisances attendues en lien avec les s?ances d'imagerie sont le transport entre les ?tablissements utilisateurs, pouvant ?tre une source de stress. Les animaux recevront une anesth?sie fixe afin de r?aliser l'imagerie, pouvant induire un stress. Du produit de contraste pourra ?tre inject? gr?ce ? un cath?ter en intraveineux. Une l?g?re perte de poids (non syst?matique) pourrait ?tre observ?e dans les quelques jours suivant l'anesth?sie.

Devenir

Pour r?pondre aux objectifs de chacune des proc?dures du projet, des observations post-mortem sont n?cessaires. En effet, la s?curit? des produits est ?valu?e en observant la r?action des tissus au contact du dispositif ? tester, et ceci se fait par pr?l?vements des tissus et organes entourant le produit, afin de r?aliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure m?thode d'?valuation des effets locaux induit par un produit ?tranger ? l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De m?me la performance peut, elle aussi, ?tre ?valu?e par des tests sp?cifiques sur les organes et le dispositif pr?lev? (exemple : tests m?caniques sur des proth?ses vasculaires pour ?valuer l??lasticit? du greffon). En raison des objectifs des proc?dures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilis?s.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de m?thode alternative permettant d??valuer la performance et la tol?rance locale des produits de sant? cardiovasculaire, en raison des interactions complexes s'?tablissant entre le tissus cibl? (exemple : vaisseaux, coeur) et le dispositif lui-m?me. De plus, l?utilisation d?animaux est requise dans la r?glementation que doivent suivre les tests pr?cliniques sur les dispositifs m?dicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la r?alisation de ces tests s'engage ? ne pas faire renouveler ? l'identique un essai d?j? men? pr?c?demment. Par ailleurs pour r?duire le nombre d'animaux inclus en ?tude, il est possible d'utiliser un m?me groupe "controle" (produit dont l'effet est d?j? connu), pour plusieurs groupes "test" recevant des produits ? tester diff?rents. Les ?tudes de screening pr?c?demment cit?es permettent ?galement de s?lectionner un produit test qui pr?sente le plus d'int?r?t ? ?tre d?velopp?, r?duisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un int?r?t moindre. Les ?tudes dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir ? orienter les choix de poursuite de d?veloppement d'un produit ou le choix du mod?le exp?rimental le plus appropri? (mat?riel ou abord chirurgical le plus ad?quat?), avant d'entamer les ?tudes r?glementaires ? plus grande ?chelle et devant r?pondre aux normes en vigueur pour l'?laboration du dossier pour la mise sur le march? (nombre d'animaux minimum, dur?e de mise en contact minimum, etc).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : -Le stress des animaux : une p?riode d?acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est r?alis?e ? leur arriv?e dans l??tablissement utilisateur. Ensuite, et avant la chirurgie, une p?riode d?habituation aux actes sp?cifiques est r?alis?e si n?cessaire pour r?duire l?aspect anxiog?ne de ces manipulations. Des enrichissements sont pr?sents dans l?environnement des animaux (en fonction de l'esp?ce : jouets, plateforme de repos?), et ces mesures sont renforc?es en phase post-op?ratoire (ajout d?enrichissements alimentaires?) - La douleur des animaux : la chirurgie est r?alis?e sous anesth?sie et analg?sie (? base de morphiniques). En phase post-op?ratoire, les suivis quotidiens sont renforc?s et des soins post-op?ratoires sp?cifiques peuvent ?tre mis en place (surveillance ou r?fection des pansements, d?sinfection des sites chirurgicaux ? une fr?quence adapt?e?). Les signes cliniques servant de points limites sont list?s dans le document joint en annexe, pour la prise de d?cision des mesures ? mettre en place pour limiter les souffrances. Les prises de sang peuvent ?tre r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale (injectable et/ou volatile, lors d'une phase de chirurgie par exemple), ou sous anesth?sie locale, ou encore sous s?dation l?g?re (voir paragraphe sur la liste des m?dications) avec au besoin une analg?sie, afin de maitriser le stress et la douleur potentielle. Les transports des animaux vers les EU partenaires (s?ance d'imagerie) seront organis?s dans le respect du bien-?tre animal et de la r?glementation en vigueur. Un contr?le clinique de chaque animal est r?alis? par du personnel qualifi? au d?part et ? l'arriv?e. Lors des s?ances d'imagerie externalis?es, afin de limiter le stress des animaux, une p?riode de repos de minimum 1h sera respect?e entre la r?ception des animaux et l'anesth?sie et entre le r?veil des animaux et le transport retour vers notre EU. Du gel oculaire sera appliqu? au niveau de la corn?e lors des anesth?sies des animaux pour pr?venir l'ass?chement oculaire. Une attention particuli?re sera port?e ? la lutte contre l'hypothermie : temp?rature de la salle, isolation du sol, couvertures, lampes chauffantes si besoin. En cas de doute, une mesure de la temp?rature rectale sera r?alis?e. Modification : Concernant le risque de d?compensation cardiaque, le suivi anesth?sique des lapins Watanabe permettra de r?duire ce risque ou une prise en charge rapide.

Choix des espèces

Modification: L?esp?ce animale choisie est d?finie dans les textes de r?f?rence (exemple : ISO 10993). Le choix peut ?tre arbitr? par la taille du dispositif m?dical, par la dur?e de l?essai (pour une ?tude sur le long terme, utilisation d?esp?ces ? longue dur?e de vie), ainsi que sur les similarit?s avec l?Homme. Par exemple, le chien est une esp?ce utilis?e dans certains types de test car la thrombose induite par un dispositif m?dical a tendance ? se d?clencher plus rapidement que chez l'Homme. Les ovins et les porcins sont g?n?ralement de bons mod?les en raison des similarit?s cardiovasculaires et h?matologiques avec l'Homme. Les lapins de souche Watanabe (WHHL) d?veloppent spontan?ment des l?sions vasculaires, ce qui en fait un mod?le cliniquement pertinent pour l??valuation de stents, ballons d?angioplastie, et d?autres traitements destin?s ? d?boucher les art?res ou ? ralentir l??volution de la maladie. Les crit?res pris en consid?ration dans le choix du stade de d?veloppement sont les suivants : 1.Suivi des recommandations des textes de r?f?rence Le stade de d?veloppement est exprim? en ?ge ou en poids. Dans la plupart des cas, l?utilisation d?animaux adultes est recommand?e. 2.Propri?t?s intrins?ques du produit ? tester En l?absence de recommandation particuli?re dans le(s) texte(s) de r?f?rence et si la nature du produit le requiert, le stade de d?veloppement est pertinemment s?lectionn? en fonction de l'utilisation clinique du produit ou de sa taille par exemple. En l?absence d?exigence particuli?re, l?utilisation d?animaux au stade adulte est privil?gi?e. 3.Cas particulier des porcs domestiques Pas de recommandation sp?cifique r?glementaire d?o? choix d?utiliser des porcs domestiques en croissance (?g?s d?au moins 8 semaines). Etant donn? les conditions d?h?bergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l?utilisation de porcs domestiques en croissance est la plus appropri?e dans ce projet. Modification: 4. Cas particulier des lapins Watanabe: Pas de recommandation sp?cifique r?glementaire d?o? le choix d?utiliser des lapins ?g?s d?au moins 12 mois pour avoir des plaques d?ath?romes plus d?velopp?es, et r?pondre ainsi aux objectifs de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Rats : 1200
Souffrances
 600
 240
 360
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Tués juste après la mesure de leur pression artérielle pour leur épargner des douleurs importantes et des complications vasculaires, les rats porteurs d'un cathéter fémoral donnent le ton du sort réservé aux 1 200 rats de ce projet, tous tués à l'issue. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger à modéré, une partie étant menée sous anesthésie sans réveil. Chaque rat reçoit une injection de l'une des dix versions modifiées de l'apéline, jusqu'à quatre prélèvements sanguins, environ 24 heures en cage individuelle de métabolisme, et pour certains la pose d'un dispositif de mesure dans l'artère fémorale suivie de deux heures d'enregistrement. Le porteur écrit que les "mini-organes" et les "organ-on-chip" "ne suffisent pas encore", et que l'utilisation d'animaux non-humains vivants reste "indispensable".

Objectifs

Le projet cherche à mieux comprendre comment une substance naturellement présente dans l’organisme (l’apéline) aide à réguler plusieurs fonctions essentielles : la quantité d’eau dans le corps et la pression du sang dans les artères. Cette substance agit en se fixant sur des « récepteurs », c’est-à-dire des sortes d’interrupteurs présents à la surface des cellules. Selon la manière dont ces « interrupteurs » sont activés, les effets peuvent être différents : certains agissent surtout sur les reins pour favoriser l’élimination d’eau, d’autres influencent davantage la pression sanguine. Des versions légèrement différentes de cette substance existent naturellement dans le corps. Elles n’agissent pas toutes de la même façon : certaines modifient la pression sanguine alors que d’autres favorisent principalement l’élimination d’eau par les urines. Les raisons de ces différences ne sont pas encore bien comprises. L’objectif est d’identifier des substances capables d’augmenter l’élimination d’eau sans faire baisser dangereusement la pression artérielle, ou de diminuer la pression artérielle sans perturber l’équilibre hydrique. Dans le premier cas ces composés pourront être utililsés pour traiter l’hyponatrémie, dans le second cas pour traiter l’hypertension. Le projet consiste donc à créer et étudier jusqu’à 10 versions de cette substance, développées à partir des formes naturelles déjà connues. Leur conception repose sur une approche rationnelle : certaines modifications chimiques sont choisies en fonction des effets observés avec les molécules naturelles, afin de mieux comprendre quelles parties de la molécule sont responsables des effets sur les reins ou sur la pression sanguine. Certaines versions seront également conçues pour rester actives plus longtemps dans l’organisme. Avant d’être étudiées chez l’animal, ces nouvelles versions seront d’abord testées en laboratoire sur des cellules afin de vérifier leur bon fonctionnement et leur stabilité. Seules les molécules présentant les résultats les plus favorables (par exemple une bonne stabilité, une activité suffisante et des effets ciblés) seront ensuite évaluées chez le rat. Les chercheurs observeront notamment la quantité d’urine produite, l’équilibre de l’eau et des sels minéraux dans le corps, ainsi que les effets sur la pression artérielle. Après ces études, des analyses complémentaires permettront de mieux comprendre comment ces substances influencent le fonctionnement des vaisseaux sanguins.

Bénéfices attendus

À court terme, le projet apportera de nouvelles connaissances sur la manière dont certaines substances agissent sur les cellules et influencent des fonctions essentielles comme la production d’urine, la pression sanguine et la souplesse des vaisseaux. Ces résultats aideront également à concevoir des substances plus efficaces et dont l’action est mieux ciblée. À moyen terme, les chercheurs espèrent identifier des composés capables d’augmenter l’élimination d’eau par les reins sans provoquer de baisse de la pression sanguine, ou au contraire de diminuer la pression artérielle sans perturber l’équilibre de l’eau dans le corps. Ces avancées pourraient servir de base à de futures recherches sur des maladies fréquentes touchant le rein et les vaisseaux sanguins. À long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouveaux traitements pour des maladies répandues ayant un impact important sur la santé publique, comme certaines maladies du cœur, l’hypertension ou l’hyponatrémie ou la polykystose rénale. Des traitements plus précis pourraient aussi réduire les effets indésirables observés avec les médicaments actuels. Au-delà des applications médicales, ce projet permettra d’améliorer les connaissances générales sur le fonctionnement des vaisseaux sanguins et des reins, ce qui bénéficiera plus largement à la recherche en santé.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions destinées à mieux comprendre les effets des substances étudiées sur l’équilibre de l’eau dans le corps et sur la pression artérielle. • Administrations de substances : chaque animal reçoit une molécule par injection. Ces gestes sont courts, d’une durée de quelques secondes. • Recueil des urines et suivi de la consommation d’eau et de nourriture: certains animaux sont placés pendant environ 24 heures dans des cages adaptées permettant de mesurer la quantité d’urine produite et l’eau et la nourriture consommées. • Prélèvements de sang : des échantillons sanguins sont prélevés une à quatre fois maximum selon le protocole expérimental, avec un intervalle de plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures entre les prélèvements. Ces interventions sont réalisées sous anesthésie afin de limiter la douleur et durent quelques minutes par prélèvement. • Mise en place dans l’artère fémorale d’un petit dispositif de mesure de la pression artérielle : elle est réalisée sous anesthésie générale. L’enregistrement de la pression du sang est réalisé dans la foulée, pendant environ deux heures. L’ensemble des interventions est organisé de manière à limiter le nombre de manipulations et à réduire autant que possible la durée de chaque étape.

Impact sur les animaux

Les effets prévus sur les animaux sont principalement liés aux manipulations et aux substances étudiées : 1. Gêne passagère lors des injections : Les animaux peuvent ressentir une douleur légère et très courte au moment de l’injection sous la peau. 2. Stress temporaire lié aux manipulations : La contention, la pesée et l’administration des composés peuvent provoquer un stress bref, limité au temps de l’intervention. 3. Adaptation au changement de cage : Pour les animaux qui sont placés pendant environ 24 heures dans des cages spéciales, l’hébergement individuel et le nouvel environnement peuvent modifier temporairement l’activité ou l’alimentation. 4. Effets physiologiques temporaires des composés : Selon la molécule, une augmentation temporaire de la production d’urine, de légères modifications des sels dans le sang ou l’urine, ou une baisse passagère de la pression artérielle peuvent survenir. 5. Mise en place du dispositif de mesure de la pression artérielle sous anesthésie (et enregistrement) : cette procédure peut entrainer des douleurs et un inconfort post-opératoires importants, ainsi que des complications vasculaires locales. Dans l’ensemble, ces effets sont courts, passagers et liés aux manipulations ou aux effets attendus des composés. Aucune maladie durable n’est prévue.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet sont euthanasiés à l’issue des procédures pour des raisons scientifiques et éthiques. Les analyses prévues nécessitent que le sang, les organes et les tissus soient prélevés immédiatement après la procédure afin de garantir la fiabilité des mesures. Dans le cas des animaux pour lesquels une mesure de la pression artérielle sera réalisée, l’euthanasie interviendra juste après la mesure afin de ne pas leur faire subir des douleurs importantes et de laisser survenir des complications vasculaires.

Remplacement

Avant d’utiliser des animaux, toutes les substances sont d’abord testées dans des expériences en laboratoire sur des cellules. Ces tests permettent de mesurer la façon dont les molécules se fixent sur leur récepteur, leur stabilité dans le sang et leur capacité à activer différentes voies de signalisation à l’intérieur des cellules. Cependant, aucun modèle en laboratoire ne peut reproduire l’interaction complexe entre les reins, le cœur, les vaisseaux sanguins, le foie et la circulation sanguine. Pour connaître l’effet réel sur la pression artérielle et la production d’urine, il est nécessaire de travailler sur un animal vivant, avec tous les systèmes de régulation actifs. Les modèles « mini-organes » ou « organ-on-chip » ne suffisent pas encore. L’utilisation d’animaux vivants reste indispensable pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est calculé pour être le minimum nécessaire afin de détecter de manière fiable les effets attendus. Les calculs se basent sur des données précédentes et sur des méthodes statistiques pour garantir que chaque animal contribue utilement aux résultats. La stratégie est progressive : seuls les composés qui montrent des résultats favorables en laboratoire sont testés chez l’animal. Des mesures supplémentaires permettent de réduire le nombre total d’animaux : • Combiner plusieurs mesures sur le même animal quand c’est possible ; • Standardiser strictement les conditions pour limiter la variabilité ; • Utiliser des courbes de doses optimisées pour éviter les répétitions inutiles.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes et disposent d’un environnement enrichi (nids, tunnels, bâtonnets). Une période d’adaptation est respectée avant toute intervention. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel qualifié, dans un environnement calme pour limiter le stress. Les volumes injectés sont conformes aux recommandations réglementaires. Les interventions invasives ou terminales sont faites sous anesthésie générale avec contrôle de la profondeur de l’anesthésie et maintien de la température corporelle. Pour les études de 24 heures en cages adaptées permettant de mesurer la quantité d’urine produite, le contact visuel et olfactif avec d’autres animaux est maintenu. Une surveillance quotidienne permet d’évaluer le poids, le comportement et l’état général. Des points limites adaptés sont définis afin d’identifier précocement toute situation susceptible d’entraîner une souffrance et de mettre en place les mesures appropriées.

Choix des espèces

Le rat a été choisi pour ce projet car sa physiologie et son fonctionnement cardiovasculaire et rénal sont proches de l’Homme. Cette espèce permet de mesurer précisément la pression sanguine, la quantité d’urine produite et la composition des sels dans l’urine et le sang. La taille du rat facilite les prélèvements sanguins répétés nécessaires pour déterminer la durée d’action et la répartition des composés dans l’organisme. L’utilisation de rats issus de souches standardisées assure que les résultats sont comparables entre animaux, ce qui limite le nombre total nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques. Les rats utilisés sont adultes, âgés de 8 à 12 semaines, car à ce stade leur organisme est complètement développé. Cela permet de réaliser des mesures physiologiques stables et reproductibles, et d’évaluer correctement le métabolisme et la durée d’action des composés étudiés. L’utilisation d’adultes offre également une taille et une robustesse suffisantes pour les interventions, telles que la pose de cathéters ou le prélèvement de tissus, ce qui réduit le stress et le risque de complications.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 326
Souffrances
 -
 326
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 326

Porteuses de la délétion chromosomique qui reproduit le syndrome de Williams-Beuren, 326 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, de l'âge de quatre semaines à celui de trente-deux semaines. Elles subissent un électrocardiogramme et une échographie sous anesthésie, une mesure de pression artérielle sous contention, et une partie reçoit une injection du composé testé avec des prises de sang pour en doser la concentration. Toutes seront tuées et leurs organes prélevés pour analyses. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable, la molécule testée étant déjà commercialisée chez l'être humain, et écrit qu'aucun dispositif in vitro ou in silico ne reproduit ce phénotype cardiovasculaire.

Objectifs

Le syndrome de Williams-Beuren est un trouble rare du développement causé par la délétion d’une région chromosomique. Un modèle de souris récapitulant la pathologie est disponible pour étudier de potentiels traitements. Nos résultats préliminaires suggèrent qu'une molécule disponible sur le marché et ne présentant pas d’effet néfastes pour l’Homme, réduit les troubles observés dans ce modèle. Ce projet a donc pour objectif évaluer les atteinte cardiovasculaires des souris et de proposer une option thérapeutique par repositionnement d’une molécule approuvée.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les conséquences cardiovasculaires du syndrome de Williams-Beuren, d’étudier les modes d'action de la molécule à repositionner et d'évaluer les bénéfices du traitement des souris. Sur le long terme, nos résultats pourront être une bonne base pour développer des essais cliniques sur des patients atteints par cette pathologie

Procédures

Les souris utilisées dans ce projet seront soumis à un enregistrement d'électrocardiogramme, une échographie et une mesure non invasive de la pression artérielle. Ses techniques sont peu douloureuses et réalisées soit sous anesthésie (ECG et échographie) soit avec contention sur animal habitué au préalable. Une partie des souris recevra une injection du composé à tester associé avec des prélèvements sanguins pour effectuer des dosages de la molécule dans le sang.

Impact sur les animaux

Concernant l’étude du phénotype des souris, aucune anomalie n’a été détecté dans les indexes de bien être (activité locomotrice dans la cage, état du pelage et agressivité). De plus le taux de reproduction et la durée de vie moyenne est comparable aux souris sauvages. Nous allons tout de même réaliser un suivi précis des indexes de bien être (activité locomotrice dans la cage, état du pelage et agressivité) des animaux pour prévenir toute atteinte indésirable. Des travaux précédents n'ont montré aucune perte de poids, ni altération comportementale suite au traitement sur 10 jours par la molécule d'intérêt. Au contraire, les données préliminaires ont montré une récupération de certains troubles neurologiques suite à un traitement aigu avec la molécule. De plus, cette molécule est déjà sur le marché chez l’Homme et est connue pour n’entrainer aucun danger. Aucun effet indésirable n’est donc attendu sur nos animaux. Les électrocardiogrammes et échographies seront réalisés sous anesthésie pour prévenir toute douleur ou stress de l’animal. Les enregistrements de pression artérielle seront réalisés après habituation des souris afin de réduire le stress des animaux

Devenir

Procédure 1-5: les animaux seront mis à mort et les organes prélevés pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Ce projet vise à caractériser le phénotype cardiovasculaire de souris modélisant le syndrome de Williams-Beuren. Le phénotype comprenant une dimension vasculaire et cardiaque, seul un modèle intégré permet cette étude. Aucun autre modèle in vitro ou in sillico ne permet de reproduire ce phénotype. Concernant l’étude pharmacologique, des études préalables in vitro ont validé l’efficacité de la molécule testée sur sa cible mais seule une étude in vivo dans ce modèle de souris permettra d’évaluer le potentiel thérapeutique de ce traitement.

Réduction

Un maximum de 326 souris seront utilisés dans cette étude. Les groupes sont faits de manière à diminuer au maximum le nombre de souris utilisées en optimisant les tests non invasifs permettant un suivi longitudinal sur les mêmes souris. Au fur et à mesure de l'inclusion des données, des analyses statistiques seront réalisées. Si une différence statistiquement significative entre les conditions sauvage et pathologiques d’une part ou bien avant et après injection du composé d’autre part, les souris supplémentaires ne seront pas incluses, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre de souris par groupes a été déterminé par analyse statistique a priori et en fonction de notre expérience. Les effets pharmacologiques sur les propriétés cardiaques seront déterminés par des approches statistiques appropriées.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en environnement enrichi avec l'ajout d'un tunnel rouge, de frisottis et de buchette de peuplier à ronger dans la cage. Lors des accouplements, des carrés de cellulose sont ajoutés pour la nidification, et/ou un dôme refuge et un tunnel rouge pour les mâles isolés avant accouplement. Les électrocardiogrammes et échographies seront réalisées sous anesthésie gazeuse et la mesure de pression artérielle sera réalisée par un dispositif non invasif après une période d’habituation.

Choix des espèces

Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques du syndrome étudié. L'étude sera réalisée sur des souris à partir de 4 semaines et jusqu'à 32 semaines car les symptômes neurologiques apparaissent dès 4 semaines dans le modèle, en accord avec le développement de la pathologie chez l’Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1018
Souffrances
 -
 406
 612
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1018

1 018 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une irradiation, une greffe de moelle osseuse puis des injections trois fois par semaine pendant six semaines, sur un fond génétique qui développe des plaques dans les artères. Les souris qui n'ont pas le génotype recherché sont mises à mort d'emblée, les autres après le prélèvement des organes. Le projet étudie le rôle du métabolisme de cellules immunitaires dans l'athérosclérose.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires, comme l’athérosclérose, se développent à cause d’une inflammation chronique dans les artères aboutissant à la formation de dépôts de graisse dans les artères. Cette inflammation est entretenue par certaines cellules du système immunitaire qui s’accumulent dans les dépôts de graisse et perturbent progressivement le bon fonctionnement des vaisseaux sanguins. Des travaux récents montrent que le système énergétique interne des cellules du système immunitaire joue un rôle clé dans cette inflammation et dans la formation des dépôts de graisse. Notre projet a pour objectif de comprendre comment le fonctionnement interne de ces cellules immunitaires influence leur activité et contribue au développement de l’athérosclérose à travers trois aspects : la composition en graisses des structures énergétiques, leur déplacement à l’intérieur de la cellule et leur réaction lorsque la cellule est exposée à un excès de lipides. L’analyse de données scientifiques publiques nous a permis d’identifier trois gènes importants pour ces fonctions. Pour vérifier leur rôle, nous utiliserons des souris dans lesquelles chacun de ces gènes est inactivé uniquement dans les cellules immunitaires. Nous obtiendrons ces animaux par un croisement génétique contrôlé. Comme les souris développent peu spontanément des maladies cardiovasculaires, nous transférerons ensuite leur moelle osseuse dans un modèle bien établi d’athérosclérose. Cela nous permettra d’évaluer de manière précise comment la modification du fonctionnement interne de ces cellules influence la formation des plaques.

Bénéfices attendus

Cette étude ouvrira de nouvelles perspectives de diagnostic et de traitement des maladies cardiovasculaires telles que l'athérosclérose. Ainsi, à terme, cette recherche devrait contribuer à réduire la morbi-mortalité associée aux maladies cardiovasculaires en proposant des interventions diagnostiques et thérapeutiques mieux adaptées aux besoins des patients.

Procédures

Toutes les souris subiront 1 prélèvement de l'extrémité caudale sur animal vigile. Certains groupes de souris subiront 1 irradiation sur animal vigile, 1 injection sur animal anesthésié, et 3 prélèvements de sang sur animal vigile. Certains groupes de souris subiront 1 irradiation sur animal vigile, 1 injection sur animal anesthésié, 3 prélèvements de sang sur animal vigile, et 1 injection 3 fois/semaine pendant 6 semaines sur animal vigile.

Impact sur les animaux

Les souris soumises au prélèvement d'une biopsie de l'extrémité caudale peuvent ressentir une légère inflammation temporaire. Certains groupes de souris soumises à l'irradiation perdront temporairement (18h) les cellules de la moelle osseuse sans effet sur leur comportement. Les souris subissant un prélèvement de sang peuvent ressentir une inflammation légère temporaire, le temps que la peau cicatrise.

Devenir

Les animaux avec le bon génotype participeront aux procédures d'expérimentation (612), les autres seront euthanasiés. Tous les animaux des procédures d'expérimentation seront euthanasiés à la fin des procédures d'expérimentation afin de récupérer les organes pour analyse.

Remplacement

Les maladies cardiovasculaires sont des pathologies complexes dans lesquelles de multiples voies métaboliques et physiologiques interviennent. De ce fait, une approche in vivo reproduisant ces interactions nous est indispensable pour répondre à notre problématique. De plus, l'étude du dépôt de cholestérol dans les artères ne peut être réalisé in vitro. Des modèles murins capables de développer de l'athérosclérose ont donc été développés et validés par la communauté scientifique comme outils d’études précliniques.

Réduction

Le nombre d’animaux a été strictement optimisé afin de répondre aux principes de réduction. Une analyse de puissance a été réalisée avec un logiciel dédié et a déterminé l'effectif nécessaire par groupe expérimental pour obtenir une significativité statistique robuste auquel nous ajoutons 15% de marge si des animaux doivent être sortis des groupes d'expérimentation. Chaque groupe comprendra des souris mâles et femelles afin de prendre en compte les variations liées au sexe sans augmenter le nombre total d’animaux au-delà du strict nécessaire. L’ensemble de ces paramètres garantit l’utilisation du plus faible nombre d’individus tout en assurant la validité scientifique des résultats.

Raffinement

La mise en place de points limites précoces, prédictifs et adaptés à chaque procédure, basés sur une observation détaillée des animaux au cours de chaque procédure permettront de limiter la sévérité de celles-ci. Nous avons choisi d'injecter en sous-cutané plutôt qu'en intra-péritonéal car cela permet de diminuer la douleur et le stress, d'augmenter la fiabilité, et permet la translation vers l'Homme.

Choix des espèces

1) Nous avons choisi le modèle murin car c’est un modèle standard bien reconnu dans le domaine scientifique pour l’investigation de manipulations génétiques liées aux maladies cardio-métaboliques. 2) Nous avons également des souris génétiquement modifiées connues pour développer des plaques d'athérome après un régime riche en graisse. 3) De plus, le modèle murin présente plusieurs avantages par rapport à d’autres espèces : cycle de vie court, natalité importante. 4) Les animaux seront utilisés à partir de l'âge de 8 semaines car c'est l'âge à partir duquel les souris sont physiologiquement matures : les systèmes immunitaire et vasculaire sont complètement développés.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1800
Rats : 7200
Souffrances
 -
 -
 9000
 -
Devenir
 -
 -
 3000
 6000

9 000 souris et rats vont être utilisés pour des tests de sécurité réglementaires exigés avant les essais cliniques de médicaments, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des molécules candidates, subissent des prélèvements, sont isolés jusqu'à douze heures pour mesurer leur respiration, et une partie porte un émetteur cardiaque implanté par chirurgie. Le porteur présente l'établissement comme spécialisé dans ces études commandées par des clients, et affirme qu'aucun modèle ne remplace l'animal pour prédire la toxicité. La plupart sont tués à l'issue, une partie des rats réutilisée dans des procédures sans réveil, quelques témoins adoptés.

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires, lesquelles sont indispensables pour initier l’évaluation clinique d’un xénobiotique. La pharmacologie de sécurité est un élément réglementaire indispensable dans le développement préclinique d’un futur médicament. Préalablement aux études cliniques, les effets d’une molécule sur les fonctions vitales (respiratoires, neurologiques et cardiovasculaires) doivent être caractérisés chez l’animal en respectant les Bonnes Pratiques de Laboratoire. Du fait de la complexité des organismes vivants, il n’existe actuellement aucun modèle de remplacement pour prédire les effets pharmacologiques d’une molécule. Seule l’expérimentation animale permet de définir leur innocuité afin de sécuriser les premiers essais chez l’humain. Pour atteindre cet objectif, et en accord avec les recommandations internationales, la présente autorisation de projet permettra de caractériser les effets adverses de molécules sur les systèmes respiratoire, nerveux central et cardiovasculaire chez le rongeur. L’évaluation de la fonction respiratoire (rat/souris) se fera par pléthysmographie corporelle. Cette méthode permettra de déterminer les fréquences et volumes respiratoires.L'évaluation de la fonction neurologique (rat/souris) se fera par évaluation neurocomportementale. L'évaluation cardiologique (rat uniquement) se fera par électrocardiographie implantée ou externe (non invasive). La conduite de ces études de pharmacologie de sécurité conduira à la production d’un rapport décrivant les effets adverses du composé testé.

Bénéfices attendus

Actuellement dans le monde, les maladies cardiovasculaires font 17,9 millions (M) de morts par an, les cancers 10 M/an, les maladies neurologiques 9 M/an, les maladies infectieuses 7,7 M/an, les maladies respiratoires chroniques 3,9 M/an, le diabète 1,5 M/an. Pour un grand nombre de ces pathologies, il n’existe aucune solution thérapeutique satisfaisante. Cette demande d’autorisation de projet permettra de couvrir une étape importante, et indispensable sur le plan réglementaire, du développement de composés innovants. La pharmacologie de sécurité est un élément réglementaire indispensable dans le développement préclinique d’une molécule. Préalablement aux études cliniques, les effets d’un composé thérapeutique sur les fonctions vitales (respiratoires, neurologiques et cardiovasculaires) doivent être caractérisés chez l’animal en respectant les Bonnes Pratiques de Laboratoire. La conduite d’études de pharmacologie de sécurité permettra : 1. d’améliorer la qualité de vie des patients, en permettant à de nouvelles molécules d’entrer en clinique 2. d’améliorer la sécurité des patients, en identifiant et caractérisant les effets indésirables d’une molécule 3. d’optimiser les doses thérapeutiques en identifiant précocement les doses efficaces optimales et les effets secondaires 4. de contribuer à la recherche scientifique. Les résultats de ces projets enrichiront les connaissances scientifiques sur les mécanismes d'action et les profils de sécurité de nouvelles familles de molécules 5. de réduire les coûts de santé en améliorant la sécurité et l'efficacité des traitements 6. de répondre aux exigences réglementaires en matière de sécurité afin d’obtenir l’autorisation d’essais cliniques Donc, à court terme, le bénéfice premier de la mise en œuvre de ce projet sera l’établissement du profil toxicologique/pharmacologique d’une molécule. A plus long terme, les données obtenues au travers des études de pharmacologie de sécurité feront partie intégrante des dossiers règlementaires qui permettront de motiver une demande d’essai clinique qui débouchera potentiellement sur la commercialisation d’un nouveau médicament.

Procédures

Les animaux seront soumis à l'administration d'un composé thérapeutique par différentes voies selon les caractéristiques du composé testé ainsi que des prélèvements saugins. Les volumes et fréquences d'administration et de prélèvements sont établies en fonction des caractéristiques de chaque composé testé, dans le respect des recommandations des instances pharmacologiques et médicales internationales. Les animaux sont généralement anesthésiés pour ces prélèvements, mais peuvent être vigiable pour les administrations. Chaque geste dure généralement quelques minutes. Pour évaluer la fonction respiratoire, les animaux sont isolés dans un plesthymographe après une période d'habituation, au moins 30 minutes, généralement 6h et jusqu'à 12h maximum. Pour évaluer la fonction neurologique, des contentions et tests neurologiques sont effectués vigiles, pendant 10 minutes environ. Pour évaluer la fonction cardiovasculaire, les animaux utilisés auront un émétteur télémétrique implanté par chirurgie avec la procédure décrite dans cette autorisation, ou bien auront un gilet (système non invasif) pouvant être porté en continue pusieurs jours d'affilée.

Impact sur les animaux

Quatres catégories de nuisances peuvent être provoqués chez les animaux utilisés dans ce projet. Elles sont toutes prises de manière préventives pour réduire leur impact. 1) Liées aux manipulations vigiles : en cours d’étude, les observations cliniques, ainsi que certaines voies d’administration, peuvent nécessiter d’une manipulation et une contention manuelle des animaux. Elles sont faites selon les bonnes pratiques vétérinaires mais cela peut néanmoins engendrer un stress modéré. 2) Liées aux prélèvements/administration : la réalisation de prélèvements de sang et l’administration de la molécule testée peut provoquer des lésions locales et un stress des animaux en cas de réalisation incorrectes, d’individus plus fragiles ou bien de l’immobilisation nécessaire pour certaines voies d’administration. 3) Liés à l'isolement physique pendant les enregistrements cardiovasculaires (24 à 72h maximum, généralement moins de 30 heures ; 4) Liées à une toxicité de la molécule testée : ce projet vise à évaluer les effets pharmacologiques, y compris délétères, d’une molécule. Cependant, les recommandations internationnales des agences de santé qui sont appliqué par l'établissement sont de choisir une dose ne produisant que des effets indésirables au maximum modérés, il n’est donc pas attendu d’effets toxiques majeurs dans les études de pharmacologie.

Devenir

Afin d'éviter tout risque pour l'animal ou la santé publique, les animaux sont en 1er intention euthanasiés en fin de procédure. Une partie des animaux, généralement les rats disposant d'un émétteur télémétrique, peuvent être réutilisé dans des procédures sans réveil (ex : prélèvement d'organes). Dans certains cas, les animaux des groupes témoins peuvent être adopté, après avis vétérinaire et validation de la SBEA. La décision est prise au cas par cas, en fonction du protocole expérimentale de l'étude et du composé utilisé dans le groupe témoin.

Remplacement

La pharmacologie de sécurité étudie les interactions entre une molécule extérieur au corps et une ou plusieurs cibles en lien avec les systèmes respiratoires, neurologiques et cardiovasculaires. Ces interactions recouvrent les effets potentiels de la molécules, ou de ses produits de dégradation sur les fonctions étudiées. Une bonne compréhension des mécanismes de toxicité est donc indissociable d’une bonne connaissance des mécanismes physiologiques, développementaux, cellulaires et moléculaires. Actuellement, l’ensemble des cibles potentielles et les mécanismes conduisant à une toxicité ne sont pas complètement élucidés et ne peuvent donc pas être modélisés. Il n’existe donc pas de modèle de remplacement. C’est pour cela que la règlementation impose d’évaluer la toxicité potentielle d’un composé thérapeutique avant tout essais chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux dans les études de pharmacologie de sécurité : • nous nous assurerons de la validité et de la prédictivité des données acquises avant de démarrer toute expérimentation, pour ne pas évaluer des composés non pertinents • si nécessaire, des études pilotes seront réalisées. Elles auront pour objectif d’évaluer graduellement la toxicité des composés et de rechercher les doses les plus prometteuses sur un nombre limité d’animaux Concernant les études de pharmacologie de sécurité : le nombre d’animaux est fixé au minimum permettant de détecter statistiquement des effets adverses.

Raffinement

Le raffinement de nos procédures inclue : • la gestion du stress et de l’angoisse : les animaux seront acclimatés (animalerie, nouveaux congénères, environnements de test) pendant 5 à 15 jours selon le protocole, et habitués à la manipulation et à la contention. Ils seront également hébergés à au moins par cage, pour augmenter les interactions sociales, dans un environnement enrichi • la prise en charge précoce de la douleur : un même opérateur observera matin et soir chaque animal. La douleur sera objectivée en fonction de modifications de l'apparence, de la posture et du comportement. En parallèle, une échelle de douleur sera employée et un analgésique sera mis en place si nécessaire, après validation par un vétérinaire. • des soins vétérinaires adaptés seront mis en place si nécessaires : compléments alimentaires, sérum physiologique, antibiotique, analgésique • l’intégration de points limites stricts : une grille précise d’évaluation sera utilisée afin d’anticiper la mise à mort si nécessaire. Dans tous les cas, l’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation, exception faite des animaux implantés avec un boitier de télémétrie. Spécifiquement pour les études de cardiologie, la méthode validée nécessite l'implantation chirurgicale d'un module de télémétrie. Afin de rendre cette technique moins invasive, l'utilisation d'un module externe avec des électrodes de surface placé dans un gilet est en cours d'évaluation. MODIFICATION : en cas d'isolement pour des mesures télémétriques de plus de 24h, l'enrichissement est doublé et des friandises apétentes sont rajoutées aux copeaux.

Choix des espèces

Les études de pharmacologie réglementaire in vivo sont régies par des textes internationnaux. Ces études peuvent être réalisées sur des espèces rongeur et non rongeur. Le rat et la souris sont 2 espèces retenues pour ces études du fait de leur prédictivité et font l’objet de cette DAP. Les animaux sont utilisés à partir de 5 semaines. Les données récuillies sur les études de la fonction neurologique et la fonction respiratoire sont plus robuste sur des animaux de 5-8 semaines et 8-12 semaines respectivement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Rats : 600
Souffrances
 -
 600
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 600

Exposés deux heures par jour à une inhalation de dihydrogène pendant deux semaines au maximum, puis opérés sous anesthésie générale pour simuler une maladie cardiaque ou prélever leurs organes, 600 rats vont être utilisés dans des procédures que le porteur classe entièrement en souffrance légère. Il indique pourtant que certains animaux peuvent présenter, au cours de l'intervention, une détresse respiratoire liée à l'accumulation de sécrétions bronchiques, ou des hémorragies au niveau des abords chirurgicaux. Tous sont tués, le prélèvement du cœur étant requis pour les analyses. L'effectif de 600 animaux est justifié par l'expérience du laboratoire et par des tests statistiques, et des rats issus de projets antérieurs pourront être réutilisés.

Objectifs

De nombreux travaux ont démontré le potentiel thérapeutique du dihydrogène (H2), notamment pour le traitement de maladies cardiovasculaires. La majeure partie des travaux disponibles à ce jour ont pour but d’évaluer une administration d’H2 dans un but curatif. Ce projet vise à évaluer un effet potentiellement préventif de l’H2 par le biais d’une séance d’inhalation quotidienne.

Bénéfices attendus

La présente étude permettra de montrer si une administration préventive d’H2 permet d’atténuer les effets négatifs d’accidents cardiovasculaires ou d’améliorer la préservation des greffons cardiaques avant transplantation. L’étude permettra également de mettre en évidence les mécanismes biologiques impliqués dans les effets observés.

Procédures

Les animaux seront exposés à une inhalation quotidienne d’H2 de 2 heures, dans une cage d’hébergement modifiée à cet effet. Après 2 semaines maximum de traitement, les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec un traitement antidouleur adapté, dans l’objectif de simuler une maladie cardiaque ou de prélever des organes pour leur étude ultérieure.

Impact sur les animaux

Au cours de l’intervention chirurgicale certains animaux pourraient présenter des signes de détresse respiratoire liés à l’accumulation de sécrétions bronchiques ou des hémorragies au niveau des sites d’abord chirurgical.

Devenir

L'intégralité des animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure car un prélèvement du coeur est nécessaire pour réaliser une analyse a posteriori.

Remplacement

La présente étude à pour objectif de fournir des données précliniques sur le potentiel préventif d’une inhalation d’H2 sur le système cardiovasculaire. Actuellement, il est impossible de remplacer la complexité du corps humain et du système cardiovasculaire par des modèles n’utilisant pas d’animaux, d’où la nécessité de leur utilisation dans ce projet.

Réduction

Le projet prévoit l’utilisation de maximum 600 animaux. Ce nombre a été déterminé en se basant sur l’expérience du laboratoire dans la réalisation de ce type de manipulations et sur des tests statistiques. Afin de réduire l’utilisation d’animaux, lors du prélèvement d’organes pour organe isolé, plusieurs seront prélevés et étudiés en parallèle. De plus, des animaux provenant de projets antérieurs pourront être réutilisés.

Raffinement

Les animaux seront observés régulièrement afin d’anticiper l’apparition des points limites fixés. L’inhalation d’H2 se déroulera dans des cages pour rongeurs de 12L avec de l’enrichissement et ne durera pas plus de deux heures par jour. Un suivi observationnel et pondérale sera réalisé quotidiennement pendant toute la durée du traitement. Tout autre geste sera réalisé sous anesthésie générale au cours de laquelle les paramètres physiologiques tels que le rythme cardiaque ou la température seront maintenus constants.

Choix des espèces

Les similitudes d’anatomie et de physiologie entre le rat et l’Homme permettent d’obtenir une comparaison fiable des résultats obtenus. De plus, l’utilisation du rat pour ce type d’étude est un modèle maîtrisé par le laboratoire. Des rats adultes de minimum 8 semaines (correspondant à un poids corporel d’environ 300g) seront utilisés. A ce stade de développement les animaux seront sevrés et d’un poids supérieur à 300g facilitant les gestes chirurgicaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 80
Souffrances
 -
 -
 80
 -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Une artère de la patte comprimée pendant dix minutes puis relâchée dix minutes, une course sur tapis roulant, une injection destinée à imiter en six heures les effets du diabète. 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour que leur cœur soit analysé. Le porteur cherche à comprendre pourquoi le cœur et les vaisseaux des personnes diabétiques répondent mal à l'effort, et espère y appuyer des stratégies de prévention par l'activité physique ou la nutrition. Il qualifie l'occlusion de l'artère fémorale de modèle non invasif et l'épreuve d'effort de source de quelques irritations aux pattes, sans autre précision sur ce que représentent dix minutes d'arrêt de la circulation.

Objectifs

L'augmentation de la quantité de sucre dans le sang, telle qu’observée dans le cadre du diabète, perturbe l'équilibre entre deux mécanismes de régulation qui conduit à une baisse de la production de monoxyde d'azote (une molécule essentielle au relâchement de nos vaisseaux et au bon fonctionnement de notre coeur) engendrant ainsi une altération de la fonction cardiaque et vasculaire. En conditions de stress (comme retrouvé dans une situation d'exercice physique par exemple), la production de monoxyde d'azote joue pourtant un rôle majeur afin de permettre une augmentation de la taille des vaisseaux ainsi qu’une augmentation des propriétés de contraction et de relaxation du coeur. Ceci pourrait donc compromettre les adaptations et expliquer, au moins en partie, les problèmes cardiovasculaires retrouvés chez des personnes diabétiques en conditions de stress. Néanmoins, l'état actuel de la littérature ne permet pas de comprendre comment cette compétition peut affecter la réponse cardiovasculaire aux conditions de stress chez des personnes diabétiques. L'objectif du présent projet sera donc d'évaluer l'impact de la compétition entre ces deux mécanismes afin de mieux comprendre ce qui se passe chez une personne diabétique soumise à un stress et de par la suite pouvoir mieux prendre en charge cette problématique.

Bénéfices attendus

Le présent projet nous permettra de mieux comprendre l'impact du diabète sur la réponse du coeur et des vaisseaux à un stress et servira au développement de stratégies de prévention basées sur l'activité physique ou la nutrition pour améliorer la santé des patients. En effet, si notre hypothèse se confirme, nous pourrons utiliser ces nouvelles stratégies pour restaurer une fonction "normale" et ainsi améliorer la santé cardiovasculaire des patients.

Procédures

Sur les 80 animaux du projet, 40 animaux recevront une injection (durée de l'injection : entre 2 et 5 secondes) d'une molécule permettant de mimmer les effets du diabète. Après 6 heures, les animaux seront évalués sur les différents tests : un test de tolérance à l'effort sur tapis de course, un test réactivité des vaisseaux induit par une compression de l'artère fémorale pendant 10 minutes puis reperfusion pendant 10 minutes afin de stimuler la dilatation du vaisseau de manière mécanique (20 animaux), une injection (durée de l'injection : entre 2 et 5 secondes) de drogues permettant d'engendrer un stress chimique uniquement. L'ensemble de ces procédures durereront environ 40 minutes et seront réalisées avec toutes les précautions nécessaires permettant de limiter les nuisances.

Impact sur les animaux

Le traitement avec la molécule mimmant le diabète peut avoir un impact sur la santé des animaux. Néanmoins, nous utiliserons un modèle court (6 heures) qui a fait ses preuves dans la littérature et qui permet de limiter le risque de souffrance des animaux. La réalisation de l'occlusion artérielle peut induire quelques effets indésirables, néanmoins, afin de limiter ces possibilités nous utilisons un modèle non invasif sur une très courte durée qui a pour but unique d'augmenter le flux sanguin au niveau de la patte. L'épreuve d'effort réalisée sur tapis roulant peut induire quelques irritations au niveau des pattes, néanmoins elle sera réalisée sur un tapis adapté après une habituation chez les animaux, ce qui limitera les possiibilités de nuisances.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de récupérer le coeur pour effectuer des analyses.

Remplacement

Il n'existe à ce jour aucun modèle de substitution in vitro permettant d'évaluer l'impactdu diabète sur la capacité du du coeur et des vaisseaux à répondre à un stress. Nous avons initié des travaux préliminaires sur des cellules afin de limiter au maximum le recourt à l'utilisation des animaux.

Réduction

Pour chaque animal nous utiliserons des évaluations du vivant de l'animal puis des évaluations sur les tissus après mise à mort, ce qui permettra de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés. L'effectif nécessaire a été calculé gra^ce à l'utilisation d'un logiciel statistique approprié.

Raffinement

Durant les 7 premiers jours suivant l'arrivée des animaux, aucune expérimentation ne sera réalisée afin de laisser une période d'adaptation à ces derniers. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les souris sont hébergées en cages de 6 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum avec un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Afin de limiter la douleur liée aux injections, la zone d'injection sera préalablement enduite de lidocaine (crème). Les animaux sont pesés deux fois par semaine. Les animaux sont visités quotidiennement par un animalier formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix car la physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme et permet des analyses fonctionnelles. Le modèle souris a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. Les animaux seront utilisés à un stade de jeune adulte (souris de 10 - 12 semaines) afin de pouvoir éviter l'impact confondant de tout phénomène de maturation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 436
Souffrances
 -
 156
 280
 -
Devenir
 -
 -
 -
 436

436 souris vont être utilisées, chacune passant jusqu'à quinze échocardiographies étalées entre l'âge de deux mois et un an. 156 d'entre elles sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 280 dans des procédures modérées, toutes tuées par exsanguination pour prélever cœur, foie, intestin, poumon, tibia et aorte. Au sevrage, chaque animal reçoit une puce électronique sous la peau et perd deux millimètres de cartilage de l'oreille pour le génotypage, puis vient une série de trois injections quotidiennes et trois prélèvements de sang. Le porteur justifie l'emploi des deux sexes par la neutralisation d'un effet du sexe et par la volonté d'"exploiter l'intégralité des animaux génétiquement modifiés produits" dans son animalerie.

Objectifs

L’objectif du projet est de comprendre le rôle de l’expression d'une enzyme épigénétique dans différents types cellulaires au cours du développement des pathologies cardiovasculaires in vivo.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra, dans un premier temps, de définir les conditions optimales pour induire la délétion du gène codant pour l'enzyme épigénétique d'intérêt dans les cardiomyocytes, les cellules endothéliales et les cellules myéloïdes, ainsi que d’en déterminer la durée optimale. Dans un second temps, il permettra d’évaluer l’impact de cette délétion sur le développement d’une dysfonction cardiaque chez la souris.

Procédures

Une injection quotidienne pendant 3 jours consécutifs (3 injections au total). Identification individuellement à l’aide d’une puce électronique injectée par voie sous-cutanée et biopsie auriculaire de 2 mm sera à des fin de génotypage 1 seule fois au moment du sevrage. A partir de l’âge de 8 à 12 semainesne des échocardiographies non invasives seront réalisée tous les mois jusqu’au 6ᵉ mois, puis toutes les deux semaines jusqu’au 12ᵉ mois (15 échorcardiographies en tout).

Impact sur les animaux

Des prélèvements sanguins et des injections d’une molécule seront réalisés trois fois au cours de l’étude. Le prélèvements sanguins et les injection durerons moins de 5 min. Nous nous attendons, si notre modèle fonctionne, à observer des signes de dysfonction cardiaque chronique évalués par échocardiographie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette étude par exsanguination afin permettre le prélèvement des organes d’intérêt (sang, cœur, foie, intestin, poumon, tibia, aorte) nécessaires aux analyses moléculaires et histologiques.

Remplacement

Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées par des études in vitro car nous avons pour but dans cette étude d’évaluer la fonction cardiaque pour laquelle il n’existe aucune alternative ex vivo à l’heure actuelle.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous réaliserons séquentiellement des mesures non invasives de la fonction cardiaque (échocardiographie). Nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements nécessaires aux analyses ex vivo au moment de la mise à mort. La procédure de mise au point et d’optimisation des conditions de délétion du gène codant pour l'enzyme épigénétique dans les cardiomyocytes, les cellules endothéliales ou les cellules myéloïdes permettra de limiter le nombre de groupes expérimentaux nécessaires. Nous ajusterons également le nombre d’animaux requis pour les procédures suivantes grâce à l’évaluation de l’efficacité de cette délétion à l’aide d'un calcul de puissance statistique. Des animaux des deux sexes seront utilisés afin de neutraliser tout effet du sexe et d’exploiter l’intégralité des animaux génétiquement modifiés produits dans notre animalerie.

Raffinement

Les animaux sont hébergés conformément aux normes requises, avec un enrichissement des cages adapté. Des points limites ont été définis (absence de réaction au stimulus, inactivité de l’animal dans sa cage pendant plus de 6 heures, manifestation de signes de détresse), et une stratégie d’anesthésie et d’analgésie sera mise en place, accompagnée d’un suivi quotidien des signes cliniques et d’une pesée hebdomadaire. Par ailleurs, les expérimentateurs auront des contacts plurihebdomadaires avec les animaux afin de favoriser leur habituation. Les souris génétiquement modifiées utilisées dans cette étude seront identifiées individuellement à l’aide d’une puce électronique injectée sous anesthésie gazeuse. Lors de cette même procédure, une biopsie du cartilage auriculaire de 2 mm sera réalisée afin de confirmer le génotype de chaque animal.

Choix des espèces

La souris présente l’avantage indéniable de permettre l’utilisation d’outils de biologie moléculaire, tels que l’invalidation d’un gène de manière spécifique et inductible dans un type cellulaire d’intérêt, comme c’est le cas dans cette étude concernant la délétion d’Ezh2 dans les cardiomyocytes, les cellules endothéliales ou les cellules myéloïdes. Ces modèles sont particulièrement utiles pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de maladies cardiovasculaires, telles que l’insuffisance cardiaque. Dans notre laboratoire, nous possédons depuis de nombreuses années une solide expérience dans les évaluations fonctionnelles et structurelles du cœur, in vivo et ex vivo, chez la souris. Utilisation d’animaux adultes de 8-12 semaines et pesant 20-24g pour cette étude afin de pouvoir suivre l'éventuel développement d'une dysfonction cardiaque.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Macaques à longue queue : 50
Souffrances
 -
 -
 50
 -
Devenir
 -
 -
 50
 -

50 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, un émetteur implanté dans l'abdomen et des électrodes placées sous la peau enregistrant leur fonction cardiovasculaire. Ils reçoivent, une fois ou de façon répétée, des molécules en cours de test, et les prises de sang peuvent atteindre 19,5 ml toutes les deux semaines, soit 10 % de leur volume sanguin total. Le porteur écrit que l'implant, dont la durée de vie est d'environ deux ans, rend ces animaux inaptes à toute réhabilitation, et qu'ils seront réutilisés dans d'autres projets ou tués. La finalité est réglementaire : produire le rapport de pharmacologie de sécurité qui accompagne une demande d'essai clinique, étape que le porteur qualifie d'"indispensable" faute de "modèle de substitution".

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires, lesquelles sont indispensables pour initier l’évaluation clinique d’un composé thérapeutique (potentiellement futur médicament). La pharmacologie de sécurité est un élément réglementaire indispensable dans le développement préclinique des ces composés. Préalablement aux études cliniques, leurs effets sur les fonctions vitales (respiratoires, neurologiques et cardiovasculaires) doivent être caractérisés chez l’animal en respectant les Bonnes Pratiques de Laboratoire. Du fait de la complexité des organismes vivants, il n’existe actuellement aucun modèle de remplacement pour prédire ces effets pharmacologiques. Seule l’expérimentation animale permet de définir l’innocuité des composés thérapeutiques afin de sécuriser les premiers essais chez l’homme. Pour atteindre cet objectif, et en accord avec les recommandations vétérinaires et pharmaceutiques internationales, la présente autorisation de projet permettra de caractériser les effets adverses de ces composés sur le système cardiovasculaire du macaque. L’évaluation de la fonction cardiovasculaire se fera par l’utilisation d’électrodes sous-cutanée et d’un émetteur placer dans l’abdomen, avant et après administration du composé thérapeutique test. La conduite de ces études de pharmacologie de sécurité conduira à la production d’un rapport décrivant les effets adverses du composé test sur la fonction cardiovasculaire. Ce rapport, requis par la réglementation, fera partie intégrante de la demande d’essai clinique.

Bénéfices attendus

À l’échelle mondiale, les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès avec environ 17,9 millions de morts par an, suivies des cancers (10 millions/an), des maladies neurologiques (9 millions/an), des maladies infectieuses (7,7 millions/an), des maladies respiratoires chroniques (3,9 millions/an) et du diabète (1,5 million/an). Pour ces pathologies, il n’existe à ce jour aucune solution thérapeutique satisfaisante. Ce projet vise à couvrir une étape indispensable dans le développement de solutions thérapeutiques. La pharmacologie de sécurité est une phase règlementaire indispensable au développement préclinique, préalable aux études cliniques. Elle permet de caractériser les effets d’un composé thérapeutique sur les fonctions vitales (respiratoires, neurologiques et cardiovasculaires) chez l’animal en respectant les Bonnes Pratiques de Laboratoire. 10 à 12 % des xénobiotiques échouent en essais cliniques en raison de problèmes de sécurité cardiovasculaire. Ces risques cardiovasculaires sont mieux identifiés et anticipés aujourd’hui grâce à l'intégration des études de pharmacologie de sécurité chez le macaque en raison de sa valeur prédictive, notamment dans le cadre des recommandations médicales internationnales. A court terme, le bénéfice premier de ce projet sera l’établissement du profil toxicologique/pharmacologique, spécifique à la fonction cardiovasculaire, d’un composé. A long terme, les données obtenues de ces études de pharmacologie de sécurité feront partie intégrante des dossiers de demandes d’autoristion d’essais cliniques. Ces études réduiront les risques cardiovasculaires lors de ces essais et contribueront à : 1. améliorer la qualité de vie des patients, en permettant à de nouvelles molécules d’entrer en clinique 2. améliorer la sécurité des patients, en identifiant/caractérisant les effets cardiovasculaires indésirables 3. optimiser les doses thérapeutiques en identifiant précocement les doses efficaces optimales et les effets secondaires 4. contribuer à la recherche scientifique. Les résultats de ces projets enrichiront les connaissances scientifiques sur les mécanismes d'action et profils de sécurité de nouvelles familles de molécules 5. réduire les coûts de santé (améliorer la sécurité/efficacité des traitements) 6. répondre aux exigences réglementaires en matière de sécurité.

Procédures

Les animaux seront soumis à l'administration, unique ou répété, d'une molécule thérapeutique en phase de test ou d'un composé de référence (témoin). Chaque administration dure quelques minutes ou quelques dizaines de minutes. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués (5 minutes environ). La quantité et la fréquence acceptables dépendent du volume sanguin total (VST). Chez le macaque, il est estimé à 195 ml pour un macaque de 3 kg. Environ 10 % du VST peut être prélevé en toute sécurité toutes les 2 semaines (soit 19.5mL) , 7,5 % tous les 7 jours (15 ml) selon les recommandations internationnales vétérinaires. En cas de cinétique (plusieurs prélèvements rapprochés pour déterminer l'évolution de la concentration de la molécule dans le sang), les temps de prélèvement sont déterminés sont les caractéristiques de la molécule testée tout en respectant le volume maximal possible de 7,5% sur 7 jours glissant. Par exemple : prélèvement avant administration, puis 3h, 6h, 12h et 24h après, 0.5 à 1 ml à chaque temps. Dans une étude standard, 5 administrations sont nécessaires : 1 avec un placebo, 3 avec une doses différentes de la molécule thérapeutique, et une dernière avec le dose la plus importante utilisé afin d'effectuer des dosages de la molécule et s'assurer de la bonne exposition de l'animal.

Impact sur les animaux

Trois catégories de nuisances peuvent être provoqués chez les animaux utilisés dans ce projet. Elles sont toutes prises de manière préventives pour réduire leur impact. - Liées aux manipulations vigiles : en cours d’étude, les observations cliniques, ainsi que certaines voies d’administration, peuvent nécessiter d’une manipulation et une contention manuelle des animaux. Elles sont faites selon les bonnes pratiques vétérinaires mais cela peut néanmoins engendrer un stress. - Liées aux prélèvements/administration : la réalisation de prélèvements de sang et l’administration répétée d'une molécule peut provoquer des lésions locales et un stress des animaux en cas de réalisation incorrectes, d’individus plus fragiles ou bien de l’immobilisation nécessaire pour certaines voies d’administration. De plus, même si ces effets délétères sont rares lorsque le geste est réalisé par un opérateur expérimenté, il existe un risque de lésions ou d’infection lors d’administration intrathécale, intracraniale (lésions neurologiques, paralysie partielle) ou intra-articulaire (boiterie, arthrite). - Liées à une toxicité du xénobiotique testé : il n’est pas attendu d’effets toxiques majeurs dans les études de pharmacologie en raison de la faible dose administrée de xénobiotique ou d'une administration unique.

Devenir

Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet ne sont pas aptes à une réhabilitation en raison du système d'enregistrement cardiovasculaire implanté. Le système a une durée de vie d'environ 2 ans. Dans la mesure du possible, les animaux seront ré-utilisés (après validation vétérinaire prenant en compte l'ensemble de la vie de l'animal) dans d'autres projets afin de limiter le nombre total d'animaux utilisés. S'ils ne sont pas aptes à une réutilisation, ils seront euthanasiés.

Remplacement

La pharmacologie de sécurité étudie les interactions entre une molécule étrangère à l’organisme (le composé thérapeutique) et une ou plusieurs cibles liées au système cardiovasculaire (objet de cette DAP). Ces interactions englobent les effets du composé ou de ses produits de dégradation, sur des cibles, mais aussi l’influence éventuelle de ces cibles sur le composé. Une compréhension fine des mécanismes toxique et pharmacologique est donc indissociable d’une connaissance approfondie des mécanismes physiologiques, développementaux, cellulaires et moléculaires. À ce jour, l’ensemble des cibles potentielles et les mécanismes impliqués dans la toxicité cardiovasculaire ne sont pas complètement élucidés et ne peuvent donc pas être modélisés. Il n’existe pas, en conséquence, de modèle de substitution. C’est pourquoi la réglementation impose l’évaluation de la sécurité pharmacologique d’un composé thérapeutique avant toute administration chez l’humain. Les études de pharmacologie réglementaire in vivo sont encadrées par des directives internationnales. Elles peuvent être réalisées chez des espèces rongeurs ou non rongeurs. Le macaque, en raison de sa proximité avec l’humain, est l’une des espèces non rongeurs retenue pour ce type d’étude, lorsque le composé thérapeutique testé est suceptible de déclencher une réaction immunitaire, que sa cible dans l’organisme est présente que chez les primates (dont l’humain) ou que son métabolisme est plus proche de celui de l’humain chez le macaque par rapport aux autres espèces non primates.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux dans les études de pharmacologie cardiovasculaire de sécurité : • nous nous assurerons de la validité et de la prédictivité des données acquises avant de démarrer toute expérimentation, pour ne pas évaluer des composés non pertinents • des études pilotes seront réalisées, si nécessaire, sur un nombre limité d’animaux. L’objectif sera d’identifier les doses les plus favorables et les moins toxiques • un même animal pourra participer à plusieurs études si et seulement si : o les composés testés précédemment n’ont présenté ni effets cardiovasculaires irréversibles, ni effets toxiques oUne période de repos de 15 jours minimum entre la fin de dernière étude et la prochaine. Cette période peut être allongé selon les profils pharmacocinétiques des produits, un avis vétérinaire. o les paramètres biochimiques et hématologiques évalués avant l’étude se situent dans les valeurs de référence attendues pour cette espèce Le nombre d’animaux par étude est de 4 (4 males) et peut aller jusqu’à 8 (4 males et 4 femelles). Ce nombre est considéré comme le minimum acceptable permettant une interprétation statistique pertinente des données, et la caractérisation correcte des effets cardiovasculaires potentiels.

Raffinement

Le raffinement de nos procédures inclue : La gestion du stress et de l’angoisse : à leur arrivé sur site, les animaux seront acclimatés (3 semaines) aux conditions d’hébergement, et suivent un programme d’habituation et d’entrainement aux procédures expérimentales ainsi qu'aux manipulations vigiles, basés sur le renforcement positif. Ils seront également hébergés en collectivité, pour augmenter les interactions sociales, dans un environnement enrichi, validé par la structure en charge du bien-être animal et le service vétérinaire La prise en charge précoce de la souffrance : un opérateur observera a minima matin et soir chaque animal. La douleur sera objectivée en fonction de modifications de l'apparence, de la posture et du comportement selon une procédure interne rédigé par le service vétérinaire. Dès les premiers signes de douleur, une intervention vétérinaire sera effectuée. L’utilisation de grilles de signes cliniques ou de score de douleurs permettra aux opérateurs et aux vétérinaires de mettre en place les mesures les mieux adaptés à l’état de l’animal. Un vétérinaire est toujours présent aux heures ouvrées et une astreinte vétérinaire est disponible 24h/24 et 7j/7 Certaines administrations seront effectuées systématiquement sous anesthésie Des soins vétérinaires adaptés si nécessaires : compléments alimentaires, sérum physiologique, antibiotiques, analgésiques. En fonction des effets attendus ou observés du composé testé sur la fonction cardiaque, des molécules permettant de traiter ces éventuels effets peuvent être utilisées. L’intégration de points limites stricts afin de limiter toutes souffrances prolongées Spécifiquement pour les études de cardiologie, la méthode validée nécessite l'implantation chirurgicale d'un module de télémétrie. Afin de rendre cette technique moins invasive, l'utilisation d'un module externe avec des électrodes de surface et un gilet porté le temps des enregistrements est à l’étude.

Choix des espèces

Les études de pharmacologie réglementaire in vivo sont encadrées par des directives internationnales. Elles peuvent être réalisées chez des espèces rongeurs ou non rongeurs. Le macaque, en raison de sa proximité avec l’humain, est l’une des espèces non rongeurs retenue pour ce type d’étude, lorsque le composé thérapeutique testé est suceptible de déclencher une réaction immunitaire, que sa cible dans l’organisme est présente que chez les primates (dont l’humain) ou que son métabolisme est plus proche de celui de l’humain chez le macaque par rapport aux autres espèces non primates. Les macaques sont inclus dans les études de pharmacologie à partir de 2 ans.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 720
Souffrances
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 720
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Devenir
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 720

Cent cinq jours de régime gras, quarante-huit heures enfermées seules dans une cage de mesure sans le moindre enrichissement, une pression artérielle relevée chaque semaine sur animal conscient : 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un inhibiteur métabolique ajouté à leur eau de boisson, associé au régime, leur fait prendre du poids, rigidifie leurs vaisseaux et abîme leur cœur, ce que le projet cherche justement à observer. Le porteur reconnaît que les injections répétées exposent à une péritonite, l'anesthésie à une détresse respiratoire, et l'isolement à un stress social. Les souris sont décrites comme viables, fertiles, immunocompétentes et sans pathologie spontanée, l'atteinte étant entièrement fabriquée, et toutes sont tuées pour le prélèvement de leurs organes.

Objectifs

Certaines maladies métaboliques chroniques peuvent fragiliser les vaisseaux sanguins et le cœur. Elles surviennent souvent après une alimentation déséquilibrée, trop riche en graisses, et en raison de troubles de la régulation vasculaire. Ces désordres augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, qui se manifestent notamment par une prise de poids excessive, une élévation de la pression artérielle, une baisse de la tolérance à l’effort et, à long terme, par une plus grande vulnérabilité à l’insuffisance cardiaque. Ces complications représentent aujourd’hui un problème majeur de santé publique, car leur fréquence augmente dans la population et elles sont associées à une forte morbidité et mortalité. L’origine exacte de ces atteintes reste encore mal comprise. Les interactions entre alimentation, métabolisme, système vasculaire et cœur sont complexes et ne peuvent pas être étudiées uniquement avec des approches cellulaires. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à ces complications cardiovasculaires. Pour cela, un modèle expérimental chez la souris sera utilisé afin de reproduire les effets d’un régime alimentaire déséquilibré associé à une altération de la régulation vasculaire. L’objectif est de déterminer si certains processus biologiques naturels peuvent limiter ou prévenir la prise de poids excessive, la rigidité des vaisseaux et les altérations cardiaques observées. À terme, ces recherches permettront d’identifier de nouvelles pistes pour protéger le cœur et les vaisseaux dans des contextes métaboliques défavorables. Elles pourraient contribuer à améliorer la prévention et la prise en charge des maladies cardiovasculaires en agissant sur leurs causes profondes.

Bénéfices attendus

Les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins sont parmi les plus fréquentes dans la population. Elles sont souvent favorisées par une alimentation trop riche en graisses ou par un déséquilibre du métabolisme. Ces situations entraînent progressivement une perte de souplesse des vaisseaux et une baisse de la performance du cœur. Ce projet cherche à comprendre comment ces déséquilibres se développent et à trouver des moyens de les prévenir. Des études réalisées chez la souris permettront d’observer les effets d’une alimentation déséquilibrée sur l’organisme et d’identifier des mécanismes naturels capables de protéger le cœur et les vaisseaux. Les bénéfices attendus sont les suivants : – améliorer les connaissances sur les liens entre alimentation, métabolisme et santé cardiovasculaire ; – identifier des processus biologiques qui aident le cœur à résister aux effets d’une mauvaise alimentation ; – ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention des maladies du cœur ; – à long terme, réduire le nombre de personnes atteintes d’hypertension, d’insuffisance cardiaque ou de rigidité artérielle. Ces recherches devraient ainsi contribuer à améliorer la qualité de vie et à diminuer la charge médicale associée aux maladies cardiovasculaires.

Procédures

Certaines souris recevront, pendant cinq jours consécutifs, une injection quotidienne réalisée sur animal vigile, chaque administration durant seulement quelques secondes. À partir du début du protocole, les animaux seront répartis entre deux types d’alimentation, maintenus pendant toute la durée du protocole distribués ad libitum pendant toute la durée du protocole (105 jours). À intervalles réguliers, des prélèvements sanguins seront recueillis chez chaque animal, chaque manipulation ne durant que quelques secondes. Les animaux disposeront d’un temps de récupération complet d’au moins quatre semaines entre deux prélèvements. La pression artérielle sera mesurée chaque semaine (environ 10 minutes) sur animaux vigiles, après une courte phase d’habitation. Les fonctions cardiaques et vasculaires seront évaluées à trois reprises (jours 35, 70 et 105) grâce à des examens d’imagerie réalisés sous anesthésie légère, d’une durée d’environ 30 minutes chacun. Entre les jours 90 et 92, les animaux seront hébergés individuellement pendant une durée maximale de 48 heures afin de mesurer en continu leur activité, leur dépense énergétique et leur consommation alimentaire et hydrique.

Impact sur les animaux

L’administration prolongée d’un régime alimentaire riche en graisses, associée à l’exposition à un inhibiteur métabolique dans l’eau de boisson, peut induire une prise de poids excessive, une diminution de la tolérance à l’effort et une altération de la mobilité. Ces modifications s’accompagnent d’un risque de déséquilibre alimentaire pouvant entraîner une diminution de l’appétit ou une perte de poids excessive. Elles peuvent également induire des perturbations cardiovasculaires progressives, responsables de fatigue accrue et d’une moindre activité locomotrice. Les injections nécessaires à l’induction génétique sont susceptibles de provoquer une douleur transitoire au point d’administration ainsi qu’un risque rare d’irritation locale ou d’inflammation et, en cas d’injections répétées, un risque rare de péritonite. L’anesthésie brève requise pour les examens échocardiographiques peut entraîner une perturbation de la thermorégulation, une récupération plus lente, et exceptionnellement une détresse respiratoire. Ces épisodes sont transitoires mais génèrent un stress physiologique et une sensation d’inconfort. Le placement temporaire en hébergement individuel, limité à 48 h, s’accompagne d’une réduction des possibilités d’enrichissement et peut induire un stress social ou environnemental. De même, les prélèvements sanguins effectués sur animaux vigiles peuvent provoquer une douleur brève, un risque de petit hématome et un stress lié à la contention.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques.

Remplacement

Notre équipe privilégie chaque fois que possible le recours à des méthodes alternatives pour limiter l’utilisation d’animaux. Dans les phases préparatoires, nous utilisons des modèles in vitro (cultures cellulaires) ainsi que des approches in silico (modélisation informatique et analyses prédictives). Ces méthodes permettent de formuler des hypothèses et de tester certaines pistes de recherche sans recourir directement à l’animal. Cependant, l’avancée de ce projet nécessite l’utilisation de modèles animaux. En effet, il s’agit d’évaluer les conséquences de déséquilibres métaboliques prolongés sur le cœur et les vaisseaux. Ces phénomènes reposent sur des interactions complexes entre plusieurs systèmes de l’organisme (métabolique, vasculaire, cardiaque, nerveux, immunitaire) qu’aucun modèle in vitro ou in silico ne peut reproduire dans leur globalité. À ce jour, aucune méthode alternative ne permet de simuler de manière fidèle l’impact chronique d’une alimentation déséquilibrée et ses effets sur l’ensemble du corps. Seul un organisme vivant permet d’intégrer et de mesurer ces réponses, dans des conditions proches de la situation pathologique humaine. L’expérimentation animale est donc indispensable à ce stade du projet, car elle seule permet de valider les observations, de comprendre les mécanismes en jeu et d’évaluer le potentiel de nouvelles approches préventives ou thérapeutiques.

Réduction

Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 720 souris. Pour limiter le nombre d’animaux, plusieurs mesures sont mises en place. Les suivis sont réalisés de manière longitudinale, ce qui signifie que les mêmes animaux sont observés à différents moments de l’étude. Cette approche permet d’obtenir plusieurs informations successives chez un même individu et donc de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. De plus, chaque animal fournit plusieurs organes et tissus qui sont analysés selon différentes approches. L’exploitation multiple des échantillons maximise ainsi les informations recueillies pour un même animal. Ces échantillons pourront également être partagés avec nos collaborateurs, ce qui contribue à limiter encore davantage le recours à de nouveaux animaux dans le cadre d’autres projets. Le nombre d’animaux a été défini sur la base d’une analyse statistique préalable, afin de garantir que les effectifs soient suffisants pour obtenir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux en excès. L’équilibre entre mâles et femelles sera respecté afin de rendre les conclusions plus transposables. L’ensemble de ces mesures vise à optimiser l’utilisation des animaux, à réduire leur nombre au strict nécessaire et à maintenir la robustesse scientifique des résultats obtenus.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respecteront la réglementation en vigueur, à l’exception de périodes très courtes encadrées par une autorisation spécifique, lors des séjours temporaires dans des cages de mesure où aucun matériel d’enrichissement ne peut être ajouté. L’environnement habituel sera enrichi avec du matériel permettant la construction de nids et des abris, favorisant les comportements naturels et limitant le stress. Les animaux seront observés régulièrement afin de détecter précocement tout signe de mal-être, tel qu’une activité réduite, un pelage terne, un isolement ou une posture inhabituelle. Des critères précis sont définis pour interrompre la participation à l’étude si l’état d’un animal se détériore, notamment en cas de perte de poids importante, de baisse durable de l’appétit ou de signes de faiblesse. Les zones d’injection seront suivies pour repérer toute irritation. L’utilisation d’aiguilles fines et l’alternance des côtés permettront de réduire les effets locaux. Pour les examens nécessitant une anesthésie, une durée courte sera privilégiée afin de limiter l’impact sur l’animal. La respiration et la température corporelle seront surveillées, et les animaux resteront sur une surface chauffée jusqu’à leur réveil complet. En cas de baisse d’appétit, une alimentation adaptée sera proposée. Lors des séjours temporaires dans les cages de mesure, la durée sera limitée à deux jours, avec une attention particulière portée au comportement et à l’état général des animaux. Le personnel participant à ces procédures est formé et suit une formation continue. Les ajustements nécessaires pourront être décidés avec le vétérinaire ou le responsable du bien-être animal pour améliorer les conditions sans compromettre la validité scientifique du projet.

Choix des espèces

Les souris utilisées dans ce projet sont viables, fertiles, immunocompétentes et ne présentent pas spontanément de pathologie. Le phénotype étudié est induit par l’association d’un régime alimentaire déséquilibré et d’un traitement perturbant la fonction vasculaire. Les animaux développent alors une prise de poids, une rigidité des vaisseaux, des anomalies cardiaques et une diminution de la tolérance métabolique, reproduisant certaines caractéristiques des maladies cardiovasculaires liées à une mauvaise alimentation et à une altération de la fonction endothéliale. Le choix de la souris repose sur sa pertinence scientifique et méthodologique. Ce modèle est bien établi, largement utilisé pour l’élevage, les manipulations et le suivi clinique. L’existence de lignées génétiquement modifiées ciblées permet d’explorer la contribution spécifique de certains tissus à la physiopathologie étudiée. Le modèle murin présente ainsi une transposabilité pertinente pour comprendre les interactions entre métabolisme, cœur et vaisseaux. Les animaux seront utilisés à partir de 8 à 10 semaines, âge correspondant à la maturité physiologique et métabolique, notamment cardiaque. Ce stade permet d’évaluer de façon fiable l’impact d’un régime alimentaire gras associé à une dysfonction vasculaire, tout en évitant les biais liés à la croissance ou au développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 169120
Souffrances
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 169120
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Devenir
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 169120

Tous tués pour prélèvement d'organes, 169 120 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu peut passer sept séances d'imagerie avec coloration in vivo des tissus calcifiés, comptant 45 minutes de coloration et de lavage, et jusqu'à quatre échocardiographies. Certains sont soumis deux fois par jour à un régime riche en graisses pendant 90 jours ou plus, d'autres à un choc thermique local ou à des injections répétées, et les poissons génotypés sont isolés deux à sept jours en attendant le résultat de la biopsie. Le porteur explique cet effectif par la variabilité entre individus et par le caractère progressif de la calcification, et précise que 169 120 correspond au maximum qu'il peut utiliser.

Objectifs

La calcification cardiovasculaire (CCV) est une anomalie pouvant toucher différents tissus tels que les valves cardiaques, le myocarde ou les vaisseaux sanguins. La calcification vasculaire, qui inclut les pathologies de calcification de l’artère coronaire, touche 90% des hommes et 67% des femmes de plus de 70 ans. Malgré l’incidence mondiale de ces maladies, les traitements sont très limités, ce qui conduit à des taux de morbidité et mortalité élevés pour ces pathologies. De plus, les mécanismes exacts conduisant à la CCV restent mal définis, limitant la découverte de nouvelles pistes thérapeutiques. Nous utiliserons le modèle poisson zèbre pour clarifier les mécanismes de la CCV et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques en nous appuyant (i) sur la facilité d’imagerie in vivo (ii) les possibilités de criblage haut débit (test de centaines de molécules sur les poissons présentant une CCV) et (iii) la conservation entre mammifères et poissons zèbres de la plupart des voies impliquées dans les systèmes cardiovasculaires et osseux (facilitant ainsi la translation des données générées chez les poissons zèbres vers les patients). Pour cela, nous caractériserons la dynamique cellulaire et les interactions au niveau moléculaire à travers différentes voies et signalisations, ainsi que l'impact fonctionnel de la calcification in vivo chez des mutants de poisson zèbre présentant des phénotypes de calcification cardiovasculaire. Cette caractérisation permettra l'établissement de nouveaux modèles génétiques de calcification cardiovasculaire, qui pourraient être utilisés dans la recherche de nouvelles thérapies pour bloquer ou inverser la calcification cardiovasculaire, ayant un impact considérable sur la population européenne, gravement touchée par ces maladies.

Bénéfices attendus

Notre projet a pour objectifs d’identifier les voies de signalisation impliquées dans la calcification cardiovasculaire puis de tester différentes molécules thérapeutiques pour réduire les taux de morbidité et mortalité associés à cette pathologie.

Procédures

Pour tous les gestes techniques, les animaux seront anesthésiés. Lorsque cela est possible, nous suivrons le même animal pour réduire la variabilité et appliquer les principes des 3R. Les animaux seront analysés par microscopie d'imagerie en direct (10 minutes d'imagerie par point de temps) avec une coloration in vivo pour les tissus calcifiés (45 minutes de coloration et de lavage). Chaque animal sera soumis à cette procédure au maximum 7 fois (à 5, 8, 12, 15, 20, 25 et 30 jours post fertilisation) sur les 30 jours de l’expérience. Une échocardiographie (10 minutes d'imagerie par point de temps) sera réalisée au maximum 4 fois par animal sur une durée maximale de l’expérience de 60 jours. Certains poissons recevront 2 fois par jours une alimentation avec des régimes riches en graisses et occidentaux sur une durée pouvant aller de 90 jours, voire plus. En ce qui concerne les traitements médicamenteux, si l'administration se fait dans un bain, l’incubation varie de 3 à 6h ; si l’administration du médicament se fait par injection, le temps d'anesthésie est inférieur à 2 minutes et l'injection est très rapide (quelques secondes). Les poissons seront traités pendant une durée maximale de 15 jours et seront analysés à différentes étapes. Les médicaments seront administrés en doses uniques ou répétées en fonction de leur durée de vie et des périodes d'absorption. Une autre intervention consistera en un choc thermique local d’une durée inférieure à une minute suivi de 10 minutes d'imagerie par point de temps. L’expérience pourra durer jusqu’à 90 jours, ou plus. Concernant le génotypage des poissons, les animaux seront anesthésiés (moins de 2 minutes) pour une biopsie (quelques secondes). Les poissons seront isolés jusqu’au résultat de la biopsie (2 à 7 jours).

Impact sur les animaux

Les animaux adultes seront soumis, lors de l'administration des médicaments ou des composés destinés au traçage et au marquage des cellules, à une injection d’une durée inférieure à 30 secondes, douleur légère. L'effet du médicament ou du traitement peut entraîner des phénotypes spécifiques d’une durée de 1 à 14 jours dont les douleurs seront de classe légère à modérée. Les études échographiques pourront engendrer une douleur légère de courte durée (5 minutes maximum). Pour les besoins expérimentaux, les animaux pourront être hébergés de manière isolée pouvant durer jusqu'à 14 jours (sévérité légère à modérée selon la durée). Les phénotypes dommageables potentiellement observés sur les lignées mutantes incluent des modifications de la morphologie (déformations squelettiques, variations de taille ou de l’opercule), des atteintes oculaires ou des nageoires, ainsi que des changements d’aspect ou de vitalité liés au vieillissement. Les niveaux de sévérité peuvent varier de léger à modéré sur une durée de 6 mois maximum. Une surveillance accrue sera effectuée afin de prévenir et limiter la souffrance des animaux. Tout individu présentant des effets indésirables entraînant une souffrance significative sera mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d'organe et analyse.

Remplacement

Notre projet se déroule dans la continuité de tests in vitro pour comprendre la calcification cardiovasculaire. Cependant, ces modèles ne permettent pas de prendre en considération les caractéristiques complexes de ces maladies, puisqu'elles résultent de l'action de multiples facteurs et types de cellules. Des travaux récents ont proposé comme alternative l’utilisation ex vivo d’aorte de souris ou de rat. Là encore, les résultats peuvent être biaisés par les conditions de culture. L'utilisation de modèles animaux reste donc cruciale.

Réduction

La diversité entre les individus, particulièrement prononcée chez les jeunes poissons zèbres (à leurs stades larvaires), explique pourquoi il est nécessaire d'utiliser un plus grand nombre d'animaux afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour valider nos résultats. De même, la calcification cardiovasculaire, qui évolue progressivement et de manière très variable, requiert également un nombre accru d'animaux pour obtenir des résultats fiables. Cependant, étant donné que chaque fond génétique peut présenter une variabilité différente, nous prévoyons de réaliser nos expériences en plusieurs étapes, augmentant progressivement notre effectif, afin d'éviter d'utiliser un surplus d'animaux si la puissance statistique est atteinte avec un effectif moindre. Par conséquent, le nombre d'animaux requis correspond au maximum que nous pouvons utiliser. Étant donné la nature dynamique et hétérogène de la calcification cardiovasculaire, nous suggérons d'exploiter et de créer un grand nombre de lignées génétiques. Ceci permettra d'explorer les mécanismes moléculaires et cellulaires contribuant à l'établissement et à l'aggravation du phénotype de calcification. En utilisant des techniques d'imagerie en direct, nous serons en mesure de suivre la progression individuelle de la calcification chez les mêmes animaux, réduisant ainsi le recours habituel à un grand nombre d'animaux pour caractériser et quantifier les échantillons post-mortem ainsi que les coupes histologiques de tissus.

Raffinement

Tout au long de notre projet, les animaux seront maintenus dans des conditions optimisées pour assurer leur bien-être. Les paramètres de l’eau (température, conductivité et pH) ainsi que le cycle lumineux seront contrôlés. Un enrichissement sera assuré par l’ajout de nourriture vivante (artémias). Les accouplements sont réalisés dans des aquariums dédiés mimant les conditions naturelles d’accouplement. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne. Des points limites sont fixés de manière à détecter précocement tout signe de souffrance et à prendre toutes les mesures nécessaires à la réduire. De plus, nous utiliserons des procédures non invasives (imagerie, échocardiographie) afin de caractériser le processus de calcification cardiovasculaire.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un modèle idéal pour la recherche en raison de ses caractéristiques uniques. Sa transparence durant les premières semaines après la fécondation permet des techniques d'imagerie exceptionnelles, impossibles avec d'autres modèles. Sa petite taille et sa grande progéniture facilitent son hébergement et sa manipulation, favorisant les études à haut débit. De plus, ses techniques avancées de transgenèse et de mutation offrent diverses méthodes pour étudier spécifiquement les gènes et les voies de signalisation. La similitude marquée entre le poisson zèbre et les mammifères renforce sa valeur en tant qu'organisme modèle. Sa remarquable capacité de régénération tissulaire tout au long de sa vie le rend particulièrement intéressant d'un point de vue d’application clinique. Pour notre projet, le poisson zèbre offre la possibilité d'acquérir des images en temps réel à différents stades de développement et de cibler des cellules spécifiques grâce à des techniques d'ablation génétique. Cela en fait l'organisme idéal pour notre étude sur l'établissement de la calcification cardiovasculaire, aussi bien au cours du développement que chez les adultes. Nous examinerons les stades larvaires et juvéniles (5, 8, 12, 15, 20, 25, 30 jours post-fécondation) pour comprendre les étapes clés du développement cardiovasculaire, ainsi que les stades adultes (60, 90 et >90 jours post-fécondation) pour observer les tissus sains et malades chez les jeunes et les animaux plus âgés.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 4500
Souffrances
 -
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 4500
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Devenir
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 -
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 4500

4 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tuées pour analyse du cœur et des organes, une partie gardée pour entretenir l'élevage. Elles subissent une biopsie de la queue ou de l'oreille, des injections, et pour certaines des échocardiographies sous anesthésie de quinze minutes. Le porteur indique que certains animaux portent un phénotype dommageable provoquant une atteinte cardiaque et une mort spontanée, et prévoit 60 souris par groupe au lieu de 40 pour absorber cette mortalité. Il qualifie le modèle animal d'"incontournable" et de "préalable indispensable" pour valider des traitements de la myocardite, tout en précisant que les produits testés sont des références du commerce dont l'efficacité a déjà été confirmée sur cellules.

Objectifs

Notre projet a pour but de comprendre le rôle de l'inflammation dans la myocardite, pathologie cardiaque aigüe et sévère. Pour cela, nous utiliserons un modèle de souris présentant spontanément une myocardite. Nous étudierons la fonction cardiaque ainsi que la présence de cellules immunitaire dans le coeur afin d’identifier les acteurs clés responsables de l’aggravation de la maladie. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de cette myocardite, et d’identifier de potentielles pistes thérapeutiques pour cette pathologie qui présente chez l’homme une évolution rapide et souvent grave, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 30 à 50%.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de développer une stratégie thérapeutique innovante visant à limiter les dommages tissulaires résultant de l'action des cellules immunitaires au cours d'une myocardite. Le développement d'un traitement de la phase aiguë de la myocardite présente de nombreux avantages potentiels, permettant d’améliorer la qualité de vie des patients, réduire les coûts de santé et diminuer la morbidité.

Procédures

Les animaux vont subir la une biopsie de queue ou d'oreille. Une partie des animaux va subir une injection d'une durée maximale de 30 seconde. Une partie des animaux va subir une ou plusieurs échocardiographie non-invasive et indolore qui sera réalisée sous anesthésie générale pour une durée maximale de 15 minutes.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension et contention des animaux, stress lié à l'anesthésie. Potentielle douleur légère et de courte durée lors de l'injection et lors de la biopsie de queue ou d'oreille. Certains animaux présentent un phénotype dommageable associé à une atteinte cardiaque provoquant une mort spontannée.

Devenir

Les animaux issus de l'élevage seront utilisés pour contribuer au maintien de l'élevage ou pour constituer les groupes expérimentaux s'ils sont d'un génotype d'intérêt, ils seront mis à mort sinon. Les animaux constituant les groupes expérimentaux seront mis à mort pour réaliser des analyses histologiques ou d'inflammation dans le coeur et les organes.

Remplacement

L'étude expérimentale sur des animaux est une étape incontournable pour comprendre les mécanismes intervenant dans le développement de la myocardite. En effet, ces phénomènes complexes impliquent plusieurs organes et de nombreux types cellulaires, ce que les modèles in vitro ne peuvent reproduire. Nous cherchons à comprendre dans ce modèle animal, les diverses interactions cellulaires et tissulaires qui se produisent lors d'une myocardite. Ces modèles précliniques de souris sont également un préalable indispensable pour valider les stratégies thérapeutiques avant leur application chez les patients atteints d'une myocardite. Les produits utilisés sont des références disponibles dans le commerce et dont l'efficacité a déjà été confirmée in vitro sur des cellules.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à la réalisation de ce projet a été calculé au plus juste. En utilisant des calculs de puissance pour déterminer la taille minimale suffisante des groupes expérimentaux, nous obtenons une taille d’échantillon de 17 souris par groupe. En tenant compte des aléas inhérents au modèle animal, et en distinguant mâles et femelles, nous estimons une taille de groupe à 40 animaux sans phénotype dommageable et 60 pour les animaux présentant le phénotype dommageable, afin d’inclure la mortalité associée au modèle. Les résultats seront analysés à l'aide des tests statistiques adaptés. Pour réduire le nombre d’animaux, nous analyserons plusieurs paramètres sur le même animal.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cages enrichies dans l’animalerie où les conditions d'hébergement et d'élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris. Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures. Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par le personnel technique qualifié de l’animalerie ainsi que les expérimentateurs pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. Les grilles de score de suivi des points limites seront remplies sous contrôle de la personne responsable de la mise en oeuvre du projet.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour l'étude des maladies cardiovasculaires. De plus, c’est le seul modèle dans lequel ont été générées les lignées mutantes que nous souhaitons étudier. Nous utiliserons des souris âgées de 3 semaines environ au moment de l'identification Cet âge correspond à l'âge à partir duquel il faut sevrer les animaux. Nous utiliserons ensuite les animaux adultes, âgés de 9 à 32 semaines pour les expérimentations. A ces âges, le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité mais n'est pas encore senescent.