Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées :
- 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
- 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
Comportements sociaux-sexuels et anxiété chez les souris femelles : une dépendance aux androgènes et neurostéroides ?
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Objectifs
Des hormones régulent finement les comportements sociaux-sexuels en agissant sur les régions cérébrales spécifiques de ces comportements. Notre étude se structure autour de deux objectifs : (1) Analyser la production rapide de stéroïdes dans le cerveau en réponse à des stimuli olfactifs et sociaux ; (2) Déterminer le rôle spécifique d’un de ces stéroïdes dans la préparation du comportement sexuel de lordose et dans l'anxiété.
Bénéfices attendus
Cette étude est essentielle pour comprendre le rôle des stéroïdes cérébraux sur les comportements sociaux-sexuels chez la femelle. En effet, la majorité des études, y compris celles menées chez les rongeurs, se concentrent sur les mâles. En outre, des principes actifs inhibant la synthèse de ces stéroïdes sont largement utilisés pour traiter le cancer du sein, mais leurs effets sur le système nerveux central ont surtout été étudiés sous l’angle de la mémoire et de la cognition. Notre étude permettra aussi d’élargir nos connaissances sur les effets secondaires de ces traitements.
Procédures
Les gonadectomies peuvent entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. Cette intervention chirurgicale peut aussi induire une douleur post opératoire pendant 2-3 jours. L'injection intrapérotonéale peut parfois générer une douleurs et hématome au point d'injection. Le véhicule dans lequel sont dilués les deux inhibiteurs d'aromatase peut dans de rares cas, entrainer une toxicité hépatique et réactions immunitaires. Les inhibiteurs de l’aromatase peuvent dans de rare cas entrainer des arthralgies chroniques. Un stress dû à la manipulation des animaux pour récolter leurs urines est possible. Il s’agira d’un stress aigu de quelques minutes n’induisant pas d’effet à long terme. Les animaux expérimentaux isolés avant les tests olfactifs pourront présenter du stress lié à leur hébergement individualisé.
Impact sur les animaux
Les stérilisations peuvent entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. Cette intervention chirurgicale peut aussi induire une douleur post opératoire pendant 2-3 jours. L'injection intrapéritonéale peut parfois générer une douleurs et hématome au point d'injection. Le véhicule dans lequel sont dilués les principes actifs peut dans de rares cas, entrainer une toxicité hépatique et réactions immunitaires. Les principes actifs peuvent dans de rare cas entrainer des douleurs articulaires. Un stress dû à la manipulation des animaux pour récolter leurs urines est possible. Il s’agira d’un stress aigu de quelques minutes n’induisant pas d’effet à long terme. Les animaux expérimentaux isolés avant les tests olfactifs pourront présenter du stress lié à leur hébergement individualisé.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études ultérieures. Les animaux stimuli seront euthanasiés par le personnel animalier.
Remplacement
A ce jour aucune méthode alternative non animale (in vitro et/ou de modélisation) peut être utilisée pour comprendre la production locale d’œstradiol dans le cerveau et ses effets sur les comportements sociaux chez les femelles. En effet, cette production dépend de l'interconnectivité de neurones appartenant à plusieurs structures olfactives et cérébrales. Il est donc impératif d’utiliser un animal entier pour comprendre les mécanismes de régulations des comportements sociaux par les œstradiols.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. Les mêmes animaux stimuli seront utilisés pour toutes les procédures. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observé dans la littérature. Nous avons aussi tenu compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, et de l'efficacité des injections. La taille de nos échantillons sera de 20 animaux par condition.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe sociaux en présence d’enrichissements (abri cartonné complémenté de matériel de nidification et de jouet en bois) avec un accès à la nourriture et boisson ad libitum. Les souris seront anesthésiées lors des chirurgies avec une première administration d'anesthésique pour générer une sédation analgésique suivi d’une anesthésie gazeuse (isoflurane 3% pour l'induction puis 1,5% pour le maintien). Les animaux recevront un traitement analgésique post-opératoire par injection sous cutanée d’un anti-inflammatoire non stéroidien permettant une couverture analgésique de 24h). L’administration de l'anti-inflammatoire non stéroidien sera poursuivie pendant 2 à 3 jours post-opératoires si nécessaire. Les yeux de l'animal seront protégés au moyen d'une pommade ophtalmique pendant la chirurgie pour éviter le dessèchement. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux seront maintenus sur un matelas chauffant et leur température sera monitorée afin d'éviter une hypothermie. La fréquence respiratoire sera également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal recevra une dose antisedan pour antagoniser les effets de l'anesthésique et la procédure sera interrompue. Si l’état de santé de l’animal le permet, une nouvelle tentative sera effectuée après 7 jours de récupération. Dans le cas contraire, l’animal sera euthanasié conformément aux points limites définis dans nos procédures. De plus, une surveillance quotidienne des animaux ayant subi la chirurgie sera effectuée tout au long de l'expérimentation. Concernant les points limites post-opératoires, 3 facteurs seront estimés : 1) Le poids corporel ; 2) L'apparence physique ; 3) Le comportement. Un score combiné supérieur à 6 ou un score individuel> ou égal à 3 entrainera l’euthanasie de l’animal.
Choix des espèces
Notre recherche porte sur la mise en évidence des régulations des comportements socio-sexuels induits par les neurostéroides chez les mammifères. La souris est un excellent modèle animal de référence. La souris est une espèce sociale présentant des comportements socio-sexuels innés bien décrits. En outre, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelles (génération d'animaux mutants) qui ne sont pas ou peu possibles sur d'autres espèces. Nous utiliserons des femelles adultes qui seront âgés de 9 à 11 semaines au début des expériences.
Anticipation d’un contact socio-sexuel et expression des émotions positives chez la caille japonaise
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Objectifs
La question de l’existence d’états subjectifs chez les animaux, comme les émotions, est aujourd’hui globalement acceptée dans le monde scientifique. De nombreuses études ont déjà mis en évidence l’expression d’émotions négatives chez différentes espèces, permettant ainsi d’évaluer leur mal-être. Si la réduction de ces émotions négatives contribue à améliorer le bien-être animal, il apparaît aujourd’hui que ce bien-être est également influencé par l’expression d’émotions positives. En effet, des expériences répétées d’émotions positives favoriseraient l’installation d’états affectifs durables. Ainsi, un enjeu majeur est d’identifier des marqueurs de ces émotions positives chez différentes espèces et de développer des approches favorisant leur expression, par exemple dans les systèmes d’élevage. Dans ce contexte, notre projet s’inscrit dans la compréhension des marqueurs des émotions positives chez les oiseaux d’élevage, et plus précisément chez la caille japonaise. Des études ont permis d'initier l’exploration des caractéristiques et des déterminants des émotions positives cette espèce. Dans ce nouveau projet, nous chercherons à identifier des contextes sociaux propices à l’expression d’émotions positives.
Bénéfices attendus
Grâce à cette expérience, nous espérons valider un nouvel indicateur d’émotions positives chez la caille japonaise tout en explorant d’autres marqueurs potentiels. Chez l’oiseau, ces indicateurs restent encore peu nombreux, et la capacité à identifier l’expression des émotions positives constitue une première étape essentielle à leur compréhension. Cette démarche s’inscrit dans un contexte d’amélioration du bien-être des oiseau d’élevage.
Procédures
Les cailles seront soumises à des test comportementaux individuels ou en paires, ce qui entraînera leur isolement temporairement (environ 12 minutes par jour pendant 4 jours).
Impact sur les animaux
La promiscuité forcée lors de la création des couples et durant l’expérience pourrait être stressante pour les cailles, en particulier si les deux membres du couple ne s’entendent pas. Néanmoins, chaque couple sera surveillé et les cailles seront séparées si elles montrent des signes d’agressivité (coups de bec, vocalisations caractéristiques). Le transport et l’isolement lors de l’expérience pourraient également être stressants mais ceux-ci seront de courte durée (10 min par jour), ce qui laisse un long temps de repos pour les cailles en dehors de la procédure.
Devenir
Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être, soit gardés au laboratoire pour de futurs projets, soit confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.
Remplacement
Nous travaillons sur le comportement anticipatoire et les émotions positives et donc devons expérimenter directement sur l’animal vivant, ce qui exclut tout type de remplacement.
Réduction
Le nombre d’animaux choisi (24 mâles et 24 femelles, soit 24 couples) a été déterminé par une approche statistique et permet d’avoir un effectif suffisant pour les analyses comportementales et morphologiques. Par ailleurs, nous avons prévu plus de groupes test que de groupes contrôle (14 groupes test et 10 groupes contrôle) en prévision de potentiels échecs dans la procédure de conditionnement. En effet, il est possible que de l'agressivité apparaisse au sein des couples au cours de l'expérience. La durée de l'expérience (4 jours successifs) permet de réduire le risque, mais nous prévoyons de devoir retirer jusqu'à trois ou quatre couples de l'expérience.
Raffinement
Un enrichissement alimentaire, comprenant des vers de farine vivants et des grains de blé germés, sera distribué une fois par semaine. Les cailles ayant un besoin naturel de bains de poussière, une litière composée de copeaux de bois sera mise à leur disposition pour favoriser l’expression de ce comportement. En milieu naturel, les cailles privilégient les zones offrant des cachettes afin d’échapper aux prédateurs. Ainsi, chaque cage sera équipée d’un abri opaque de 20x20x20 cm. L’hébergement individuel permettra de contrôler la création des couples qui serviront pour l’expérience. Cependant, les cages seront équipées de parois grillagées à large maillage, permettant un contact visuel, auditif et, dans une certaine mesure, physique entre les individus voisins. Les déplacements et manipulations des oiseaux seront effectués par du personnel expérimenté, et un soigneur spécialisé assurera les soins quotidiens ainsi que le suivi rigoureux de l’état de santé des animaux. En complément, des points limites stricts sont définis. Les cailles feront l’objet d’une observation quotidienne et d’une pesée hebdomadaire. L’apparition de signes cliniques ou une perte de poids supérieure à 10 % entraînera le retrait immédiat de l’animal des procédures expérimentales et la mise en place de mesures de soins adaptées. En l’absence d’amélioration dans un délai d’une semaine, l’individu sera définitivement exclu du protocole, placé en quarantaine et maintenu sous suivi sanitaire. Si aucune récupération n’est observée, une euthanasie sera réalisée conformément aux procédures établies, avec sédation préalable.
Choix des espèces
Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur petite taille et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que pour la recherche scientifique. Leurs caractéristiques comportementales peuvent être clairement identifiées par des tests validés scientifiquement. Leurs capacités cognitives et émotionnelles sont néanmoins encore trop peu étudiées. Notre expérience s’intéresse à l’anticipation d’un contact avec une femelle pour un mâle. Il est donc nécessaire que nos animaux soient adultes et sexuellement matures.
Effet des fruits du Gattilier sur le développement des organes sexuels des coqs et leurs comportements sexuels négatifs associés
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
L’élevage de volailles plein air correspond aujourd’hui à une demande croissante de la société pour de meilleures conditions de vie des animaux d'élevage, ces productions étant considérées comme "moins intensives" et plus respectueuses du bien-être animal. Cependant, la durée de ces élevages est plus longue par rapport à la durée des élevages "standards". Ainsi, dans ce mode d'élevage plus long, les mâles atteignent leur maturité sexuelle, ce qui n'est pas le cas en élevage "standard" ; des comportements naturels d’agressivité peuvent alors être observés. Aussi, récemment, des observations de terrain ont montré que cette maturité sexuelle pouvait arriver autour de 6 semaines d'âge. Cela se traduit par un développement des testicules et une augmentation de la production d’hormones sexuelles. Ces dernières stimulent les comportements agressifs entre les individus qui ont des conséquences négatives sur les animaux et leur bien-être. L’objectif de ce projet est de tester les effets des fruits du gattilier (ou Vitex agnus-castus ou « Poivres des moines ») connu pour ses propriétés anaphrodisiaques et son rôle de régulateur hormonal, pour réduire les comportements sexuels agressifs chez le coq. La plante, autorisée en alimentation animale, sera apportée sous forme de poudre dans l’aliment, pendant toute la durée d'élevage et nous analyserons les paramètres suivants : poids, taux de testostérone sanguin, développement de la crête, bien-être et comportements sociaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de vérifier si la distribution de poudre de fruits de Gattilier permet de diminuer les comportements sexuels négatifs. A termes, le Gattilier pourra être utilisé pour améliorer les conditions de vie et le bien-être des poulets.
Procédures
Les poulets seront pesés individuellement à 6 reprises entre leur arrivée à 1 jour et la fin du projet à 12 semaines afin de connaitre et comparer leur croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Les poulets mâles auront 4 prélèvements sanguins à 6, 8, 10 et 12 semaines. Chaque prélèvement se fera sur animal vigile et durera moins de 15 secondes. Au moment de la contention pour les prélèvements sanguins, une photo de leur crête sera prise ; la contention totale ne durera pas plus de 1 minute / animal.
Impact sur les animaux
Les effets négatifs sur les poulets sont 1/ la douleur légère et transitoire (inférieure à 15 secondes) générée par la pénétration de l’aiguille lors des prélèvements sanguins et 2/ le stress léger et transitoire lié à la contention lors de la pose de la bague d’identification, des prélèvements sanguins, des pesées et des prises de photos des crêtes.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air.
Remplacement
Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier le comportement sexuel des poulets. Le recours aux animaux vivants reste nécessaire afin d’évaluer les interactions sociales entre animaux. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.
Réduction
Dans notre projet, les poulets sont répartis en deux modalités, une modalité « témoin » ne recevant pas la poudre de Gattilier (250 poulets dont 150 mâles et 100 femelles hors-champ), et une modalité « essai » recevant la poudre de Gattilier (250 poulets dont 150 mâles et 100 femelles hors-champ). Ce nombre de 250 individus par modalité est nécessaire pour simuler les conditions d’un élevage commercial plein air et rendre compte de la variabilité inter individuelle. Les prises de sang et les photos des crêtes à 6, 8, 10 et 12 semaines ne seront réalisées que sur les mâles, à savoir 150 individus/modalité (soit 300 au total). Les statistiques utilisées sont en accord avec la littérature existante et permettent de prendre en compte la variabilité existante au sein de la population et obtenir des estimations suffisamment précises pour étudier les comportements sexuels et les corrélations existantes entre la mesure de la crête (organe sexuel secondaire) et le taux de testostérone sanguin.
Raffinement
Les animaux sont élevés en groupe, avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Ce projet permettra également de voir s'il existe un lien entre le développement de la crête (organe sexuel secondaire) et le taux de testostérone sanguin. Si tel est le cas, cela permettra, dans les projets à venir, d'étudier la maturité sexuelle en utilisant une méthode non invasive (mesure de la crête) plutôt q'une méthode invasive (testosterone sanguine).
Choix des espèces
Ce projet a pour objectif d’étudier les comportements du poulet de chair élevé dans un élevage en plein air. Il est donc nécessaire d’utiliser cette espèce animale, à savoir le poulet de chair. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge et seront étudiés jusqu’à 12 semaines qui correspond à l’âge de fin d'élevage pour ce type d’élevage plein-air. Des observations de terrain ont montré que la maturité sexuelle arrivait autour de 6 semaines chez le coq de cette souche et que le taux de testostérone dans le sang augmentait entre 4 et 6 semaines. Nous avons donc choisi de réaliser notre 1er prélèvement à 6 semaines, au moment du développement de la maturité sexuelle. Les prises de sang seront ensuite effectuées à 8, 10 et 12 semaines afin d’étudier l’évolution du taux de testostérone dans le sang et de pouvoir observer un éventuel décalage d’augmentation du taux de testostérone en fonction de la modalité (témoin / essai).
Modulation de la reproduction et du comportement socio-sexuel à l’aide de fragments d’anticorps chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
Objectifs
Les méthodes actuelles de contrôle de la reproduction (traitements hormonaux, stéroïdes) sont associées à de nombreux effets secondaires, et les molécules utilisées s’accumulent dans l’environnement où elles agissent comme des perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, aucune solution thérapeutique n’existe pour la prise en charge des troubles du comportement social, et les contraceptifs peuvent être associés à une diminution de la libido. La prise en charge des patients souffrant de troubles de la reproduction et du comportement, ainsi que la maîtrise de la reproduction des animaux d’élevage, bénéficieraient donc du développement de nouveaux traitements pharmacologiques. Les anticorps monoclonaux représentent une des meilleures promesses thérapeutiques dans le domaine de la reproduction. Les fragments d’anticorps de camélidés (VHH) présentent des caractéristiques uniques : ils ont une durée de vie courte dans le sang, sont dégradables et capables de moduler l’activité des récepteurs, et sont donc une alternative majeure aux composés chimiques et hormones stéroïdiennes. Nous caractérisons in vitro des VHH capables d’activer ou inhiber l’activité de cibles impliquées dans le contrôle de la reproduction et/ou du comportement sexuel localisées dans les gonades : récepteur de l’hormone folliculo-stimulante (FSHR), récepteur de l’hormone lutéinisante (LHR), récepteur des oestrogènes couplé aux protéines G 1 (GPER). Les VHH les plus prometteurs doivent désormais être développés pour un usage in vivo, afin de déterminer leur potentiel thérapeutique. Le projet proposé a pour objet i) de déterminer la pharmacocinétique et pharmacodynamique in vivo de ces fragments d’anticorps, ii) le cas échéant de procéder à une ingénierie de leurs séquences pour leur utilisation in vivo, iii) de déterminer les effets fonctionnels sur la reproduction et le comportement chez la souris de ces nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes, le tout à des fins strictement scientifiques. Le projet a ainsi pour objectif de démontrer la faisabilité de l’utilisation in vivo de VHH pour contrôler et moduler la fonction de reproduction sans affecter le comportement sexuel dans le cadre i) du développement d’alternatives aux méthodes actuelles de contraception, ii) du traitement de troubles de la reproduction, ou iii) du développement d’alternatives aux méthodes de contrôle de la reproduction (synchronisation, induction de l’ovulation, …) utilisées en élevage.
Bénéfices attendus
En cas de succès de la preuve de concept chez la souris, la voie sera ouverte pour i) le développement de nouveaux traitements innovants des troubles de la reproduction, présentant une meilleure efficacité et moins d’effets indésirables, ii) le développement de méthodes de contraception non hormonales qui présenteraient moins d’effets secondaires et seraient mieux tolérées que les traitements actuels, tout en préservant l’environnement de l’accumulation de perturbateurs endocriniens à très longues demi-vies, iii) le développement de nouvelles méthodes non hormonales pour la synchronisation et l’induction de superovulation chez les animaux de rente.
Procédures
- Test d’interaction sociale réciproque : le test d’une durée de 10 minutes sera réalisé à faible intensité lumineuse avec des animaux vigiles. Chaque animal sera soumis 1 fois au test. - Test des trois chambres : le test sera réalisé à faible intensité lumineuse avec des animaux vigiles. Chaque animal sera soumis à 1 session de 10 minutes à J-2, 1 session de 10 minutes à J-1, et 2 sessions de 10 minutes à J0. - Test de comportement sexuel : le test sera réalisé avec des animaux vigiles et aura une durée maximale d’une heure. Selon les animaux, ceux-ci pourront être soumis : i) 3 fois au test à 4 jours d’intervalle, ii) 2 fois au test à 2 semaines d’intervalle, iii) 8 fois au test, ou iv) 1 fois au test. - Pesée : la procédure sera réalisée avec des animaux vigiles et dure moins de 5 minutes par animal. Chaque animal sera soumis à la procédure 1 fois par jour pendant environ 25 jours. - Puçage : la procédure sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse, et une injection sous-cutanée d’anesthésique sera réalisée pour réduire la douleur liée à l’incision. Chaque animal sera soumis une seule fois à la procédure. - Lavages vaginaux : la procédure sera réalisée sur animaux vigiles et dure moins de 5 minutes. Chaque animal sera soumis à la procédure 1 fois par jour. Selon les animaux, ceux-ci pourront être soumis à la procédure pendant 16-20 jours ou pendant 8-10 jours. - Injection intrapéritonéale : la procédure sera réalisée sur animaux vigiles et dure moins de 5 minutes. Chaque animal sera soumis 1 fois à la procédure. - Prélèvements sanguins par la queue : la procédure dure moins de 5 minutes et sera réalisée sur animal vigile avec une anesthésie locale. Chaque animal sera soumis 6 fois à la procédure, à 1h, 12h, 2 jours, 5 jours et 7 jours d’intervalle du premier prélèvement. - Inoculation intravaginale : la procédure dure moins de 5 minutes et sera réalisée sous anesthésie générale pour une durée d’environ 30 minutes. Chaque animal sera soumis 1 fois à la procédure.
Impact sur les animaux
Les injections en intrapéritonéale, en intraveineuse et en sous-cutané ainsi que les prises de sang à la veine caudale peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site. La pose d’une puce RFID sous anesthésie générale peut engendrer une légère douleur au niveau du site de l’incision lors du réveil de l’animal. La contention des animaux génère du stress. Les tests d’interaction sociale peuvent entrainer une certaine agressivité entre les animaux et ces tests comportementaux peuvent être anxiogènes lié à l’environnement nouveau. Les lavages vaginaux sont des actes désagréables pour les femelles.
Devenir
Pour le génotypage et phénotypage des animaux transgéniques, les femelles doivent être euthanasiées pour pouvoir étudier les paramètres embryonnaires ainsi que les gonades et organes accessoires. Les mâles seront également euthanasiés car aucuns animaux de ces génotypes ne seront utilisés par la suite, et nous ne pouvons pas envisager de les replacer étant donné que nous ne connaissons pas à l’avance leur phénotype. Pour la mise au point de l’analyse automatisée des tests de comportement sexuel, les femelles ovariectomisées seront euthanasiées à l’issue de la procédure car elles ne seront pas réutilisées par la suite. Tous les autres animaux seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps (VHH) sur la cyclicité et le comportement sexuel des femelles, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure afin de déterminer si l’oestrus est ovulatoire ou anovulatoire, et pour pouvoir étudier les ovaires (marquage VHH, nombre et taille des follicules, …). Les mâles seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps (VHH) sur la fertilité des femelles, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure afin d’étudier les paramètres embryonnaires, et pour pouvoir peser et étudier les organes accessoires et les ovaires (marquage VHH, nombre et taille des follicules, …). Les mâles seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps sur la mobilité spermatique, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure pour pouvoir étudier les paramètres embryonnaires. Toutefois, si aucune gestation n’est constatée, les femelles seront gardées en vie pour être réutilisées.
Remplacement
Tous les VHH utilisés ont été entièrement développés et caractérisés in vitro, mais aucune étude de reproduction ou de comportement ne peut se réaliser par des approches in vitro, ex vivo ou de modélisation. Ce projet étudie les régulations entre plusieurs fonctions physiologiques et/ou comportementales, qui sont impossibles à reproduire par des méthodes alternatives. La gestation ne peut être mimée in vitro, et l’activité neuronale à l’origine des comportements socio-sexuels est dépendante de l’interconnectivité des neurones, ces phénomènes ne peuvent donc être étudiés que sur des animaux entiers. De plus, la pharmacocinétique (demi-vie dans la circulation sanguine ou temps de résidence dans les organes cibles), la pharmacodynamique (effets des substances injectées sur leur cible), les effets secondaires éventuels et les effets fonctionnels des VHH sur la reproduction ou les comportements ne peuvent être évalués que chez l’animal. Compte tenu de l’ensemble de ces paramètres et de l’absence de méthodes de remplacement in vitro, il est indispensable de recourir à une expérimentation in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé afin de ne pas utiliser plus d’animaux que nécessaire pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique. Un effectif de 16 animaux par groupe est ainsi nécessaire. Toutefois, il est indispensable de prendre en compte un certain nombre de facteurs de variabilité pouvant conduire à l’élimination de certains animaux de l’expérience. Ainsi, afin d’assurer un effectif exploitable de 16 animaux par groupe en fin d’expérience, nous avons besoin d’un nombre total de 20 animaux expérimentaux par groupe. De plus, nous avons fait le choix de regrouper certains tests dans une même expérimentation, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés pour étudier ces paramètres. Enfin, les effectifs décrits correspondent aux effectifs maximaux qui pourraient être utilisés. En effet, dès que cela sera possible, plusieurs aménagements nous permettront de réduire le nombre d’animaux utilisés pour les expériences : i) pour les tests de comportement sexuel, les mâles pucés pourront être réutilisés pour les expériences avec différents VHH, ii) pour les femelles ayant reçu une administration intravaginale de VHH, si aucune gestation n’est constatée au bout de 20 jours après mise en présence du mâle, celles-ci seront gardées en vie et réutilisées pour tester d’autres VHH, iii) dès que cela sera possible, plusieurs fragments d’anticorps candidats seront testés en parallèle avec un seul groupe contrôle commun, ce qui permettra de réduire les effectifs totaux des animaux contrôles utilisés. Enfin, concernant les animaux exprimant le transgène FSHR humain, si ceux-ci ne présentaient pas de restauration de la fertilité, aucune expérience ultérieure avec ces animaux ne serait réalisée.
Raffinement
Les expériences sont menées dans les plus courts délais possibles afin de minimiser l’inconfort et le stress des animaux et de les remettre dans leurs cages en présence de leurs congénères. Les animaux sont observés quotidiennement et leur état de bien-être déterminé sur la base de 3 critères : apparence, poids, comportement (critères décisionnels en annexe). Un enrichissement est mis en place dans l’arène utilisée pour les tests de comportement : cabane en plastique rouge, copeaux, biberon, gamelle de croquettes. Des phases d’habituation sont réalisées avant les tests de comportement, qui sont effectués à faible intensité lumineuse pour limiter l’anxiété des animaux. Ces derniers sont transférés dans une salle contigue à la salle de tests comportementaux 1h avant le début des procédures. Avant d’euthanasier des animaux, ceux-ci sont transférés un à un dans la salle dédiée, afin d’éviter une communication d’anxiété entre congénères. Les puces RFID sont insérées sous la peau au moins 1 semaine avant le début des expériences sous anesthésie gazeuse et une anesthésie locale est réalisée pour réduire la douleur liée à l’incision. Pour les tests de cyclicité, nous réalisons de simples lavages au liquide physiologique plutôt que des frottis vaginaux à proprement parler (qui nécessitent l’introduction de petits coton-tiges à l’intérieur du vagin), cette méthode étant suffisante à la réalisation des objectifs scientifiques tout en limitant l’inconfort des animaux. Une anesthésie locale est réalisée pour les prélèvements de sang ainsi qu’en cas d’injections répétées des fragments d’anticorps. Les administrations intravaginales d’anticorps seront réalisées sous anesthésie générale de courte durée et les animaux sont placés sur un tapis chauffant au cours de la procédure. Les animaux sont soigneusement examinés jusqu’à leur réveil total et contrôlés 2 fois par jour après l’opération pendant 15 jours, pour détecter tout signe de douleur ou d’infection. En cas de signes, le responsable du bien-être animal serait immédiatement informé et les animaux traités. Si le traitement ne fonctionnait pas dans les 24 heures, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. L’hébergement des femelles gestantes sera enrichi avec des cotons de ouate. Lors de l’introduction des mâles avec les femelles, nous surveillons l’absence de comportements agressifs pendant 1 heure puis quotidiennement. En cas d’agressivité du mâle envers les femelles, celui-ci serait remplacé.
Choix des espèces
La souris est une espèce sociale qui se reproduit bien et vite, dont la physiologie de la reproduction est bien caractérisée, et qui présente de façon innée des comportements socio-sexuels bien décrits. Cette espèce permet la génération d’animaux modèles transgéniques (souris « humanisées » pour une cible dans le cas présent), approches qui ne sont pas ou que peu possibles sur d’autres espèces. Par ailleurs, à l’heure actuelle seules des petites quantités de VHH sont produites au laboratoire, compatibles uniquement avec une utilisation in vivo chez la souris. Les études seront réalisées chez l’animal adulte (à partir de 7 semaines), les animaux devant avoir passé la puberté pour pouvoir étudier leurs paramètres reproducteurs et comportements sexuels.
Diminution des comportements sexuels délétères chez les porcs mâles non castrés à l’aide d’une plante
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
Depuis le 1er janvier 2022, la castration à vif des porcelets est interdite, leur castration doit être réalisée sous anesthésie et analgésie. Certains éleveurs font le choix d’élever des porcs mâles non castrés, mais ils peuvent être confrontés à des problèmes comportementaux. En effet, la production d’hormones sexuelles augmente avec le développement pubertaire au cours de la phase d’engraissement. Ces hormones stimulent le comportement sexuel et peuvent induire des chevauchements qui conduisent parfois à des chutes, des boiteries, et des paralysies partielles de l’arrière-train dans les rares cas extrêmes. L’augmentation de l’espace et l’enrichissement du milieu comme c’est le cas en système biologique ne permettent pas de réduire totalement ces comportements de chevauchement. Notre objectif est de tester les effets des fruits du gattilier réduits en poudre distribués sur la ration alimentaire. Le gattilier ou « Chastetree » (nom scientifique : Vitex agnus-castus) est une plante méditerranéenne connue dès le Moyen-âge pour réduire la libido des moines (effet anaphrodisiaque). Les fruits du gattilier sont autorisés en tant que matières premières pour l’alimentation animale. L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet sur le comportement des porcs et les concentrations plasmatiques de testostérone d’une dose croissante de gattilier au cours de la croissance des porcs (afin de conserver le ratio quantité de gattilier/poids vif).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de vérifier si la distribution de doses croissantes de l’aliment testé (poudre de fruits de gattilier) à des porcs mâles non castrés en engraissement permet de diminuer les comportements sexuels délétères par des analyses physiologiques du comportement et des concentrations de testostérone et d’objectiver les effets de cette plante autorisée pour l’alimentation animale en vue d'une application en élevage.
Procédures
Ce projet comporte une prise de sang en condition vigile pour 36 porcs en fin d’engraissement lors d’une immobilisation au lasso. La phase d’immobilisation pour la prise de sang est très courte et dure 7 secondes en moyenne et dans tous les cas moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
L'immobilisation au lasso et la prise de sang provoquent une douleur de faible intensité, transitoire et de courte durée.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et remis dans le circuit classique d'élevage porcin.
Remplacement
Le projet concernant le comportement sexuel du porc en croissance, son utilisation ne peut être remplacée par une approche in vitro ou de modélisation.
Réduction
Le nombre de porcs a été limité à 2 lots de 18 porcs qui auront une prise de sang car cet effectif permettra de réaliser un test statistique pour comparer le niveau de testostérone entre le lot témoin et le lot traité.
Raffinement
Les prises de sang seront réalisées par du personnel expérimenté. Tous les animaux seront élevés en conditions biologiques (accès à des surfaces paillées de 1.3 mètres carrés par animal et courettes de 1 mètre carré par animal avec un enrichissement par de la paille à disposition). Les animaux seront surveillés quotidiennement et des points limites ont été définis permettant une action dans les plus brefs délais.
Choix des espèces
Ce projet a pour objectif d’étudier le comportement des porcs à l’engraissement, nous utiliserons donc l’espèce porcine. Nous utiliserons les animaux en fin d’engraissement à 170 jours d’âge afin de voir l’effet de l’aliment sur les taux de testostérone qui augmentent au cours de la puberté.
Etude de l’invalidation neurale des récepteurs des stéroïdes sexuels sur la neuroplasticité : Identification des cibles moléculaires associées aux comportements de reproduction chez la souris mâle.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
Objectifs
La survie des espèces dépend de la capacité des individus à se reproduire. Pour une reproduction réussie, il faut non seulement une production de gamète (oocytes et spermatozoides) mais également l’expression des comportements de reproduction mâle et femelle optimisant ainsi la rencontre des partenaires sexuels et la fécondation. Chez le mâle, le comportement de reproduction est contrôlé par le cerveau sous l’action des hormones sexuelles : androgènes (testostérone) et des oestrogènes (oestradiol). Différentes études sur des modèles de souris ne possédant pas les récépteurs de ces hormones sexuelles dans le cerveau ont permis de montrer le rôle de la testostérone et de l’oestradiol dans la régulation du comportement sexuel mâle. Néanmoins, la manière dont les hormones agissent spécifiquement sur le cerveau restent encore à identifier. Dans cette étude, nous souhaitons donc identifier les modes d’actions et les cibles cellulaires dans le cerveau des androgènes et des oestrogènes Plus particulièrement, nous étudirons les effets de la délétion génétique des récepteurs des hormones sexuelles au sein du cerveau sur les structures cérébrales régulant le comportement sexuel mâle.
Bénéfices attendus
Au cours de la vie, notre corps et nos fonctions biologiques sont soumis à des variations hormonales pouvant avoir un impact sur notre système reproducteur et sur notre cerveau. Cette étude participera à faire progresser la compréhension des effets des variations des hormones sexuelles testosterone et oestradiol sur la fonction de reproduction mâle spécifiquement. Les modèles animaux transgéniques utilisés nous permettront de comparer les effets d'une absence de signalisation des hormones sexuelles, oetsradiol et testosterone, sur le comportement de reproduction chez le mâle.
Procédures
Les souris utilisées au sein de ce projet subiront une chirurgie gonadectomie et pose d’implants sous-cutanée (180 animaux) sous anesthésie générale avec réveil et analgésique d’une durée maximale de 30 minutes. Ensuite, l’ensemble des souris de cette demande d’autorisation de projet entreront dans un protocole de tests de comportement de reproduction. Pour les femelles stimuli (60 animaux), des injections sous-cutanées seront pratiquées quelques heures avant les tests de comportement de reproduction.
Impact sur les animaux
Au sein de ce projet, nous pratiquerons sur les animaux des chirurgies sous anesthésie générale à l’isoflurane pendant lesquelles les gonades seront retirés et un implant contenant des hormones sexuelles estradiol/testostérone sera posé en sous-cutané. Les éventuels symptômes à court et à long terme liés à cette procédure chirurgicale sont : Apparence et position anormale (poil ebouriffé, perte excessive de poils, dos courbé, yeux enfoncés, couché sur le coté et hypothermie); Comportements anormaux (aggressivité soudaine, abbatement, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit et déhsydratation (mesure du poids des biberons et observation des signes physiologiques de déshydratation)); Une perte de poids rapide; Etat de choc, léthargie, inconscience, immobilité; Difficulté respiratoire. Certains animaux subiront également des injections sous-cutanées pouvant entrainer un stress lié à la contention et aux injections.
Devenir
L’ensemble des mâles adultes (120 animaux) de cette demande d’autorisation de projet seront euthanasié à la fin des différentes procédures afin de réaliser des prélèvement et analyses post-mortem nécessaires à l’étude des cibles moléculaires des signalisations androgénique et oestrogénique impliquées dans la plasticité cérébrale controlant l’expression du comportement de reproduction chez le mâle adulte. L’ensemble des femelles adultes (60 animaux) utilisés pour tester les comportements de reproduction mâle seront réutilisés dans d’autres projets au sein de l’équipe.
Remplacement
L’étude de la fonction et du comportement de reproduction ne peut se faire que sur l’organisme entier. Dans cette étude, nous souhaitons identifier les cibles cérébrales des androgènes nécessaires à la régulation de la fonction de reproduction et l’expression du comportement sexuel mâle. Cela nécessite donc l’utilisation de modèles animaux afin de pouvoir étudier les structures et populations cellulaires contrôlant la reproduction. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques récentes pour l’étude de la fonction des gènes dans le cerveau. Des animaux vivants sont donc nécessaires pour ce projet afin de réaliser des analyses comportementales et neuroendocrines sur des souris transgéniques dont les récepteurs aux différentes hormones stéroidiennes sont délétés dans le système nerveux. Ainsi des méthodes alternatives et/ou substitutives ne peuvent remplacer l’animal entier pour ce projet.
Réduction
Dans cette demande d’autorisation de projet, nous utiliserons un total de 180 animaux sur 2 procédures qui nous permettrons d’étudier les cibles moléculaires des récepteurs aux hormones sexuelles, androgènes et oestrogènes, impliquées dans le contrôle central du comportement de reproduction mâle. Pour chaque procédure, nous avons eu à cœur de calculer au plus juste le nombre d’animaux dans chaque groupe afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la puissance statistique de l’étude. Pour les études comportementales, 8 à 12 animaux par groupe sont nécessaires pour des résultats fiables et consistants. De plus, nous utiliserons les mêmes cohortes d’animaux pour les analyses comportementales et moléculaires. Nous péléverons également d’autres organes et les garderont pour de futures études ou afin de les proposer aux collaborateurs de l’équipe.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une animalerie spécialisée sous la supervision des soigneurs et d’un vétérinaire qualifié. L’hébergement des animaux sera réalisé conformément à la directive européenne 2010-63-EU en termes d’espaces et d’environnement. Les souris seront soumises à un cycle de lumière-obscurité de 12h dans un environnement à température contrôlée avec un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Les cages complètes seront changées chaque semaine. Pour l’enrichissement, un nid végétal sera placé dans la cage. Afin de minimiser les effets indésirables de la chirurgie sous anesthésie avec réveil, les animaux seront injectés en sous-cutanée avec un analgésique en pré-opératoire 30 minutes avant la chirurgie et avec un analgésique anti-inflammatoire en post-opératoire toutes les 24h pendant 3 jours suivants l’opération. Par la suite, un suivi journalier sera réalisé afin d’observer les signes potentiels d’un mal-être animal. Les critères absolus suivants seront observés : Apparence et position anormale : poil ebouriffé, perte excessive de poils, dos courbé, yeux enfoncés, couché sur le coté et hypothermie ; Comportements anormaux : aggressivité soudaine, abbatement, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit et déhsydratation (mesure du poids des biberons et observation des signes physiologiques de déshydratation) ; Une perte de poids rapide et supérieur à 20 pourcent du poids corporel de l’animal mesuré avant la chirurgie. Les animaux seront pesés tous les jours pendant 5 jours après le protocole de chirurgie stéréotaxique puis 1 fois par semaine ; Etat de choc, léthargie, inconscience, immobilité ; Difficulté respiratoire Les souris seront surveillées quotidiennement et pesées hebdomadairement afin de s’assurer que toute souris présentant une perte de poids excessive (-20 pourcent du poids corporel au début de l’étude) ou une détresse seront euthanasiées.
Choix des espèces
La souris est l’un des modèles les mieux caractérisés pour ces études neuroendocrines et comportementales grâce à la disponibilité d’outils biotechniques (anticorps, lignées transgéniques, vecteurs viraux, …) et de données dans la littérature permettant de comparer les résultats obtenus avec ceux d’autres laboratoires et ainsi d’implémenter les connaissances sur cette thématique. Les animaux seront utilisés à l’age adulte (à partir de 8 semaines). En effet, le but de ce projet est d’étudier les effets de l’invalidation des différents récepteurs des hormones stéroidiennes sur la neuroplasticité des structures cérébrales associés à la régulation des comportements de reproduction chez la souris mâle adulte.
Le rôle de la préférence sexuelle phénotypique dans le maintien des colorations chez Dendrobates tinctorius
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Objectifs
Nous étudions l’adaptation chez la grenouille Dendrobates tinctorius de Guyane afin de mettre en évidence les mécanismes écologiques et évolutifs menant à la grande diversité de patrons de coloration. Chez cette espèce toxique d’amphibien, les motifs de coloration vifs sont une adaptation permettant d’avertir les prédateurs que l’attaquer représente un risque. Les nombreuses populations sont chacune caractérisées par combinaisons de colorations vives uniquement efficaces contre les prédateurs avec laquelle elles cohabitent. Le maintien d’une telle diversité morphologique dont les fonctions de répulsion des prédateurs sont bien comprises fournit une opportunité exceptionnelle de mieux comprendre comment les populations d’une même espèce prennent des directions évolutives distinctes. Dans le cadre de ce projet, nous cherchons à déterminer si Dendrobates tinctorius se reproduit préférentiellement avec des individus ayant la même coloration. Un tel comportement de reproduction expliquerait pourquoi le métissage entre populations de couleurs distinctes n’est pas observé et comment ces populations distinctes parviennent à se maintenir. Chez de nombreuses espèces présentant colorations anti-prédateurs, un tel mode de reproduction se met en place rapidement suite à la divergence des patrons de colorations entre les populations. Il est supposé qu’une préférence sexuelle pour des individus ayant le même patron de coloration (homogamie) est une stratégie permettant de prévenir l’apparition d’une progéniture ayant une coloration intermédiaire, non reconnue par les prédateurs comme étant toxique, et donc fortement éliminé par les prédateurs.
Bénéfices attendus
Deux bénéfices sont attendus de ce projet : Science fondamentale -> Ce projet permettra de documenter et de mieux comprendre les mécanismes microévolutifs ayant permis des évènements de diversification massifs chez les vertébrés terrestres. Gestion de la faune et conservation -> Dendrobates tinctorius est inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Bien que sa distribution et ses caractéristiques d’histoires de vie soient très hétérogènes, cette espèce est considérée comme une unique entité de conservation. Parvenir à décrire les différences entre populations et la présence de barrières reproductives procurerait les arguments afin que chacune des populations soit considérée comme étant une ‘’Évolutionary Significant Unit’’ ayant chacune un plan de gestion approprié.
Procédures
Nous quantifions le comportement de reproduction de Dendrobates tinctorius. Aucune intervention invasive n'est éffectué.
Impact sur les animaux
Il est possible que certains individus démontrent du stress suite aux changements de terrarium ou au fait de rencontrer un individu inconnu. Le fait d’utiliser des individus nés en captivité permet de considérablement diminuer ce facteur (comparativement aux individus sauvages qui sont beaucoup plus sensible au stress). Les individus sont observés plusieurs fois par jour et si un individu semble stresser (perte de poids, inactivité, comportement anormaux), l’expérience sera arrêtée et l’individu sera rapidement remis dans son terrarium d’élevage et ne sera pas réutilisé. Un autre individu provenant de nos colonies prendra sa place. Dendrobates tinctorius est une espèce naturellement « « bien arrondie’’. Vus de haut, les individus démontrent de belles courbes ventrales lorsqu’en santé. Par contre, lorsque stressé ou malade, les individus vont rapidement perdre du poids (en 2-3 jours) ce qui se traduit dans un premier temps par la perte des courbes ventrales et don un aspect plus rectiligne et anguleux. Dès la détection de cette caractéristique morphologique, l’expérience est arrêtée. Parmi les comportements anormaux diagnostiques de stress chez D. tinctorius; 1) la perte d’appétit caractérisé entre autres par les individus ne sortant pas de découvert pour chasser les proies offertes, 2) la léthargie caractérisée par l’individu restant immobile et bougeant très peu (D. tinctorius est normalement très active) et 3) une posture au sol caractérisé par l’individu étant aplatis contre le sol plutôt que bien droit sur ces pattes. De plus, les animaux sont attrapés et déplacés à l’obscurité afin de limité le stress. Nous utilisons un contenant de 1L opaque que nous posons devant l’individu à attraper. Une fois que l’individu saute dans le contenant, nous le refermons et le déplaçons (vers le terrarium expérimental ou de résidence).
Devenir
Après la procédure (10 jours), les individus sont retournés à leurs terrariums de résidence. Ceux-ci seront maintenus sur la plateforme et réutilisés dans les autres projets à venir (e.g. acquisition des toxines de défenses, détermination de la présence de barrières post-zygotiques, disséquer en détail les modalités d’un choix de partenaires, etc).
Remplacement
Nous étudions spécifiquement les traits d’histoire de vie de Dendrobates tinctorius. Il est essentiel de travailler sur des individus vivant de cette espèce.
Réduction
Les animaux utilisés font partie d’un stock maintenu en vie et sur lequel de nombreux travaux sont et seront réalisés. Cette réutilisation des individus au sein de la plateforme expérimentale permet de diminuer considérablement le nombre d’individus à tester. Également, le design expérimental et statistique a été optimiser afin diminuer de près de moitié le nombre d’individus.
Raffinement
Le raffinement est essentiel au succès du projet. Nous cherchons à maximiser le bien-être des animaux afin que ceux-ci puissent mener leurs comportements de reproduction habituelle. Ces amphibiens n’initieront pas de parades nuptiales ni reproductions s’ils ne se sentent pas en sécurité ou si l’environnement n’est pas adéquat. En se basant sur nos techniques d’élevage qui ont fait leurs preuves, les conditions expérimentales sont mises en place afin de reproduire le mieux possible l’habitat naturel. Ceci implique que chaque terrarium est en soi un petit écosystème rempli de végétaux vivants et de décor tel des racines, souches, pierres générant un habitat hétérogène ou l’animal peut se cacher ou encore parader lorsqu’il le veut. Nous laissons ainsi, de façon passive, les animaux exprimer leurs comportements naturels.
Choix des espèces
Dendrobates tinctorius a été choisis spécifiquement pour son très haut ecotypisme adaptatif. L’écotypisme de patrons de coloration chez cette espèce est très impressionnant et rivalise sans difficulté avec la diversité retrouvée lors de radiations adaptatives en situation insulaire (Pinson de Darwin, Anoles, etc). Mais ici, il ne s’agit pas d’îles, mais bien de populations adjacentes sans barrières géographiques à la migration. Cette espèce est donc idéale pour parvenir à expliquer le maintien de cette diversité adaptative. Nous travaillons sur des individus sexuellement matures, car l’objectif du projet est de documenter les préférences sexuelles
Rôle des neurones aromatase et de leurs sous populations dans les comportements socio-sexuels chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Objectifs
Le but de ce projet est de mieux comprendre comment certains neurones du cerveau régulent les comportements socio-sexuels (comportement sexuel, agression, comportements parentaux). Nous savons que les neurones qui fabriquent l’enzyme appelée « Aromatase » qui produit l’estradiol (hormone sexuelle) sont impliqués dans différents comportements socio-sexuels. La question est de savoir comment cet ensemble de neurones régule différents comportements. L’hypothèse est qu’il existe des sous populations de neurones exprimant l’Aromatase qui seraient différentes et respectivement impliquées dans des comportements distincts. Pour caractériser ces sous populations, nous allons rendre les neurones Aromatase fluorescents et les filmer, directement dans le cerveau, pendant des comportements socio-sexuels. Nous pourrons ainsi voir quand ces neurones s’activent et si ce sont les mêmes qui s’activent, ou pas, pendant des comportements différents.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra donc d’identifier des sous populations de neurones Aromatase importantes pour les comportements socio-sexuels. Nombre de pathologies humaines sont caractérisées par une altération des comportements sociaux et, bien que fondamentales, les données récoltées permettront de mieux comprendre les mécanismes les régulant afin de pouvoir développer de nouvelle stratégies de traitement.
Procédures
Les mâles étudiés reçoivent une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Ils sont ensuite hébergés individuellement (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). Après un minimum d’1h de repos pour l’animal, 3 comportements sont étudiés : l’agression territoriale (face à un intrus mâle, 5 min), le comportement envers un nouveau-né (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Les femelles étudiées doivent être ovariectomisées (30 min)et supplémentées en estradiol (pose d’un implant sous cutané = 2 min, pendant la même intervention). Afin qu’elles soient sexuellement matures, 3 sessions de comportement sexuel sont réalisées, avec 1 semaine d’intervalle entre chaque session. Pour développer leur comportement maternel, elles devront cohabiter avec des mères pendant 1 semaine. Elles reçoivent ensuite une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Elles sont ensuite hébergées en groupe (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). 1 injection de progestérone est réalisée afin d’induire la réceptivité sexuelle de la femelle. 4h plus tard, 2 comportements sont étudiés : le comportement maternel (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Certains (certaines) mâles (femelles) non étudiés mais nécessaires pour l’observation des comportements des mâles étudiés, sont castrés (ovariectomisées) (30 min). Les animaux sont ensuite hébergés en groupe jusqu’au jour où les comportements seront observés (agression territoriale uniquement = 5 min d’interaction par session). Les animaux sont réutilisés pour différentes sessions de comportement, ils ne sont donc pas euthanasiés à la fin des comportements.
Impact sur les animaux
La chirurgie nécessaire à l'injection des rapporteurs calciques peut induire une douleur post opératoire de palier 2 pendant 2-3 jours. Les castrations et ovariectomies peuvent induire une douleur de palier 1 pendant 2-3 jours post-opératoire. Pour toutes les chirurgies, une récupération totale est attendue après une semaine. Les paradigmes comportementaux d'agression induiront nécessairement un état de stress, temporaire, chez les individus agressés. Il s'agira cependant d'un stress non chronique et d'une durée limitée (10 min maximum d'exposition au stresseur par comportement), n'induisant pas d'effet à long terme. En tout la durée cumulée d'exposition au stresseur sera de 40 min (4 comportements de 10 min avec 1 jour d'interval entre chaque).
Devenir
A l'issu de chaque procédure, les animaux expérimentaux seront euthanasiés par overdose de Ketamine/médétomidine (300/3 mg/kg). Les animaux stimuli seront euthanasiés par automate à CO2, par le personnel animalier.
Remplacement
Aucune étude comportementale ne peut être réalisée par des approches in vitro ou de modélisation : ce projet étudie les régulations entre plusieurs fonctions physiologiques et ou comportementales (olfaction et comportement) qui sont impossibles à reproduire par des méthodes alternatives. De plus, l'activité neuronale est dépendante de l'interconnectivité de ces neurones, elle ne peut donc être réalisée que sur un animal entier.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observées dans la littérature, en tenant compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, l'efficacité des injections et de la mise en place des implants. La taille des échantillons a été obtenue à l'aide d'un test de puissance calculée grâce à un logiciel spécialisé (G* Power). Dans l'optique de réduire la quantité de souris nécessaire, nous avons également fait le choix de réutiliser les mêmes animaux pour l'étude de plusieurs comportements.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux avec enrichissement (abri cartonné ainsi que matériel de nidification) avec accès à de la nourriture et boisson ad libitum. Des protocoles d’administration d’analgésiques sont prévus en cas de souffrance de l’animal. Une stratégie d'analgésie est mise en place pour la prise en charge de la douleur per et post-opératoire : un AINS permettant une couverture analgésique de 24h est administré avant l’opération et poursuivi pendant 2 à 3 jours post-opératoire. Une analgésie locale est effectuée au niveau du site d’incision, en plus de l'anesthésie/analgésie générale. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux sont maintenus sur un matelas chauffant et leur température est monitorée afin d'éviter une hypothermie. Un gel ophtalmique est appliqué pour protéger les yeux du desséchement. La fréquence respiratoire est également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal reçoit une dose d’antisédan et la procédure est intérrompue.
Choix des espèces
Nous étudions le rôle de populations neuronales dans les comportements socio-sexuels à médiation olfactive. La souris est une espèce sociale, présentant de façon innée, des comportements socio-sexuels bien décrits, majoritairement régulés par des signaux olfactifs. Les souris sont un modèle expérimental de référence en physiologie de l'olfaction de par l'extrême sensibilité de leur système olfactif. De plus, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelle (génération d'animaux mutants par exemple) qui ne sont pas ou que peu possibles sur d'autres espèces. Les animaux seront tous adultes (8 semaines) au début des expériences