Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
  • 340 projets autorisés en juin 2026 (01/07/2026)
105 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 4648
Souffrances
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 4648
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Devenir
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 4648

Objectifs

La Spondyloarthrite (SpA) est un rhumatisme inflammatoire chronique fréquent au sein de la population adulte française. Le gène d’intérêt est fortement associé au développement de SpA et constitue le facteur génétique principal multipliant le risque de développer cette maladie par 40. Malgré une association démontrée il y a plus de 50 ans, les raisons pour lesquelles ce gène confère cette prédisposition sont encore peu connues. L’identification des mécanismes impliqués dans l’association gène/maladie est importante car la SpA est une maladie fréquente, touchant 0,45% de la population adulte en France. De manière importante, il n’existe aucun traitement curatif, seulement des thérapies ralentissant la progression de l’état inflammatoire et de la maladie. Les modèles in vitro ne permettent pas d’identifier et de tester de nouvelles cibles thérapeutiques lors de la SpA car ils ne récapitulent pas la complexité d’un organisme. Ainsi, l’étude du rat transgénique pour ce gène constitue le seul modèle récapitulant toutes les atteintes de la SpA et est considéré comme le modèle le plus pertinent d’étude. Dans ce modèle surviennent spontanément toutes les manifestations de la SpA : une inflammation articulaire chronique, une inflammation intestinale et des atteintes inflammatoires de la peau et des griffes. Le développement de ces symptômes cliniques nécessite une flore microbienne conventionnelle, ainsi ces rats élevés en condition stérile ne développent pas de SpA. Dans ce projet, notre objectif est de déterminer l’influence des constituants du microbiote intestinal sur l’activation des cellules du système immunitaire du rat conduisant au développement de la SpA et de tester de nouvelles cibles thérapeutiques. Une meilleure compréhension du rôle pathogène des composants du microbiote et des cellules immunitaires pourra conduire à proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Nos expériences consisteront d’abord à administrer des composants du microbiote à des rats ainsi qu’à des rats contrôles puis à évaluer l’activation des cellules immunitaires et la sévérité de la SpA. L’ensemble de ces approches permettra de disséquer les mécanismes par lesquels le microbiote intestinal et ses composants influencent l’activation des cellules immunitaires au cours de la SpA, dans l’objectif final d’identifier et tester de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

La SpA est une maladie multifactorielle impliquant des facteurs génétiques et environnementaux menant à une dérégulation inflammatoire. La SpA est responsable de douleurs invalidantes et d’un handicap fonctionnel chez des jeunes adultes et il n’existe aucun traitement curatif. Une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires liés aux constituants du microbiote permettra de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques. L’utilisation de ce modèle est essentielle afin de disséquer les mécanismes pathogéniques et de pouvoir accéder aux tissus d’intérêt de la SpA, car l’accès en routine aux biopsies humaines (notamment de ganglions lymphatiques, de moelle osseuse ou de tissu synovial d’articulations inflammées) n’est pas envisageable. Par ailleurs, les expérimentations de modifications du microbiote ou du système immunitaire doivent être réalisées chez le rat en vue d’une application chez l’Homme. Enfin, de telles expérimentations ont permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques telles qu’un médiateur soluble produit par les cellules immunitaires aujourd’hui utilisé en clinique.

Procédures

Les différentes lignées de rats seront élevées et maintenues lors de la procédure 1(3 600 animaux). Le projet s’articule ensuite selon 4 procédures indépendantes avec un animal n’étant impliqué que dans une seule de ces 4 procédures. Lors de la procédure 2, les animaux seront soumis à un stress contrôlé par immobilisation 2 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 2 semaines. Le nombre d’animaux pour cette procédure est de 144 animaux. Lors de la procédure 3, les animaux recevront plusieurs administrations de composés bactériens, 5 fois par semaines pendant 3 semaines par voie orale. En cas d’échec de la voie oral, les animaux seront soumis à deux administrations de composés bactériens en 1 seul jour par voie sous-cutanée ou intradermiques. Le nombre d’animaux pour cette procédure est de 360 animaux. Lors de la procédure 4, les animaux seront soumis à une injection de cellules immunitaires par voie intraveineuse. Le nombre d’animaux pour cette procédure est de 384 animaux. Enfin, lors de la procédure 5, les animaux seront administrés avec des agents biologiques et chimiques (candidats thérapeutiques) par infusion continue en utilisant des pompes osmotiques. Le nombre d’animaux pour cette procédure est de 160 animaux.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues concernent les rats qui développent de manière spontanée les symptômes de la SpA à partir de 3-4 semaines d’âge. Le premier symptôme est la survenue d’une inflammation intestinale se traduisant par une colite qui sera accompagnée dans 15% des cas par des atteintes articulaires. Ces inflammations articulaires varient au cours du temps et certaines se résorbent sur le temps (environ 20% des cas). Les animaux seront suivis pour le développement de ces symptômes à l’aide d’une grille d’évaluation (annexe 2) utilisée dans plusieurs laboratoires permettant de quantifier la sévérité de la maladie et la nécessite si la maladie est très sévère d’mettre à mort l’animal. Depuis plus de 20 ans d’utilisation de ce modèle un nombre presque nul d’animaux a atteint ce stade de sévérité. La procédure de stress (procédure 2) vise à augmenter l’incidence d’arthrite chez ces animaux mais de nombreuses études montrent que ce stress induit est seulement temporaire. Enfin les administrations par voie orale sous-cutanée ou intradermiques présenteront un léger inconfort aux animaux le plus souvent associé à la contention de l’animal. En cas de douleur, un traitement antalgique par voie sous-cutanée sera mis en place.

Devenir

A l'issue des procédures 1 à 5, les animaux seront euthanaisés.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant l’étude de la SpA, une pathologie qui est responsable de douleurs invalidantes et d’un handicap fonctionnel chez des jeunes adultes. De manière importante, Il n’existe aucun traitement curatif. De plus, l’étiologie de la SpA est encore mal connue, mais pourrait être la résultante de la dérégulation de plusieurs composantes (microbiote intestinal et cellules immunitaires). Les modèles in vitro ne permettent pas de reproduire cette complexité. Ainsi, l’étude de l’interaction entre ces différentes composantes impliquées nécessite un modèle animal. Dans ce contexte, plusieurs modèles précliniques de SpA ont été développés. Parmi eux, le rat B27 est le modèle le plus pertinent pour étudier cette pathologie associée à l’expression de l’allèle de susceptibilité majeur de la SpA : le HLA-B27. Ce modèle, particulièrement utilisé, est indispensable pour proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques et une application chez l’homme. En outre, de telles expérimentations ont permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques telles que l’IL-17 (maintenant utilisé en clinique) et plus récemment CCR6.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est strictement limité tout en garantissant la robustesse statistique des résultats afin de respecter le principe de réduction. Plusieurs test préalables nous permettent d’estimer le nombre minimal d’animaux nécessaire à la mise en évidence d’un effet significatif. Le nombre d’animaux par groupe varie selon le type d’expérience. Tandis que des effectifs réduits (environ 4 animaux) peuvent suffire pour des analyses moléculaires et tissulaires ; des évaluations fonctionnelles sur le développement et la sévérité de la SpA nécessitent des effectifs plus élevés (environ 6 à 8 animaux par groupe), pouvant être ajustés si nécessaire. Une expérience de mise au point du système expérimental permet aussi ensuite de réduire le nombre d’animaux utilisés ensuite (procédure 3). Ce projet s’inscrit dans la continuité de nos travaux antérieurs au laboratoire, ainsi que de projets similaires menés dans d’autres établissements. Lorsque cela est possible et compatible avec les exigences règlementaires, les animaux proviennent d’élevages issus de notre projet précédent, limitant ainsi l’acquisition de nouveaux animaux spécifiquement pour cette étude. Des animaux initialement utilises pour la caractérisation de lignées et génotypes pourront ainsi être inclus ultérieurement dans des procédures de stress ou d’administration (procédure 2 à 5). De même, des animaux reproducteurs vieillissants pourront être réaffectés lorsque cela est scientifiquement et éthiquement justifié. Enfin, les analyses seront faites à la fin de chacune des expériences et permettront le cas échéant de ne pas effectuer une expérience supplémentaire si la significativité est atteinte.

Raffinement

Plusieurs mesures de raffinement sont mises en oeuvre pour garantir le bien-être des animaux tout au long du protocole. Lors de la procédure d’élevage utilisant des rates transgéniques B27, l’alimentation sera supplémentée en fromage pour les femelles gestantes leur permettant une alimentation plus riche lors de cette période afin de mieux nourir les petits. Après chaque séance de stress contrôlé, les rats seront retournés dans leur cage respective avec 1 autre rat pour permettre de réduire le stress de la contention. Pour les administrations intraveineuses, les animaux seront anesthésiés avant l’injection afin de diminuer le stress et la douleur liées à la procédure. L’anesthésique utilisé sera l’isoflurane par voie inhalée. Pour le confort des animaux, les rats ne seront pas isolés mais le nombre d’animaux sera de 2 à 3 par cage suivant leur poids et les changes des cages seront plus fréquents (2 fois par semaine) chez les animaux malades. Pour l’administration par voie orale de composés du microbiote, nous utiliserons une canule en plastique adaptée à l’animal et à son poids, afin de diminuer la douleur liée à la procédure. Le geste sera réalisé par des personnes entraînées à cette technique. Pour limiter le stress après administration de composés du microbiote, les animaux seront maintenus en cage par groupe expérimental respectif, 2 ou 3 animaux par cage. Les changes des cages seront plus fréquents chez les animaux dont l'inflammation intestinale est importante. Les animaux font l’objet d’une surveillance quotidienne par le personnel compétent, permettant de détecter rapidement tout signe de douleur ou d’inconfort. Ces observations sont effectuées par le personnel de zootechnie, par le vétérinaire lors des contrôles réguliers et par les expérimentateurs. Nous utiliserons un tableau de scoring hebdomadaire permettant d’évaluer la sévérité des symptômes (annexe 2). L'administration d'un médicament analgésique (Butorphanol par voie sous-cutanée 1 fois par jour pendant 1 semaine) est prévue pour limiter les douleurs liées à la SpA chez les rats qui présentent une inflammation articulaire forte mais qui n'ont pas atteint le point limite (score articulaire supérieure à 8/16). En cas de présence d’arthrites, l’alimentation humidifiée avec de l’eau sera mise à disposition dans la cage afin que les rats puissent s’alimenter correctement.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi pour ce projet est le rat, en raison de sa pertinence préclinique et de son adéquation expérimentale mimant les formes axiales et périphériques de la SpA. Les atouts sont la survenue spontanée de la maladie chez les rats B27 possédant le facteur génétique majeur de prédisposition à la SpA, et la disponibilité de plusieurs lignées génétiquement modifiées. Les lignées de rats B27 utilisées sont complémentaires et permettent d’évaluer l’efficacité des traitements en fonction des atteintes cliniques. Les analyses cellulaires, moléculaires, histologiques et cliniques permettent d’appréhender le bénéfice fonctionnel global, tout en respectant les principes des 3R. Ainsi, l’utilisation des rats B27 est essentielle afin de disséquer les mécanismes pathogéniques de la SpA. Par ailleurs, les expérimentations de modulation du microbiote ou du système immunitaire doivent être réalisées chez le rat en vue d’une application chez l’Homme. Les animaux utilisés dans ce projet seront des rats à différents stades de développement allant de 3 semaines d’âge (correspondant au sevrage et au stade prémorbide chez le rat B27) à l’adulte. Ce choix permet d’évaluer le rôle du stress (procédure 2), des composant du microbiote (procédure 3) et de cellules immunitaires purifiées (procédure 4) et de composés thérapeutiques candidats (procédure 5) lors du développement de la SpA du rat B27. Quelques expériences de caractérisation de nos lignées utiliseront des femelles gestantes (n=10 sur 5 ans). Cette saisine inclue une procédure d’entretien des lignées (procédure 1) nécessitant des rats adultes âgés de 2 à 6 mois. Ces âges correspondent à la période de fertilité de ces animaux en laboratoire.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 140
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Les chercheurs ont identifié une protéine qui joue un rôle important dans le développement et la résistance du glioblastome, un cancer du cerveau particulièrement agressif. Cette étude vise à comprendre où et comment cette protéine agit dans la tumeur, afin de mieux expliquer l’apparition de la maladie. Elle permettra également d’évaluer l’efficacité d’un traitement innovant, basé sur un anticorps ciblant cette protéine, utilisé seul ou en association avec une immunothérapie, et d’en mesurer l’impact sur les défenses immunitaires du cerveau.

Bénéfices attendus

Le cancer du cerveau étudié dans cette étude est l’une des plus fréquentes tumeur originaire du cerveau, et en dépit des efforts de la recherche, cette pathologie reste incurable. Les traitements actuels sont très délétères et la survie des patients après diagnostic est de 12-18 mois. Cette étude évaluerait l’efficacité d’un nouveau traitement.

Procédures

Les souris subiront différentes manipulations chaque semaine pour des pesées (3x/semaine

Impact sur les animaux

Toutes les manipulations (pesées, traitements) peuvent entrainer du stress durant le temps des contentions ainsi que pour l'anesthésie (endormissement et réveil) lors de la chirurgie et des imageries. Les nuisances liées à une procédure chirurgicale (douleurs au niveau de la plaie, céphalées).

Devenir

Tous les animaux porteurs de tumeurs seront mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet afin de pouvoir récolter différents organes et/ou les tumeurs pour des analyses biologiques. Les animaux non porteurs ne pourront pas être réutilisés et devront également être mis à mort afin d'éviter un développement de tumeurs de manière tardive.

Remplacement

La protéine d’intérêt étudiée est impliquée dans plusieurs mécanismes associés aux tumeurs qui nécessitent donc la présence de multiples populations cellulaires en interactions complexes. Les cancers du cerveau se caractérisent par la diversité des cellules qui les composent ainsi que toutes les interactions entre elles = microenvironnement tumoral. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension de l’impact de notre protéine d’intérêt. D’après les publications scientifiques, cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires (qui contiennent en général un nombre très limité de types cellulaire différents) mais uniquement dans les tumeurs chez la souris où l’on retrouve un microenvironnement tumoral complet avec tous les types cellulaires comme les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires, les cellules des tissus touchés par ce type de cancer. Les tests précliniques sont aussi indispensables pour valider la capacité d’un nouvel outil thérapeutique à atteindre la tumeur au niveau du cerveau (organe protégé par une multitude de barrières physiologiques), et vérifier son efficacité seul ou en combinaison avec des traitements anti-cancéreux existant comme l’immunothérapie pour élaborer de nouvelles stratégies de traitement.

Réduction

Le nombre de groupe et l’effectif de chaque groupe d’animaux a été réduit au maximum en se basant sur la littérature et l’utilisation de tests statistiques, notamment pour caractériser l’expression spatiale de la protéine d’intérêt au niveau du cerveau des souris.

Raffinement

Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, suivi de la croissance tumorale etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. L’implantation intracrânienne, les injections et le suivi de croissance tumorale sont réalisés par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec au besoin anesthésie et antidouleurs adaptés.

Choix des espèces

La souris sera le modèle dans ce protocole, nous utiliserons des mâles et femelles à 8 semaines pour induire la formation de tumeurs d’une manière proche à ce type de tumeurs chez l’Homme, puis nous suivrons cet avancement chez les mêmes individus. La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l’étude de notre protéine d’intérêt. De plus cette protéine n'est pas exprimée dans toutes les espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils destinés à l'analyse des tumeurs qui n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Bovins : 9
Souffrances
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 9
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Devenir
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 9
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Objectifs

Les infections intramammaires causées par des bactéries sont la maladie la plus fréquente en vaches laitières. En plus de leur impact économique et sur le bien-être animal, elles sont la première cause d'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage laitier. Bien que des vaccins soient disponibles, leur efficacité sur le terrain demeure limitée. De nombreux efforts ont été consacrés à l’amélioration des formulations vaccinales mais un facteur potentiellement déterminant, l’âge à la vaccination, a jusqu’à présent été peu exploré. Des études menées chez des rongeurs montrent que l’exposition précoce à certaines bactéries du microbiote peut conduire à l’acquisition d’une empreinte immunologique favorisant la tolérance à ces microorganismes et réduisant l’efficacité des vaccins dirigés contre ces pathogènes. Mieux comprendre les mécanismes d’acquisition de cette empreinte immunologique permettrait d’identifier la fenêtre optimale de vaccination contre les mammites, afin de stimuler une réponse immunitaire protectrice avant l’installation de mécanismes de tolérance induits par ces bactéries. Cette approche s’inscrit dans une logique déjà éprouvée en santé humaine comme l’illustre la vaccination contre le papillomavirus humain, administrée dès l’enfance avant l’exposition au virus, stratégie qui a démontré une grande efficacité. À ce jour, aucune étude n’a évalué chez les bovins le moment idéal de vaccination contre les agents responsables des mammites ni l’âge à partir duquel les animaux développent une immunité naturelle vis-à-vis de ces bactéries. Face à ce constat, ce projet vise à faire une cartographie de l’immunité de jeunes bovins contre les principaux agents responsables des mammites avec un suivi sérologique sur des femelles Prim’holstein et des prélèvements sanguins réguliers de la naissance de l’animal jusqu’à sa première mise-bas. Il s’inscrit dans la continuité des projets menés recemment dans nos installations pour le développment de nouveaux vaccins contre les mammites. Il permettra d’établir la meilleure période pour ces immunisations, tenant compte de l’évolution de l’immunité de génisses en croissance, à la puberté, en gestation et en lactation. Ces animaux devraient être utilisés à leur maturité lors de futurs protocoles d’immunisation contre les mammites. Ce suivi nous permettra de disposer de données indispensables pour une meilleure compréhension de la réponse des animaux à la vaccination

Bénéfices attendus

Une étude récente estime à 224 € par vache le coût du traitement des mammites en France. De plus, ces infections compromettent la qualité du lait, entrainant des conséquences importantes sur sa commercialisation et sa transformation. Compte tenu d’un cheptel de 20 millions de vaches laitières en Europe, dont 3,2 millions en France, ainsi que d’une prévalence de mammites cliniques estimée à environ 30% en France et dans d’autres pays européens, le contrôle des mammites représente un enjeu de taille pour l’industrie du médicament vétérinaire et pour la filière laitière. Les résultats de ce projet pourront ainsi bénéficier directement à l'industrie laitière, tant en France qu'à l'international. Ils pourront également contribuer à la protection de la santé publique en apportant des connaissances sur les mécanismes de l’immunité des bovins contre les agents responsables des mammites. Ces données faciliteront la mise en place de nouvelles stratégies de prévention des mammites au niveau des troupeaux et, par conséquent, la réduction de l'utilisation des antibiotiques dans l'élevage laitier. In fine, nous avons l’ambition de proposer aux parties prenantes de l’industrie du médicament vétérinaire un vaccin prototype répondant à un besoin largement souligné par la filière laitière : un vaccin polyvalent contre les mammites qui soit sûr, bon marché et facile à utiliser. Dans la continuité des projets déjà réalisés dans nos installations, les données issues du projet pourront contribuer 1/par les connaissances apportées et 2/par les projets expérimentaux qui en découleront, à l’élaboration de ce vaccin. En Europe, un vaccin polyvalent contre les mammites est commercialisé. Ce vaccin, visant l’induction des anticorps protecteurs et présentant une efficacité faible sur le terrain, laisse une large marge d'amélioration car la stimulation de la réponse cellulaire dans la mamelle n’a pas été ciblée lors de sa conception. Pourtant, la littérature scientifique montre que la réponse cellulaire représente la principale barrière contre les infections intramammaires par les bactéries. Le développement de nouvelles plateformes vaccinales pourrait représenter une alternative prometteuse pour la prévention et le traitement des mammites.

Procédures

Prélèvements sanguins (5 minutes par animal, 45 minutes pour le lot). Un nombre maximum de 60 prises de sang seront réalisées sur un animal.

Impact sur les animaux

Hématome ou phlébite suite aux prélèvements sanguins. Stress lors des différentes interventions.

Devenir

Il est prévu par la suite de réutiliser ces animaux dans le cadre d'un second projet d'immunisation et/ou d'infection expérimentale. Nous sommes encore en attente de financement pour ce projet.

Remplacement

L’étude des réponses immunitaire n’est pas possible in vitro. L’étude sur animaux vivants est donc nécessaire.

Réduction

Pour mener à bien ce projet, nous estimons qu’il nous faut au minimum 5 animaux. En dessous de ce nombre, le projet ne pourra pas être réalisé. Selon les recommandations des services vétérinaires, les femelles issues des mères immunisées seront alors euthanasiées selon les dispositions prévues dans le paragraphe 3.3.3 et les femelles issues de mères non immunisées pourront être commercialées. Le nombre maximum de 9 animaux représente le collectif maximal de femelles que nous pourrons obtenir à partir des 12 vêlages (tenant compte d’un sex ratio estimé de 50-50 / 60-40). Cela s’approche également de notre capacité d’accueil maximale de 10 animaux, sans impact majeur sur notre capacité à assurer des futurs protocoles sur vaches adultes. En plus, cette DAP concerne seulement un suivi de l’immunité de base des animaux contre les mammites, en amont des expérimentations pour l’évaluation de nouveaux vaccins contre les mammites. Avoir cet historique des animaux en amont n’est qu’une première étape dans l’utilisation de ces animaux. Une fois les animaux en lactation, l’idée est de réutiliser ces animaux dans le cadre d’un second projet (une autre DAP) avec une immunisation / infection des animaux, toujours dans l’objectif de développer un vaccin contre les mammites. Ce second projet serait d’autant plus pertinent que nous aurons tout l’historique de l’immunité de nos animaux depuis leur plus jeune âge. Ces données serviront à obtenir un premier aperçu de l’âge auquel les animaux commencent à développer une réponse immunitaire contre les pathogènes causant des mammites. Cette étude pilote servira de base pour le suivi d’un collectif plus important d’animaux, tout en réduisant la fréquence des prises d’échantillons grâce à une première approche avec un effectif limité et des mesures plus rapprochées. Selon les résultats de cette étude, le suivi d’une cohorte avec plus d’animaux se limitera aux périodes les plus pertinentes. À moyen terme, ces études nous permettront de concevoir des protocoles d’immunisation contre les mammites plus performants et mieux ajustés au développement d’une réponse protectrice, afin d’identifier le moment optimal de vaccination en amont de l’exposition, à l’instar des stratégies vaccinales mises en œuvre chez l’Homme (ex. HPV), tout en permettant de raffiner les futurs protocoles expérimentaux et de réduire le nombre global de prélèvements.

Raffinement

Les prises de sang ne nécessiteront qu’une contention minimale (au cornadis ou par un agent dans l’aire paillée). Les prélèvements de sang seront réalisés à l’une puis à l’autre des deux veines jugulaires. Si necessaire, une autre voie de prélèvement sera utilisée pour ne pas solliciter les veines jugulaires. 2 à 4 tubes de 10 ml seront utilisés à chaque prélèvement. Un maximum de deux prises de sang par mois sera réalisé chez un même animal. Une période de repos d’au moins une semaine sera instituée avant un nouveau prélèvement. Occasionnellement, une poche de sang pourra être prélevée, le volume n’accèdera pas 10% du poids de l’animal comme prévu par la règlementation avec une fréquence limitée à une poche par animal tous les 2 mois. Enrichissement du milieu : brosses de grattage et aire paillée pour le couchage. Enrichissement social : hébergement en groupes stables et visite régulière des animaliers, 2 fois par jour au minimum. Une récompense alimentaire sera fournie aux animaux après les interventions. Il est prévu d’effectuer un travail de conditionnement et de renforcement positif pour les interventions prévues. Plusieurs agents se sont formés à cette méthode. L’application d’une bombe de froid au niveau de la zone de prélèvement pourra être testée.

Choix des espèces

Les infections mammaires chez la vache sont fréquentes en élevage laitier. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole se justifie par le constat que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux bovins. De la naissance jusqu’à 2 mois après le vêlage, soit de 0 à 30 mois d’âge

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 500
Souffrances
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 500
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Devenir
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 500

Objectifs

Notre projet vise à améliorer la compréhension d'impact de la pollution sur le système immunitaire et les mécanimes impliqués, dans un modèle de souris exposées à la pollution par voie nasale.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à approfondir la compréhension des mécanismes physiopathologiques responsables de l’initiation et de la progression des maladies auto-immunes, c'est à dire les maladies dans lesquelles le système immunitaire s'attaque à notre propre organisme. Ces connaissances fondamentales pourraient ouvrir la voie au développement de stratégies thérapeutiques plus ciblées et personnalisées, visant à limiter l’impact de la pollution atmosphérique sur le système immunitaire.

Procédures

15 à 25 injections sur animaux vigiles d’une durée approximative de 30 secondes par injection ; 25 gavages sur animaux vigiles (1 seul groupe), d’une durée approximative de 30 secondes; 15 instillations intranasales (30 secondes) ; 2 prélèvements sanguins sur animaux vigiles, d’une durée approximative de 30 secondes par prélèvement ; 5 prélèvements d’urine, obtenus à partir de mictions spontanées lors d’une contention manuelle, d’une durée d’environ 20 secondes par prélèvement. Lorsque des prélèvements sanguins et urinaires seront réalisés le même jour, ils seront effectués de manière concomitante afin de limiter la manipulation des animaux. 1 prélèvement sanguin terminal, réalisé après euthanasie, d’une durée approximative de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les manipulations peuvent être source de stress, d'angoisse, voire de douleurs pour les souris, en raison des multiples contentions ( 30 sec à 1 min par contentions) auxquelles s'ajoutent les actions d'injections (30 sec par injection), de prélèvements d'urine et de sang (30 sec par prélèvements de sang et urine) et les instillations intra-nasales (30 sec par acte).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélèvement et analyse de tissus et de sang/urine

Remplacement

Le modèle de souirs permet une étude sur l'être vivant et permet de se rapprocher de la physiologie humaine. La souris est adaptée à notre étude car sa proximité avec l’être humain se traduit par la présence chez cette espèce d’homologies physiologiques très étroites avec notre espèce, notamment en ce qui concerne le système immunitaire.

Réduction

Le nombre d’animaux a été établi grâce à l’utilisation de tests statistiques permettant de calculer le nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables et robustes. Le nombre d’animaux a également été fixé qu'à partir des données de la littérature et de notre expérience.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe et en milieu enrichi. Les animaux feront l’objet d’une surveillance 3 fois par semaine (comportement, apparence générale, signes cliniques) par les personnes en charge de l’expérimentation. Toute apparition de signes de douleur ou de souffrance, tels que la prostration, le dos voûté, l’isolement ou le poil hérissé, entraînera l’ouverture d’une fiche de score comportant des points limites clairement définis, pouvant conduire, le cas échéant, à l’euthanasie de l’animal. Une attention particulière sera portée au site d’injection abdominale (recherche de rougeur ou de signes inflammatoires) ainsi qu’au suivi du poids.

Choix des espèces

Le modèle murin permet une étude in vivo et permet de se rapprocher de la physiologie humaine. Les souris seront âgées de 12 semaines, soit à un stade de développement adulte (système immunitaire mature).

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 6240
Souffrances
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 3120
 3120
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Devenir
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 6240

Objectifs

La maladie de Crohn (MC), un des sous-types les plus courants de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), se caractérise par une inflammation chronique et récidivante du tractus gastro-intestinal. L'étiologie précise de la MC reste incertaine, mais l'hypothèse la plus largement admise implique une activation inappropriée du système immunitaire due à la présence d'un microbiote intestinal altéré chez un patient génétiquement prédisposé. En effet, des études génétiques ont révélé que de nombreux patients atteints de MC sont porteurs d’une mutation perte de fonction d’un récepteur de l’immunité innée. Celui-ci reconnait un composant de la paroi des bactéries. De plus, la MC est associée à une modification du microbiote intestinal, caractérisée par une diminution de certaines bactéries anti-inflammatoires. La diminution d’une espèce bactérienne en particulier est (i) l'un des signes les plus forts des altérations du microbiote associées à la MC et chez les patients atteints de MC avec atteinte iléale et (ii) un facteur pronostique suggéré pour la rechute et la réponse aux traitements. L'objectif du projet est donc d'évaluer si les effets anti-inflammatoires de cette espèce bactérienne dépendent de la reconnaissance de sa paroi par le récepteur de l’immunité en utilisant des modèles de colite induite chez la souris. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’action de l’espèce bactérienne et pourra permettre le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur ces propriétés anti-inflammatoires.

Bénéfices attendus

Ce projet fait partie d’un programme de recherche complet et ciblé sur le rôle de l’interaction entre une bactérie et un récepteur de l’immunité dans la maladie de Crohn. En France, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) concernent aujourd’hui près de 300 000 personnes (données 2021). Ce projet multidisciplinaire intègre plusieurs facettes de l’immunité et de la microbiologie. Les études décrites dans le projet permettront d’améliorer notre compréhension des mécanismes délétères impliqués dans la maladie de Crohn tout en identifiant une nouvelle stratégie thérapeutique utilisable chez les patients atteints de maladie de Crohn.

Procédures

Les souris seront traitées avec des bactéries ou des molécules : i) Par voie orale à raison d’une administration quotidienne durant 10 jours sur animal vigile (moins de 10 secondes par animal) ; ii) Par injection unique sur animal vigile (moins de 10 secondes par animal). Les souris seront ensuite soumises à l’un des deux modèles de colites induites expérimentalement : i) Par ajout d’une molécule dans l’eau de boisson durant 7 jours suivi de 5 jours sous eau standard (prise volontaire des animaux) ; ii) Par administration unique par voie rectale d’une molécule sous anesthésie générale (5 minutes). Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraiches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état inflammatoire des souris, les animaux subiront un prélèvent de sang de faible volume sur animal vigile par simple contention par une personne formée avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.

Impact sur les animaux

Le modèle de souris transgéniques utilisés ne présente pas de phénotype altéré. Néanmoins, ce modèle peut présenter une sensibilité accrue à la colite impliquant des adaptations (dose/durée) par rapport aux protocoles validés. Les bactéries et molécules à tester seront administrées par voie orale ou par injection pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des administrations orales peut induire des irritations ou des microlésions. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables liée à l’inflammation intestinale : perte de poids, selles molles, déshydratation voir des saignements dans les cas les plus graves (rare). Dans un cas, la colite sera induite via une molécule dans l’eau de boisson. Ce changement dans l’eau peut induire une légère baisse transitoire de la consommation hydrique des animaux de courte durée. Dans l’autre cas, la colite sera induite par administration locale d’une molécule sous anesthésie. La principale contrainte sera alors les risques associés à une anesthésie générale : hypo-tension, hypo-thermie ou encore dans de rare cas un arrêt cardio-respiratoire. Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraiches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient pas induire de nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons un prélèvement sanguin pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.

Remplacement

Nous avons réalisé de nombreuses expériences in vitro, suggérant toutes que les effets anti-inflammatoires de la bactérie sont dépendants du récepteur d’intérêt. Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèle non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. A l’heure actuelle, il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu, un modèle animal est donc de ce fait indispensable.

Réduction

Ce projet impliquera un maximum de 6240 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Les nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Les productions d’animaux seront adaptées en fonction des expériences à mener et des capacités de traitement par les personnels concernés afin d’éviter toute surproduction. Les expériences seront menées de manière séquentielle pour permettre de réduire le nombre de conditions expérimentales en sélectionnant systématiquement les conditions de traitement les plus intéressantes avec des résultats significatifs en utilisant le moins d’animaux. Si cela est possible, nous mutualiserons les conditions contrôles permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux impliqués. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Néanmoins nous ne répéterons l’expérience que si la puissance statistique n’est pas encore atteinte. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. La principale contrainte dans le cadre de ce projet est liée à la colite induite expérimentalement et aux signes cliniques qui y sont associés. Néanmoins, nous disposons d’une très grande expérience de ce type de modèle et assurons un suivi quotidien associé à une évaluation de la sévérité de la colite permettant une prise de décision immédiate en cas d’aggravation des symptômes. La colite dans ce projet est estimée à modérée compte-tenu des points limites mis en œuvre. De plus, les animaux sont hébergés dans des conditions exemptes d’organisme pathogène spécifique permettant de réduire également les risques d’inflammation supplémentaires. Pour les administrations, nous utilisons du matériel adapté (petite taille) afin de réduire aux maximum la contrainte. L’ensemble des actes sont parfaitement maitrisés et sont effectuées par un personnel formé et autorisé.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en nutrition, infectiologie et immunologie qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées afin de mettre au point des modèles de colite qui nous permettront par la suite de mieux comprendre les mécanismes d’action d’une bactérie intestinale anti-inflammatoire. Justification des stades : Les animaux seront traités entre 6 et 12 semaines de vie. Cet âge est couramment utilisé dans la littérature pour les modèles de colites, nous souhaitons utiliser des conditions qui permettent une reproductibilité et une comparaison avec les études précédemment publiées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 4102
Souffrances
 -
 -
 4102
 -
Devenir
 -
 -
 -
 4102

Objectifs

Le pancréas régule la glycémie grâce à des cellules spécialisées qui produisent de l’insuline. Il contient aussi des cellules immunitaires qui participeraient à cet équilibre, mais dont le rôle reste encore mal connu. Ce projet cherche à comprendre comment ces cellules influencent le fonctionnement du pancréas, en particulier dans le cas de consommation excessives de graisses, pouvant conduire au développement d’une obésité et d’un diabète.

Bénéfices attendus

Étudier la fonction des cellules immunitaires du pancréas est essentiel pour mieux comprendre comment le pancréas régule le sucre dans le sang et réagit aux déséquilibres métaboliques, comme ceux causés par une alimentation riche en graisses. Ces cellules immunitaires, longtemps considérées comme de simples défenseurs contre les infections, jouent en réalité un rôle plus complexe dans le soutien des cellules productrices d’insuline et dans le maintien de la santé métabolique. En comprenant les mécanismes par lesquels ces cellules influencent le fonctionnement du pancréas, ce projet pourrait révéler de nouvelles pistes thérapeutiques pour prévenir ou traiter des maladies comme le diabète de type 2.

Procédures

1 biopsie de queue (10s), 1 régime riche en gras et en cholestérol (WD - 12 semaines), 1 régime riche en graisse (HFD - 12 semaines), 1 à maximum 10 injections (20s), 1 à 2 jeun (6h ou 16h), 1 à 2 gavages (1min), 5 à 10 prélèvements de sang à la queue (3s).

Impact sur les animaux

Injections : douleur légère due à la piqure. Obésité : prise de poids progressive. Les souris peuvent devenir moins actives. - Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim. - Coupure du bout de la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. -Biopsie de queue : douleur modérée. -Gavage : contention soutenue et introduction de la sonde.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à l’issue de chaque procédure afin de permettre le prélèvement du pancréas ainsi que d’autres organes d’intérêt. Ces prélèvements sont indispensables à la réalisation d’analyses visant à comprendre les mécanismes étudiés dans ce projet, notamment pour identifier les voies de régulation du métabolisme dans différentes conditions expérimentales et caractériser et localiser les différentes populations cellulaires.

Remplacement

Cette étude a pour but d'étudier le rôle des cellules immunitaires du pancréas en condition normale et de surcharge lipidique. Le pancréas répond à la prise et la perte de poids et au dialogue entre différents organes. Cela implique donc d’étudier différents paramètres dans différents organes. Ainsi les modèles animaux sont nécessaires pour mener à bien ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux, réduit à son minimum, a été déterminé pour permettre l’analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations.

Raffinement

Dans les cages les souris bénéficient de coton et de « maisons » afin d’augmenter la diversité de leurs activités et qu’elles puissent se construire un nid. Les animaux seront hébergés avec leurs congénères. Les souris sont surveillées régulièrement et lors des procédures, les paramètres de santé qui peuvent être affectés sont évalués et notés régulièrement.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de référence dans l'étude de l'obésité. De nombreux outils sont disponibles pour les étudier. Les souris sont utilisées entre l’âge de 10 jours (souriceaux) et 22 semaines (adultes).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 8370
Souffrances
 -
 -
 6290
 2080
Devenir
 -
 -
 -
 8370

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier le rôle d’une nouvelle protéine dans le lupus, une pathologie autoimmune. Le lupus est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque par erreur le corps, touchant environ 5 millions de personnes dans le monde. Il peut provoquer une grande fatigue, des douleurs, des problèmes de peau ou d’organes vitaux, ce qui perturbe fortement la vie quotidienne des personnes atteintes. Selon les formes et la sévérité, les symptômes peuvent être discrets ou au contraire très invalidants, impactant durablement la santé et le bien‑être. Pour mettre au point des traitements, il faut comprendre quelles protéines de l’immunité participent à cette activation, car elles ne sont pas totalement connues. Dans le cadre d’un autre projet, nous avons récemment identifié une nouvelle protéine centrale dans l’activation de l’immunité. Ce projet a pour but de comprendre son rôle dans le lupus. A terme, il est possible que les résultats de cette étude permettent de mettre au point des thérapies permettant de réduire l’activation non-voulue de l’immunité chez ces patients. L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle d’une nouvelle protéine immunitaire dans le lupus, une pathologie autoimmune.

Bénéfices attendus

Les mécanismes derrière la pathologie auto-immune lupus ne sont pas totalement compris. Nous avons récemment découvert une protéine nécessaire aux premières étapes d’activation du système immunitaire. Ce projet propose d’analyser son rôle chez la souris. À long terme, ce projet pourrait apporter la preuve que notre protéine d’intérêt joue un rôle dans l’organisme dans la pathologie lupus. Il a également pour but de tester l’effet thérapeutique d’une petite molécule démontrée comme inhibant l’activité de cette protéine d’intérêt en contexte lupique. Ce projet pourrait donc amener vers une nouvelle thérapie du lupus pour les patients.

Procédures

Toutes les interventions se font sur animaux éveillés. Toutes les injections correspondent à un geste d’une durée inférieure à 10s. Un 1er lot d’animaux sera injecté avec un produit activant la réponse immunitaire (1 fois au cours de l’expérience), puis pour partie injecté avec un produit inhibant la réponse immunitaire (1 fois au cours de l’expérience). Un produit pro-inflammatoire sera appliqué sur la peau d’un 2e groupe d’animaux (tous les jours, pendant 8 jours- durée du geste inférieur à 5 min). Ces animaux pourront être injectés avec un produit inhibant la réponse immunitaire (tous les jours pendant les 8 jours). Alternativement, certains animaux seront injectés avec un produit inhibant la réponse immunitaire quatre fois au cours des 8 jours d’expérience. Du sang sera prélevé 2 fois. Un 3e groupe de souris sera irradié, puis injecté avec de la moëlle épinière (1 fois au cours de l’expérience). Un produit pro-inflammatoire sera appliqué sur la peau des animaux comme précedemment. Du sang sera prélevé 2 fois. Un 4e lot d’animaux sera injecté avec un produit inhibant la réponse immunitaire (25 fois au cours de l’expérience, sur une durée de 5 semaines, 5 jours par semaine). Du sang sera prélevé 3 fois. Un 5e lot d’animaux sera injecté avec un produit activant la réponse immunitaire (1 fois au cours de l’expérience), puis injecté avec un produit inhibant la réponse immunitaire (13 fois au cours de l’expérience, une fois par jour pendant 13 jours, ou alternativement 25 fois au cours de l’expérience, sur une durée de 5 semaines, 5 jours par semaine). Alternativement, certains animaux seront injectés avec un produit inhibant la réponse immunitaire quatre fois au cours des 13 jours d’expérience. Du sang sera prélevé 2 fois. Dans un 6e lot d’animaux, des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience). Les animaux pourront être traités à raison de deux fois par semaine pendant un mois (administration des traitements aux animaux vigiles), ainsi qu’avec un produit inhibant la réponse immunitaire (25 fois au cours de l’expérience, sur une durée de 5 semaines, 5 jours par semaine). Du sang sera prélevé 3 fois.

Impact sur les animaux

L’injection de traitements ou de cellules tumorales au moyen d’une aiguille entraîne une douleur transitoire et courte (quelques secondes) due à la piqure elle-même. Pour les injections, les animaux seront immobilisés transitoirement, ce qui entrainera un stress limité et court. Les souris génétiquement modifiées développeront au cours du temps des symptômes de maladie lupique, incluant une augmentation de la taille de la rate, ainsi que des atteintes du rein résultant en l’apparition de protéine dans les urines. Des signes cliniques tels que amaigrissement, poil terne, léthargie, et parfois anémie sont attendus. Dans le modèle induit par injection de produit chimique, une réaction immunitaire locale avec rougeur au site d’injection peut survenir, ainsi qu’une accumulation de liquide dans la cavité abdominale. Ces effets sont caractéristiques de la pathologie auto-immune recherchée. Les animaux greffés avec des cellules tumorales développeront des tumeurs .Les animaux pourront perdre du poids, manger moins et avoir du mal à se déplacer.

Devenir

Aucun animal maintenu en vie. Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Des expériences en laboratoire ont montré que notre protéine immunitaire joue un rôle clé dans l’activation des défenses immunes de l’organisme. Quand cette protéine est absente, les cellules ne réagissent plus aux signaux censés déclencher une réponse immune. Le projet cherche maintenant à comprendre si cette protéine est impliquée dans le lupus, en utilisant des souris comme modèle vivant. Même si des méthodes alternatives comme la culture de cellules ont été utilisées, l’étude sur l’animal reste essentielle pour observer la réponse immunitaire dans son ensemble, telle qu’elle se produit dans un organisme complet et fonctionnel. La réponse immune implique de nombreux types de cellules différents, dans des organes particuliers et une temporalité précise. Cette complexité n’est pas observable avec des méthodes simplifiées impliquant de la culture cellulaire.

Réduction

Pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons prévu une première série de trois expériences destinées à vérifier si la protéine que nous étudions joue bien un rôle dans le mécanisme responsable du lupus. Cette étape fonctionne selon un principe de “go/no go” : si les résultats sont positifs (go), nous poursuivons avec trois expériences supplémentaires ; si les résultats sont négatifs (no go), nous arrêtons là, ce qui évite d’utiliser des animaux inutilement. Nous avons également réduit la taille des groupes au strict minimum. Notre expérience de laboratoire montre que 10 souris par groupe suffisent pour évaluer de façon fiable l’effet anti inflammatoire d’un gène ou d’un traitement. Avec ce nombre, nous pouvons détecter une différence claire entre deux groupes avec une très bonne précision statistique (90 % de chance de repérer un véritable effet et seulement 5 % de risque de se tromper). Enfin, pour certaines manipulations, nous récupérons autant d’organes que possible chez chaque animal afin de réaliser plusieurs analyses sur le même individu. Cette approche permet de répondre à un maximum de questions scientifiques tout en réduisant encore le nombre total d’animaux nécessaires.

Raffinement

Avant toute manipulation, les souris auront au minimum une semaine d’acclimatation afin de s’habituer à leur nouvel environnement. Elles sont manipulées par des personnels compétents afin de limiter au maximum le stress dû à la manipulation. Le bien être des souris sera suivi par le personnel de l’équipe de recherche. . Le suivi des animaux est basé sur des points limites généraux et spécifiques de la pathologie est effectué en utilisant pour évaluer de façon objective l’état des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en recherche sur le lupus : souches murines parfaitement définies et modèles génétiquement modifiés, avec de grandes similarités entre les systèmes immunitaires humains et murins qui permet de transposer nos découvertes dans le modèle murin chez l’humain. De plus, nous avons documenté de manière robuste l’existence de notre protéine d’intérêt chez l’humain et chez la souris. Souris adultes ( >6 semaines) car leur réponse immune est active.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1280
Souffrances
 -
 448
 416
 416
Devenir
 -
 -
 -
 1280

Objectifs

La radiothérapie est un traitement souvent utilisé contre le cancer, car elle permet de détruire les cellules malades. Mais elle touche aussi les tissus sains autour de la tumeur, ce qui peut provoquer des effets secondaires parfois importants et limiter l’efficacité du traitement. Pour améliorer cela, une nouvelle méthode appelée radiothérapie FLASH attire beaucoup d’attention. Contrairement à la radiothérapie classique, elle envoie les rayons à une intensité très forte, mais pendant un temps très court. Les premières recherches montrent que cette technique pourrait mieux protéger les tissus sains tout en restant efficace contre la tumeur. Cet effet protecteur, appelé « effet FLASH », n’est pas encore bien compris. Parmi les explications possibles, le rôle du système immunitaire semble important. Il est possible que la réaction du corps aux rayons change selon la méthode utilisée. Ce projet cherche donc à savoir si la façon dont le système immunitaire réagit pourrait expliquer pourquoi la méthode FLASH provoque moins d’effets secondaires. L’étude se concentre sur les cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins, appelées cellules endothéliales. Elles jouent un rôle clé dans les réactions aux rayons et dans la défense du corps. Elles aident aussi les cellules de défense à atteindre les zones abîmées. Nous voulons observer comment ces cellules réagissent à la radiothérapie FLASH chez la souris, en particulier dans les poumons, et voir si cette technique change leur comportement, leur capacité à attirer les cellules de défense et la nature de la réaction inflammatoire, par rapport à la radiothérapie classique. Ce travail s’appuie sur des recherches précédentes faites chez la souris avec des rayons classiques. Cette nouvelle étape aidera à mieux comprendre comment limiter les effets secondaires de la radiothérapie sans réduire son efficacité.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mieux comprendre comment certaines cellules des vaisseaux sanguins des poumons réagissent à une nouvelle forme de radiothérapie appelée FLASH. Cette technique envoie des doses très fortes de rayons en un temps très court. Elle pourrait permettre de soigner les tumeurs tout en limitant les dégâts sur les tissus sains. L’objectif est d’observer, chez la souris, comment ces cellules réagissent après une irradiation FLASH et comment elles interagissent avec le système immunitaire. Cela aidera à savoir si cette méthode protège mieux les tissus sains. Ce projet apportera plusieurs bénéfices. Sur le plan scientifique, il permettra de mieux comprendre le rôle de ces cellules dans la réaction du corps à la radiothérapie, notamment leur influence sur l’activation et l’arrivée des cellules de défense. Comprendre leur rôle dans l’effet FLASH, c’est-à-dire la protection des tissus sains malgré un traitement efficace, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles façons d’améliorer la radiothérapie. Ces découvertes pourraient aussi inspirer de nouveaux traitements qui protègent mieux les tissus sains tout en renforçant la défense du corps contre la tumeur. Ce projet pourrait aider à réduire les effets secondaires parfois graves de la radiothérapie, comme les cicatrices dans les poumons ou les inflammations chroniques, et ainsi améliorer la qualité de vie des patients. Sur le plan médical, mieux comprendre les mécanismes responsables des dommages causés par les rayons permettra de créer des traitements plus ciblés pour les éviter ou les soigner. Cela rendra la radiothérapie plus sûre et plus facile à supporter.

Procédures

Les animaux seront d’abord transportés vers le site d’irradiation (30 min). Les animaux seront anesthésiés et irradiés localement (durée max de 20 min par irradiation). Puis ils reviendront sur le site d’hébergement (30 min de transport). Les animaux seront gardés 1 semaine, 2 semaines, 3 mois ou 6 mois en cage d’hébergement dans les conditions classiques de l’animalerie avant euthanasie. Certains animaux seront imagés avec un scanner sous anesthésie juste avant l’euthanasie (durée max de 10-15 minutes). D’autres animaux seront analysés par échographie sous anesthésie à plusieurs temps après l’irradiation (suivi longitudinal, cinq fois en tout). Ces examens seront réalisés au site d’hébergement des animaux, la phase de transfert n’excédera donc pas 5 min. Aucune autre manipulation ne sera réalisée.

Impact sur les animaux

Lors des phases de transport vers le lieu d’irradiation ou vers les locaux d’imagerie, mais également lors de la préhension, de la contention ou de l’anesthésie, il est attendu d'observer des périodes de stress léger chez les animaux. La radiothérapie en elle-même est imperceptible et ne peut en soi causer de souffrance. Seuls les actes associés (manipulations) sont décelables. Dans les temps précoces, des rougeurs et irritations peuvent apparaitre au niveau cutané chez certains animaux. Le développement de fibrose au niveau pulmonaire dans les temps tardifs après irradiation peut engendrer une détresse telle que : atteinte de la mobilité, fatigue, modification de la respiration. Ces signes sont facilement détectables et concernent environ 10% des animaux.

Devenir

Euthanasie pour prélèvements post-mortem.

Remplacement

Pour l’instant, il n’existe pas de méthode sans utiliser d’animaux qui permette d’étudier précisément comment les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins réagissent dans leur environnement naturel. Cet environnement est important, car il influence leur comportement ainsi que la façon dont les cellules endothéliales attirent les cellules du système immunitaire. C’est pourquoi il est encore indispensable d’utiliser des animaux vivants pour cette étude. Toutefois, ce projet participe au développement d’un modèle en laboratoire, sans animaux, capable de prédire les risques de toxicité liés à la radiothérapie. Ce modèle utilisera des cellules cultivées en laboratoire pour simuler la réaction aux rayons, ce qui pourrait, à terme, diminuer voire remplacer certaines expériences sur les animaux. De plus, certaines idées issues de ce projet seront testées directement sur des modèles cellulaires en laboratoire, notamment pour étudier comment les cellules endothéliales interagissent avec les cellules immunitaires. Cela permettra de mieux cibler les expériences à faire ensuite sur les animaux, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour la suite des recherches.

Réduction

Les résultats des expériences sur les lésions pulmonaires causées par la radiothérapie dépendent beaucoup de la physiologie des animaux utilisés. Pour pouvoir faire des analyses fiables, il faut travailler avec un certain nombre d’animaux. Par exemple, pour les analyses des tissus au microscope, on a besoin de groupes d’environ 10 à 12 animaux. Pour étudier les molécules à l’aide d’une technique appelée cytométrie de flux, des groupes de 6 à 8 animaux suffisent. Pour des analyses plus fines, comme le séquençage de l’ARN à l’échelle de chaque cellule ou l’étude de l’expression des gènes dans les tissus, moins d’animaux sont nécessaires (entre 4 et 6), car ces méthodes étudient des milliers de cellules par échantillon, ce qui améliore la précision des résultats. Enfin, pour tester les interactions entre les cellules des vaisseaux sanguins et les cellules du système immunitaire, il faut aussi des groupes de 6 à 8 animaux afin de collecter assez de cellules pour les expériences.

Raffinement

Lors des séances d’irradiation, les souris seront anesthésiées pour qu’elles restent immobiles et ne ressentent aucune douleur. Pour certains examens nécessitant l’injection d’un produit dans le sang avant le prélèvement final, un analgésique sera administré afin de garantir l'absence de douleur chez l’animal. Pendant toute la durée de l’étude, elles seront logées dans de bonnes conditions, avec des jouets comme des tubes ou des caches, de la nourriture et de l’eau à volonté, ainsi qu’une température et une humidité contrôlées. Les animaux seront surveillés chaque jour pour s’assurer qu’ils restent en bonne santé. Ils seront pesés plusieurs fois par semaine au début, puis une fois par semaine pendant plusieurs mois, pour vérifier qu’ils ne perdent pas trop de poids. Nous observerons aussi leur comportement et leur état de santé, en vérifiant par exemple s’ils bougent normalement ou s’ils montrent des signes de souffrance, comme des difficultés à respirer. Si un animal présente des signes inquiétants pendant plus de trois jours, il sera euthanasié pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser des souris âgées de 8 à 10 semaines, un âge correspondant à l’âge adulte, ce qui permet de limiter la variabilité liée à la croissance. Cette tranche d’âge est d’ailleurs celle couramment utilisée pour les modèles d’irradiation localisée. Pour garantir une certaine homogénéité, nous travaillerons avec des souris mâles, qui ont un poids d’environ 20 à 22 grammes à cet âge. Ce choix s’appuie aussi sur notre expérience préalable, puisque notre laboratoire dispose déjà d’un solide recul sur ce modèle chez les mâles. Nous prévoyons néanmoins d’étendre nos recherches aux femelles dans un projet futur, afin d’étudier les effets du débit de dose selon le sexe. La souris est un modèle bien connu et largement utilisé dans les études précliniques, notamment au sein de notre laboratoire pour étudier l’irradiation thoracique et le rôle des cellules endothéliales vasculaires dans les lésions radio-induites. Cette expérience accumulée nous assure une bonne maîtrise des conséquences de l’irradiation dans ce modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1540
Souffrances
 -
 -
 340
 1200
Devenir
 -
 -
 -
 1540

Objectifs

Le projet de recherche permettra de soutenir une demande d’essais cliniques pour un candidat vaccin contre le virus du Nil Occidental. C'est un virus transmis par les moustiques. Il circule surtout chez les oiseaux, qui servent de réservoir naturel. Chez l’être humain, la plupart des infections ne provoquent aucun symptôme (environ 80 % des cas). Cependant, environ 20 % des personnes peuvent avoir de la fièvre et se sentir mal pendant quelques jours. Dans moins de 1 % des cas, le virus peut toucher le système nerveux et provoquer des complications plus graves, comme des inflammations du cerveau ou des méninges, voire une paralysie soudaine ou encore la mort. Ces formes graves sont plus fréquentes chez les personnes âgées ou dont le système immunitaire est affaibli. Il est présent dans de nombreuses régions du monde dont l’Europe. Il n’existe actuellement pas de vaccin contre cette maladie et le vaccin candidat que nous proposons pourra répondre à un besoin en santé publique mondiale. Le projet se déroulera dans 2 EU.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à court terme est la compréhension des mécanismes cellulaires de protection du vaccin candidat. A long terme, les résultats soutiendront le développement d’un vaccin contre ce virus transmis par les moustiques. Le vaccin qui découlera de ce projet a le potentiel de sauver la vie de milliers de personnes chaque année et d’atténuer le fardeau sanitaire, social et économique de cette maladie transmise par les moustiques.

Procédures

Dans un premier temps, nous optimiserons les conditions pour explorer les mécanismes de l’immunité responsable de la protection vaccinale. Des prélèvements seront effectués pour permettre l’analyse de la réponse immunitaire et des acteurs impliqués. Nous évaluerons ensuite l’effet des facteurs immunitaires sur la protection conférée par le vaccin. Des souris avec les mêmes types de déficiences immunitaires que précédemment seront injectées avec le vaccin, puis exposées à la piqûre de moustiques infectés par le virus. Dans l’EU2 seront réalisés les protocoles de vaccination, d’injection des traitements et les prélèvements. Dans l’EU1 seront réalisées les protocoles d’infection par piqûre de moustique et toutes les procédures sur des animaux infectés.

Impact sur les animaux

Douleur passagère au niveau du site d’injection des traitements altérant l’immunité cellulaire, du candidat vaccin et de l’anesthésique. Douleurs légères au point des prélèvements sanguins. La piqûre de moustique se fera sous anesthésie donc sans douleur. Une faible irritation peut être attendue aux points de piqûres des moustiques. Troubles liés à l’infection par le virus. Les souris seront surveillées quotidiennement pour évaluer leurs éventuels symptômes.

Devenir

Les animaux utilisés pour l'étude de la localisation des cellules immunitaires seront euthanasiés afin de permettre la collecte de leur peau et de leurs ganglions lymphatiques. Tous les animaux infectés seront euthanasiés à la fin des procédures, conformément à l’obligation légale.

Remplacement

Dans notre cas, le modèle animal est incontournable. A ce jour, aucun modèle autre que le modèle animal ne permet d’évaluer la réponse immunitaire à un vaccin et la protection contre une infection par exposition à une piqûre de moustique infecté. Néanmoins, nous avons généré les données préliminaires nécessaires pour supporter notre hypothèse sur des modèles cellulaires. Ces travaux antérieurs nous on permit d’identifier notre vaccin candidat.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris, nous avons calculé le nombre limite nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Des travaux préliminaires ont été réalisés pour calculer ce nombre au plus juste. De plus, nous effectuerons les expériences suivant un arbre décisionnel qui validera ou non la poursuite des expériences à chaque étape pour limiter le nombre de souris utilisé.

Raffinement

Les souris auront un temps d’acclimatation (7 jours) avec visite quotidienne pour limiter le stress lié à la manipulation. Les souris seront hébergées de 3 à 5 individus/cage avec de la litière et des enrichissements variés, tels que des tunnels en carton, des abris en carton et en bois, des copeaux de carton pour fabriquer un nid et du carton rigide à ronger. Elles seront anesthésiées durant l’exposition aux moustiques pour limiter la gêne de la piqûre. Une grille de score évaluant l'état général des souris sera quotidiennement suivie. Cette grille permet d’observer différents signes de bien-être ou de malaise (comme l’apparence, l’activité, le comportement ou la perte de poids). Nous avons défini des seuils à ne pas dépasser pour garantir la santé et le bien-être des animaux. Si l’un de ces seuils est atteint, l’expérience sera immédiatement arrêtée afin d’éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Nous allons utiliser des souris avec lesquelles nous avons développé et évalué la stratégie vaccinale. Nous continuerons à documenter la protection conférée par notre vaccin candidat sur souris avant de tester le vaccin candidat sur des animaux plus grands pour soutenir une demande d’essais cliniques. Nous allons utiliser des souris adultes de 6-8 semaines car elles ont un système immunitaire mature permettant une réponse immunitaire adéquate. Leur taille permet aussi la piqûre simultanée par plusieurs moustiques, nécessaire pour maximiser l’effet de l’infection.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1290
Souffrances
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 -
 114
 1176
Devenir
 -
 -
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 1290

Objectifs

Causant près de 2 millions de décès par an, la tuberculose représente la première cause de décès dans le monde par maladie infectieuse, et constitue ainsi un enjeu majeur de santé publique. Cette maladie infectieuse peut causer une importante inflammation des poumons pouvant les détruire. Les antibiotiques habituellement utilisés pour traiter la tuberculose ciblent la bactérie causant l’infection, mais n’agissent pas sur l’inflammation. Notre équipe a montré qu’un récepteur de notre système immunitaire régule l’inflammation dans les poumons de souris infectées par la tuberculose. Ainsi, cibler ce récepteur pourrait être utile pour favoriser la réponse immunitaire anti-tuberculeuse et limiter l’inflammation pulmonaire, en conjonction avec les traitements antibiotiques. A partir de libraries d’anticorps, nous avons sélectionné 4 anticorps de petite taille (appelés nanocorps) ciblant spécifiquement le récepteur immunitaire d’intêret, qui ont été modifiés afin d’augmenter leur effet biologique. Au total, nous disposons de 8 nanocorps ciblant notre récepteur d’intérêt. L’objectif de ce projet est d’évaluer si ces nanocorps sont capables de diminuer la charge bactérienne et l’inflammation pulmonaire chez des souris susceptibles à l’infection par la tuberculose, et ainsi être utilisés dans le futur comme des traitements contre cette maladie infectieuse dévastatrice.

Bénéfices attendus

Les bénéfices directs attendus du projet sont, à court terme, de mieux comprendre le rôle joué par notre récepteur immunitaire d’intérêt dans l’immunité anti-tuberculeuse, et à long terme, de générer de nouveaux traitements pour la tuberculose. Cette approche s’inscrit parmi les priorités de recherche 2025 de l’ANRS Maladies Infectieuses Emergentes (« nouvelles approches thérapeutiques pour la tuberculose »), et dans l’objectif de l’Organisation Mondiale de la Santé de mettre fin à la tuberculose d’ici 2030. Ce projet ouvre également des perspectives pour évaluer l’intérêt de nos nanocorps dans d’autres maladies impliquant notre récepteur immunitaire d’intérêt, notamment des maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde ou les maladies inflammatoires chroniques intestinales. L’effet des nanocorps dans ces maladies inflammatoires sera étudié dans le cadre d’autres projets.

Procédures

- Infection par la tuberculose : La bactérie est administrée par voie inhalée à des animaux vigiles une fois en début d’expérience. Le procédé prend au maximum 45 minutes. - Injections de nanocorps : A partir du 7e jour d’infection, les souris recevront un nanocorps d’intérêt par injection, 3 fois par semaine pendant 14 jours (soit 6 injections au total). Le geste sera réalisé sur animal vigile, et l’injection dure environ 10 secondes par souris. - Administration d’antibiotiques anti-tuberculeux : A partir du 7e jour d’infection, les souris recevront 4 antibiotiques par voie orale, en 2 fois (un premier antibiotique d’abord, puis une heure après, les 3 autres antibiotiques ensemble), tous les jours pendant 14 jours. Les souris seront vigiles, et chaque administration dure environ 10 secondes par souris.

Impact sur les animaux

L’infection à la tuberculose peut causer un stress aux souris. Cette nuisance est jugée d’intensité légère. Lorsque l’infection se développe, elle peut causer des symptômes aux souris, tels que la perte de poids ou de pelage, l’isolement social ainsi que des difficultés respiratoires. Ces nuisances sont jugées d’intensité sévère, et seront surveillées de près. Un stress et une douleur liées aux injections de nanocorps sont attendus (nuisances d’intensité légère). De manière très rare, il pourrait aussi survenir une inflammation locale, voire une augmentation de volume de l’abdomen (nuisances d’intensité sévère). Enfin, en ce qui concerne le traitement antibiotique anti-tuberculeux, un stress lié à l’administration orale (nuisance d’intensité légère) est attendu. De manière très rare, il pourrait aussi survenir des effets indésirables médicamenteux (notamment des diarrhées pouvant entraîner une moins bonne hydratation et prise alimentaire ; nuisances d’intensité modérée).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure car le poumon doit être analysé comme point final.

Remplacement

Nous étudions l'impact de la modulation d’un récépteur immunitaire sur la réponse immunitaire anti-tuberculeuse. Pour étudier la réponse immunitaire, il existe des modèles cellulaires de laboratoire que nous utiliserons pour étudier l’effet de nos nanocorps avant de réaliser les expériences sur des souris infectées. Néanmoins, les réactions induites in vivo en réponse à un pathogène ou un traitement ne sont que partiellement, voire pas du tout, prévisibles par les modèles cellulaires in vitro. En particulier, le modèle souris permet d’accéder à la mise en place d'une réponse immunitaire dans un système intégré, et à des informations que ne peuvent pas nous délivrer des cellules isolées en culture, ou des structures multicellulaires artificielles de type « organoïde ».

Réduction

Afin de s’inscrire dans la logique de réduction, nous avons intégré 4 étapes dans notre raisonnement. Tout d’abord, les expériences réalisées font suite à des étapes préalables de validation dans des modèles cellulaires ayant montré un effet des nanocorps et une absence de toxicité in vitro. Ainsi les expériences proposées seront réalisées au stade où les méthodes alternatives à l’expérimentation animale auront été exploitées, et s’avèreront suffisamment prometteuses pour utiliser le modèle intégré murin. Ensuite, certaines étapes de nos projets pourront être suivies de décisions de poursuite ou d’arrêt en fonction des promesses offertes par les résultats. Ces décisions sont ainsi susceptibles de réduire le nombre final d’animaux utilisés. Par exemple, si nous observons une toxicité avec un nanocorps particulier, celui-ci ne sera pas utilisé dans la suite du projet. De même, seuls les nanocorps montrant un effet biologique significatif continueront la suite des études. En outre, nous disposons d’une expertise dans les thérapies ciblant l’hôte et l’étude de leurs effets immunologiques en modèles murins. Ceci nous a permis de développer des approches expérimentales permettant d’analyser sur un même lot d’animaux, des paramètres qui étaient avant mesurés sur des lots d’animaux séparés. Ainsi, nous pourrons réaliser sur le même échantillon pulmonaire à la fois la mesure de charges bactériennes et de l’ensemble de l’immunité. Ceci permet également une réduction du nombre total d’animaux utilisés. Enfin, le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ce nombre minimal par groupe a été calculé en utilisant un logiciel spécifique dédié à l’expérimentation animale.

Raffinement

Afin de minimiser le risque d’infection cutanée, une désinfection du site d’injection sera réalisée préalablement à l’injection des nanocorps. Dans les jours post-injection, nous serons particulièrement attentifs à la survenue éventuelle de plaies, rougeur, chaleur, écoulement, et à l’état général de l’animal. En ce qui concerne l’infection de souris à la tuberculose, un soin particulier sera porté afin de réduire le stress de chaque animal préalablement à l’infection. Les animaux seront placés dans le dispositif d’inhalation par des opérateurs expérimentés, et attentivement surveillés pendant l’infection. Nous utiliserons une dose faible et une souche peu virulente de tuberculose afin de minimiser l’intensité des symptômes et la gravité de la maladie. Post-infection, nous surveillerons quotidiennement la survenue de signes respiratoires et l’état général de l’animal. Les antibiotiques anti-tuberculeux seront administrés aux souris aux doses pharmacologiquement validées, à un débit lent et régulier. Il est attendu que ces antibiotiques aient un effet bénéfique et réduisent l’intensité des symptômes de tuberculose chez les souris infectées. La survenue éventuelle d’effets indésirables sous antibiotiques sera attentivement surveillée, notamment le risque de diarrhée, de moins bonne prise hydrique et alimentaire, de déshydratation. En cas de diarrhées, la nourriture sera pré-hydratée pour favoriser la prise alimentaire, et l’eau de boisson pourra être supplémentée avec du sucre pour favoriser la prise hydrique. En cas de déshydratation, une réhydratation orale ou par injection pourra être pratiquée.

Choix des espèces

Il existe de nombreux modèles de tuberculose chez l'animal : du primate non-humain au poisson zèbre en passant par les rongeurs. Nous utilisons la souris car ce modèle est prédictif de ce qui se passe chez l'homme en termes d'immunité et de pathologie. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes âgées entre 6 et 12 semaines au début des procédures. En effet, à ce stade de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 84
Souffrances
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 84
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Devenir
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 84

Objectifs

Le lymphome est un cancer des cellules du tissu hématopoïétique caractérisé par un blocage de maturation et une prolifération excessive des cellules matures cancéreuses. Les lymphomes se caractérisent par la prolifération excessive des lymphocytes au niveau des ganglions, du foie, de la rate, plus rarement d'autres organes. Ils provoquent une augmentation de leur taille. Malgré les améliorations des traitements actuels chez l’homme, les taux de rechute restent élevés. Ainsi, pour réduire l’intensité de la chimiothérapie et traiter avec succès les patients en rechute, il est encore nécessaire de comprendre l’évolution de ce développement tumoral. Nous avons identifié sur plusieurs modèles in vitro (lignées cellulaires humaines) que les cellules lymphomateuses expriment une enzyme, pour laquelle le rôle n’a pas encore été établi. Une lignée cellulaire murine exprime également la Granzyme A et nous souhaitons dans ce projet, à travers l’utilisation d’un modèle murin comprendre son rôle sur la croissance tumorale et les perturbations de l’immunité intratumorale. Pour cela, nous allons utiliser des greffes de différentes cellules cancéreuses murines (lignées cellulaires de Lymphome murins déjà établies) dans des souris.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal concerne la compréhension du rôle d’une enzyme dans le développement du lymphome et son rôle sur l’immunité intratumorale.

Procédures

Les animaux seront soumis à des transplantations de cellules de lymphome dans leur flanc. Une seule injection est prévue par souris, durée de 30 secondes par injection.

Impact sur les animaux

Les animaux vont développer des cancers, avec une multiplication proliférative des cellules lymphomateuses au niveau de la zone d’injection du flanc de l’animal.

Devenir

Les animaux seront sous anesthésie mis à mort à l’issue des expériences, dans le but de récupérer les tumeurs ainsi que des organes pour des analyses biologiques.

Remplacement

Pour remplacer des modèles animaux, il est parfois possible de travailler sur des cellules ou des tissus (in vitro). Le recours aux modèles in vitro doit être l’objectif du chercheur si son expérimentation le permet. Nous avons d’ores et déjà testé in vitro par des méthodes alternatives, l’expression du GzmA sur des lignées cellulaires. Il nous faut maintenant valider sur une étude préclinique in vivo le rôle du GzmA sur la croissance tumorale et l’immunité anti-tumorale et le remplacement par des méthodes alternatives n’est plus possible à ce stade du projet de recherche.

Réduction

Dans ce projet, nous allons diminuer le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche. S’il est essentiel d’utiliser le plus petit nombre d’animaux possible, il faut néanmoins éviter que cet effort de réduction nuise à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a alors été intégrée à la construction de ce projet. Pour cette étude, nous utiliserons des groupes de 7 souris afin de réaliser des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Afin de réduire, supprimer ou soulager la douleur ou la détresse des animaux, et ainsi améliorer leur bien-être, en amont des expériences, nous allons planifier les protocoles et nous allons aussi planifier et établir les points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure. Afin de limiter le stress des animaux, ils sont placés par groupes de 5 à 10 dans des cages agrémentées d’éléments en carton ou en plastique leur permettant de se regrouper dans un nid. La litière des cages est changée une fois par semaine et les animaliers veillent quotidiennement à ce que les animaux ne manquent ni d’eau, ni de nourriture. Afin qu’une prise en charge des animaux puisse se faire le plus rapidement possible, nous communiquerons les points limites au personnel de l’animalerie.

Choix des espèces

Cette étude ne peut se réaliser que sur le modèle murin. L’étude sur l’immunité anti tumorale des souris est en effet celle qui se rapproche le plus de l’homme et c’est ce modèle qui est choisi dans la littérature afin de réaliser des études précliniques sur les lymphomes et l’immunité en général. Les animaux âgés entre 2 et 5 mois seront utilisés, ceci correspond à un âge optimal pour la greffe des cellules lymphomateuses sur le flanc des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 5082
Souffrances
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 5082
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 -
Devenir
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 1270
 3812

Objectifs

L'objectif global de ce projet est d'étudier le rôle de l'immunité innée au cours d'une réponse anti-cancéreuse ou dans le cadre de maladie autoinflammatoires (dans lesquelles le système immunitaire innée attaque l'organisme). Cette étude nécessite de générer diverses souris qui sont immunodéficientes (et donc plus sensibles aux infections). L'objectif de ce projet est de produire ces animaux qui seront ensuite utilisés dans des projets de recherche portant sur l'immunité innée dans le cancer et les maladies inflammatoire et ceci en réduisant les nuisances du phénotype dommageable en élevage, et en optimisant l’élevage. Ce projet ne concerne que la gestion (élevage et reproduction) des différentes lignées de souris, l'ensemble des projets expérimentaux menés sur ces animaux est validé en parallèle. Différentes lignées de souris immunodéficientes sont nécessaires pour comprendre ces mécanismes de l'inflammation: des souris ayant des mutations conduisant à la perte de certaines cellules de l'immunité innée, ou au contraire des mutations menant à une activation des voies de l'immunité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme de générer les animaux qui rentreront ensuite dans différents projets de recherche ayant pour objectifs de mieux comprendre le role de l'immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et la lutte contre les tumeurs et ceci en réduisant les nuisances du phénotype dommageable en élevage (conditions d'élevage stériles comme décrit précédemment), et en optimisant l’élevage. A moyen terme, cela pourrait déboucher sur de nouveaux traitements.

Procédures

Les souris seront soumises à une biopsie sur l'oreille. Une seule intervention d'une durée de moins de 5 secondes sera réalisée par animal. MODIFICATION du 1/12/2025 Les souris seront soumises à une biopsie sur l'oreille et éventuellement à un prélèvement de sang. Chaque intervention aura une durée de moins de 5 secondes et ne sera sera réalisée qu'une fois par animal.

Impact sur les animaux

Les souris ont un phénotype dommageable (immunodéficience) mais qui ne se déclarera pas dans les conditions d'hébergement et de reproduction décrites.

Devenir

Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de la période de reproduction (6 mois de reproduction), tout animal ayant atteint un point limite sera automatiquement mis à mort. Les autres animaux produits seront utilisés pour le renouvellement des trios reproducteurs, dans les protocoles validés par le ministère sur ces lignées ou hors-projet (prélèvement d'organes post-mortem pour études in vitro ou mise au point de protocoles). Certains des animaux (maximum 1270 de mauvaise caractérisation génétique) sont utilisés pour l'entraînement des utilisateurs aux gestes techniques sur animaux (dans le cadre d'une DAP portée par notre animalerie et validée par le ministère).

Remplacement

L'élevage de ces souris est indispensable pour générer les souris qui seront utilisées dans les projets de recherche portant sur l'implication de l'immunité innée dans le cancer ou les maladies à composante inflammatoire. Ces maladies ne sont qu'imparfaitement modellisées par les techniques actuelles telles que la production d'organoïdes. En effet, dans ce cas, la composante temps et développement reste imparfaite. D'autre part, l'interaction entre plusieurs organes étant nécessaire à l'apparition des phénotypes que nous étudions, des modèles in vitro ou in silico ne permettent pas d'accumuler des données suffisamment prédictives ou représentatives de la situation pathologique.

Réduction

Des calculs d'effectifs ont permis d'établir le nombre minimal d'animaux par lignée nécessaire en reproduction pour permettre de réaliser les différents projets de cette thématique. Nous nous sommes basés sur un nombre moyen théorique d'animaux par portées et le nombre moyen théorique de portées par femelle et par semestre. Nous avons ainsi calculé au plus juste le nombre de cages de reproduction nécessaires avec ces chiffres et compte-tenu du nombre d'animaux nécessaires pour les expérimentations en aval. Si certains animaux ne peuvent être utilisés pour nos protocoles expérimentaux, ils seront utilisés hors protocole pour des prélèvements post-mortem permettant la mise au point et l'optimisation des expériences (par exemple, mise au point des immuno-marquages multiparamétriques sur des suspensions cellulaires de rate). Enfin, les trios reproducteurs sont changés tous les 6 mois pour ne pas garder de trios peu productifs, ce qui impliquerait d'augmenter leur nombre pour garder une production constante. La dimension de l'élevage sera dynamiquement évaluée pour prendre en compte l'objectif de réduction et s'adapter aux besoins des projets (notamment une réduction de l'élevage dans les phases de diminution des besoins des projets).

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cagées à portoirs ventilés et manipulés par un personel expérimenté en conditions stériles. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. La plupart de ces souris est hébergée dans notre animalerie depuis plus de 5 ans avec une observation quotidienne, nous avons donc le recul nécessaire pour affirmer que le phénotype d'immunodéficience sur les gènes de l'immunité innée considérés n'est pas dommageable en condition d'élevage classiques (c'est à dire sans pathogènes) mais requiert des conditions d'infections controlées pour s'exprimer expérimentalement. Une biopsie d'oreille est parfois requise, cette biopsie n'engendre qu'une douleur légère ne nécessitant pas de prise en charge particulière, absence de saignement. Cependant, le lendemain de la biopsie, une attention particulière sera portée aux oreilles des animaux. En cas de lésions infectées, un lavage au sérum physiologique sera réalisée suivi d'une application de pommade antiseptique et cicatrisante sur conseil vétérinaire. Si l'infection auriculaire s'aggrave dans les 48h , l'animal sera euthanasié. MODIFICATION du 1/12/2025 De la même façon, un prélèvement de sang est parfois requis. Un prélèvement de sang est parfois requis. Ce prélèvement n'engendre qu'une douleur légère prise en charge par un collyre anesthésique. L'apparition d'irritation ou d'inflammation éventuelle au site de prélèvement sera traitée par application d'une pommade vétérinaire afin de prévenir toute complication locale.

Choix des espèces

Du fait de leur similarité avec l'homme en terme de génétique, d'anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l'étude des réponses immunitaires et des réponses inflammatoires observées lors des maladies à composantes inflammatoires et des infections bactériennes. Des souris âgées de plus de 6 semaines et de moins de 12 mois seront utilisées pour la reproduction du fait de leur maturité sexuelle et avant la décroissance de la fertilité.