Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : projets autorisés en février 2026 (01/03/2026)
Rôle d’un médiateur de l’inflammation dans la physiopathologie de la dermatite atopique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Objectifs
La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau fréquente en Europe, touchant aussi bien les enfants que les adultes. Elle se caractérise par une inflammation persistante de la peau et une altération de sa fonction de barrière naturelle qui nous protège de la pénétration des micro-organismes pathogènes. Cette maladie pose un problème de santé publique car il n’existe pas vraiment de solution pour la guérir. Les personnes atteintes par cette maladie produisent une molécule inflammatoire appelée oncostatine M dont on soupçonne le rôle délétère sur le système immunitaire et son implication dans le développement de cette maladie. Ce projet a donc pour objectif d’étudier le rôle de l’oncostatine M dans le développement et le maintien de l’inflammation de la peau. Bien que l’oncostatine M soit présente dans les lésions de dermatite atopique chez l’être humain, son implication directe dans cette maladie n’a jamais été démontrée dans un organisme vivant. Pour cela, le projet utilisera un modèle de dermatite atopique chez la souris afin de comparer l’évolution de la maladie chez des animaux produisant l’oncostatine M et chez des animaux génétiquement modifiés qui ne produisent pas cette molécule.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude nous permettront de faire progresser les connaissances sur le rôle de l’oncostatine M dans le développement de la dermatite atopique. A plus long terme, s’il s’avère que l’oncostatine M joue un rôle important dans le développement et/ou le caractère chronique de la maladie, celle-ci pourrait constituer une nouvelle cible pour le développement de biothérapies visant à bloquer les effets de cette molécule proinflammatoire, telles que le développement d'anticorps bloquants ciblant l'oncostatine M. Dans un contexte où le nombre de biothérapies pour le traitement de la dermatite atopique est actuellement limité et où certains patients peuvent être non-répondeurs ou développer des résistances à ces traitements, il est nécessaire de pouvoir identifier de nouvelles cibles pour développer ces nouveaux outils thérapeutiques.
Procédures
Pour tous les animaux inclus dans cette étude, une anesthésie sera pratiquée, une seule fois, le premier jour afin de pouvoir immobiliser l’animal pendant le temps de rasage des oreilles (pendant 10 secondes) à l’aide d’une tondeuse puis d’appliquer localement le traitement sur la peau pour induire la dermatite atopique (pendant 10 secondes) et mesurer l’épaisseur de la peau de manière non-invasive (10 secondes par oreille). Les jours suivants, les traitements et mesures seront effectuées sur animal vigile pour éviter les anesthésies répétées. Tous les animaux inclus dans cette étude seront donc brièvement maintenus par l’expérimentateur afin de permettre l’application locale du traitement sur la peau pour induire la dermatite atopique et mesurer l’épaisseur de la peau de manière non-invasive pendant une durée maximale de 20 secondes. Cette contention manuelle de courte durée peut entraîner un stress léger et transitoire. Elle sera répétée 12 fois pour les animaux qui sont inclus dans le protocole d’induction aigue, à court terme, et répétée 40 fois pour les autres animaux qui sont inclus dans le protocole d’induction chronique, à long terme. En fin de protocole, une analgésie et une anesthésie profonde seront réalisées pour effectuer un prélèvement sanguin terminal d’une durée de 30 secondes au maximum et la mise à mort des animaux en vue de collecter les échantillons biologiques.
Impact sur les animaux
Au début du protocole, l'induction d'une anesthésie et le réveil après anesthésie provoquent un stress léger et transitoire des animaux. L’injection pour induire l’analgésie et l'anesthésie à la fin du protocole crée une douleur légère et transitoire. Les protocoles d'induction d'une dermatite atopique aigue et chronique provoquent un prurit susceptible d'occasionner un comportement de grattage des animaux.
Devenir
Tous les animaux inclus dans le projet seront mis à mort de manière à collecter les différents échantillons biologiques (sang, peau de l'oreille) pour effectuer des analyses moléculaires et des analyses de tissus par microscopie.
Remplacement
Des études précédentes ont été réalisées in vitro pour décrire les propriétés de l'oncostatine M dans différents modèles de culture de cellules cutanées d’origine humaine et murine, développés sous la forme de peaux reconstruites. Cependant, il est nécessaire d’effectuer des expériences in vivo chez l’animal afin d’étudier la contribution de cette molécule à l’inflammation cutanée dans un système complexe où de nombreuses cellules immunitaires activées infiltrent la peau et où de nombreux médiateurs de l’inflammation y sont sécrétés. Il n’existe pas encore de modèle in silico pour mimer ces interactions complexes.
Réduction
A partir des données de la littérature scientifique, nous avons pu calculer un effectif de souris minimum nécessaire pour assurer une validation statistique de l’étude, à l’aide d'une formule mathématique appropriée. Une stratégie par étapes sera également appliquée permettant de réduire potentiellement de moitié le nombre d'animaux utilisés. De plus, au sein de l'animalerie, des accouplements de souris seront effectués à la demande, et non en continu, de manière à limiter le nombre d'animaux produits.
Raffinement
Afin de satisfaire les besoins comportementaux des souris, celles-ci seront maintenues en groupes de 3 à 4 individus par cage ventilée. Leur milieu sera enrichi de structures adaptées répondant à leur besoin naturel de ronger (buchettes de peuplier) et leur permettant de se cacher (nid). Afin de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse des animaux, ceux-ci seront anesthésiés, avec contrôle de la température par tapis chauffant, lors de certaines phases d’expérimentation. Des points limites gradés, précis et adaptés sont listés dans une grille et feront l’objet d'une surveillance quotidienne des animaux. Une prise en charge par un traitement antalgique sera mise en oeuvre précocement en cas de besoin.
Choix des espèces
Le protocole que nous utilisons chez la souris est reconnu pour reproduire de nombreuses caractéristiques cliniques de la pathologie humaine (rougeur, épaississement cutané, desquamation, prurit), histologiques (épaississement de l’épiderme, présence anormale de cellules immunes dans le derme) et ses mécanismes moléculaires et cellulaires. Par ailleurs, le système immuno-inflammatoire de la souris est décrit et étudié depuis des décennies et autorise des comparaisons avec le système immuno-inflammatoire humain. Les modèles murins, bien que pouvant présenter certaines limites par rapport à la physiologie humaine, restent largement utilisés pour étudier la réponse immuno-inflammatoire de la peau et évitent d’avoir recours à des espèces animales plus proches de l'Homme. Les animaux seront inclus dans le projet à partir de l’âge de 8 semaines, lorsque leur système immuno-inflammatoire est bien développé.
Etude de l’efficacité thérapeutique de nanoparticules pour la délivrance d’ARN chez un modèle murin d’inflammation intestinales aigüe et chronique
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Objectifs
L’objectif de ce projet est de vérifier si des nanoparticules biodégradables à base d’ARN peuvent atténuer efficacement l’inflammation intestinale, un problème majeur dans des maladies comme la colite. En induisant artificiellement une inflammation chez la souris, puis en administrant ces nanoparticules, nous pourrons mesurer leur impact sur les symptômes et l’évolution de l’inflammation. Si les résultats sont positifs, cela ouvrira la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les personnes souffrant de maladies inflammatoires de l’intestin. Les maladies inflammatoires de l’intestin sont des troubles auto-immuns caractérisés par une inflammation sévère et récurrente de la paroi du tube digestif. Ces maladies, en augmentation dans les sociétés modernes, sont graves et les traitements actuels peinent à offrir une efficacité durable, entraînant souvent des effets secondaires pour les patients. Il est donc important de développer des approches thérapeutiques nouvelles et mieux ciblées. Ce projet de recherche a pour but de mettre au point une approche thérapeutique innovante, utilisant une nanoparticule capable d’améliorer la prise en charge de ces pathologies inflammatoires. Ce projet d’expérimentation sur un modèle animal vise précisément à étudier l’efficacité thérapeutique de nanoparticules à base d’ARN, biodégradables et biocompatibles, dans un modèle de maladie intestinale inflammatoire (comme celles de type Crohn et colite ulcéreuse). Le projet s’inscrit dans une démarche scientifique et médicale visant à répondre aux interrogations suivantes : 1. Déterminer si les nanoparticules à base d’ARN, administrées par voie orale, sont capables de réduire efficacement l’inflammation intestinale. 2. Comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels les nanoparticules à base d’ARN modulent la réponse inflammatoire dans l'intestin.
Bénéfices attendus
À court terme, le projet apportera des réponses sur l’efficacité des nanoparticules à base d’ARN pour traiter l'inflammation intestinale dans des modèles murins, tout en améliorant la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués. Il jettera également les bases pour de futures applications thérapeutiques en médecine humaine. À long terme, ces nanoparticules pourraient représenter une nouvelle génération de traitements ciblés pour les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, avec moins d'effets secondaires et un potentiel pour des thérapies personnalisées. Ainsi, ce projet pourrait significativement faire progresser les connaissances scientifiques tout en ayant un impact majeur sur le développement de nouvelles thérapies cliniques pour les maladies inflammatoires.
Procédures
Dans les différentes procédures : - les animaux seront rasées sur une petite zone du dos (1,5x1,5cm, une seule fois en début de procédure, 1 minute) - les animaux recevront une ou plusieurs (6 maximum) administrations intra-rectale (5 minutes maximum pour l’ensemble du geste), sous anesthésie et plusieurs administrations (6 maximum) par gavage oral (moins d’une minute pour le geste), sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
La manipulation des animaux (contention, pesée et anesthésie) pourra entraîner un état de stress. La rasage (tondeuse) nécessaire à la pré-sensibilisation au produit peut créer une légère irritation. L’injection d’un agent chimique va induire une inflammation au niveau de l’intestin peut se traduire par une perte de poids, une consistance des selles particulière et une présence de sang dans les selles. L’administration par voie orale est un geste rapide (moins d’une minute). Toutefois, cela pourrait éventuellement provoquer une légère irritation au niveau de l’œsophage.
Devenir
Pour chacune des procédures : Tous les animaux seront mis à mort soit à la fin de l’étude soit à différents points temporels afin de réaliser des études ex-vivo post mortem.
Remplacement
Bien que les tests en laboratoire (in vitro) soient utiles pour des études préliminaires, ils ne peuvent pas simuler toute la complexité des interactions biologiques qui existent dans un organisme complet. Ces études en laboratoire nous ont déjà permis de démontrer que nos nanoparticules sont stables dans des conditions physiologiques variées (milieux qui simulent les fluides gastrique et intestinal) et qu'elles sont compatibles avec des cellules immunitaires et intestinales. Cependant, pour évaluer efficacement notre traitement dans le cadre de l’inflammation intestinale, il est indispensable d’avoir recours à des tests sur organisme vivant (in vivo). 1. Tolérance et sécurité globales : Pour garantir que le traitement ne déclenche pas de réactions indésirables ou toxiques dans un organisme entier, un modèle vivant est essentiel. 2. Interaction avec le microbiote intestinal : Le microbiote joue un rôle clé dans l’inflammation intestinale. Un modèle in vivo permet d’examiner comment les nanoparticules interagissent avec cette communauté complexe de micro-organismes, un élément qui ne peut être simulé de manière fiable en laboratoire. 3. Réalité des conditions de maladie : Les organismes vivants reproduisent les conditions pathologiques réelles, permettant ainsi de tester la réponse au traitement dans des conditions proches de celles rencontrées par les patients. 4. Effets dynamiques dans l’intestin : L’inflammation intestinale modifie des processus comme la perméabilité de l’intestin et son activité motrice, qui influencent directement l’efficacité des traitements oraux. Un modèle in vivo est donc nécessaire pour vérifier si nos nanoparticules parviennent à atteindre la cible thérapeutique. En somme, l’utilisation d’un modèle vivant permet de recréer un environnement biologique complet et complexe, essentiel pour confirmer l’efficacité, la biocompatibilité, et la sécurité de notre traitement dans des conditions proches de celles de l’humain.
Réduction
Dans l’ensemble de notre projet, le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé au minimum mais néanmoins suffisant pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente.
Raffinement
Pour préparer les souris au projet, nous les acclimaterons pendant une semaine pour réduire leur stress. Pendant tout le protocole, nous veillerons à leur bien-être et prendrons des précautions pour minimiser toute souffrance ou stress. Dans leurs cages, elles auront des objets comme des petites maisons et du paillage pour les distraire, et seront placées en groupes de cinq car elles sont sociables. Les souris seront transportées en toute sécurité dans des boîtes fermées et isolées du bruit. Toutes les souris seront observées pendant chaque pesée (tous les jours) afin de détecter une éventuelle apparition de signes de souffrance. Quand cela sera nécessaire, des experts montreront les techniques spécifiques pour minimiser le stress des souris. Si elles perdent trop de poids, nous ajouterons de la nourriture humide et de l'eau gélifiée pour les aider à s'alimenter. Si le rasage (tondeuse) provoque une irritation, la litière pourra être adoucie. Avant l’administration intra-rectale, les souris recevront une anesthésie légère, et nous humidifierons leurs yeux pour les protéger. Les points limites seront évalués quotidiennement à partir de l’induction de la pathologie, selon une grille de score : il varie de 0 à 4. De plus les critères comportementaux et apparences seront également pris en compte. Un traitement palliatif sera mis en place dès lors que la situation nécessaire et possible laissant une possibilité de rémission et non mise à mort systématique après 24h.
Choix des espèces
Le développement de nouvelles thérapies types nanoparticules nécessite une évaluation chez le petit animal en complément des études in vitro pour déterminer leur devenir et leur efficacité in vivo. La souris représente un modèle expérimental privilégié pour mimer la physiopathologie des maladies inflammatoires intestinales. Le modèle d’inflammation intestinale induite par l’agent chimique d’intérêt est déjà bien établi et mime la pathologie humaine que nous ciblons. Le modèle choisi est décrit dans la littérature pour être sensible à l’induction d’une inflammation intestinale, contrairement à d’autres. Ce modèle nous permettra donc d’acquérir les données nécessaires pour démontrer l’efficacité thérapeutique notre nanoparticule. Les animaux utilisés auront environ 6 semaines au début des procédures, conformément aux données de la littérature indiquant que les souris de cet âge sont plus réceptives au développement d'une inflammation intestinale après administration de l’agent chimique. Au-delà de cet âge, l'induction d'une inflammation intestinale devient plus difficile.
Évaluation de la distribution sanguine et tissulaire ainsi que de l’élimination d’une immunoglobuline A dans un modèle murin d’inflammation de l’intestin.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Objectifs
Les études de pharmacocinétique sanguine, de distribution tissulaire et d’élimination de candidats médicaments biologiques représentent une étape essentielle dans le développement d’un médicament. Ces études, demandées par les conseils scientifiques des entreprises clientes, ont pour but la compréhension et l’analyse du devenir du médicament dans l’organisme, d’évaluer une potentielle accumulation de ce dernier dans les organes et/ou tissus et ainsi de pouvoir mieux appréhender d’éventuels effets indésirables. Cette distribution est rendue possible par le marquage du candidat médicament avec un isotope radioactif non toxique aux doses utilisées, la radioactivité pouvant être suivie dans les tissus animaux après prélèvements. Notre projet vise à suivre le candidat médicament de notre client dans différents organes et à plusieurs moments différents afin d’évaluer sa distribution et son élimination. La souche de souris sélectionnée pour l’évaluation du candidat médicament est la lignée de souris fournie par notre client. Une inflammation intestinale sera induite chez les animaux avant l’administration par voie orale du candidat médicament préalablement marqués à l'élément radioactif afin de le tracer et de le quantifier dans les différents tissus et fluides biologiques d’intérêt. Le candidat médicament a été testé au préalable chez notre client et est connu pour ne pas présenter d’effets délétères. Il est dilué dans une solution respectant la physiologie de l’animal (solution saline).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de caractériser la distribution tissulaire du candidat médicament de notre client dans l’organisme (organes cibles et organes non-cibles où ils pourraient s’accumuler de manière non désirée).
Procédures
Sur animal vigile : administration du candidat médicament (1 fois, 15 s) , administration d'un prétaitement (2 fois, 15 s). Sur animal anesthésié : prélèvement de sang terminal sous analgésie (1 fois, 5 min).
Impact sur les animaux
Stress et douleur légère liés à l’administration du composé radiomarqué (environ 15 sec). Stress / douleur liés à l’injection du mélange d'anesthésiques (surdosage pour euthanasie) (environ 10 sec), perte de poids momentané n’excédant pas 10% du poids initial.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux de la procédure lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : prélèvement d’organe, atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal, fin de l’étude.
Remplacement
Le candidat médicament de notre client a déjà fait l’objet d’études d’efficacité in vitro et d’études in vivo au préalable. Néanmoins, évaluer la distribution tissulaire et l’accumulation d’un composé thérapeutique dans un organisme vivant implique d’être dans un système biologique complexe. En effet, son efficacité finale dépendra entre autres de son métabolisme et de sa distribution dans l'organisme ainsi que des caractéristiques de son environnement, ce qui n’est, actuellement, pas possible de reproduire in vitro. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de ce projet. De plus, pour être efficace, le traitement testé a besoin de l’environnement cellulaire car il engendre des mécanismes cellulaires. Enfin la biodistribution du candidat médicament dépend de sa voie d’administration et cette étude in vivo nous permettra de vérifier l’accessibilité du traitement à la zone de l’inflammation.
Réduction
Les groupes d'animaux utilisés sont composés de 3 animaux par groupe car la méthode de quantification par mesure radioactive est très précise et répétable.
Raffinement
Afin de réduire le stress des animaux une période minimale de 5 jours d’acclimatation à la zone d’hébergement est effectuée. Ils sont également manipulés progressivement et régulièrement lors des changes et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations. Les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux harmonieux de 3 par cage dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Toutes les cages de nos animaux contiennent trois enrichissements : tunnel placé en hauteur ou en bas en alternance, frisottis et coton ou buchette alternativement. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. La lignée de souris a été spécifiquement développée pour l’étude de l’inflammation de l’intestin (récepteur humain spécifique du candidat médicament et système immunitaire immunocompétent). Les souris seront utilisées à un âge de 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature.
Rôle des lymphocytes T dans l’inflammation chronique et le cancer
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Les cellules du système immunitaire ne sont pas toutes identiques. Certaines, appelées lymphocytes T de type « souche », ont une capacité étonnante : elles peuvent se régénérer, vivre longtemps et donner naissance à d’autres cellules spécialisées chargées de défendre l’organisme. Dans le cas du cancer, ces cellules sont un atout : elles forment une réserve durable de lymphocytes capables de reconnaître et d’éliminer les cellules tumorales. Mais dans les maladies inflammatoires chroniques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin, leur rôle semble moins favorable. Elles pourraient entretenir, au fil du temps, une inflammation excessive en servant de « réservoir » pour des cellules qui attaquent les tissus de manière continue. Nos travaux cherchent à mieux comprendre ces lymphocytes T de type souche. Nous voulons savoir comment ils apparaissent, quels signaux les transforment en cellules inflammatoires, et quel impact ils ont réellement dans des contextes aussi différents que le cancer et les maladies inflammatoires chroniques. Pour cela, nous utiliserons deux modèles expérimentaux chez la souris (un modèle de colite et un modèle de cancer) afin d’identifier ces cellules, d’étudier leur fonctionnement et, à terme, de mieux cibler leur action pour améliorer les traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à décrypter le rôle précis des lymphocytes T de type souche, en tant que réservoirs de lymphocytes T pro-inflammatoires ou anti-tumoraux à long terme. Mieux comprendre leur biologie pourrait permettre : - De développer des stratégies thérapeutiques ciblées visant ces cellules dans les maladies inflammatoires chroniques. - Et d’optimiser l’immunothérapie dans le cancer, en exploitant leur potentiel bénéfique.
Procédures
169 souris seront soumis à une irradiation qui durera quelques minutes (max 7 min). Les 316 souris vont être injectées et ces injections dureront quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables : Pour le modèle de colite sont : • Diarrhée ou selles molles, • Perte de poids progressive liée à l'inflammation intestinale. • Déshydratation, en cas de diarrhée importante. • posture anormale. Pour le modèle tumoral sont : • Inflammation locale : rougeur ou gonflement au site de la tumeur. • Perte de poids progressive, • Posture anormale. l’irradiation des souris peut provoquer une légère léthargie (activité diminuée) et une perte de poids modérée.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort pour prélevement d'organes afin d'analyser phénotypiquement et fonctionnellement les cellules immunitaires.
Remplacement
La génération des lymphocytes T de type souche est impossible in vitro car on ne connait pas encore les mécanismes moléculaires permettant leur génération. Pour l’instant, aucune méthode alternative in vitro n’est adaptée afin de remplacer totalement le modèle murin. Toutefois, nos résultats pourraient permettre à terme la génération des ces lymphocytes in vitro et permettrait de réduire grandement le nombre d’animaux utilisés pour l’étude de cette pathologie.
Réduction
Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif pour ne pas à avoir à répéter des procédures. Chaque animal inclus dans l'analyse est utilisé de façon optimale pour permettre l'analyse simultanée d'un maximum de paramètres et réduire encore le nombre d'animaux. Nous ne produisons ni ne commandons plus d'animaux que ceux nécessaires à chaque expérience. Enfin, l’excédent de cellules sera congelé pour utilisation ultérieure ce qui nous permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans une animalerie à statut sanitaire contrôlé. Ils sont hébergés dans des cages ventilées, placées sur un portoir réservé aux lignées immunodéprimées. Les cages, la litière, l’enrichissement, la nourriture et l’eau sont stérilisés avant utilisation. Les animaux sont manipulés et transférés sous une hotte de change désinfectée selon un protocole spécifique. Ces mesures permettent de réduire au minimum le risque d’infection ou de pathologie non désirée.
Choix des espèces
Nos résultats précédents ainsi que la majorité des données de la littérature sur lesquelles nous nous appuyons ont été obtenus chez la souris. Il est à noter que les résultats que nous avons obtenu au niveau des lymphocytes T dans le modèle de colite chez la souris nous ont permis de valider ce mécanisme chez les patients, ce qui démontre la pertinence des approches que nous utilisons. Enfin, il existe déjà des modèles de souris transgéniques dont l'utilisation permettra de répondre à certaines de nos questions. La souris représente donc un modèle particulièrement adapté à notre étude pour décrypter les mécanismes qui contrôlent la génération de la population T de type souche et les facteurs qui influencent leur programme de différenciation en cellules nocives. Pour toutes les procédures, nous utiliserons des animaux adulte (entre 8 et 12 semaines) qui possèdent un système immunitaire mature.
AhR-HIF1a dans la fatigue engendrée par l’effort prolongé : rôle de l’inflammation et impact sur la fonction mitochondriale
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Objectifs
La fatigue induite par l’effort est un symptôme complexe multidimensionnel entrainant un stress du système immunitaire et un déséquilibre du métabolisme énergétique. Néanmoins, les interactions entre ces deux processus restent inexplorées. le but de ce projet est d'étudier le rôle et les potentielles interactions entre deux facteurs régulant l'expression de familles de gènes impliqués dans la réponse au stress des cellules dans de possibles modifications de l'inflammation et du métabolisme énergétique dans le muscle squelettique stressé par un exercice prolongé épuisant. L’objectif de l’étude est donc, à partir d’un modèle de rat pratiquant un seul exercice prolongé épuisant sans pré-entrainement, d’évaluer le rôle de ces facteurs dans l'apparition de dysfonctions cellulaires associées à la fatigue musculaire. Cette étude permettra de documenter les mécanismes impliqués dans la survenue de fatigue musculaire, notamment induite par l’effort.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer le rôle de deux nouveaux facteurs potentiels des troubles inflammatoires et les désordres du métabolisme énergétique dans l’apparition d'une fatigue musculaire lors d'un seul exercice physique épuisant. Ce projet permettra potentiellement de mieux comprendre le phénomène de fatigue musculaire et plus généralement de la fatigue cellulaire.
Procédures
Les animaux seront traités avec un composé par injection (2 min pour la contention et l'injection) puis soumis à un seul exercice épuisant sur tapis de course motorisé (environ 2h00). Enfin, un microprélèvement de sang sera réalisé au niveau de la queue des animaux à partir d'une microincision (3 min pour la contention, la microincision et le prélèvement). L’écoulement de sang à la fin du prélèvement sera stoppé en réalisant un point de compression au niveau de la queue avec une compresse hémostatique.
Impact sur les animaux
L'exercice épuisant engendrera un stress léger chez les animaux. L'injection intrapéritonéale ainsi que les prélèvements sanguins pourront aussi être à l'origine de stress.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement du coeur et des muscles squelettiques.
Remplacement
Les nombreux partenaires (cellulaires et moléculaires) des processus investigués et leur localisation complexe (tissus et sang) nécessite une approche expérimentale in vivo car il n’existe pas de modèle de substitution in vitro. Néanmoins, l’objectif global de ce projet sera également couplé à des expérimentations au laboratoire in vitro afin de disséquer la fonctionnalité des mécanismes investigués afin de remplacer dans la mesure du possible certaines analyses in vivo.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre les objectifs scientifiques du projet. L’étude extensive de la bibliographie nous a déjà permis d’élaborer et d’affiner nos protocoles afin d’utiliser le moins d’animaux possible pour les mises au point. Le calcul d’effectif minimum sera réalisé à l’aide de formule statistique adapté à ce type d’expérimentation. Enfin, les tissus investigués permettront de collecter une grande quantité de matériel biologique afin de réaliser différentes expérimentations.
Raffinement
Afin d’améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum (à volonté), enrichissement, stabulation en groupe). Afin de respecter leur instinct grégaire, les rats seront stabulées par petits groupes de 3 individus dans des cages dont l’environnement est enrichi en laine de bois, tunnels, balles creuses et balles qui est un enrichissement est adapté à la phase pré- et post-expérimentale. Les animaux seront hébergés dans des grandes cages (cages 1500U : 480x375x210mm). Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal.
Choix des espèces
Le rat est un modèle de choix car la physiologie musculaire et cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme et permet des analyses fonctionnelles plus facilement que le modèle souris. Le modèle rat a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. Par ailleurs, la quantité de tissus disponible chez le rat permet la réalisation, à partir d'un même prélèvement, d'un grand nombre d'analyses. Les animaux utilisés seront à un stade jeune adulte (rats 8-10 semaines) afin de ne pas inclure des facteurs de complications liés à l’âge.
Etude préclinique des déficits fonctionnels et de l’inflammation cérébrale dans différents modèles de traumatismes crâniens et dans une pathologie neurovasculaire associée : l’accident vasculaire cérébral (EU 2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Objectifs
Le traumatisme crânien (TC) est un trouble neurologique majeur à l’échelle mondiale, encore mal pris en charge sur le plan clinique. Ils sont divisés en trois catégories selon leur gravité : léger, modéré et grave. Le TC induit une lésion émise par le choc initial qui peut provoquer ischémies et hémorragies, un dysfonctionnement immunitaire, une rupture de la barrière hémato-encéphalique ou encore une coagulopathie. Suite à un TC, une coagulation anormale est fréquemment observée chez les personnes touchées, menant à une aggravation des symptômes et du pronostic lors de la survenue de coagulopathies et pathologies neurovasculaires tel que l’accident vasculaire cérébral (AVC). Ce projet permettra d’étudier les déficits fonctionnels et inflammatoires dans différents modèles de TC chez un modèle murin et d’explorer a posteriori les modulations physiologiques potentielles qu’ils entraînent. Dans un second temps, cette étude se focalisera sur la caractérisation de l’inflammation cérébrale et des déficits fonctionnels chroniques sur des souris touchées par un AVC ischémique après un TC afin d'en analyser les mécanismes sous-jacents. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU).
Bénéfices attendus
Cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales visant à améliorer les connaissances sur la physiopathologie des traumatismes crâniens, et des accidents vasculaires cérébraux qui peuvent en découler, et présentent un potentiel translationnel vers l’humain via l’identification de possibles cibles thérapeutiques.
Procédures
- Traumatisme crânien (45 minutes), tests comportementaux (4 tests : 5 fois 30 secondes ; 5 fois 15 minutes (deux tests joints) ; 3 fois 5+5 minutes), pose de cathéter intraveineux pour injection d’agent de contraste (15 minutes), IRM anatomique et moléculaire (7 jours, 21 jours, 2 mois, 3 mois post-TC ; 35 minutes). Une chirurgie sans réveil sera effectuée pour le prélèvement d’organes à la fin du projet. - Traumatisme crânien (45 minutes), modèle d’ischémie cérébrale (1h30), tests comportementaux (4 tests : 5 fois 30 secondes, 5 fois 90 minutes, 3 fois 15 minutes, 3 fois 5+5 minutes), pose de cathéter intraveineux pour injection d’un traitement et/ou agent de contraste (15 minutes), IRM anatomique (24h pré-AVC ; 8 minutes) et moléculaire (24h, 7 jours post-AVC ; 35 minutes). Une chirurgie sans réveil sera effectuée pour le prélèvement d’organes à la fin du projet. L'ensemble des procédures chirurgicales, d'anesthésie et d'imagerie seront effectuées dans l'EU 1/2, et les tests comportementaux dans l'EU 2/2.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient pour toutes les procédures : une perte de poids, une hypothermie (lors des phases d’anesthésies), des douleurs post-opératoires, du stress (notamment lors des phases de tests comportementaux), des déficits fonctionnels et/ou cognitifs.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés dans ce projet feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure afin de générer des tissus permettant des observations histologiques ou par quantification protéique.
Remplacement
Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, des approches in silico ou in vitro ne permettent pas d’obtenir le même niveau de sensibilité et ne permettent pas de reproduire la complexité d’un modèle in vivo. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité afin de souscrire au principe de réduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, translationnelles et/ou appliquées pour le diagnostic et le traitement des TC chez l’homme.
Réduction
Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité afin de souscrire au principe de réduction. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information disponible. Dans ce projet, le nombre minimum d’animaux pour chaque procédure a été défini à partir de nos expériences précédentes, données disponibles dans nos publications et des données disponibles dans la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse en fonction de son aisance. L’ensemble des échantillons collectés permettra un partage de tissus, une réutilisation et donc une réduction du nombre d'animaux nécessaires.
Raffinement
Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. L’hébergement des animaux s’effectuera au moins 7 jours avant le début des procédures pour minimiser leur stress. Le bien-être des animaux sera contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à une éventuelle détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire pour les techniques utilisées dans ce projet montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage et n’émettent aucun son audible à l'oreille humaine. Une fois entrés en protocole, les animaux seront pesés tous les jours pour surveiller leur poids et des points limites ont été établis pour permettre un arrêt de protocole si nécessaire. Tout le matériel et les consommables utilisés seront neufs (comme les seringues et aiguilles) ou soigneusement nettoyés et désinfectés (pour le matériel réutilisable comme les pinces métalliques). Durant la mise en place des modèles, les souris seront sous anesthésie générale et sous analgésie, où la température corporelle centrale sera surveillée en continu à l'aide d'une sonde rectale et maintenue à 37°C à l'aide d'un coussin chauffant contrôlé placé sous les animaux. Les animaux recevront également une anesthésie locale. Les yeux seront couverts afin de ne pas éblouir les animaux avec la lampe de la loupe binoculaire et prévenir la déshydratation. Après chirurgie, les souris seront placées dans des enceintes post opératoires chauffées avant d’être remises dans leurs cages propres et disposeront de croquettes humides dans une coupelle sur le sol de leur cage ou bien encore de la nourriture gélifiée pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation pendant la période post-opératoire. Des gommettes de couleurs seront collées sur les étiquettes des cages afin d’assurer une surveillance adaptée : rouge après une procédure chirurgicale pour une surveillance plus importante de la respiration, alimentation, réactivité et comportement de l'animal pendant 24h, puis jaune de 24h à 48h après l’intervention, les 48h après chirurgie étant les plus critiques pour l’animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale la plus étudiée dans la recherche sur les TC et les techniques employées sont bien maitrisées. L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’Homme. Concernant l’ensemble des procédures, seuls des animaux adultes âgés de 8 semaines seront nécessaires, afin d’être comparable aux données présentes dans la littérature sur ces modèles.
Etude préclinique des déficits fonctionnels et de l’inflammation cérébrale dans différents modèles de traumatismes crâniens et dans une pathologie neurovasculaire associée : l’accident vasculaire cérébral (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Objectifs
Le traumatisme crânien (TC) est un trouble neurologique majeur à l’échelle mondiale, encore mal pris en charge sur le plan clinique. Ils sont divisés en trois catégories selon leur gravité : léger, modéré et grave. Le TC induit une lésion émise par le choc initial qui peut provoquer ischémies et hémorragies, un dysfonctionnement immunitaire, une rupture de la barrière hémato-encéphalique ou encore une coagulopathie. Suite à un TC, une coagulation anormale est fréquemment observée chez les personnes touchées, menant à une aggravation des symptômes et du pronostic lors de la survenue de coagulopathies et pathologies neurovasculaires tel que l’accident vasculaire cérébral (AVC). Ce projet permettra d’étudier les déficits fonctionnels et inflammatoires dans différents modèles de TC chez un modèle murin et d’explorer a posteriori les modulations physiologiques potentielles qu’ils entraînent. Dans un second temps, cette étude se focalisera sur la caractérisation de l’inflammation cérébrale et des déficits fonctionnels chroniques sur des souris touchées par un AVC ischémique après un TC afin d'en analyser les mécanismes sous-jacents. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU).
Bénéfices attendus
Cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales visant à améliorer les connaissances sur la physiopathologie des traumatismes crâniens, et des accidents vasculaires cérébraux qui peuvent en découler, et présentent un potentiel translationnel vers l’humain via l’identification de possibles cibles thérapeutiques.
Procédures
- Traumatisme crânien (45 minutes), tests comportementaux (4 tests : 5 fois 30 secondes ; 5 fois 15 minutes (deux tests joints) ; 3 fois 5+5 minutes), pose de cathéter intraveineux pour injection d’agent de contraste (15 minutes), IRM anatomique et moléculaire (7 jours, 21 jours, 2 mois, 3 mois post-TC ; 35 minutes). Une chirurgie sans réveil sera effectuée pour le prélèvement d’organes à la fin du projet. - Traumatisme crânien (45 minutes), modèle d’ischémie cérébrale (1h30), tests comportementaux (4 tests : 5 fois 30 secondes, 5 fois 90 minutes, 3 fois 15 minutes, 3 fois 5+5 minutes), pose de cathéter intraveineux pour injection d’un traitement et/ou agent de contraste (15 minutes), IRM anatomique (24h pré-AVC ; 8 minutes) et moléculaire (24h, 7 jours post-AVC ; 35 minutes). Une chirurgie sans réveil sera effectuée pour le prélèvement d’organes à la fin du projet. L'ensemble des procédures chirurgicales, d'anesthésie et d'imagerie seront effectuées dans l'EU 1/2, et les tests comportementaux dans l'EU 2/2.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient pour toutes les procédures : une perte de poids, une hypothermie (lors des phases d’anesthésies), des douleurs post-opératoires, du stress (notamment lors des phases de tests comportementaux), des déficits fonctionnels et/ou cognitifs.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés dans ce projet feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure afin de générer des tissus permettant des observations histologiques ou par quantification protéique.
Remplacement
Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, des approches in silico ou in vitro ne permettent pas d’obtenir le même niveau de sensibilité et ne permettent pas de reproduire la complexité d’un modèle in vivo. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité afin de souscrire au principe de réduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, translationnelles et/ou appliquées pour le diagnostic et le traitement des TC chez l’homme.
Réduction
Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité afin de souscrire au principe de réduction. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information disponible. Dans ce projet, le nombre minimum d’animaux pour chaque procédure a été défini à partir de nos expériences précédentes, données disponibles dans nos publications et des données disponibles dans la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse en fonction de son aisance. L’ensemble des échantillons collectés permettra un partage de tissus, une réutilisation et donc une réduction du nombre d'animaux nécessaires.
Raffinement
Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. L’hébergement des animaux s’effectuera au moins 7 jours avant le début des procédures pour minimiser leur stress. Le bien-être des animaux sera contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à une éventuelle détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire pour les techniques utilisées dans ce projet montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage et n’émettent aucun son audible à l'oreille humaine. Une fois entrés en protocole, les animaux seront pesés tous les jours pour surveiller leur poids et des points limites ont été établis pour permettre un arrêt de protocole si nécessaire. Tout le matériel et les consommables utilisés seront neufs (comme les seringues et aiguilles) ou soigneusement nettoyés et désinfectés (pour le matériel réutilisable comme les pinces métalliques). Durant la mise en place des modèles, les souris seront sous anesthésie générale et sous analgésie, où la température corporelle centrale sera surveillée en continu à l'aide d'une sonde rectale et maintenue à 37°C à l'aide d'un coussin chauffant contrôlé placé sous les animaux. Les animaux recevront également une anesthésie locale. Les yeux seront couverts afin de ne pas éblouir les animaux avec la lampe de la loupe binoculaire et prévenir la déshydratation. Après chirurgie, les souris seront placées dans des enceintes post opératoires chauffées avant d’être remises dans leurs cages propres et disposeront de croquettes humides dans une coupelle sur le sol de leur cage ou bien encore de la nourriture gélifiée pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation pendant la période post-opératoire. Des gommettes de couleurs seront collées sur les étiquettes des cages afin d’assurer une surveillance adaptée : rouge après une procédure chirurgicale pour une surveillance plus importante de la respiration, alimentation, réactivité et comportement de l'animal pendant 24h, puis jaune de 24h à 48h après l’intervention, les 48h après chirurgie étant les plus critiques pour l’animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale la plus étudiée dans la recherche sur les TC et les techniques employées sont bien maitrisées. L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’Homme. Concernant l’ensemble des procédures, seuls des animaux adultes âgés de 8 semaines seront nécessaires, afin d’être comparable aux données présentes dans la littérature sur ces modèles.
Validation de nouvelles molécules pour le traitement local de l’inflammation cutanée
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
La dermatite atopique (DA) est l’inflammation cutanée chronique la plus courante. Les traitements actuels, comme les glucocorticoïdes topiques, ont des effets secondaires et perdent en efficacité avec le temps. De nouvelles thérapies soulageant les symptômes et ciblant les mécanismes de la DA avec moins d'effets indésirables sont requises. Nous avons identifié une cible thérapeutique dont le blocage permet de réduire l'inflammation cutanée dans différents modèles. Nos collaborateurs ont mis au point un inhibiteur de cette cible, qui peut être appliquée sur la peau directement. Son efficacité est toutefois limitée par sa dégradation rapide et son passage limité de la barrière cutanée. Nous avons créé et sélectionné 4 dérivés de cet inhibiteur, plus stables et très efficaces in vitro, et que nous souhaitonsà présent comparer in vivo pour identifier le plus efficace pour limiter l’inflammation cutanée dans des modèles de DA. Nous souhaitons également identifier les mécanismes qui expliquent l’efficacité de ces composés et les bénéfices possibles de leur utilisation conjointe avec une application cutanée de corticoïdes.
Bénéfices attendus
Ce projet vise répond à un manque important de traitements locaux efficaces pour la DA. Il pourrait permettre de développer un nouveau traitement appliqué directement sur la peau, agissant sur une cible précise, avec des bénéfices attendus à moyen terme (d’ici 5 à 10 ans). Ce nouveau traitement pourrait aussi être utilisé en complément des crèmes à base de corticoïdes déjà existantes. Cette association pourrait renforcer l’effet anti-inflammatoire tout en permettant de réduire les doses de corticoïdes, et donc leurs effets indésirables et le recours à des traitements généraux plus lourds, souvent coûteux et associés à davantage d’effets secondaires. Notre approche repose sur des résultats scientifiques antérieurs montrant que notre cible joue un rôle dans l’inflammation de la peau et même si l’efficacité de notre stratégie de blocage n’est pas encore prouvée avec certitude, les données disponibles sont suffisamment encourageantes pour justifier des études précliniques.
Procédures
Nous effectuerons des applications cutanées de composés visant à induire la dermatite atopique (DA), puis des composés inhibiteurs à tester ainsi que de composés contrôles ou de leurs véhicules. Ces applications, qui prennent une à deux minutes seront quotidiennes pendant 12 jours ou réalisées certains jours (J0,1,5, 6,7,8,9) sur une période de 10 jours. Nous effectuerons des mesures quotidiennes de l’épaisseur des oreilles pendant la phase de suivi, et, dans certains protocoles, un prélèvement de sang sur animaux vigiles deux heures après la dernière application du traitement. Ce prélèvement implique une immunobilisation de l'animal pendant 20 à 40 secondes, pour un prélèvement qui dure de 10 à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour ces animaux seront légères à modérées. En effet, l’application de MC903 et de DNFB engendre une inflammation avec un gonflement plus ou moins important de l’oreille et des démangeaisons qui seront notamment très présentes dans les groupes traités avec le véhicule : nuisance légère (groupes contrôles sans DA ou avec DA traitée de façon optimale) à modérée (groupes DA). Un prélèvement de sang sera réalisé au niveau sous-mandibulaire sur animal vigile par un expérimentateur aguerri : nuisance légère. La manipulation des animaux et la prise de mesure d’épaisseur de l’oreille quotidienne peut engendrer une nuisance légère . Pour limiter autant que possible l’éventuelle douleur à l’application des composés et le stress chez les animaux, l’administration des différents composés sera réalisée sous anesthésie gazeuse et nous serons très vigilants pour limiter tout désagrément additionnel pour les souris. Le prélèvement de sang sera réalisé sur animal vigile par une expérimentateur aguerri.
Devenir
Suite à la dernière mesure d’épaisseur des oreilles, les souris seront euthanasiées pour analyse post mortem de la peau et des organes lymphoïdes (ganglions drainant la peau, rate, moelle).
Remplacement
Dans l’état actuel des connaissances, reproduire in vitro les mécanismes immunologiques complexes et intégrés responsables de la dermatite atopique et de l’hypersensibilité retardée et explorer les bénéfices potentiels de traitements ciblés sur cette pathologie n’est pas possible. Dans le cadre de ce projet, nous avons déjà réalisé de nombreux travaux in vitro pour pré-sélectionner les composés à tester et limiter leur nombre. A présent, nous disposons de quatre composés ayant un effet in vitro et avons pour objectif de sélectionner le meilleur d’entre eux puis de caractériser les mécanismes responsables de son efficacité, le cas échéant. Le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire, en complément des autres approches déjà menées in vitro et in silico.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour ce projet, nous avons sélectionné les 4 composés à tester sur la base d’expériences réalisées in vitro et ex vivo sur des cellules primaires humaines. Le nombre d’animaux dans chaque groupe a été défini sur la base de travaux précédents, de sorte à assurer autant que possible l’identification de différences statistiques le cas échéant. Pour nous aider, nous avons utilisé des calculs de puissance. Nous avons de plus prévu des plans d'expériences qui permettront d'arrêter certains groupes rapidement si un composé ne fonctionnait pas, par exemple.
Raffinement
Dans le cadre de l’application des différents composés, nous limiterons le temps de contention et manipulerons les souris avec précaution pour réduire le stress, ce qui améliorera la reproductibilité des résultats. Ces applications seront réalisées sous anesthésie gazeuse, au niveau des oreilles Chaque protocole sera réalisé par les mêmes expérimentateurs, avec un expérimentateur qui appliquera les composés et prendra les mesures, et un second qui identifiera les souris et prendra les notes (mesures et toute observation utile pour chaque souris). La prise de mesure avec le micromètre étant très dépendante d’opérateur, nous privilégierons la prise de mesure par un même expérimentateur pour accroitre la robustesse de nos données. La surveillance quotidienne des animaux visera à vérifier des paramètres généraux révélateurs de l’état dénéral des souris (comportement, posture, allure de la fourrure, blessures éventuelles) au-delà des paramètres liés à l’expérience (léchage, grattage, oreille gonflée ou rouge). Une grille de scores combinés incluant des critères locaux et généraux sera utilisée pour grader l’éventuelle altération de l’état des animaux. Toute altération de l’état général d’une souris conduira à un suivi plus poussé avec pesées quotidiennes. Si le point limite, défini sur la base d'un score combinant les atteintes locales et l'état général, était atteint, la souris sera euthanasiée.
Choix des espèces
Les mécanismes cellulaires impliqués dans la DA et l’hypersensibilité retardée ne peuvent pas être complètement reproduits in vitro à l’heure actuelle. Les modèles de DA et d’hypersensibilité chez la souris présentent des similitudes importantes avec la physiopathologie de ces atteintes chez l’homme, et le récepteur cible des inhibiteurs testés est très conservé entre homme et souris. Ceci soutient la pertinence de la réalisation de nos expériences chez la souris. Les souris utilisées seront de jeunes adultes, dont le système immunitaire est pleinement mature. Elle seront issues du commerce ou de nos élevages, et agées de 6 à 14 semaines lors de leur entrée en protocole, pour nous permettre de constituer des groupes de souris d'effectif suffisant sans amplifier de façon excessive nos élevages.
Etude du rôle des leukocytes dans un modèle de lésions cérébrales induites par la naissance prématurée chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Objectifs
La naissance prématurée est la première cause de mortalité et de handicap chez les enfants de moins de 5 ans. Les infections maternelles pendant la grossesse peuvent déclencher une réaction inflammatoire qui favorise l’accouchement prématuré et fragilise le cerveau du fœtus. Cette inflammation peut entraîner des lésions cérébrales, appelées encéphalopathie du prématuré, responsables de troubles du développement, notamment des difficultés sociales. Dans cette étude, nous cherchons à comprendre le rôle de certaines cellules immunitaires du cerveau (microglie) et de cellules immunitaires circulantes (neutrophiles) dans ces lésions et leurs conséquences à long terme. Pour cela, nous utilisons un modèle murin, qui reproduit la période de vulnérabilité cérébrale du troisième trimestre de grossesse chez l’humain. Nous provoquons une inflammation précoce et étudions l’impact de la présence ou de l’absence des neutrophiles sur le développement du cerveau et sur le comportement social ultérieur des animaux.
Bénéfices attendus
Grâce à ce modèle murin mimant un syndrome inflammatoire avec une atteinte cérébrale, nous évaluerons l’impact de la présence des cellules immunitaires circulantes dans le cerveau sur les autres types cellulaires réactifs à l’inflammation. Les répercussions sur le comportement social seront également étudiées. Les bénéfices attendus de ce projet sont une meilleure compréhension du rôle de ces cellules immunitaires dans la modulation de l’inflammation cérébrale au cours du développement. Ces résultats permettront de déterminer si leur présence favorise la résolution de l’inflammation ou, au contraire, en aggrave les conséquences. À terme, ces connaissances pourraient contribuer à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et à améliorer la prévention ou la prise en charge des troubles du neurodéveloppement et des pathologies associées à la neuroinflammation chez l’être humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections d’une substance induisant une inflammation au niveau de l’abdomen deux fois par jour sur animaux éveillés durant les 4 premiers jours de vie et une fois le 5ème jour de vie. A l’âge adulte, des tests comportementaux seront réalisés.
Impact sur les animaux
Les injections réalisées sur les souriceaux durant les 5 premiers jours de vie peuvent causer une douleur transitoire et locale. La séparation de leur mère le temps des injections peut causer un stress transitoire. Les injections de cette substance inflammatoire peut engendrer des signes de déshydratation, un retard de croissance, une perte de poids et un retard dans la pousse du pelage par rapport aux souris contrôles. Ces effets perdurent environ jusqu’à la fin de leur 2ème semaine de vie. Les injections en général peuvent également, mais rarement, entraîner une hémorragie abdominale interne chez les souriceaux, ou leur mort dans 5 à 10% des cas. Les retards de croissance et de pousse du pelage sont rattrapés au fur et à mesure après la 2ème semaine et ne sont plus visibles par la suite. A l’âge adulte, les animaux peuvent présenter une modification de leur comportement et des troubles de la respiration.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés aux stades d’intérêt, à savoir au 5ème et 10ème jour de vie pour les analyses développementales du cerveau et à 2 mois pour les analyses comportementales chez l’adulte.
Remplacement
Pour comprendre l’inflammation du cerveau, ses conséquences et les moyens de la traiter, il est nécessaire d’étudier un organisme vivant complet. En effet, seule une approche chez l’animal permet de reproduire les interactions complexes du cerveau à différents stades du développement.
Réduction
Le nombre minimum de 6 animaux par groupe a été calculé à l’aide d’un logiciel spécialisé afin de garantir des résultats fiables. Pour les groupes exposés à l’inflammation, nous prévoyons 10 % d’animaux en plus pour compenser une mortalité connue. Chaque type d’analyse nécessite une préparation spécifique, ce qui implique que les prélèvements d’un même animal ne peuvent pas être utilisés pour plusieurs analyses différentes.
Raffinement
Les mères et les souriceaux sont hébergés dans des cages enrichies en essuie-tout et avec cabane pour qu’elles puissent y faire leur nid. Les femelles de la souche choisie ont d’excellentes qualités maternelles, ce qui constitue un bon choix pour minimiser le stress des souriceaux qui subiront la procédure d’injection, même si c’est un acte peu douloureux, réalisé sur animal vigile sans nécessité d’anesthésie. Le sevrage est effectué 21 jours après la naissance avec un maximum de 6 animaux par cage. À la phase aiguë, on surveillera la fréquence respiratoire, la recoloration des extrémités, et le tonus ; à distance de l’inflammation on réalisera une surveillance hebdomadaire pour observer une fluctuation importante du poids ou des troubles du comportement (isolement, agressivité). Si l’un de ces points limites est atteint, les animaux concernés seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires. À la fin de l’étude les animaux seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires.
Choix des espèces
Le choix de la souris est pertinent d’un point de vue scientifique en termes de reproductibilité, des connaissances biologiques de l’espèce et du temps de reproduction. Ce modèle murin d’inflammation a déjà été utilisé par notre équipe pour étudier les voies impliquées dans la neuroinflammation. De plus, les souris utilisées présentent de nombreux avantages pour une étude développementale tels que la taille des portées, qui permet de réduire le nombre de femelles gestantes, ainsi que les qualités maternelles de la mère. Les animaux seront injectés avec une substance inflammatoire durant leur première semaine de vie afin de provoquer une inflammation cérébrale périnatale, puis étudiés à 2 stades de développement : 5ème et 10ème jour de vie et à 2 mois correspondant au stade adulte. L’étude permet d'étudier l’effet des cellules immunitaires circulantes infiltrées dans le cerveau sur le contexte inflammatoire qui perturbe le développement cérébral mais également les conséquences sur le comportement au stade adulte.
Etude des effets de la supplémentation en mélatonine sur des anomalies des cellules du cerveau dans un modèle de lésions cérébrales associées à la prématurité
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Objectifs
La naissance prématurée est la première cause de mortalité et de handicap chez les enfants de moins de 5 ans. Les infections maternelles pendant la grossesse peuvent déclencher une réaction inflammatoire qui favorise l’accouchement prématuré et fragilise le cerveau du fœtus. Cette inflammation peut entraîner des lésions cérébrales, appelées encéphalopathie du prématuré, responsables de troubles du développement, notamment des difficultés sociales et des troubles du spectre autistique. Dans cette étude, nous testons la mélatonine comme moyen d’améliorer le contexte neuroinflammatoire durant le développement en étudiant certaines populations cellulaires caractéristiques (microglie et astrocyte). Pour cela, nous utilisons un modèle murin, qui reproduit la période de vulnérabilité cérébrale du troisième trimestre de grossesse chez l’humain. Nous provoquons une inflammation précoce et étudions l’effet de la mélatonine sur le développement du cerveau et sur le comportement social ultérieur des animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour ambition d’étudier le potentiel protecteur de la mélatonine sur le développement du cerveau dans un contexte inflammatoire précoce similaire à ce que l’on retrouve chez les nouveau-nés prématurés. L’objectif est de déterminer si la mélatonine peut rétablir un environnement cérébral favorable au développement normal et ainsi limiter les altérations cellulaires et comportementales causées par l’inflammation précoce.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections d’une substance induisant une inflammation au niveau de l’abdomen deux fois par jour sur animaux vigiles durant les 4 premiers jours de vie et une fois le 5ème jour de vie. L’acte de l’injection dure quelques secondes et les animaux sont directement remis dans leur cage avec leur mère. Ces injections ont pour but de créer un contexte inflammatoire chez le souriceau afin de modéliser l’inflammation du cerveau observée chez les nouveau-nés prématurés. A l’âge adulte, des tests comportementaux pour évaluer le comportement social seront réalisés.
Impact sur les animaux
Les injections réalisées sur les souriceaux durant les 5 premiers jours de vie peuvent causer une douleur transitoire et locale. La séparation de leur mère le temps des injections peut causer un stress transitoire. Les injections de cette substance inflammatoire peut engendrer des signes de déshydratation, un retard de croissance, une perte de poids et un retard dans la pousse du pelage par rapport aux souris contrôles. Ces effets perdurent environ jusqu’à la fin de leur 2ème semaine de vie. Les injections en général peuvent également, mais rarement, entraîner une hémorragie abdominale interne chez les souriceaux, ou leur mort dans 5 à 10% des cas. A l’âge adulte, les animaux peuvent présenter une modification de leur comportement et des troubles de la respiration.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés aux stades d’intérêt, à savoir au 5ème et 10ème jour de vie pour les analyses dévelopmentales du cerveau et à 2 mois, après les analyses comportementales chez l’adulte. Les prélèvements de cerveaux permettront d'étudier de manière approfondie l’inflammation cérébrale. En particulier, une population de cellule immunitaire spécifique du cerveau sera étudiée car cruciale dans les mécanismes liés à l’inflammation et au développement du cerveau.
Remplacement
Pour comprendre l’inflammation du cerveau, ses conséquences et les moyens de la traiter, il est nécessaire d’étudier un organisme vivant complet. En effet, seule une approche chez l’animal permet de reproduire les interactions complexes du cerveau à différents stades du développement.
Réduction
Le nombre minimum d’animaux par groupe a été calculé à l’aide d’un logiciel spécialisé afin de garantir des résultats fiables. Pour les groupes exposés à l’inflammation, nous prévoyons 10 % d’animaux en plus pour compenser une mortalité connue. Chaque type d’analyse nécessite une préparation spécifique, ce qui implique que les prélèvements d’un même animal ne peuvent pas être utilisés pour plusieurs analyses différentes.
Raffinement
Les mères et les souriceaux sont hébergés dans des cages enrichies en essuie-tout et avec cabane pour qu’elles puissent y faire leur nid. Les femelles ont d’excellentes qualités maternelles, ce qui constitue un bon choix pour minimiser le stress des souriceaux qui subiront la procédure d’injection, même si c’est un acte peu douloureux, réalisé sur animal vigile sans nécessité d’anesthésie. Durant toute la procédure d’injection, on surveillera quotidiennement la fréquence respiratoire, la recoloration des extrémités, et le tonus ; à distance de l’inflammation on réalisera une surveillance clinique bi-hebdomadaire pour observer une fluctuation importante du poids ou des troubles du comportement (isolement, agressivité). Une surveillance accrue des animaux en difficulté est mise en place mais si l’un des points limites est atteint, les animaux concernés seront euthanasiés pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Le choix de la souris est pertinent d’un point de vue scientifique en termes de reproductibilité, des connaissances biologiques de l’espèce et du temps de reproduction. Ce modèle murin d’inflammation a déjà été utilisé par notre équipe pour étudier les voies impliquées dans la neuroinflammation. De plus, les souris utilisées présentent de nombreux avantages pour une étude développementale tels que la taille des portées, qui permet de réduire le nombre de femelles gestantes, ainsi que les qualités maternelles de la mère. Les animaux seront injectés avec une substance inflammatoire durant leur première semaine de vie afin de provoquer une inflammation cérébrale périnatale, puis étudiés à 2 stades de développement : 5ème et 10ème jour de vie et à 2 mois correspondant au stade adulte. L’étude permet d'étudier l’effet de la supplémentation en mélatonine sur le contexte inflammatoire qui perturbe le développement cérébral mais également les conséquences sur le comportement au stade adulte.
Nouvelle immunothérapie dans le contrôle de l’inflammation responsable du développement tumoral chez la souris humanisée
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Ces dernières années, la compréhension des différents acteurs d’une réponse inflammatoire que ce soit dans le cas d’auto-immunité, de rejet d’organes, ou de réponse antitumorale a mis en lumière l’équilibre entre l’activation et l’inhibition de cette réponse. Les traitements de plus en plus ciblés visent des gènes spécifiques de l’immunité sur l’une ou l’autre catégorie des populations immunitaires avec pour effet de moduler la réponse immune. Dans le cas du cancer, les molécules ciblant des points de blocage à la surface des cellules immunitaires ont eu de très bons résultats en essais cliniques. Ces essais ont été rendus possibles grâce à la preuve de concept sur des modèles précliniques chez la souris. Malgré ces avancées, les rechutes sont encore trop nombreuses et il est essentiel de chercher d’autres molécules et d’autres combinaisons. Ce projet s’inscrit ainsi afin d’étudier le potentiel thérapeutique de nouvelles molécules de type protéique dans des modèles de cancer. Nous aimerions donc tester différents traitements de l’immunité capables d’activer un ou plusieurs types cellulaires et analyser les effets engendrés par cette activation dans des modèles de cancer humain.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet pourrait permettre d’identifier un traitement très novateur dans la recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer humain afin de répondre à des besoins cliniques importants. Durant toutes ces évaluations précliniques, de nouvelles découvertes pourront être faites, notamment durant l’étude de la mécanistique du produit sur le système immunitaire en mettant en lumière des populations cellulaires antitumorales et des mécanismes d’action particuliers et inhérents aux molécules étudiées.
Procédures
Les animaux seront soumis à une inoculation de tumeur humaine via injection (5min), ou via intervention chirurgicale sous anesthésie et analgésie (10-15min). Pour le suivi de chaque modèle, les animaux seront également soumis à des injections (1min) pour les traitements (environ 3 fois par semaine pendant 2 à 4 semaines selon le type de traitement) sur animaux vigiles et, si besoin, pour l’injection d'une molécule "traceur" de la tumeur lors du suivi de la croissance tumorale par "scanner" (1 à 2 fois par semaine). Les animaux pourront être soumis à des injections (environ 3 fois par semaine pendant 2 à 4 semaines) uniquement dans le cas de cancer pulmonaire (5min). Dans le cadre de l’étape d’identification des mécanismes mis en jeu dans la réponse antitumorale, un prélèvement de sang des animaux pourra être effectué sous anesthésie (intervention sans réveil). Certains animaux seront prélevés en sang en vigile (4 fois par jour le premier jour, puis une fois par jour la première semaine puis une fois par semaine, 5min).
Impact sur les animaux
Les modèles tumoraux décrits dans cette saisine ont plusieurs effets indésirables en fonction du modèle. Pour les modèles comme le cancer du poumon, une altération de la respiration peut être observée (point limite). En outre, le carcinome hépatocellulaire entraîne un inconfort dans la mobilité dû à l’abdomen tendu. Tous ces modèles (or les modèles sous-cutanés) peuvent induire de la douleur, une perte de poids chez la souris, une diminution de la mobilité, un stress notamment dû à la chirurgie associée, et un comportement altéré provoqué par ses différents effets indésirables. Tous ces modèles sont considérés comme sévères et une attention particulière sera apportée régulièrement aux souris (quotidiennement aux points les plus critiques). Les modèles tumoraux sous-cutanés peuvent provoquer de la douleur en fonction de la taille, donc la tumeur ne devra pas provoquer de gêne pour la mobilité de l’animal, ni excéder une taille point limite.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des organes d’intérêt pourront être récupérés pour compléter les analyses.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode ne peut remplacer un système immunitaire complet et donc rend indispensable l’utilisation d’animaux. Des études préliminaires sur des cellules humaines en culture ont permis d’identifier une activité biologique de ces nouveaux traitements, et donc, ont orienté les paramètres à évaluer lors de l’étude de la molécule chez l'animal.
Réduction
L’ensemble des animaux prévus ne sera pas utilisé selon les résultats observés sur les trois traitements évalués et sur les modèles précliniques évalués. Seulement le ou les traitements efficaces se verront évalués lors des étapes suivantes limitant ainsi le nombre d’animaux à utiliser. Par conséquent, dans le cas de l’observation d’un effet, nous réaliserons ensuite des études d’une part pour faire des études de combinaison de traitements avec des traitements standard en oncologie et d’autre part, pour déterminer les mécanismes mis en œuvre, notamment en euthanasiant des souris avant d’atteindre le point limite à différents temps après l’initiation de la pathologie. Dans le but d'utiliser un nombre d'animaux cohérent avec une pertinence statistique, nous avons défini le nombre d'animaux par groupe de 7 animaux selon les étapes pour l’ensemble des groupes. Ce nombre d’animaux par groupe nous permet d’analyser nos données en combinant un test statistique fiable et un nombre d’animaux réduit.
Raffinement
Une étape d’acclimatation de 4 jours minimum sera systématiquement réalisée à l’arrivée des animaux pour éliminer le stress dû au transport et permettre l’habituation aux nouveaux locaux et personnels animaliers avant tout acte sur l’animal. Nous chercherons à obtenir dans un premier temps des différences significatives et reproductibles sur l’efficacité thérapeutique des traitements entre les groupes de souris, puis un effet combinatoire de traitement avec des traitements anti-cancéreux conventionnels, et enfin décortiquer les mécanismes évoluant dans cette réponse antitumorale. La douleur sera dans la mesure du possible évitée en mettant à mort les animaux selon un score clinique vétérinaire ou par injection d’analgésique dans le cas de morsure par exemple. En outre, les animaux sont maintenus dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Le nombre d’animaux par cage est de 5 pour limiter le stress de la surpopulation. Des brindilles de papier sont placées dans la cage pour permettre aux souris de s’enfouir et se cacher. Si un mâle se retrouve dominant et attaque ses congénères malgré la présence d'enrichissements, il sera isolé dans une cage individuelle avec deux enrichissements supplémentaires du fait de son isolement (frisottis et dôme/tunnel). L’analgésie quant à elle dépendra de la cause. Pour les animaux en souffrance, l’animal se verra administrer une injection d'analgésique deux fois par jour jusqu’à diminution du score ou exclusion de l’étude. Pour les plaies de surface comme les morsures, après désinfection, les animaux pourront recevoir directement sur la plaie un analgésique local. Enfin, nous utiliserons préférentiellement des mâles car les hormones féminines peuvent apporter une protection générant de l’hétérogénéité sur le développement tumoral. Toutefois, nous n’excluons pas la possibilité de tester les thérapies sur les deux sexes car cette protection hormonale n’est pas valable pour tous les modèles précliniques de tumeur.
Choix des espèces
Nous travaillerons avec la souris qui est un modèle de référence pour la recherche fondamentale ainsi que pour les examens précliniques. Il s’agit en effet d’un modèle animal pour lequel de nombreux outils génétiques et biologiques sont disponibles. Les modèles d’inflammation dans ces souris autorisent une relevance pathologique satisfaisante en comparaison avec la réalité clinique. Des adultes de 7 à 10 semaines seront utilisés, car la prise tumorale est homogène dans cette tranche d’âge contrairement à des âges précoces ou avancés où les défenses immunitaires sont différentes et peuvent induire une hétérogénéité de réponse antitumorale, et donc un stade tumoral différent.
Résolution de l’inflammation dans un modèle de lésion endovasculaire fémorale
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Objectifs
Les lésions internes des artères causées par le débouchage des artères malades avec un ballonnet et l'implantation d'un ressort gardant les parois artérielles dilatées, contribuent souvent à l'épaississement de la paroi artérielle altérant le passage de sang. Dans ces cas, cela nécessite la ré-opération des patients par d’autres interventions plus lourdes comme les pontages. En mimant le phénomène dans des souris normales et dépourvues d'un système impliqué dans la résolution de l’inflammation, nous souhaitons montrer que l'épaississement de la paroi artérielle est dû en partie à un défaut de résolution de l'inflammation. Nous voulons également décortiquer les mécanismes mis en jeux dans le rebouchage des artères après une première intervention.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettrons de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu dans le rebouchage des artères après intervention. Il permettront également d’utiliser le nouveau concept d’activation de la résolution de l'inflammation pour l’amélioration de la prise en charge après le débouchage des artères ou la pose d'un ressort gardant les parois artérielles ouvertes. Si ces résultats sont concluants, de nouveaux traitements pourraient être développés pour limiter l'épaissement de la paroi artérielle et favoriser la cicatrisation vasculaire lors du débouchage des artères ou la pose de ressorts. Les essais chez l'animal se font le plus souvent chez les mâles, nous proposons de compléter ces données chez la femelle pour voir si il faut adapter les traitements différemment chez l'homme et la femme.
Procédures
les 88 animaux seront soumis à un anti-douleur pré-opératoire et post-opératoire par injection sous cutanée et une procédure chirurgicale (ouverture de la peau, insertion et enlèvement d'un guide dans l'artère de la patte gauche et suture de la peau) qui durent 20 minutes en tout.
Impact sur les animaux
L’injection d'antidouleur sous la peau induit une légère douleur de quelques secondes ; L’anesthésie pour la chirurgie, de 20 minutes; La mortalité due à la chirurgie est possible. Basée sur l’expérience, celle-ci est d’environ 10%. Au moment de l’entrée du guide dans l’artère, celle-ci peut se déchirer et provoquer une hémorragie. La zone d’intervention peut provoquer un gonflement ou une ecchymose dans les premières heures suivant l'intervention.
Devenir
A la fin de la procédure unique, tous les animaux sont mis à mort puisque les artères femorales seront prélevées. Ceci risque d'induire une mort des tissus.
Remplacement
Des études in vitro sur les cellules musculaires d’artère issues de souris dépourvues d’un système impliqué dans la résolution de l’inflammation ont montré qu’elles avaient une capacité de migration in vitro plus importante que les cellules issues de souris sauvages. Ce phénomène est observée après le débouchage d’un d’une artère par un cathéter. De plus, le rôle de ce système de résolution de l’inflammation dans les maladies qui induisent le retrécissement voir l'obstruction des artères par des plaques de gras (athérosclérose) a été montré in vitro et in vivo au laboratoire. Cependant, nous ne pouvons pas reproduire la lésion engendrée par la pose d’un ressort ou le débouchage de l’artère par un cathéter in vitro car cela nécessite une composante inflammatoire apportant d’autres types cellulaires comme les globules blancs ainsi que plusieurs couches de l’artère, non modélisable actuellement. Nous sommes obligés de passer par un modèle in vivo rendant le remplacement impossible pour l’heure.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux, l'effectif du nombre d'animaux requis pour la procédure a été calculée avec un logiciel de statistique adapté sur la base d'une étude préliminaire menée par nos collaborateurs.
Raffinement
Les souris seront surveillées étroitement pendant l’heure suivant l’opération. Un anti-douleur pré- et post-opératoire et une anesthésie pendant la chirurgie seront réalisées. Du gel ophtalmique sera déposé sur les yeux pour éviter le dessèchement lors de l’anesthésie. La mise en place de points limites est adaptée à chaque étape de la procédure. Après l’étape de réveil, les souris sont replacées avec leurs congénères initiaux.
Choix des espèces
Les données préliminaires et connaissances de la biologie vasculaires ont été obtenues sur des souris. Les mécanismes moléculaires d'épaississement de la paroi artérielle après le passage d'un cathéter pour déboucher l'artère malade ou la pose d'un ressort chez la souris sont très proches de ceux observés chez l’homme. D’autre part, le modèle génétiquement modifié n’est disponible que chez la souris. Des souris adultes de 8 à 12 semaines seront utilisées pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de l’âge adulte où l'appareil vasculaire a atteint sa pleine maturité.