Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine

495 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
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Devenir
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802 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, certaines maintenues sous anesthésie quatre heures d'affilée pour l'étude d'une thrombose déclenchée au laser, sept heures pour celle d'une inflammation locale. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère et se répartissent sur cinq établissements : irradiation puis greffe de moelle osseuse dans l'un, infection bactérienne et mise à mort dans les quatre-vingt-seize heures dans un autre, ligature d'un vaisseau abdominal sous anesthésie suivie de quarante-huit heures de survie dans un dernier. Il s'agit de comprendre comment une protéine kinase agit sur l'inflammation, la formation de caillots et la paroi des vaisseaux, les retombées pour les patients restant au stade d'une cible thérapeutique à explorer. Sur le remplacement, le porteur écrit qu'aucune méthode de substitution pertinente n'est disponible et que le recours à la souris ne peut être évité.

Objectifs

Nous avons identifi? que l?inhibition d'une prot?ine diminuait de fa?on significative la progression des l?sions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d?action de cette prot?ine sur la progression de ces l?sions, nous allons ?valuer son impact sur l?inflammation et la fonction de l?endoth?lium (cellules qui tapissent l?int?rieur d?un vaisseau sanguin) gr?ce ? des mod?les pr?cliniques d?infection (sepsis), d?inflammation et de thrombose (activation de l?endoth?lium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces exp?riences permettront d??valuer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la prot?ine ?tudi?e sur la formation de caillots sanguins et l?inflammation, ce qui ne peut pas ?tre reproduit en laboratoire sur des cellules isol?es. Elles aideront ?galement ? d?terminer si cette prot?ine pourrait repr?senter une cible int?ressante pour d?velopper de nouvelles approches th?rapeutiques visant ? prot?ger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements li?s ? des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d?interventions seront r?alis?es sur des lots diff?rents d?animaux : 1- Dans le premier ou deuxi?me ?tablissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis ? une irradiation suivie d?une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisi?me ?tablissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis ? une infection bact?rienne. Une seule prise de sang sera r?alis?e sur chaque lot ? differents temps (au plus tard 96h apres le d?but de l?infection). Pour cela les souris seront sous anesth?sie g?n?rale profonde (m?lange de Til?tamine, Zolaz?pam et Xylazine), et seront ensuite euthanasi?es. 3- Dans un quatri?me ?tablissement utilisateur, les animaux seront h?berg?s pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinqui?me ?tablissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesth?sie profonde, ? un mod?le de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d?inflammation (activation des cellules du vaisseau par une mol?cule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesth?sie tout au long de l?exp?rience et sont euthanasi? ? la fin des exp?rimentations qui durent respectivement 4 heures pour ?tudier la thrombose et 7 Heures pour ?tudier l?inflammation locale. Pour ?tudier la thrombose veineuse, des lots diff?rents d?animaux seront expos?s ? une chirurgie sous anesth?sie avec ligation d?un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures apr?s la chirurgie les animaux sont euthanasi?s.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d?une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets ind?sirables possibles sont une l?g?re baisse de l'alimentation avec l?g?re perte de poids. Les animaux peuvent avoir un l?ger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte dur?ee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Apr?s l?induction d?une infection (l?g?re ? mod?r?e), les effets ind?sirables attendus dans ce mod?le incluent une perte de poids, une diminution de l?activit? et de la vitalit?. Les souris seront ensuite euthanasi?es au plus tard 96h apres le d?but de l?infection. D?autres exp?rimentations (mod?les de thrombose et d?inflammation) sont conduites sans r?veil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesth?sie g?n?rale pendant toute la dur?e des proc?dures exp?rimentales. ? l?issue des exp?rimentations, les animaux sont euthanasi?s sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis ? mort ? la fin de la proc?dure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analys?s. Les animaux seront ?galement euthanasi?s si l'un des points limites ?tait atteint.

Remplacement

Le recours au mod?le murin est irrempla?able pour le d?roulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexit? des m?canismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique int?gr? non mod?lisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la prot?ine d?interet inactive. Ainsi, l?utilisation d?animaux vivants constitue une ?tape n?cessaire pour r?pondre aux objectifs du projet, aucun mod?le de remplacement pertinent n??tant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annonc? a ?t? calcul? au plus juste ? l'aide d'outils statistiques. Cependant si une diff?rence significative est obtenue entre deux groupes exp?rimentaux avant la r?alisation de la totalit? du lot, nous ne r?aliserons pas d'exp?rimentations suppl?mentaires. Dans les exp?rimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou mol?cules seront visualis?s dans les m?mes animaux.

Raffinement

Les souris sont h?berg?es en groupes de cinq individus, dans des cages ventil?es, avec un acc?s ad libitum ? l?eau et ? la nourriture. Si une diminution de l?activit? est observ?e, de l?aliment hydrat? sera mis ? disposition dans la cage afin de faciliter l?acc?s ? la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront ?galement rajout?s comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d?exploration, contribuant ainsi ? r?duire le stress et ? am?liorer le bien-?tre des animaux. Une p?riode d?acclimatation de sept jours est respect?e avant le d?but des exp?rimentations afin de limiter le stress li? ? l?environnement. Les transferts entre deux ?tablissements seront r?alis?s par un transporteur agr??. Les animaux b?n?ficient d?une p?riode d?acclimatation d?une semaine avant toute proc?dure exp?rimentale dans l??tablissement d?accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise ? am?liorer la compr?hension des m?canismes impliquant une prot?ine kinase dans l?inflammation, la thrombose et la dysfonction endoth?liale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le syst?me immunitaire, s?inscrivant dans une r?ponse physiopathologique int?gr?e qui ne peut ?tre reproduite de mani?re pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours ? l?exp?rimentation animale constitue donc l?unique approche permettant d??tudier ces m?canismes dans leur globalit?. Le mod?le murin est largement reconnu comme le mod?le de r?f?rence pour les ?tudes pr?cliniques de la thrombose et de l?inflammation, en raison de fortes similitudes avec l?Homme, tant au niveau des cellules impliqu?es que des voies mol?culaires mises en jeu. Par ailleurs, l?utilisation de souris g?n?tiquement modifi?es ciblant sp?cifiquement la prot?ine kinase, sans ph?notype dommageable en conditions basales, permet une analyse m?canistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 ? 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 ? 25 semaines pour les exp?rimentations (?ge adulte, syst?me cardiovasculaire mature).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2560
Souffrances
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Devenir
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Produire des souris qui développent avec l'âge une inflammation chronique de l'intestin, telle est la finalité de cet élevage, qui porte sur 2 560 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. La seule intervention décrite est un poinçonnage de l'oreille sur souris vigile, en moins de trente secondes, pour génotyper une partie des reproductrices. La souffrance vient de la lignée elle-même : le porteur annonce de fortes diarrhées, des saignements rectaux, une déshydratation et une perte de poids importante en cas de forme sévère, avec une mobilité et un pelage altérés. Le devenir déclaré compte les 2 560 souris comme mises à mort, alors que le résumé indique qu'une partie est expédiée vers un autre établissement utilisateur avant l'expression du "phénotype dommageable", celles gardées pour la reproduction étant tuées avant 24 semaines.

Objectifs

Ce projet d?crit une proc?dure de l'?levage avec la prise en charge des animaux d?une lign?e de souris d?veloppant progressivement une inflammation chronique de l?intestin (colite). Ces souris sont un mod?le des Maladies Inflammatoires Chroniques de l?Intestin (MICI), qui incluent la maladie de Crohn et la colite h?morragique qui sont caus?es par un m?lange de facteurs g?n?tiques, environnementaux et li?s aux microbes pr?sents dans l?intestin. Normalement, le corps produit des substances qui aident ? limiter l?inflammation dans l?intestin. Dans notre mod?le de souris, cette mol?cule est absente, ce qui entra?ne une r?action excessive du syst?me immunitaire et une inflammation chronique du c?lon. De plus, des ?l?ments comme certains additifs alimentaires ou les antibiotiques peuvent aggraver cette inflammation en modifiant les microbes intestinaux. L?objectif de cet ?levage est de produire des animaux reproduisant la maladie observ?e chez l'homme. Ces animaux seront par la suite utilis?s dans des projets de recherche afin d'?tudier les maladies inflammatoires de l?intestin et, ? terme, aider ? la recherche sur ces maladies chez l?homme.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre ? l'?quipe de recherche et ? leurs partenaires d?avoir les souris n?cessaires pour mener leurs ?tudes sur les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI). A long terme, ces souris aideront les chercheurs ? : mieux comprendre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, identifier des marqueurs pour mieux la diagnostiquer, trouver de nouvelles fa?ons de traiter ces maladies, tester de nouveaux m?dicaments anti-inflammatoires et d??valuer leur efficacit? par rapport aux traitements d?j? disponibles pour les patients atteints de MICI.

Procédures

Afin de r?aliser le g?notypage, un poin?onnage de l?oreille sera effectu? apr?s l??ge de 14 jours. Cette m?thode consiste ? pr?lever sur animaux vigiles un petit ?chantillon de tissu sur la p?riph?rie du pavillon de l?oreille o? le tissu est le plus mince, ? l?aide d?un poin?on. Cette intervention n?est r?alis?e qu?une fois par animal et dure moins de 30 secondes. Seulement certains animaux utilis?s pour les croisements seront g?notyp?s.

Impact sur les animaux

Une partie des souris dans ce projet peuvent commencer ? d?velopper progressivement avec l??ge une inflammation de l?intestin. En cas de forme s?v?re, cela peut entra?ner de fortes diarrh?es, des saignements rectaux, une d?shydratation et une perte de poids importante. La mobilit? ainsi que l?apparence du pelage peuvent ?tre alt?r?es. Les souris reproductrices pourraient ressentir une l?g?re nuisance due au pr?l?vement effectu? pour le g?notypage (douleur l?g?re de courte dur?e).

Devenir

Une partie des animaux sera exp?di?e en d?but ou avant l?expression du ph?notype dommageable et utilis?e dans des projets de l??quipe de recherche dans un autre ?tablissement utilisateur. Une autre partie des animaux sera utilis?e pour l??levage dans notre ?tablissement. Les animaux utilis?s pour l??levage seront mis ? mort avant 24 semaines, pour limiter l??volution du ph?notype dommageable avec l??ge. Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d??valuation du bien-?tre animal seront mis ? mort.

Remplacement

L'utilisation d'animaux de laboratoire entiers est essentielle pour cette recherche, car les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI) sont tr?s complexes. Elles impliquent plusieurs facteurs comme le syst?me immunitaire, les microbes intestinaux, la g?n?tique et l?environnement. Ces maladies affectent non seulement l?intestin mais aussi d?autres organes et provoquent une inflammation persistante dans tout le corps. Pour comprendre comment l?environnement et les microbes interagissent avec l?organisme, les souris sont le mod?le le plus adapt?. ? ce jour, il est impossible de recr?er ces interactions complexes en laboratoire par l'utilisation de m?thodes alternatives (par exemple, mod?les cellulaires), d?o? la n?cessit? d??tudier ces maladies sur des animaux vivants.

Réduction

Un nombre total de 2560 animaux au ph?notype dommageable est n?cessaire et comprend les animaux pour l??levage et les animaux n?cessaires pour l?exp?rimentation pour les projets scientifiques associ?s. La production des animaux sera planifi?e et suivie par l?exp?rimentateur et les zootechniciens de l??tablissement utilisateur afin de limiter le nombre d?animaux g?n?r?s au strict n?cessaire pour les besoins exp?rimentaux et l??levage. Le nombre de reproducteurs et la dur?e d?accouplements seront d?finies en amont de la mise en place des croisements. Ces param?tres seront d?finis en fonction des objectifs et des diff?rentes caract?ristiques connues des lign?es (taille de port?es, viabilit?, ph?notype, etc.). L'?levage sera suivi via le fichier de l'?levage. En fin de projet exp?rimental, l??levage sera arr?t? et le mod?le restera disponible cryoarchiv? dans notre ?tablissement.

Raffinement

Les conditions de l?h?bergement, le seuil de l??ge d?utilisation, les crit?res du suivi et les points limites ont ?t? d?finis afin de minimiser les nuisances. Tous les animaux mut?s de mani?re homozygote pour la modification g?n?tique et susceptibles de d?velopper le ph?notype dommageable ? partir de 5-6 semaines seront suivis ? partir de 3-4 semaines (sevrage) et ce jusqu'? leur envoi avant 6 semaines vers l??tablissement o? sera r?alis?e l?exp?rimentation (ou leur mise ? mort) : une ?valuation du bien-?tre animal sera r?alis?e en prenant en compte la pr?sence de diarrh?e, la pr?sence de saignements rectaux, l?apparence et la mobilit? de l?animal. En fonction de l??tat de l?animal, des mesures de raffinement seront mises en place selon les conseils de la v?t?rinaire et/ou la SBEA (disponibilit? de la nourriture directement dans la cage, mise ? disposition d?une solution de r?hydratation g?lifi?e, augmentation de la fr?quence du suivi avec la pes?e d?animaux). Les points limites pr?coces et sp?cifiques pour les signes cliniques de l?inflammation de l?intestin ont ?t? d?finis. Si, malgr? le raffinement mis en place, un point limite est atteint, l?animal sera imm?diatement mis ? mort. Dans le cas o? les animaux homozygotes ne sont pas transf?r?s pour l?exp?rimentation, ces derniers seront utilis?s pour l??levage et mis ? mort avant 24 semaines (pour limiter les nuisances li?es ? la progression de la maladie avec l??ge).

Choix des espèces

Les souris sont souvent utilis?es pour ?tudier les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI), car elles permettent de mieux comprendre les liens entre l?alimentation, l?environnement, les microbes intestinaux et l?intestin lui-m?me. Dans ce projet, nous utilisons une lign?e de souris qui ne produit pas une prot?ine cl? entra?nant ainsi une inflammation intestinale ressemblant ? une colite h?morragique chez l?humain. Ce mod?le g?n?tique de la maladie n?existe que chez la souris. Les souris seront utilis?es pour les croisements d?s l??ge de 7-8 semaines (maturit? sexuelle) et ce jusqu?? 24 semaines, pour limiter l?expression du ph?notype dommageable qui progresse avec l??ge. Le ph?notype dommageable de colite est susceptible d'appara?tre ? partir de l'?ge de 5-6 semaines, mais dans l??levage de l?EU du chercheur seulement 5% d?animaux sont concern?s ? cet ?ge. Les animaux envoy?s pour exp?rimentation auront ainsi un ?ge de 4-6 semaines pour limiter et potentiellement ?viter l?expression du ph?notype dommageable avant l?envoi.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 432
Souffrances
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Devenir
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432 souris âgées de 16 à 24 semaines subissent une chirurgie de 45 minutes sous anesthésie générale destinée à provoquer un accident vasculaire cérébral dans une région précise du cortex, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles sont ensuite tuées par perfusion intracardiaque sous anesthésie, leur cerveau étant découpé en tranches pour analyse. Le projet est présenté comme une étude pilote : il s'agit de vérifier si un infarctus provoqué dans une zone donnée modifie aussi des régions qui ne lui sont pas directement connectées, une étude complète devant suivre si l'hypothèse se confirme. Le porteur écrit que cette méthode "typiquement ne s'accompagne pas de symptômes majeurs, ce qui rend le modèle facilement utilisable et limite la souffrance animale", tout en prévoyant douleur et perte de poids après la chirurgie, avec une évaluation quotidienne de la douleur pendant deux jours.

Objectifs

Les accidents vasculaires c?r?braux (AVC) sont une cause majeure de d?ficits moteurs ? long-terme et de d?ficits cognitifs. Certains sympt?mes se manifestent tardivement et ne sont pas forc?ment li?s ? la r?gion initialement l?s?e, sugg?rant qu?un AVC dans une r?gion sp?cifique peut aussi causer des modifications dans d?autres r?gions du cerveau. Des alt?rations dans des r?gions directement connect?es ? la zone infarcie ont d?j? ?t? corr?l?es ? l?apparition de troubles tardifs. Cependant, les r?gions associ?es aux fonctions impact?es (les fonctions de m?moire par exemple) ne sont pas toujours directement connect?es ? la r?gion l?s?e. Nous ?mettons donc l?hypoth?se que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux r?gions connect?es ? l?infarctus primaire mais s??tendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette ?tude pilote, nous voulons induire un AVC limit? ? une r?gion pr?cise du cerveau d?un mod?le murin afin d??tudier l?impact de la l?sion dans d?autres r?gions du cerveau, pas directement connect?es ? la zone infarcie. Si notre hypoth?se est confirm?e, nous aurions identifi? un des m?canismes qui pourraient sous-tendre la manifestation de sympt?mes fonctionnellement li?s ? des zones non connect?es dans un mod?le murin.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de valider notre observation pr?liminaire qui vise ? mieux comprendre les m?canismes sous-tendant les troubles de m?moire qui se manifestent tardivement apr?s un AVC, m?me quand la r?gion initialement l?s?e n?est pas impliqu?e dans les fonctions mn?siques. Nous ?mettons l?hypoth?se que l?alt?ration d?un m?canisme cellulaire associ? ? la m?moire ainsi qu?un ?tat inflammatoire pourraient ?tre pr?sents dans des r?gions non directement connect?es ? la zone infarcie. Si notre hypoth?se est confirm?e, nous effectuerons une ?tude compl?te qui pourrait avoir des r?percussions positives sur la recherche pr?-clinique s?int?ressant aux troubles cognitifs post-AVC.

Procédures

Les animaux seront soumis ? une chirurgie peu invasive pour induire l?AVC sous anesth?sie g?n?rale (environ 45 minutes). Ils seront enfin soumis ? une perfusion intracardiaque toujours sous anesth?sie g?n?rale (20 minutes). Tous les animaux sont concern?s.

Impact sur les animaux

La m?thode utilis?e induit un infarctus cortical limit? et typiquement ne s?accompagne pas de sympt?mes majeurs, ce qui rend le mod?le facilement utilisable et limite la souffrance animale. Cependant, suite ? la proc?dure chirurgicale, une douleur ainsi qu?une perte de poids peuvent survenir. Les animaux seront observ?s quotidiennement pendant deux jours. La douleur sera ?valu?e jusqu?? J2 apr?s chirurgie selon une grille d??valuation, organis?e selon 5 grands crit?res : apparence physique, comportement non provoqu?, changements de poids corporel, la locomotion ou encore l?aspect de la plaie. Si apr?s deux jours l?animal ne montre aucun signe de souffrance, il sera suivi ensuite une fois par semaine. En cas de d?t?rioration ou de souffrance animale, l?animal sera pris en charge par l?utilisateur ou par la v?t?rinaire.

Devenir

A l?issue de toutes les exp?riences, les animaux ne seront pas gard?s du fait des techniques/proc?dures subies et seront de ce fait mis ? mort.

Remplacement

L?AVC sera induit par la m?thode la moins invasive disponible actuellement pour reproduire certain aspects de la pathologie humaine. Aujourd?hui ils n?existent pas des mod?les in vitro (cultures cellulaires, organo?des) pour ?tudier des cons?quences anatomiques et cellulaires induites par un AVC dans les r?gions non l?s?es initialement et donc pas de m?thode alternative permettant de REMPLACER les animaux. En effet, cette ?tude n?cessite la complexit? et la connectivit? du cerveau adulte.

Réduction

Le nombre de souris a ?t? ?valu? sur la base de travaux pr?c?dents en tenant compte des divers probl?mes que nous pourrions rencontrer au cours des diff?rentes phases exp?rimentales (probl?mes au cours de la chirurgie, la perfusion,des exp?riences d??lectrophysiologie et d?immunohistochimie), ainsi que de la variabilit? des r?sultats. Le d?roulement des exp?riences est organis? afin de limiter au maximum le nombre d?animaux. Nous adapterons d?abord le protocole afin d?avoir une l?sion initiale reproductible, de taille maximale limit?e au cortex, et seulement ensuite les autres exp?riences seront r?alis?es.

Raffinement

Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la dur?e du projet. Les animaux seront h?berg?s au sein d'un ?tablissement utilisateur agr?? dans des conditions d?h?bergement favorisant leur bien-?tre. Ils seront plac?s dans des cages enrichies, au nombre de 4-5 animaux par cage. Ils seront stabul?s dans une animalerie thermor?gul?e avec hygrom?trie. L?acc?s ? la nourriture et ? l?eau sera ad libitum et un changement de liti?re sera effectu? chaque semaine. Dans une ?tude pr?c?dente, le nombre d?animaux qui ont montr? des signes de souffrance d? ? l?induction de l?AVC ?tait tr?s limit? (moins de 3%). Nous nous attendons ? ce que la l?sion soit plus petite avec un temps d?illumination plus court et donc que ce pourcentage se rapproche de z?ro. Si l?animal pr?sente des signes de douleur au cours de l?exp?rimentation, l?animal sera pris en charge par l?exp?rimentateur. Si nous n?observons pas d?am?lioration de l??tat de l?animal, nous ferons intervenir la v?t?rinaire responsable.

Choix des espèces

Le mod?le envisag? a d?j? ?t? induit chez la souris et il a ?t? d?montr? que les AVC s?accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement l?s?es, mais connect? ? la r?gion infarcie. Ce mod?le permet de produire des tranches de cerveau pour r?aliser des ?tudes d??lectrophysiologie et d?immunohistochimie afin d?explorer des modifications dans d?autres r?gions du cerveau pas encore ?tudi?es. Nous utiliserons des souris ?g?es de 16-24 semaines. Cette tranche d??ge permet d??tudier les cons?quences d?un AVC chez un animal adulte et correspond ? un jeune adulte chez l?homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Macaques à longue queue : 20
Souffrances
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Devenir
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Deux applications quotidiennes d'une crème inflammatoire sur le dos pendant quatorze jours, chacune avec dix à quinze minutes de contention, puis au quinzième jour une injection intraveineuse de trente minutes sur chaise de contention pendant une quarantaine de minutes : 20 macaques à longue queue vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent quatre prélèvements de sang de 2,5 ml, dix millilitres au total sur trois semaines, et quatre biopsies de peau par macaque sous anesthésie générale, précédées d'un jeûne pouvant aller jusqu'à seize heures. Le porteur attend des lésions cutanées, une fièvre par relargage de cytokines et des hématomes, signale qu'une déhiscence de plaie ou une infection du site de biopsie restent possibles, et projette un documentaire ou un dessin animé sur tablette pendant les contentions pour limiter l'ennui. Tous sont tués à la fin du projet pour que leurs organes soient récoltés.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de reproduire une réaction inflammatoire de la peau chez le macaque, similaire à celle observée chez l’Homme dans certaines maladies auto-immunes comme le psoriasis. Pour cela, une crème contenant un principe actif est appliquée sur la peau. Cette substance stimule le système immunitaire local et provoque une inflammation visible, avec des rougeurs, un épaississement de la peau et une infiltration de cellules immunitaires. Ce modèle permettra de tester l’efficacité d’un nouveau traitement. Ce traitement est un anticorps qui cible un type particulier de cellules immunitaires impliquées dans plusieurs maladies auto-immunes tel que le psoriasis. Au cours de l’étude, des échantillons de peau et de sang seront prélevés afin d’analyser les réactions de l’organisme, notamment au niveau de l’expression des gènes. Cela permettra de vérifier si le traitement agit comme attendu sur l’inflammation. Ce modèle a été développé en collaboration avec un partenaire scientifique afin de garantir sa pertinence. Les résultats obtenus pourraient contribuer, à terme, au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes telles que le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement basé sur un anticorps ciblant un type spécifique de cellules du système immunitaire, connues pour jouer un rôle important dans plusieurs maladies auto-immunes. L’étude permettra de vérifier si ce traitement est capable de réduire l’inflammation dans un modèle expérimental reproduisant certaines caractéristiques des maladies humaines. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre l’action de cet anticorps et de confirmer son intérêt comme approche thérapeutique. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes, comme le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des patients grâce à des thérapies plus ciblées et adaptées.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux vigiles auront une application de crème sur une petite surface du dos identifiée, deux fois par jour pendant 14 jour. L’application de la crème et la contention durera environ 10 à 15 minutes. Cette contention pour l’application de la crème permettra également de faire une observation dermatologique rapprochée quotidienne du site d’application. Au 15ème jour, le modèle inflammatoire sera effectif, nous n’appliquerons plus de crème, et les animaux vigiles recevront un candidat médicament ou un contrôle par voie intra-veineuse de façon unique à différentes dose (contrôle, faible, moyenne, haute). L’injection durera 30 minutes et la contention sur chaise durera environ 40 minutes. Les animaux auront également 4 prélèvements de sang de 2,5ml, pour un volume total prélevé de 10 ml sur 3 semaines avant et après administration de l’élément d’essais. Les animaux seront vigiles lors des prélèvements de sang uniquement les jours sans biopsie de peau. Les jours de biopsie, les animaux seront anesthésiés, les prélèvements de sang se feront donc à ce moment-là. Chaque prélèvement dure entre 3 à 15 minutes (contention et prélèvement compris). Quatre prélèvements de peau par animal seront réalisés avant et après administration de l’élément d’essais, chez tous les animaux et sous anesthésie générale et analgésie (après une mise à jeun inférieur à 16h). Pendant cette anesthésie, des mesures spécifiques dermatologiques : plie de peau et taux de perte d’eau transépithéliale seront mesurés de manière non invasive avec des appareils de mesure spécifiques par un vétérinaire spécialisé. Le prélèvement durera environ 30 minutes (anesthésie et mesures comprises). Le suivi des paramètres physiologique (température et poids) tout au long du projet nécessitera une contention d’environ 5 minutes. Pour le confort des animaux, certains prélèvements et suivis pourront être réalisés simultanément (ce qui diminuera le nombre de manipulations et de contentions). Des points limites précoces ont été déterminés afin de prendre en charge toute forme de douleur ou de souffrance. En cas d’atteinte d’un de ces points, l’animal concerné sera pris en charge selon les recommandations du vétérinaire.

Impact sur les animaux

Sur la base du mode d’action du principe actif contenu dans la crème et de sa cible cutanée, des lésions au niveau de la peau pourront être observées. Sur la base du mode d’action des anticorps et de leur potentielle cible sur le système immunitaire, une réaction systémique de type fièvre peut apparaître les jours suivant les administrations liées à un relargage de cytokines. La réalisation de prélèvements sanguins et les administrations par voie intraveineuse pourront également provoquer un stress, une douleur légère et/ou l’apparition de réactions locales (du type hématome ou œdème léger par exemple) au niveau de la zone de ponction ou d’injection. Les prélèvements de peau sous anesthésie pourront provoquer des douleurs au niveau de la zone de prélèvement ainsi qu’un hématome et dans de très rare cas une déhiscence de plaie ou infection de la zone de prélèvement. L'anesthésie des animaux pourra également engendrer un stress ou une sensation d'inconfort lié à la mise à jeun (maximum 16h), à la procédure d'induction (contention, administration, perte de conscience...) ou lié au réveil de l'animal (risque de vomissements, perte d'équilibre...). Durant les administrations, les animaux seront placés sur des chaises à contention ce qui a pour conséquence de réduire leurs mouvements. Les animaux auront accès à de l’eau et des friandises durant la manipulation.

Devenir

À la fin du projet, tous les animaux seront mis à mort dans le but de récolter les organes pour évaluer l’efficacité de l’élément d’essais.

Remplacement

Le modèle d’inflammation cutanée vise à reproduire une réponse inflammatoire cutanée complexe, impliquant des interactions immunitaires proches de celles observées chez l’homme. Ces caractéristiques sont essentielles pour garantir la pertinence des résultats et la prédictivité des réponses thérapeutiques. Bien que des modèles de peau in vitro permettent d’étudier certains mécanismes cellulaires, ils restent limités dans la reproduction de la complexité immunologique, vasculaire et systémique observée in vivo. À ce jour, aucune méthode alternative in vitro ou in silico ne permet de capturer de manière fiable cette dynamique intégrée. La cible de l’anticorps est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. L’utilisation des animaux demeure donc indispensable pour valider le modèle et assurer la transposabilité des données vers la clinique dans le cadre du développement de nouvelles thérapies.

Réduction

Le nombre d’animaux a été strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement exploitables. Un effectif de 5 animaux par groupe a été retenu afin de permettre la réalisation d’analyses robustes, tout en évitant une utilisation excessive d’animaux. Le design expérimental comprend 4 groupes (un groupe contrôle et trois groupes recevant des doses croissantes), permettant d’évaluer la relation dose-effet ainsi que de recueillir des données de pharmacocinétique au sein d’une même étude, limitant ainsi le recours à des expériences supplémentaires. Par ailleurs, le choix de cet effectif prend en compte la variabilité interindividuelle et génétique observée chez le macaque. Des études préliminaires menées sur un nombre restreint d’animaux ont mis en évidence plusieurs profils de réponse distincts à l’induction inflammatoire. L’augmentation du nombre d’animaux par groupe est donc nécessaire pour garantir la représentativité et l’homogénéité des groupes, tout en assurant la fiabilité de l’interprétation des résultats. Ainsi, le nombre total de 20 animaux constitue un compromis raisonné entre la réduction du nombre d’animaux utilisés et les exigences scientifiques nécessaires à la validation de l’étude.

Raffinement

Afin d'optimiser leur bien-être et de leur permettre d'exprimer leurs besoins comportementaux, les animaux sont hébergés en groupes sociaux de même sexe. De l'eau fraîche ad libitum est mise à leur disposition et un aliment adapté à l'espèce et au poids de chaque individu est distribué quotidiennement. Les paramètres environnementaux de l'animalerie sont également suivis et contrôlés afin de répondre aux exigences physiologiques de l’espèce. En parallèle, un programme d'enrichissement complet est mis en place au sein de l'animalerie. Ce dernier comprend : - Des enrichissements structuraux permettant aux macaques d'évoluer dans un environnement tridimensionnel ; - De la litière pour leur permettre de fourrager ; - Des jouets variés faisant l'objet d'une rotation une fois par semaine pour éviter que les animaux ne se lassent ; - Des friandises et des fruits et légumes frais distribués quotidiennement (cachés dans la litière ou dans des jouets distributeurs) ; - De la musique d'ambiance est diffusée pendant la journée à un volume raisonnable dans le but de réduire le stress en couvrant le bruit causé par les activités du personnel dans les salles adjacentes et en habituant les animaux à la voix humaine. Une période d'acclimatation sera mise en place avant le début de l’étude. Un programme d'habituation à l'Homme et de conditionnement aux actes techniques associés à du renforcement positif permettra de réduire le stress des animaux lié aux manipulations (prise de sang, application de la crème). Les animaux seront suivis individuellement et bi-quotidiennement tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur. De même, le personnel veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal afin de diminuer le stress qui pourrait être engendré par les manipulations. Les temps de repos accordés aux animaux entre les prélèvements et les volumes prélevés respecteront les recommandations éthiques en vigueur. Des mesures préventives et correctives de diminution de la douleur et du stress ont été déterminées au préalable sans compromettre les objectifs scientifiques de l’étude. Durant les administrations, les animaux seront assis sur des chaises à contention. Pour limiter leur stress et l’ennui, un personnel formé veillera à interagir avec les animaux, leur distribuer des friandises ou encore leur projeter un documentaire/dessin animé sur une tablette électronique par exemple.

Choix des espèces

L’utilisation du macaque pour le modèle d’inflammation cutané induit par l’application d'une crème contenant un principe actif sur la peau est justifiée par sa similarité immunologique avec l’humain. Les macaques ont un système immunitaire proche de celui de l’humain, notamment au niveau des voies de signalisation impliquées dans la réponse inflammatoire. Ce modèle induit une inflammation cutanée et une activation immunitaire locale. Chez le macaque, ces récepteurs sont exprimés de manière comparable à l’humain, ce qui garantit une réponse pharmacologique et immunologique pertinente pour l’évaluation des thérapies. La cible de l’anticorp est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. Des animaux juvéniles seront utilisés dans ce projet (jeunes adultes). Dans la littérature, certaines études montrent que les animaux matures (>4ans) sont statistiquement plus sujet aux anomalies liées au vieillissement pouvant affecter la qualité des échantillons prélevés et notamment les analyses histologiques. Sachant que des prélèvements de peau seront réalisés dans ce projet, il est préférable d’écarter au maximum ce biais lié à l’âge des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1260
Souffrances
 -
 504
 756
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1260

Comprendre le rôle d'une protéine de stress dans l'inflammation du foie conduit à utiliser 1 260 souris génétiquement modifiées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sur ce total, 756 reçoivent une injection unique de cinq secondes, et les 504 autres une injection par jour pendant quatre jours. Le porteur annonce une gêne abdominale transitoire et une réaction de type état grippal, avec baisse d'activité et diminution de l'appétit, et prévoit la mise à mort des souris chez lesquelles ces signes persistent. Leur foie et leurs macrophages péritonéaux sont prélevés après la mise à mort, et l'effectif de 1 260 est présenté comme issu d'une "méthode mathématique reconnue" que le porteur ne nomme pas.

Objectifs

La maladie du foie gras touche de plus en plus de personnes et peut évoluer vers une inflammation chronique du foie, une fibrose et un cancer du foie. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle d’une protéine présente en grande quantité dans le foie des personnes atteintes par cette maladie métabolique, et impliquée dans la manière dont les cellules du foie réagissent lorsqu’elles sont soumises à des situations de stress, comme l’accumulation excessive de graisses. Pour mieux comprendre son rôle, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées afin d’étudier comment cette protéine influence l’accumulation de graisses et l’inflammation dans le foie, en particulier dans les cellules immunitaires. Ces travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et de déterminer si cette protéine peut être un candidat important comme future cible thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à l’accumulation de graisses et à l’inflammation dans le foie. Les résultats pourront contribuer au développement de nouvelles stratégies pour prévenir, ralentir ou inverser la progression de la maladie du foie gras et de ses complications.

Procédures

Une injection unique (environ 5 secondes) sera réalisée sur 756 animaux. Quatre injections consécutives (une injection par jour pendant 4 jours, environ 5 secondes par injection) seront réalisées sur 504 animaux.

Impact sur les animaux

Les modèles utilisés chez la souris peuvent entraîner un léger inconfort lié aux injections (réalisées en quelques secondes), une gêne abdominale transitoire ainsi qu’une réaction temporaire de type état grippal pouvant se traduire par une baisse d’activité, une diminution de l’appétit et un comportement plus calme. Les animaux seront surveillés régulièrement afin de détecter ces signes le plus tôt possible. Des seuils d’alerte ont été définis pour permettre une prise en charge rapide et éviter toute souffrance prolongée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever leurs tissus : le foie pour étudier l’inflammation, le métabolisme et certains mécanismes de mort cellulaire, et les macrophages péritonéaux pour analyser leur fonctionnement.

Remplacement

Avant de recourir aux animaux, des expériences sont réalisées sur des cellules cultivées en laboratoire afin d’étudier certains mécanismes impliqués dans l’inflammation et le fonctionnement du foie. Ces méthodes sont utilisées chaque fois qu’elles permettent de répondre aux objectifs scientifiques et de sélectionner les conditions expérimentales les plus pertinentes. Cependant, les interactions entre le foie, le système immunitaire et le reste de l’organisme sont très complexes et ne peuvent pas être reproduites avec des cellules cultivées seules. Pour les étudier correctement, il est donc nécessaire d’utiliser un modèle animal. La souris est l’espèce la plus adaptée, car son fonctionnement biologique est proche de celui de l’être humain.»

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé a été déterminé à l'aide d'une méthode mathématique reconnue permettant de calculer le plus petit effectif nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques fiables. Chaque animal permettra de recueillir plusieurs types d'informations à partir des mêmes prélèvements, ce qui limite le recours à des animaux supplémentaires. Les expériences seront réalisées par étapes : certaines ne seront engagées que si les résultats des précédentes le justifient. Cette stratégie permet de limiter le nombre total d’animaux utilisés tout en répondant aux objectifs du projet.

Raffinement

Les animaux seront observés régulièrement afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou de malaise. Une grille d’évaluation permettra au personnel formé de suivre leur état de santé et d’agir si nécessaire. Toute modification visible de leur apparence ou de leur comportement sera notée. Les animaux concernés seront alors suivis et peuvent éventuellement recevoir un traitement contre la douleur. Si certains signes de mal-être persistent, l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris est un modèle adapté pour cette étude car son fonctionnement biologique est proche de celui de l’être humain. De nombreux outils génétiques et moléculaires ont été développés chez la souris, permettant de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses maladies. Les expériences seront réalisées sur des souris dont les principaux systèmes étudiés, notamment le foie et le système immunitaire, ont atteint une maturité fonctionnelle et un fonctionnement stable, afin d’obtenir des résultats fiables et représentatifs des mécanismes biologiques étudiés.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1800
Souffrances
 -
 200
 1600
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1800

Des clients extérieurs apportent leurs molécules candidates, s'engagent à avoir validé leur toxicité in vitro, et le porteur les teste ensuite sur une inflammation provoquée chez la souris par injection de cytokines. 1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements immunologiques et histologiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque souris peut recevoir jusqu'à 36 administrations de composés et de cytokines, jusqu'à deux par jour selon la voie, et jusqu'à neuf prélèvements sanguins effectués sur animal vigile, l'injection de cytokines déclenchant une inflammation douloureuse qui peut faire perdre du poids. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut remplacer "l'animal entier" pour ce type d'essai, et ajoute que ses clients s'engagent à recourir à l'expérimentation animale faute d'autre solution à leur connaissance.

Objectifs

Les maladies inflammatoires de type 2, telles que l’asthme sévère et la dermatite atopique, reposent sur des mécanismes immunologiques complexes impliquant à la fois des signaux initiateurs et des voies d’amplification. Malgré les avancées thérapeutiques, un besoin médical important persiste pour les patients qui ne répondent pas suffisamment aux traitements actuels. Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ciblant l’inflammation de type 2 dans un modèle murin pertinent et reproductible. Le modèle repose sur l'administrationde molécules actives du système immunitaire. Ce modèle permet d’activer de manière contrôlée les voies immunitaires clées impliquées dans l’inflammation de type 2, reproduire des caractéristiques physiopathologiques observées chez l’Homme, et modéliser à la fois les phases d’initiation et d’amplification de la réponse inflammatoire. Les molécules candidates seront administrées selon des schémas préventifs et/ou thérapeutiques afin d’évaluer leur efficacité à réduire les marqueurs d’inflammation, leur impact sur les voies immunitaires ciblées et leur potentiel à moduler des axes clés.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des données précliniques essentielles au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques dans les maladies inflammatoires de type 2. Les bénéfices attendus concernent la validation de nouvelles cibles thérapeutiques impliquées dans les phases d’initiation et d’amplification de l’inflammation, la démonstration de l’efficacité de molécules candidates dans un modèle in vivo pertinent. À terme, ces études pourraient conduire à améliorer la prise en charge des patients atteints d’asthme sévère ou de dermatite atopique modérée à sévère, réduire la fréquence des exacerbations respiratoires et des poussées cutanées et proposer des traitements plus efficaces et mieux tolérés pour les patients insuffisamment contrôlés par les thérapies actuelles.

Procédures

Prélèvements de sang : maximum 9 prélèvements (3 fois par semaine maximum, 30 secondes/souris) sur animaux vigiles et un prélèvement de sang en terminal sous anesthésie gazeuse (30 secondes/souris). Administrations de composés + cytokines : maximum 36 administrations (2x/semaine à 2x/jour selon la voie d’administration; 30 secondes/souris).

Impact sur les animaux

Ce modèle induit des douleurs inflammatoires à l'animal, la douleur pourra générer une perte de poids. L’administration de traitement par injections répétées pourront provoquer de petits hématomes au niveau du site de la piqûre. La contention de l'animal ainsi que la piqure de l'aiguille pour l'injection des traitements entraînent une douleur légère, de courte durée (quelques secondes). Pour les traitements en gavage, aucune douleur n'est attendue mis à part un léger stress (quelques secondes) lié à la contention des animaux. Le produit injecté va permettre, selon l’efficacité des molécules, de réduire les douleurs inflammatoires.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin d'effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques.

Remplacement

Nous proposons dans ce projet de mettre en place un modèle d’inflammation de type 2 chez la souris afin de pouvoir tester in vivo l’efficacité de nouvelles thérapies dans le cadre d’une monothérapie ou d’une combinaison thérapeutique. Ces nouvelles thérapies sont en premier lieu testées et validées sur des lignées cellulaires afin de sélectionner les doses à appliquer in vivo pour l'étude d'efficacité. Cependant, les méthodes substitutives à l’expérimentation animale ne peuvent être utilisées ici puisque nous testons des molécules candidat médicament, tests nécessaires avant l’initiation d’une phase clinique. Aucun modèle expérimental in vitro ou aucune modélisation informatique n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier l’efficacité de molécules thérapeutiques et les interactions entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses inflammatoires. Nos clients s'engagent à ce que la toxicité des composés ainsi que du véhicule fourni soit validée in vitro sur des modèles pertinents avant leur passage en étude in vivo. Ils s’engagent également à recourir au modèle animal car il n’existe pas à leur connaissance d’autre modèle à même d’évaluer l’efficacité de leur molécule.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire (10 souris/groupe) pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou bien de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 2 variables. Le nombre d’animaux a été minimisé tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour détecter l’effet biologique attendu entre le groupe contrôle sain et les groupes malades, caractérisé par une différence significative.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé enrichies avec des enrichissements que nous ferons varier au cours de l’étude : cylindres de coton, des frisures kraft ainsi que des dômes/tunnels et objet de rongeage en bois dès leur arrivée. Cela permettra de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress de l’animal et faciliter la thermorégulation de l’animal. Une grille de score avec des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués. Si des animaux présentent des signes de souffrance au cours de l'étude, un analgésique sera administré et des croquettes humides seront ajoutés dans les cages. Si une amélioration est observée 24h après, et que l’animal est toujours en surveillance renforcée, l’administration d’analgésique pourra être renouvelée (renouvelable à partir de 8h si besoin, sous avis vétérinaire). Dans le cas contraire, l’animal sera mis à mort. Dans le cas d'une analyse de la capacité pulmonaire, la pléthysmographie sera effectuée sous anesthésie générale avec administration d'un analgésique et anesthésique local. La température corporelle sera maintenue constante entre 37 et 38°C par un tapis chauffant.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordre scientifiques, pratiques et éthiques : - Nos modèles d'études ont été développés sur les souches de souris dont les génomes possèdent 99% de similitude avec le génome humain, et ne présentent aucun gène manquant ou supplémentaire pouvant modifier l’intensité de la réponse immunitaire attendue. - La souris est un animal pour lequel les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettent la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. Les animaux sont utilisés au stade adulte (7 semaines minimum) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 160
Souffrances
 -
 -
 120
 40
Devenir
 -
 -
 -
 160

Les souris peuvent développer des microthromboses qui altèrent leur mobilité, et leur respiration ralentit après l'induction de la maladie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes et en réaliser des coupes colorées. Le porteur écrit pourtant que les souris "ne subiront que très peu de contraintes" et résume les perturbations attendues à une douleur d'injection et à la gêne de la contention. L'objet du projet est de départager le rôle de deux molécules inflammatoires, désignées A et B, dans les lésions cardiaques d'une maladie rare, et le bénéfice annoncé se limite à envisager un traitement plus personnalisé lors des crises.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre le rôle exact de deux molécules, appelées pour simplification A et B, dans la gravité des problèmes sanguins et des lésions au cœur dans une maladie rare. Cette maladie, causée par un manque d’une protéine spécifique, provoque la formation de petits caillots dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut bloquer la circulation et endommager des organes comme le cœur. Des recherches précédentes ont montré qu’un médicament qui bloque l’action à la fois de A et de B pouvait réduire les dommages au cœur et au cerveau dans un modèle de souris atteintes de cette maladie. Cela suggère que l’inflammation causée par A et B joue un rôle important dans les lésions observées. On sait aussi que A et B favorisent la libération de substances impliquées dans la formation des caillots et peuvent aggraver les baisses de cellules sanguines. Cependant, on ne sait pas encore précisément quel rôle joue chacune de ces deux molécules A et B. L’objectif du projet est donc de tester, chez la souris, l’efficacité de traitements qui ciblent spécifiquement A ou B ou une molécule liée l’apparition de A et B, pour prévenir les dommages dans le cœur au cours de cette maladie. À ce jour, aucune étude n’a encore permis de déterminer clairement le rôle respectif de A et de B dans cette maladie et les données de ce projet pourront permettre à termes, une thérapie plus précise pour les patients atteints de cette maladie qui souffrent souvent de complications cardio-vasculaires.

Bénéfices attendus

Si nous constatons que A ou B est impliqué préférentiellement dans cette pathologie, nous pourrons envisager un traitement plus personnalisé aux patients lorsqu’ils développent des crises de cette pathologie.

Procédures

Les animaux sont mis en cage d'inhalation pour induire une anesthésie. Ils seront soumis à de la contention et à des injections pouvant leur occasionner un stress et une douleur minime. La douleur est contrôlée par l’utilisation de gouttes analgésiques et d’injection d’analgésique si besoin, en fonction d’une grille de douleur établie préalablement et sur laquelle nous nous appuyons. Les imageries seront d'une durée maximale de 30minutes. A la fin du protocole, les animaux recoivent une anesthésie profonde et constatée et un prélèvement est réalisé afin de récupérer le sang des souris. Ces gestes durent 10 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les perturbations anticipées pour les animaux se résument à la possibilité de ressentir de la douleur, associée à une injection et de la gêne par la contention. Les animaux peuvent également développer des microthromboses qui altèrent leur mobilité. Lors de l'induction de la pathologie, la respiration des animaux est un peu plus lente et revient en moins de 5 minute à la normale. L’imagerie et l'injection de traceurs nécessiteront une anesthésie et pourront engendrer un stress, ainsi qu'une hypothermie. Les

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure, quelle qu'elle soit, afin de récupérer les organes des animaux et réaliser de l'immuno-histochimie sur ces organes, c'est à dire une coupe des organes et des colorations de ces coupes d'organes

Remplacement

La réalisation de ce projet est justifiée par l’impossibilité de les remplacer par un modèle in vitro. A ce jour, il est impossible de reproduire in vitro un vaisseau avec ce qui recouvre les vaisseaux, la totalité des cellules qui circulent dans le sang et les molécules solubles du plasma participant à l’activation des vaisseaux. L’utilisation de l’animal a pour but de reproduire des conditions physiopathologiques intégratives impossible à reproduire in vitro

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum après calcul du nombre de sujet nécessaire pour démontrer un effet des traitements. Le calcul du nombre d'animaux est défini grâce à un logiciel de statistique.

Raffinement

Les animaux ne subiront que très peu de contraintes et la douleur sera minimisée par l'utilisation d'analgésiques. Tous les gestes pratiqués sur les animaux sont réalisés sous anesthésie. Les cages seront enrichies avec du coton, un dôme et/ou un tunnel. De plus, la douleur et la souffrance seront évaluées lors des protocoles tous les jours et la souffrance évaluée par une grille permettant d'établir un score. Cette grille est précise et permet de définir la douleur de l'animal grâce à des critères établis au préalable et reconnus par les vétérinaires. Les animaux ne sont pas seuls dans les cages. Ils seront hébergés dans des cages comprenant au maximum 5 animaux du même sexe, afin d'éviter tout conflit entre eux. Ils sont hébergés avec de la nourriture et de l'eau à volonté. Les salles sont spécialement conçues dans une animalerie agréée avec une température vérifiée quotidiennement et stable, une ventilation continue, et une visite des animaux est organisée quotidiennement avant que l'expérience ne soit réalisée. Une personne est responsable du bien-être de ces animaux

Choix des espèces

Les souris constituent un modèle simple à étudier compte tenu de la taille et de sa disponibilité. Des études ont montré que ce modèle d'étude, la souris, est adapté pour étudier notre pathologie. En effet, la souris présente des similitudes génétiques avec l'homme puisque la souris partage une grande partie de ses gènes avec celui de l'homme. Cette similitude génétique permet d'étudier des processus biologiques fondamentaux et des maladies humaines chez la souris. En outre, les souris sont des animaux de laboratoire relativement petits, faciles à manipuler et à élever en grand nombre. Elle ont un cycle de vie court et l'âge de 12 semaines correspond à une souris jeune adulte. Nous choisissons cet âge étant donné que chez l'homme notre pathologie se développe plutôt chez les jeunes adultes. Nous devons donc choisir chez la souris un jeune âge également. Enfin, les précédentes études de la bibliographie justifient pleinement l'utilisation de souris pour notre pathologie, puisque c'est le modèle qui est le plus similaire à la pathologie développée chez l'homme.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 260
Souffrances
 -
 200
 60
 -
Devenir
 -
 -
 -
 260

Pour établir si des additifs alimentaires et des régimes déséquilibrés en fibres et en graisses favorisent l'implantation de bactéries Escherichia coli associées à la maladie de Crohn, 260 souris mâles porteuses d'un gène humain vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacune suit un régime particulier pendant huit semaines dès le sevrage, reçoit par gavage les bactéries puis un traceur fluorescent, et subit deux prélèvements sanguins sous anesthésie, le second sans réveil. Les collectes de fèces imposent un isolement de dix minutes chaque semaine pendant six semaines, puis trois fois par semaine pendant deux semaines, et soixante souris reçoivent en plus quatorze gavages quotidiens de composés bactériens. Toutes seront tuées pour mesurer l'inflammation intestinale, l'épaisseur du mucus et la composition du microbiote, au service de traitements que le porteur présente comme contribuant au "bien-être" des patients, mot qu'il met lui-même entre guillemets.

Objectifs

Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans le développement et l’entretien des pathologies inflammatoires chroniques de l’intestin telle que la maladie de Crohn. Certaines populations de bactéries dites ‘bénéfiques’ pour l’hôte sont diminuées au détriment de bactéries ‘agressives’ aux propriétés pro-inflammatoires. Une catégorie particulière de bactéries Escherichia coli adhérentes et invasives aux propriétés pro-inflammatoires, colonise anormalement l’intestin grêle de patients atteints de maladie de Crohn. La surexpression d’une protéine au niveau de la muqueuse de l’intestin grêle des patients favorise l’implantation de ces bactéries. Précédemment, il a été montré que l’expression de la protéine humaine au niveau de l’intestin grêle de souris favorise l’implantation de ces bactéries Escherichia coli, offrant un modèle d’étude précieux pour pouvoir tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’objectif du projet est d’évaluer les effets de divers facteurs alimentaires sur le microbiote de l’intestin grêle et plus particulièrement sur ces bactéries adhérentes et invasives. Ce projet permettra de mettre en évidence la capacité de certains additifs alimentaires ou régimes alimentaires déséquilibrés en fibres et en graisses à favoriser l’implantation des bactéries Escherichia coli et à augmenter leurs propriétés agressives. La compréhension des mécanismes sous-jacents permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques visant ces bactéries. La finalité du projet est d’utiliser l’ensemble de ces connaissances pour proposer 2 candidats d’intérêt (microorganismes ou produits issus du microbiote) qui seront testés dans ce modèle murin pour leur capacité à lutter contre le développement des Escherichia coli adhérentes et invasives et ainsi aider à améliorer le bien-être intestinal en rétablissant l’équilibre du microbiote intestinal.

Bénéfices attendus

Les investigations chez l’animal permettront de mieux comprendre les mécanismes qui permettent l’implantation des souches Escherichia coli adhérentes et invasives au niveau de la partie terminale de l’intestin grêle (leur zone de prédilection chez l’Homme) et leur répercussion sur l’écosystème intestinal et sur l’hôte de manière globale. Ce projet prend en compte également un facteur essentiel : l’alimentation. Ce projet permettra de mieux comprendre l’impact de certains régimes alimentaires et des additifs alimentaires sur le microbiote intestinal et sur les bactéries adhérentes et invasives. La finalité du projet est de proposer aux patients atteints de maladie de Crohn des stratégies thérapeutiques personnalisées, visant ces Escherichia coli. Ces options thérapeutiques personnalisées seraient proposées aux patients hébergeant ces bactéries délétères dans le but de maintenir les phases de rémission et/ou d’améliorer l’effet des traitements, contribuant ainsi à leur « bien-être ».

Procédures

Les procédures incluses dans ce projet, comprenant 260 souris, suivent toutes le même schéma expérimental incluant : -une administration de régimes alimentaires spécifiques sous forme de croquettes pendant 8 semaines à partir du sevrage -un prélèvement de fèces par semaine sur animal vigile pendant 6 semaines, puis 3 fois par semaine pendant 2 semaines (isolement des souris le temps de la collecte, maximum 10 minutes). -un gavage sur animal vigile avec les bactéries (préhension + geste = 10 secondes maximum) -un gavage sur animal vigile avec un traceur fluorescent (préhension + geste = 10 secondes maximum) -un prélèvement de sang (100-150µL) sur animal anesthésié -un prélèvement de sang (200-300µL) 7 à 10 jours après le dernier prélèvement de sang sur animal anesthésié, sans réveil. Une des procédure concernant 60 animaux inclut 14 gavages supplémentaires pour administrer les candidats thérapeutiques.

Impact sur les animaux

-Suite à l’infection des souris par les bactéries adhérentes et invasives, nous attendons un faible impact sur le poids, pouvant être dû à un stress post-gavage, et une inflammation au niveau intestinal en raison de l’implantation des bactéries. -Chez les animaux infectés par les bactéries Escherichia coli, certains régimes alimentaires peuvent favoriser l'implantation intestinale de ces souches, induisant une inflammation intestinale supplémentaire. -Deux prélèvements sanguins sont réalisés sous anesthésie sur l'ensemble des animaux, et peuvent induire un stress chez l'animal en périodes péri-anesthésiques et au moment de la contention de quelques secondes de l'animal sous anesthésie. -Lors des prélèvements de feces, les animaux sont isolés le temps de la collecte (10 minutes maximum) une fois par semaine pendant 6 semaines, puis 3 fois par semaine pendant 2 semaines, ayant pour conséquence d'induire un stress chez l'animal en raison de l'isolement. -Les animaux vont recevoir des bactéries ou composés par voie orale (gavage). Ce geste impose une contention de l'animal pendant 2-3 secondes ce qui induit un stress. L'administration quotidienne par gavage de composés bactériens thérapeutiques pendant 14 jours dans une des procédures de ce projet peut induire un stress supplémentaire chez l'animal.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés lors de ces procédures (260 mâles) sera mis à mort à la fin des expérimentations. Il sera prélevé un ensemble d’échantillons biologiques chez l’animal à l’issu de l’expérience pour compléter les données issues des observations cliniques ou encore les données inflammatoires suite à des dosages dans les fèces des animaux : niveaux d’inflammation au niveau des tissus intestinaux, analyses histologiques, mesures de l’épaisseur de la couche de mucus, analyse de microbiotes.

Remplacement

L’effet des régimes alimentaires sur le microbiote intestinal sera étudié en amont de ce projet en systèmes in vitro, telles que des micro-fermenteurs ensemencés avec des selles de patients atteints de maladie de Crohn. Cela permettra de tester un ensemble de régimes et d’additifs alimentaires pour leurs effets sur la stabilité d’un microbiote complet, sain ou pathologique, et sur la virulence de certaines bactéries. Cependant, le but ultime du projet est de se positionner au sein de l’écosystème complet de l’intestin grêle, site de prédilection de certaines bactéries impliquées dans l’inflammation chez les patients atteints de maladie de crohn. Les études en micro-fermenteurs ont une limite : ils ne prennent pas en considération l’hôte : la muqueuse de l’intestin grêle et le mucus qui la recouvre ainsi que le système immunitaire. Or, l’interaction entre l’hôte et le microbiote est cruciale : la réponse immunitaire de l’hôte façonne le microbiote intestinal, et les microorganismes et les produits de leurs métabolismes influent également sur l’hôte en modulant sa réponse immunitaire. L’alimentation est un autre facteur qui peut jouer un rôle fondamental dans cet équilibre, de manière bénéfique ou au détriment de l’hôte. Il est donc nécessaire de travailler à l’échelle de l’organisme entier pour pouvoir étudier les effets de régimes alimentaires spécifiques sur la virulence des de certaines souches de bactéries, dont les Escherichia coli adhérents et invasifs, et sur le microbiote de l'intestin grêle pour pouvoir ensuite proposer des stratégies thérapeutiques participant à rééquilibrer ce microbiote.

Réduction

-Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet (260 souris) a été réduit au minimum dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. Précédemment, une étude publiée dans le même modèle murin a montré qu’un nombre de 6 souris par lot était suffisant pour analyser le comportement des bactéries Escherichi coli adhérentes et invasives au niveau de l'intestin. Les coefficients de variation des données de colonisation obtenues lors de cette expérience étaient acceptables pour une étude exploratoire (10-40% en log10). Le projet concerné par cette DAP implique d’étudier l’impact de régimes et d’additifs alimentaires sur ces bactéries adhérentes et invasives. Or, les réponses vis-à-vis de régimes peuvent varier selon les individus, en particulier en raison de la composition de leur microbiote intestinal. En effet, une variabilité inter-individu a été observé dans un autre modèle murin placé sous un régime riche en sucre et en graisse. Pour pallier à cette hétérogénéité de la réponse biologique, nous avons décidé d'augmenter le nombre d’animaux à 10 individus par lot pour l’ensemble du projet, afin d'espérer conserver un coefficient de variation équivalent à l'expérience exploratoire (10-40%), voire de le diminuer. -De plus, dans le but de diminuer encore le nombre d’animaux au strict nécessaire dans le cadre de ce projet, une des procédures ne sera réalisée que si les effets biologiques recherchés dans la procédure précédente sont notables.

Raffinement

L’expérimentation débutant par la mise à disposition d’un régime alimentaire spécifique pendant 8 semaines dès le sevrage, la période d’acclimatation est de ce fait, intégrée. Pendant cette période, le poids des animaux est mesuré une fois par semaine. Lors de ce contrôle, un prélèvement de fèces est réalisé afin de détecter d’éventuels troubles digestifs en réponse aux traitements et de doser l’inflammation au niveau fécal. Ce contrôle entraine/habitue l’animal à la présence de l’expérimentateur et à la préhension. Lors des 2 à 3 dernières semaines des procédures, après infection des animaux, la surveillance est renforcée : les animaux sont contrôlés 3 fois par semaine. Une grille de score est utilisée pour le suivi des animaux. En fonction de ce score, il faut soit renforcer les surveillances, soit prévoir un mode de soulagement, soit modifier le protocole expérimental. Il sera administré aux souris montrant des signes de souffrance un traitement analgésique pour réduire leur douleur. En fonction de l’évolution de l’état général de l’animal dans les heures qui suivent, un deuxième avis peut être demandé, mais en l’absence d’amélioration, l’euthanasie est considérée. L’animal est immédiatement sorti du protocole, anesthésié et mis à mort selon la réglementation en cours.

Choix des espèces

Le modèle choisi est la souris, modèle fréquemment utilisé dans l’étude de ce type de pathologie et qui dispose d’un grand nombre d’outil de diagnostic et d’analyses. Nous disposons d’un modèle de souris transgénique exprimant une protéine humaine servant de récepteurs pour les bactéries Escherichia coli adhérentes et invasives qui sont étudiées dans le cadre de ce projet. L'expression de cette protéine humaine au niveau de l’intestin grêle chez l’animal est nécessaire pour favoriser l’implantation de ces bactéries. Concernant le stade de développement, les animaux doivent entrer dans le protocole dès le sevrage (environ la 4ème semaine de vie) afin d'être placés sous régime alimentaire spécifique dès qu'ils commencent à s'alimenter par eux-mêmes et ce, pendant 8 semaines. En effet, le microbiote intestinal va subir un changement radical dans sa composition au sevrage en raison du changement d'alimentation. De ce fait, pour ne pas risquer de masquer les effets des régimes alimentaires spécifiques à étudier, il est préférable d'administrer directement ces régimes post-sevrage, sans passer par un régime alimentaire transitoire.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 108
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Opérées trente minutes pour recevoir un cathéter dans la veine jugulaire et une pompe programmable, une partie des souris est ensuite perfusée en hormone de croissance pendant cinq jours, le débit changeant toutes les trois heures. Au total 108 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont 62 nouvelles souris transgéniques et 26 issues d'un autre protocole. La glycogénose est induite chez l'adulte par cinq jours d'injections, la glycémie est mesurée après section de l'extrémité de la queue, et une partie des souris est soumise pendant un mois et demi à un régime qui provoque une fibrose du foie. Le porteur indique que l'induction à l'âge adulte évite les hypoglycémies sévères "qui peuvent être fatales", et rapporte par ailleurs 1 à 2 % de décès, généralement nocturnes, liés à ces hypoglycémies. Toutes seront tuées pour prélever leur foie, leur hypophyse, leur hypothalamus et leurs testicules.

Objectifs

Modif.11/05/26] Alors que le diabète se caractérise par trop de sucre (hyperglycémies) dans le sang, la glycogénose de type 1 est une maladie métabolique rare qui entraine des hypoglycémies (baisse du sucre dans le sang) pouvant être fatales. Elle est due à des mutations génétiques qui empêchent l’organisme de produire du sucre entre les repas, pour maintenir une glycémie stable. Une prise en charge nutritionnelle est basée sur la consommation de sucres complexes comme la Maïzena et sur une prise alimentaire régulière y compris la nuit. Ces patients développent aussi un foie gras, et environ 80% de ces patients présentent des tumeurs du foie, quel que soit le sexe. Cependant, la maladie hépatique n’évolue pas vers le stade de cirrhose (fibrose importante du foie) alors que 80% des tumeurs se développent sur un foie cirrhotique chez les patients diabétiques, avec une prédominance chez les hommes. Grâce au développement d’un modèle de souris viables reproduisant fidèlement la pathologie hépatique de la glycogénose, il a été montré un défaut de sécrétion de l’hormone de croissance. Cette hormone, produite par l’hypophyse, présente une sécrétion différente selon le sexe biologique, ce qui influence son action sur le foie. Notre projet consiste à évaluer l’effet de la libération contrôlée de l’hormone de croissance chez des souris mâles atteintes de glycogénose, afin d’étudier son impact sur l’évolution de la maladie hépatique. Ceci sera réalisé grâce à une mini-pompe programmable délivrant régulièrement l’hormone dans la circulation sanguine ou par des injections quotidiennes sous-cutanées, similaires aux traitements administrés chez l’humain. Les premières observations montrent que ce traitement permet de rétablir partiellement certaines caractéristiques d’un foie sain, et ce, quel que soit le protocole de traitement utilisé. En revanche, ce traitement n’a pas agi sur les gènes liés à l’inflammation ou la fibrose. Pour aller plus loin, de nouvelles expériences ajoutées à ce projet [Modif.11/05/26] incluront des souris soumises à un régime alimentaire déséquilibré connu pour favoriser la fibrose du foie, en comparaison à un régime normal. Les objectifs sont 1) de vérifier si le traitement par injections quotidiennes reste efficace dans ces conditions et peut moduler le développement de la fibrose, et 2) observer les effets après une durée de traitement prolongée.

Bénéfices attendus

Les résultats issus de ce projet permettront de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la maladie hépatique associée à la glycogénose. A partir de nos données préliminaires démontrant un défaut de sécrétion de l’hormone de croissance, nous avons émis l’hypothèse que le rétablissement de sa sécrétion à des rythmes physiologiques devrait permettre de retrouver un contexte hépatique similaire à ce qui est observé chez les patients diabétiques obèses qui présentent aussi un foie gras. Dans le cadre de la glycogénose, quelques rares données suggèrent des perturbations hormonales, en particulier une diminution de la sécrétion de l’hormone de croissance. Ceci explique les retards de croissance observés chez ces patients. Notre étude devrait mettre en évidence que ces perturbations hormonales ont un impact plus large, en particulier sur la progression de la maladie hépatique. Nos résultats pourraient être importants pour la prise en charge d’autres pathologies puisque la pulsatilité de la sécrétion de l’hormone de croissance n’est jamais prise en compte dans les traitements chez l’homme. Une délivrance plus physiologique de cette hormone pourrait éviter les effets secondaires liés à son injection chronique à des doses supra-physiologiques.

Procédures

Afin de sélectionner les souris transgéniques nécessaires au projet, un petit morceau (1mm) de tissu sera prélevé à l’extrémité [Modif.11/05/26] de la pina de l’oreille pour caractériser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes. A l’âge de 6-8 semaines, les souris subiront une injection tous les jours pendant 5 jours (quelques secondes/souris). Environ 4 mois après le développement de la glycogénose, une partie des souris subira une chirurgie afin de poser un cathéter en veine jugulaire et une pompe programmable permettant la délivrance pulsatile d’hormone de croissance. La chirurgie devrait durer au maximum 30 min. Après une période de récupération post-opératoire d’au moins 1 semaine, les souris seront perfusées soit avec une solution d’hormone de croissance, soit avec du sérum physiologique, de façon pulsatile (changement de débit toutes les 3h), pendant 5 jours. [Modif.11/05/26]: Un autre lot de souris subira 1 injection quotidienne d’hormone de croissance pendant 5 jours ou 15 jours (quelques secondes/souris). Un groupe de souris saines et un groupe de souris atteintes de glycogénose seront injectés avec du sérum physiologique et constitueront les groupes de référence (quelques secondes/souris). L’étude sera réalisée sur des animaux nourris en régime standard et sur des animaux nourris pendant 1,5 mois avec un régime connu pour induire de la fibrose au niveau du foie (stade avant le développement de la cirrhose). En fin de protocole, les souris seront mises à jeun pendant 6h avant leur mise à mort. Une prise de sang sera réalisée juste avant la mise à mort. Le prélèvement durera environ 15 secondes.

Impact sur les animaux

A l’âge de 7 jours, les souris transgéniques subissent une biopsie [Modif.11/05/26] de la pina de l’oreille afin de les génotyper. Ceci entraine une légère douleur et un stress lié à la contention des nouveau-nés. L’induction de la glycogénose sera obtenue après une série d’injections en sous-cutané pendant 5 jours, à l’âge de 6-8 semaines, pouvant engendrer une légère douleur. L’immobilisation de la souris ne nécessite pas de contention en main mais peut induire un léger stress. Ces souris peuvent développer des hypoglycémies sévères si elles ne s’alimentent pas régulièrement. Dans ce cas, les souris présentent un mal-être important lié à l’hypoglycémie. Actuellement, la gestion de l’élevage permet de limiter les décès liés aux hypoglycémies sévères, mais 1 à 2% de décès peuvent être rencontrés généralement durant la nuit. Les hypoglycémies peuvent être plus fréquentes lors de l’anesthésie et lors de la mise à jeun en fin de protocole. La glycémie sera mesurée à partir d’une goutte de sang obtenue après section de l’extrémité de la queue ce qui entraine de la douleur Au-delà de 15 mois de maladie, ces souris peuvent développer des tumeurs du foie. Dans ce projet, les souris seront mises à mort au plus tard 6 mois après l’induction de la maladie. Après 4 mois d’induction de la maladie, certaines souris subiront une chirurgie permettant la pose d’un cathéter en veine jugulaire et d’une pompe programmable permettant la délivrance pulsatile d’hormone de croissance. Le risque d’hémorragie lors de la chirurgie est très faible et la chirurgie est susceptible de provoquer de la douleur. [Modif.11/05/26] Un autre lot de souris subira 1 injection/jour pendant 5 ou 15 jours, ce qui peut induire une légère douleur. Le régime qui induit une fibrose du foie peut entrainer une légère perte de poids et, au-delà de 3 mois, ce régime peut avoir des effets délétères sur les fonctions du foie, entrainant un mal-être important chez la souris. L’immobilisation de la souris pour ces injections ne nécessite pas de contention en main mais peut induire un léger stress. Une prise de sang sera réalisée juste avant la mise à mort. La piqure entraine une légère douleur et la contention de l’animal entraine un stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement du foie, de l’hypophyse, du cerveau (hypothalamus) et les testicules afin de réaliser des analyses anatomo-pathologiques et moléculaires

Remplacement

Même s’il est maintenant possible de produire des petits organes en culture qui intègrent les différents types de cellules du foie, la pathologie hépatique de la glycogénose met en jeu un dialogue complexe entre ces cellules du foie et les cellules du système immunitaires de la circulation sanguin ainsi que des régulations hormonales. Une étude préliminaire réalisée in vitro sur des cellules du foie de souris traitées avec de l’hormone de croissance de façon cyclique a permis de valider notre hypothèse de travail. Cependant, il est important maintenant de conserver la physiologie de l'organisme pour comprendre les mécanismes initiés par la pulsatilité de l’hormone de croissance sur le foie. Ce projet nécessite donc de travailler avec un modèle animal permettant de maintenir les interactions inter organes. Dans le cadre de cette étude, l’hypothalamus, l’hypophyse, les testicules, le foie et le sang seront prélevés pour étudier en détail l’ensemble des régulations à l’échelle de l’organisme

Réduction

-Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances de la pathologie étudiée, des modèles animaux, du métabolisme et grâce aux connaissances acquises par les études précédentes. Afin de réaliser une analyse statistique, des groupes de 10 souris maximum, permettront de réaliser à la fois les études moléculaires et histologiques. Des tests statistiques permettront de comparer les différents groupes de souris entre eux. -Dans le but de réduire le nombre d’animaux à produire, certains animaux sont des souris déjà utilisées dans un autre protocole, sans avoir subi de procédures sévères entrainant un mal-être ou une douleur importante. [Modif.11/05/26] -Au total, ce projet réalisé sur 5 ans nécessitera au maximum 108 souris, incluant l’obtention de 62 nouvelles souris transgéniques et de 26 souris « réutilisées ».

Raffinement

-La pathologie est induite uniquement dans le foie des souris à l’âge adulte ; ceci permet d’éviter les hypoglycémies sévères qui peuvent être fatales et de passer la période néonatale. -Contrôle des risques d’hypoglycémie en limitant les efforts des souris pour accéder à la mangeoire (croquettes dans la cage et tétines de biberon longue). En cas d’hypoglycémie, une solution de sucre (glucose) sera administrée à la souris et une partie de la cage sera placée sur une plaque chauffante pour maintenir sa température corporelle. Les animaux seront entraînés à recevoir du glucose à la pipette par voie orale avant l’induction de la maladie. -Afin de limiter la douleur, une crème anesthésiante sera appliquée sur les zones qui peuvent être douloureuses. -Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie avec un traitement analgésique et antalgique adapté pendant plusieurs jours afin de limiter la souffrance, la douleur et le stress de l’animal pendant et après cette chirurgie. Elle sera réalisée dans des conditions d’asepsie afin d’éviter tout risque d’infection. Afin de limiter au maximum le risque d’hypothermie pendant la chirurgie, un module permettant de chauffer la boîte à induction et un tapis chauffant seront utilisés. La glycémie sera aussi contrôlée régulièrement afin d’intervenir au plus tôt pour administrer une solution de sucre. Enfin, tout le suivi post-opératoire se fera dans une pièce permettant de garder les souris à thermoneutralité. [Modif.11/05/26] Un suivi de poids mensuel, puis quotidien pendant la période post-opératoire ou bihebdomadaire lors du changement de régime permettra d’identifier une perte de poids anormale de l’animal. La durée du régime induisant une fibrose du foie sera limitée dans le temps afin de prévenir la survenue de dommages hépatiques et d’un mal-être important. La mise en place d’une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés a permis de déterminer les critères d’arrêt de souffrance à tout moment du projet.

Choix des espèces

En ce qui concerne la régulation de la glycémie, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson, montrent que les régulations ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Nous souhaitons donc réaliser nos expériences avec des modèles animaux, comme la souris, dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Le modèle de souris transgéniques reproduit toute la pathologie humaine de la glycogénose, y compris le développement de tumeurs. Le protocole sera débuté chez des souris adultes âgées d’au minimum 6 à 8 semaines. L’induction de la glycogénose sera réalisée à l’âge adulte ce qui permet d’éviter l’apparition de retard de croissance dû à la maladie et de passer la période périnatale sans phénotype dommageable. Les perfusions [Modif.11/05/26] ou les traitements à l’hormone de croissance seront réalisés 4 mois après le développement de la glycogénose. Seule la biopsie de la pina de l’oreille [Modif.11/05/26] pour génotypage sera réalisée chez les nouveau-nés âgés de 7 jours.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système respiratoire
Souris : 256
Souffrances
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Devenir
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 256

Une substance qui provoque une fibrose pulmonaire est administrée directement dans les voies respiratoires par incision de la trachée, en cinq à sept minutes par souris sous anesthésie. 256 souris vont être utilisées, toutes tuées pour le prélèvement des poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une fois la fibrose installée, elles reçoivent au niveau des cordes vocales un vecteur qui active un gène favorisant le cancer, puis quatre injections dans la cavité abdominale sur animal réveillé. Le porteur annonce essoufflement, fatigue et perte de poids, et affirme que l'impact du cancer "reste ici limité" parce que l'étude s'achève au vingt-huitième jour, avant que la maladie ne soit trop avancée.

Objectifs

La fibrose pulmonaire est une maladie où les poumons s'abîment et se couvrent de cicatrices, ce qui rend la respiration très difficile. C'est une maladie grave et, malheureusement, les personnes qui en souffrent développent souvent aussi un cancer du poumon. Soigner ces patients est un vrai défi pour les médecins. Comme leurs poumons sont déjà très fragiles, ils supportent mal les traitements habituels comme la chirurgie ou les médicaments contre le cancer, qui peuvent parfois aggraver leur état. Aujourd'hui, il existe de nouveaux médicaments pour ralentir la fibrose, mais le cancer reste un grand danger. On ne sait pas encore exactement pourquoi ces tumeurs apparaissent. Notre idée est que le changement profond de la structure du poumon à cause de la fibrose finit par « réveiller » des signaux qui poussent les cellules à devenir cancéreuses. Nous pensons que ce type de cancer est particulier et différent des autres. En comprenant mieux ces mécanismes, nous espérons trouver des solutions mieux adaptées pour protéger et soigner ces patients.

Bénéfices attendus

Le cancer du poumon est l'un des plus fréquents et des plus graves au monde. Notre étude se concentre sur un groupe de patients très précis : ceux qui développent une tumeur alors qu'ils souffrent déjà d'une fibrose pulmonaire. L'objectif est de comprendre comment ce tissu pulmonaire déjà abîmé influence la croissance du cancer. En décryptant mieux le fonctionnement de cette maladie chez ces patients particulièrement fragiles, nous espérons ouvrir la voie à des traitements plus ciblés et mieux adaptés. Nous allons notamment tester si le blocage de certains mécanismes du processus inflammatoire pourrait constituer une nouvelle piste thérapeutique prometteuse pour améliorer leur prise en charge.

Procédures

Dans ce projet, les souris seront soumises à des interventions réalisées sous anesthésie générale afin de limiter toute douleur ou stress. Les animaux recevront une seule administration par voie chirurgicale, d’une substance utilisée pour provoquer une fibrose pulmonaire, directement dans les voies respiratoires (via une incision de la trachée). Cette administration sera réalisée chez des animaux endormis permettant une diffusion homogène dans les poumons. La procédure d’injection dure entre 5 et 7minutes par souris. Une fois la fibrose établie, les animaux recevront une seule administration dans les voies aériennes (au niveau des cordes vocales) d’un vecteur permettant l’activation d’un gène favorisant le cancer. Cette étape dure environ 5 minutes. Ils recevront ensuite une injection dans la cavité abdominale d’une molécule pour regarder son effet sur le développement tumoral dans le contexte de la fibrose pulmonaire (4 injections espacées de 48h sur animal réveillé). Ce geste dure moins de 1 minute.

Impact sur les animaux

Le déclenchement de la fibrose pulmonaire chez la souris peut provoquer un essoufflement, une fatigue générale et une perte de poids. Bien qu'il n'existe pas encore de données publiées sur l'influence exacte de la fibrose sur le développement des tumeurs dans ce modèle précis, nos premières observations montrent une augmentation des lésions précoces au bout de deux semaines. Même si le cancer peut affecter le quotidien des animaux, son impact reste ici limité car l'étude se termine volontairement au 28ème jour, bien avant que la maladie ne soit trop avancée. Les effets indésirables du cancer peuvent ainsi comprendre une modification de l’apparence, du comportement, fatigue, perte de poids et difficultés respiratoires.

Devenir

Les poumons seront prélevés après l’euthanasie de l’animal.

Remplacement

Pour l'instant, il n'existe pas de méthode de remplacement permettant de reproduire fidèlement la réaction d'un poumon entier en cas de fibrose pulmonaire. En effet, pour bien comprendre comment le système immunitaire réagit dans les poumons, il est indispensable d'observer comment les cellules de défense arrivent d'autres parties du corps par le sang, un mécanisme impossible à simuler totalement de manière artificielle. Ce constat s'appuie sur des échanges réguliers avec d'autres experts lors de congrès internationaux, ainsi que sur une analyse très poussée des recherches publiées entre 2010 et 2025 dans les bases de données scientifiques de référence. Bien que notre laboratoire utilise déjà des techniques innovantes, comme des mini-organes créés en éprouvette ou des fragments de tissus humains, ces modèles ont leurs limites : ils ne possèdent pas encore de système immunitaire complet et ne peuvent pas montrer le mouvement des cellules dans l'organisme, ce qui nous oblige à maintenir ces études pour obtenir des réponses précises. Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de recourir à un organisme entier vivant.

Réduction

Des stratégies d’optimisation de l’utilisation de chaque animal seront appliquées afin de respecter le principe de réduction : collecter le maximum d’organes de toutes les souris expérimentales, partage des tissus/organes au sein de notre unité de recherche, tri et utilisation de cellules vivantes extraites des tissus pulmonaires et modélisation informatique. Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Pour garantir la fiabilité des résultats, des méthodes de contrôle seront appliquées : la répartition aléatoire (randomisation), qui consiste à distribuer les souris au hasard dans les groupes pour qu’ils soient parfaitement comparables, et l’analyse en aveugle, où le chercheur évalue les échantillons sans connaître le traitement reçu par l’animal. Ces précautions assurent une neutralité totale et évitent que des attentes personnelles ou des différences individuelles n’influencent involontairement les conclusions de l’étude.

Raffinement

Pour garantir le bien-être des animaux tout au long de l'étude, nous veillons avant tout à respecter leur nature sociale en évitant de les isoler ; ils resteront donc en groupe dans leurs cages pour limiter le stress. Lors des interventions techniques, comme les injections dans les voies respiratoires, les animaux sont systématiquement placés sous anesthésie profonde pour qu'ils ne ressentent aucune douleur. De plus, un médicament antidouleur leur est administré en amont de la procédure afin d'assurer un réveil et une récupération dans les meilleures conditions possibles. Enfin, leur cadre de vie est amélioré par ce qu'on appelle l'enrichissement du milieu : ils disposent de coton pour nicher, de tunnels pour se cacher et d'une alimentation spécifique sous forme de gel, très nutritive et facile à consommer, afin de favoriser leur confort quotidien. L'équipe de recherche et le personnel de l'animalerie assurent une attention constante aux animaux en vérifiant chaque jour leur apparence physique et leur capacité à se déplacer normalement. Dès leur réveil après une intervention et jusqu'à la fin de l'étude, les animaux font l'objet d'un suivi rigoureux et quotidien. Pour garantir une évaluation objective, les chercheurs utilisent une grille de critères précis qui passe en revue l'aspect des yeux ou du pelage, le comportement social, la respiration, ainsi que l'évolution du poids. En cas d’altération de l’état générale de la souris selon les critères observées, la surveillance est renforcée pendant 24h. Si aucune amélioration n’est constatée, l’animal est euthanasié.

Choix des espèces

D’une part, les modèles de fibroses pulmonaires chez la souris sont largement décrits dans la littérature et reproduisent des aspects cliniques clés de la fibrose humaine. Les souris offrent aussi la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et de cibler le rôle d’une molécule en particulier dans le poumon. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, entre 8 et 12 semaines. La fibrose pulmonaire est une pathologie du sujet adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 432
Souffrances
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 144
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Devenir
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 432

Nourris par une sonde introduite par la bouche jusqu'à l'estomac, matin et soir du 3e au 7e jour de vie, avec un lait contenant une substance qui provoque une inflammation intestinale, 432 souriceaux subissent aussi trois passages quotidiens de dix minutes dans une chambre où l'oxygène est abaissé de 21 à 5 %. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré à sévère, avec douleur abdominale, diarrhée, sang dans les selles, altération de l'état général et décès parmi les effets attendus. Certains reçoivent au 6e jour une insufflation de dioxyde de carbone dans l'abdomen, que le porteur décrit comme réalisée sous anesthésie générale afin qu'ils ne ressentent aucune douleur, tout en signalant une perforation d'organe suivie du décès et une perforation possible de l'œsophage lors du passage de la sonde. Des tests comportementaux sont annoncés au 30e et au 45e jour de vie, sans que le document précise lesquels. Tous sont tués, à 8 jours pour prélever intestins, cerveaux, sang, foie et rate, à 50 jours pour prélever les cerveaux.

Objectifs

L’entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) est une maladie grave de l’intestin du nouveau-né prématuré, correspondant à une inflammation sévère pouvant abîmer voire détruire une partie de l’intestin. Elle est responsable d’un état inflammatoire général prolongé avec un risque élevé de complications et de décès (15–30 %). Elle peut également avoir des effets sur le développement cérébral. En effet, elle est associée à une augmentation de la survenue de troubles du neurodéveloppement (TND) sans que l’on ne comprenne encore pourquoi. Les troubles du neurodéveloppement regroupent plusieurs difficultés liées au développement du cerveau pendant l’enfance et peuvent inclure par exemple des difficultés pour apprendre, se concentrer, communiquer ou interagir avec les autres. L’hypothèse principale pour expliquer ces séquelles neurologiques est que l’inflammation due à l’entérocolite perturberait le développement du cerveau chez ces nouveau-nés très fragiles. Le traitement de l’ECUN repose initialement sur les antibiotiques et la mise au repos de l’intestin (mise à jeûn). Si l’intestin se perfore ou si l’état du nouveau-né s’aggrave malgré ce traitement, une opération devient nécessaire. La chirurgie se fait classiquement par laparotomie, c’est-à-dire par une large ouverture abdominale. Une technique plus récente et moins invasive peut être utilisée. Il s’agit de la coelioscopie néonatale. Il s’agit d’une technique chirurgicale peu invasive. Elle consiste à faire de petites incisions dans le ventre pour introduire une caméra et des instruments. Le ventre est légèrement gonflé avec un gaz (le dioxyde de carbone) afin de créer de l’espace et permettre de voir et d’explorer les organes. Seulement 8 % des chirurgiens pédiatres dans le monde utilisent la coelioscopie dans la prise en charge des ECUN. Les études ont montré une diminution significative de l’inflammation chez les nouveau-nés ayant bénéficié d’une coelioscopie. L’hypothèse est l’effet anti-inflammatoire du CO2 insufflé lors de la cœlioscopie et son interaction directe avec l'intestin. Notre projet de recherche a pour objectif d’étudier l’effet anti inflammatoire et notamment neuroprotecteur de l’insufflation intra-abdominale de CO2 sur un modèle d’entérocolite chez la souris. L’intégralité de ce travail aura une application directe sur le protocole de prise en charge chirurgicale des entérocolites des nouveau-nés prématurés, et sur leur pronostic.

Bénéfices attendus

Un enfant né prématuré sur trois aura des TND. La survenue de ces troubles est plus fréquente en cas d’ECUN associée. En effet, plus de 50% des nouveau-nés prématurés avec ECUN auront un trouble du neurodéveloppement. Les effets de l’entérocolite sur le cerveau des nouveau-nés n’ont pas encore été élucidés. Avec ce projet, nous cherchons à comprendre d’une part l’association entre TND et entérocolite en étudiant l’impact de l’inflammation sur le développement du cerveau des nouveau-nés. Nous cherchons à comprendre d’autre part la baisse de l’inflammation et la meilleure évolution des nouveau-nés ayant bénéficié d’une coelioscopie, qui ont été constaté chez les patients. Seulement 8 % des chirurgiens pédiatres dans le monde utilisent la coelioscopie dans la prise en charge des ECUN. Les résultats de nos expériences précliniques, s’ils s’avèrent positifs, constitueraient un pré requis indispensable à la généralisation de l’exploration coelioscopique chez les nouveau-nés atteints d’ECUN. L’intégralité de ce travail aura une application directe sur le protocole de prise en charge chirurgicale des ECUN, et sur leur pronostic à court et long terme.

Procédures

Les animaux seront soumis à quatre types d’intervention : - Une alimentation par une fine sonde orogastrique (fin tube introduit par la bouche, jusqu'à l'estomac) avec une solution lactée matin et soir du 3ème au 7ème jour de vie. La composition de la solution lactée diffère entre les groupes. Certains souriceaux recevront du lait à usage vétérinaire. D’autres souriceaux recevront du lait à usage vétérinaire contenant une substance qui provoque de l’inflammation intestinale (Dextran Sodium Sulfate). Cela permet de reproduire, chez la souris, une entérocolite similaire à celle observée chez les nouveau-nés prématurés. - Un maintien pendant 10 minutes trois fois par jour du 3ème au 7ème jour de vie dans une chambre avec une concentration en oxygène abaissée de 21 à 5%. - Au 6ème jour de vie, certains souriceaux auront une insufflation de CO2 dans l’abdomen, c’est à dire qu’ils recevront une faible quantité de gaz dans la cavité abdominale à l’aide d’un très fin tube. Cette procédure sera réalisée sous anesthésie générale afin que les animaux ne ressentent aucune douleur. Le gaz sera administré pendant 10 minutes avec une pression très faible et contrôlée. Chaque souris concernée recevra cette intervention une seule fois. - Une IRM cérébrale sera réalisée sur chaque souris autour du 40ème jour de vie. Celle-ci sera réalisée sous anesthésie générale pour obtenir une immobilité parfaite.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent tout d’abord subir un stress temporaire lors : des manipulations, de la séparation ponctuelle avec la mère chez les souriceaux, des tests comportementaux, et du transport des animaux vers les salles d’expérimentation. Ils peuvent ensuite être sujets aux symptômes d’entérocolite : douleur abdominale, diarrhée, sang dans les selles, altération de l’état général, décès. L’administration du lait par voie orogastrique (sonde introduite par la bouche jusqu’à l’estomac) présente également des risques : l’introduction de cette sonde peut entrainer un stress et un inconfort liés au passage de la sonde et à la contention. Dans de rares cas des complications peuvent survenir, comme une fausse route ou une perforation de l’œsophage. De plus, bien que cela reste exceptionnel, une perforation d’organe suivi du décès peut survenir lors de l’introduction du petit tube d’insufflation de CO2. Pour finir, ils présentent un risque de décès provoqué par les produits anesthésiants lors des procédures réalisées sous anesthésie générale.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de réaliser les prélèvements tissulaires post-mortem : - A l’âge de 8 jours : prélèvement des intestins pour caractériser l’entérocolite, des cerveaux pour analyse de l’architecture cérébrale et des conséquences cérébrales de l’inflammation, du sang, du foie et de la rate pour caractériser l’inflammation. - A l'âge de 50 jours : prélèvement des cerveaux pour caractériser l’architecture cérébrale.

Remplacement

Les effets de cette maladie sur le cerveau et sur le système de défense du corps ne peuvent pas être étudiés correctement sans utiliser un animal entier. Il n’est pas possible de tester cette approche uniquement sur des cellules en laboratoire ou à l’aide d’un logiciel, car ces méthodes ne permettent pas de reproduire toute la complexité de la maladie. La souris est un animal souvent utilisé en recherche médicale pour les modèles d'entérocolite. Elle permet d’étudier cette maladie de manière fiable, car son organisme réagit d’une façon comparable et adaptée à ce type d’étude.

Réduction

Le modèle de maladie utilisé a été mis au point pour provoquer des lésions de l’intestin tout en limitant la gravité de l’état des jeunes souris, permettant de limiter la souffrance et de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’étude. Une surveillance au minimum quotidienne est mise en place afin d’apprécier l’état des souriceaux. Plusieurs examens sont réalisés sur les mêmes animaux au cours de l’étude, ce qui permet de recueillir un maximum d’informations tout en limitant le nombre total de souris nécessaires. Le nombre de souris est réduit au strict nécessaire à l’obtention de résultats fiables.

Raffinement

Toutes les interventions sont réalisées par du personnel formé et autorisé. Cela concerne notamment l’alimentation des jeunes souris à l’aide de la sonde, l’anesthésie, les insufflations dans l’abdomen. Les animaux sont hébergées dans des conditions adaptées à leur bien-être : alternance jour/nuit régulière, température stable, eau et nourriture à volonté. Les cages contiennent du papier doux pour leur permettre de construire un nid. Les mères et leurs petits ne sont pas dérangés avant le troisième jour de vie. Lors des manipulations, la séparation est la plus courte possible et les petits sont maintenus au chaud avant d’être replacés auprès de leur mère. Pendant la période où la maladie est provoquée, les animaux sont observés deux fois par jour (poids, comportement, état général). Des règles précises sont suivies pour décider si un animal doit être euthanasié plus tôt afin d’éviter toute souffrance inutile. L’administration du gaz dans l'abdomen est réalisée sous anesthésie générale afin que les animaux ne ressentent pas de douleur. Le matériel utilisé permet de délivrer une pression très faible, adaptée à la taille des jeunes souris. Les animaux sont surveillés en permanence pendant et après l’anesthésie. Les tests de comportement sont réalisés dans une salle calme. Les animaux sont d’abord habitués à l’environnement et sont manipulés avec douceur.

Choix des espèces

Parmi les modèles animaux d’ECUN, le rongeur est largement utilisé dans la littérature. Plusieurs études sur les conséquences de l’insufflation du CO2 chez la souris ont été publiées précédemment. L’insufflation de CO2 intra-abdominale chez la souris est facilement réalisable, reproductible et ne nécessite qu’un seul point de ponction. Notre modèle d’entérocolite est induit chez des souriceaux du 3ème au 7ème jour de vie car ils ont à cet âge, un développement cérébral comparable à celui d’un nouveau-né prématuré. Les tests comportementaux sont réalisés pendant la période de l’acquisition motrice puis plus tard au 30ème et 45ème jours de vie correspondant aux périodes d’adolescence et de jeune adulte, à la recherche de troubles du neurodéveloppement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 480
Souffrances
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 480
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Devenir
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 480

Soumises à trois jeûnes nocturnes de douze heures, puis à des prélèvements sanguins pratiqués au niveau de l'œil sous anesthésie, 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées ensuite par dislocation cervicale. Le projet compare la production d'un médiateur inflammatoire après un repas entre des souris porteuses d'une mutation rendant ce système plus actif, des souris ordinaires et des souris privées de certains éléments du système immunitaire. Le porteur qualifie la mise à jeun d'"indispensable" à la réalisation de tests métaboliques. Il justifie par ailleurs le recours à l'animal par la complexité de la réponse immunitaire "contre les infections sévères" et invoque un modèle d'infection "bien validé", alors que le protocole décrit ne comporte aucune infection.

Objectifs

L’inflammation est une réaction normale et bénéfique de l’organisme, car elle aide à lutter contre les infections et à réparer les tissus. Cependant, lorsqu’elle devient chronique ou excessive, elle peut avoir des effets néfastes et contribuer au développement de maladies métaboliques comme le diabète. Nous nous intéressons à une protéine située à l’intérieur des cellules et impliquée dans la modulation de la réponse inflammatoire. Lorsque cette protéine est activée, elle entraîne la production d’une molécule essentielle de l’inflammation, un médiateur pro-inflammatoire bien connu. Une alimentation trop riche ou un excès de nutriments peuvent activer ce système et favoriser une inflammation légère mais persistante, souvent associée à des troubles métaboliques. Notre équipe a identifié de nouveaux mécanismes qui régulent cette protéine et montré que certaines modifications chimiques de celle-ci peuvent influencer son activité. Pour mieux comprendre ces phénomènes, nous étudions des souris porteuses d’une mutation qui rend ce système légèrement plus actif. Nous comparerons leur production de ce médiateur clé de la réponse immunitaire après un repas à celle de souris normales et de souris dépourvues de certains éléments du système inflammatoire. Pour cela, les animaux subiront une période de jeûne nocturne, suivie d’une réalimentation pendant deux heures, puis d’un prélèvement sanguin destiné à analyser différents marqueurs de l’inflammation. Ces travaux visent à mieux comprendre le lien entre nutrition, inflammation et maladies métaboliques, afin d’éclairer les mécanismes en jeu et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Plus largement, ces expériences aideront à comprendre la réponse inflammatoire transitoire après un repas et le rôle de certaines protéines dans ce processus, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements, par exemple en ciblant les médiateurs pro-inflammatoires et des protéines impliquées dans la modulation de la réponse inflammatoire.

Procédures

Chaque souris est soumise à 3 jeûnes de 12h, 6 pesées (5sec chacune) et 3 prélèvements sanguins sous anesthésie (durée 5 secondes).

Impact sur les animaux

La mise à jeun pendant la nuit peut induire un certain stress chez la souris. Toutefois, cette procédure est indispensable pour la réalisation de tests métaboliques, conformément aux pratiques couramment utilisées dans ce domaine. Elle permet d’harmoniser le statut métabolique des animaux avant l’étude des marqueurs métaboliques et immunologiques après le repas. Les prélèvements sanguins au niveau de l’œil peuvent également être sources de stress ou d’inconfort. Cependant, ils seront réalisés sous anesthésie générale, complétée par l’application d’un analgésique local (pommade oculaire) afin de limiter la douleur et d’assurer le bien-être des animaux.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans procédure seront mis à mort selon une méthode réglementaire. Les souris seront euthanasiées par la dislocation cervicale après la procédure.

Remplacement

Un modèle utilisant uniquement des cellules isolées ou l’utilisation d’outils informatiques ne pourraient refléter toute la complexité de la réponse du système immunitaire contre les infections sévères et les relations entre les cellules de l’immunité. L’étude sur un animal entier est donc indispensable à visée exploratoire et nous utiliserons un modèle d’infection bien validés dans d’autres études..

Réduction

Le calcul du nombre d’animaux par groupe a été réalisé afin de pouvoir mettre en évidence des différences significatives entre les groupes. Au cours de chaque expérience, de multiples analyses utilisant des techniques différentes seront réalisées sur les différents prélèvements afin de minimiser le nombre de souris utilisé. L’utilisation des mâles et des femelles limitent ainsi la perte d’animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales ont été optimisées pour réduire au maximum l’inconfort et le stress subis par les animaux. Leur bien-être est scrupuleusement pris en compte dans la procédure. L'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés avec un enrichissement systématique. De plus, les souris seront hébergées en groupe. Les personnes réalisant les différentes procédures respecteront les règles éthiques lors des manipulations et mises à mort des animaux. La surveillance des animaux deux fois par semaine nous permettra d'identifier précocement tout changement physique (blessure), ou de comportement qui sont des signes de stress. Des points limites bien définis permettent de limiter la souffrance animale a minima.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie, avec un large choix de solutions techniques dédiées disponibles commercialement. Des modèles génétiquement modifiés sont d'ores et déjà disponibles. Il s'agit de jeunes adultes (6 à 24 semaines) dont le système immunitaire est à maturité.