Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
  • 340 projets autorisés en juin 2026 (01/07/2026)
67 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 36
Souffrances
 -
 36
 -
 -
Devenir
 -
 -
 36
 -

Objectifs

Les modes d’alimentation des ruminants domestiques sont très variables et offrent des possibilités plus ou moins importantes d’exprimer leur comportement alimentaire. Des études montrent que, lorsqu’ils en ont la possibilité, les ruminants sélectionnent des régimes diversifiés et que cette diversité peut stimuler l’ingestion. Il apparaît ainsi pertinent d’évaluer les effets de la monotonie alimentaire sur la satisfaction des besoins comportementaux, ainsi que le potentiel de la diversification alimentaire comme forme d’enrichissement du milieu. Par ailleurs, des travaux suggèrent que les différences individuelles de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives influencent les comportements alimentaires, notamment les stratégies de recherche de nourriture et la plasticité comportementale. Toutefois, le lien entre ces profils individuels et la motivation intrinsèque pour certains types de ressources, comme la diversité alimentaire, reste peu exploré. De plus, une préférence pour des régimes alimentaires variés est souvent observée, mais pas systématique et les déterminants de ces variations interindividuelles restent mal compris. Ce projet vise à déterminer si les différences interindividuelles en termes de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives sont associées à la motivation pour des stimuli diversifiés (olfactifs ou alimentaires) chez des agnelles. Les objectifs sont (1) d’évaluer la faisabilité d’un paradigme expérimental de labyrinthe spatial à difficulté modulable permettant d’évaluer des caractéristiques individuelles de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives, (2) d’évaluer si des stimuli olfactifs diversifiés possèdent une valeur motivationnelle suffisante pour entrer en conflit avec la motivation sociale de rejoindre des congénères, (3) de déterminer si la diversité des aliments proposés (vs. le même aliment, situation monotone) possède une valeur motivationnelle suffisante pour entrainer un éloignement du groupe social (situation de conflit motivationnel), (4) explorer le potentiel lien entre motivation pour la diversité et profils individuels Nos hypothèses sont que les agnelles : - présenteront des profils de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives variés, - montreront une motivation (liée aux profils individuels variés) plus élevée pour les ressources diversifiées, se traduisant par un retard à rejoindre leurs congénères ou une plus grande propension à s’en éloigner,

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de cette étude sont de mieux caractériser la valeur motivationnelle de la diversité alimentaire chez des ovins, au-delà de la simple mesure de consommation ou de préférence. En mettant l’accès à une ressource diversifiée en conflit avec le maintien de la proximité sociale, ce projet visera à évaluer si les animaux sont prêts à fournir un effort comportemental pour accéder à cette diversité. Les résultats contribueront ainsi à déterminer si la diversité alimentaire peut être considérée comme une forme d’enrichissement, susceptible de favoriser l’exploration, le choix et le contrôle de l’environnement alimentaire, et donc de participer au bien-être des ovins. Par ailleurs, l’exploration du lien entre les préférences alimentaires et les profils individuels de cognition et de réactivité émotionnelle permettra de mieux comprendre l’origine des variations interindividuelles observées dans les comportements alimentaires. Cela pourrait donc contribuer à identifier les mécanismes sous-jacents à ces différences, encore peu documentés chez les animaux d’élevage. À plus long terme, ces connaissances fondamentales pourraient être valorisées dans les systèmes d’élevage ovins, par exemple en permettant le développement de stratégies de conduite plus adaptées aux profils individuels (ajustement de la diversité des aliments mis à disposition, mise en place de rotations de ressources alimentaires…). Ces approches pourraient permettre de mieux répondre aux besoins individuels des animaux et ainsi contribuer à l’amélioration de leur bien-être.

Procédures

Isolement social des animaux (avec maintient du contact olfactif et auditif), au cours de 18 sessions de 5 ou 10min maximum

Impact sur les animaux

Les périodes de test impliqueront un isolement social partiel et temporaire, pouvant être perçu comme relativement stressant par les animaux ; cet isolement (n’excédera pas 10min par individu). L’utilisation du dispositif expérimental, qui constitue un nouvel environnement pour l’animal, est susceptible d’induire une réponse de stress. Ce projet implique également une légère restriction alimentaire (de 4 à 5h par jour) lors des tests, mais l’eau restera ad libitum.

Devenir

À l’issue de la procédure expérimentale, les animaux seront réintégrés dans le troupeau reproducteur de l’unité expérimentale, Ce choix est justifié par la nature non invasive des procédures utilisées dans ce projet, qui n’altèreront pas l’intégrité physique ou de l’état sanitaire des animaux. L’état sanitaire et comportemental des animaux sera vérifié avant leur réintégration dans le troupeau.

Remplacement

Il n’existe pas à notre connaissance de données bibliographiques documentant le lien entre le profil cognitif et de réactivité émotionnelle des ovins et leur motivation pour la diversité alimentaire. L’espèce ovine est ici le modèle d’intérêt, et seul l’animal dans son intégralité peut permettre de répondre aux objectifs puisqu’ils nécessitent d’évaluer des réponses comportementales complexes impliquant cognition et interactions sociales. Aucun modèle in vitro ou autre méthode alternative ne permettrait de reproduire ces processus.

Réduction

L’effectif de 36 agnelles est compatible avec le nombre minimum nécessaire pour pouvoir mettre en évidence des différences statistiquement significatives sur les variables étudiées, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés conformément au principe de réduction. Ce nombre est cohérent avec les effectifs rapportés dans la littérature utilisant des paradigmes similaires chez les ovins.

Raffinement

Les tests se dérouleront en extérieur ; cependant les biais liés par exemple au passage d’engins agricoles ou de randonneurs seront limités car l’unité expérimentale est un milieu contrôlé, interdit aux extérieurs et où les activités agricoles seront contrôlées pendant la procédure. De plus, les études sur lesquelles ce paradigme est basé ( ont également conduit leur test en extérieur et n’ont pas, à notre connaissance, vu leurs résultats biaisés.

Choix des espèces

L’objectif du projet est d’évaluer les effets d’une offre alimentaire diversifiée sur le comportement et le bien-être des ovins. L’espèce ovine est un modèle pertinent pour cette étude, ces animaux ayant une forte motivation sociale (espèce grégaire) et pouvant être élevés dans des conditions très contrastées sur le plan alimentaire (continuum entre longues phases de monotonie vs pâturage de prairies très diversifiées). Par ailleurs, les travaux antérieurs suggérant une sensibilité à la diversité alimentaire ont largement porté sur l’espèce ovine, nous fournissant ainsi un cadre scientifique solide. L’espèce ovine, en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle de ruminants d’élevage est donc pertinente pour ce projet. Les animaux utilisés seront des agnelles âgées d’environ 8 mois au début du projet. Ce stade de développement a été choisi pour permettre une homogénéité physiologique entre les individus et éviter que les comportements soient influencés par la maturation sexuelle, la gestation ou la lactation. Les animaux seront également assez âgés pour avoir des capacités cognitives suffisamment développées pour permettre la réalisation des tests prévus dans le temps impartis.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Macaques à longue queue : 3
Souffrances
 -
 -
 3
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Devenir
 -
 -
 3
 -

Objectifs

Ce projet concerne le développement d’un nouveau médicament destiné au traitement de maladies neurodégénératives graves, comme la sclérose latérale amyotrophique. Les études déjà réalisées chez plusieurs espèces animales ainsi que chez des volontaires sains ont montré que ce médicament est bien toléré et ne présente pas de toxicité notable. Actuellement, ce traitement est administré par injection intraveineuse plusieurs fois par semaine à l’hôpital. Ce mode d’administration est contraignant pour les patients, car il nécessite des interventions répétées par du personnel médical, et entraîne des coûts élevés. L’objectif principal du projet est de développer une forme du médicament pouvant être prise par voie orale, sous forme de comprimé. Cette approche vise à simplifier le traitement, en le rendant plus facile à administrer et plus adapté à une utilisation sur le long terme. Le projet a pour but de vérifier si cette nouvelle formulation permet au médicament de passer correctement dans la circulation sanguine et de rester suffisamment longtemps dans l’organisme pour agir. Ces paramètres seront étudiés chez des primates non humains, afin d’obtenir des informations pertinentes pour une utilisation future chez l’Homme. À terme, cette nouvelle voie d’administration pourrait améliorer la prise en charge des patients et permettre d’envisager l’utilisation de ce médicament dans d’autres maladies neurodégénératives chroniques, comme la maladie d’Alzheimer.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet permettra d’établir l’intérêt de la formulation de comprimés pour l’administration par voie orale d’un nouveau médicament qui est prometteur pour les pathologies neurodégénératives (diminution des symptômes ou de l'avancée des maladies) pour ensuite poursuivre avec des études d’efficacité puis des études réglementaires de mise sur le marché d’un nouveau médicament. Si ce projet démontre que l’administration du médicament par voie orale est équivalente à l’administration par voie intraveineuse cela permettra aux patients de bénéficier d’un meilleur confort de traitement.

Procédures

Dans ce projet, les 3 animaux sont soumis à : - Trois périodes d’isolement en cage individuelle (sans isolement visuel et olfactif avec ces congénères) pendant une durée

Impact sur les animaux

Ce nouveau médicament a déjà été évalué chez plusieurs espèces animales dont le macaque cynomolgus et n’a pas montré d’effet indésirable après administration par voie intraveineuse. Nous ne connaissons pas les éventuels effets indésirables après administration par voie orale. Les administrations et les prélèvements sanguins réalisés en contention vigile engendreront du stress et une douleur liée à la piqûre, et les prélèvements sanguins répétés pourront entrainer l’apparition d’hématomes.

Devenir

Tous les animaux (3) sont gardés en vie à la suite de cette procédure. Ils seront examinés par un vétérinaire pour vérifier qu’ils ont recouvré leur état de santé en fin de protocole.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives pour remplacer le présent projet. Des études in vitro ont déjà été réalisées mais ne permettent pas de reproduire toutes les conditions représentant la complexité d'un système digestif humain. Le modèle animal est donc nécessaire pour évaluer le passage dans le sang et l'élimination de ce nouveau médicament après administration par voie orale dans le temps.

Réduction

Étant donné que ce nouveau médicament est éliminé rapidement de l’organisme, l’utilisation continue des 3 mêmes animaux au cours de l’étude est possible, tout en respectant des phases de repos (2 à 3 semaines) entre les différentes phases expérimentales. Le nombre pertinent d’animaux retenu est de 3 par phase. Ce choix repose sur des données issues d’études antérieures réalisées chez le primate non-humain, notamment lors d’injections intraveineuses de ce nouveau médicament, ainsi que sur l’analyse d’études similaires rapportées dans la littérature. Dans ces travaux précédents, un effectif de 3 animaux par groupe avait permis d’obtenir des résultats satisfaisants concernant le passage du médicament dans la circulation sanguine ainsi que son élimination. Ainsi, cet effectif est considéré comme scientifiquement pertinent pour générer des données fiables tout en respectant le principe de réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

- Hébergement : Les animaux pourront être temporairement placés en cage individuelle pendant de courtes périodes (moins de 24 heures), toutes les 2 à 3 semaines, afin de faciliter leur manipulation et d’éviter les conflits entre individus ne se connaissant pas. Ils garderont un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. En dehors de ces périodes, les animaux seront maintenus dans leurs groupes sociaux habituels. Dès leur arrivée, ils sont habitués à la présence humaine et aux manipulations. Un programme d’enrichissement adapté à l’espèce et à l’âge des animaux est mis en place sur tout le site, comprenant des structures, des objets à manipuler et des friandises, et est supervisé par le responsable du bien-être animal. - Procédures : Pour l'administration par injection intraveineuse, les animaux seront anesthésiés afin de réduire le stress et la douleur liés aux manipulations et aux prélèvements sanguins. Après réveil, les prélèvements suivants seront réalisés sans anesthésie pour éviter des anesthésies répétées. Pour les administrations par voie orale, aucune anesthésie ne sera utilisée pour garantir la sécurité des animaux. Toutes les manipulations sont effectuées de manière à minimiser le stress. - Prélèvements et suivi : Pour réduire l’impact des prélèvements sanguins répétés, différents sites de ponction seront utilisés et alternés. En cas de marque ou de petite réaction locale, des soins appropriés seront appliqués. Des critères précis de surveillance permettent d’évaluer l’état des animaux tout au long de l’étude. Si des signes de souffrance apparaissent, la procédure sera interrompue immédiatement.

Choix des espèces

Parmi les différentes espèces envisageables, le macaque cynomolgus apparaît comme le modèle le plus pertinent, en raison de la proximité de son système digestif avec celui de l’Homme. À l’inverse, la souris et le rat présentent un système digestif trop différent de celui de l’humain. Par ailleurs, cette étude constituant une analyse préliminaire et la vitesse de passage du nouveau médicament dans la circulation sanguine après administration par voie orale restant inconnue, nous souhaitons éviter des modèles présentant une vidange de l'estomac trop rapide, comme c'est le cas chez le chien, ou trop lente, comme chez le porc. Les animaux utilisés seront des juvéniles ou de jeunes adultes ne dépassant pas les 5kg afin de pouvoir garantir une contention vigile sécuritaire pour le personnel lors des administrations par voie orale notamment (absence de canines adultes).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 496
Souffrances
 -
 -
 176
 320
Devenir
 -
 -
 68
 428

Objectifs

Les troubles anxieux touchent entre 15 et 20% de la population, les femmes plus que les hommes, et peuvent avoir des conséquences parfois invalidantes pour les personnes qui en souffrent. La qualité de l’environnement psychosocial (présence d’une cellule familiale solide sans violence physique/psychologique/sexuelle) et émotionnel (relation parents/enfant, cercle familial et amical) dans lequel un individu grandit et évolue constitue un des éléments clés favorisant sa capacité à faire face à un épisode de stress, sans développer de troubles anxieux en réponse à cet épisode. Ce phénomène de « résistance » au stress est appelé résilience. De l’enfance à l'adolescence, chaque individu traverse une période charnière permettant la maturation et le bon fonctionnement des régions du cerveau participant à la régulation émotionnelle. Des recherches récentes menées chez l’humain ont montré que les thérapies basées sur le toucher donnaient des résultats encourageant sur la diminution du sentiment d’anxiété, suggérant un rôle important, bien que très peu compris, du toucher dit social/affectif (TS/A) dans la régulation émotionnelle. En stimulant les neurones à ocytocine, une molécule clé de la régulation émotionnelle, le TS/A entraîne l’activation de l’aire tegmentale ventrale, une région dopaminergique régulatrice de l’anxiété. Ce projet de recherche, conduit sur un modèle murin, vise ainsi à comprendre les mécanismes neurobiologiques par lesquels le TS/A, via l’activation des neurones ocytocinergiques, régule la réponse au stress de l'aire tegmentale ventrale et favorise la résilience. Les régions cérébrales ciblées dans ce projet étant connues pour montrer des différences en fonction du sexe des individus, la prise en compte de ce paramètre est un point central de ce projet, et apportera de nouvelles connaissances qui permettront de mieux comprendre la surreprésentation des femmes parmi la population de personnes affectées par des troubles anxieux.

Bénéfices attendus

Les troubles anxieux font partis des troubles psychiatriques les plus communs mais leurs causes complexes et variées rendent ces troubles encore difficiles à soigner. Les approches thérapeutiques actuelles (psychothérapie couplée ou non à traitement pharmacologique de type anxiolytiques/antidépresseurs) imposent une mise au point longue et fastidieuse pour trouver une approche adaptée aux besoins de chaque patient, et nécessite donc une prise en charge de longue durée, aux résultats variables. Bien que les études chez l’humain apportent des connaissances essentielles quant à l’importance des liens sociaux dans la santé mentale et la résilience, l’essentiel des recherches se sont plutôt concentrées sur les effets délétères de l’absence de lien social (notamment les interactions parents/enfants), et ont laissé de côté l’étude des effets bénéfiques et protecteurs des liens sociaux sur la santé mentale. En identifiant les mécanismes biologiques de l’anxiété sensibles au TS/A, ce projet de recherche ouvrira de nouvelles perspectives aussi bien préventives que thérapeutiques sur la prise en charge des troubles anxieux.

Procédures

Protocole d'isolement social : 14 jours consécutifs - Chirurgie stéréotaxique : 1h30-2h - Electrophysiologie in vivo sur animal anesthésié: 4-6h - Stress de contention : 30 min - Tests comportementaux: 20 min répétés 7 fois maximum

Impact sur les animaux

Plusieurs types d’effets indésirables pourraient être observés chez les animaux de cette étude. Ces effets comprennent : 1) un risque de douleur au moment de la chirurgie et dans les jours post-opératoire ; 2) un risque d’infection lié aux chirurgies ; 3) un stress induit par les tests de comportements choisi ; 4) un stress induit par le protocole d’isolement social; 5) le stress de contention.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort, soit pour vérifier la qualité des injections stéréotaxiques/pose d'implant, soit pour procéder à des analyses post-mortem de type immunohistochimie ou quantification des projections neuronales. Les animaux démonstrateurs seront en partis utilisés à plusieurs reprises (2 fois maximum) lors des tests. Les animaux démonstrateurs pourront être réutilisés ultérieurement.

Remplacement

Ce projet se base sur une approche intégrative développementale, permettant de comprendre comment un stimulus périphérique tel que le TS/A (qui correspond à une caresse sur la peau) au stade juvénile peut remodeler à long terme les circuits neuronaux en charge de la régulation du stress et de l’anxiété sur le long-terme. Ainsi, cet objectif et les techniques nécessaires pour y répondre (injections pour du traçage neuronal/marqueur de population neuronale/biocapteur ; comportement ; enregistrements électrophysiologique) ne peuvent se faire que sur animal se comportant, à plusieurs stades de sa vie, et ne peut donc pas être remplacé par un modèle « in vitro ».

Réduction

L’essentiel des protocoles expérimentaux nécessaires à la réalisation de ce projet reposent sur des techniques utilisées en routine dans l’équipe. Cette expérience permet une estimation précise de la taille des échantillons nécessaires pour l’obtention de résultats fiables, et d’analyses statitisques robustes sans surestimation. Par ailleurs, la taille des groupes a été confirmé grâce à des analyses statistiques basées sur des calculs de puissance. Par ailleurs, pour chaque expérience l’échantillon d’animaux prévu sera divisé en plusieurs lots. Les résultats obtenus à partir de chaque lot seront analysés dans la foulée, ce qui permettra d’ajuster à la baisse la taille du lot suivant (et donc le nombre d’animaux nécessaires) si besoin. Par ailleurs, les femelles et les mâles seront utilisés, limitant la production d’animaux non-utilisés. Si les résultats préliminaires ne montraient aucun différence entre les mâles et les femelles, ce facteur d'analyse serait alors abandonné, entrainant une reduction drastique du nombre d'animaux nécessaires à l'étude.

Raffinement

Plusieurs procédures de raffinement seront mis en place pour maximiser le bien-être des animaux, dans le cadre des contraintes de ce projet : 1) l’établissement de points limites précis et de procédures de prises en charge associés misent en place dès que les points limites sont atteints ; 2) chaque animal bénéficiera de suivi post-opératoire pour assurer la mise en place de soins adéquats pendant et après les opérations et chaque interventions invasives sera réalisée sous anesthésies/analgésie ; 3) l’hébergement en cage collective sera privilégié, sauf pour les animaux soumis au protocole d’isolement social ; 4) ; la mise a disposition systématique d’enrichissement (tube en carton) et de matériel pour le nid dans chaque cage ; 5) afin de diminuer le stress lié à chaque manipulation, les animaux seront habitués à être sorti de la cage et posé dans la main de l’expérimentateur avant chaque procédure comportementale ; 6) un temps de repos de minimum une semaine sera assuré après intervention chirurgicale avant de poursuivre le protocole expérimental afin de laisser les animaux se reposer et minimiser le stress ; 7) un délai de 24h sera établi entre chaque tests comportementaux afin de maximiser le temps passer chaque jour par les souris dans leur cage d’hébergement et de minimiser le temps de solicitation afin de réduire le stress. Par ailleurs, les souris seront hébergées en cycle inversé de façon à ce que chaque étape des protocoles soient réalisées en phase nocturne, c’est-à-dire pendant la phase naturelle active des animaux. L’utilisation du cycle inversé permettra donc d’éviter de perturber les animaux pendant leur phase de sommeil. Les animaux bénéficieront du suivi journalier par les zootechniciens ce qui permettra de détecter rapidement l’apparition de symptômes négatifs, et donc une prise en charge rapide. Ce suivi sera encore plus poussé pendant la période péri-opératoire, lors de laquelle des analgésiques pourront être administrés en cas de douleur, et renouveller 24h plus tard si besoin. Si au bout de 3 jours, malgré l’administration répétée d’analgésiques, les signes de douleurs persistent, l’animal sera euthanasié. Par ailleurs, avant le début de chaque procédure, le poids et la taille des animaux sera contrôlé : tout animal qui trop petit ou trop faible sera exclu de facto de l’échantillon.

Choix des espèces

Des études précédentes ont montré une grande convergence anatomique et fonctionnelle du système nerveux à l’origine de la détection cutanée du TS/A, et des zones cérébrales activées suite au TS/A chez l’humain et la souris. Par ailleurs, le système ocytocinergique, qui est au coeur de notre étude, montre un niveau de conservation très important chez les mammifères. Ces similarités entre la souris et l’humain assureront la validité translationnelle des résultats obtenus dans notre étude et apporteront donc des connaissances nouvelles bénéfiques aux améliorations de la prise en charges des troubles anxieux. Par ailleurs, la souris est un modèle animal permettant la mise en place de méthodes invasives bien maitrisées par l’équipe. Ce projet se concentre sur le rôle du TS/A pendant l'enfance sur la capacité, à l'adolescence, de développer une résilience au stress. En effet, l'enfance et l'adolescence/début de l’âge adulte sont des périodes clé dans le développement cérébral et sont donc particulièrement sensibles au stress. Cette sensibilité au stress et donc au développement de troubles anxieux est vrai aussi bien chez la souris que l'humain. Ce projet cherche se concentre donc sur ces deux périodes développementales. Le protocole de TS/A, selon le protocole préalablement établi et publié, est effectué chez des souris juvéniles (P15-P19). Quant au protocole d’isolement social, il intervient au premier jour de sevrage des souris juvéniles (P21), et ce pour une durée de 14 jours. Les procédures de chirurgie stéréotaxique nécessitent d'être réalisées avant les tests comportementaux, et sont donc réalisées chez des souris de 6-10 semaines. Les tests comportementaux sont quant à eux faits chez des souris de 8-12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 736
Souffrances
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 64
 672
 -
Devenir
 -
 -
 64
 672

Objectifs

Il est aujourd'hui documenté que l'isolement social durant la période adolescente est associé à un risque accru de développer des troubles anxieux et des problèmes de mémoire à l'âge adulte, et pourrait constituer un facteur de risque au vieillissement cognitif. Néanmoins les mécanismes impliqués restent mal connus. Pour combler cette méconnaissance, notre projet a pour objectif de déterminer l'impact de l'isolement social restreint à la période adolescente sur le vieillissement des capacités mnésiques, de mettre en relation ces capacités mnésiques avec le statut émotionnel des animaux à l'âge adulte, et d'élucider certains des mécanismes pouvant expliquer les atteintes cognitives, si elles sont observées. De nombreuses données de la littérature indiquent que la neurogénèse hippocampique adulte (création de nouveaux neurones à l'âge adulte) constitue une cible de choix pour relier l'isolement social au vieillissement cognitif, aussi testerons nous l'hypothèse de son implication. Si nous mettons en évidence le rôle de cette neurogénèse, nous affinerons les mécanismes impliqués en testant l'hypothèse selon laquelle une activation anormale de l'axe du stress suite à l'isolement pourrait être a l'origine de l'altération de neurogénèse .

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre l'impact comportemental à court et à long terme de l'isolement social à l'adolescence, et de déterminer s'il constitue un facteur accélérateur du vieillissement cognitif. Si tel est le cas, la compréhension des mécanismes sous jacents devrait nous permettre à moyen terme de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant spécifiquement ceux ci, et d'envisager des interventions préventives visant à améliorer le vieillissement cognitif, ce qui représente un enjeu majeur en terme de santé publique.

Procédures

1) Isolement social: il sera d'une durée de 2 semaines. 2) Injections intrapéritonéales: leur nombre est au maximum de 5 avec un temps inter injection de 24h. La durée moyenne d'une injection, préhension de la souris inclu est de 30-40 secondes. 3) Gavage: 1 par jour pendant 5 jours. La durée moyenne d'un gavage, préhension de la souris inclu est de 30-40 secondes. 3) Stress aigu: stress de contention d'une durée de 30 min. 4) Tests comportementaux: ils ont pour but de tester l'état émotionnel des animaux, et leurs capacités mnésiques; ils sont au nombre maximum de 6 par souris espacées d'au moins 24h pour les moins invasifs basés sur l'exploration, et d'au moins 1 semaine pour les plus impactants, et leur durée par jour varie de 5 à 30 min. 5) Prélèvements sanguins: ils sont au nombre de 1 à 6, et durent moins de 3 min, préhension de l'animal inclu. 6) Chirurgie: sur animal adulte une chirurgie de 40 min environ est pratiquée sous anésthésie générale.

Impact sur les animaux

1) L'isolement social peut induire un état de stress et de détresse de degré modéré puisque de courte durée. 2) Les manipulations des animaux et les tests comportementaux peuvent induire du stress et de la détresse chez les animaux d’un degré de gravité léger. 3) Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer un incomfort de courte durée. 4) Les prélèvements sanguins peuvent engendrer une douleur aigue liée à l'incision de la queue. 5) Les procédures chirurgicales comportent un risque de complications telles que des infections ou des réactions inflammatoires. Elles peuvent également générer de la détresse et du stress ainsi que de la douleur postopératoire d’un degré de gravité modéré et minorée par les antalgiques administrés. 6) L'utilisation d'agents chimiques pour la manipulation de l'activité neuronale peut potentiellement entraîner des effets secondaires non désirés, tels que des altérations du comportement ainsi que de l’inconfort et du stress lié aux injections de ces agents chimiques. Ces effets secondaires parfois décrits dans la littérature sont d’un degré de gravité léger. 7) Le gavage nécessite une préhension de l'animal et peut générer un inconfort modéré de faible durée.

Devenir

Tous les animaux expérimentaux sont mis a mort afin de prélever le cerveau ou de faire des mesures d'activité cérébrale. Les souris servant de partenaires dans les tests d'interaction sociale n'ayant subi qu'une procédure de severité légère seront maintenues en vie pour être utilisées dans d'autres projets.

Remplacement

L’étude de fonctions complexes telles que l'evolution des capacités mnésiques au cours du vieillissement et leur relation avec les états émotionnels ne peut être réalisée que sur animaux vivants ce qui rend impossible leur remplacement par des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes . Pour les études comportementales, afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, comme précisé dans les procédures, nous effectuerons lorsque cela est possible sans biaiser les résultats de l'experience plusieurs test sur les mêmes animaux. Notamment, pour le test d'interaction sociale, une même souris partenaire sera utilisé pour plusieurs sessions (jusqu'a 3 maximum) afin de réduire les besoins. Enfin, un effort sera fait pour optimiser la production des souris transgéniques d'intérêt en utilisant les croisements les plus adéquats.

Raffinement

Pour réduire la souffrance imposée par le protocole, les règles suivantes seront appliquées pour le bien-être des animaux: 1. Pour les périodes hors expérimentation, les souris seront surveillées quotidiennement et pesées hebdomadairement 2. Pendant les tests comportementaux, les souris seront habituées à l'experimentateur et aux pièces expérimentales avant toute intervention 3. En période de chirurgie: Avant la chirurgie, un analgésique sera administré par voie sous-cutanée, à titre préventif; les chirurgies se feront sous anesthésie générale, controle de la température et protection contre le dessechement oculaire. Après la chirurgie, de la nourriture humidifiée sera mise à disposition au sol de la cage, et un analgésique sera injecté pendant 3 jours post opératoire. L’état de l’animal et la bonne cicatrisation de l’incision dans la peau de la tête seront contrôlés quotidiennement pendant la semaine suivant la chirurgie. En cas de dégradation de l'état de l'animal, détéctée par une perte de poids associée un comportement anomral, l'animal sera sorti de l'étude et mis à mort. Notre étude reposant sur des mesures comportementales exigeant une integrité physique, aucune mesure conservatoire ne sera mise en place.

Choix des espèces

La création de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, qui est notre candidat mécanistique pour expliquer les liens entre stress a l'adolescence et vieillissement cognitif, a été largement étudiée chez les rongeurs qui représentent un modèle pertinent en raison de la similitude de leurs réponses au stress avec celles des humains. Ils permettent ainsi une exploration intégrée des effets comportementaux, neurobiologiques et génétiques du stress. Par conséquent, la souris a été choisie comme modèle principal dans ce projet car 1) il est en continuité avec les études publiées sur des modèles équivalents , et 2) il permet l'utilisation d'outils transgeniques pour valider les hypothèses mécanistiques que nous pourrons formuler. Les animaux seront utilisés à partir du sevrage et jusqu'a l'âge de 20 mois environ pour les animaux expérimentaux puisque notre modèle a pour objectif d'étudier l'impact de l'isolement social à l'adolescence (de 3 à 5 semaines) sur la vulnérabilité / résilience à développer des troubles comportementaux au cours du vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 528
Souffrances
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 528
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Devenir
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 528

Objectifs

Nos molécules d'intérêt coupent certains lipides présents dans les membranes des cellules. Chez l’humain, il existe plusieurs gènes codant pour différentes formes des molécules auxquelles nous nous intéressons. Elles participent à de nombreux processus biologiques, même si leurs rôles précis ne sont pas encore entièrement compris. Elles sont aussi intéressantes pour la recherche médicale, car elles jouent un rôle important dans la production de molécules qui régulent l’inflammation. Notre protéine d'intêret, une forme particulière de ces enzymes, est surtout présente dans le cœur, les muscles et certaines cellules du système immunitaire. Elle contribue notamment à réguler l’inflammation en favorisant la production de molécules pro-inflammatoires. Elle intervient également dans le fonctionnement du système cardiovasculaire, en influençant le tonus des vaisseaux et en participant à des processus comme l’athérosclérose ou l’infarctus. Elle a aussi été impliquée dans certains aspects du métabolisme, comme la régulation du glucose et la résistance à l’insuline. Cependant, toutes ces fonctions ont été étudiées en périphérie, c’est-à-dire en dehors du cerveau, et on ne sait pas encore ce que fait notre molécule d'intêret dans le cerveau. Des études récentes ont montré que chez la souris, son expression est limitée à deux zones cérébrales particulières à l'interface sang-cerveau. Le projet que nous souhaitons mener vise à étudier les conséquences comportementales d’une déficience en la molécule d'intêret dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Nos résultats permettront de révéler des rôles cérébraux jusqu'ici inconnus pour la molécule d'intêret et permettraient d'ouvrir de nouvelles voies de recherche.

Procédures

176 souris maximum seront exposées à un stress transitoire lié à: l’isolement temporaire (1 fois chacune, 30 min max), l'anxiété (2 fois chacune, 30 min la 1ere fois, 8 min la seconde). 176 souris maximum seront hébergées individuellement (avec stimuli auditifs et olfactifs) transitoirement (72h chacune, 1x). 176 souris maximum seront soumises à une douleur mécanique et thermique qui provoqueront un inconfort momentané et des réactions réflexes (2x20 min par souris) . D’autres facteurs de stress incluent les transferts, les manipulations répétées et le changement d’environnement. A la fin des procédures, toutes les souris recevront une première injection (1x par souris, 10 sec) 15 mn avant une seconde (1 fois par souris, 10 sec). Elles subiront ensuite des prélèvements sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

176 souris max seront exposées à: - l’isolement temporaire (1 fois chacune, 30 min max) qui entrainera un stress léger et transitoire - l'anxiété pour l'open-field (1 fois chacune, 30 min) qui entrainera un stress léger et transitoire - l'Y-maze (1 fois chacune, 8 min) qui entrainera un stress léger et transitoire 176 souris max seront exposées à: - l'isolement temporaire (72h chacune, 1x) qui entrainera un stress léger et transitoire. 176 souris max les souris subiront: - une pression mécanique (20 min par souris) entrainant une douleur mécanique évitable - une chaleur provoquant un inconfort momentané et des réactions réflexes (20 min par souris). D’autres facteurs de stress incluent les transferts, les manipulations répétées et le changement d’environnement. A la fin des procédures, les souris recevront une injection d'analgésique (1x par souris, 10 sec) 15 mn avant l'induction de l'anesthésie par une injection (1 fois par souris, 10 sec). Les contentions nécessaires entraîneront un léger stress et les injections une faible douleur de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder à des prélèvements biologiques ou des analyses histologiques.

Remplacement

Les phénomènes étudiés dans ce projet, tels que la sociabilité, la cognition, le métabolisme et la douleur, nécessitent l’observation de comportements complexes intégrant le système nerveux central et périphérique, ce qui ne peut être reproduit de manière fiable par des modèles in vitro ou informatiques. Par conséquent, l’utilisation de souris est indispensable pour obtenir des données physiologiquement pertinentes et transposables.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide d'un logiciel de calcul de puissance statistique. Les critères représentent un compromis raisonné entre robustesse statistique, faisabilité expérimentale et respect du principe de Réduction, conformément aux recommandations méthodologiques en expérimentation animale.

Raffinement

Des mesures de raffinement seront mises en place pour minimiser la souffrance et le stress des souris : - Habituation préalable à la salle, au matériel et aux manipulations avant les tests. - Manipulations douces et standardisées par du personnel expérimenté. - Durée d’isolement minimale dans les cages métaboliques et les tests individuels. - Surveillance attentive des animaux pendant tous les tests, avec critères d’arrêt définis pour toute détresse. - Espacement suffisant entre les tests stressants ou nociceptifs pour permettre la récupération. Une grille de score a été établie afin de définir des points limites adaptés, des mesures correctives à mettre en place et des critères d'arrêt de souffrance en cas de besoin.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies car elles permettent d’étudier des fonctions complexes intégrant le système nerveux central et périphérique, comme la cognition, la sociabilité, le métabolisme et la douleur, dans un organisme intact. Leur physiologie et leur génétique sont bien caractérisées, ce qui rend les résultats transposables et comparables à d’autres études. Les alternatives in vitro ou informatiques ne permettent pas de reproduire ces interactions complexes entre tissus et organes, ni d’évaluer de manière fiable les comportements ou la nociception. Les expériences seront réalisées sur des souris âgées de 8 à 10 semaines, correspondant à l’âge adulte jeune où les systèmes nerveux, métabolique et sensoriel sont pleinement développés. Cet âge permet d’obtenir des données stables et comparables tout en évitant les variations liées à la croissance ou au vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Rats : 250
Souffrances
 250
 -
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 250

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’isoler puis de cultiver des cellules primaires d’hépatocytes de rat pour effectuer in vitro des tests de criblage portant sur les capacités d’induction enzymatiques, voire de prolifération de candidats de protection des cultures en développement.

Bénéfices attendus

L’inclusion dans ce projet de 50 rats par an pour isoler des hépatocytes permet de profiler un total d’envions 500 molécules par an. L’évaluation des activités enzymatiques tôt dans le développement permet une sélection éclairée des candidats en donnant une idée des observations attendues dans les potentielles études in vivo réglementaires à venir. Cela concerne les risques de développement de tumeurs hépatiques et thyroïdiennes chez les modèles rongeurs (tumeurs considérées non pertinentes pour l’homme) mais aussi la perturbation endocrinienne avec une baisse d’hormones thyroïdiennes menant à une toxicité neurodéveloppementale (potentiellement pertinente pour l’homme).

Procédures

Sous anesthésie générale, le foie est irrigué avec des solutions spéciales pour détacher et récupérer des cellules du foie. Cette intervention, réalisée par du personnel formé, permet d’obtenir des cellules vivantes utilisables pour des cultures en laboratoire et des tests in vitro. Les rats reçoivent des médicaments contre la douleur (analgésiques) et sont maintenus sous anesthésie générale profonde durant toute l’intervention qui dure environ une quarantaine de minutes. L’animal ne reprend pas conscience à l’issue de l’intervention.

Impact sur les animaux

Un stress léger peut se produire lors : - de l’isolement succinct potentiel du rat lors du transfert en salle d’autopsie ; - de la manipulation et de la contention du rat pour effectuer l’injection sous-cutanée d’opioïde puissant.

Devenir

Les animaux sont mis à mort car la récupération d’hépatocytes viables et de qualité nécessite un prélèvement immédiat et la perfusion du foie en conditions appropriées ; le prélèvement n’est pas compatible avec le maintien de l’animal en vie après l’acte. Par ailleurs, l’arrêt de l’intervention suivi d’un réveil serait source de douleur et de souffrance non pertinent scientifiquement. La mise à mort est donc requise pour des raisons scientifiques (qualité et viabilité des cellules) et éthiques (prévention de souffrances post‑opératoires inutiles).

Remplacement

La stratégie de remplacement implique l'évaluation d'un test d'entrée sur cellules de lignée pour réserver l'utilisation de cellules primaires issues de la procédure de perfusion hépatique à une sélection réduite de molécules actives.

Réduction

La réduction du nombre d'animaux utilisés passe par l'optimisation des cellules recoltées, la commande des animaux auprès du même éleveur pour l'ensemble de nos tests et une evaluation au plus juste du nombre d'animaux nécessaires et réduite au strict minimum pour les études long-terme grâce à une sélection précoce de molécules par les tests in vitro développés.

Raffinement

Toutes les étapes de l’intervention sont conçues pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Avant l’acte, les animaux reçoivent un traitement par un anti-douleur puissant adapté et sont endormis sous anesthésie générale. La manipulation est réalisée par du personnel formé, dans une salle calme et en conditions aseptiques, avec des gestes chirurgicaux limités au strict nécessaire. Pendant l’intervention, l’état de l’animal est surveillé en continu (respiration, signes de douleur, stabilité générale) et le maintien de la température corporelle est assuré pour préserver le confort et la qualité des prélèvements. Des critères précis d’arrêt de l’intervention (« points‑limites ») sont définis : si la profondeur d’anesthésie, la respiration ou l’état circulatoire deviennent insuffisants malgré des corrections rapides et adaptées, la procédure est interrompue et l’animal est pris en charge immédiatement.

Choix des espèces

Le modèle rat est un choix privilégié dans notre projet, en raison de sa reconnaissance en toxicologie par la communauté scientifique et les instances réglementaires, ce qui souligne son acceptabilité pour les études non cliniques. Plusieurs raisons justifient ce choix : - Proximité avec l'homme : en général, les effets observés chez le rat sont souvent similaires à ceux chez l'homme, ce qui en fait un modèle pertinent pour l'évaluation des risques. - Durée de vie courte : la durée de vie relativement courte des rats permet d'obtenir des résultats rapidement, ce qui est crucial dans les études pharmacologiques et toxicologiques, notamment les études de carcinologie durant 2 ans ; notre projet cherche à prédire par un test vitro certains effets hépatiques potentiellement adverses qui seraient observés au cours de ces études de carcinologie. - Données historiques et éléments de références : les effets des substances de référence sont bien documentés chez le rat, offrant une base solide pour l'interprétation des résultats grâce à la littérature scientifique mais également grâce aux données historiques internes à notre établissement. - Culture de cellules primaires établie : la disponibilité de souches bien caractérisées et de protocoles de culture de cellules primaires de rat bien établie facilite la réalisation d'études in vitro fiables. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte, soit 6 à 7 semaines, le développement et l’optimisation de la perfusion de foie de rat ayant été effectuée sur des rats à ce stade de développement.

Création de lignées murines originales

(NTS-FR-243835v2 – 29/12/2025)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 19000
Souffrances
 -
 5625
 13375
 -
Devenir
 -
 -
 -
 19000

Objectifs

Les équipes des instituts de recherche utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez la souris, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées sous une forme similiaire chez des patients humains, à évaluer des stratégies thérapeutiques adaptées en conséquence. La plateforme a pour objectif la génération de tels modèles murins transgéniques sur site, par approche Crispr/Cas 9.

Bénéfices attendus

L'application du système Crispr/Cas9 à l'embryon de souris permet l'obtention de souris d'intérêt génétiquement modifiées dans des délais courts, en utilisant peu d'animaux (de part l'efficacité des réactifs utilisés), et ce directement dans un fonds génétique d'intérêt donné. Les lignées génétiquement modifiées créées par notre plateforme sont des modèles de choix pour la communauté scientifique. En effet, ce sont des modèles pour la recherche fondamentale, mais aussi des modèles de pathologies humaines servant à mieux comprendre les processus de développement de ces maladies et voire même à tester des molécules/médicaments afin de valider (ou invalider) des cibles thérapeutiques potentielles.

Procédures

Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs seront herbergés en situation d'isolement sur 5 ans. Les femelles donneuses seront soumises à une stimulation hormonale (2 injections intra-péritonéales (durée inférieure à 5 secondes) à 48h d'intervalle). Les femelles receveuses recevront des embryons par transfert d'embryons dans l'oviducte sous anesthésie générale (durée de l'intervention inférieure à 40min). Les souriceaux fondateurs seront suivis pour de potentiels phénotypes dommageables. Les souriceaux issus des accouplements des fondateurs seront suivis pour de potentiels phénotypes dommageables.

Impact sur les animaux

Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs sont hébergés en situation d'isolement intermittent entre deux périodes d'accouplement, ces accouplements n'ayant lieu que sur des périodes courtes (une nuit) pour permettre le contrôle et la synchronisation de l'initiation des pseudo-gestations (dans le cas des mâles vasectomisés) ou pour permettre la production d'embryon un jour donné (dans le cas des mâles reproducteurs). L'isolement peut générer de l'anxiété, la souris étant un animal vivant en groupes sociaux. Les femelles pseudo-gestantes peuvent faire l'objet de douleurs post-chirurgicales suite à la réimplantation des embryons. Les animaux issus de ces manipulations peuvent potentiellement avoir un phénotype dommageable. Une fiche de suivi sera attribuée à chacun d'entre eux.

Devenir

Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs en situation d'isolement seront mis à mort par inhalation de CO2 via un système dédié avant qu'ils aient 12 mois. Les femelles donneuses sont mises à mort par dislocation cervicale afin de récolter les embryons post-mortem. Les femelles receveuses ne peuvent pas être sujettes à un deuxième transfert d'embryons, elles sont donc mises à mort par inhalation de CO2 via un système dédié en fin de procédure.

Remplacement

Il est impossible de remplacer l'utilisation de ces animaux, la génération de nouveaux modèles murins transgéniques impose l'utilisation d'animaux donneurs/receveurs d'embryons.

Réduction

La création de nouvelles lignées transgéniques sera limitée aux lignées qui ne sont pas disponibles, que ce soit sous forme respirante, d'embryons congelés, ou de semence congelée. L'estimation des nombres maximum d'animaux à utiliser dans ce projet a été faite en se basant sur la litterature scientifique. La grande effiacité des réactifs utilisés et des techniques de reproduction permettent de diminuer drastiquement le nombre d'animaux utilisés pour la génération d'une lignée

Raffinement

La potentielle douleur liée à la procédure de transfert d'embryons est prise en charge par une injection d'analgésie, et fait l'objet d'un suivi étroit des animaux.

Choix des espèces

Pas d’autres possibilités que l’utilisation de souris pour la production de lignées de souris génétiquement modifiées. Les animaux utilisés sont des reproducteurs à l'âge adulte pour les femelles receveuses,les males vasectomisés et les mâles reproducteurs, aprés la puberté et avant tout vieillissement. Les femelles donneuses utilisées sont des femelles impubéres (4 semaines) pour faciliter l'efficacité du traitement de superovulation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
 -
 -
 -
 480
Devenir
 -
 -
 -
 480

Objectifs

La mémoire humaine est un mécanisme biologique complexe qui permettent d’acquérir, de stocker et de retrouver des informations. Elle s’appuie sur des modifications structurelles et fonctionnelles dans les neurones (les cellules du cerveau). Ces modifications permettent de renforcer les communications entre les neurones. Pour que ces changements soient durables et que la mémoire fonctionne correctement, le cerveau doit fabriquer de nouvelles protéines. Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau stock et restaure des informations et quels protéines sont importantes pour la mémoire.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du cerveau et de la synthèse de protéines dans la formation de la mémoire. A terme, approfondir la connaissance des ces mécanismes biologiques de la mémoire permettrait également d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter les troubles de la mémoire comme ceux observés dans la maladie d’Alzheimer

Procédures

1. procédure chirurgicale d'une durée moyenne de 2h. 2. Le test comportemental d'une durée de 5 jours avec la période d'isolement des souris (7 jours avant le test comportemental et pendant la durée du test). Les tests de comportements réalisés permettront d’évaluer les capacités d’apprentissage et de mémorisation chez le rongeur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables relatifs aux différents gestes exercés sur les animaux sont les suivants : - la chirurgie pourrait entrainer de la douleur, un risque d’infection, une déshydratation, une hypothermie, une mauvaise cicatrisation ou une perte de poids chez l’animal. - Le comportement d'apprentissage pourrait induire une douleur légère, un stress chez l’animal. - l’isolement social pourrait induire une réponse de stress et de l'ennui chez l’animal

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de cette procédure expérimentale. Cette étape est indispensable afin de pouvoir prélever les tissus cérébraux nécessaires aux analyses scientifiques prévues dans ce projet. Ces analyses biologiques ne peuvent pas être réalisées autrement et sont essentielles pour répondre aux objectifs de recherche.

Remplacement

Le but du projet est d’étudier le rôle des protéines dans la formation de la mémoire et de caractériser les changements d'activité des neurones mis en jeu pour la mémoire . La méthode la plus appropriée pour atteindre ces objectifs consiste à combiner des approches multiples permettant d’enregistrer l’activité des neurones et de quantifier les protéines produites chez l’animal ayant effectué un comportement de mémorisation. Cela nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe de ces neurones chez des souris ayant acquis ce comportement.

Réduction

La taille des groupes a été déterminée à l'aide d'analyses statistiques basées sur des calculs de puissance . Ces analyses permettent de garantir que les groupes sont suffisamment grands pour détecter des différences significatives entre les conditions expérimentales tout en limitant le nombre d'animaux utilisés. Les paramètres utilisés incluent la taille d'effet anticipée, le seuil de signification statistique, ainsi que la puissance souhaitée de l'étude . Ces calculs ont été réalisés afin d'assurer un équilibre optimal entre robustesse scientifique et respect du bien-être animal en minimisant le nombre d’animaux requis. Ainsi, nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous utiliserons ainsi 480 animaux sur cinq ans.

Raffinement

Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ l'utilisation d'animaux hébergés dans la même structure, que la zone expérimentale, ce qui diminuera les transports et donc limite le stress des animaux 2/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur ainsi qu’une période d’acclimatation aux salles d’expérimentation permettront aussi de limiter le stress 3/un environnement plus enrichi lors de la période d’isolement . 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie lors de chaque protocole.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. En effet, c'est un mammifère présentant une proximité phylogénique avec l'espèce humaine et certains de ces comportements,notamment dans les processus de mémorisation, peuvent être rapprochés de l'espèce humaine. Cette espèce est aussi un bon modèle de pathologiques neurologiques telle que la maladie d’Alzheimer qui peut être induite chez la souris. Pour ce projet, les souris arriveront âgées de 4 semaines. Les chirurgies auront lieu sur des animaux âgés de 5/6 semaines, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge où l’animal pourra récupérer après les protocoles de chirurgie. Le comportement et les differentes analyses seront réalisés au moins quatre semaines après la chirurgie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 1600
Souffrances
 -
 -
 1600
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Devenir
 -
 -
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 1600

Objectifs

L’autophagie est un processus naturel essentiel, présent chez tous les êtres vivants, qui permet aux cellules de se nettoyer et de fonctionner correctement. Elle aide aussi les cellules à s’adapter en situation de stress. Lorsque l’autophagie ne fonctionne pas bien, cela peut contribuer au développement de maladies comme le diabète, certaines maladies neurologiques ou certains cancers. Le jeûne (ou restriction calorique) est un moyen naturel d’activer l’autophagie. Dans nos recherches, nous avons identifié des composés capables de reproduire les effets bénéfiques du jeûne, en particulier sur l’activation de ce mécanisme. L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet de ces composés, appelés polyamines, sur le foie, et de voir s’ils pourraient aider à prévenir une atteinte grave du foie appelée hépatite ischémique, en utilisant des modèles expérimentaux chez la souris.

Bénéfices attendus

L’hépatite ischémique est une maladie grave du foie causée par un manque d’oxygène ou de sang. Il s’agit d’une affection relativement rare (incidence entre 0.5 et 1.3 pourcent des admissions hospitalières), mais qui entraîne la mort des cellules du foie et peut avoir des conséquences très graves : plus d’un patient sur deux décède dans les six mois. Il s’agit donc d’un véritable enjeu de santé publique. Ce projet vise à étudier si certaines molécules naturelles, appelées polyamines, peuvent protéger le foie contre ce type de lésion. L’objectif est aussi d’identifier de nouvelles pistes pour mieux prévenir ou traiter cette maladie à l’avenir.

Procédures

Une partie des animaux sera soumise à un jeun non strict de 12 heures et hébergés seule mais sans isolement sensoriel (une seule fois). Une partie des animaux sera soumise à des traitements antibiotiques ou avec des polyamines via eau de boisson pendant 7 ou 28 jours. Une partie des animaux recevra une seule administration d’un traitement (moins de 1 minute par animal vigile). Une partie des animaux sera mise pour 24 heures (une seule fois) dans des cages métaboliques (sur grilles) afin de recueillir les urines produites. Une partie des animaux sera soumise (une seule fois) à une procédure de chirurgie au niveau du foie (animal sous anesthésie et analgésie, acte de 2 heures /animal).

Impact sur les animaux

Certains effets indésirables peuvent être observés chez la souris lors des expérimentations, notamment la manipulation et la contention régulière peuvent leur engendrer un certain stress. De plus, lors des injections une légère douleur (équivalente à une piqure) peut survenir, éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection. Les sites d’injections peuvent s’infecter. Les conditions d’hébergement des animaux seront modifiées ponctuellement lors des mises à jeun (pour 12 heures) nécessaires pour le déroulement des expériences. Le jeûne peut induire une sensation de faim, une perte de poids, l’affaiblissement de l’animal et parfois de l’hypothermie. La stabulation sur grille pourrait induire des lésions aux pattes. L’hébergement individuel peut induire du stress. La chirurgie peut induire des douleurs post-opératoire. L’anesthésie peut induire de l’hypothermie. Les animaux seront euthanasiés, à la fin des procédures, par une méthode réglementaire en vue des prélèvements d’organes.

Devenir

Tous les animaux à la fin des procédures seront euthanasiés. A la fin des expériences, des analyses seront effectuées sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Nos recherches ont permis d’identifier et de sélectionner in vitro des molécules (des polyamines naturelles), capables de mimer les effets biochimiques du jeûne et d’activer l’autophagie, un mécanisme physiologique essentiel, qui joue un rôle clé dans le maintien de l’équilibre cellulaire. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact du métabolisme des polyamines sur le foie et la réponse à la modulation du microbiote intestinal. L’utilisation d’animaux vivants est indispensable car il est actuellement impossible à reproduire, in vitro ou ex vivo, les conséquences et les effets sur l’organisme de la chirurgie hépatique ainsi que la modulation du microbiote intestinal vu sa complexité.

Réduction

Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 1600 souris. Pour sa réalisation, des groupes homogènes d’animaux seront utilisés afin de garantir une évaluation statistique robuste des effets analysés. Nous appliquerons des tests statistiques pour comparer l’effet étudié entre les groupes. Dans un souci de réduction du nombre des animaux contrôles, nous chercherons à regrouper les expérimentations lorsque cela est possible. L’étude sera interrompue si les expériences initiales ne confirment pas l’hypothèse de travail. Il est prévu de réaliser une veille bibliographique attentive et continue afin de vérifier que les expériences planifiées n'ont pas déjà été rapportées dans la littérature scientifique existante. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux commerciaux seront soumis à 7 jours d’acclimatation dès leur arrivée dans la structure. Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification, bâtons à ronger, tunnels en carton, maisonnettes). Les souris seront soumises à un suivi quotidien afin d’évaluer leur niveau de stress et leur poids sera mesuré une fois par semaine tout au long des expériences. Les critères définis pour atteindre un point limite seront strictement appliqués, et les souris seront euthanasiées à la fin de l’étude ou en cas d’atteinte de ces points limites préétablis. Avant l’administration des produits, les sites d’injections seront désinfectés. Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (points limites surveillés, anesthésie/analgésie des animaux, utilisation de tapis chauffants). Lors de la chirurgie, l’asepsie et la stérilité du matériel seront respectés. Si les souris apparaissent affaiblies pendant les procédures, la nourriture et l’eau seront mises à l’intérieur de la cage pour leur faciliter l’accès ainsi que du coton pour les réchauffer. Toutes les interventions seront effectuées par des personnes expérimentées et éloignées des animaux hébergés.

Choix des espèces

Le choix d’utiliser la souris dans cette étude est justifié par des considérations scientifiques et éthiques. La souris a une génétique bien caractérisée, ce qui facilite les études génétiques et moléculaires. La souris est largement reconnue et utilisée comme modèle animal standard dans la recherche scientifique, notamment dans les études précliniques. Sa large utilisation au sein de la communauté scientifique internationale permet une meilleure comparabilité des résultats et une meilleure validation des observations entre différentes études. Nous disposons d’installations adaptées pour les souris, ainsi que d’une expertise solide en matière de techniques d’expérimentation animale et de suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Les animaux seront utilisés au stade adulte (à partir de 6 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire actif.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 48
Souffrances
 -
 48
 -
 -
Devenir
 24
 -
 24
 -

Objectifs

La question de l’existence d’états subjectifs chez les animaux, comme les émotions, est aujourd’hui globalement acceptée dans le monde scientifique. De nombreuses études ont déjà mis en évidence l’expression d’émotions négatives chez différentes espèces, permettant ainsi d’évaluer leur mal-être. Si la réduction de ces émotions négatives contribue à améliorer le bien-être animal, il apparaît aujourd’hui que ce bien-être est également influencé par l’expression d’émotions positives. En effet, des expériences répétées d’émotions positives favoriseraient l’installation d’états affectifs durables. Ainsi, un enjeu majeur est d’identifier des marqueurs de ces émotions positives chez différentes espèces et de développer des approches favorisant leur expression, par exemple dans les systèmes d’élevage. Dans ce contexte, notre projet s’inscrit dans la compréhension des marqueurs des émotions positives chez les oiseaux d’élevage, et plus précisément chez la caille japonaise. Des études ont permis d'initier l’exploration des caractéristiques et des déterminants des émotions positives cette espèce. Dans ce nouveau projet, nous chercherons à identifier des contextes sociaux propices à l’expression d’émotions positives.

Bénéfices attendus

Grâce à cette expérience, nous espérons valider un nouvel indicateur d’émotions positives chez la caille japonaise tout en explorant d’autres marqueurs potentiels. Chez l’oiseau, ces indicateurs restent encore peu nombreux, et la capacité à identifier l’expression des émotions positives constitue une première étape essentielle à leur compréhension. Cette démarche s’inscrit dans un contexte d’amélioration du bien-être des oiseau d’élevage.

Procédures

Les cailles seront soumises à des test comportementaux individuels ou en paires, ce qui entraînera leur isolement temporairement (environ 12 minutes par jour pendant 4 jours).

Impact sur les animaux

La promiscuité forcée lors de la création des couples et durant l’expérience pourrait être stressante pour les cailles, en particulier si les deux membres du couple ne s’entendent pas. Néanmoins, chaque couple sera surveillé et les cailles seront séparées si elles montrent des signes d’agressivité (coups de bec, vocalisations caractéristiques). Le transport et l’isolement lors de l’expérience pourraient également être stressants mais ceux-ci seront de courte durée (10 min par jour), ce qui laisse un long temps de repos pour les cailles en dehors de la procédure.

Devenir

Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être, soit gardés au laboratoire pour de futurs projets, soit confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.

Remplacement

Nous travaillons sur le comportement anticipatoire et les émotions positives et donc devons expérimenter directement sur l’animal vivant, ce qui exclut tout type de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux choisi (24 mâles et 24 femelles, soit 24 couples) a été déterminé par une approche statistique et permet d’avoir un effectif suffisant pour les analyses comportementales et morphologiques. Par ailleurs, nous avons prévu plus de groupes test que de groupes contrôle (14 groupes test et 10 groupes contrôle) en prévision de potentiels échecs dans la procédure de conditionnement. En effet, il est possible que de l'agressivité apparaisse au sein des couples au cours de l'expérience. La durée de l'expérience (4 jours successifs) permet de réduire le risque, mais nous prévoyons de devoir retirer jusqu'à trois ou quatre couples de l'expérience.

Raffinement

Un enrichissement alimentaire, comprenant des vers de farine vivants et des grains de blé germés, sera distribué une fois par semaine. Les cailles ayant un besoin naturel de bains de poussière, une litière composée de copeaux de bois sera mise à leur disposition pour favoriser l’expression de ce comportement. En milieu naturel, les cailles privilégient les zones offrant des cachettes afin d’échapper aux prédateurs. Ainsi, chaque cage sera équipée d’un abri opaque de 20x20x20 cm. L’hébergement individuel permettra de contrôler la création des couples qui serviront pour l’expérience. Cependant, les cages seront équipées de parois grillagées à large maillage, permettant un contact visuel, auditif et, dans une certaine mesure, physique entre les individus voisins. Les déplacements et manipulations des oiseaux seront effectués par du personnel expérimenté, et un soigneur spécialisé assurera les soins quotidiens ainsi que le suivi rigoureux de l’état de santé des animaux. En complément, des points limites stricts sont définis. Les cailles feront l’objet d’une observation quotidienne et d’une pesée hebdomadaire. L’apparition de signes cliniques ou une perte de poids supérieure à 10 % entraînera le retrait immédiat de l’animal des procédures expérimentales et la mise en place de mesures de soins adaptées. En l’absence d’amélioration dans un délai d’une semaine, l’individu sera définitivement exclu du protocole, placé en quarantaine et maintenu sous suivi sanitaire. Si aucune récupération n’est observée, une euthanasie sera réalisée conformément aux procédures établies, avec sédation préalable.

Choix des espèces

Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur petite taille et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que pour la recherche scientifique. Leurs caractéristiques comportementales peuvent être clairement identifiées par des tests validés scientifiquement. Leurs capacités cognitives et émotionnelles sont néanmoins encore trop peu étudiées. Notre expérience s’intéresse à l’anticipation d’un contact avec une femelle pour un mâle. Il est donc nécessaire que nos animaux soient adultes et sexuellement matures.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 250
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Ce projet a pour objectif de récupérer des cellules primaires (stellaires et hépatocytes) à partir de foies de souris. Ces cellules sont impliquées dans le développement de tissu cicatriciel dans le foie, une complication fréquente des maladies chroniques du foie comme la MASLD. Elles seront utilisées pour évaluer les effets de vésicules extracellualire d’origine bactérienne sur le développement de la maladie et tester l’efficacité de nouvelles molécules en culture cellulaire, avant d’envisager des essais sur l’animal entier. Cela permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et de préparer le développement de futurs traitements.

Bénéfices attendus

L’utilisation de cellules primaires (directement isolées du foie) permet une évaluation plus fiable et pertinente que les lignées cellulaires immortalisées, souvent utilisées en laboratoire mais altérées sur le plan génétique et fonctionnel. Ces cellules serviront notamment à réaliser un premier tri des molécules thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés, puis une chirurgie sera pratiquée pour accéder au foie. Une perfusion de solutions enzymatiques permettra de détacher les cellules. La mise à mort est réalisée à la suite de la procédure, sans réveil. La durée prévue de cette procédure est de 15 à 25 minutes

Impact sur les animaux

La procédure inclut une anesthésie générale, une laparotomie (ouverture de l’abdomen), une perfusion hépatique. Les douleurs liées à la chirurgie sont anticipées par l’administration d’analgésiques avant l’intervention.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en cours de la procédure, du fait de la réalisation d'une laparotomie et de l'exanguination du au lavage du foie et la récupération du foie.

Remplacement

À ce jour, il n’est pas possible d’obtenir des cellules stellaires et hépatocytaires primaires autrement qu’à partir de tissus hépatiques frais. Les modèles in vitro existants (cellules immortalisées ou cultures artificielles) ne permettent pas de reproduire fidèlement les fonctions et réponses de ces cellules. L’extraction directe reste donc indispensable pour les objectifs scientifiques de ces projets.

Réduction

Seules des souris de réforme issues de l’animalerie seront utilisées, ce qui évite l’élevage d’animaux supplémentaires. La méthode d’extraction choisie permet un rendement cellulaire élevé à partir de peu d’animaux, limitant le recours à des prélèvements multiples. Par ailleurs, le recours à des phases de test en culture cellulaire en amont des essais in vivo permet de réduire le nombre d’animaux nécessaires à moyen terme.

Raffinement

La douleur et le stress sont pris en charge à chaque étape : analgésie préventive, anesthésie générale, anesthésie locale aux points d’incision. La procédure est courte, réalisée par du personnel expérimenté. Les souris sont hébergées en groupe, dans un environnement enrichi (cabanes, papier, tubes…), respectant les besoins comportementaux de l’espèce.

Choix des espèces

La souris est l’espèce de référence pour l’étude des maladies du foie, en raison de ses similarités physiopathologiques avec l’humain. Les animaux utilisés seront des souris adultes de plus de 12 semaines, issues des lots de réforme de l’animalerie. Ce choix permet de disposer de foies matures tout en valorisant des animaux qui ne sont utilisés dans d’autres projets.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 288
Souffrances
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 288
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Devenir
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 288

Objectifs

Ce projet vise à étudier comment l’isolement social à l’adolescence influence le développement des neurones d'une structure du cerveau très sensible au stress.

Bénéfices attendus

En caractérisant l’effet de l’isolement social sur l’architecture des neurones générés à différentes périodes de vie, cette étude pourrait contribuer à une meilleure compréhension des altérations neurobiologiques impliquées dans les troubles psychiatriques liés au stress social précoce.

Procédures

Les animaux seront soumis aux procédures suivantes : Anesthésie : Chaque animal recevra 1 anesthésie d'une durée de 30 min ; Procédure chirurgicale : Chaque animal sera soumis à 1 procédure chirurgicale d'une durée de 40 min ; Injection : Chaque animal sera soumis à 1 injection d'une durée de 5 sec lorsque réalisée durant la vie embryonnaire ou lorsque réalisée à la naissance. Une partie des animaux, provenant des groupes « isolement social » seront soumis à une période d’hébergement individuel de deux semaines.

Impact sur les animaux

Les nuisances majeures que pourraient subir les souris sont liés principalement à la chirurgie. La douleur associée à ces chirurgies pourrait avoir des répercussions sur le bien-être de l'animal. De plus, l'isolement social peut induire un état de stress et de détresse de degré modéré puisque de courte durée.

Devenir

Toutes les femelles, anciennement gestantes, seront mises à mort car ayant déjà subi une intervention chirurgicale, elles ne pourront pas être utilisé dans le cadre d’un autre projet. Une partie de la progéniture sera gardée en vie pour la réalisation de la suite de l’étude, et l'autre partie sera mis à disposition à l'ensemble de l'institut afin de réaliser d'autre projet, après accord de la vétérinaire de l'établissement. Tous les animaux ayant reçu les deux injections seront mis à mort à la fin de l’étude afin de pouvoir collecter et analyser les différentes populations de neurones. Les souriceaux de la portée n’ayant pas été soumis à la seconde injection seront mis à disposition au sein de l’Institut pour la réalisation d’autre projet, après accord avec la vétérinaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier les caractéristiques anatomiques de neurones générés à différents moments de la vie dans une structure cérébrale particulièrement sensible au stress en réponse à un isolement social. Pour cela, il est nécessaire de réaliser ces manipulations sur des animaux vivants, car le stress et le développement de cette structure cérébrale ne peuvent pas être modélisés in vitro ou in silico.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes. Nos expériences précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expertise, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Les animaux d'une même portée seront utilisés pour deux temps d'analyse différents.

Raffinement

Pour réduire toute souffrance liée à la chirurgie, les règles suivantes seront appliquées pour le bien-être des animaux : 1- Avant les chirurgies, un analgésique sera administré, à titre préventif afin d’éviter la souffrance post-opératoire. 2- Les chirurgies se feront sous anesthésie générale. Un suivi post-opératoire sera assuré afin d'évaluer le bien-être de l'animal par la mesure du poids, l’évaluation de l’apparence et du comportement. Des points limites stricts et précis sont définis pour détecter précocement d'éventuelles souffrances des animaux. Si l'animal est en souffrance, un analgésique sera injecté. Un soin particulier sera également accordé à leurs conditions d’hébergement.

Choix des espèces

Le modèle utilisé dans ce projet est la souris car il fait suite à un autre projet réalisé chez la souris. Dans la structure cérébrale étudiée, les neurones sont générés de la vie embryonnaire à l'âge adulte. Nous ciblerons les cellules à l'origine de ces neurones et ce à différents moments de la vie de l'animal : 1) pendant la vie embryonnaire, 2) à la naissance, 3) en période juvénile et à 4) l'âge adulte. Ces temps précis d'analyse ont été choisi en fonction de la littérature et de nos études précédentes.