Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)
Recherche de thérapies cellulaires et traitements des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) telles que la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn sont des maladies évoluant par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement variables en fonction des patients, alternant avec des phases de rémission. En France, plus de 200 000 personnes sont atteintes d'une MICI et 2,5 millions en Europe. De plus, il est reconnu que l’inflammation chronique est un facteur de risque de survenue de cancer, notamment au niveau du colon. Aujourd’hui, nous ne disposons pas de traitements permettent de maintenir durablement l’homéostasie intestinale. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer l’effet d’approches pharmacologiques, nutritionnelles ou de thérapies cellulaires sur l’inflammation chroniques intestinales et leurs mécanismes d’action dans des modèles de MICI chez la souris permettant d’étudier le développement des MICI dans un contexte physiologique.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’évaluer l’effet des traitements (approches pharmacologiques, nutritionnelles ou thérapies cellulaires) et d’identifier des stratégies thérapeutiques contre les MICI
Procédures
Dans ce projet, nous souhaitons évaluer l’effet d’approches pharmacologiques, nutritionnelles ou de thérapies cellulaires sur l’inflammation chroniques intestinales et leurs mécanismes d’action dans des modèles de maladies inflammatoires digestives (rectocolite hémorragique ou une maladie de Crohn). La stratégie expérimentale consiste à induire une rectocolite hémorragique par une molécule dissoute dans l'eau de boisson ad libitum sur 6 jours ou une maladie de Crohn induite par une injection sous anesthésie (10 min) et évalué pendant 3 jours. Les traitements sont administrés soit par injection sur animaux vigiles (intervention de 10s) ou injection sous anesthésie (10 min), soit par voie orale 1 fois par jour (intervention de 10s) ou ad libitum. Selon les traitements, ils seront donnés 3 jours avant l’induction du modèle de MICI, en même temps ou 3 jours après le début du modèle de MICI. Nous évaluerons la perméabilité intestinale un jour avant l'induction des modèles et 3 jours après en administrant par injection (intervention 10s) d’une molécule fluorescente non toxique que nous rechercherons dans le sang après 4h (prélèvement de sang sous anesthésie 1min). Les animaux seront suivis journalièrement afin de mesurer leur poids, de prélever les selles et les urines (1 min lors de la préhension des animaux) et assurer une surveillance. Du sang pourra être prélevé sous anesthésie (1min) tous les 3 jours pour suivre l’effet des traitements. Une grille d'évaluation permet au personnel en charge de la surveillance et/ou du suivi des procédures d'évaluer de manière objective la douleur chez l’animal et de mettre en place des mesures pour limiter leurs souffrances.
Impact sur les animaux
Les modèles de rectocolite hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn, tout comme les signes cliniques observés chez l'homme, entrainent des diarrhées qui vont devenir sanglantes au cours du traitement, pouvant entrainer une déshydratation et un fort amaigrissement et ainsi le décès de l’animal. Les animaux peuvent présenter des signes de cachexie, des signes de douleurs en se recroquevillant et en limitant leurs déplacements. Bien que les animaux soient habitués à la préhension, leur manipulation pour les injections ou pour le prélèvement d’urine et de selles peuvent stresser les animaux. Toutes les administrations en dehors de la douleur de l'aiguille ne présentent pas de nuissances particulières lorsqu'elles sont correctement effectuées. Une attention particulière sur les signes de douleurs sera portée. Pour les administrations par voie orale, irritation de l'oesophage avec possible perte de poids par manque d'alimentation seront à surveiller. Pour les injections, le point d’injection sera désinfecté et surveillé journalièrement. Les prélèvements de sang seront alternés d’un côté et de l’autre. Aucune nuisance des produits administrés ou injectés n'est attendue du fait de leur innocuité.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux seront mis à mort ce qui permettra de réaliser différents prélèvements d’organes
Remplacement
Nous testerons plusieurs approches pharmacologiques, nutritionnelles ou de thérapies cellulaires qui sont susceptibles de moduler l’inflammation au cours de la progression des MICI. Il n’est pas possible de remplacer ces animaux car les mécanismes de la réponse immunitaire et de l'inflammation sont complexes et nécessitent la mobilisation de différents effecteurs cellulaires de l’immunité qui ne peuvent pas être mimés par une approche de culture cellulaire. Les souris nous permettront d’étudier ces mécanismes dans leur contexte pathologique que nous ne pouvons pas réaliser par d’autres approches.
Réduction
Les traitements pour les approches pharmacologiques ou nutritionnelles , auront été présélectionnés via des résultats préliminaires basés sur des tests in vitro qui permettent d’appréhender les effets potentiels d’une molécule. Cette démarche permet de sélectionner les molécules et de limiter le nombre d’animaux utilisé. Concernant la thérapie cellulaire, l’effet immunomodulateur et anti-inflammatoire des cellules utilisées pour la thérapie cellulaire aura été validé préalablement in vitro. Cependant, les mécanismes de l’inflammation sont complexes et nécessitent la mobilisation de différents effecteurs cellulaires qui ne peuvent pas être mimés par une approche de culture cellulaire. Les souris nous permettront d’étudier ces mécanismes dans leur contexte pathologique que nous ne pouvons pas réaliser par d’autres approches. Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux, en tenant compte des expériences déjà réalisées au laboratoire. Le modèle est bien maitrisé au laboratoire. Chaque animal est observé journalièrement. Les résultats actuels ont permis de valider des groupes d’animaux constitués de 6 à 10 individus pour acquérir des données fiables (projet antérieur ayant reçu l’accord du comité d’éthique et du ministère) et permettre une étude statistique. Un suivi individuel des animaux est réalisé afin de receuillir le maximum de données et de garantir la fiabilité des données. Des analyses post mortem sur différents organes seront réalisées afin d'obtenir le plus d'informations possibles sur les animaux.
Raffinement
L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux adaptée à l’expérience et aux potentiels effets indésirables des procédures sur l’état de santé global des animaux. Les conditions d’hébergement permettront de conserver le comportement social des souris et de limiter le stress par l’enrichissement (papier pour la nidification, tunnel). Ceci permettra de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux en collectant le plus de données possibles. Il n’y a pas de possibilité de réaliser un traitement anti-inflammatoire ou anti-douloureux car le but du modèle est d’induire une inflammation. L'anesthésie par inhalation pour les actes nécéssitant une contention pouvant stresser l'animal et une analgésie locale en collyre seront utilisées pour les traitements intra_veineux. Les animaux anesthésiés seront maintenus jusqu'au réveil sur un support chauffant. Nous avons noté lors de protocoles précédents que les souris se recroquevillaient suite aux douleurs abdominales. Afin d’éviter la déshydratation des animaux, des biberons avec des embouts longs sont disposés au-dessus des cages permettant d’éviter aux souris de trop se relever. Les croquettes seront mises au fond de la cage afin de faciliter la prise alimentaire. Plusieurs sources d’enrichissement dans la cage (tunnel, papier) permettront d'améliorer leur environnement et leur confort d'hébergement. Une grille de scoring est utilisée afin d’évaluer précisément la douleur chez nos animaux permettant d'éviter toutes souffrances inutiles.
Choix des espèces
La souris offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant les pathologies humaines. Les modèles de maladies inflammatoires digestives utiliseés dans ce projet permettent de mimer la physiopathologie dans toute sa complexité. Ce modèle nous permettra d'étudier l'impact de traitements tant au niveau physiologiue que au niveau cellulaire avec toutes les populations présentes (cellules de la muqueuse digestive, les cellules immunitaires...). Adultes, souris âgées de plus de 8 semaines afin d'avoir des souris avec un système immunitaire mature.
Induction et suivi des modèles de colite chez le rat ou la souris pour évaluer le rôle des protéases et leurs récepteurs dans les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Rats : 1800
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) se caractérisent par une inflammation du tractus gastrointestinal. Il existe deux pathologies : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces pathologies touchent entre cinq et six personnes sur 100 000. Elles débutent généralement chez le jeune adulte et touchent indifféremment les deux sexes. Les traitements disponibles aujourd’hui sont soit des traitements symptomatiques, soit reposant sur des actes chirurgicaux. Les causes des MICI sont encore mal connues. Les modèles animaux ont grandement enrichi notre compréhension de nombreuses pathologies intestinales. En plus d'améliorer la compréhension de la maladie, les modèles animaux sont également utilisés de manière importante pour tester les nouveaux médicaments ainsi que pour les interventions diagnostiques ou thérapeutiques précliniques. Des techniques d'imagerie sophistiquées ont été développées afin de surveiller l'activité de la maladie chez la souris. Ces techniques endoscopiques permettent une visualisation directe de l'inflammation intestinale ou la cicatrisation des plaies. Ce processus donne un état objectif en temps réel permettant des études chez le même animal à des moments répétés. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques pour les MICI chez le rat et la souris. Le modèle utilisé sera adapté aux cibles thérapeutiques à évaluer.
Bénéfices attendus
Comprendre les mécanismes de l'inflammation dans les modèles de colite est indispensable au développement de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre projet vise a évaluer le rôle de récepteurs activés par les protéases et des protéases elles mêmes dans les modèles de colite.
Procédures
- endoscopie sur animal anesthésié (au minimum 2 fois maximum 7 fois) durée : 15 minutes par endoscopie - gavage minimum 1 fois sur la durée de l'expérimentation (2 mois maximum), maximum 2 fois par jour quotidiennement durée: 1 minute par geste - prélèvement de sang sur animal anesthésié 1 fois sur la durée de l'expérimentation (2 mois maximum), maximum 1 fois par semaine durée: 5 minutes par geste - administration intracolique de produit sur souris anesthésiée minimum 1 fois maximum 4 fois durée 2 minutes par geste - administration intracolique sur rat vigile en contention minimum 1 fois maximum 4 fois durée 3 minutes par geste - administration intrapéritonéale sur animal vigile 2 fois (1 fois par jour, 2 jours consécutifs) durée 1 minute par geste -administration cutanée sur animal vigile (1 fois par jour, 2 jours consécutifs) durée 1 minute par geste)
Impact sur les animaux
L'induction de la colite est caractérisée par la perte de poids des animaux, l'apparition de diarrhée et de sang dans les féces ainsi qu'une douleur et hypersensibilité viscérale. L'administration intracolique chez le rat vigile et le gavage peuvent induire du stress. L'endoscopie et les biospsies sont réalisées sous anesthésie mais il y a un risque de perforation de l'intestin.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus (colon, ileon).
Remplacement
La colite est une réaction integrée de l'organisme entier impossible à reproduire in vitro dans son intégralité. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’experimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour l'inflammation intestinale. Dans le cadre de ce projet, l’expérimentation animale est indispensable.
Réduction
La technique d'endoscopie utilisée ici peut être reproduite sur un même animal au cours du temps et peut être couplée à l’utilisation d’autres méthodes de suivi clinique non-invasives (suivi de poids, consistance des selles …) ce qui permet d’observer et de suivre au cours du temps un seul animal, (permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux). De plus, les résultats obtenus peuvent être utilisés pour comparer plusieurs groupes entre eux (exemple: groupe contrôle versus traité) ainsi que pour comparer le même animal au cours du temps (exemple: avant traitement versus après traitement). Les tests statistiques utilisés peuvent comparer les mesures sur le même individu ou entre individus. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Aucun logiciel ou test statistique n'ont été utilisé mais notre expérience de ces modèles nous permet de connaitre le nombre d'animaux minimum nécessaire afin d'obtenir des résultats significatifs.
Raffinement
Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par semaine. Pour chaque procédure des points limites ont été défini pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. De plus, les personnes responsables du projet ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; elles garantissent de la formation et de l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. Les souris sont anesthésiées lors des administrations intracoliques et du prélèvement de sang.
Choix des espèces
Chaque espèce présente une sensibilité différente pour les différents modèles. Dans le but d’une plus grande homogénéité des réponses et donc pour limiter le nombre d’animaux nécessaire, nous utiliserons des espèces «sensibles » (plus reproductibles). Ainsi, en fonction du modèle : des rats (espèce pour laquelle le modèle est plus reproductible) et/ou des souris (le choix rat ou souris dépendra du mécanisme et/ou cible de la molécule à tester). De plus nous avons des souris transgéniques pour des protéases d'interet. 3 modèles seront réalisés car ils miment chacun des pathologies différentes. Les souris seront âgées d'au moins 8 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. Leur métabolisme, leur système immunitaire et leur physiologie étant stabilisés nous auront ainsi moins de variation que sur des jeunes animaux.
Etude de composés aggravant ou inhibant l’inflammation intestinale dans des modèles de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupant la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH), affectent 2 personnes sur 1000 dans les pays développés. Ces maladies sont en émergence dans les pays en voie de développement et leur incidence explose chez l’adolescent dans les pays développés. Les MICI sont un problème de santé publique pour lequel aucune thérapie curative n'est disponible à ce jour. Dans ce cadre, l'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité préventive et thérapeutique de nouveaux composés sur l'inflammation intestinale dans des modèles murins de MICI. D'autre part, l'étiologie de ces maladies reste mal connue. On sait qu'elles sont dues à une combinaison de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux. Alors que les facteurs génétiques ont été identifiés et que leur contribution au développement des MICI reste faible, les facteurs environnementaux, dont on connait la contribution forte au développement des MICI, restent à être identifiés. Dans ce cadre, le second objectif de ce projet est d'évaluer les effets sur l'inflammation intestinale de polluants oraux dans des modèles murins de MICI
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la découverte de nouvelles molécules montrant des propriétés inhibitrices de la colite, ainsi que de nouveaux facteurs de risque environnementaux capables de déclencher ou d'aggraver les développement de l'inflammation intestinale, chez la souris grâce à la complétion de ce projet. A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments permettant de limiter l'inflammation intestinale chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Les autres bénéfices à long terme sont la découverte de facteurs de risque environnementaux des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin chez l'Homme, et donc de contribuer à pouvoir prévenir le développement de ces maladies, soit en interdisant ou limitant la production ou consommation des polluants impliquées, soit en prenant des mesures spécifiques pour diminuer l'expostion des patients à ces polluants.
Procédures
Il n'y aura ni prélèvement sur animal vigile, ni procédure chirurgicale. Les interventions consisteront à administrer du DSS dans l'eau de boisson des souris pendant 5 jours (procédure 1) ou 3 fois 5 jours (procédure 2). Ou à administrer de l'indométhacine par gavage une fois. Ou à administrer du polyI/C par ip une fois. Ou par administrer du LPS par ip une fois. En parallèle, soit les candidats médicaments, soit les polluants, seront administrés. Les médicaments seront administrés pendant 14 jours. Les polluants seront administrés pendant 28 jours.
Impact sur les animaux
Les modèles employés reproduisent l'inflammation présente dans les MICI. Le modèle de la procédure 1 reproduit une colite aigüe caractérisée par une hyperhémie, des ulcérations, un oedème sous muqueux modéré à sévère, une infiltration granulocytaire ainsi que des symptômes cliniques de diarrhée sanglante pendant 7 jours. Le modèle de la procédure 2 reproduit une colite chronique caractérisée par un oedème et une infiltration inflammatoire sous muqueux modérés, une fbrose modérée ainsi que des diarrhées qui s'intensifient progressivement sur 20 jours. Le modèle de la procédure 3 reproduit une inflammation voire des ulcérations de façon croissante du duodénum jusqu'à l'iléon pendant 4 heures. Le modèle de la procédure 4 reproduit une inflammation du duodénum jusqu'à l'iléon pendant 2 heures. Il comporte une injection intrapéritonéale qui provoque une douleur à l'injection pendant 5 secondes. Le modèle de la procédure 5 reproduit une inflammation systémique modérée touchant de nombreux organes incluant les tissus digestifs pendant 3 heures. Il comporte une injection intrapéritonéale qui provoque une douleur à l'injection pendant 5 secondes.
Devenir
En fin de procédure, les animaux sont mis à mort afin de mesurer de nombreux paramètres d'intensité de l'inflammation colique ou intestinale, afin de démontrer solidement l'intensité de la capacité du candidat médicament à réduire l'inflammation, ou l'intensité de la capacité du nouveau polluant à aggraver l'inflammation.
Remplacement
Concernant le test de candidat médicament, les stratégies de remplacement sont appliquées en amont avec la sélection par des méthodes in vitro des composés les plus prometteurs, notamment leur sélectivité, leur spécificité, et leur absence de cytotoxicité. L'évaluation de l'efficacité préclinique des nouvelles molécules reste un prérequis indispensable dans le processus de développement d'un nouveau médicament. Concernant les polluants environnementaux, malgré le développement de méthodes in vitro de plus en plus intégratives, il reste nécessaire d'évaluer leurs effets in vivo, afin d'intégrer l'ensemble des processus intervenant dans l'effet d'un polluant ingéré et dans la physiopathologie des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, à savoir la digestion, le microbiote, le système immunitaire muqueux et systémique, la détoxification....
Réduction
Le nombre d'animaux employé sera réduit au minimum. La très bonne connaissance des modèles dans la littérature et par notre équipe permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre de souris utilisées par groupe expérimental a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des conclusions statistiquement significatives et donc publiables. Les tests statistiques compatibles avec un faible nombre d’échantillons seront utilisés afin de fournir des résultats statistiquement solides malgré un nombre d'échantillons réduit au maximum.
Raffinement
Les doses de produits employés pour provoquer l'inflammation sont des doses minimales pour induire une augmentation mesurable de l'inflammation. Pour réduire l’angoisse, les procédures classiques seront appliquées : pas de bruit inutile et stressant, phase d’acclimatation pour tout changement d’environnement, enrichissement, application des procédures pour le nombre de souris par cage. Afin de palier à d'éventuels problèmes anormaux survenant au cours des expérimentations, des points limites ont été définis.
Choix des espèces
La souris est l’espèce la plus utilisée depuis de nombreuses années pour modéliser les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Ces modèles sont bien décrits et leur bonne connaissance au niveau de la littérature scientifique et au niveau des expérimentateurs de notre laboratoire permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Des souris adultes seront utilisées pour cette procédure car c'est à ce stade que les modèles ont été décrits dans la littérature, et donc que ces modèles présentent le moins d'incertitude sur le déroulé des expérimentations. De plus, travailler sur des souris adultes permet d'identifier des molécules actives sur la colite à l'âge adulte ce qui correspond à l'objectif du projet touchant essentiellement des pateints adultes atteints de maladie inflammatoire chronique de l'intestin.
Etude du microbiote de l’intestin grêle dans un modèle murin de Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Objectifs
Le rôle du microbiote intestinal a été exploré dans la santé et dans un large éventail de pathologies. Il a été clairement démontré que le microbiote intestinal joue un rôle dans la pathogenèse des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et constitue une cible thérapeutique potentielle dans ces maladies. Cependant, la grande majorité des données disponibles concerne le microbiome fécal ou colique, alors que le microbiome de l'intestin grêle joue probablement un rôle au moins aussi important. La composition et les fonctions du microbiote intestinal sont façonnées par son environnement, et il n'est donc pas surprenant que la composition, la biogéographie et la distribution du microbiote de l'intestin grêle soient différentes de celles du côlon. Dans des expériences préliminaires, nous avons montré chez l'Homme et chez la souris que les microbiomes de l'iléon et du côlon sont différents à la fois en termes de composition et de fonctions. Les objectifs du projet actuel sont de caractériser le microbiote de l'intestin grêle, l'influence de l'alimentation sur ce microbiote, son altération dans les MICI et son rôle dans la pathogenèse et en tant que cible/outil thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) touchent plus de 300 000 patients en France et elles sont en partie liées à une altération du microbiote intestinal. Les traitements actuels des MICI ne sont pas toujours efficaces ; ils ne sont que suspensifs et ne ciblent pratiquement que le système immunitaire en ignorant la composante du microbiote. D’autre part, l’atteinte de l’intestin grêle qui est présente chez deux tiers des patients avec maladie de Crohn est particulièrement difficile à traiter et représente un besoin médical encore plus important que les autres localisations inflammatoires. Notre projet vise à mieux comprendre comment les microbes qui vivent dans notre intestin interagissent avec notre organisme, en particulier au niveau de l’intestin grêle. Ces recherches nous aideront à découvrir comment ces échanges fonctionnent dans un corps en bonne santé, mais aussi dans certaines maladies. L’objectif est de trouver de nouvelles façons de soigner en agissant à la fois sur le microbiote (les microbes) et sur le corps humain. Ce projet réunit plusieurs domaines scientifiques pour étudier comment notre système immunitaire et notre métabolisme travaillent avec les microbes de l’intestin. Il nous permettra de mieux comprendre les causes de maladies comme les MICI, notamment lorsqu’elles touchent l’intestin grêle, et d’identifier de nouvelles pistes de traitement pour les patients.
Procédures
Au cours de ce projet, les souris pourront suivre au choix selon les groupes et questions scientifiques : i) un transfert de microbiote intestinal par administration orale pendant 2 jours (animal vigile, moins de 10 secondes) ii) une mise sous régime alimentaire spécifique durant 2 à 12 semaines (animal vigile, prise alimentaire spontanée) iii) un traitement quotidien à visée thérapeutique tous les jours durant 5, 10 ou 15 semaines soit un maximum de 105 administrations pour les temps les plus longs (animal vigile, moins de 30 secondes). Tous les groupes impliqués seront suivis grâce à une grille de score effectuée de manière hebdomadaire (ou plus si nécessaire) et impliquant une manipulation d’environ une minute par animal. Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraîches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état métabolique des souris, les animaux subiront un prélèvement de sang sur animal vigile par simple contention par une personne formée avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.
Impact sur les animaux
Le modèle murin utilisé développe spontanément et de manière très progressive une inflammation intestinale pouvant entraîner une diarrhée et une perte de poids. Certains animaux seront soumis à un changement de régime alimentaire ce qui pourrait induire une diminution transitoire de la prise alimentaire en raison de la néophobie de la souris. Le projet comprend différentes techniques d’administrations pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des injections au niveau abdominal peut entraîner un risque de péritonite (très rare). De même, la répétition des administrations orales peut induire des irritations ou des microlésions. Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraîches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient pas induire de nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons également un prélèvement sanguin pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie (très rare).
Devenir
Les souris impliquées dans la production des cohortes seront euthanasiées à la fin de la période de reproduction sans prélèvement. Les souris impliquées dans les procédures seront euthanasiées par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés pour l’analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu, un modèle animal est donc de ce fait indispensable.
Réduction
Ce projet impliquera un maximum de 9377 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Les productions d’animaux seront adaptées en fonction des expériences à mener et des capacités de traitement par les personnels concernés afin d’éviter toute surproduction. Les nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Néanmoins nous ne répéterons l’expérience que si les résultats vont dans le sens de l’hypothèse de travail et que la puissance statistique n’est pas encore atteinte. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, suivi, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maisons de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. La principale contrainte dans le cadre de ce projet est liée au développement d’une iléite spontanée (inflammation de l’iléon) dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie de Crohn chez l'homme. Néanmoins, nous disposons d’une très grande expérience de ce type de modèle et assurons un suivi quotidien associés à un scoring hebdomadaire de la sévérité de l’inflammation permettant une prise de décision immédiate en cas d’aggravation des symptômes. De plus, les animaux sont hébergés dans des conditions exemptes d’organisme pathogène spécifique permettant de réduire également les risques de poussées inflammatoires en conditions standard. Pour les administrations, nous utilisons du matériel adapté (petite taille) afin de réduire au maximum la contrainte. L’ensemble des actes sont effectués par un personnel formé et autorisé. De plus, les actes mis en œuvre sont parfaitement maîtrisés par le personnel et adaptés au modèle animal.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris commerciales et une souche mutante qui développent spontanément une inflammation dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie de Crohn chez l'homme. Justification des stades : Les souris seront utilisées entre l’âge 3 et 15 semaines. En effet, il existe dans ce modèle une phase d’induction de l’inflammation entre 3 et 7 semaines, puis une phase de chronicité entre 7 et 30 semaines. Nous commencerons à le projet à 3 semaines (révolues) car cela correspond au sevrage des animaux et donc à une étape clé dans le développement de leur microbiote intestinal et de leur système immunitaire qui sont deux acteurs majeurs du processus d’inflammation intestinale.
Utilisation de miARN dans la prévention du cancer colorectal associé aux Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) qui regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH) se caractérisent par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Les MICI peuvent survenir à tout âge mais sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes et 15 % des cas concernent des enfants. Chez environ 20 % des patients, les crises sont sévères nécessitant l'hospitalisation, l'arrêt de l'alimentation et un traitement parentéral pendant quelques jours. En outre, l’évolution de la maladie peut entraîner des complications aiguës chirurgicales et chroniques comme le cancer du côlon. Même si la pathogenèse des MICI n’est pas encore bien élucidée, des facteurs génétiques et environnementaux ainsi que des facteurs associés aux altérations du microbiote intestinal sont suspectés. La physiopathologie des lésions épithéliales intestinales notamment durant les phases aigues des poussées implique un processus inflammatoire résultant de la réponse immunitaire dite innée. Parmi les mécanismes de régulation de l’activité de cette réponse immunitaire, les microARN (ou miARN), qui sont des séquences d’ARN de petite taille, jouent un rôle en inhibant différentes voies de signalisation pro-inflammatoires. Le rôle de ces miARN dans la régulation du processus inflammatoire permet de les considérer comme de nouveaux outils thérapeutiques. L’objectif de ce projet est de tester, dans un modèle murin connu de MICI chronique/cancer, certains miARN précédemment identifiés comme jouant un rôle anti-inflammatoire afin d’évaluer leur potentiel effet inhibiteur du développement du cancer colorectal.
Bénéfices attendus
La stratégie de lutte contre l'inflammation induite lors des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin avec un miARN permettrait de prévenir le développement du cancer colorectal.
Procédures
Les animaux seront sousmis à une injection péritonéale pour une durée d'1 minute et sept injections sanguines sous anesthésie étalées sur 39 jours et pour une durée de 5 minutes par injection.
Impact sur les animaux
Le modèle d'inflammation chronique de l'intestin nécessite deux actes expérimentaux, à savoir des injections rétro-orbitales et des injections par voie péritonéales pouvant créer un léger stress pour l'animal. De plus le modèle induit des diarrhées et des pertes de sang légères et parfois une perte de poids.
Devenir
Le prélevement d'organes à la fin des procédures expérimentales nécessite l'euthanasie des animaux.
Remplacement
Plusieurs tests in vitro sur un modèle de cellules de l’intestin permettent de sélectionner les miARN présentant une activité anti inflammatoire intéressante. L'étape de vérification de leurs activités in vivo est exigible réglementairement avant toute nouvelle phase de développement clinique. Le recours à l'animal est indispensable pour valider l'effet thérapeutique de notre candidat anti-inflammatoire lors d'un processus de cancérisation et à ce jour aucun modèle in vitro ou in silico n'est capable de reproduire la complexité de ce processus dans son intégralité.
Réduction
Une planification statistique minutieuse a permis de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés au nombre de 32, tout en préservant la validité statistique de l'étude. Les groupes contrôles des animaux ont été mutualisés aussi souvent que possible.
Raffinement
Les animaux seront hebergés avec suffisamment d'espace, par groupe de 5 avec comme enrichissement un tunnel de carton et du papier pour construction de nids. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux subissent le minimum de stress possible. En particulier, les litières seront changées quotidiennement et les animaux auront un accès direct et illimité à l'eau de boisson et à la nourriture. La procédure d'expérimentation sera pratiquée enutilisant des anesthésiques permettant de limiter la souffrance des animaux qui bénéficieront d'une procédure d'euthanasie anticipée et une sortie d'étude prématurée en cas d'atteinte des points limites éthiquement non acceptables. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués. Souris (Mus musculus) [A1
Choix des espèces
La souris est l'animal utilisé dans le modèle du cancer colorectal induit par une inflammation chronique du colon. Les souris seront manipulées à l'âge de 6 ou 7 semaines (maturité sexuelle atteinte). Ce choix est motivé par la nécessité d'utiliser des animaux ayant atteints l'âge adulte et qui répondent au modèle du cancer colorectal.
Étude chez la souris de l’impact du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique des cellules hôtes : Rôle dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Objectifs
L'hypothèse principale du projet est que l'altération du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Les objectifs sont donc (i) d'identifier les composants du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie humaine est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.
Bénéfices attendus
Ce projet représente un programme de recherche complet aux multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : - la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; - l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; - l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie aux développements de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant-garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.
Procédures
*Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Transplantation fécale: un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant 4 à 5 semaines ou 8-12 semaines +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) Chaque point (*) représente une trajectoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe.
Impact sur les animaux
Le projet comprend différentes techniques d’administration basique (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère ou modérée au maximum et qu’à ce niveau, sa durée sera de quelques heures au maximum.
Devenir
L’ensemble des animaux (n= 2340) sera euthanasié à la fin de la période de maintien afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Pour prendre en compte la variabilité biologique et assurer la robustesse des résultats obtenus, nous avons besoin de réaliser les expériences décrites dans des groupes expérimentaux de 10 souris et ce dans au minimum 2 expériences indépendantes (10 x2 = 20 souris en tout par condition). Le recours à une troisième expérience indépendante ne sera réalisé qu’en cas d’interprétation impossible des résultats après la 2eme expérience. Ce projet impliquera donc un maximum de 2340 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer. D’une façon générale, les modèles seront testés avec un seuil de validité de 5%. Nous utiliserons des tests statistiques non paramétriques car les conditions de normalités ne sont fréquemment pas remplies.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue. Il y aura une vérification quotidienne des animaux et une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (litière/abreuvement/nourriture). Les animaux seront hébergés en isolateur dans des cages standards par groupes de sexe identique (4-6 souris/cage). Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. Les souris recevront à volonté un aliment standard et de l’eau stérilisé. La litière sera constituée de copeaux stérilisés. Points limites en dehors des situations d’inflammation intestinale: Si l'expérimentateur observe les critères suivants, une euthanasie sera pratiquée : - Perte de poids > 15% par rapport à la première mesure - Dégradation de l’état général de l'animal : difficulté de mobilité, dos vouté, état du pelage (poil hérissé). - Problème lors du gavage ou de l’injection avec agitation anormale ou trouble de la respiration/saignement après le geste. Points limites dans les deux modèles d’inflammation intestinale : Si l'expérimentateur observe les critères suivants, une euthanasie sera pratiquée : - Perte de poids >20% sur la durée de l'expérimentation en comparaison avec le poids de J0 (début de la procédure DSS ou injection cellules). - Dégradation de l’état général de l'animal : difficulté de mobilité, dos vouté, état du pelage (poil hérissé). - Problème lors du gavage ou de l’injection IP avec agitation anormal ou trouble de la respiration/saignement après le geste.
Choix des espèces
La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines. Les souris axéniques seront colonisées avec les microbiotes d’intérêt dès leur sevrage (3-4 semaine de vie) mais les autres étapes ne se feront qu’à partir de l’âge adulte (minimum 6 semaines de vie). La colonisation le plus proche possible du sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire observée chez les souris axéniques colonisées à l’âge adulte Apres colonisation de souris axéniques, il est nécessaire d’attendre 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilise.
Impact du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique des cellules hôtes : Rôle dans la santé et dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Objectifs
L'hypothèse principale du projet est que l'altération du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Les objectifs sont donc (i) d'identifier les composant du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie humaine est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.
Bénéfices attendus
Ce projet représente un programme de recherche complet aux multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : - la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; - l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; - l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie aux développements de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant-garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.
Procédures
Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : *Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) *Colite, induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) ou injection intraveineuse unique (20 secondes) *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant maximum 20 jours +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant 4 à 5 semaines ou 8-12 semaines +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) Chaque point représente une trajéctoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe
Impact sur les animaux
Le projet comprend différentes techniques d’administration basique (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère ou modérée au maximum et qu’à ce niveau, sa durée sera de quelques heures au maximum.
Devenir
L’ensemble des animaux (n=16860) seront euthanasié à la fin de la période de maintien afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus Ce projet impliquera donc un maximum de 16860 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance quotidienne attentive (grille de suivi, points limites, anesthésie si compatible avec les actes effectués, soins, etc.) et des soins adaptés. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons tout d’abord des lignées murines transgéniques et leur contrôle (toutes sur le fond génétique C57BL/6j, elles peuvent être avec microbiote conventionnel ou axénique) : Justification des stades/sexes : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines de vie. Les souris axéniques seront colonisées avec les microbiotes d’intérêt dès leur sevrage (3-4 semaine de vie) mais les autres étapes de l’expérimentation ne se feront qu’à partir de l’âge adulte (au moins 6 semaines de vie). La colonisation le plus proche possible du sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire observée chez les souris axéniques colonisée à l’âge adulte. Apres colonisation de souris axéniques, il est nécessaire d’attendre 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilise. Nous utiliserons des femelles. Pour les modèles de colites, les mâles et les femelles ont une susceptibilité différente aux modèles étudiés, ce qui augmente la variabilité, diminue la puissance statistique, et nécessiterait donc un nombre d’animaux plus grand. De plus, les males co-hébergés ensemble ont tendance à l’agressivité ce qui induit des blessures et une souffrance des animaux et réduit la qualité des résultats.