Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine

18 contenus
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Macaques à longue queue : 20
Souffrances
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 20
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Devenir
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 20

Deux applications quotidiennes d'une crème inflammatoire sur le dos pendant quatorze jours, chacune avec dix à quinze minutes de contention, puis au quinzième jour une injection intraveineuse de trente minutes sur chaise de contention pendant une quarantaine de minutes : 20 macaques à longue queue vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent quatre prélèvements de sang de 2,5 ml, dix millilitres au total sur trois semaines, et quatre biopsies de peau par macaque sous anesthésie générale, précédées d'un jeûne pouvant aller jusqu'à seize heures. Le porteur attend des lésions cutanées, une fièvre par relargage de cytokines et des hématomes, signale qu'une déhiscence de plaie ou une infection du site de biopsie restent possibles, et projette un documentaire ou un dessin animé sur tablette pendant les contentions pour limiter l'ennui. Tous sont tués à la fin du projet pour que leurs organes soient récoltés.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de reproduire une réaction inflammatoire de la peau chez le macaque, similaire à celle observée chez l’Homme dans certaines maladies auto-immunes comme le psoriasis. Pour cela, une crème contenant un principe actif est appliquée sur la peau. Cette substance stimule le système immunitaire local et provoque une inflammation visible, avec des rougeurs, un épaississement de la peau et une infiltration de cellules immunitaires. Ce modèle permettra de tester l’efficacité d’un nouveau traitement. Ce traitement est un anticorps qui cible un type particulier de cellules immunitaires impliquées dans plusieurs maladies auto-immunes tel que le psoriasis. Au cours de l’étude, des échantillons de peau et de sang seront prélevés afin d’analyser les réactions de l’organisme, notamment au niveau de l’expression des gènes. Cela permettra de vérifier si le traitement agit comme attendu sur l’inflammation. Ce modèle a été développé en collaboration avec un partenaire scientifique afin de garantir sa pertinence. Les résultats obtenus pourraient contribuer, à terme, au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes telles que le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement basé sur un anticorps ciblant un type spécifique de cellules du système immunitaire, connues pour jouer un rôle important dans plusieurs maladies auto-immunes. L’étude permettra de vérifier si ce traitement est capable de réduire l’inflammation dans un modèle expérimental reproduisant certaines caractéristiques des maladies humaines. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre l’action de cet anticorps et de confirmer son intérêt comme approche thérapeutique. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer au développement de nouveaux traitements pour des maladies auto-immunes, comme le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la sclérose en plaques, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des patients grâce à des thérapies plus ciblées et adaptées.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux vigiles auront une application de crème sur une petite surface du dos identifiée, deux fois par jour pendant 14 jour. L’application de la crème et la contention durera environ 10 à 15 minutes. Cette contention pour l’application de la crème permettra également de faire une observation dermatologique rapprochée quotidienne du site d’application. Au 15ème jour, le modèle inflammatoire sera effectif, nous n’appliquerons plus de crème, et les animaux vigiles recevront un candidat médicament ou un contrôle par voie intra-veineuse de façon unique à différentes dose (contrôle, faible, moyenne, haute). L’injection durera 30 minutes et la contention sur chaise durera environ 40 minutes. Les animaux auront également 4 prélèvements de sang de 2,5ml, pour un volume total prélevé de 10 ml sur 3 semaines avant et après administration de l’élément d’essais. Les animaux seront vigiles lors des prélèvements de sang uniquement les jours sans biopsie de peau. Les jours de biopsie, les animaux seront anesthésiés, les prélèvements de sang se feront donc à ce moment-là. Chaque prélèvement dure entre 3 à 15 minutes (contention et prélèvement compris). Quatre prélèvements de peau par animal seront réalisés avant et après administration de l’élément d’essais, chez tous les animaux et sous anesthésie générale et analgésie (après une mise à jeun inférieur à 16h). Pendant cette anesthésie, des mesures spécifiques dermatologiques : plie de peau et taux de perte d’eau transépithéliale seront mesurés de manière non invasive avec des appareils de mesure spécifiques par un vétérinaire spécialisé. Le prélèvement durera environ 30 minutes (anesthésie et mesures comprises). Le suivi des paramètres physiologique (température et poids) tout au long du projet nécessitera une contention d’environ 5 minutes. Pour le confort des animaux, certains prélèvements et suivis pourront être réalisés simultanément (ce qui diminuera le nombre de manipulations et de contentions). Des points limites précoces ont été déterminés afin de prendre en charge toute forme de douleur ou de souffrance. En cas d’atteinte d’un de ces points, l’animal concerné sera pris en charge selon les recommandations du vétérinaire.

Impact sur les animaux

Sur la base du mode d’action du principe actif contenu dans la crème et de sa cible cutanée, des lésions au niveau de la peau pourront être observées. Sur la base du mode d’action des anticorps et de leur potentielle cible sur le système immunitaire, une réaction systémique de type fièvre peut apparaître les jours suivant les administrations liées à un relargage de cytokines. La réalisation de prélèvements sanguins et les administrations par voie intraveineuse pourront également provoquer un stress, une douleur légère et/ou l’apparition de réactions locales (du type hématome ou œdème léger par exemple) au niveau de la zone de ponction ou d’injection. Les prélèvements de peau sous anesthésie pourront provoquer des douleurs au niveau de la zone de prélèvement ainsi qu’un hématome et dans de très rare cas une déhiscence de plaie ou infection de la zone de prélèvement. L'anesthésie des animaux pourra également engendrer un stress ou une sensation d'inconfort lié à la mise à jeun (maximum 16h), à la procédure d'induction (contention, administration, perte de conscience...) ou lié au réveil de l'animal (risque de vomissements, perte d'équilibre...). Durant les administrations, les animaux seront placés sur des chaises à contention ce qui a pour conséquence de réduire leurs mouvements. Les animaux auront accès à de l’eau et des friandises durant la manipulation.

Devenir

À la fin du projet, tous les animaux seront mis à mort dans le but de récolter les organes pour évaluer l’efficacité de l’élément d’essais.

Remplacement

Le modèle d’inflammation cutanée vise à reproduire une réponse inflammatoire cutanée complexe, impliquant des interactions immunitaires proches de celles observées chez l’homme. Ces caractéristiques sont essentielles pour garantir la pertinence des résultats et la prédictivité des réponses thérapeutiques. Bien que des modèles de peau in vitro permettent d’étudier certains mécanismes cellulaires, ils restent limités dans la reproduction de la complexité immunologique, vasculaire et systémique observée in vivo. À ce jour, aucune méthode alternative in vitro ou in silico ne permet de capturer de manière fiable cette dynamique intégrée. La cible de l’anticorps est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. L’utilisation des animaux demeure donc indispensable pour valider le modèle et assurer la transposabilité des données vers la clinique dans le cadre du développement de nouvelles thérapies.

Réduction

Le nombre d’animaux a été strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement exploitables. Un effectif de 5 animaux par groupe a été retenu afin de permettre la réalisation d’analyses robustes, tout en évitant une utilisation excessive d’animaux. Le design expérimental comprend 4 groupes (un groupe contrôle et trois groupes recevant des doses croissantes), permettant d’évaluer la relation dose-effet ainsi que de recueillir des données de pharmacocinétique au sein d’une même étude, limitant ainsi le recours à des expériences supplémentaires. Par ailleurs, le choix de cet effectif prend en compte la variabilité interindividuelle et génétique observée chez le macaque. Des études préliminaires menées sur un nombre restreint d’animaux ont mis en évidence plusieurs profils de réponse distincts à l’induction inflammatoire. L’augmentation du nombre d’animaux par groupe est donc nécessaire pour garantir la représentativité et l’homogénéité des groupes, tout en assurant la fiabilité de l’interprétation des résultats. Ainsi, le nombre total de 20 animaux constitue un compromis raisonné entre la réduction du nombre d’animaux utilisés et les exigences scientifiques nécessaires à la validation de l’étude.

Raffinement

Afin d'optimiser leur bien-être et de leur permettre d'exprimer leurs besoins comportementaux, les animaux sont hébergés en groupes sociaux de même sexe. De l'eau fraîche ad libitum est mise à leur disposition et un aliment adapté à l'espèce et au poids de chaque individu est distribué quotidiennement. Les paramètres environnementaux de l'animalerie sont également suivis et contrôlés afin de répondre aux exigences physiologiques de l’espèce. En parallèle, un programme d'enrichissement complet est mis en place au sein de l'animalerie. Ce dernier comprend : - Des enrichissements structuraux permettant aux macaques d'évoluer dans un environnement tridimensionnel ; - De la litière pour leur permettre de fourrager ; - Des jouets variés faisant l'objet d'une rotation une fois par semaine pour éviter que les animaux ne se lassent ; - Des friandises et des fruits et légumes frais distribués quotidiennement (cachés dans la litière ou dans des jouets distributeurs) ; - De la musique d'ambiance est diffusée pendant la journée à un volume raisonnable dans le but de réduire le stress en couvrant le bruit causé par les activités du personnel dans les salles adjacentes et en habituant les animaux à la voix humaine. Une période d'acclimatation sera mise en place avant le début de l’étude. Un programme d'habituation à l'Homme et de conditionnement aux actes techniques associés à du renforcement positif permettra de réduire le stress des animaux lié aux manipulations (prise de sang, application de la crème). Les animaux seront suivis individuellement et bi-quotidiennement tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur. De même, le personnel veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal afin de diminuer le stress qui pourrait être engendré par les manipulations. Les temps de repos accordés aux animaux entre les prélèvements et les volumes prélevés respecteront les recommandations éthiques en vigueur. Des mesures préventives et correctives de diminution de la douleur et du stress ont été déterminées au préalable sans compromettre les objectifs scientifiques de l’étude. Durant les administrations, les animaux seront assis sur des chaises à contention. Pour limiter leur stress et l’ennui, un personnel formé veillera à interagir avec les animaux, leur distribuer des friandises ou encore leur projeter un documentaire/dessin animé sur une tablette électronique par exemple.

Choix des espèces

L’utilisation du macaque pour le modèle d’inflammation cutané induit par l’application d'une crème contenant un principe actif sur la peau est justifiée par sa similarité immunologique avec l’humain. Les macaques ont un système immunitaire proche de celui de l’humain, notamment au niveau des voies de signalisation impliquées dans la réponse inflammatoire. Ce modèle induit une inflammation cutanée et une activation immunitaire locale. Chez le macaque, ces récepteurs sont exprimés de manière comparable à l’humain, ce qui garantit une réponse pharmacologique et immunologique pertinente pour l’évaluation des thérapies. La cible de l’anticorp est conservée chez le macaque et présente des caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques proches de celles observées chez l’Homme, justifiant le choix de cette espèce. Des animaux juvéniles seront utilisés dans ce projet (jeunes adultes). Dans la littérature, certaines études montrent que les animaux matures (>4ans) sont statistiquement plus sujet aux anomalies liées au vieillissement pouvant affecter la qualité des échantillons prélevés et notamment les analyses histologiques. Sachant que des prélèvements de peau seront réalisés dans ce projet, il est préférable d’écarter au maximum ce biais lié à l’âge des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 4500
Souffrances
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 750
 3750
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Devenir
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 4500

Environ quinze études par an, commandées au fil de l'eau pour valider des candidats médicaments avant le passage à l'être humain : 4 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Injectées jusqu'à quatre fois par semaine pendant quinze semaines, elles développent une réaction immunitaire dirigée contre leur propre organisme, imitant le diabète de type 1, la maladie cœliaque ou le lupus, et subissent en plus des prélèvements sanguins, des mesures de glycémie et, pour certaines, des endoscopies sous anesthésie. Le porteur annonce perte de poids, déshydratation, lésions cutanées et diarrhées sanglantes comme effets attendus de ces maladies induites. Sur le remplacement, il affirme que les cultures cellulaires et les simulations informatiques ne reproduisent pas la complexité d'un "organisme entier", et qualifie ces modèles de "cruciaux".

Objectifs

Les maladies auto-immunes sont des maladies dans lesquelles le système immunitaire, qui normalement protège le corps contre les infections, se retourne par erreur contre les propres cellules et tissus de l'organisme. Parmi les maladies concernées, on trouve le diabète de type 1, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), ou encore le lupus. Pour mieux comprendre ces maladies, les chercheurs utilisent des modèles animaux, principalement des souris. Ces modèles permettent d'observer comment la maladie se développe, quelles cellules du système immunitaire sont impliquées, et comment les dommages sur les organes se produisent ou peuvent être limités. Dans ce projet, des souris sont utilisées pour reproduire en conditions contrôlées certains mécanismes de ces maladies. Pour cela, les animaux reçoivent des substances qui déclenchent ou amplifient une réaction immunitaire dirigée contre leur propre organisme. Cela permet d'étudier comment cette réaction se met en place et comment elle pourrait être freinée ou corrigée. L'objectif général est de mieux comprendre ces mécanismes, dans le respect des règles éthiques en vigueur, afin d'ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour les patients. Environ 15 études sont prévues par an dans le cadre de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche est susceptible d'apporter plusieurs bénéfices importants, tant pour la compréhension des maladies que pour le développement de futurs traitements : - Mieux comprendre comment le système immunitaire s'emballe : les chercheurs pourront observer comment certaines substances du corps déclenchent une réaction immunitaire anormale, et identifier les cellules responsables de cette réaction. - Étudier la réponse des cellules immunitaires : en particulier les globules blancs appelés lymphocytes T, qui jouent un rôle central dans les maladies auto-immunes. - Mesurer la production d'anticorps : les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire. Ce projet permettra d'évaluer si certaines substances sont capables de déclencher la production d'anticorps spécifiques, ce qui est important pour comprendre la maladie. - Tester des stratégies pour moduler la réponse immunitaire : c'est-à-dire explorer des approches pour calmer ou réorienter le système immunitaire lorsqu'il attaque le corps. - Valider des candidats médicaments : ce projet permettra d'obtenir une première preuve que certaines molécules thérapeutiques sont efficaces et faisables, avant d'envisager des essais chez l'humain. À terme, ces travaux contribuent à améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies auto-immunes, en ouvrant la voie à des traitements plus ciblés et plus efficaces.

Procédures

Les animaux utilisés dans ce projet sont soumis à différents types d'interventions, toutes réalisées dans des conditions encadrées et par du personnel formé : - Administrations et injections : les souris reçoivent des substances par différentes voies. Ces gestes sont réalisés sur l'animal éveillé ou anesthésié, durent environ 10 secondes chacun, et peuvent être répétés jusqu'à 4 fois par semaine, sur une durée maximale de 15 semaines. - Prélèvements sanguins : de petites quantités de sang sont prélevées sur l'animal éveillé, en 15 à 20 secondes, au maximum une fois toutes les deux semaines. - Pour certains modèles, Mesure du taux de sucre dans le sang : une petite goutte de sang est prélevée 1 à 2 fois par semaine sur l'animal éveillé, en environ 15 secondes. Un test de tolérance au glucose (qui consiste à mesurer la glycémie à plusieurs reprises sur 2 heures) est réalisé 6 fois de suite, et répété 2 fois au cours de l'étude. - Pour d’autres modèles, analyse urinaire par miction spontanée ou massage abdominale ne durant que quelques secondes. Très rarement pour un modèle particulier de l’endoscopie peut être réalisée sur quelques animaux. Ils sont alors anesthésiés quelques minutes.

Impact sur les animaux

L'utilisation de ces modèles animaux peut entraîner certains effets indésirables, directement liés aux maladies étudiées et non aux traitements expérimentaux eux-mêmes : - Perte de poids - Baisse de l'activité et de la mobilité, souvent liée à la fatigue causée par la maladie - Déshydratation, notamment dans les modèles de diabète ou de maladie cœliaque - Atteintes cutanées (lésions ou irritations de la peau) - Diarrhées avec parfois présence de sang dans les selles Ces effets sont étroitement surveillés tout au long des études. Des mesures de prise en charge sont mises en place dès l'apparition des premiers signes, afin de limiter l'inconfort des animaux et d'intervenir rapidement si nécessaire

Devenir

Les animaux sont euthanasiés pour les prélèvements d’organes nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’étude.

Remplacement

LL'utilisation de modèles d’immunisation est cruciale pour le développement et l'évaluation de nouvelles thérapies. Ces modèles permettent d'étudier les réponses immunitaires dans un environnement contrôlé, offrant une approche unique pour comprendre les interactions cellulaires et les mécanismes pathologiques spécifiques. Ils surmontent les limitations des systèmes in vitro (sur des cellules en laboratoire) et in silico(sur ordinateur), qui ne peuvent reproduire la complexité d'un organisme entier. Les simulations informatiques identifient des cibles pertinentes à valider expérimentalement. Les tests in vitro étudient certaines réponses cellulaires et testent des molécules immunomodulatrices, mais ne simulent pas les interactions dynamiques entre organes. Les modèles animaux, eux, offrent des avantages uniques : - Complexité physiologique : Ils permettent d'étudier les interactions entre le système immunitaire et d'autres organes, impossible à reproduire in vitro ou in silico. - Progression de la maladie : Ces modèles permettent d'observer l'évolution de la pathologie sur une longue période, crucial pour comprendre la maladie et évaluer l'efficacité des traitements. - Biomarqueurs et diagnostic : Ils facilitent l'identification de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic précoce et le suivi de la progression de la pathologie. - Évaluation de la sécurité : Essentiels pour tester la sécurité des nouvelles thérapies avant les essais cliniques humains. - Étude des complications : Ils permettent d'étudier les complications à long terme, comme les problèmes cardiovasculaires, cutanés, etc. - Personnalisation des traitements : Ces modèles aident à identifier des sous-groupes de patients répondant différemment aux traitements.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est préalablement basé sur les publications scientifiques. Ensuite, sur la base des données expérimentales, un biostatisticien est consulté pour optimiser le nombre d’animaux à utiliser selon le type de mesures effectuées. Seules les molécules ayant montré en amont une activité anti-inflammatoire in vitro sont testées sur les animaux (in vivo). L’utilisation de techniques précises de pointes comme l’examen permettant la caractérisation des types cellulaires, l’analyse de biomarqueurs et l’étude des tissus d’intérêt permettront d’obtenir des données détaillées à partir de petits échantillons. Les modèles décrits dans ce projet sont choisis pour leur pertinence clinique, réduisant ainsi le besoin de tests supplémentaires sur d’autres animaux.

Raffinement

De nombreuses mesures sont prises pour assurer le confort et le bien-être des animaux tout au long du projet : - Conditions d'hébergement optimales : les souris sont hébergées dans des environnements à conditions sanitaires strictement contrôlées (absence de pathogènes), en petits groupes de 5 animaux maximum par cage. Elles disposent d'une litière douce et d'éléments d'enrichissement favorisant leurs comportements naturels (abris, matériaux pour nicher, zones d'enfouissement). - Soins adaptés aux animaux malades : pour les souris développant des symptômes (comme le diabète ou la maladie cœliaque), un protocole de soins spécifique est mis en place dès les premiers signes : changement de litière trois fois par semaine, surveillance renforcée de la consommation d'eau, et apport de compléments nutritifs (gels hydratants et énergétiques). - Manipulation douce : les soigneurs utilisent des techniques de manipulation adaptées (tunnels, préhension dans le creux de la main) pour réduire le stress des animaux lors des interventions. - Surveillance continue 24h/24 : les animaux peuvent être hébergés dans des cages connectées qui détectent automatiquement toute anomalie de comportement (inactivité, agitation, litière humide), permettant une intervention vétérinaire rapide. - Grille de score et les points limites spécifiques à chaque modèle sont appliqués : un système d'évaluation régulière de l'état de santé des animaux est utilisé. Il permet de définir des seuils d'intervention clairs pour agir de manière anticipée et éviter toute souffrance inutile. - Mesures spécifiques pour les souris immunodéficientes : ces animaux, plus vulnérables aux infections, sont hébergés dans des équipements ventilés et manipulés sous hotte de protection.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix en pharmacologie. Elles partagent une grande partie de leur génome avec les humains, permettant de modéliser les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme. Les souris, étant des mammifères, ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les souris adultes (à partir de 8 semaines d’âge) sont utilisées dans ce projet pour mimer la pathologie chez les patients adultes car l’immunité varie fortement en fonction de l’âge. De plus le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines d’âge chez la souris.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2184
Souffrances
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 2184
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Devenir
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 2184

Une partie des souris utilisées sont des NSG, dépourvues de système immunitaire fonctionnel, ce que le porteur nomme un "phénotype dommageable". 2 184 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par dislocation cervicale pour prélèvement d'organes. Les interventions déclarées se résument à une ou deux injections, quatre prélèvements sanguins sur animal éveillé et un prélèvement sous anesthésie, réparties entre deux établissements. Le porteur admet que l'une des procédures "peut induire des douleurs non prévues" parce que la toxicité des molécules testées n'est pas connue, sans en dire davantage sur le contenu de ces études d'oncologie et de maladies auto-immunes.

Objectifs

L’objectif de cette étude est de développer de nouvelles molécules innovantes pouvant être utilisées pour le traitement de maladies auto-immunes ou dans le cadre du cancer. L’objectif principal sera donc de réaliser, chez la souris, une analyse toxicologique de ces molécules mais également étudier leurs effets sur le développement de différents types de cancer chez la souris. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs, ; les deux premières procédures, dans le premier établissement utilisateur et les trois dernières dans le deuxième établissement utilisateur.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à déterminer si les molécules innovantes nouvellement identifiées permettent notamment d’inhiber ou de ralentir le développement de différents types de tumeurs chez la souris. L’ensemble des résultats obtenus sera crucial pour envisager l’utilisation de ces molécules en clinique chez l’homme.

Procédures

1 ou 2 injections (

Impact sur les animaux

Les procédures correspondantes au projet peuvent induire du stress et une angoisse liés à la manipulation/ contention des animaux. Les prises de sang effectuées ainsi que les injections de traitements peuvent induire un inconfort, une angoisse et une douleur légère de courte durée chez celles-ci. Une des procédures peut induire des douleurs non prévues, inhérentes au fait que la toxicité des nouvelles molécules n'est pas connue. Les manipulations des souris lors des prises de sang effectuées peuvent induire un inconfort, une angoisse et une douleur de courte durée chez celles-ci. L'utilisation d'un phénotype dommageable, les souris NSG.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale, des prélèvements d'organes sont réalisés sur ces animaux et des analyses ex-vivo sont effectuées sur ces derniers.

Remplacement

L'évaluation préclinique est une étape importante dans le développement d'un médicament avant son utilisation en clinique. Avant l’expérimentation sur animal, les molécules sont testées au préalable sur différents modèles bio-informatiques (modélisation des structures des molécules et d'affinités pour les cibles thérapeutiques choisies) in vitro (lignées de cellules tumorales et cellules non tumorales) afin d’évaluer leur activité. L'utilisation du modèle souris permet l’étude de différentes pathologies in vivo. Afin de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques, il est nécessaire d’avoir recours à des organismes modèles de l’Homme. L’utilisation de modèles de souris permet d’étudier la physiologie de ces pathologies au sein d’un organisme vivant dans tout son ensemble.

Réduction

Le nombre de souris correspond au nombre minimal requis pour avoir une différence significative de réponse biologique entre les différents groupes. Dans les procédures expérimentales définies (études précliniques de pharmacocinétiques, de toxicité et d'efficacité), les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les souris sont hébergées dans un milieu enrichi et amélioré. Des analgésiques peuvent être administrés aux souris. L’utilisation d’une grille unique de score est mise en place ainsi que l'application de points limites stricts et spécifiques au projet. La grille de score est décrite dans chacune des procédures L’aspect général des animaux ainsi que le suivi pondéral seront transcrits dans la grille de score. Le bien-être des animaux est analysé et est pris en compte tout au long des protocoles expérimentaux. Des points limites pour lesquels les animaux seront mise à mort ont été défini. Il n'y a pas d'échanges d'animaux entre les deux établissements utilisateurs, pas de transports d'animaux entre ces deux sites.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal qui permet d’élargir nos connaissances sur le développement, la physiopathologie de différentes pathologies mais aussi tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. Son utilisation permet de connaitre la physiologie in vivo des différentes pathologies chez des modèles de souris. ​Le choix de l'espèce se porte sur le fait que cette espèce est un modèle de mammifère dont le profil pharmacologique permet une utilisation préclinique.​ Jeunes adultes entre 5 à 8 semaines pouvant finir leur croissance. Les animaux plus âgés ne sont pas souhaités dans la mesure où la présence de graisse peut entrainer une modification de la biodisponibilité de la molécule.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 3220
Souffrances
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 420
 2800
Devenir
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 420
 2800

Les souris qui perdent au moins 25 % de leur poids sont mises à mort. 3 220 souris sont utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 2 800 d'entre elles classées en souffrance sévère. On leur induit des maladies auto-immunes comme le lupus ou l'arthrite avant de tester des candidats médicaments, avec injections de plasmides, pose d'implants et prélèvements vaginaux quotidiens. Sur ce total, 420 souris n'ayant subi qu'une partie de la procédure sont réutilisées, notamment dans une formation interne aux gestes techniques.

Objectifs

[MODIFICATION] L’objectif de ce projet est de pouvoir tester des candidats médicaments pour des maladies auto-immunes telles que le lupus, les différents types d’arthrite ou encore la maladie de Sjögren. Pour ce faire, nous induirons à l’aide de molécules des maladies auto-immunes sur des souris immunodéficientes, immunocompétentes, ou humanisées à l’aide cellules souches hématopoïétiques humaines et leurs dérivées (cellules dérivées de cellules souches ou dérivées de populations hématopoïétiques) provenant par exemple de sang de cordon ombilical, de moelle osseuse ou de sang périphérique humains ou murins (PBMC). Différentes stratégies d’inductions pourront être réalisées en fonction des besoins expérimentaux. Le modèle nous permettra non seulement d’évaluer l’effet du candidat médicament (biologiques, immunomodulateurs…) sur la progression de la maladie auto-immune mais également d’analyser l’implication du système immunitaire dans cet effet, dans le but de mieux prédire la réponse humaine aux traitements. Des souris sans maladies induites pourront également être utilisées comme contrôles négatifs dans des études pilotes, des études de biodistribution et toxicité de candidats thérapeutique.

Bénéfices attendus

[MODIFICATION] Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes physiopathologiques des maladies auto-immunes et à soutenir le développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblées. L’utilisation de modèles murins immunodéficients, immunocompétents ou humanisés permet de modéliser différentes pathologies humaines, dans un contexte in vivo contrôlé, tout en tenant compte des spécificités du système immunitaire humain. Ainsi, ce projet permettra : -d’étudier la progression de maladies auto-immunes comme : le lupus ou les différents types d’arthrite ou encore la maladie de Sjögren dans des modèles bien caractérisés, -d’évaluer l’efficacité et les mécanismes d’action de candidats médicaments à différents stades de développement, -de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques dans des environnements immunitaires humanisés pertinents, -d’identifier des biomarqueurs de réponse ou de toxicité, -et de contribuer à une meilleure prédictibilité des résultats précliniques avant la transposition vers l’humain.

Procédures

Les animaux recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Ces injections, administrées uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes. Concernant les chirurgies (implants) la durée n’excédera pas 10 minutes. Elles seront réalisées sous anesthésie gazeuse avec une analgésie préopératoire et un suivi post-opératoire rigoureux. En parallèle, les candidats médicaments et molécules / cellules pour l'induction des maladies seront administrés afin d’évaluer leurs effets thérapeutiques. Les injections dureront quelques secondes et la fréquence sera définie selon le protocole d’étude. Des prises de sang pourront être réalisées pour évaluer les effets des traitements et caractériser la réponse immunitaire. Les fréquences de prélèvements seront définies dans le protocole d’étude. Les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids et à l’âge de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Des prélèvements vaginaux pourront également être réalisés. Ils seront effectués quotidiennement pendant un minimum de cinq jours consécutifs, et si nécessaire, prolongés sur plusieurs semaines pour une évaluation complète du cycle œstral, notamment si les souris ne sont pas synchronisées. Ce prélèvement, très rapide, dure seulement quelques secondes. Des prélèvements d’urines et de fèces pourront être pratiqués par contention et massage du ventre.

Impact sur les animaux

Les procédures prévues dans le cadre de ce projet peuvent entraîner diverses nuisances ou effets indésirables chez les animaux. Ces effets varient selon les modalités expérimentales, la nature des composés administrés et le statut immunitaire des souris (immunodéficientes, immunocompétentes ou humanisées). -[MODIFICATION] Identification par puce électronique classique ou thermopuce : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. - Injection hydrodynamique intraveineuse de plasmides : peut engendrer un hématome et des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. -Prélèvements vaginaux : peut engendrer une légère irritation locale transitoire, une inflammation minime ou du stress. -Implantation de capsules / implants : douleur, complications en lien avec la chirurgie. -Administration de traitements et induction des maladies : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées), amaigrissement progressif, troubles moteurs, lésions cutanées, atteinte des organes, [MODIFICATION] fibrose de la glande salivaire, sécheresses buccales, oculaires seront suivies et documentées via le système interne de monitoring des animaux, altérations comportementales, œdèmes, douleurs articulaires, [MODIFICATION] ascites ou encore altération de l’état général. - Prélèvements sanguins : hématome, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû à la contention. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux en fin d'étude, ayant atteints les points limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général. Des souris issues de cette procédure pourront être réutilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris » sur décision vétérinaire. Ceci ne pourra être envisagé que dans les cas ou des animaux ont subi seulement une partie de la procédure (ex : animaux du groupe contrôle négatif) et ne présentant pas d’altérations résiduelles de leur état de santé.

Remplacement

Lorsque cela est scientifiquement pertinent, des alternatives in vitro seront envisagées afin de limiter l’utilisation d’animaux. Néanmoins, dans le cadre des pathologies auto-immunes et en particulier des procédures de ce projet, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro capable de reproduire fidèlement la complexité du système immunitaire humain ni ses interactions avec des composés thérapeutiques. L’utilisation de souris immunodéficientes, immunocompétentes ou humanisées demeure essentielle pour modéliser l’implication du système immunitaire, évaluer les effets des traitements et garantir la transposabilité des résultats. Ces modèles in vivo constituent donc un outil robuste, indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques et thérapeutiques du projet.

Réduction

Un total de 3220 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser environ 70 études précliniques de 46 souris. Ce nombre de souris utilisées sera limité au strict nécessaire, en se basant sur l’expérience acquise dans les études antérieures et sur des considérations statistiques. Les effectifs par groupe seront déterminés selon la variabilité attendue des réponses, notamment immunitaires, et adaptés en fonction des objectifs : caractérisation phénotypique, réponse au traitement, suivi de biomarqueurs ou évaluation de la toxicité. En fonction des modèles pathologiques et de l’effet attendu, le nombre de souris par groupe pourra varier de 4 à 8. Certains animaux ne développant pas la pathologie attendue (groupe contrôle par exemple) pourront être réutilisés dans ce même projet ou utilisé en formation. Des études pilotes permettront également de valider certains protocoles ou dosages, avant d’engager des cohortes plus larges.

Raffinement

En début d'étude, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables de 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux (ex : Diet Gel). La cage contiendra à minima une couche de litière permettant de creuser, se cacher et réaliser un nid. Cette couche de litière pourra être supplémentée par un échantillon de litière provenant de cages mâles pour synchroniser le cycle œstral. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, elles bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti- douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement sous anesthésie suivi d’une euthanasie sans réveil (prélèvement terminal). Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue à partir d’un certain seuil. Les points limites sont : -Perte de poids supérieur ou égale à 25 % du poids de référence (induction de la maladie) -Score clinique maximal atteint.

Choix des espèces

[MODIFICATION] La souris constitue le modèle préclinique de référence pour l’étude des maladies auto-immunes telles que le lupus, l’arthrite ou encore la maladie de Sjögren en raison de sa proximité génétique avec l’Homme, de sa physiologie bien caractérisée et de la disponibilité de lignées spécifiques adaptées à chaque pathologie. Selon les besoins, il est possible d’utiliser différents types de modèles : spontanés, chimiques (Pristane pour le lupus, Imiquimod pour le psoriasis et certains modèles de lupus), biologiques (comme les modèles d’arthrite induite par du collagène, des anticorps ou des adjuvants), traumatiques, ou humanisés via la greffe de cellules humaines provenant de patients atteints de ces maladies. Les lignées de souris immunodéficientes permettent de reconstruire un système immunitaire humain chez la souris afin d’étudier la physiopathologie des maladies auto-immunes, d’évaluer la réponse à de nouvelles approches thérapeutiques immunomodulatrices et d’anticiper leurs effets secondaires immunitaires de façon prédictive. Les souris non humanisées seront incluses dans les études à partir de 6 semaines d’âge, âge correspondant à une maturité immunitaire et physiologique suffisante pour l’induction de pathologies et l’évaluation de traitements. Les souris humanisées seront quant à elles incluses à partir de 8 semaines, seuil à partir duquel une reconstitution immunitaire humaine stable et mesurable est généralement observée dans le sang périphérique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 2496
Souffrances
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 2496
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Devenir
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 2496

Les souris utilisées portent une mutation déclenchée par gavage, sur une lignée déjà détenue par l'établissement. 2 496 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un perturbateur endocrinien par voie orale, puis deux injections sous anesthésie leur déclenchent une thyroïdite ou une myasthénie auto-immune, avant cinq prises de sang sur animal éveillé, cinq tests cliniques et une évaluation de la fonction musculaire. Le porteur indique que le gavage répété peut blesser l'œsophage et faire perdre du poids, et que ces modèles entraînent une perte de mobilité, les tissus étant prélevés après la mise à mort pour des analyses biochimiques et histologiques.

Objectifs

Dans les pays développés, les maladies auto-immunes touchent 5 à 10 pour cent de la population et représentent la troisième cause de morbidité. Elles sont dues à une déregulation du système immunitaire, qui ne discrimine plus le soi du non soi. L'exposition (via alimentation, air, eau) à des perturbateurs endocriniens s'accroit. Ce projet a pour but de comprendre le rôle joué par ces molécules dans le développement de pathologies auto-immunes. Ce projet va décrypter, au sein du thymus, les modulations cellulaires et moléculaires induites par ces molécules qui participeraient à altérer la tolérance immunitaire au soi et au développement de pathologies auto-immunes.

Bénéfices attendus

Les maladies auto immunes telle que la myasthénie sont des maladies chroniques invalidantes. Les causes de développement de ces pathologies demeurent inconnues. Dans ce projet, nous souhaitons démontrer qu’un facteur de l’environnement peut induire des perturbations au niveau de la mise en place de la tolérance immunitaire et par conséquence serait à l’origine de dysfonctionnement thymique conduisant au développement d'une pathologie auto-immune. Aussi, la compréhension des mécanismes étiologiques est donc importante pour proposer des mesures de prévention et adapter les traitements des personnes affectées par une pathologie auto-immune.

Procédures

Des animaux seront soumis à une induction de la mutation génique par voie orale (3 fois, 1 minute sur 5 jours). Des animaux seront exposés à l’état vigile au perturbateur endocrinien ou une solution contrôle par voie orale (1 fois, 1 minute). Les animaux seront soumis à une induction de la pathologie par des injections sur animal anesthésié (2 fois par animal sur 21 à 30 jours, 10-15 minutes pour les injections). Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile (5 fois pendant le projet, moins d’une minute). Les tests cliniques de suivi des pathologies seront réalisés sur animal vigile (5 fois -15 minutes). L’évaluation de la fonction musculaire se fera sur animal anesthésié (1 fois-15 minutes)

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : Premièrement, pour le gavage, a- une possible douleur au niveau de l’œsophage due à l’insertion répétée de la sonde dans le système digestif. b- Une perte de poids pour les animaux recevant le perturbateur endocrinien. Deuxièmement : Les animaux incluent dans le modèle de pathologie auto-immune pourraient subir a-Un risque d’hypothermie ou de détresse respiratoire suite à l’anesthésie générale pour l’immunisation. b-sensation d’irritation ou la gêne induite par le produit immunisant. c-un risque de douleur et un inconfort post-immunisation. d-Un stress lié à l’analyse comportementale et une perte de mobilité inhérente aux modèles. Troisièmement : une légère et brève douleur lors du prélèvement sanguin et une perte de sang ainsi qu’un stress lors des manipulations nécessitant une contention des animaux.

Devenir

A l’issue de l’expérience, les animaux sont euthanasiés par une euthanasie réglementaire et les tissus d’intérêt seront prélevés pour des analyses biochimiques, histologiques et moléculaires.

Remplacement

Des etudes, au préalable, sur des modèles cellulaires ont été ménées. Nous souhaitons valider nos observations avec des modèles in vivo, afin de démontrer l’impact d’une exposition aux molécules identifiées comme perturbateurs endocriniens sur la physiologie thymique et les conséquences sur la susceptibilité au développement de pathologie auto-immunes.

Réduction

Le nombre total d'animaux dans ce projet est 2496. Pour chaque procédure 1248 animaux seront utilisés pour permettre une analyse statistique des données tout en utilisant le minimum d'animaux. Le nombre de souris par condition expérimentale est déterminé pour permettre une bonne analyse statistique des données tout en utilisant le minimum d'animaux. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous analyserons les variances et différences entre les groupes testés.

Raffinement

Les animaux obtenus par le fournisseur agrée observeront une période d’acclimatation/adaptation de 7 jours. Tous les animaux sont hébergés dans des cages de stabulation avec enrichissement (cotons, tunnel en carton, bâton en bois) et un accès à l’alimentation et un abreuvement à volonté. Une litière en aoute pour limiter l’inconfort des animaux au niveau des coussinets plantaires. Lorsqu'il y a apparition de signe clinique de la maladie, de la nourriture humidifiée est mise dans la cage pour éviter aux souris, si elles sont faibles, d'aller chercher la nourriture en hauteur. Les animaux bénéficieront d’une anesthésie et d'une analgésie pré et post immunisation. Les souris sont surveillées quotidiennement par les animaliers. Les souris sont pesées 2 à 3 fois par semaine et regardées attentivement par la personne menant le projet. Les points limites ont été préalablement définis pour limiter la contrainte et permettre une prise de décision rapide en cas de nécessité.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle murin car il est bien caractérisé pour les maladies auto-immunes. Il permet d’étudier dans un organisme global, les effets de composés sur les différentes populations cellulaires immunes et leur interaction et conséquence sur la physiologie globale de manière fiable. Ces observations sur organisme entier ne sont pas possibles sur des modèles in vitro ou ex vivo. De plus, une lignée murine pour le gène d’intérêt est disponible à l'établissement. Les modèles de thyroïdite et myasthénie auto-immune sont maitrisés par l’équipe et reconnus par la communauté scientifique. Ces modèles sont comparables sur certains points avec la pathologie humaine. Les expériences seront effectuées sur des souris ayant 4 à 7 semaines et 10 à 12 semaines au début de l’expérience ce qui correspond à l’adolescence et au stade adulte, périodes d’apparition des maladies auto-immunes chez l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 2940
Souffrances
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 -
 2940
Devenir
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 2940

Les rats ne sont retirés de l'expérience que pour une douleur sans rapport avec les signes attendus du projet, la faiblesse de la queue et la paralysie des membres provoquées par la maladie induite faisant partie du protocole. 2 940 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun peut recevoir jusqu'à 140 administrations et subir jusqu'à 73 prélèvements sanguins en 35 jours, avec 35 évaluations cliniques sur animal vigile ou 15 mesures de l'œdème des pattes postérieures. Une partie des molécules testées est déjà sur le marché ou en essai clinique, le porteur indiquant que ces tests servent aussi à mesurer la prédictivité de ses propres modèles.

Objectifs

Les maladies auto-immunes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui conduit ce dernier à s’attaquer aux constituants normaux de l’organisme. L’ensemble de ces pathologies touchent environ 5 à 10% de la population mondiale avec une forte prévalence pour les femmes (80%). Ces maladies évoluent de façon chronique tout au long de la vie, avec des alternances de phases de crises et de rémissions. A ce jour, plus de 80 maladies auto-immunes ont été décrites. Parmi les plus fréquentes, on peut citer la sclérose en plaque et la polyarthrite rhumatoïde. En première intention, les principaux traitements sont basés sur des médicaments appelés immunosuppresseurs. Malheureusement, ces traitements entravent également les réponses immunitaires physiologiques destinées à lutter contre les infections et ont d’autres effets secondaires potentiellement sérieux. Actuellement, l’objectif de la recherche médicale reste de mettre au point des traitements efficaces avec moins d’effets secondaires. Des biothérapies se développent, elles sont le plus souvent utilisées lorsque la maladie ne répond pas suffisamment aux immunosuppresseurs. Cette recherche se concentre sur le développement de thérapies qui ciblent spécifiquement le processus pathologique concerné et qui interférent avec des fonctions précises de la réponse immunitaire, fonctions qui sont impliquées dans la pathogénie de la maladie. Afin de modéliser ces pathologies, différents modèles animaux sont validés par la communauté scientifique. Ces modèles permettent d’étudier les mécanismes physiopathologiques des maladies auto-immunes et permettent ainsi de développer de nouveaux traitements. Ils sont en général basés sur la stimulation d’une réponse immunitaire connue de la maladie. Dans ce projet, nous nous proposons d’utiliser différents modèles de maladies auto-immunes pour tester des composés en cours de développement. Les procédures mettrons en oeuvres des modèles de sclérose en plaque ou des modèles de polyarthrite rhumatoïde.

Bénéfices attendus

Avec ce projet nous espérons participer à la sélection de nouveaux traitements pour traiter les maladies auto-immunes que sont la sclérose en plaque et la polyarthrite rhumatoïde. De plus comme nous testons également des molécules déjà sur le marché ou en phase clinique, nous participons à une meilleure connaissance de la prédictivité des modèles mis en œuvre.

Procédures

En fonction de la procédure réalisée les animaux subirons au maximum une injection sous anesthésie induisant la pathologie puis 35 scorages de leur état clinique (2 min) ou 15 scorages de l’inflammation et 15 mesures sous anesthésie du volume de l’oedème au niveau des pattes postérieures (3 min). Tous les scorages sont effectués sur animaux vigiles. Ils pourront être amenés à recevoir un maximum de 140 administrations (dont le traitement anti-douleur, sous anesthésie pour les administration intraveineuse) et de 1 à 73 prélèvements sanguins sur la période de 35j en ne dépassant pas les recommandations éthiques en termes de volume prélevé et en garantissant le délai de récupération réglementaire.

Impact sur les animaux

Les pathologies induite provoquent de façon transitoire une faiblesse de la queue et une paralysie des membres. Les administrations répétées ainsi que les potentiels prélèvements sanguins peuvent induire des désagréments au niveau des sites d’administration et de prélèvement comme une douleur passagère ou une irritation, une inflammation, une induration mais aussi un phénomène de mâchonnement et de fausse route pour la voie per os. Un stress lié aux différentes manipulations (administration de composés, contention, …) et tests comportementaux peut également apparaitre. Si le prélèvement terminal de sang nécessite une mise à jeun (

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience. Une partie des animaux est mise à mort pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances à long terme.

Remplacement

Le développement des maladies auto-immunes et de leurs symptômes sont des phénomènes complexes qui mettent en jeu plusieurs acteurs (système immunitaire, microbiote, système nerveux, muscle, …) et différents processus. Actuellement aucune méthode de remplacement n’est disponible pour étudier les problématiques du présent projet. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet ont fait l’objet d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. C’est pourquoi, très souvent, des prélèvements post-mortem seront associés aux études in vivo dans l’objectif de soutenir les données obtenues par des analyses histologiques. Au regard de notre expertise, de la littérature et de la variabilité inter-individuelle et d'une éventuelle différence à l’exposition aux traitements, les groupes expérimentaux seront constitués de 10 à 15 animaux selon la procédure. Des analyses statistiques finales seront réalisées.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial durant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en œuvre notamment l’inclusion de phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. De plus, l’environnement des animaux est enrichi par un tunnel en carton pour leur permettre de se cacher et des boules de bois pouvant servir de jeu et de matériel à ronger. Les inductions, les mesures d’œdème et le prélèvement de sang sont réalisées sous anesthésie. Dans les procédures 1 et 2, dès le jour 7, de la nourriture en gel est mise à disposition des animaux afin de facilité la prise alimentaire lors du pic de la pathologie. Dans les procédures 3 et 4, dès l’apparition de l’inflammation jusqu’à la fin de l’expérience la douleur des animaux est prise en charge par un traitement biquotidien. De plus nous avons établis des points limites spécifiques à chaque procédure afin de soustraire l’animal à une douleur qui n’est pas en relation avec les signes attendus du projet. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre SBEA pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des rats non transgéniques. Les différents modèles décrits dans ce projet sont largement utilisés chez le rat pour lequel le matériel est adapté et les résultats pertinents. Les maladies auto-immunes peuvent apparaitre à tout âge mais la prévalence est la plus importante chez les jeunes adultes. Nous utiliserons donc des rats d’environ 10 semaines au début de l’expérience.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1930
Souffrances
 50
 -
 1880
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Devenir
 -
 -
 -
 1930

Transportées entre trois établissements utilisateurs au cours du protocole, avec une semaine d'acclimatation à chaque arrivée, 1 930 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour une étude approfondie de leurs tissus. Cinquante d'entre elles sont utilisées dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil, les 1 880 autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections sous-cutanées, un prélèvement de sang à la joue une fois par mois, trois recueils de salive après injection de pilocarpine et des injections de cellules CAR-T ou d'anticorps bispécifiques, l'un des modèles développant une sécheresse buccale et des douleurs articulaires en fin de protocole chez les souris non traitées. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucune alternative, organoïdes compris, ne permet d'étudier plusieurs organes cibles à la fois, et revendique un "organisme animal entier".

Objectifs

La maladie de Sjögren est une maladie auto-immune chronique provoquant une inflammation des glandes salivaires et lacrymales, entraînant une sécheresse de la bouche et des yeux. Elle peut aussi toucher d'autres organes (poumons, muscles, nerfs) et augmenter fortement (x20) le risque de développer un lymphome, qui affecte 5 à 10 % des patients. À ce jour, aucun traitement spécifique n’est approuvé. Les lymphocytes B jouent un rôle central dans cette maladie en produisant des auto-anticorps. Ce sont aussi eux qui peuvent évoluer en cancer. Cibler ces cellules constitue donc une approche thérapeutique prometteuse. Si certains anticorps thérapeutiques dirigés contre les lymphocytes B sont déjà utilisés, ils présentent encore de nombreuses limites. De nouvelles approches, comme les cellules CAR-T (globules blancs génétiquement modifiés) ou les anticorps bispécifiques (favorisant le contact entre cellules immunitaires et cellules cibles), ont montré des résultats très prometteurs, allant jusqu’à la guérison dans certains cas rapportés. Notre projet vise à : 1) comprendre comment ces thérapies peuvent éliminer les lymphocytes B pathogènes et potentiellement guérir une maladie auto-immune ; 2) optimiser ces traitements en identifiant les meilleures cibles et stratégies pour limiter les effets secondaires. Nous testerons différentes cibles avec des CAR-T et anticorps bispécifiques dans trois modèles murins complémentaires, où les lymphocytes B jouent un rôle clé. Aucun modèle ne reproduisant parfaitement la maladie humaine, cette diversité permettra une analyse plus fine. Ce projet permettra de mieux comprendre cette maladie chronique et invalidante en explorant ses mécanismes, tout en développant des approches thérapeutiques innovantes. Il aidera à préparer les essais cliniques futurs et à anticiper les effets secondaires. Nous mettrons aussi l’accent sur des traitements plus accessibles économiquement, en valorisant les anticorps bispécifiques, plus simples et moins coûteux que les CAR-T. Ce projet aura lieu dans 3 établissements utilisateurs en raison de contraintes liées au matériel nécessaire et à la place disponible dans les établissements.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes à l’origine l’efficacité chez l’Homme des nouvelles immunothérapies permettra le développement de nouvelles molécules efficaces avec moins d’effets secondaires. En effet les traitements actuellement disponibles pour cibler les cellules B entrainent des effets indesirables sévères (notamment infectieux) et aboutissent à des rechutes necessitant de retraiter les patients continuellement. L’objectif est d’aboutir a une guerison définitive des patients sans traitement. L’identification de la meilleure cible moléculaire et de la meilleure immunothérapie chez la souris, parmi ceux déjà essayés chez quelques patients sélectionnés, pourra permettre la réalisation d’essais cliniques de plus grande ampleur chez l’Homme.

Procédures

-Injections sous cutanées : 3 fois. durée

Impact sur les animaux

1) Douleur et stress de courte duree liee aux prelevements sanguins sur la joue limites par une anesthesie gazeuse. 2) Stress lie a la contention pour le recueil de salive et d’urines limité par l’anesthesie. 3) Développement d’une sécheresse de la bouche pour laquelle nous fournirons aux souris des croquettes humidifiees. 4) Douleurs des articulations possibles pour un des modèles (BAFFtg) en fin de protocole pour les souris non traitées

Devenir

euthanasie avec étude approfondie des tissus

Remplacement

L’étude de nouveaux medicaments utilisant un systeme immunitaire complet et reproduisant la pathologie ne peuvent etre effectues que sur un modele animal. En effet la realisation d’experiences in vitro sur prelevements humains est rendue impossible par la nécessité d’étudier les effets des traitements dans les tissus ainsi que leurs interactions avec les autres cellules et organes. D’autre part, les maladies auto-immunes étudiées sont des maladies multi-systémiques, donc touchent de nombreux organes. Pour évaluer l’efficacité du traitement, nous aurons besoin de mesurer des paramètres cliniques divers (flux salivaire, protéinurie), nécessitant un organisme animal entier. Il n’existe pas à ce jour d’alternative non animale, tels que les organoïdes par exemple, qui permette l’étude du système immunitaire dans son ensemble comportant plusieurs organes cibles, dans les maladies auto-immunes.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé pour utiliser le nombre minimal d’animaux tout en ayant des résultats significatifs et interprétables sur le plan scientifique. Un nombre trop faible d’animaux ne permettrait pas de mettre en évidence des différences et de prouver nos hypothèses, rendant ainsi l’expérimentation caduque. Dans le cas où nos résultats seraient meilleurs qu’attendus selon les études préalables, nous réduirons encore au maximum le nombre d’animaux au fur et à mesure des expérimentations.

Raffinement

Les souris bénéficieront d'un enrichissement de milieu avec du coton, des rouleaux de carton et des bâtonnets en bois. Ces animaux ne seront jamais hébergés seuls dans des cages séparées et feront l'objet d'une période d'adaptation d'une semaine après leur arrivee avant de débuter une procedure. Au vu de la longueur des procédures, nous privilégierons des cages de 4 animaux. Pour la réalisation de la procedure, nous avons établi des points limites au moyen d'un score afin d'évaluer le bien-etre animal (décrits dans la procedure expérimentale). Les points limites seront strictement appliques. Les animaux seront donc suivis quotidiennement afin de veiller à ce bien-être et de prendre les mesures nécessaires developpees dans la description de la procédure. Après chaque anesthésie, les souris seront maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale avec analgésique sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Afin de diminuer l'effort en convalescence, du diet gel est placé dans les cages pendant 48h. Le diet gel sera systématique ajouté en cas de sécheresse buccale significative. Les souris à euthanasier seront placées dans une salle isolée du reste des souris. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Puis période d’acclimatation pour les animaux d’une période de 7 jours sur le site d’accueil.

Choix des espèces

La souris a un système immunitaire et une génétique proche de l’Homme et peut développer des atteintes cliniques similaires aux maladies auto-immunes humaines. La facilité d’utilisation et la bonne reproductibilité en fait un modèle de choix. Chaque modèle sera le miroir d’une facette de la physiopathologie des maladies auto-immunes liées aux lymphocytes B. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte après établissement des anomalies cliniques révélatrices de maladie auto-immune.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 7164
Souffrances
 -
 250
 6309
 605
Devenir
 -
 -
 -
 7164

Jusqu'à trente-six administrations en neuf semaines, quatre prises de sang et dix séances d'imagerie sous anesthésie par animal : 7 164 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Le porteur attend des rougeurs, des gonflements et une desquamation aux sites d'injection, et pour les réactions inflammatoires les plus fortes une perte de poids, une léthargie, un poil hérissé et de la prostration, y compris par réaction du greffon contre l'hôte chez les souris humanisées. Une partie des animaux porte un phénotype dommageable, et le porteur indique les utiliser avant quarante semaines pour que ce phénotype ne s'exprime pas. Les données recherchées doivent servir à faire entrer des composés en essai clinique et à constituer des dossiers d'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Les maladies auto-immunes affectent environ 5 à 8 % de la population mondiale, avec une prévalence croissante au cours des dernières décennies. Les maladies auto-immunes, telles que le diabète de type 1, la sclérose en plaques, le lupus érythémateux systémique et la polyarthrite rhumatoïde, représentent un défi majeur en raison de leur complexité et de la variabilité des réponses aux traitements actuels. Ce projet vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques pour les maladies auto-immunes. Nous utilisons des modèles de souris pour mieux comprendre comment notre système immunitaire produit des anticorps, que ce soit avec ou sans l’aide des cellules T. Ces modèles sont des outils précieux pour étudier les réponses immunitaires et tester de nouvelles thérapies. Les objectifs de notre projet sont : Étudier les mécanismes immunitaires : Nous voulons comprendre comment notre corps réagit aux antigènes (substances étrangères) en identifiant les cellules et les signaux clés impliqués dans la production d’anticorps. Tester de nouvelles thérapies : Nous évaluons l’efficacité et la sécurité de nouvelles molécules thérapeutiques pour déterminer les doses optimales et les profils de sécurité, essentiels pour développer des traitements sûrs et efficaces. Identifier des biomarqueurs : Nous cherchons des indicateurs spécifiques qui peuvent nous aider à prédire la réponse aux traitements et à détecter les effets secondaires potentiels, afin d’améliorer les stratégies thérapeutiques. Optimiser les protocoles expérimentaux : Nous adaptons nos méthodes pour obtenir des résultats plus fiables et pertinents, en les rapprochant des conditions cliniques humaines, ce qui est crucial pour passer des tests en laboratoire aux applications cliniques.

Bénéfices attendus

Le développement de modèles de souris TDAR et TIDAR(T-dependant et T -independant antibody response ; Réponse en anticorps dépendante des lymphocytes T) vise à créer des outils robustes et fiables pour l’étude des réponses anticorps, des interactions entre les cellules immunitaires et le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Ces modèles permettent non seulement de mieux comprendre les mécanismes des réponses anticorps, mais aussi d’accélérer la découverte et l’optimisation de traitements efficaces et sûrs pour les patients. Ces modèles permettront d’étudier le potentiel thérapeutique de molécule ciblant des mécanismes impliqués dans les maladies auto-immunes et la tolérance immunitaire A plus long terme, les données générées grâce à ce projet permettent d’augmenter les connaissances scientifiques sur les processus immunologiques ou inflammatoires impliqués dans diverses pathologies humaines et feront l’objet de publications et de partage des données collectées avec la communauté scientifique. Les données générées permettent de supporter l’entrée des composés retenus en phase clinique d’évaluation et de contribuer à la constitution des dossiers d’autorisations de mise sur le marché des nouveaux médicaments évalués. L’approche par imagerie permettra potentiellement d’envisager l’évaluation de méthodes comparables pour le diagnostic ou le suivi des pathologies citées.

Procédures

Administrations réalisées par voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée ou par application cutanée, sur animal vigile, environ 10 secondes, réalisée au maximum 4 fois par semaine sur 9 semaines (soit 60 jours d’étude.) Prises de sang sur animal vigile, environ 15 secondes, répétées 4 fois sur 60 jours P. Analyse par imagerie sur animal anesthésié : Durée : Environ 5-15 minutes par session d’imagerie sur 10 temps en longitudinal, au maximum.

Impact sur les animaux

- Rougeurs et gonflements : Des rougeurs, des gonflements et des douleurs peuvent apparaître au site d’injection, que ce soit pour les injections dans l’abdomen ou sous la peau. - Réactions cutanées : Lors de l’application d’antigènes sur la peau, notamment avec certains solvants, des rougeurs, des gonflements et une desquamation (peau qui pèle) peuvent survenir. -Réactions inflammatoires : Après l’injection d’adjuvants (substances qui renforcent la réponse immunitaire), des réactions inflammatoires et systémiques peuvent se produire. - En cas de réaction inflammatoire sévère, des symptômes comme la perte de poids, la léthargie, le poil hérissé et la prostration peuvent apparaître. Cela peut être dû à une réponse immunitaire excessive ou à une réaction de greffe contre l’hôte dans les modèles humanisés.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés pour les prélèvements d’organes nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’étude.

Remplacement

L’utilisation de modèles mettant en œuvre les réponses anticorps dépendantes ou indépendantes des cellules T est essentielle pour le développement et l’évaluation de nouvelles thérapeutiques dans les maladies inflammatoires et auto-immunes. Ces modèles permettent d’étudier les réponses anticorps pour comprendre les interactions cellulaires et les mécanismes pathologiques spécifiques aux maladies auto-immunes. Ces modèles permettent de surmonter les limitations des systèmes in vitro et in silico en fournissant un système plus pertinent et translatable pour la recherche préclinique. Bien que des méthodes alternatives in vitro et in silico soient explorées, elles présentent des limitations importantes. Les tests in vitro, tels que les cultures cellulaires et les organoïdes, permettent d'étudier les réponses cellulaires et les interactions moléculaires dans un environnement contrôlé. Cependant, ces systèmes ne peuvent pas reproduire la complexité d'un organisme entier, où les interactions entre différents types de cellules et tissus, ainsi que les influences systémiques, jouant un rôle crucial. Par exemple, les cultures de cellules B et T humaines peuvent fournir des informations sur les réponses immunitaires spécifiques, mais elles ne peuvent pas simuler les interactions dynamiques dans les organes lymphoïdes secondaires (comme les centres germinatifs) ou entre le système immunitaire et d'autres systèmes, comme les cellules épithéliales, le système nerveux ou endocrinien. Les modèles in silico, qui utilisent des simulations informatiques pour prédire les réponses biologiques, sont également limités par la complexité des systèmes biologiques et la qualité des données disponibles. Bien qu'ils soient utiles pour générer des hypothèses et réduire le nombre d'expériences animales nécessaires, ils ne peuvent pas remplacer complètement les études in vivo en raison de leur incapacité à capturer toutes les variables biologiques et environnementales. La complexité des interactions immunitaires dans les maladies inflammatoires et auto-immunes nécessite encore l’utilisation de modèles animaux pour obtenir des données pertinentes et transposables à l’humain. En intégrant des réponses anticorps dépendantes et indépendantes des cellules T, ces modèles offrent une vue d'ensemble des réponses immunitaires et des effets des traitements dans un contexte physiologique complet, essentiel pour le développement de thérapies efficaces et sûres.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est basé sur des publications scientifiques et optimisé par un biostatisticien en fonction des objectifs de l’étude Des méthodes statistiques sont appliquées pour minimiser le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats fiables et en réduisant les biais expérimentaux. Seules les molécules ayant montré en amont une activité anti-inflammatoire in vitro sont testées sur les animaux (in vivo). L’utilisation de techniques précises comme la cytométrie en flux, l’analyse de biomarqueurs, l’histologie et l’imagerie permettra d’obtenir des données détaillées à partir de petits échantillons. De plus, on pourra avoir un suivi non invasif et multiparamétrique des animaux pour mesurer la distribution des composés et l’évolution de la réponse inflammatoire, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Les modèles décrits dans ce projet sont choisis pour leur pertinence clinique, réduisant ainsi le besoin de tests supplémentaires sur d’autres animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe . Nous utiliserons également une litière adaptée, douce et un enrichissement qui favorise l’expression des comportements normaux de la souris ( abri, enfouissement, nidification…). Les techniques de manipulation douce, telles que l’utilisation de tunnels et la préhension dans le creux des mains, sont mises en œuvre pour réduire le stress et l’angoisse des animaux. Un apport nutritif (gel hydrique, gel boost …) pourra être mis en place 1 semaine avant le début de l’étude pour faciliter l’accès des animaux. Les animaux pourront être hébergés dans des cages spéciales capables de détecter 24h/24 toute anomalie dans l’activité des animaux (hypoactivité ou hyperactivité ou stéréotypies) permettant de mettre en place très rapidement les actions pour la prise en charge vétérinaire. Les études sont encadrées par des recommandations internes et validées par la structure du bien-être animal relatives à l’utilisation des animaux (hébergement, soins, manipulation, expérimentations) et ayant pour objectif de prévenir toute douleur ou détresse chez l’animal. Les expérimentateurs sont formés aux gestes impliquant un contact à l’animal et à l’observation des signes cliniques fondamentaux. Une grille de score a été mise en place afin de permettre la définition et l’application de points limites, généraux et spécifiques à la procédure, une fréquence accrue des observations et ainsi intervenir de manière anticipée pour éviter toute douleur ou dommages pour les animaux au-delà de la classe de gravité définie pour la procédure. L'âge d’utilisation des souris génétiquement modifiées permet d’éviter l’apparition du phénotype dommageable. (avant 40 semaines) Les protocoles expérimentaux seront continuellement améliorés pour minimiser la douleur et le stress des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix en pharmacologie. Elles partagent une grande partie de leur génome avec les humains, permettant de modéliser les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme et les expériences génétiques. Les souris, étant des mammifères, ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les souris adultes (à partir de 8 semaines d’âge) sont utilisées dans ce projet pour mimer la pathologie chez les patients adultes car l’immunité varie fortement en fonction de l’âge. De plus le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines d’âge chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2500
Souffrances
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 1708
 -
 792
Devenir
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 2500

Une souris paralysée ou amaigrie jusqu'à un quart de son poids est mise à mort dès qu'un point limite est atteint. 2 500 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Les expérimentateurs déclenchent chez elles soit une maladie qui mime la sclérose en plaques, avec une paralysie remontant des pattes arrière vers l'avant, soit un lupus qui part d'une inflammation de l'oreille et se généralise sur huit semaines. S'y ajoutent des prélèvements sanguins jusqu'à quotidiens et jusqu'à trois ponctions de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie. Les traitements plus efficaces annoncés sont renvoyés au moyen terme et au conditionnel, tandis que le porteur qualifie d'"indispensable" l'accès aux organes qui interdit de garder ces souris en vie.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre de nos recherches sur les maladies inflammatoires auto-immunes, qui constituent un enjeu majeur de santé publique. Il a pour objectif de faire progresser les connaissances en explorant les mécanismes inflammatoires communs à plusieurs de ces maladies. Dans la sclérose en plaques (SEP), l'organe inflammé est le système nerveux central, tandis que dans le lupus systémique, différents organes sont affectés. Ces deux maladies sont très invalidantes : la SEP est la deuxième cause de handicap acquis chez les jeunes adultes, après les traumatismes, et elles touchent majoritairement les jeunes femmes. Si les traitements ont connu des avancées, aucune thérapeutique ne permet encore de soigner ces maladies, les traitements actuels sont peu efficaces sur l'aggravation des symptômes avec le temps. Dans ce contexte, il est indispensable de poursuivre les efforts de recherche pour développer de nouveaux traitements. Pour cela, une meilleure compréhension du développement de la maladie, obtenue par l'étude de modèles pertinents chez la souris, constitue un prérequis essentiel. Nous proposons, dans ce projet, d'étudier le rôle d'une molécule, l'interleukine-2 (IL-2), dans la régulation des mécanismes inflammatoires impliqués dans la SEP et le lupus. La thérapie par l’IL-2 a montré un potentiel considérable lors d’essais cliniques chez l'homme en tant que traitement de ces deux maladies. Cependant, les cibles cellulaires de ce traitement ne sont pas encore toutes bien identifiées ce qui limite la compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents freinant l'optimisation et l'élargissement de son usage thérapeutique. À l'aide de modèles souris mimant ces maladies, nous cherchons à mieux comprendre les mécanismes thérapeutiques de l'IL-2 au niveau cellulaire.

Bénéfices attendus

Nos travaux permettront de faire progresser les connaissances sur la physiopathologie de la SEP et du lupus, notamment en explorant les mécanismes inflammatoires impliqués. Le projet vise également à mieux comprendre les mécanismes thérapeutiques de l'IL-2. À moyen terme, ces travaux pourraient mener au développement de thérapies plus efficaces et mieux ciblées pour traiter les maladies inflammatoires auto-immunes, en optimisant l'utilisation de l'IL-2.

Procédures

Après immobilisation, les animaux au sevrage seront prélevés au niveau de queue ou de l’oreille (geste réalisé en moins d'une minute). Pour l’induction de la SEP, les animaux endormis recevront une ou deux injections sous la peau (geste réalisé en moins d'une minute) et deux injections abdominales après l’induction (jour 0 et jour 2, geste réalisé en moins d'une minute). Le traitement sera injecté quotidiennement (immobilisation rapide de l'animal, moins de 30 secondes) pendant maximum 4 semaines. Pour l’injection de cellules immunitaires, les souris seront endormies avant l’injection (pas plus d’une minute par souris). Pour le déclenchement d’un lupus, une immobilisation sera réalisée le temps d'appliquer la crème sur l'oreille (environ 30 secondes 3 fois par semaine) ou de faire une injection abdominale (geste réalisé en moins d'une minute, 3 fois par semaine). Les prélèvements sanguins répétés seront réalisés sur animaux immobilisés (environ une minute), à raison d’un prélèvement hebdomadaire ou quotidien en fonction du volume prélevé. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien (liquide dans lequel baigne le cerveau) après endormissement de l'animal (20 minutes) maximum 3 fois au cours de l'expérimentation avec 7 jours d'intervalle minimum.

Impact sur les animaux

Toutes les lignées de souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Le prélèvement au niveau de la queue ou de l’oreille peut entrainer de la douleur et du stress chez l’animal. L’induction de la maladie qui mime la SEP consiste à déclencher une réaction immunitaire au niveau du système nerveux central avec apparition d’une paralysie progressive mais transitoire (rémission partielle) allant des membres postérieurs vers les membres antérieurs. Cette procédure engendre un affaiblissement de l’animal avec une perte de poids transitoire dès le début de l’apparition des symptômes (J9-J10) pouvant atteindre jusqu’à 25%. L‘induction d’un lupus consiste à déclencher une inflammation, d’abord locale au niveau de la peau, puis généralisée entraînant l'affaiblissement de l'animal (perte de poids progressive à partir de 3 semaines de traitement qui peut atteindre 20% après 8 semaines de traitement). Pour les deux modèles (SEP et lupus), si l’un des points limites que nous avons définis est atteint, la souris sera mise à mort selon une méthode réglementaire.

Devenir

L'accès aux organes ainsi qu'aux fluides biologiques d’intérêts est indispensable. Il nous est donc impossible de garder en vie les animaux concernés par l’étude.

Remplacement

L’évaluation de l'efficacité du traitement sur les réponses immunitaires au cours de maladies auto-immunes inflammatoires nécessite l’utilisation d’animaux et l’accès aux différents organes touchés par la maladie : organes du système immunitaire (rate, ganglions, moelle osseuse), organes du système nerveux central (SNC : moelle épinière et cerveau) et rein, peau, poumon, glandes salivaires... Cette évaluation n’est pas possible en dehors de l'animal car ces pathologies complexes touchent de multiples organes simultanément (SNC, reins, système immunitaire, système vasculaire…). Les atteintes des tissus ne peuvent pas être modélisées en dehors de l'animal.

Réduction

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Des projets précédant nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour avoir des résultats significatifs. De plus, le laboratoire possède déjà une expertise dans l’induction de la SEP chez la souris ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisé lors de la mise en place de cette nouvelle étude. Pour le lupus, nous choisirons la méthode permettant d’induire efficacement une maladie chez tous les animaux. Les analyses sur les fluides biologiques (sang) à l'aide de micro-prélèvements (petits volumes) et des techniques de dosages combinées et ultrasensibles, permettront de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement significatifs tout en améliorant la qualité des données obtenues.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adéquates : locaux spécialisés, cages de dimension réglementaire, eau et nourriture à volonté. Les animaux sont maintenus maximum à 5 par cage. Un suivi quotidien des animaux comprenant une évaluation de leur bien-être, une mesure de leur poids et une évaluation de leur comportement, permettra de pouvoir contrôler correctement leur état de santé. Les procédures expérimentales du projet utilisent des méthodes éprouvées, précises, rapides et réalisées par du personnel formé, ce qui limite les effets de stress et douleurs chez les animaux. Les analyses biologiques réalisées dès les premiers stades de la maladie, serviront d'outils diagnostics ce qui permettra de réduire le temps d'expérimentation et donc la souffrance animale.

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris. Ce modèle animal nous permet de déclencher des pathologies auto-immunes inflammatoires (sclérose en plaques ou lupus) pour étudier les mécanismes biologiques de ces maladies et évaluer l'efficacité de traitements avant l'évaluation chez l'homme. Chez l'homme, les maladies auto-immunes peuvent se déclencher chez l'adulte jeune ou âgé. Nous induirons donc ces maladies sur des animaux de 8 à 12 semaines (âge correspondant à des souris adultes jeunes) ou de 14 mois (âge correspondant à de vieilles souris).

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 840
Souffrances
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 840
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Devenir
 -
 -
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 840

Les souris de ce projet développent une maladie auto-immune, spontanément pour certaines lignées ou après induction, avec perte de poids, gonflement des ganglions et inflammation de la peau ou des articulations. 840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyser leur sang et leurs organes. Elles reçoivent deux injections par semaine pendant huit à douze semaines, une irradiation du corps entier sur animal vigile, et jusqu'à sept prélèvements sanguins mensuels. Les anticorps testés disposent déjà d'une autorisation de mise sur le marché chez l'être humain contre certains cancers du sang, ce qui permet au porteur d'annoncer une translation "extrêmement rapide" tout en qualifiant ces données murines d'"incontournables".

Objectifs

Les maladies auto-immunes (MAI) systémiques sont des maladies rares caractérisées par l’attaque du système immunitaire sur son hôte, responsable de douleurs et de lésion d’organe altérant significativement la qualité de vie des malades. Les traitements actuels reposent sur des immunosuppresseurs qui permettent d’améliorer les symptômes sans toutefois assurer de guérison, au prix d’une augmentation du risque infectieux et de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). De nouveaux traitements pourraient révolutionner la prise en charge des MAI. Parmis eux, de nouvelle thérapie permettant cibler les cellules responsables de la production d’anticorps pathogènes sont particulièrement interessantes. Il s’agit d’approches utilisant thérapie cellulaire par reprogrammation des globules blanc . Ces approchent semblent efficaces dans plusieurs maladies auto-immunes chez la souris et chez l’homme. Toutefois, il s’agit d’une technique couteuse, difficile à mettre en place, et qui pourrait être responsable de complications graves à long terme (cancer du sang). Ainsi, les anticorps thérapeutiques pourraient remplacer les CAR-T cells mais leur efficacité dans les maladies auto-immune n’a pas été étudiée. En outre, des traitements ciblant les interactions entre les plaquettes sanguines et cellules immunitaires, pourraient améliorer les symptômes tout en diminuant le risque cardiovasculaire et sans favoriser les infections. Ainsi, ces nouvelles thérapies pourraient répondre à des besoins urgents dans la prise en charge des patients atteints de maladie auto-immunes. Objectif global : identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques dans les maladies auto-immunes (MAI).

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’apporter des données pré-cliniques solides visant à promouvoir l’utilisation de nouvelles thérapies à anticorps chez les patients atteints de maladies auto-immunes systémique sévère. Ces traitements ont déjà une Autorisation de Mise sur le Marché chez l’Homme dans d’autres maladies (pour traiter certains cancers du sang). De ce fait, si ce projet est concluant, la translation des résultats (évaluation de ces traitements) chez l’Homme pourra être extremement rapide, avec un bénéfice attendu majeur chez les patients atteints de maladie auto-immunes.

Procédures

 Deux injections sous anesthésie, Durée de deux fois cinq minute comprenant l’anesthésie ou deux injections par semaine pendant 8 à 12 semaine durant 1 minute chacune  Une irradiation corps entier chez un animal vigile pour une durée de moins de trois minutes.  Un prélèvements sanguin sous anesthésie générale une fois pa rmois jusqu’à la fin de l’expérimentation (7 prélèvements maximum).

Impact sur les animaux

Le projet utilise des modèles souris spontanés ou induits caractérisés par le développement progressif d’une maladie autoimmune, responsable d’une perte de poids et d’un développement de ganglions. Les animaux subiront : > Stress due aux manipulations de la souris. > Inflammation de la peau ou des articulations due à la maladie auto-immune. > Douleur transitoire aigue et de courte durée suite aux injections de traitement et aux prélèvements

Devenir

A la fin de l'expérimentations, les animaux seront mis à mort dans l’objectif d’étudier l’impact des traitements sur la maladie auto-immune (étude du sang et des organes).

Remplacement

Les nouvelles stratégies thérapeutiques testées ici ont déjà été testées in vitro et on démontré leur efficacité sur leur mécanisme d'action. L'objectif du projet est d'étudier l'impact de ces traitement à l'échelle de l'organisme et notamment au sein des tissus affectés par la maladie auto-immune. Ces données pré-cliniques sont les dernières à acquérir avant d'envisager un traitement de patients atteints de maladie auto-immune, elles sont donc incontournables.

Réduction

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés a été déterminée en amont. Le nombre de souris nécessaire a été calculé à l’aide d’outil mathématiques pour chaque question posée afin d’obtenir des résultats statistiquement robustes et fiables.

Raffinement

Pour répondre à l'objectif de raffinement, les souris seront hébergées en groupes sociaux, et dans des cages à couvercle filtrants comportant des enrichissements de leur environnement permettant d’améliorer le confort des souris (papier kraft, dome, tunnels). L’état de santé des animaux sera examiné de façon hebdomadaire. Des points limites ont été définis afin de soustraire les animaux à la souffrance. Après chaque prélèvement sanguin, les animaux seront également surveillés pendant 24h en utilisant des points limites spécifiques. Les injections et les prélèvements seront réalisées sous anesthésie générale pour diminuer l’inconfort. Une analgésie sera mise en place lorsque nécessaire. Les souris seront acclimatées pendant minimum 7 jours à l’utilisation pour réduire le stress des manipulations. Une habituation des animaux à leur manipulation sera faite préalablement au début de l’expérimentation.

Choix des espèces

En ce qui concerne l’espèce choisie, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire impliquant la coopération cellulaire dans un organisme entier. Les connaissances chez la souris étant très développées, en particulier dans le domaine de l'autoimmunité, pour lequel de nombreuses techniques d'analyse et de nombreux réactifs (anticorps, notamment) sont disponibles, en font un modèle approprié pour mener à bien nos différentes analyses et études. Adulte, en âge de procréer pour maintenir l’élevage. Les animaux utilisés pour expérimentations auront un âge de 2 mois (âge moyen d’atteinte d’un système immunitaire mature chez les souris contrôles) et maximum de 8 à 18 mois (âge moyen pour lequel les points limites apparaissent, selon la lignée étudiée).

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 2400
Souffrances
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 520
 1680
 200
Devenir
 -
 -
 -
 2400

Six prises de sang en quarante-huit heures, des injections dans le sinus rétro-orbital sous anesthésie, jusqu'à sept injections intrapéritonéales par semaine et un traitement oral quotidien: 2 400 souris subissent ce protocole après qu'on leur a déclenché une maladie auto-immune. 200 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 680 un niveau modéré et 520 un niveau léger, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur décrit un grattage excessif avec apparition de plaies, une mobilité réduite ou des douleurs articulaires, l'épaisseur de l'oreille et le gonflement des pattes étant mesurés au pied à coulisse. Des cultures de cellules sont en développement pour tester ces molécules, mais il écrit qu'elles ne remplacent pas encore un "organisme entier".

Objectifs

Les traitements actuellement administrés aux patients développant des maladies auto-immunes permettent de réduire les symptômes mais ne permettent pas de guérison. Il est donc nécessaire de développer de nouveaux médicaments. Une molécule est intéressante et a déjà montré des résultats encourageants. L’efficacité thérapeutique de cette molécule est en cours d’évaluation dans plusieurs maladies auto-immunes. Afin d’optimiser son potentiel, différentes modifications ont été proposées. Ce projet a pour but de tester l’efficacité de ces nouvelles molécules dans différents modèles de souris chez lesquelles seront développées des maladies auto-immunes similaires à celles que l’on connait chez l’homme.

Bénéfices attendus

Plusieurs bénéfices peuvent découler de notre projet. Si ces nouvelles molécules permettent une diminution des symptômes dans les différentes maladies auto-immunes chez la souris, des essais cliniques chez l’homme pourront débuter. Et ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes qui participent au développement de ces maladies.

Procédures

Les injections au niveau du sinus rétro-orbital seront réalisés sous anesthésie. Tous les gestes suivants ont une durée de 30 secondes par souris. Injection des molécules par voie rétro-orbitale : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Prélèvements sanguins, la durée totale du geste est de 1 minute par souris. Ce geste sera réalisé 6 fois par souris (0min, 30min, 1h, 6h, 24h, 48h). Injection des vaccins en sous-cutanée : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection dans la peau de l’oreille : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection intradermique : sur animal endormi, 1 fois par expérience pour les souris procédure 3 et 4 fois par expérience pour les souris en procédure 4. Injection intrapéritonéale : sur animal vigile, 1 fois par expérience. Injection par voie intrapéritonéale des traitements sur animal vigile entre 2 à 7 fois par semaine selon les traitements. Administration de traitements par voie orale : sur animal vigile, tous les jours. Mesure de l’épaisseur de l’oreille et du gonflement des pattes avec pied à coulisse, sur animal vigile, tout au long de l’expérience. Mesure de la force musculaire : sur animal vigile, 1 mesure/souris. Chaque souris sera pesée 5 à 10 fois au cours des expériences.

Impact sur les animaux

La manipulation régulière voire quotidienne des souris, en particulier lors des traitements (par voie intrapéritonéale et/ou par voie orale) peut engendrer un stress sur les animaux. Les maladies qui se développeront pourront induire soit un grattage excessif et l’apparition de plaies, soit une mobilité réduite des souris, soit des douleurs aux articulations.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Des tissus seront prélevés post-mortem pour analyse de la structure des différents organes ainsi que des cellules immunitaires défenseuses et qui modèrent le système immunitaire.

Remplacement

Afin de remplacer et de limiter l’utilisation des souris des cultures de cellules sont en développement pour tester l’efficacité des nouvelles molécules. Cependant, ces modèles ne permettent pas encore de remplacer un organisme entier. De plus, les maladies auto-immunes touchent un grand nombre d’organes et il n’existe actuellement pas de système autre qu’un animal vivant comme la souris pour analyser l’effet des nouvelles molécules testées.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les molécules testées ont été au préalable évaluées sur des cultures en laboratoire afin d’en sélectionner un nombre réduit. Le nombre d'animaux minimal et nécessaire à chaque expérience a été évalué statistiquement avec un logiciel dédié.

Raffinement

Les souris bénéficieront dans leurs cages de bâtonnets de coton et/ou maison en carton. Enfin, pour les injections nécessitant une anesthésie, la cage sera sur un tapis chauffant pour leur réveil. La mise à mort anticipée des souris sera effectuée lorsqu’un point limite énoncé dans la grille de score relative à chaque expérience est atteint. Les injections potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées dans le domaine de l’auto-immunité car la physiologie de la souris est proche de celle de l'Homme, en particulier sur la similitude du système immunitaire à celui de l’Homme, mais également en raison de la connaissance complète du génome murin. Les souris que nous utiliserons seront âgées de 6-14 semaines afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 153850
Souffrances
 -
 153600
 250
 -
Devenir
 -
 -
 -
 153850

153 850 souris vont être utilisées, chacune recevant une puce électronique sous la peau avant le sevrage et une biopsie d'un fragment de queue dès deux à trois semaines d'âge. 250 d'entre elles reçoivent en plus des injections intrapéritonéales d'un agent chimique mutagène à quatre, cinq et six semaines, qui peut rendre stériles 70 % des mâles, les autres naissant, étant génotypées et maintenues pour l'entretien de la lignée. Toutes seront tuées dès les premiers signes biologiques de la maladie auto-immune, ce que le porteur présente comme un moyen d'éviter toute souffrance. Il annonce un effectif établi sur des études statistiques permettant d'utiliser "le moins d'animaux possible", sans expliquer comment ce calcul aboutit à 153 850 souris.

Objectifs

Ce projet concerne les maladies auto-immunes qui ont une cause génétique et sera réalisé dans 2 établissements utilisateurs. Le but est de caractériser les gènes impliqués en utilisant la souris comme modèle. Dans ce projet nous induirons des mutations au hasard dans le génome grâce à l’injection d'un agent chimique. Nous identifierons les mutations qui modifient les caractéristiques physiques de la maladie en suivant les descendants des souris traitées. Les mutations qui modifient de manière significative les caractéristiques de la maladie seront ainsi identifiées. Les protéines codées par les gènes identifiés seront des cibles thérapeutiques potentielles chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Identifier de nouveaux gènes impliqués dans la maladie. Cette démarche donnera accès à de nouvelles cibles thérapeutiques pour la maladie ainsi qu’à de nouveaux marqueurs génétiques et/ou biologiques permettant de dépister la maladie à des stades précoces. Nous prévoyons que de nouveaux gènes modifiant les caractéristiques de la maladie seront découverts.

Procédures

Chez certaines souris une injection unique intrapéritonéale sera pratiquée dans les 3 jours qui suivent la naissance (le geste dure 15 secondes). Le projet comporte l'injection intrapéritonéale de 250 animaux avec un agent chimique 1 fois par semaine pendant 3 semaines (à 4, 5 et 6 semaines d'âge) (chaque geste dure moins de 15 secondes). Chez certaines souris un prélèvement unique de sang sera effectué à 6 semaines sous anesthésie générale (le geste dure 30 secondes). Toutes les interventions citées précédement seront réalisées dans un seul établissement utilisateur. Une puce électronique sera implantée à tous les animaux avant le sevrage par voie sous cutanée et des biopsies d’un fragment de queue seront effectuées à partir de 2-3 semaines d’âge (le geste dure 15 secondes). Ces deux interventions pourront être réalisées dans les deux établissements utilisateurs

Impact sur les animaux

Les injections de l’agent chimique peuvent entraîner une infertilité chez 70% des mâles. L'injection intrapéritonéale peut en soi être à l'origine d'une douleur, les prélèvements de sang sous anesthésie peuvent être associés à une douleur à l'œil au réveil, les biopsies de queue peuvent engendrer une douleur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort dès l'apparition des premiers signes biologiques de la maladie afin d'éviter toute souffrance.

Remplacement

Ce projet concerne l'étude de maladies auto-immunes qui sont d’origine génétique. Il n’existe pas de modèles in vitro ou in silico pour aborder le sujet. D’où le besoin d'avoir recours aux modèles de souris dont les caractéristiques récapitulent la maladie humaine. Les expériences proposées nécessitent de comparer des individus qui ne diffèrent pas de façon majeure pour leur fond génétique ou l’environnement. C’est le cas de la souche de souris que nous proposons d’étudier.

Réduction

Pour respecter le principe de la Réduction, le nombre proposé de souris a été établi sur la base d’études statistiques permettant d’utiliser le moins d'animaux possible pour aboutir à des résultats fiables. La méthode utilisée permet de cumuler les individus à des temps différents de suivi en diminuant ainsi de manière très importante le nombre de souris analysées à chaque temps individuel. Pour les expériences impliquant des croisements, le nombre d’individus prévus tient compte de notre expérience dans le domaine. Par ailleurs, le protocole prévoit un nombre limité de croisements (3) pour constituer les groupes d'animaux qui feront l'objet de l'analyse génétique.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour respecter le confort maximum des conditions d’hébergement, faire pratiquer les gestes nécessaires par un personnel formé et ayant de l’expérience des pratiques, réduire le stress et la douleur. Les souris sont hébergées dans des portoirs ventilés. Les cages sont dotées de tunnels d’enrichissement rouges et de cotons de nidification. Pour les prélèvements sanguins et les biopsies une prise en charge de la douleur sera mise en place avec des antalgiques et des anesthésiques. Une observation quotidienne avec une grille de points limites sera effectuée afin qu’en cas de besoin des mesures soient mises en place pour garantir le bien-être de l‘animal. Quand des livraisons d’un établissement à l’autre seront réalisées, les animaux aptes au transport seront livrés via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux (colis comprenant alimentation, gel d'hydratation et enrichissement). Une période d’acclimatation sera appliquée après réception des animaux.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est une souche de souris qui développe une maladie dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie humaine correspondante. Les souris sont engagées dans les procédures dès la naissance. La maladie apparait chez les souris adultes après 12 semaines d’âge. Les souris sont suivies une fois par semaine, à partir de 10 semaines d’âge, pour détecter de manière précoce la survenue de la maladie. Les expériences seront toujours interrompues dès les premiers signes biologiques de la maladie avant que celle-ci n’ait donné lieu à des manifestations physiques entraînant une souffrance des animaux.