Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)
Etude de la transmission du microbiote du gros intestin de la jument au poulain et de l’héritabilité de la fonction fibrolytique et effet sur les paramètres de santé associés
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
Le microbiote du poulain est en grande partie hérité de la mère par une transmission verticale à travers le liquide amniotique, le lait et la coprophagie (consommation des fèces). Il interagit avec les parasites intestinaux et la muqueuse intestinale. L'équilibre de cet écosystème est un facteur de santé et de performance des chevaux à court et long terme. Ce projet poursuit trois objectifs : • Etudier l’héritabilité structurelle et fonctionnelle du microbiote de la mère au poulain, • Déterminer si les paramètres de croissance et de santé sont associés au microbiote du gros intestin du poulain, • Déterminer si la structure et la fonction de l’écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre la transmission du microbiote de la mère au poulain afin d'améliorer les pratiques et de permettre aux poulains de devenir des adultes en meilleur santé et plus performants.
Procédures
Au cours du projet, quatre prélèvements de sang et de fèces sont prévus par jument et trois par poulain : 15 jours avant la mise bas (juments), 7 jours après la mise bas (jument et poulains), avant le sevrage (juments et poulains) et avant le débourrage (juments et poulains). Ces prélèvements permettront de répondre aux différents objectifs du projet. Les animaux seront vigiles lors de ces prélèvements qui ne dureront pas plus de 5 min chacun.
Impact sur les animaux
La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde de leur élevage.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer le cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro pour plusieurs raisons : • Le microbiote digestif est spécifique à chaque espèce, • L’étude de l’écosystème intestinal du gros intestin nécessite d’être réalisée in vivo car les interactions entre la microfaune, macrofaune et l’hôte sont complexes et individus-dépendantes, • La transmission du microbiote de la mère au jeune ne peut pas être étudiée in vitro.
Réduction
Une étude statistique à partir des résultats d'une étude préliminaire a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
La conduite (alimentation, logement, sevrage) mise en place dans l’élevage ne sera pas modifiée pour l’étude. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront logés par groupes de 2 ou 3 couples juments/poulains dans des paddocks en herbe à partir de 2 semaines d’âge des poulains, puis par groupes de 10 dans des prés à partir d’un mois. Avant le sevrage, les poulains seront toujours manipulés à proximité de leurs mères afin d’éviter toute source de stress supplémentaire. Lors du sevrage entre 5 et 6 mois, les poulains resteront avec leurs congénères afin de limiter le stress induit par la séparation de la mère. Lors des prélèvements de fèces et de sang, les couples juments/poulains seront toujours manipulés côte à côte afin de limiter le stress dû à la séparation. Les prélèvements auront lieu dans une barre d’échographie afin de limiter le risque de blessure. De plus, lors des prélèvements de fèces, la main du manipulateur sera enduite de gel afin de limiter les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. Les techniciens animaliers s’occupant des chevaux veilleront à relever tout signe de mal-être ou de souffrance et un vétérinaire interviendra pour soigner les chevaux si nécessaire.
Choix des espèces
Le microbiote digestif étant spécifique à chaque espèce, il est nécessaire de travailler sur le cheval qui est l'espèce cible de ce projet. La moitié des chevaux seront des juments en âge de se reproduire (10±5 ans) et l'autre moitié sera leurs poulains. Les animaux seront suivi depuis un mois avant la mise bas pour les juments jusqu'au pré-débourrage des poulains (environ 1,5 ans). Afin d'étudier la transmission du microbiote de la jument au poulain, il est nécessaire d'étudier des juments pouvant être gestantes et leurs poulains. Un suivi jusqu'au pré-entrainement des poulains permettra de répondre à l'objectif de déterminer si la structure et la fonction de l'écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.
Etude de l’impact d’une modification du microbiote du gros intestin par l’alimentation sur le métabolisme énergétique et la performance chez le cheval athlète
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Objectifs
D’une part, une première étude a mis en évidence une relation entre la capacité du microbiote du gros intestin du cheval à dégrader les fibres alimentaires (capacité fibrolytique) et la performance sportive chez le trotteur. D’autre part, il est fréquent dans les centres d’entraînement de chevaux de courses que les chevaux soient nourris avec un régime riche en céréales et en amidon qui, en quantité trop importante, peut être nuisible à l’activité fibrolytique du microbiote et donc à la santé de l’individu. L’alimentation peut donc être un levier pour le bien-être et la performance chez le cheval de course. La présente étude portera sur l’impact d’une modification de l’alimentation sur le microbiote du gros intestin, le métabolisme énergétique et la performance chez le jeune trotteur athlète. L’objectif de la présente étude est, après avoir confirmé la relation entre la capacité fibrolytique du microbiote du cheval et la performance sportive chez le trotteur, d’évaluer l’impact d’une modification du microbiote par l’alimentation sur le métabolisme énergétique et la performance chez le cheval athlète de haut niveau.
Bénéfices attendus
Une première étude menée par l’établissement utilisateur a démontré que les individus dont le microbiote était plus efficace à dégrader les fibres alimentaires avaient de meilleures performances à l’effort. Il est fréquent dans des centres d’entraînement de chevaux de courses que les animaux reçoivent un régime alimentaire riche en céréales (et donc riches en amidon). Cette quantité de céréales, lorsqu’elle est importante, peut être néfaste pour la santé digestive de l’animal et peut conduire à différentes maladies digestives à travers la diminution significative de la capacité de dégradation des fibres alimentaires par le microbiote. Dans cette étude, la modification de l’alimentation visera à réduire la quantité d’amidon apportée par la ration alimentaire en apportant un aliment riche en fibres, bénéfiques pour la santé digestive et potentiellement pour la performance sportive aux vues des résultats de l’étude précédente. Cette étude peut donc ouvrir de nouvelles perspectives de conduites alimentaires dans l’objectif de préserver l’intégrité digestive des chevaux de course en mettant en évidence l’importance des fibres alimentaires pour la performance sportive.
Procédures
Au cours du projet, les chevaux seront soumis à deux prélèvements de fèces et deux séries de trois prélèvement de sang séparaés de six semaines. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes. Les chevaux réaliseront aussi deux tests d'effort sur piste séparés de six semaines. Ces tests dureront 30 à 45 minutes et leur intensité sera comparable à celle de leurs entrainements habituels.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effets indésirables majeurs ne sont attendus sur les animaux au cours de ce projet. La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cessera au moment du retrait du bras du manipulateur, et une douleur légère et passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Le test d’effort réalisé entraînera une forme de stress et un état de fatigue mais ne dépassera pas les intensités des entraînements réalisés quotidiennement.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif. Les chevaux athlètes appartiennent à l'écurie de course où se déroulera le projet, ils y resteront à l'issu de celui-ci.
Remplacement
L’étude du microbiote du gros intestin équin nécessite le prélèvement de fèces qui permettent d’obtenir un échantillon microbien représentatif de celui présent dans le gros intestin du cheval. Le microbiote digestif étant complexe et spécifique à chaque espèce, il n'est pas possible de remplacer l'utilisation du cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro. Il en va de même pour les tests d'effort qui reflètent les capacités physique et métabolique du cheval et pour lesquelles aucune alternative n'existe afin de mimer l'impact d'un test d'effort sur cette espèce. Aucun autre modèle ne permet de remplacer l'utilisation du cheval pour répondre aux objectifs de ce projet. Les tests d’effort et prises de sang reflètent les capacités physiques et métaboliques individuelles et aucune alternative autre qu’in-vivo n’existe afin de mimer l’impact d’un test d’effort.
Réduction
Un total de 24 animaux seront inclus dans ce projet, réparti en 2 groupes de 12 animaux. Ce nombre a été établi à l'aide de la fonction power.t.test du logiciel R et à partir des résultats obtenus lors d'un premier essai mesurant les mêmes paramètres sur un échantillon d'animaux conduit dans les mêmes conditions. La vitesse moyenne sur le dernier palier du test d’effort (paramètre clé de la performance) était de 42,7±1,14 km/h, la dégradation de la matière sèche in vitro était de 18,7±2,8 % et la concentration en acétate sanguin 5 min après le test d’effort était de 1,86±0,47 mmol/L de sang. Pour une puissance du test fixée à 80 % et une erreur de première espèce de 5 %, un nombre de 10 chevaux par lot, soit 20 chevaux pour l’étude est nécessaire pour mettre en avant des différences significatives sur les paramètres ci-dessus. Par sécurité 24 chevaux âgés de 2 ans, stationnés sur le même site d’entraînement, ayant la même conduite et ayant un niveau d’entraînement similaire seront inclus dans l’étude. La marge d’animaux sélectionnés (2 par lot) se justifie au travers du fait que certains animaux pourront être retirés de l’étude dans le cas d’une blessure entraînant l’arrêt de l’entraînement de l’animal au cours de l’étude. Dans le cas d’une maladie ou d’une blessure, et selon la médication utilisée, un animal pourra être exclu de l’étude du fait de l’impact du traitement sur le microbiote du gros intestin. En outre, l'activité fibrolytique du microbiote de chaque individu sera étudiée de manière in-vitro ce qui réduit significativement le nombre de prélèvements par fouille rectale par animal. Les résultats obtenus seront analysés avec la procédure Mixed de SAS avec le cheval en aléatoire et le régime et la période comme paramètres ainsi que la vitesse pour les tests d'effort.
Raffinement
Chaque animal aura été préalablement emmené dans la barre de fouille et manipulé à l’intérieur par le personnel de l’écurie afin de limiter le stress lors du prélèvement. La procédure pourra être répétée si des chevaux semblent stressés lors de la première habituation. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront déplacés par lot de deux par le personnel de l’écurie lors des habituations et lors des prélèvements à la barre de fouille afin de limiter le stress pouvant être induit par la séparation d’avec les congénères. Si le stress provoqué devient trop dangereux pour l’animal et le manipulateur, une sédation pourra être réalisée par le vétérinaire. Une phase d’observation sera effectuée durant 30 minutes après la fouille rectale afin de vérifier le bon état de santé du cheval. Dans le cas où une sédation est réalisée, le cheval restera en observation avec un panier de mise à jeun dans un box à proximité de la stalle jusqu’à la disparition des effets de la sédation. De plus, du gel sera utilisé pour faciliter le passage. Les tests d'effort seront réalisés par le personnel de l'écurie auquel les chevaux sont habitués. Ainsi pour les chevaux les tests d'effort seront vécus comme un entrainement classique, et l'état de forme des chevaux sera suivi les jours suivants le test d’effort. Dans le cas où un animal se blesserait lors du test, il sera immédiatement arrêté et les soins nécessaires seront pratiqués. Le test d’effort pourra également être arrêté si la personne conduisant le test d’effort juge cela nécessaire.
Choix des espèces
L'étude porte sur la performance des chevaux athlètes, il est donc nécessaire de travailler sur des chevaux pour répondre aux objectifs du projet. Les animaux inclus dans cette étude seront tous âgés de deux ans afin de ne pas avoir un effet de l’âge sur les paramètres mesurés. De plus, les animaux inclus dans cette étude seront dans leur phase de pré-entraînement c’est-à-dire qu’ils n’auront pas encore participé à des courses. Ceci permettra d’établir de manière précoce si une relation existe entre le microbiote du gros intestin et la performance. En outre, un effet de l’entraînement sur le microbiote du gros intestin a pu être observé chez le cheval, chez l’humain et la souris. Ce choix de stade de développement permettra de réduire cet effet pour l’étude. Enfin, le jeune trotteur est la population cible de l'étude, il est donc logique de travailler avec de jeunes animaux.
Effet d’une inclusion à long terme de sainfoin dans un régime riche en céréales sur le parasitisme intestinal, le microbiote du gros intestin et l’immunité du cheval
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Objectifs
Une trop forte infestation par les parasites intestinaux peut représenter un danger pour la santé du cheval. L’utilisation de vermifuges chimiques est aujourd’hui la méthode la plus couramment utilisée pour lutter contre ces parasites. Cependant l’utilisation trop fréquente de ce type de molécule a des conséquences néfastes dans plusieurs domaines : résistances de la part des parasites intestinaux, conséquences écologiques et perturbation importante du microbiote intestinal des chevaux qui joue un rôle central dans le maintien d’une bonne santé digestive de cet animal. Il parait donc essentiel de trouver des alternatives pour réduire les niveaux d’infestations parasitaires tout en préservant l’équilibre intestinale du cheval. De récentes études supposent que cette dernière dépendrait d’une association bénéfique entre le microbiote intestinal, le parasitisme et l’immunité de l’hôte. Dans un précédent essai, il a été constaté que le type de régime pouvait influencer le niveau d’infestation parasitaire des chevaux et que l’ajout de sainfoin dans des rations riches en céréales (pouvant avoir un effet négatif sur l'écosystème instestinal du cheval) permettait de limiter le parasitisme intestinal. D’après ces observations, on peut donc supposer que l’activité antiparasitaire du sainfoin dépend du type de ration ingérée par le cheval et que l’ajout de sainfoin dans une ration riche en céréales permet de limiter la charge parasitaire des chevaux par le biais du maintien d'un bon équilibre intestinal. Cependant les études effectuées chez le cheval ont été réalisées sur de courtes périodes, c’est pourquoi des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d’évaluer l’effet antiparasitaire du sainfoin sur le long terme. De plus, des questions restent soulevées, notamment sur les mécanismes sous-jacents de l’effet antiparasitaire du sainfoin et ses effets sur le microbiote et l’immunité du gros intestin équin. C’est pourquoi l’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet du sainfoin sur le long terme et sur les interactions parasites/microbiote/ immunité dans le cadre d’un régime responsable d’un déséquilibre intestinale.
Bénéfices attendus
Ce projet aura le double bénéfice de : - Mieux comprendre les interactions entre les parasites intestinaux, le microbiote du gros intestin et l’immunité du cheval ainsi que les mécanismes sous-jacents utilisé par le sainfoin pour exercer son action antiparasitaire - Tester le sainfoin, une alternative naturelle de contrôle des parasites, sur le long terme et dans le cadre d’un régime largement utilisé aujourd’hui dans le monde équin. On pourra ainsi évaluer si cet aliment pourrait être utiliser par la suite sur le terrain, dans le but de diminuer la fréquence d’utilisation des vermifuges.
Procédures
Au cours du projet, les chevaux sont soumis à huit prélèvements de fèces et de sang répartis sur une durée de quatre mois. Au minimum, deux semaines séparent chaque prélèvements qui s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes. Les autres semaines, des fèces sont récoltées au sol pour mesurer des paramètres fécaux tout en limitant le nombre de prélèvements sur les chevaux.
Impact sur les animaux
Un lèger inconfort passager pourra être ressenti par les chevaux au moment des prélèvements, mais aucune douleur n'est attendue dans ce projet. De l'huile de paraffine est utilisée pour faciliter les prélèvements de fèces.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux du groupe adulte pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Il n’existe actuellement pas de modèle permettant de reproduire la complexité des interactions entre parasite, microbiote et immunité chez le cheval. Il n’est donc pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants dans cette étude.
Réduction
Les chevaux sont conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux a inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
Les prélèvements de fèces et de sang ont lieu dans un travail adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. De plus, de l’huile de paraffine est appliquée pour les prélèvements de fèces afin de limiter l'inconfort éventuel. Le nombre de prélèvement de fèces a été réduit au minimum en pratiquant des récoltes de fèces fraiches au sol lorsque cela est possible. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin, et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance.
Choix des espèces
L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de cet aliment, et les parasites intestinaux du cheval sont propres à cette espèce. Les chevaux utilisés sont tous adultes (entre 5 et 13 ans au début de l'essai) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.