Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)

18 contenus
  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

La résistance des bactéries aux antimicrobiens (AMR) représente actuellement un problème majeur de santé publique, et menace notre capacité à traiter des infections potentiellement mortelles telles que les pneumonies acquises à l’hôpital, dont le taux de mortalité peut atteindre 50 %. Klebsiella pneumoniae est une espèce bactérienne fréquemment retrouvée en milieu hospitalier et le traitement de ces infections requiert souvent l’usage d’antibiotiques de dernière ligne. Toutefois, l’activité de ces antibiotiques est largement compromise par le fait que les bactéries produisent des facteurs (appelés MBL pour certains) et capables de détruire ces antibiotiques, les rendant ainsi inefficaces. Dans ce cadre, des stratégies thérapeutiques innovantes sont attendues. Certains laboratoires s’intéressent au développement de médicaments capables de s’attaquer aux mécanismes de résistance des bactéries et ainsi de restaurer l’activité des antibiotiques disponibles. Aussi, de façon à évaluer ultérieurement l’activité in vivo de ces médicaments, il convient, dans un premier temps, de développer le modèle d’infection optimal permettant de répondre à la question. Pour cela, l’objectif de la présente étude consiste à développer un modèle prédictif d’infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae multi-résistante chez la souris. Ce modèle servira, par la suite, à l’évaluation de l’efficacité de nouveaux composés anti-infectieux en développement.

Bénéfices attendus

Les pneumonies bactériennes dues à des espèces multi-résistantes comme K. pneumoniae constituent un challenge pour les professionnels de santé, en raison de leur capacité à produire des facteurs capables de détruire les antibiotiques. L’étude de ces infections est donc primordiale. Le projet permettra de mettre à disposition un modèle de pneumonie à K. pneumoniae précieux, utile à l’évaluation de l’efficacité de composés anti-infectieux en développement, particulièrement attendus en thérapeutique.

Procédures

- Deux injections d’immunosuppresseur (5 secondes maxi) - Une instillation nasale sous anesthésie (temps d’infection 15 secondes maximum)

Impact sur les animaux

Avant l’infection, les souris seront immunodéprimées selon un protocole bien défini (150 mg/kg de cyclophosphamide à J-4 et 100 mg/kg à J-1). Ce protocole a déjà été utilisé dans plusieurs études et n’a montré aucun effet indésirable sur les animaux (injection de 5 secondes maximum en intrapéritonéal). A J0, l’administration intranasale de la suspension bactérienne sera réalisée par du personnel compétent et expérimenté (temps d’infection 15 secondes maximum, sous anesthésie volatile). La principale nuisance sera liée à l’installation et à la progression de l’infection pulmonaire ; les souris pourront présenter des signes de difficulté respiratoire environ 12-18h après l’inoculation et une altération de l’état général. Elles seront donc surveillées plus fréquemment sur la période 12h-24h. Sur des modèles similaires (utilisant des souches de Klebsiella pneumoniae exprimant d’autres mécanismes de résistance), aucune mortalité précoce et aucune atteinte des points limites n’avait été rapportée. Cela étant, s’agissant ici d’une phase pilote utilisant de nouvelles souches, une surveillance très rapprochée sur les 24h d’infection sera réalisée selon une grille de score précise.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les animaux seront mise à mort ; la rate et les poumons des animaux seront prélevés, de façon à quantifier la charge bactérienne

Remplacement

Actuellement, le recours au modèle murin est justifié par l’absence d’alternatives expérimentales capables de reproduire de manière pertinente la complexité des infections pulmonaires, intégrant la physiologie pulmonaire, l’infection et la diffusion intratissulaire des antibiotiques. Même si d’autres essais in vitro dynamiques sont en cours, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement robustes, tout en respectant la variabilité biologique inhérente à ce genre d’étude. Aussi, des expériences précédentes sur des modèles similaires nous permettent de dire que 5 animaux par groupe (au lieu de 10) et par temps sont suffisants pour cette phase de mise au point de modèle.

Raffinement

Les injections intra-nasales seront réalisées par du personnel compétent et expérimenté et sous anesthésie volatile. Un programme d’enrichissement de l’environnement sera mis en place pour prévenir les comportements anormaux et problèmes de santé lié au stress de l’animal. Les animaux seront hébergés à 5 par cage. La principale nuisance sera liée à l’installation et à la progression de l’infection pulmonaire. D’une façon générale pour l’ensemble de l’étude, la prise d’anti-inflammatoires est contre indiquée du fait de l’interaction reconnue avec les modulateurs de l’inflammation, ce qui risquerait même de faire flamber l’infection. L’administration d’antalgiques n’aurait par ailleurs aucune action sur les symptômes liés à l’infection. Une surveillance accrue (toutes les 2-4h, selon le score clinique) sera réalisée à compter de 12h post-infection.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix pour la mise au point de ces modèles d’infection pulmonaire (largement décrit dans la littérature) ainsi que pour l’évaluation de thérapies antibiotiques ultérieures. Des souris de 8 semaines seront utilisées de façon à avoir un poids corporel d’environ 20-22g (même poids que pour les précédents modèles).

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 264
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

La pneumonie liée à la bactérie pneumocoque demeure une cause majeure de décès dans le monde, et ce malgré les avancées thérapeutiques. L’inflammation, lorsqu’elle est trop intense, conduit à la survenue d’une dysfonction des organes, pouvant conduire entre autres, à une détresse respiratoire conduisant au décès. Il est important de comprendre les mécanismes qui conduisent à cette dérégulation inflammatoire, afin de prévenir sa survenue. En tant qu’aliments thérapeutiques, les lipides dits en oméga-3 (particulièrement présents dans les poissons ou certaines huiles alimentaires) sont reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et modulant l’immunité. Des études antérieures réalisées chez la souris suggèrent que l’apport alimentaire des oméga-3 réduit l’inflammation liée aux pneumonies. D’autre part, les souris aux tissus riches en oméga3 sont spontanément protégées de l’inflammation et des lésions pulmonaires après avoir inhalé des composants bactériens inflammatoires. Chez l’humain, une alimentation riche en oméga-3 semble réduire le risque de pneumonie : par exemple, chaque gramme supplémentaire d’acide alpha-linolénique consommé par jour diminuerait ce risque d’environ 30 %. En revanche, lorsqu’ils sont utilisés comme traitement curatif chez des patients déjà atteints de pneumonie, les oméga-3 ne semblent pas réduire la mortalité, ce qui suggère qu’ils seraient surtout utiles en prévention. Pour l’instant, aucun essai clinique n’a encore évalué leur efficacité pour prévenir les pneumonies ou en diminuer la gravité. Notre travail a donc pour objectif de tester le rôle protecteur des oméga-3 dans la pneumonie à pneumocoque. La première étape consistera à comparer des souris “fat-1”, dont les tissus sont naturellement riches en oméga-3, à des souris normales exposées à la même infection. Si un effet bénéfique est observé, une deuxième phase évaluera si une simple supplémentation alimentaire en oméga-3 (sans modification génétique) peut reproduire cette protection. Cette approche, menée par étapes, permettra de mieux comprendre comment les oméga-3 pourraient protéger les poumons contre les infections et d’envisager, à terme, une application chez l’être humain.

Bénéfices attendus

La pneumonie, première cause de décès d’origine infectieuse dans le monde, demeure un enjeu majeur de santé publique. Malgré les progrès thérapeutiques, l’émergence de souches résistantes, une couverture vaccinale incomplète et la variabilité des réponses immunitaires sont problématiques entrainant des formes sévères mortelles. L’identification de stratégies préventives efficaces et accessibles apparaît donc essentielle. Chez l’homme, la qualité nutritionnelle lipidique influence la susceptibilité aux infections et leur évolution. Les lipides oméga-3, aux propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices, pourraient contribuer à limiter le sepsis et les défaillances d’organes responsables des décès liés à la pneumonie. Les données expérimentales confirment cet intérêt. Dans un modèle murin, dont les tissus sont enrichis en oméga-3, l’exposition à des toxines bactériennes entraîne une réponse inflammatoire et des lésions pulmonaires significativement réduites. De même, une alimentation enrichie en oméga-3 améliore l’évolution et la survie lors de pneumonies expérimentales. Ces observations suggèrent un rôle des oméga-3 au-delà de la simple modulation de l’inflammation, en faveur d’une meilleure régulation de la réponse immunitaire. Chez l’homme, une consommation élevée d’oméga-3 est associée à une diminution du risque de pneumonie, mais les essais de supplémentation menés en réanimation ou chez des patients à risque n’ont pas montré d’effet significatif sur la mortalité ou l’incidence infectieuse. Ces résultats suggèrent des interventions curatives trop tardives et des supplémentations trop courtes. Ainsi, seule une approche préventive prolongée, favorisant un enrichissement stable des tissus en oméga-3, semble pertinente. À ce jour, aucun essai clinique n’a évalué spécifiquement l’efficacité d’une telle stratégie nutritionnelle dans la prévention des pneumonies bactériennes, et les données expérimentales restent partielles. Notre projet vise à développer un modèle murin robuste de pneumonie à pneumocoque pour étudier le rôle protecteur des oméga-3 et leurs mécanismes d’action sur l’immunité et l’inflammation. Ces résultats permettront d’envisager des essais cliniques visant à tester une approche nutritionnelle simple, sûre, peu coûteuse et potentiellement transposable à grande échelle, notamment chez les populations les plus vulnérables.

Procédures

Si les animaux reçoivent un régime alimentaire particulier, ils seront manipulés ponctuellement (au départ et à la fin) afin d’évaluer leur poids. L’inoculation nasale du pneumocoque est réalisée 1 seule fois, sous anesthésie générale, par le dépôt de 50 l à la base de la cavité nasale, l’inspiration spontanée de l’animal permet son entrée dans les poumons. Après l’inoculation de la pneumonie, l’évolution de la maladie sera suivie chez les animaux toutes 8 heures (y compris la nuit) au moyen d’une grille de score (observation visuelle poussée des signes de maladie avec augmentation graduelle de la fréquence de surveillance si une augmentation du score est constatée) et ce jusqu’à la mise à mort. A cette occasion, ils seront pesés.

Impact sur les animaux

Si un régime alimentaire spécial est donné, aucun effet indésirable est attendu car ces régimes sont équilibrés nutritionnellement et bien tolérés (régime supplémenté avec des oméga-6 ou oméga-3). L’inoculation nasale du pneumocoque sous anesthésie (dépôt d’une grosse goutte sous le nez, inspirée spontanément dans les poumons), peut induire un inconfort respiratoire transitoire ou lié à la contention légère. Bien que réalisé sous anesthésie générale, un réflexe de toux peut être généré au réveil. Ces signes peuvent être considérés comme légers. La procédure d’anesthésie indispensable pour éviter le rejet de l’inoculum reste courte (quelques minutes) entrainant une nuisance légère. L’évolution de la pneumonie génère des signes de souffrance (dyspnée, baisse d’activité, poil hérissé, perte d’appétit, perte de poids, fièvre, hypothermie, léthargie voire le décès) considérés comme sévères et durant 5 jours maximum. En revanche, la pneumonie ne conduit pas classiquement à la survenue de douleurs. Des décès sont attendus entre 2 et 5 jours, mais des décès plus précoces peuvent survenir dans les premières expériences, si l’inoculum est trop élevé. L’évaluation de la souffrance sera réalisée par une grille de score référencée et scientifiquement approuvée. Des mises à mort, ne dispensant pas des effets aigus, sont programmées après 1 et 2 jours afin de limiter l’exposition à la souffrance. Les souris seront suivies par un personnel compétent selon les règles de la Structure chargée du Bien-être Animal. Le milieu sera enrichi (coton pour nicher, tunnel en plastique pour se cacher) afin que l’animal puisse exercer son comportement naturel. Pendant la période de régime, les souris seront observées journellement puis après l’inoculation de la pneumonie toutes les 8 heures, y compris la nuit, pour détecter tout signe de stress ou de souffrance après inoculation nasale de la maladie et ce jusqu’à la mise à mort des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue du projet afin de réaliser des prélèvements de différents tissus (sang, poumon, rate)

Remplacement

Un modèle de souris transgénique dont les tissus sont intrinsèquement riches en lipides en oméga3 est un modèle précieux. En effet, cette souris possède un niveau d’enrichissement dans ses tissus qui n’existe dans aucun autre modèle murin et qui est non atteignable par des stratégies alimentaires. D’une part, l’ubiquité de l’enrichissement tissulaire en lipides en oméga3 et d’autre part les taux tissulaires obtenus rendent impossible le remplacement de ce modèle de souris par des modèles in vitro. Dans une perspective de translation à l’humain, l’utilisation d’un modèle d’enrichissement alimentaire en oméga-3 chez la souris est complémentaire et permettra de collecter des données scientifiques indispensables. Elle permet de prendre en compte la pharmacocinétique et la pharmacodynamie réelles de l’incorporation tissulaire, ainsi que les interactions complexes entre l’hôte et la bactérie au cours d’une pneumonie. Ces phénomènes intégrés ne peuvent être résumés par des approches in vitro ou in silico. Ce projet permettra de comparer un enrichissement tissulaire élevé spontané (souris transgénique) à celui dû à un régime alimentaire permettant d’en distinguer les effets spécifiques et d’en connaitre les modes d’action et les limites transposables à l’homme par le régime. Enfin, seul un modèle in vivo permet d’observer l’évolution de l’infection (infection locale puis dissémination systémique), son impact sur l’intégrité des tissus du poumon et à distance et la survie qui reste le critère de jugement principal, comme dans la plupart des essais thérapeutiques conduits dans le cadre de la pneumonie, et représentant ainsi un paramètre indispensable à la transposition chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux retenu est de n = 8 par groupe. Cette estimation repose sur une étude publiée ayant montré, dans un modèle d’injection intrapulmonaire de toxines bactériennes pour simuler une pneumonie chez une souris présentant spontanément des tissus riches en oméga-3, que le taux de leucocytes dans les alvéoles pulmonaires, marqueur clé de l’inflammation pulmonaire et du pronostic, était significativement réduit. Au sein de chaque groupe, nous utiliserons sans distinction de sexe les mâles et les femelles permettant ainsi une réduction des animaux mis à mort lors de l’élevage car n’entrant pas en projet. C’est sur la base de ces données publiées que le nombre d’animaux nécessaires a été calculé pour détecter l’effet attendu. Pour garantir la reproductibilité, tenir compte de la variabilité accrue liée à un modèle différent de pneumonie et considérant que notre critère de jugement principal (la survie à J5) est différent et ne pouvant être résumé par le taux de leucocytes alvéolaires, l’expérience sera renouvelée une fois avec un second lot d’animaux et un nouveau lot frais de bactéries. Ce renouvellement permettra de : • Confirmer que les effets observés sont reproductibles avec un lot différent de bactéries et de souris. • Renforcer la validité statistique et la fiabilité des conclusions Ainsi, l’approche combinant 8 animaux par groupe par cohorte, deux cohortes indépendantes et l’utilisation indifférenciée de mâles et femelles dans les groupes assurent à la fois la rigueur scientifique et le respect du principe de réduction des 3R. De plus, afin de réduire le nombre d’animaux intégrables dans le protocole, en amont de la production des animaux, les souris WT sont croisées entre elles et les souris fat-1 homozygotes entre elles générant des descendants tous intégrables dans le protocole et ce sans génotypage.

Raffinement

Par régime, les souris sont hébergées en cage collective, séparées selon leur sexe afin de réduire le stress dû à la captivité et aux expérimentations. Le milieu sera enrichi (coton, sopalin, tunnel en plastique). Une grande attention sera portée à la surveillance de la prise de nourriture, aux comportements liés à la souffrance, et des points limites seront définis. Les souris seront habituées à la contention et à la pesée avant le début du projet. Les souris sont élevées par génotype et les deux sexes sont inclus pour limiter le nombre d’animaux inutilement mis à mort. Après inoculation de la pneumonie, le bien-être animal sera suivi toutes les 8 h grâce à une grille de score pour identifier rapidement la souffrance. Un repérage précoce des animaux présentant une augmentation du score clinique sera mis en place, afin d’augmenter la fréquence de surveillance et détecter plus précocement les points limites : Score [3-7] = surveillance toutes les 4 heures Score [8-14] = surveillance toutes les 2 heures Score [15-21] = surveillance toutes les 30 minutes Une mise à mort après anesthésie profonde puis dislocation cervicale anticipée sera pratiquée si l’un des points limites définis et adaptés à la pneumonie est atteint.

Choix des espèces

La détermination de l’impact de facteurs métaboliques, tel que le niveau d’enrichissement tissulaire en oméga 3, sur l’évolution d’une pneumonie, est primordiale à notre étude. Cet objectif nécessite l’utilisation de modèles animaux afin de reproduire au mieux le contexte inflammatoire et infectieux local (poumon) et systématique (atteinte des organes à distance) caractéristique de la pneumonie. Bien que relativement éloignée de l’Homme, l’espèce murine reste l’espèce animale de référence dans ce domaine et demeure la plus utilisée en recherche préclinique, avec une abondante littérature qui limite le risque de duplication inutile des travaux et contribue à la réduction du nombre d’animaux employés. Le modèle murin transgénique fat-1 constitue un outil particulièrement précieux, en permettant d’explorer de façon originale le rôle des acides gras polyinsaturés oméga-3 dans la modulation de la réponse immunitaire pulmonaire et dans la prévention de l’inflammation excessive au cours de la pneumonie. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 12 semaines correspondant à un stade de développement jeune adulte de l’animal, et à un poids supérieur à 20g pour les 3 procédures. Ce stade de développement permettra une meilleure tolérance aux procédures en s’affranchissant du risque de mortalité non spécifique. Enfin, la plupart des modèles murins de pneumonie (bactérienne, virale) ayant été développés chez la souris jeune adulte, la comparaison avec la littérature sera facilitée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 6354
Souffrances
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 6354
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Devenir
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 6354

Objectifs

Les infections pulmonaires contractées à l’hôpital sont les plus fréquentes parmi les infections liées aux soins médicaux et représentent une des principales raisons de l’utilisation d’antibiotiques. Cependant, la résistance croissante des bactéries aux antibiotiques complique leur traitement, avec des échecs thérapeutiques observés dans environ 30 % des cas. Cette situation souligne l’urgence de développer de nouveaux traitements pour prévenir ou soigner ces infections. Des recherches récentes suggèrent que certaines bactéries naturellement présentes dans les poumons, pourraient jouer un rôle protecteur contre ces infections pulmonaires. Cependant, les interactions entre ces bactéries bénéfiques et celles responsables des infections sont encore peu connues, et leur influence sur les défenses immunitaires des poumons reste à approfondir. Notre projet de recherche explore, à l’aide d’un modèle animal, comment le lactate – une substance produite par une bactérie naturellement présente dans les poumons – agit sur la muqueuse pulmonaire et les cellules immunitaires, ainsi que son impact sur la réponse à une pneumonie.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à identifier les substances produites par les bactéries naturellement présentes dans les poumons qui aident à maintenir leur bon fonctionnement. Cela permettra de combler un manque de connaissances essentiel pour développer des traitements basés sur le microbiome pulmonaire. Ce travail pourrait avoir un impact majeur pour les patients souffrant de pneumonie. En effet, des études récentes montrent que l'administration de probiotiques, comme les bactéries lactiques, à des patients en réanimation pourrait réduire le risque de pneumopathie. Cependant, les preuves actuelles sont encore insuffisantes pour justifier des recommandations médicales.

Procédures

Tous les animaux recevront une ou plusieurs injections. Certaines injections seront réalisées sous anesthésie générale et ne dureront au maximum qu’1 minute, avec un réveil presque instantané. Les autres injections seront réalisées sur animaux vigiles et ne dureront que quelques secondes. En fonction de l’état général des animaux (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections de morphinique pourraient être réalisées.

Impact sur les animaux

Modèles d’infection : Les modèles d’inflammation respiratoires aigües sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3 jours) est observée, sans perte de motricité. Après J2, les animaux reprennent une courbe de poids normale. Pour les autres parties du projet, suite à la colonisation bactérienne, les animaux pourraient présenter, au cours des 24 premières heures du protocole, une légère perte de poids. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendrent pas de douleurs résiduelles ainsi que de stress supplémentaire. Suite à l’injection de bactérie ou de molécules en fonction des voies d’administration choisies et dans le cas d’injections multiples sur une durée maximum de 14 jours, les animaux pourraient ressentir un stress et une gêne.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation de modèles animaux est essentielle car les paramètres étudiés ne peuvent pas être remplacés efficacement par des procédures in vitro. Les interactions complexes entre le microbiote respiratoire et le système immunitaire pulmonaire pendant et après la pneumonie nécessitent une approche globale que seul un modèle animal peut fournir. Les modèles animaux sont donc indispensables à une compréhension approfondie de ces phénomènes.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum (n=8) afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats. Pour les tests pour lesquels une analyse statistique n’est pas prévue ainsi que pour certains groupes témoins, le nombre d’animaux sera réduit à 3 ou 5 animaux par groupe. Le nombre indiqué est un nombre maximum de souris et toutes ne seront pas forcément utilisées. Une partie des analyses sera conditionnelle aux résultats obtenus sur l’étape d’avant.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections d’analgésiques seront réalisées. Afin de limiter la gêne potentielle consécutive à certaines administrations, la zone d’injection sera anesthésiée localement.

Choix des espèces

Le modèle murin de pneumonie est un modèle bien caractérisé, reproductible, et parfaitement adapté pour tous les types d’analyses prévus pour cette étude. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. 7-14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 3118
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Pour ce projet nous allons déterminer le rôle d’un récepteur cellulaire dans la réponse immunitaire suite à une infection pulmonaire aigüe (sepsis). Ensuite nous allons tester si l’utilisation d’une molécule thérapeutique ciblant ce récepteur peut apporter un bénéfice dans le traitement de ces infection pulmonaires. Finalement, nous allons étudier les interactions de ce récepteur immunitaire avec d’autres mécanismes immunitaires.

Bénéfices attendus

Le sepsis et une cause majeure de mortalité et morbidité dans le monde. Ce projet vise à déterminer le lien entre l’activité d’un récepteur immunitaire et l’établissement de l’immunosuppression induite par le sepsis. Mieux comprendre les mécanismes biologiques responsables de ce phénomène pourrait mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques utiles dans le traitement du sepsis.

Procédures

Afin d’induire une pneumonie et après anesthésie générale, les animaux seront placés sur le dos. Une injection de bactéries sera réalisée directement dans la trachée à l’aide d’une sonde de gavage, enduite d’analgésique. Cette injection intratrachéale dure moins d’une minute et sera réalisée sur une majorité des animaux (EU1). Afin de s’assurer du bien-être des animaux et de l’absence de douleur, l’état général des souris est évalué quotidiennement, et un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles expérimentaux a été mis en place. En fonction de l’évaluation, si un animal présentait des signes de douleur, une ou plusieurs injections de morphiniques pourraient être réalisées sur animaux vigiles. Ce geste dure moins d’une minute (EU1). Certains animaux auront des administrations intraveineuses (IV) en caudale et en vigile (EU1). Le geste d’IV est très rapide et ne dure au maximum que quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les modèles d’inflammation respiratoire aigüe sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3 jours), sans perte de motricité. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendrent pas de douleur résiduelle ni de stress supplémentaire

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications cardiovasculaire et immunologiques.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation de modèles animaux est essentielle car les paramètres étudiés ne peuvent pas être remplacés efficacement par des procédures in vitro. Les interactions complexes entre les différents compartiments immunitaires et non immunitaires du poumon pendant et après la pneumonie nécessitent une approche globale que seul un modèle animal peut fournir. Les modèles animaux sont donc indispensables à une compréhension approfondie de ces phénomènes.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement, et un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place (Annexe 9). En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de buprénorphine seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage de 24G est préalablement enduite de lidocaïne (1mg/kg) pour d’anesthésier localement la trachée. Dans ces conditions, les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. Concernant le transport des animaux, ceux-ci seront transporté dans des cages contenant un maximum de 5 animaux par compartiment, avec accès à de la nourriture et de l’eau, par un transporteur agrée.

Choix des espèces

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement, et un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place (Annexe 9). En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de buprénorphine seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage de 24G est préalablement enduite de lidocaïne (1mg/kg) pour d’anesthésier localement la trachée. Dans ces conditions, les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. Concernant le transport des animaux, ceux-ci seront transporté dans des cages contenant un maximum de 5 animaux par compartiment, avec accès à de la nourriture et de l’eau, par un transporteur agrée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 3791
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

La pneumonie est une infection des poumons qui peut être très grave et causer de nombreuses complications, voire la mort, si elle n'est pas traitée. Nous ne savons pas encore comment les bactéries présentes naturellement dans les poumons [flore bactérienne saine], et les substances qu'elles produisent, peuvent influencer la santé pulmonaire. Ce projet vise donc à : 1. Créer un modèle de souris dont les poumons sont colonisés par des bactéries bénéfiques (cocktail thérapeutique), similaires à celles que l'on trouve dans des poumons sains, et à étudier comment ces bactéries agissent. 2. Comprendre comment ce groupe de bactéries ou les substances qu'elles produisent affectent l'équilibre des autres bactéries dans les poumons et renforcent les défenses immunitaires de l'organisme.

Bénéfices attendus

Notre recherche essaye de montrer que les résultats de la pneumonie ne dépendent pas seulement des bactéries dangereuses mais aussi d'une flore bactérienne saine affaiblie dans les poumons. Nous voulons mieux comprendre quelles bonnes bactéries aident les poumons à rester en bonne santé. Avec cette étude, nous espérons découvrir des bactéries bénéfiques, des protéines et des substances utiles qui pourraient être utilisées ensemble pour prévenir ou traiter la pneumonie. L’idée est de créer des traitements qui n’utilisent pas d’antibiotiques, ce qui pourrait aider à soigner les infections respiratoires de façon plus durable et efficace.

Procédures

Tous les animaux (mis à part les naïfs) seront soumis à une ou plusieurs administrations intra-trachéales d’un cocktail bactérien ou d’un milieu de dilution sous anesthésie générale par inhalation en continu d’anesthésique volatile. Le geste de l’injection intratrachéale, en tant que tel, dure au maximum 1 minute et le réveil est presque instantané. Un tiers des animaux reçoivent également une administration de suspensions bactériennes, virales ou d’eau physiologique (PBS) par voie intranasale ou intra-trachéale sous anesthésie. En fonction de l’état général des souris et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous cutanée de morphinique pourraient être réalisées. Le geste de l’injection sous cutanée ne dure au maximum que 30 secondes.

Impact sur les animaux

Modèles d’infection : Les modèles d’inflammation respiratoires aigües sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3 jours) est observée, sans perte de motricité. Après J2, les souris reprennent une courbe de poids normale. Pour les autres parties du projet, suite à la colonisation bactérienne en IT, les animaux pourraient présenter, au cours des 24 premières heures du protocole, une légère perte de poids. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendre pas de douleurs résiduelles ainsi que de stress supplémentaire. L’injection intratrachéale peut générer une potentielle gène consécutive au geste.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation de modèles animaux est essentielle car les paramètres étudiés ne peuvent pas être remplacés efficacement par des procédures in vitro. Les interactions complexes entre la colonisation microbienne et la réponse immunitaire pulmonaire pendant et après la pneumonie nécessitent une approche globale que seul un modèle animal peut fournir. Les modèles animaux sont donc indispensables à une compréhension approfondie de ces phénomènes.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum (n=8) afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats. Pour les tests pour lesquels une analyse statistique n’est pas prévue ainsi que pour certains groupes témoins, le nombre d’animaux sera réduit à 3 ou 5 animaux par groupe. Le nombre indiqué est un nombre maximum de souris et toutes ne seront pas forcément utilisées. Une partie des analyses sera conditionnelle aux résultats obtenus sur l’étape d’avant.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. L’état général des souris est évalué quotidiennement afin de s’assurer du bien-être de nos animaux. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de morphinique seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la zone sera anesthésiée localement. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle.

Choix des espèces

Le modèle murin de pneumonie est un modèle bien caractérisé, reproductible, et parfaitement adapté pour tous les types d’analyses prévus pour cette étude. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. Les souris ont entre 6 semaines et 14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
Souris : 2148
Souffrances
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Devenir
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 2148

Objectifs

Les pneumonies font partie des maladies infectieuses principales, qu’elles soient acquises dans la communauté (comme la grippe ou la COVID-19) ou au cours d’une hospitalisation. Les maladies cardiovasculaires sont quant à elles l’une des causes les plus fréquentes de mortalité dans le monde. Il a été observé que l’incidence des maladies cardiovasculaires augmente après une infection, mais les mécanismes reliant l’un et l’autre n’ont pas encore été mis en évidence. L’idée principale du projet est d’étudier la relation causale entre la progression des maladies cardiovasculaires et les altérations observées suite à une pneumonie au niveau de la réponse immunitaire et de l’ensemble des microorganismes vivant en communauté complexe au sein du poumon. Ceci permettrait d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes impliqués et nous permettrait de contribuer, sur une plus grande échelle, à de nouvelles pistes pour mieux identifier les patients à risque, à trouver de nouvelles cibles thérapeutiques, et globalement à améliorer le rétablissement des patients et diminuer l’impact des infections. Notre objectif pour cette partie est de mettre en place et caractériser un modèle murin de pneumopathie dans un contexte de prédisposition aux maladies cardiovasculaires, ici l’athérosclérose, une maladie fréquente et caractérisée par le dépôt d’une plaque essentiellement composée de lipides (aussi appelée athérome) sur la paroi des artères. À terme, ces plaques peuvent entrainer une lésion de la paroi artérielle (sclérose) et conduire à l’obstruction des vaisseaux ou à leur rupture avec des conséquences souvent graves. Pour cela, nous allons : 1) Étudier la réponse de l’hôte à une pneumonie après le développement de plaques d’athérosclérose et d’une hypercholestérolémie, et caractériser le paysage immunitaire pendant et après la guérison de la pneumonie. 2) Étudier la progression des maladies cardiovasculaires après résolution d’une pneumonie et étudier la composition des cellules immunitaires dans les lésions d'athérome Pour ces deux parties, nous chercherons également à identifier les médiateurs immunitaires affectant la susceptibilité à la progression des maladies cardiovasculaires.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de comprendre comment l'athérosclérose influence la réponse immunitaire des poumons pendant la pneumonie, ce qui contribuera à améliorer les soins aux patients souffrant de maladies cardiovasculaires et d'infections respiratoires. En caractérisant les réponses immunitaires, le projet mettra en lumière les interactions complexes entre l'athérosclérose et les infections pulmonaires, ce qui pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Ce projet constitue la première étape pour prévenir la progression de l'athérosclérose et améliorer les résultats du traitement après la pneumonie.

Procédures

Une partie des animaux de ce projet sont soumis à une administration intra-trachéale (IT) sous anesthésie générale. Pour toutes les souris, plusieurs prélèvements de sang par une coupure minime à l’extrémité de la queue sera réalisé à différents temps, sur animaux vigiles. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous-cutanées (SC) de morphinique pourraient être réalisées sur animaux vigiles. Tous les gestes d’IT, SC et prélèvements sont très rapides et ne durent au maximum que quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les modèles d’inflammation respiratoire aigüe sont des modèles entraînant quelques nuisances attendues et contrôlées (type perte de poids et poils hérissés) avec une récupération de l’état général des souris à partir de 2 jours après l’infection. Une petite douleur consécutive à l’instillation intratrachéale peut survenir, due à l’insertion de la sonde de gavage. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3 jours) et modérée (environ 10%) est observée, sans perte de motricité. Les souris présentent une hypercholestérolémie et développent une athérosclérose lorsqu’elles sont nourries avec un régime hyperlipidique, sans impact négatif sur la vie de l’animal. Plusieurs prélèvements de sang seront réalisés par incision minime à l’extrémité de la queue sur animaux vigiles après application d’une crème anesthésiante.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications cardiovasculaire et immunologiques.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation de modèles animaux est essentielle car les paramètres étudiés ne peuvent pas être remplacés efficacement par des procédures in vitro. Les interactions complexes entre la réponse immunitaire pulmonaire pendant et après la pneumonie et l'athérosclérose nécessitent une approche globale que seul un modèle animal peut fournir. Les modèles animaux sont donc indispensables à une compréhension approfondie de ces phénomènes.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement, et un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. Celui-ci permet notamment d’évaluer l’aspect physique global (perte poids et état de la peau, présence de plaie), le comportement des animaux (prise d’eau et de nourriture ; absence d’activité et perte de mobilité) et la modification des selles et des urines. Un système de score a été établi en fonction des signes cliniques observés, et selon les résultats obtenus, une ou plusieurs injections de morphinique seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage est préalablement enduite d’analgésique pour anesthésier localement la trachée. Une crème anesthésiante est utilisée comme anesthésiant local lors des prélèvements sanguins. Les volumes de sang et les temps de récupération ont été définis selon les recommandations (prélèvement inférieur à 7.5% du volume sanguin total et temps de récupération minimal d’une semaine). Dans ces conditions, les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle.

Choix des espèces

Les modèles murins d’infections sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les données déjà générées dans ce projet de recherche. De plus, le modèle murin est le modèle de choix et utilisé de longue date pour caractériser les mécanismes impliqués dans la régulation du métabolisme du cholestérol et des maladies cardiovasculaires. Nous disposons d’un modèle de souris hypercholestérolémiques et prédisposées au développement rapide de la plaque d’athérosclérose lorsqu'elles sont nourries avec un régime hyperlipidique. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte : ils auront 10 semaines au début des procédures et environ 8 mois à la fin. À ce stade, les paramètres cardiovasculaires sont stables et le système immunitaire est mâture. Ceci nous permet de réduire les variations individuelles et ainsi le nombre d'animaux requis en expérimentation animale.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Souris : 1350
Souffrances
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Devenir
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 1350

Objectifs

Les infections restent la 3ème cause de mortalité dans les pays développés et la 2nde au niveau mondial. En pratique clinique, on assiste au déclin inexorable de l’activité des antibiotiques disponibles en raison de la capacité des bactéries à développer des mécanismes de résistance contre l’ensemble des molécules disponibles à l’heure actuelle. L’augmentation continue de la résistance bactérienne implique de poursuivre le développement de nouvelles options thérapeutiques en favorisant la création de nouvelles classes de molécules antibactériennes. Les objectifs de ce projet sont donc : 1) d’évaluer l’activité de nouveaux copolymères synthétiques dans un modèle expérimental de pneumonie (infection locale). 2) d’évaluer l’activité de nouveaux copolymères synthétiques dans un modèle expérimental de sepsis (infection systémique). 3) d’identifier un composé appartenant à une nouvelle classe d’antibiotiques possédant une activité prometteuse in vitro et in vivo.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont les suivants : 1. Il permettra de mieux appréhender la corrélation entre l’activité in vitro et in vivo de copolymères synthétiques dégradables. 2. Il permettra d’évaluer l’activité in vivo de nouveaux composés antibactériens dans un modèle d’infection locale et dans un modèle d’infection systémique. 3. La finalité de ce projet est d’identifier une molécule candidate afin de poursuivre son développement pré-clinique. 4. Enfin, l’ambition de ce projet est de démontrer l’intérêt d’une nouvelle classe de molécules antibactériennes (copolymères dégradables synthétiques) dans un contexte de combat contre la résistance antibactérienne.

Procédures

Les animaux inclus dans ce projet seront soumis à trois administrations intra-trachéales, une administration intraveineuse sous anesthésie générale, et à 5 injections intrapéritonéales. En fonction de l’état général des animaux et si nécessaire, une ou plusieurs injections (de 1 à 4) sous-cutanées de morphinique pourraient être réalisées sur animaux vigiles. Toutes ces interventions ont une durée inférieure à une minute.

Impact sur les animaux

Les modèles aigüs d’inflammation (locale ou systémique) sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2jours) et modérée (< 10%) est observée, sans perte de motricité. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendrent pas de douleur résiduelle ni de stress supplémentaire.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse bactériologique.

Remplacement

Dans ce projet, une présélection rigoureuse des molécules candidates a été réalisée à l’aide de différentes techniques in vitro afin de limiter au maximum le nombre de molécules à tester in vivo. Malgré tout, l'utilisation de modèles animaux est essentielle car les paramètres étudiés ne peuvent pas être remplacés efficacement par des procédures in vitro. Les interactions complexes entre activité in vitro (paramètres contrôlés) et in vivo (paramètres variables) après l’infection nécessitent une approche globale que seul un modèle animal peut fournir. Les modèles animaux sont donc indispensables à une validation approfondie de l’activité de nouvelles options thérapeutiques.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats. Un test statistique sera utilisé et une valeur de p

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de buprénorphine seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale (modèle de pneumonie), la sonde de gavage est préalablement enduite d’un analgésique afin d’anesthésier localement la trachée. De même, lors de l’injection rétro-orbitale, une administration de morphinique sera réalisée afin de prévenir tout risque de douleur et de stress.

Choix des espèces

Les modèles murins d’infections sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une bonne corrélation des résultats à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les données déjà générées dans ce projet de recherche. De plus, le modèle murin est le modèle de choix et utilisé de longue date pour caractériser et valider l’activité de nouvelles options thérapeutiques. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 8 semaines et 2 mois). À ce stade, le système immunitaire est mâture. Ceci nous permet de réduire les variations individuelles et ainsi le nombre d'animaux requis en expérimentation animale.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 5160
Souffrances
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Devenir
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 5160

Objectifs

La diffusion des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques représente un problème majeur de santé publique. Dans un contexte de faible développement d’antibiotiques réellement innovants et face à des infections qui deviennent non traitables, des alternatives sont nécessaires. Nous souhaitons évaluer l'efficacité thérapeutique d'enzymes issues de bactériophages ou de bactériophages entiers, seuls ou en combinaison avec des antibiotiques, pour lutter contre des infections à Klebsiella pneumoniae. Dans un premier temps, les doses infectieuses optimales de 10 souches cliniques différentes, représentatives de clones d’intérêt de Klebsiella pneumoniae, vont être déterminées dans un modèle murin de pneumonie. Ensuite l'absence de toxicité aigüe de ces enzymes thérapeutiques et des bactériophages sera évaluée. Enfin les animaux infectés seront traités par injection i) d'enzymes thérapeutiques, ii) de bactériophages, iii) d’antibiotique ciblant la membrane bactérienne et des combinaisons de ces 3 produits pour observer un effet thérapeutique et une potentielle synergie entre ces différents produits. Les infections sont réalisées chez la souris car elles reproduisent une pathologie pulmonaire similaire à celle observée chez l'homme.

Bénéfices attendus

Les avantages attendus de ce projet sont d'évaluer et démontrer l'activité et l'efficacité thérapeutique de nouveaux agents thérapeutiques issus de bactériophages actifs contre les bactéries Klebsiella pneumoniae. C'est une étape nécessaire avant de proposer une nouvelle approche thérapeutique active contre des bactéries multi-résistantes et envisager à plus long terme un développement chez l'homme.

Procédures

La grande majorité des animaux de ce projet seront anesthésiés puis infectés par des bactéries par voie intranasale (N=5010). Ils recevront ensuite différents traitements par les agents thérapeutiques par voie intranasale, injection intrapéritonéale ou gavage en injection unique ou pendant 3 jours consécutifs. Une partie des animaux (N=150) seront injectés par voie intranasale ou intrapéritonéale avec les candidats agents thérapeutique en seule injection. Les infections et injections par voie intranasale seront effectuées sur animaux anesthésiés (anesthésie gazeuse de 15 minutes maximum). Les injections intrapéritonéales et gavage seront effectués sur animaux vigile et réalisés en moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

La nuisance majeure résultera principalement de l'infection qui pourra engendrer maladie, soif, perte d'appétit, de mobilité et conduite à leur mort. Les injections intrapéritonéales, intranasales et par gavage pourront entraîner une douleur modérée de courte durée. Les anesthésies seront de courte durée. Cependant une hypothermie temporaire ainsi que des perturbations du rythme respiratoire pourront éventuellement être observés, mais ces effets devraient négligeables de par la courte durée de l'anesthésie. La toxicité éventuelle des enzymes de bactériophages et des bactériophages sera évaluée dans ce projet. Ces candidats thérapeutiques ne devraient pas induire par eux-mêmes de nuisances ou effets indésirables. Si ceux-ci surviennent, des pertes de poids, modifications du comportement (diminution de mobilité, prostration, diminution d'alimentation et de toilettage) des effets sur l'activité respiratoire pourront être observés.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure. La plupart des animaux sont utilisés pour prélèvement d’organes. Les autres ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés ni adoptés.

Remplacement

Tous les bactériophages et enzymes de bactériophages auront au préalable été testés in vitro : - activité bactéricide des bactériophages . - activité des enzymes sur la capsule et sensibilisation des bactéries au système immunitaire avec des tests de résistance au sérum et de survie intracellulaire dans des cultures de cellules. La synergie des enzymes ou bactériophages avec l'antibiotique sera aussi préalablement démontré in vitro. Toutefois, comme nous voulons observer l'action de nos nouveaux agents thérapeutiques lors d'un processus infectieux complexe avec toutes les composantes de la réponse immunitaire (implication d'organes différents pour la mise en place de la réponse immunitaire, relations entre organes, multiples populations cellulaires impliquées), les expériences avec les composés ayant démontré l’activité maximum in vitro ne peuvent être réalisées que chez l'animal afin d'évaluer leur efficacité in vivo.

Réduction

Les groupes d’animaux ont été réduits au minimum tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs, conduisant à un nombre total d’animaux de 5160 pour ce projet. La taille des groupes a été calculé pour obtenir des résultats statistiques et fiables en utilisant le moins d’animaux possible, et correspond aux données observées dans la littérature récente sur cette thématique. Les données obtenues seront analysées en utilisant les tests statistiques appropriés pour déterminer la robustesse des résultats.

Raffinement

Le projet a été construit en intégrant les mesures permettant de réduire le stress et la souffrance des animaux. Le raffinement sera assuré par l'enrichissement mis à disposition des animaux (litière en copeaux de cellulose, maison en carton et/ou boule de papier kraft type carfil nesting ou BedR’ Nest permettant de faire des nids). Les animaux sont hébergés par groupe de 6 souris maximum dans des cages respectant les normes en vigueur. Une période d’acclimatation d’une semaine est observée à l’arrivée des animaux avant le début des expériences. Les animaux seront évalués quotidiennement en utilisant la grille de scoring. Les animaux seront euthanasiés lorsqu'un point limite sera atteint . Pour réduire l'effet de l'infection sur les animaux, les animaux seront réhydratés 2 fois par jour par injection sous-cutanée de solution de Ringer pour permettre aux animaux pour qui le traitement serait actif de pouvoir récupérer. Une alimentation humide disposée dans des coupelles au fond de la cage sera fournie aux animaux infectés Les animaux sur lesquels des prélèvements ne sont pas prévus seront euthanasiés. La mort des animaux est confirmée par une vérification de l'arrêt respiratoire et de l'arrêt cardiaque. La vérification de ces paramètres est réalisée pendant une minute

Choix des espèces

La souris est un modèle robuste et fiable de pneumonies causées par K. pneumoniae. Il reproduit fidèlement l’inflammation aigüe caractéristique de la pneumonie à K. pneumoniae telle qu’observée chez l’homme. Le modèle d’infection par K. pneumoniae est largement utilisé par la communauté scientifique. Les infections sont robustes et reproductibles dans de nombreuses lignées murines telles que BALB/c. Les animaux utilisés seront âgés de 8 à 12 semaines. Les animaux de cet âge reproduisent de façon fiable les pneumonies causées par Klebsiella pneumoniae telles qu’observées chez l’homme et sont donc un bon modèle de la pathologie humaine décrits dans de multiples publications.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 3900
Souffrances
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 3900
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Devenir
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 3900

Objectifs

Notre projet vise à développer un modèle murin d’infection pulmonaire induit par le virus de la grippe, et à utiliser ce modèle pour explorer les conséquences d’une inflammation sévère sur la fonction des macrophages alvéolaires (Cellules retrouvées dans les alvéoles des poumons). Les objectifs de notre projet sont : 1-De mettre en place un modèle murin de pneumonie induit par un virus de la grippe 2-D’évaluer l’évolution temporelle des cellules immunitaires (macrophages, neutrophiles, cellules dendritiques) au cours de la phase inflammatoire et de sa résolution. 3-D’appréhender les conséquences de l’infection virale sur les fonctions des macrophages (phagocytose, activation, production de cytokines). 4-De définir le rôle du recrutement des macrophages inflammatoires dans la physiopathologie de la pneumonie et l’impact sur la cicatrice immunitaire post-inflammatoire.

Bénéfices attendus

Notre projet nous permettra d’évaluer le rôle d’une inflammation virale pulmonaire sur le rôle et la fonction des cellules myéloides, notamment les macrophages alvéolaires, première ligne de défense contre les pathogènes respiratoires.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une instillation nasale. Cette instillation sera réalisée sur animaux vigile. Une partie des animaux de ce projet sont soumis à une adminsitration intra-trachéale sous anesthésie générale. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous-cutanée de morphinique pourraient être réalisées sur animaux vigiles. Ces interventions sont de courte durée (1 min environ)

Impact sur les animaux

Modèles d’infection : Les modèles d’inflammation respiratoires aigues sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3jours) et modérée (< 10%) est observée, sans perte de motricité. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendre pas de douleurs résiduelle ainsi que de stress supplémentaire.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.

Remplacement

Les paramètres étudiés dans ce travail ne peuvent être aujourd’hui remplacés par des procédures in vitro et le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable. Les multiples interactions entre types cellulaires différents et la complexité de la mise en place de l’immunité entraînée nous oblige à utiliser les modèles animaux pour appréhender ces phénomènes dans leur globalité.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de morphinique seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage est préalablement enduite d'un antalgique afin d’anesthésier localement la trachée.

Choix des espèces

Les modèles murins d’infections sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. 7-14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 12
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux (30-45 min de l’anesthésie générale jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Ils subiront également une immunodépression via 3 injections d’un immunodepresseur par ce cathéter (1 min/ injection) puis une infection pulmonaire par inoculation intrabronchique de bactéries sous anesthésie générale (5-10 min de l’anesthésie jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Des traitements antibiotiques seront aussi réalisés par le cathéter (médié par une pompe pour le méropénème et effectué toutes les 8h pour la rifampicine)

Impact sur les animaux

1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des traitements répétés. 2) Immunodépression : elle peut entrainer des effets secondaires tels qu’une baisse d’activité et une diminution de la prise alimentaire témoignant d’un l’affaiblissement général de l’animal. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. : Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux

Devenir

Les poumons et la rate des animaux de la procédure seront collectés pour réaliser des analyses histologiques et microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.

Remplacement

Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo. Le modèle murin a déjà apporté de précieux résultats mais un second modèle animal est nécessaire pour les confirmer. « L’humanisation » du traitement au méropénème, plus facilement réalisable chez le lapin, offrira une meilleure appréhension de ce qu’il pourrait se passer chez l’homme.

Réduction

Ce projet a pour but de compléter les effectifs de l’étude de l’efficacité de deux antibiotiques (en association ou non) dans un modèle d’infection pulmonaire chez le lapin. Les 12 lapins de ce projet nous permettrons d’augmenter nos effectifs à 6 animaux par groupe ce qui est, au vu de la variabilité déjà observée, le nombre minimum d’animaux nécessaire pour une comparaison statistique solide entre les groupes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés individuellement dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés au moins 2 fois par jour. Lors des pesées hebdomadaires précédent le projet, les animaux seront habitués à leur préhension et à leur contention. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La mesure de l’efficacité de la rifampicine (antibiotique) ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Le lapin, de par ses similarités physiologiques et immunitaires avec l’homme, représente classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. En effet, son grand volume sanguin permet de réaliser des études pharmacocinétiques précises, sur de longues périodes. Le système d’administration par des pompes contrôlées par ordinateur est difficilement adaptable à des animaux de petite taille comme la souris. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 20
Souffrances
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Objectifs

Chez le chien, le diagnostic d’une bronchopneumonie par fausse déglutition (BPFD) repose sur le contexte, les signes cliniques, des images radiographiques évocatrices et une augmentation marquée de la protéine C réactive (CRP), un marqueur d'inflammation, dans le sang. Néanmoins, les lésions radiographiques peuvent être discrètes et masquées par des lésions pulmonaires pré-existantes, notamment lors d’épisodes récidivants. De même, la CRP reste peu spécifique : la sévérité de son augmentation lors de BPFD est très variable selon les cas et les valeurs de CRP peuvent se chevaucher entre plusieurs affections respiratoires. Ces limites soulignent la nécessité d’évaluer d’autres biomarqueurs. Ces problématiques sont particulièrement vraies chez les chiens atteints de myopathie de Duchenne et utilisés pour la recherche sur cette maladie, qui conduit à des difficultés de déglutition, prédispose à des épisodes récurrents de BPFD et où la chronicité des signes conduit le plus souvent à des augmentations plus modérées de la CRP. Par ailleurs, l’état inflammatoire inhérent à la myopathie peut être à l’origine d’une augmentation de la CRP sans lien avec une bronchopneumonie. La procalcitonine est un marqueur utilisé chez l’Homme et qui semble plus spécifique des infections bactériennes. Récemment, sa mesure par un kit ELISA a été validée chez le chien L’objectif de ce projet est de déterminer si la procalcitonine pourrait constituer un marqueur de BPFD qui répondrait aux problématiques soulevées par l’état actuel de l’arsenal diagnostique chez le chien. Ce projet exploitera les épisodes de BPFD survenant spontanément chez les chiens myopathes au cours de leur vie, sans interférence avec les projets dans lesquels ils seront inclus ni changement dans la gestion médicale habituelle de ces épisodes. A terme, si ce nouveau biomarqueur s'avère pertinent, il pourra constituer un outil pour mieux gérer ces affections non seulement chez les chiens atteints de myopathie de Duchenne, mais aussi chez tous les chiens de compagnie qui présentent des BPFD.

Bénéfices attendus

Nous éméttons l’hypothèse que la procalcitonine sera un meilleur marqueur de BPFD que la CRP et donc que son augmentation sera plus marquée que celle de la CRP lors du diagnostic. Le bénéfice serait la validation d’un biomarqueur plus spécifique d’une infection bactérienne aiguë et/ou plus sensible dans les cas de bronchite bactérienne (sans pneumonie) afin de mieux diagnostiquer les BPFD, de mieux cibler les patients nécessitant une antibiothérapie, de mieux adapter la durée de l’antibiothérapie et ainsi de limiter l’antibiorésistance.

Procédures

Trois prélèvements sanguins de 3 mL sur chiens vigiles. Durée estimée : 1 minute pour le prélèvement, 5 minutes de manipulation incluant le temps de rassurer le chien, de prélever, d'effectuer un point de compression et de récompenser le chien.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables et nuisances sont modérés et essentiellement liés au stress lié à la réalisation de 3 prises de sang durant le suivi d’étude.

Devenir

Ce projet sera mené sur des animaux déjà inclus en procédures expérimentales et qui présenteraient des complications médicales de BPFD. Les BPFD, si elles n'induisent pas de difficulté respiratoire significative sur les chiens ne constituent pas en elles-mêmes un point limite et la procédure expérimentale initiale pourra donc être poursuivie normalement.

Remplacement

Cette étude visant à déterminer l'intérêt du dosage d'un biomarqueur d'inflammation systémique, il n'est pas envisageable de la réaliser autrement que dans un organisme entier. Par ailleurs, l'application de cette étude étant le diagnostic des bronchopneumonies par fausse déglutition chez le chien, il apparaît nécessaire de réaliser cette étude dans cette espèce. Enfin, les chiens atteints de myopathie de Duchenne développant spontanément ce type d'affection respiratoire et bénéficiant d'un suivi très rapproché dans des conditions standardisées, ils présentent un intérêt évident pour valider ou non ce biomarqueur qui pourra ensuite être appliqué aux chiens de compagnie.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'études antérieures sur ce biomarqueur ayant montré des résultats significatifs avec un tel effectif.

Raffinement

Une attention sera portée à la minimisation du stress lié à la procédure de prélèvement. Les chiens seront manipulés avec douceur par des personnes de leur entourage habituel. Le temps sera pris avant le prélèvement pour rassurer le chien. A la fin du prélèvement, une friandise sera donnée au chien, qui sera également félicité par la voix et des caresses. Habituellement les chiens GRMD présentent assez peu de signes d'inconfort respiratoire durant un épisode de bronchopneumonie, mais si tel éait le cas et que le prélèvement n'était pas indispensable au suivi clinique de l'animal, celui-ci ne serait pas effectué. Sur le plan de l'hébergement, les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme, des jouets. Ils bénéficieront d'intéractions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d'une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Choix des espèces

Ce projet ayant pour objectif de valider un biomarqueur chez le chien, il sera mené dans l'espèce canine. Les chiens GRMD recrutés pourront l'être à tout moment de leur vie. Les BPFD peuvent survenir à partir de l'âge de 4-5 mois (à ce stade les chiens GRMD pèsent entre 10 et 15 kg).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Tropheryma whipplei est l’agent de la maladie de Whipple, une maladie chronique systémique caractérisée par un syndrome de malabsoprtion, de la fièvre et des douleurs abdominales. Un certain nombre de données suggèrent que chez l’homme, l’infection résulte d’une transmission oro-fecale ou oro-orale. Les avancées en épidémiologique et techniques diagnostiques ont montré que T. whipplei étaient en fait responsable d’un large spectre d’infections et qu’à côté des infections chroniques, systémiques ou localisées, il existait des infections aigues et même un portage asymptomatique. Ainsi, il a été rapporté que chez l’homme, T. whipplei était un agent de gastroentérite, probablement au cours de la primo-infection. Des travaux de notre équipe avait alors montré qu’en infectant des souris par voie orale, on retrouvait T. whipplei dans les selles de manière transitoire et qu’elle induit une diarrhee passagere. Par ailleurs, nous avions également pu montrer qu’une lesion intestinale epitheliale prolongeait le portage de T. whipplei, aggravait de manière non significative la gastroenterite et permettait la colonisation de la muqueuse intestinale et une séro-conversion.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la mise en place et la physiopathologie des pneumonies à T. whipplei. Il permettra également de développer des outils diagnostiques et éventuellement pronostiques de telles infections.

Procédures

Dans la procédure 1, les animaux seront soumis à une instillation intra-trachéale. Le tube flexible relié à une seringue à insuline sera inséré à 0.5-1 cm dans la trachée et la solution sera injectée (volume inférieur à 50 microlitres). Afin d'éviter que l'instillat ne s'échappe de la trachée, le tube sera maintenu en place 5 sec. Il sera retiré et la souris sera maintenue en position pendant au moins 30 secondes. Pour la procédure 2, les animaux seront exposés dans la chambre d'aérolisation pendant une heure.

Impact sur les animaux

En cas de signes de douleur, de souffrance ou d’angoisse suite à l’instillation intra-trachéale, un analgésique (buprénorphine) sera injecté en sous-cutané, à raison de 0.2 mg/kg de poids corporel en sous cutané. Les effets indésirables directs de la procédure 1 seraient une mauvaise instillation intratrachéale. Ainsi, tout animal qui saigne, qui présente une respiration anormale après récupération de l'anesthésie sera euthanasié.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, les organes seront prélevés pour être analysés et évaluer l'impact de la pneumonie.

Remplacement

Il est nécessaire de tester nos observations dans un modèle de souris afin de se rapprocher des conditions physiopathologiques de la pneumonie induite par T. whipplei et de comprendre les mécanismes sous-jacents dans le but de fournir des pistes diagnostiques et thérapeutiques dans la prise en charge des patients.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit grâce à la mutualisation des techniques et analyses sur un même animal. De plus, de par notre expérience (effets modérés de l’infection à T. whipplei), nous avons déterminer le nombre de souris nécessaires à notre étude pour observer une différence statistique significative entre les groupes (p < 0.05) avec une puissance au moins supérieure à 80%.

Raffinement

La mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel ainsi que le suivi quotidien de l’état de santé des animaux permettront le raffinement de ce projet. Ainsi, tout au long de l’étude, les animaux seront surveillés quotidiennement, ce qui nous permettra d’intervenir immédiatement dès le moindre signe de souffrance en envisageant l’utilisation d’antalgiques. Dès lors qu’un animal aura atteint un point limite, la souris sera euthanasiée dans le but de réduire toute douleur, souffrance et angoisse. Les animaux seront hébergés en groupe de cinq maximum, dans des cages équipées afin d’offrir un environnement enrichi et approprié.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de choix pour l’étude du système immunitaire. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 8 semaines seront utilisées.