Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
202 contenus
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Autres poissons : 300
Souffrances
 -
 15
 285
 -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Objectifs

À l’échelle mondiale, les mycotoxines constituent un des risques majeurs pour la sécurité alimentaire touchant les cultures, les aliments pour animaux et la santé animale et humaine. Une exposition aiguë ou chronique peut provoquer des effets délétères chez l'humain et chez l'animal, incluant des troubles gastro-intestinaux, rénaux, immunitaires ou carcinogènes. Les cultures agricoles sont fréquemment contaminées par plusieurs mycotoxines, renforçant la toxicité via des effets synergiques. Les données issues d’une étude mondiale montrent que 70 % des échantillons agricoles contiennent plusieurs mycotoxines et qu'une proportion importante franchit les seuils de risques zootechniques. Dans les secteurs de l'élevage, l’impact économique est considérable. En effet, les mycotoxines compromettent la croissance, la fertilité, l’immunité et la productivité des animaux. Les pertes économiques globales liées aux mycotoxines sont estimées à plusieurs centaines de millions de dollars par an dans les chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires. L’aquaculture est également touchée, avec une exposition croissante aux aflatoxines, fumonisines et trichothécènes qui coexistent dans les farines végétales utilisées pour l’alimentation, notamment dans les régions d’Asie-Pacifique qui sont fortement contaminées. Il existe une gamme de produits représentant la solution la plus avancée pour préserver la santé et la performance des animaux en désactivant les mycotoxines qui contaminent les aliments destinés aux animaux d’élevage. Par le biais de trois modes d’actions (adsorption, biotransformation et bioprotection), ces produits détoxifiants assurent une protection ciblée, irréversible et immédiate contre les mycotoxines (fumonisine, deoxynivalenole). La dernière innovation de la gamme de produits détoxifiants conserve toutes les stratégies de détoxification de la gamme précédente tout en introduisant une nouvelle approche de biotransformation enzymatique ciblant les ochratoxines. Ce projet visant à tester l’efficacité et la sureté fonctionnelle de ce nouveau produit, permettra d'obtenir l'autorisation de mise sur le marché du produit

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’enregistrement du produit dans les régions d’Amérique Latine et donc la mise à disposition du produit le plus récent et le plus efficace pour gérer les risques liés aux mycotoxines dans l'industrie de l'élevage. L'introduction d'un produit détoxifiant dans l'aquaculture latino-américaine offre un avantage car il s’adresse à l'un des problèmes les plus fréquents retrouvés dans les régions tropicales comme le Brésil qui est la contamination des aliments pour animaux par des toxines fongiques. En effet, les températures élevées et l'humidité favorisent la prolifération des toxines, ce qui augmente considérablement leur présence dans les matières premières végétales telles que le maïs et le soja, largement utilisées dans l'alimentation aquacole. De plus, même à de faibles doses, les mycotoxines provoquent une immunosuppression, des lésions hépatiques et rénales et une plus grande sensibilité aux infections, réduisant ainsi les performances des poissons d'élevage. L’impact économique est significatif, d'autant plus que les aliments représentent environ 60 % du coût total de production dans les systèmes intensifs et super intensifs. Réduire la charge toxique dans l’alimentation à l'aide d'un détoxifiant permet non seulement d'éviter les pertes, mais aussi d'optimiser l'efficacité alimentaire et d'améliorer l'uniformité des lots. Par ailleurs, certaines mycotoxines peuvent être transférées aux tissus animaux en cas d'exposition prolongée, ce qui représente un risque pour la chaîne alimentaire humaine. Avec la croissance de l'aquaculture comme pilier pour répondre à la demande mondiale en protéines, et le Brésil s'imposant comme l'un des plus grands producteurs de tilapia en Amérique Latine, disposer d'un produit détoxifiant permet de garantir des normes sanitaires plus strictes, et facilite l'accès à des marchés exigeants. Enfin, l’utilisation d’un produit détoxifiant s’inscrit dans une politique plus écoresponsable. En effet, il favorise la transition vers des régimes alimentaires aquacoles plus durables en sécurisant l’utilisation des matières premières végétales en remplacement des ingrédients d’origine marine (farine de poisson). En Amérique latine, où les défis liés au stockage, au transport et à la variabilité climatique sont importants, ce type de produit devient un allié stratégique pour limiter les pertes économiques et garantir la résilience du système aquacole.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 84 jours. Sorties hors de l’eau pour la pesée des poissons par groupe (7 fois en 12 semaines, moins de 30 secondes) Prises de sang unitaires (durée 30 secondes). Un volume sanguin supérieur à 10% du volume sanguin circulant sera prélevé car les poissons seront immédiatement mis à mort (durée 1 seconde). .

Impact sur les animaux

Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels et supplémenté en mycotoxines et en enzymes détoxifiantes pendant 84 jours après une semaine d’acclimatation. [[Les mycotoxines ajoutées artificiellement dans l’aliment peuvent influencer la santé et la qualité de vie des animaux caractérisées par une perte de poids, un refus de s’alimenter, des changements d’apparence (gonflements du ventre, inflammation de l’anus), une détérioration de la barrière intestinale, une immunosuppression. Stress dû à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort soit afin de réaliser des prélèvements biologiques soit parce qu’ils ne peuvent pas être réutilisés ou replacés en raison de leur exposition aux mycotoxines. Les différents prélèvements permettront de démontrer l’efficacité du mélange d’enzymes détoxifiantes en comparaison avec les différents groupes contrôles, et que la santé des animaux n’est pas affectée.

Remplacement

Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n’existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des fonctions cellulaires et physiologiques sollicitées par les poissons lorsqu'ils sont affectés par les mycotoxines. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants. Enfin, cette procédure est nécessaire car l’enregistrement d’un additif alimentaire requis par la loi nécessite la réalisation d’une étude in -vivo.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.

Raffinement

[[Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels qui sont suivis au moyen d’une grille de score spécifique et adaptée à la procédure.]]. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température, pH) l'enrichissement des bassins (couvercle semi opaque pour simuler un refuge, aérateur pour stimuler les poissons) ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les tilapias sont anesthésiés. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées et des prises de sang. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires.

Choix des espèces

L'espèce est choisie en fonction de la pertinence de la région d'enregistrement du produit. , Le tilapia est un poisson peu exigeant, résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance élevée. Il est particulièrement adapté aux conditions climatiques et environnementales tropicales. Néanmoins, le tilapia, comme poisson d’eau chaude est la principale espèce exposée aux risques liés aux mycotoxines en Amérique latine et au Brésil et le deuxième plus important groupe de poissons mis en élevage après les carpes. Dans ce projet, l’espèce Oreochromis aureus du genre mâle sera utilisée. Les additifs alimentaires dont l’activité détoxifiante veut être confirmée, chez cette espèce, sont destinés à être incorporés dans les rations alimentaires distribuées aux tilapias. [[Au début de l’étude, les tilapias pèseront 80 g, ce qui correspond à un stade juvénile avancé / pré adulte. Les tilapias de 80 g se trouvent dans un stade où les organes cibles des mycotoxines (foie, intestin, gonades) sont fonctionnels mais encore en maturation, ce qui augmente la sensibilité aux perturbations métaboliques. La croissance est exponentielle, permettant une détection claire des effets chroniques des mycotoxines sur les performances zootechniques, l'efficience alimentaire ou les indices corporels. En terminant l’étude avec un poids supérieur à 350 g, les poissons atteindront un stade sub-adulte proche du poids commercial, un niveau de développement où les organes sont pleinement formés, permettant une évaluation complète des effets toxiques. Ce choix garantit que l’exposition couvre l’ensemble de la phase juvénile à sub-adulte, une fenêtre critique de développement durant laquelle les mycotoxines peuvent provoquer des effets physiologiques détectables et pertinents pour l’aquaculture.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 10000
Souffrances
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 2500
 2500
 5000
Devenir
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 -
 -
 10000

Objectifs

Ce projet permet l’étude des agents pathogènes et du dialogue hôte/pathogène et le développement de nouveaux vaccins chez la truite. Il vise à : - mieux comprendre ces virus d’importance majeure pour la filière piscicole nationale et réglementés au niveau européen. - mieux appréhender les marqueurs génétiques (variations dans les gènes) à l’origine de la virulence et du franchissement de la barrière d’espèce (ici adaptation à la truite de nouvelles souches virales présentes chez d’autres espèces de poisson) afin de développer des outils de diagnostic discriminant permettant à terme une meilleure gestion sanitaire. - développer des candidats vaccins efficaces et sûrs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - une meilleure connaissance des déterminants moléculaires (variations dans les protéines virales) responsable de la virulence et du franchissement de la barrière d’espèce (ici adaptation à la truite de nouvelles souches virales présentes chez d’autres espèces de poisson) de ces virus d’importance majeure pour la filière piscicole. Ce projet permettra à terme de développer des outils de diagnostic discriminant pour une meilleure gestion sanitaire et des candidats vaccins efficaces et sûrs utilisables par bain pour l’immunisation des alevins dont la vaccination à grande échelle par injection est impossible sur le terrain et par injectionchez les adultes et les reproducteurs pour lesquels cette méthode est utilisée en élevage. Nous espérons que ce projet permettra d’améliorer la santé des poissons face à ces infections virales et de limiter les pertes économiques dans les élevages français et européens.

Procédures

Les interventions réalisées sur les truites seront les suivantes : -Deux manipulations des alevins lors des tris, des transferts et des pesées réalisées sous anesthésie en début et parfois en fin de procédure (durée de l’ordre de la minute). -Mise à jeun de 24h -Injections réalisées sous anesthésie : 2 maximum par expérimentation espacées de 21 jours (durée d’environ 30 secondes par poisson). -L’infection par bain d’une durée de deux heures sera réalisée deux fois maximum -Une prise de sang terminale sur animal anesthésié (environ 1 min).

Impact sur les animaux

Les manipulations (tri, pesée, transfert) ainsi que la mise à jeun 24 heures avant les infections engendrent un stress chez les animaux. L’infection des truites arc-en-ciel par les souches virales virulentes de ces virus est fatale avec des taux de mortalité très élevés chez les jeunes alevins comme observé dans les piscicultures (de 30 à 100 %). Les souches virulentes sont utilisées pour mesurer la sensibilité des truites. Il faut noter qu’une grande majorité des souches virales que nous testons in vivo chez la truite sont des souches virales atténuées (taux de mortalités très variables mais inférieurs à ceux induit par la souche virulente) ou à vocation vaccinale (absence de mortalité résiduelle recherchée) et que dans nos expérimentations la moitié des poissons utilisés sont reclassés en gravité « légère » ou « modérée ».

Devenir

Tous les animaux de ce projet qui rentreront dans un protocole d'infectiologie ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.

Remplacement

Les procédures décrites dans ce projet sont complémentaires aux expériences sur des lignées cellulaires de poissons (in vitro) car elles visent à comprendre les interactions virus-hôte dans leur intégralité (virulence, réponse immunitaire, résistance à l’infection…). L’étude de la réponse immunitaire et de la protection induites par un vaccin ne peut être réalisée autrement que sur animal vivant. De plus, l’apparition ou non de symptômes chez les poissons après infection expérimentale est le seul critère sur lequel il est possible de se baser pour définir les notions de virulence et d’atténuation des souches virales. A ce jour, aucun système in vitro ne permet de prédire le niveau de virulence ou d’atténuation d’une souche virale chez l’animal infecté et encore moins son immunogénicité (son efficacité à induire une réponse immunitaire protectrice) chez l’animal vacciné.

Réduction

Le nombre d’animaux inclus est justifié par le besoin de s’affranchir de la variabilité inter-animale au sein d’un même groupe et permet une analyse statistique rigoureuse des résultats obtenus. Ce nombre d’animaux est également dicté par la très petite taille des alevins (1 à 5 cm) et la nécessité d’effectuer des prélèvements en quantité suffisante pour valoriser scientifiquement les résultats. Ces dernières années, nos modèles d’infection ont été rigoureusement standardisés et nous veillons à réduire les effectifs de poissons autant que possible pour obtenir des résultats significatifs..

Raffinement

Nous effectuons les expériences dans un environnement optimal pour les animaux. La manipulation des animaux se fait sous anesthésie afin de limiter leur stress. Les animaux sont gardés en lots, aucun animal n’est isolé ce qui est très important pour le bien-être des poissons. La présence de congénères constitue un élément important d'enrichissement du milieu, car c’est la seule possibilité dont nous disposons, puisque l’ajout d’objet dans les aquariums peut provoquer des blessures et rendre les observations des animaux très difficiles. Toutefois, chaque aquarium est équipé d’un bulleur (Colson et al. Sci Rep. 2022) et le sol des aquariums est de couleur foncée. Le bien-être et l’état de santé des animaux est suivi 2 fois par jour minimum pendant toute la durée des expérimentations. Des critères d’arrêt ont été définis rigoureusement : nage erratique et non réponse à des stimuli externes ; les animaux les ayant atteints sont euthanasiés pour limiter toute souffrance.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’hôte naturel des virus étudiés dans ce projet. Cette espèce est également, au niveau économique, la principale espèce aquacole produite sur le territoire. Les épidémies virales au niveau des piscicultures françaises peuvent engendrer la destruction totale de l’élevage. Le développement de vaccins efficaces est donc dédié à cette espèce d’intérêt. Stade juvénile pour la truite entre 0,3 et 10 g, ce qui correspond à des tailles allant de 1 à 10 cm. Les poissons juvéniles de poids inférieur à 3 g (taille inférieure à 3 cm) sont généralement plus sensibles à l’infection virale que les adultes.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres poissons : 160
Souffrances
 -
 -
 160
 -
Devenir
 -
 -
 -
 160

Objectifs

Ce projet vise ? identifier les m?canismes responsables du d?clin des populations d?Apron du Rh?ne, une esp?ce end?mique du bassin du Rh?ne aujourd?hui class?e en danger critique d?extinction et faisant l?objet d?un Plan National d?Action. De nombreuses ?tudes ont ?t? men?es afin de conna?tre les causes ?cologiques de ce d?clin mais tr?s peu se sont int?ress?es aux m?canismes physiologiques pouvant expliquer la difficult? de cette esp?ce ? maintenir des populations stables. Dans le contexte des changements climatiques et du r?chauffement des rivi?res, il avait ?t? sugg?r? que cette esp?ce pr?sentait une faible capacit? d?acclimatation aux hausses de la temp?rature environnementale. Cependant, lors d?une ?tude r?cente, une ?quipe a montr? que cette esp?ce tol?rait facilement une vague de chaleur. Comme l?augmentation de la temp?rature du milieu s?accompagne chez les poissons (dont la temp?rature corporelle d?pend de l?eau), d?une augmentation de la d?pense d??nergie, une autre hypoth?se attenante serait que l?Apron du Rh?ne ne pourrait tol?rer les variations de temp?rature qu?avec assez de nourriture pour faire face ? cette d?pense d??nergie. Afin de tester cette hypoth?se, des Aprons issus d?une reproduction artificielle seront soumis ? deux temp?ratures diff?rentes et/ou ? une diminution de la quantit? de nourriture pendant 4 semaines au minimum. Puis des mesures de tol?rance thermique, de performances de nage et des d?penses d??nergie de l?animal et fonctionnement ?nerg?tique de ses tissus seront r?alis?es pour d?crire, ? la fois sur l?animal et sur ses tissus, les cons?quences de ces deux contraintes isol?es ou combin?es sur le fonctionnement de cette esp?ce prot?g?e, afin d?am?liorer les connaissances visant ? sa conservation.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d?am?liorer les connaissances sur le fonctionnement et les besoins de l?Apron du Rh?ne, une esp?ce menac?e. Il permettra notamment de mieux comprendre comment les variations de temp?rature de l?eau et la disponibilit? de nourriture peuvent influencer la capacit? de ces poissons ? vivre, ? se d?placer et ? faire face ? des conditions difficiles. Ces r?sultats aideront ? mieux prendre en compte ces facteurs dans les actions de conservation.

Procédures

Les poissons seront soumis ? plusieurs interventions au cours du projet. Toutes les interventions ne concerneront pas n?cessairement chaque individu, car les essais seront organis?s par lots et par s?quences. ? Marquage individuel pour le suivi : 1 fois, dur?e d?environ 5 ? 10 minutes par poisson. ? Manipulations de routine (capture, transfert, pes?e et mesure) : plusieurs fois au cours du suivi (environ 3 ? 6 fois selon les s?quences), dur?e de quelques minutes par poisson ? chaque fois. ? Une restriction alimentaire pour certains groupes : alimentation r?duite ? 50% de la ration ?normale?, pendant la p?riode de conditionnement (jusqu?? ~8 semaines pour le groupe exp?rimental ? restriction alimentaire ?). ? Une mise ? jeun avant certaines mesures afin d??viter l?effet de la digestion sur le m?tabolisme : je?ne standardis? d?environ 24h, avec une dur?e totale strictement inf?rieure ? 48h, r?p?t? avant chaque test m?tabolique (au maximum 2 fois selon la s?quence exp?rimentale). ? Test de tol?rance ? la chaleur (exposition ? une augmentation progressive de la temp?rature jusqu?? un point limite) : au maximum 1 fois par poisson, dur?e totale d?environ 90 minutes. ? Mesures en dispositif de nage : au maximum 1 fois par poisson. Les poissons sont plac?s la veille (vers 16h-18h) dans un tunnel de nage pour une phase d?acclimatation d?environ 12h et le matin (8h-9h) l?enregistrement de performance de nage commence pour maximum 6 heures. ? Mesure de temp?rature pr?f?r?e dans un dispositif d?di? (pr?f?rence thermique) : au maximum 1 fois par poisson, dur?e d?environ 24 heures. ? Fin de proc?dure : euthanasie sur un sous-?chantillons de poissons en fin de protocole, suivie de pr?l?vements d?organes r?alis?s imm?diatement apr?s (quelques minutes) pour des analyses en laboratoire.

Impact sur les animaux

Les effets ind?sirables attendus sont principalement li?s au stress physiologique induit par : - Le changement d?environnement (transport entre les deux animaleries), - Les manipulations exp?rimentales (tunnels de nage, chambre de respirom?trie, ?chauffement thermique, restriction calorique). Ce stress peut favoriser des troubles immunitaires et l?apparition d?infections opportunistes, notamment chez des individus d?j? fragilis?s. Ce risque sera r?duit par des phases de r?cup?ration post-manipulation, une surveillance rigoureuse de l??tat des animaux et une stabulation adapt?e (eau filtr?e, oxyg?n?e, cachettes, densit? contr?l?e). Les autres effets ind?sirables incluent : - Le je?ne alimentaire impos? avant les mesures m?taboliques (~24h, strictement

Devenir

Les poissons seront mis ? mort ? la fin de la proc?dure selon la r?glementation en vigueur, afin de pouvoir pr?lever les organes et r?aliser les mesures de fonctionnement ?nerg?tique des cellules (capacit? des tissus ? produire de l??nergie).

Remplacement

A ce jour, seule l?exp?rimentation sur animaux permet de r?aliser une ?tude int?grative qui prend en compte l?ensemble de l?organisme et ses r?ponses physiologiques, surtout lorsqu?il s?agit d?animaux issus de la faune sauvage, ou non mod?les. Cela permet notamment de caract?riser les interactions complexes entre les tissus et leurs fonctions cellulaires. Cette vision globale est indispensable pour ?tudier de fa?on compl?te, les r?ponses m?taboliques de l?animal face ? son environnement. Afin de ne pas impacter les populations naturelles (tr?s faibles dans le cas de l?Apron du Rh?ne), notre ?tude utilise des poissons uniquement issus d?un ?levage.

Réduction

Compte tenu de la variabilit? interindividuelle attendue (taille, masse, r?ponses physiologiques), le nombre d?animaux a ?t? r?duit au strict n?cessaire tout en garantissant la pertinence scientifique et statistique. Le marquage individuel permet un suivi longitudinal et l?utilisation de mod?les ? mesures r?p?t?es dans lesquels l?individu est l?unit? statistique et peut ?tre int?gr? comme effet al?atoire, ce qui optimise l?information obtenue par poisson et limite le besoin d?augmenter les effectifs. Le projet pr?voit jusqu?? 160 poissons. Le nombre d?animaux n?cessaire pour r?pondre aux objectifs scientifiques est de 136 poissons (r?partis entre les groupes temp?rature ? alimentation). Une r?serve de 24 poissons (?15%) est pr?vue uniquement pour compenser d??ventuelles pertes li?es au transport, ? l?acclimatation ou au retrait pr?coce d?un individu pour raison de bien-?tre. Cette r?serve n?augmente pas le nombre d?animaux effectivement utilis?s si elle n?est pas mobilis?e. Le plan exp?rimental vise ? maximiser l?information recueillie par individu (mesures standardis?es et comparables) afin de limiter le recours ? des animaux suppl?mentaires. Dans notre cas, les effets attendus incluent non seulement l?impact d?une restriction calorique, mais aussi l?interaction crois?e temp?rature ? restriction calorique, pour laquelle les r?ponses peuvent se chevaucher entre groupes et g?n?rer des tailles d?effet plus modestes. Un effectif de 16 individus par groupe nous permet donc de conserver une puissance statistique suffisante pour d?tecter ces effets tout en restant dans un cadre de r?duction.

Raffinement

Le transport (du site d??levage ? l?animalerie) est r?alis? dans des contenants adapt?s (bacs de transport calorifug?s), avec eau bull?e en continu, contr?le de la temp?rature, densit? limit?e et dur?e r?duite (< 5 heures). ? l?arriv?e, les poissons sont plac?s en aquariums pr?par?s ? l?avance et font l?objet d?une surveillance rapproch?e (3 rondes journali?res minimum durant la premi?re semaine). Lors des protocoles in vivo, un des principaux objectifs est de limiter au maximum le stress et la douleur des animaux. Chaque geste contraignant (mesures et changement de milieu ? tunnel, chambre ou nouvel aquarium) sera r?alis? sous anesth?sie l?g?re, suivi par un temps d?acclimatation de 12h dans le tunnel de nage avant les protocoles de respirom?trie. Apr?s chaque exp?rience, les poissons seront replac?s dans leur aquarium de stabulation et toutes les pr?cautions seront prises pour leur ?viter toutes nuisances visuelles et sonores. Les Aprons seront maintenus dans des aquariums de 50L ou 90L en densit? adapt?e ? leur esp?ce, agr?ment?s de plantes artificielles, de gravier et de cachettes en tube PVC. Quel que soit leur groupe exp?rimental, les poissons seront nourris une fois par jour, avec des larves de chironome et lors du nourrissage, leur comportement sera particuli?rement observ?. Un poisson ne se nourrissant pas ou pr?sentant un comportement anormal sera imm?diatement isol? dans un bac de r?cup?ration o? il b?n?ficiera de conditions environnementales optimis?es (r?duction des stimuli, oxyg?nation renforc?e, diminution du stress par apport de sel, acc?s facilit? ? la nourriture). Une observation biquotidienne sera r?alis?e par le personnel animalier et les exp?rimentateurs afin de veiller au bien-?tre des animaux depuis leur arriv?e ? l?animalerie jusqu?? l?euthanasie. Enfin, les ?tats de sant? et de bien-?tre des animaux seront ainsi ?valu?s quotidiennement en prenant en compte les signes cliniques et comportementaux selon des grilles d??valuation afin de d?finir des points limites adapt?s et pr?coces pour mettre fin ? toute douleur incompatible avec les objectifs du projet dans les plus brefs d?lais : retrait du protocole si un poisson pr?sente durablement une respiration anormale, une perte d??quilibre, une incapacit? ? nager correctement, un refus de s?alimenter, ou des l?sions visibles. L?animal est alors plac? en bac de r?cup?ration ; en l?absence d?am?lioration rapide, une euthanasie est pratiqu?e selon les m?thodes r?glementaires.

Choix des espèces

Comprendre les causes du d?clin de l?Apron du Rh?ne n?cessite l?utilisation de ce poisson en tant que mod?le d??tude. Du fait de l?importance des actions de conservation engag?es pour la sauvegarde de cette esp?ce, il existe une litt?rature cons?quente concernant des approches ?cologiques mais les param?tres physiologiques que l?on souhaite caract?riser dans cette ?tude n?ont que tr?s peu ?t? abord?s. Afin de ne pas impacter les populations naturelles, les poissons utilis?s dans cette ?tude proviennent exclusivement d?un ?levage exp?rimental. Les Aprons seront des jeunes adultes (2ans) afin de (i) limiter la variabilit? li?e au d?veloppement rapide des juv?niles (croissance/ontog?nie), (ii) travailler sur des individus dont les fonctions physiologiques sont stabilis?es (morphologie, capacit?s de nage, tol?rance thermique), et (iii) ?viter des biais potentiels li?s ? la maturation/reproduction (changements hormonaux, allocation d??nergie aux gonades) qui peuvent modifier fortement le m?tabolisme et la r?ponse ? la temp?rature et ? l?alimentation.

  • Protection de l’environnement
Loups de mer : 96
Souffrances
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 48
 48
 -
Devenir
 -
 -
 -
 96

Objectifs

Le pr?sent projet vise ? compl?ter les donn?es existantes par une approche chronique, c?est???dire une ?tude des effets d?une exposition r?p?t?e et prolong?e dans le temps, conduite dans des conditions r?alistes et ?cologiquement coh?rentes. Cette approche va simuler les rejets associ?s ? une unit? offshore de production d?hydrog?ne par ?lectrolyse d?une puissance ?lectrique install?e de 850 m?gawatts (MW). L?objectif est d??valuer les effets subl?taux, c?est???dire des effets biologiques n?entra?nant pas la mortalit? imm?diate mais pouvant alt?rer le fonctionnement de l?organisme, d?une exposition prolong?e chez des juv?niles de bar. Cette ?valuation repose sur des mesures biologiques incluant la croissance, l?osmolarit? sanguine (?quilibre hydrique et ionique), l?accumulation des substances chimiques dans les tissus (bioconcentration), le fonctionnement des branchies et du foie, ainsi que le m?tabolisme musculaire. Ces param?tres permettent de mieux comprendre les m?canismes d?impact, c?est???dire les processus biologiques par lesquels l?exposition aux rejets peut affecter la physiologie des poissons, et d?alimenter les d?marches de gestion du risque chimique en milieu marin.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d?anticiper les risques environnementaux potentiels cons?cutifs au d?ploiement d?une nouvelle technologie (production d?hydrog?ne sur des champs d??oliennes offshore) correspondant ? la volont? publique de d?carbonation des activit?s industrielles. Ces travaux vont ainsi fournir des informations cruciales sur la sensibilit? d?une esp?ce de poisson mod?le ? la principale pression environnementale li?e au d?ploiement de cette technologie. Plus globalement, les r?sultats obtenus dans cette ?tude serviront ? caract?riser l?impact environnemental du rejet li? ? cette production d?hydrog?ne via une analyse du risque chimique selon la m?thodologie d?crite dans la directive REACH. Cette ?tude servira de base ? la r?flexion des s?quences ERC (Eviter, r?duire, Compenser) pr?alable ? toute ?tude d?impact environnementale d?une activit? industrielle.

Procédures

96 poissons seront utilis?s dans ce projet. Ils seront divis?s en 4 lots de 24 poissons chacun : 2 lots t?moins et 2 lots expos?s ? une augmentation de la temp?rature, une augmentation de la salinit? et des agents chimiques pendant 30 jours selon un sc?nario r?aliste de d?versement d'eau de production dans le milieu marin. Aux temps J0, J10, J20 et J30, 6 poissons par bassin seront sortis du bac exp?rimental ? l?aide d?une ?puisette. Ils seront ensuite s?dat?s puis un pr?l?vement sanguin sera r?alis?. Ensuite les poissons seront anesth?si?s puis mis ? mort.

Impact sur les animaux

Les effets ind?sirables attendus sont : (1) Le stress li? aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques) et dont les effets ind?sirables attendus sont de gravit?s mod?r?es, au regard de la faible amplitude de variation de ces param?tres et des variations r?alis?es sur 1 heure. Cette hypoth?se repose sur les r?sultats de deux DAP ant?rieures au cours desquelles aucune mortalit? n?a ?t? observ?e jusqu?? un doublement de la salinit? de l?eau de mer (soit 70 g/L), une augmentation de temp?rature de 10?C ou une exposition ? des doses de produits chimiques identiques ? celles utilis?es dans ce projet. (2)Le stress li? au transport et au pr?l?vement sanguin. A chaque temps de pr?l?vement, les poissons seront transport?s du bac exp?rimental jusqu?au bain de s?dation ? l?aide d?une ?puisette et suivi d?une prise de sang. Ce transport peut induire un stress de faible intensit?, limit? dans le temps (environ 1 minute). Ce stress est consid?r? comme l?ger et transitoire. Le stress li? ? la prise de sang r?alis?e sous s?dation est consid?r? comme mod?r?. Concernant les nuisances li?es aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques), les effets ind?sirables attendus sont de gravit? mod?r?e. Ces effets peuvent inclure une augmentation de l?activit? m?tabolique, li?e principalement aux efforts n?cessaires pour maintenir l??quilibre hydrique et salin de l?organisme.

Devenir

Les animaux seront mis ? mort ? l'issue de la proc?dure. Les analyses r?alis?es sur les tissus permettront de mieux comprendre les effets des rejets d'eau de production dans le milieu marin.

Remplacement

Des essais de toxicit? aigu? ont ?t? r?alis?s en amont sur des juv?niles de bar, ? l??chelle de l?individu et des tissus. Ces analyses ont permis d?identifier des seuils de toxicit? pour les substances pr?sentes dans les rejets simul?s, ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces donn?es ont orient? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre, mais ne permettent pas d??valuer les effets int?gr?s d?une exposition prolong?e dans un sc?nario environnemental r?aliste. L?exp?rimentation propos?e vise ? compl?ter ces r?sultats par une approche chronique, en conditions simulant les rejets d?une unit? offshore d??lectrolyse visant ? caract?riser les effets subl?taux d?une exposition chronique dans un contexte environnemental r?aliste. ? ce jour, aucune donn?e bibliographique ne permet de d?crire les effets de ce type de rejet sur les poissons marins, alors que ces rejets peuvent impacter l?ensemble des positions dans la chaine alimentaire.

Réduction

Le protocole a ?t? con?u pour limiter au strict n?cessaire le nombre d?animaux tout en garantissant la robustesse des r?sultats. Les mesures biologiques sont regroup?es sur les m?mes individus (croissance, pr?l?vement sanguin, organes), permettant une exploitation multi-param?trique sans multiplier les pr?l?vements. Les travaux pr?c?dents men?s en toxicit? aigu? sur le bar ont permis d?identifier des seuils de toxicit? ? l??chelle de l?individu ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces r?sultats ont guid? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre dans le pr?sent protocole, permettant de cibler les conditions d?exposition les plus pertinentes. Cette approche garantit une coh?rence ?cologique et une pertinence pr?dictive, tout en r?duisant le nombre d?animaux n?cessaires. Le protocole d?exposition chronique propos? ici s?appuie sur ces donn?es pour ?viter les conditions extr?mes ou non informatives, et se concentre sur un sc?nario r?aliste de rejet en milieu marin.

Raffinement

Les bacs ont ?t? con?us pour assurer un ?quilibre entre le bien-?tre des animaux et les contraintes exp?rimentales. Les volumes permettent une nage libre et le maintien du comportement de banc, essentiel pour le confort des juv?niles de bars. Les modifications des param?tres physico-chimiques dans la condition expos?e sont mod?r?es et transitoires. Elles sont bas?es sur un sc?nario r?aliste de rejet en mer et ne g?n?rent pas de contraintes physiologiques extr?mes pour les poissons. Le suivi des animaux se fait selon des crit?res de suivi stricts et sp?cifiques du projet.

Choix des espèces

Le bar est une esp?ce de poisson mod?le en ?cophysiologie et en ?cotoxicologie. De plus, cette esp?ce d?mersale, c?est ? dire un poisson vivant principalement ? proximit? du fond marin, est repr?sentative des eaux marines europ?ennes, lieu potentiel de zones de productions d?hydrog?ne offshore. Enfin, gr?ce ? la maitrise de son cycle de vie, le bar est une esp?ce importante en pisciculture et permet ? la recherche exp?rimentale de disposer d?individus issus d??levage ? tous les stades de son cycle de vie. L?utilisation de juv?niles est courante en ?cotoxicologie en raison de leur sensibilit? accrue aux variations de param?tres environnementaux, notamment la salinit?, la temp?rature et la pr?sence de substances chimiques. La dur?e d?exposition pr?vue (un mois) permet d??valuer non seulement les alt?rations subl?tales ? un niveau int?gratif telle que la croissance, mais aussi ? des niveaux d?organisations cellulaire ou subcellulaire telles que des perturbations m?taboliques ou osmor?gulatrices, c?est???dire des difficult?s ? maintenir l??quilibre en eau et en ions.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Saumons : 36
Souffrances
 -
 36
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 36

Objectifs

Chez les poissons, le développement des ovocytes représente un investissement énergétique majeur au cours de chaque cycle reproducteur. Tous les ovocytes engagés dans ce processus ne parviennent pas à maturité : selon l’état physiologique et nutritionnel de l’animal, certains poursuivent leur croissance jusqu’à la reproduction, tandis que d’autres sont arrêtés dans leur développement et éliminés par un processus naturel appelé atrésie, permettant à la femelle de réallouer l’énergie mobilisée. La phase de croissance secondaire des ovocytes correspond à une période clé de ce processus. Chez la truite arc-en-ciel adulte, cette phase débute au début de l’été et se caractérise par une croissance rapide des ovocytes, fortement dépendante de la disponibilité et de la mobilisation des nutriments vers les ovaires. Lorsque les conditions sont défavorables, certains ovocytes n’entrent pas en croissance et sont orientés vers l’atrésie. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes biologiques qui régulent l’entrée des ovocytes en croissance secondaire et leur orientation éventuelle vers l’atrésie. Une attention particulière sera portée à l’autophagie, un mécanisme cellulaire normal de recyclage des composants cellulaires, impliqué dans l’adaptation des cellules aux variations de disponibilité énergétique. Pour étudier ces mécanismes, un composé pharmacologique connu pour moduler ces voies de régulation cellulaire sera administré par injection à des femelles adultes de truite arc-en-ciel, selon un protocole d’exposition aiguë à deux doses. Les effets du traitement seront évalués au niveau des ovaires par des analyses histologiques, biochimiques et moléculaires, afin de caractériser les processus cellulaires associés à l’arrêt de la croissance ovocytaire et à l’atrésie. Ce projet vise à améliorer la compréhension du contrôle de la reproduction chez la truite arc-en-ciel, dans un contexte pertinent pour la gestion des reproducteurs en aquaculture.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’améliorer la compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans l’arrêt du développement des ovocytes chez les poissons, en particulier les processus conduisant à l’atrésie ovarienne et au recyclage cellulaire par autophagie. Ces phénomènes sont des mécanismes naturels qui permettent aux femelles d’adapter leur investissement reproducteur en fonction de leur état physiologique et des conditions environnementales. Les connaissances acquises dans ce cadre pourront contribuer à l’identification de marqueurs biologiques permettant de mieux évaluer l’état reproducteur des femelles en aquaculture. À terme, ces marqueurs pourraient être utilisés pour mieux caractériser la performance reproductive des reproducteurs, optimiser la gestion des stocks de femelles et améliorer les pratiques d’élevage. Ces résultats pourront également présenter un intérêt plus large pour l’évaluation de la fécondité des femelles dans le cadre du suivi des populations de poissons, ainsi que pour des programmes de surveillance de la qualité des milieux aquatiques, en utilisant les poissons comme espèces sentinelles. De manière générale, ce projet vise à produire des connaissances fondamentales utiles à la gestion durable des ressources aquatiques et à l’amélioration des systèmes aquacoles.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection réalisée sous anesthésie générale, ainsi qu’à une euthanasie en vue de prélèvements d’organes. Les poissons seront anesthésiés avant la réalisation de l’injection. L’intervention dure quelques minutes par individu (temps de capture, anesthésie, injection et remise en bassin). La moitié des animaux sera échantillonnée un jour après la première injection. Les animaux restants recevront une seconde injection au jour 4, puis seront échantillonnés au jour 7. Les poissons seront alors anesthésiés puis mis à mort afin de permettre le prélèvement des ovaires pour les analyses histologiques, biochimiques et moléculaires.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont limitées et ponctuelles. Elles sont principalement liées aux manipulations nécessaires à l’administration des traitements et aux prélèvements biologiques. Les injections seront réalisées sous anesthésie afin de limiter le stress et la douleur. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon les protocoles réglementaires en vigueur. Les doses du composé utilisé dans ce projet sont du même ordre de grandeur que celles déjà testées chez la truite arc-en-ciel juvénile, sans mise en évidence d’effets indésirables marqués, ni de mortalité. Aucun effet aigu majeur sur le comportement ou l’état général des poissons n’est attendu dans le cadre de cette exposition de courte durée (7 jours).

Devenir

La mise à mort de l’ensemble des animaux est justifiée par la nécessité de réaliser des prélèvements d’organes internes, en particulier des ovaires, indispensables à l’atteinte des objectifs scientifiques du projet. Les analyses prévues (histologiques, biochimiques et moléculaires) ne peuvent pas être réalisées sur des animaux maintenus en vie, ni par des méthodes non létales. La réutilisation, le maintien en vie ou le replacement des animaux ne sont donc pas envisageables à l’issue des procédures expérimentales.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier les mécanismes biologiques impliqués dans le contrôle du développement des ovocytes et leur orientation vers l’atrésie chez la truite arc-en-ciel adulte. Ces mécanismes reposent sur des interactions complexes entre l’état physiologique de l’animal, le métabolisme énergétique et le fonctionnement de l’ovaire dans son environnement hormonal et nutritionnel naturel.À ce jour, ces processus ne peuvent pas être reproduits de manière pertinente par des approches alternatives telles que des modèles in vitro (cultures cellulaires ou tissulaires) ou in silico. En particulier, l’étude de la croissance ovocytaire, de l’atrésie et des mécanismes d’autophagie nécessite un organisme entier, dans lequel les régulations endocriniennes et métaboliques sont intactes.Le recours à des animaux vivants est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet et obtenir des données biologiquement pertinentes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été défini de manière à être strictement limité au minimum nécessaire, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Au total, 36 femelles adultes de truite arc-en-ciel seront incluses dans l’étude, réparties en trois groupes expérimentaux correspondant aux différents traitements. La définition de ce design expérimental et des effectifs par groupe repose sur des analyses de puissance statistique réalisées à partir de données préexistantes issues d’expérimentations antérieures menées sur la truite arc-en-ciel, ainsi que sur la variabilité biologique observée pour les paramètres reproducteurs et métaboliques étudiés. Ces analyses ont permis de déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaire pour détecter des effets biologiquement pertinents, tout en évitant l’utilisation excessive de poissons. Par ailleurs, la durée limitée de l’expérimentation (7 jours) et le nombre restreint de groupes expérimentaux contribuent à réduire le nombre total d’animaux utilisés. De plus, chaque individu fournira un maximum d’informations grâce à la réalisation de plusieurs analyses complémentaires (histologiques, biochimiques et moléculaires) à partir d’un même prélèvement ovarien. L’ensemble du protocole a ainsi été conçu pour optimiser l’utilisation des animaux, réduire leur nombre et respecter les principes de réduction, sans compromettre la qualité et l’interprétation des résultats scientifiques.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des conditions d’élevage classiques, optimisées et adaptées aux besoins physiologiques de la truite arc-en-ciel. Les bassins utilisés seront de taille et de type adaptés à la taille des poissons ; il s’agira de bassins extérieurs équipés de couvercles et de demi-couvercles occultants, garantissant la protection contre les nuisibles (notamment les oiseaux) et limitant les perturbations liées à l’activité de la pisciculture. Les densités d’élevage seront maintenues à un niveau optimal. Les poissons seront nourris manuellement deux fois par jour, à satiété visuelle. Le bien-être animal sera évalué quotidiennement à l’aide d’une fiche de scoring quantitative basée sur des points limites. Lors des phases d’échantillonnage, les poissons seront capturés avec une épuisette adaptée à la taille des poissons, puis anesthésiés et euthanasiés avant la réalisation des prélèvements tissulaires.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel a été choisie pour ce projet car elle est la principale espèce piscicole produite en France et constitue un modèle largement utilisé pour l’étude des mécanismes métaboliques et reproducteurs chez les poissons d’élevage. Le développement des ovocytes et le cycle reproducteur des femelles élevées sur le site expérimental sont bien connus et suivis. Cela permet d’identifier précisément la période d’entrée en croissance secondaire des ovocytes et de réaliser l’expérimentation au moment le plus pertinent, tout en limitant la variabilité biologique. Cette espèce présente un développement ovocytaire synchronisé avec une seule période de ponte annuelle, ce qui facilite l’étude des mécanismes contrôlant la croissance des ovocytes et leur orientation éventuelle vers l’atrésie. L’expérimentation sera réalisée sur des femelles âgées de 2 ans, d’un poids compris entre 600 et 800 g, au mois de juin, période correspondant à l’entrée des ovaires en phase de croissance secondaire des ovocytes. Ce stade de développement est particulièrement pertinent pour les objectifs du projet, car il correspond à une phase clé de la reproduction, caractérisée par une forte mobilisation des nutriments vers les ovaires et par la mise en place des mécanismes biologiques régulant la poursuite ou l’arrêt du développement ovocytaire.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 240
Souffrances
 -
 -
 240
 -
Devenir
 -
 240
 -
 -

Objectifs

L’étude vise à acquérir des connaissances sur le comportement de deux espèces de poisson migrateurs menacés, la grande alose et la lamproie marine. Ces espèces vivent en milieu marin et remontent se reproduire dans les fleuves. Il s’agira d’évaluer les remontées des individus dans un grand fleuve et le franchissement d’un secteur récemment restauré, en utilisant une technologie de suivi à distance (télémétrie acoustique). Des émetteurs seront implantés dans les poissons avant leur reproduction, de manière à les localiser ensuite à l’aide de récepteurs répartis dans l’aire d’étude pour mieux comprendre leur comportement, les entraves potentielles à la migration et les taux de prédation par le silure. Il s’agit d’une étude réglementaire, fixé par arrêté inter-préfectoral.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer les connaissances sur le comportement de la grande alose et de la lamproie marine pendant leur migration de reproduction dans un grand fleuve, et de comparer les résultats à une étude antérieure réalisée avant des travaux de restauration du fleuve, afin d'améliorer ensuite la gestion et la conservation de ces espèces.

Procédures

Les aloses capturées seront anesthésiées puis marquées par implantation gastrique d'émetteur acoustique (100 individus), et feront l’objet de prélèvements d’écailles et de nageoire. Les lamproies marines (130 individus) et les silures (10 individus) seront anesthésiés puis marqués par implantation chirurgicale d'émetteur acoustique. La manipulation n’excédera pas 3 minutes.

Impact sur les animaux

La capture, le transport, la stabulation, le marquage ainsi que les prélèvements d’écailles et de nageoires sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux. Le marquage gastrique ou chirurgical génère un stress supplémentaire lors de la préhension, l’anesthésie et l’incision, et un risque de douleur post-implantation.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement dans le milieu naturel.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. Nous attendons des données sur la propension des individus à se déplacer et poursuivre leur migration jusqu’aux zones de reproduction accessibles. Il est donc nécessaire d'avoir recours à des animaux sauvages pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le projet est prévu en principe sur une durée de deux années, mais sera reconductible l’année suivante (3 ans au total) en cas de difficultés de capture. Il prévoit le marquage de 100 aloses, 130 lamproies et 10 silures, ce qui est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire les comportements. Cet effectif tient compte d’un taux de mortalité post-opératoire assez faible (jusqu’à 3% généralement), de la prédation potentielle, et de la capture par la pêche. Grâce au réseau de récepteurs déployés, les détections des individus marqués seront a priori importantes, d’où une limitation à un maximum de 240 poissons. Cet objectif apparaît comme une cible réaliste au vu des effectifs en migration sur le fleuve étudié. Des analyses descriptives seront réalisées (taux de redétection, distances de déplacement, vitesses de déplacement, …).

Raffinement

Le protocole a été pensé pour tenir compte de la sensibilité des espèces migratrices, en particulier l’alose, aux opérations de capture-biométrie-marquage. Toutes les étapes des procédures jusqu’au réveil seront réalisées précisément sur le même site, soit directement sur le bateau, soit à proximité du fleuve. Pour les aloses et les silures, l’utilisation d’un brancard pour l’anesthésie permet de réduire le stress. Le marquage des aloses est réalisé directement dans le brancard. Le marquage des lamproies et silures sera réalisé dans un bac avec recirculation, pour maintenir l’oxygénation des branchies. Les poissons seront régulièrement observés et la qualité de l’eau surveillée. Les méthodes de marquage tiennent compte des spécificités et de la sensibilité des espèces et ont déjà été expérimentées et validées lors d’études précédentes. Des mesures sont prises pour réduire les effets délétères sur la survie (stress, souffrance, infection) et le comportement des animaux, en utilisant des points limites adaptés. Le ratio entre le poids des émetteurs implantés et celui des poissons sera largement inférieur à la limite préconisée pour les marquages d’animaux. Enfin, la phase de réveil se déroule soit directement dans le fleuve soit dans des bacs de grand volume alimentés par l’eau du fleuve. Dès reprise de la nage, les individus seront relâchés.

Choix des espèces

Les espèces cibles sont la grande alose et la lamproie marine. Ces deux espèces migratrices peuvent être considérées comme des indicateurs de la bonne connectivité des fleuves. Le projet porte plus spécifiquement sur la phase de migration de reproduction des 2 espèces, afin d’évaluer l’effet de travaux de restauration d’un grand fleuve sur cette étape majeure du cycle de vie des deux espèces. Le silure glane est la troisième espèce étudiée, en tant que prédateur des espèces migratrices. Les poissons seront marqués au stade adulte reproducteur, juste avant la reproduction (février-avril pour la lamproie marine, début mai pour la grande alose).

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5700
Autres poissons : 2300
Souffrances
 -
 -
 8000
 -
Devenir
 -
 8000
 -
 -

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent les cours d’eau. Des suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …). La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces concernées sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille et les aloses. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au règlement européen (n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être relâchés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâcher est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture, la manipulation pour les mesures biométriques, les prélèvements et le marquage peuvent générer un stress ponctuel des poissons et peut provoquer dans de très rares cas des mortalités. Il est de l’intérêt même des observateurs scientifiques de minimiser les perturbations induites sur les animaux d’étude dans un contexte de compréhension de processus naturels à l’œuvre.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur de vie d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale (suivant que l’on considère l’effectif total ou celui d’un stade particulier) dans nos protocoles.

Raffinement

Des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisées pour transférer les individus d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant). Le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins bien oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur réveil post-manipulation terminé. Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure. Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume étant de 12 et 4 m3 Elles sont relevées tous les jours, entre 1 et 3 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons sortent le moins possible de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâcher.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent. Les animaux sont observés aux stades juvéniles et adultes. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement des populations et d'évaluer la capacité des espèces à faire face à des environnements changeants.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 300
Autres poissons : 300
Souffrances
 -
 600
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 -
Devenir
 -
 600
 -
 -

Objectifs

L’anguille européenne et le saumon atlantique sont des poissons migrateurs amphihalins (partage leur cycle de vie entre l'eau salée et l'eau douce) classés en danger critique d’extinction. Par ailleurs, pour la sauvegarde des anguilles, un plan de gestion national a été validé en 2010. L’un des impacts sur la population de ces espèces est la mortalité au passage dans les turbines, notamment pour l’anguille qui est une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue sa migration de dévalaison au stade adulte, avec des individus de grande taille donc l’impact des turbines peut être conséquent en termes de mortalité. La solution envisagée au niveau d’une usine hydroélectrique, est le remplacement des roues de turbines existantes par des roues compatibles avec la migration des espèces piscicoles, système ayant donné des résultats probants sur modèles réduits. Ainsi, l’objectif de notre projet est d’évaluer les dommages subis par les anguilles lors du passage au travers de ce type de turbine en faisant transiter directement dans le système un lot d’anguilles adultes et de juvéniles de saumons marqués avec des marques passives, récupérés à l’aval dans un piège-nasse et placés en stabulation dans des bassins pendant 48h pour effectuer les observations nécessaires permettant de statuer sur l’impact de cette turbine sur les individus selon une grille d'évaluation.

Bénéfices attendus

Les objectifs recherchés pour vérifier la compatibilité avec les espèces piscicoles de la roue testée pour les anguilles sur le site concerné sont un taux élevé d'anguilles et juvéniles de saumons vivants et sans dommage majeur, après le transit à travers le système et un temps d'observation après transit.

Procédures

Les poissons proviennent de pisciculture et sont stabulés dans des bassins adaptés sur une courte durée en attendant le début de l'expérimentation. La procédure débute par le prélèvement des poissons dans la zone de stabulation. Les poissons seront capturés dans un piège puis ils auront une anesthésie d’une durée de 1 à 2 minutes. Une fois sédaté, le poisson fait l’objet de mesures de taille et de poids et d'une vérification de son bon état sanitaire. Cette étape dure environ 1 minute, avant de procéder à un marquage unique par injection avec du matériel adapté d’une marque passive de type transpondeur. La totalité des opérations effectuées pendant la phase de sédation ne dépasse pas 15 secondes. Enfin, le poisson est placé dans une nasse de réveil pour une durée d’environ 10 minutes, assurant une récupération complète avant d'être remis à l'eau pour la poursuite du projet expérimental.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Stress du maintien des anguilles et juvéniles de saumons dans les bassins de stabulation avant marquage (durée max 72 heures, intensité légère) - Stress de la contention et anesthésie (durée totale < 4 min intensité légère), - Stress du marquage pour l’insertion des marques (durée < 15s, intensité légère) - Gène post marquage (classe légère durée < 10 min) - Stress du lâcher et passage dans la turbine testée (intensité modérée) - Stress du maintien des anguilles et jeunes saumons dans les bassins de stabulation après récupération (durée max 72 heures, intensité légère)

Devenir

Les poissons utilisés pour cette expérimentation proviennent de pisciculture dédiée à l'élevage en vue de repeuplement pour les saumons, ou de pisciculture de grossissement pour les anguilles, individus arrivés sur les piscicultures à l'état de jeunes stades, donc des individus sauvages. Aprés expérimentation, tous les individus seront libérés dans le milieu naturel

Remplacement

Le projet porte sur les dommages subis par les espèces anguilles et saumons lors de leur passage dans la turbine compatible pour les espèces piscicoles. Ces individus, du fait de leur spécificité (taille pour les anguilles, taille, écaillage pour les jeunes saumons) ne peuvent être remplacés. En effet, la sensibilité et fragilité des poissons dépendent de sa facilité à perdre ses écailles (écaillages). Chaque espèce a une spécificité par rapport à ce point et deux espèces ne peuvent être comparées sur la perte des écailles qui diffère d'une espèce à l'autre.

Réduction

Le nombre d’individus a été estimé afin d'avoir des données suffisantes pour évaluer l'impact des turbines. pour cette étude, nous estimons qu’un échantillon maximal de 200 poissons transiteront dans la turbine. L’état de ces poissons sera analysé après avoir été recueillis dans le filet après passage dans le système de transfert et dans la turbine. Un lot témoin de contrôle de 100 poissons sera analysé dans le filet, ces poissons auront juste transité par le système de transfert puis dans le filet. Ils permettront ainsi de comparer l’état des poissons et évaluer le seul impact des turbines, les autres éléments (système de transfert et filet) étant les mêmes pour les 2 groupes de poissons

Raffinement

L’ensemble des manipulations a été raffiné et conçu pour limiter au maximum le stress et l’épuisement des animaux. Le marquage des animaux est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis jusqu’à récupération complète après l’anesthésie et relâchés dans le milieu naturel. Aucun poisson faible ou malade ne sera sélectionné pour l’implantation de l’émetteur (mycose, nageoire abîmée…). Par ailleurs, le poids des individus marqués sera toujours supérieur ou égal à 10 g pour que la marque ne représente pas plus de 1 % du poids de l’individu (valeur acceptée 2 %) et ainsi garantir au maximum un comportement normal après implantation de la marque. Si certains individus montrent des difficultés à s'endormir, ils seront relâchés dans le milieu naturel, sans participer à l'expérimentation afin de limiter leur stress.

Choix des espèces

L’étude cible la survie des anguilles et juvéniles de saumons lors de leur passage dans une turbine compatible avec les espèces piscicoles. Les anguilles utilisées sont des anguilles adultes en phase de migration vers l'océan, et le stade de saumon atlantique utilisé correspond à des jeunes saumons en phase de migration de dévalaison vers l'océan.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Guppys : 500
Saumons : 4000
Loups de mer : 2000
Autres poissons : 2000
Souffrances
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 8500
Devenir
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 8500

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mettre en place les conditions de réactions rapides des autorités sanitaires en cas de pathologies infectieuses en élevages aquacoles et/ou au niveau de la faune sauvage aquatique, associées à un tableau clinique atypique. Il englobe l'ensemble des expérimentations à mettre en place de manière urgente pour isoler, identifier, caractériser et développer des outils de diagnostic spécifiques et sensibles de première génération, mais également pour tester rapidement des solutions thérapeutiques ou vaccinales. Cette demande s'adresse potentiellement à l'ensemble des espèces de poissons d'eau douce et d'eau de mer. Les recherches plus spécifiques associées aux agents infectieux détectés feront l'objet de saisines distinctes. La quantité d’animaux et les espèces utilisées seront fonction des urgences sanitaires et il est complexe d’en avoir une projection précise. Nous estimons néanmoins qu’un maximum de 8 500 animaux sera utilisé sur la durée totale de l’autorisation.

Bénéfices attendus

Une identification rapide des agents infectieux associés dans les cas atypiques observés et une gestion sanitaire améliorée au niveau de la filière aquacole et/ou de la faune aquatique sauvage.

Procédures

La durée de transport sera fonction de la distance entre les sites mais ne dépassera pas 36h. Des prises de sang pourront être pratiquées chez certains animaux en expérimentation (3 prélèvements maximum, opération durant 1 minute). Les prélèvements d'organes seront réalisés sur animaux morts.

Impact sur les animaux

Les animaux infectés par un virus à étudier pourraient présenter des signes cliniques évocateurs de maladie. Une grille de notation permettra de suivre l'évolution de ces signes et le cas échéant, de procéder à la mise à mort de l'animal si le point limite est atteint. Les prélèvements d'organes seront réalisés sur animaux morts, donc sans nuisance pour les animaux. Seuls les prélèvements de sang seront opérés sur animaux anesthésiés, cet acte pouvant entraîner une légère douleur lors de la piqûre de l'aiguille.

Devenir

Au regard du contexte sanitaire, tous les animaux seront mis à mort au terme des procédures.

Remplacement

Un diagnostic in vitro est engagé systématiquement, avec différentes approches analytiques, en amont des essais in vivo mais il ne se substitue pas à des essais in vivo qui eux seuls pourront permettre d’évaluer la virulence d’un agent pathogène suspecté ou l’efficacité d’un traitement vaccinal. Il est également nécessaire dans de nombreux cas, pour faciliter le diagnostic initial, de travailler sur des poissons vivants (asymptomatiques et/ou moribonds) issus de l’élevage ou de la zone impactée et susceptibles d'être contaminés par l'agent à identifier afin de mettre en place l'ensemble des approches analytiques et de caractérisation possibles dans les meilleures conditions.

Réduction

Le nombre de poissons utilisé sera fonction de l’objectif. Il pourra être relativement limité (qqs individus) pour la confirmation de l’agent incriminé et aller jusqu’à plusieurs centaines pour le développement et l’évaluation d’un traitement. Le nombre d’individus qui pourra être utilisé dans cette procédure est très variable, et dépendra de la clinique et de la mortalité observée sur le terrain. En règle générale, il est commun de réaliser des tests de pathogénicité sur une cinquantaine d’individus (justification statistique pour mettre en évidence un effet significatif du virus testé), mais selon les cas, il peut être nécessaire de mettre en œuvre des essais sur 500 individus.

Raffinement

Un enrichissement des bassins est effectué (couvercles pour permettre aux poissons d'avoir une zone d'ombre et de se cacher, bullage, circuit d’eau ouvert en continu, paramètres de qualité d’eau contrôlé, …). Au cours des tests, une surveillance accrue est réalisée. Elle permet d’évaluer quotidiennement la présence de signes cliniques pour chaque animal et d’en quantifier l’importance en utilisant une grille de notation. Si une souffrance importante est constatée, elle donne lieu à une mise à mort compassionnelle.

Choix des espèces

Espèces d'eau douce ou de mer faisant l'objet d'un élevage économiquement important sur le territoire (truites arc en ciel, saumons, bars, daurades, turbots, carpes, esturgeons, perches, ...), espèces de poissons d’ornement (carpes Koi, carassins…), espèces faisant l'objet de plans de repeuplement (civelles, ...), espèces fortement présentes dans les écosystèmes naturels et/ou élevées en mode extensif. Tous les stades pourront être étudiés (en fonction du contexte propre à chaque épidémie / évènement sanitaire atypique

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 300
Souffrances
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 300
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Devenir
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 300
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Objectifs

La lamproie marine est un poisson migrateur amphihalin, c’est-à-dire qu’il effectue une partie de son cycle biologique dans l’océan (phase de grossissement) et l’autre partie en eau douce (phase de reproduction et développement des larves). Cette espèce est historiquement présente sur de nombreux systèmes fluvio-estuariens. Elle fait partie depuis 1992 des espèces prioritaires d’intérêt communautaire de l’Union Européenne qui doivent être protégées au titre de la biodiversité grâce à la conservation des habitats naturels aquatiques. Elle est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en France par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Les principales menaces recensées sur cette espèce sont l’entrave à la libre circulation (difficulté d’accès aux frayères du fait des barrages présents sur les cours d’eau), la dégradation potentielle de l’habitat nécessaire à la reproduction et une prédation en rivière lors de sa migration. De nombreux suivis sont mis en place depuis ces dernières années pour suivre l’état des populations (comptages sur frayères ainsi qu’au niveau de stations de contrôle et suivi de l’efficacité de la reproduction). Or, depuis presque 11 ans, l’ensemble de ces indicateurs est à la baisse, et tendent vers un constat de situation alarmante de la population avec notamment une absence récurrente de reproduction (absence de nids). Des suivis complémentaires doivent donc être mis en place afin d’évaluer le comportement de migration d’un échantillon de la population préalablement équipé d’émetteurs radio et acoustique afin de comprendre la réelle problématique rencontrée lors de cette phase fondamentale du cycle de vie.

Bénéfices attendus

L'objectif de cette étude est de mieux appréhender le comportement des lamproies marines pendant la phase de migration. Il s'agit d'une approche intraspécifique chez la lamproie où la variabilité des trajectoires individuelles sera décrite pour une prise en compte spatiale et temporelle des données de suivi par télémétrie. L’étude cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur.

Procédures

La procédure débute par le prélèvement des poissons dans la zone de stabulation. Les poissons seront capturés dans un piège puis ils auront une anesthésie d’une durée de 1 à 2 minutes. Une fois sédaté, le poisson fait l’objet de mesures de taille et de poids durant environ 1 minute, avant de procéder à un marquage unique télémétrique et acoustique dans la cavité abdominale, en moins de cinq minutes. La totalité des opérations effectuées pendant la phase de sédation ne dépasse pas 5 minutes. Enfin, le poisson est placé dans une nasse de réveil pour une durée d’environ 10 minutes, assurant une récupération complète avant son retour dans le milieu naturel. Cette nasse de réveil est amarrée dans la rivière et dispose d’ouvertures sur les bords permettant aux lamproies de partir d’elles même lorsqu’elles sont réveillées sans manipulation humaine supplémentaire.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Stress du maintien des lamproies dans les bassins de stabulation (durée max 18 heures, intensité légère et modérée) - Stress de la contention et anesthésie (durée totale < 4 min intensité légère), - Stress du marquage pour l’insertion des marques (durée < 5 min, intensité légère) - Retard migratoire (temps de piégeage et manipulations estimée entre 10 et 30 min nuisance légère) - Inconfort et douleurs légères post marquage (classe légère durée < 10 min)

Devenir

Tous les poissons seront libres dans leur milieu naturel

Remplacement

Le projet porte sur le comportement migratoire des lamproies, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus de l’espèce et du stade visé (lamproie marine adulte en migration de reproduction) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

Dans des systèmes ouverts de grande taille, le choix de deux échantillons contenants chacun n=30 lamproies/an correspond au minimum d'individus nécessaires pour rendre compte des variabilités des paramètres environnementaux (débit notamment) et de la variabilité intraspécifique sachant que la mortalité naturelle pourrait réduire légèrement cet effectif. Par ailleurs, la reconduction de l’étude pendant 5 ans permet de mener les suivis dans différentes conditions environnementales et ainsi objectiver les résultats vis-à-vis des différents partenaires techniques.

Raffinement

L’ensemble des manipulations a été raffiné et conçu pour limiter au maximum le stress et l’épuisement des animaux. Le marquage des animaux est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis jusqu’à récupération complète après l’anesthésie et relâchés dans le milieu naturel. Aucun poisson faible ou malade ne sera sélectionné pour l’implantation de l’émetteur (mycose, nageoire abîmée…). Par ailleurs, le poids des individus marqués sera toujours supérieur ou égal à 1000 g pour que la marque ne représente pas plus de 1 % du poids de l’individu et ainsi garantir au maximum un comportement normal après implantation de la marque. En cas de difficulté à l’endormir, la lamproie sera positionnée dans l’eau claire pour un réveil total avant d’être relâchée dans le milieu naturel sans être marquée. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision.

Choix des espèces

L’étude cible la migration de la lamproie marine et cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur. L’objectif étant d’étudier le comportement des lamproies pendant leur migration de reproduction sur la partie moyenne des fleuves. Les individus utilisés seront donc nécessairement adultes et matures sexuellement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 7200
Souffrances
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 7200
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Devenir
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 7200

Objectifs

Chez les patients atteints de schizophrénie ou d'autisme, le processus d'habituation, un type de mémoire, est impacté. Nous avons reproduit ce mécanisme d'habituation chez le poisson zèbre. Quand il est soumis à des éclairs ou des bruits, le poisson zèbre réagit en changeant de direction. Lorsqu'il est soumis de façon répétée à ces stimuli, cette réponse diminue, formant l’habituation. Suite à la recherche de gènes impliqués dans cette habituation, nous étudions 12 protéines. Dans ce projet, nous voulons générer des poissons zèbres avec des neurones où les gènes ciblés seront remplacés par de la fluorescence ce qui nous permettra d'étudier les effets des protéines invalidées sur l'habituation en évitant le génotypage par prélèvement de la nageoire.

Bénéfices attendus

Les défauts d'habituation observés dans les cas de pathologies psychiatriques comme la schizophrénie ou l’autisme chez l'homme nous montrent l'importance de cette étude. En comparaison des lignées classiques invalidées pour ces gènes, la création de ces lignées nous permettra non seulement de comprendre où sont localisées les protéines, d'étudier leur rôle tout en évitant un génotypage par biopsie de la nageoire caudale.

Procédures

Aucune intervention ne sera réalisée sur les poissons âgès de plus de 5 jours.

Impact sur les animaux

Lors de la génération et l'élevage des individus mutant, aucun effet indésirable n'est attendu considérant nos résultats précédents avec des lignées similaires mais non fluorescentes. Toutefois, la création de ces lignées avec insertion d'une protéine fluorescente à la place du gène n'étant pas un simple knock-out, une surveillance 5 jours sur 7 sera réalisée par du personnel qualifié et l'expérimentateur avec pour points limites l’observation d’anomalies physiques du poisson (couleur de la peau anormale, hyperventilation, déformation morphologique du poisson, scoliose, siphose, blessure, femelles remplies d'oeufs), d’anomalies de son comportement (prostration, comportement de fuite) et d’une nage anormale dans l’aquarium (attitude de nage anormale, défaut de flottabilité), prostration au fond du bac à l'abri de la lumière.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à 12 mois pour éviter l'apparition de signes de vieillissement et donc d'impacter le bien-être des animaux.

Remplacement

L'étude de la mémoire et du comportement ne peut pas être réalisée in vitro (sur des cellules en culture) et implique obligatoirement l'utilisation de modèles animaux vivants. Le poisson zèbre présente le modèle vertébré ayant un cerveau le plus simple nécessaire pour entreprendre ces expériences visant à comprendre les adaptions du cerveau des vertébrés face à des stimuli extérieurs. De plus, le cerveau et le génome du poisson zèbre présente des similarités avec celui de l'Homme.

Réduction

Afin de minimiser le nombre de poissons à élever, un tri des embryons âgés de moins de 5 jours et présentant une fluorescence appropriée sera réalisé (non soumis à une DAP). Ceci permettra de réduire drastiquement le nombre d'individus élevés et de garder après 5 jours de développement uniquement les poissons pour le maintien de la lignée et obtenir des alevins nécessaires aux études de comportement. Pour le maintien des lignées, nous faisons une nouvelle génération tous les 8 mois ce qui permet sur 5 ans de diminuer le nombre de générations. Pour surveiller le bien-être animal, nous observerons les poissons qui seront utilisés ensuite pour créer les générations suivantes.

Raffinement

Les poissons-zèbres générés et conservés devraient tous être sans phénotype dommageable d'après notre expérience précédente. Tous les individus sont regroupés dans des bacs de 3.5l pour être au minimum 8 par bac et au maximum 20 par bac. Une fois par jour des artémias vivants leur sont donnés afin de maintenir leur activité de prédation. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.

Choix des espèces

Les gènes de l'Homme et du poisson zèbre présentent de grandes similarités, le poisson zèbre constitue un modèle idéal pour étudier le fonctionnement du système nerveux humain. La fertilisation externe, avec des pontes de plus de 100 oeufs, permet de générer rapidement de nombreux individus par rapport à d'autres modèles tels que la souris et ainsi obtenir des résultats statistiquement très robustes. Enfin, la transparence des larves permet un suivi non invasif en temps réel du système nerveux, ce qui nous permettra de relier les événements dans les neurones avec le comportement d'apprentissage de l'animal. Notre objectif est de maintenir des couples reproducteurs qui nous permettrons de générer des individus de moins de 5 jours pour les études de comportement (hors cadre). Ainsi, ces reproducteurs seront gardés jusqu'à 12 mois; avant l'apparition de signes de vieillesse.

Reproduction assistée d’esturgeons sterlet

(NTS-FR-977686v1 – 01/04/2026)
  • Conservation des espèces
Autres poissons : 180
Souffrances
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 180
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Devenir
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 180
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Objectifs

Les esturgeons sont des poissons très anciens (apparition il y a 250 millions d’annnées). Les activités humaines (surpêche, pollutions, dégradation des habitats) ont entrainé leur raréfaction en milieu naturel. 80 % des espèces d’esturgeon sont aujourd’hui menacées. Des recherches menées en France et à l’étranger ont permis la mise au point de méthodes d’élevage en piscicultures, lesquels se sont fortement développés dans les années 80-90, en rapport avec l’interdiction des pêches. La reproduction assistée est bien maitrisée. Elle permet la production de poissons pour les élevages commerciaux, la recherche et de soutenir les stocks sauvages menacés via des repeuplements. Nous disposons depuis le début des années 80 d’un stock d’esturgeons sterlet, issu d’un élevage hongrois. Cette espèce a été très étudiée (biologie, nutrition, comportement, ..) et présente de fortes similitudes avec les autres espèces d’esturgeons notamment pour le développement embryonnaire. Son élevage est bien maitrisé. Sa croissance est rapide et son poids à l’âge adulte n’est pas très élevé (3 à 5 kg). Il est possible d’obtenir des reproductions « assez rapidement », car sa puberté est plus précoce (3 à 4 ans) que chez la plupart des autres espèces. Cela en fait un bon modèle pour les expérimentations visant à préserver les espèces d’esturgeons menacées. Dans les années à venir nous prévoyons de poursuivre nos travaux portant sur les effets du changement climatique et des pollutions, les réponses des individus à ces facteurs de stress, et sur les méthodologies d’élevage (pour une plus grande rusticité des animaux destinés au repeuplement). Nous souhaitons pour cela réaliser des reproductions assistées pour la production de gamètes, embryons, jeunes poissons, dédiés à ce type d’expérimentation. Une partie des animaux produits pourra être conservée pour le renouvellement du stock vieillissant, en fonction de leur intérêt génétique. Assurer cette production en interne nous permet de répondre aux impératifs de traçabilité et de qualité notamment sanitaire et génétique, pour garantir la fiabilité des travaux de recherche.

Bénéfices attendus

Les œufs produits sont utilisés pour des expérimentations qui entrent dans le champ thématique de la conservation d’espèces. Elles peuvent bénéficier à l’ensemble des espèces d’esturgeons lesquelles, pour la plupart, sont menacées dans le monde. Elles sont prioritairement réalisées pour la préservation de l’espèce européenne qui est en danger critique d’extinction et fait l’objet d’un plan national d’actions. Une partie limitée des animaux produits sera conservée pour assurer le renouvellement du cheptel, et permettre ainsi la poursuite des travaux de recherche.

Procédures

Une biopsie réalisée par femelle pour la récupération d’ovocytes avec une sonde cannelée. Les poissons sont placés sur le dos dans une bâche de contention en V inclinée vers le bas. Les gamètes sortent naturellement via leur orifice urogénital par simple gravité. Un massage ventral doux est réalisé pour accélérer la collecte.

Impact sur les animaux

- Stress lors du transfert des animaux en bassin de ponte (1 min par poisson). - Réduction de leur espace, le temps du séjour des géniteurs en bassin de reproduction (2 à 3 semaines). - Mobilité réduite (10 à 20 min) le temps du réveil, suite à l’anesthésie réalisée pour les femelles qui sont soumises à une biopsie. - Stress lors de la stimulation hormonale des poissons en avril (1 à 2 min par poisson), puis lors de la collecte des gamètes par massage (30 à 40 s par poisson).

Devenir

Animaux conservés dans le stock captif

Remplacement

Les reproducteurs utilisés interviennent en remplacement des espèces menacées que nous souhaitons contribuer à préserver.

Réduction

La période de reproduction des esturgeons dans nos conditions d’élevage peut s’étaler de février à mai. Nous avons choisi de réaliser les reproductions artificielles en avril. A cette période, les poissons sont les plus avancés en maturation et la dégradation naturelle des gamètes n’a pas commencé. Cela permet d’optimiser les chances de succès des reproductions, tout en limitant le nombre de poissons utilisés. Une à deux reproductions par an seront réalisées, pour potentiellement 12 possibles sur notre site. Nous utilisons des indicateurs de maturation performants pour la sélection des géniteurs. Cela conduit à limiter le nombre de géniteurs présélectionnés par ponte (10 femelles et 8 mâles) Les génitrices qui, après analyse de leur état de maturation, ne montrent pas de critères optimaux, ne sont pas retenues et sont remises en élevage.

Raffinement

Les bassins dédiés aux reproduction sont alimentés en eau de rivière brute entrainant un enrichissement naturel de l’environnement (développement d’algues, de mousses, ..). Un dépôt contrôlé de vase sur le fond est maintenu, car apprécié par les esturgeons (poissons benthiques). L’intensité lumineuse est limitée (bassins placés sous serre, avec filets d’ombrage). Les bassins sont équipés de capteurs qui enregistrent en continu le taux d’oxygène et la température. Ils sont reliés à un système d’alarme permettant d’intervenir rapidement en cas de dégradation de la qualité de l’eau. Les observations journalières des poissons sont facilitées par la taille adaptée des bassins de reproduction et le nombre limité de poissons par bassin. Une grille de score, intégrant les points limites, est utilisée pour s’assurer du bien-être et de la bonne santé des animaux. Ces bassins sont situés à proximité immédiate du bassin d’élevage, ce qui y facilite leur transfert en civière (durée 1 min). Ils sont alimentés par la même eau que durant la phase d’élevage et la densité de poissons y est 2 à 2,3 fois plus faible. Les poissons n’y demeurent que 2 à 3 semaines pour limiter les effets négatifs liés à la perte d’espace. La détection des géniteurs en stade avancé de maturation est effectuée par échographie, méthode non invasive. Elle dure moins d’une minute/poisson. Le choix des géniteurs est réalisé en vue d’une participation équilibrée des animaux durant les 5 ans du projet. La biopsie nécessaire pour la sélection des génitrices est réalisée sous anesthésie. L’intervention dure peu de temps (moins de 3 min/poisson). Le réveil se fait dans une zone dédiée du bassin de ponte, pour éviter les contacts entre animaux et faciliter leur observation. Le choix de la période de reproduction en période de pic de maturation permet de limiter l’intensité des stimulations. Les besoins en œufs pour les expérimentations sont très limités en nombre (quelques grammes). Cela permet d’éviter de réaliser une chirurgie invasive et une anesthésie supplémentaire chez les femelles, pour leur récupération. Les oeufs sont collectés en une fois, comme pour les semences, par simple massage de courte durée (30 à 40 s). Les différentes interventions sur les géniteurs (biopsies, injections hormonales et collectes de gamètes) sont réalisées sur une table spécifique. Elle est équipée d’une bâche de contention en forme de V, permettant un bon maintien des animaux tout en empêchant tout choc traumatique.

Choix des espèces

L’espèce est déjà présente sur site depuis plus de 20 ans. Son élevage est bien maitrisé par les personnels sur place, ce qui optimise les chances d’obtenir des résultats pour les reproductions artificielles. Elle a fait l’objet de nombreuses études et présente des similitudes biologiques avec d’autres espèces d’esturgeons menacées. C’est donc un modèle particulièrement intéressant pour les expérimentations dédiées à leur préservation. Les animaux utilisés sont des géniteurs en capacité de se reproduire. Cela est nécessaire pour la production de gamètes et la réalisation de reproductions artificielles.