Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
8 contenus
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 7200
Rats : 7200
Cochons d'Inde : 7200
Souffrances
 -
 5400
 16200
 -
Devenir
 -
 -
 -
 21600

Objectifs

MODIFICATION : CE PROJET INTEGRE UNE LIGNEE GENETIQUEMENT ALTEREE (SOURIS) DEVELOPPANT DES SYMPTOMES DE MALADIE NEURODEGENERATIVE. L’OBJECTIF SCIENTIFIQUE EST D’ETUDIER LA PERMEABILITE DE LA BARRIERE HEMATO-ENCEPHALIQUE AU COURS DE LA PATHOLOGIE ET DE DETERMINER SI CES DEFAUTS FACILITENT LE PASSAGE DE MOLECULES THERAPEUTIQUES TROP VOLUMINEUSES EN CONDITIONS NORMALES. CETTE QUESTION EST ESSENTIELLE CAR, QUELLE QUE SOIT LA VOIE D’ADMINISTRATION, UN MEDICAMENT DOIT ATTEINDRE SON ORGANE CIBLE A UNE CONCENTRATION EFFICACE SANS TOXICITE. CE PARAMETRE DEPEND DU PROFIL PHARMACOCINETIQUE DU PRODUIT, INFLUENCE PAR LA VOIE ET LA FREQUENCE D’ADMINISTRATION AINSI QUE PAR LA FORMULATION. LE PROJET VISE TROIS OBJECTIFS PRINICPAUX : 1. REALISER DES ETUDES DE PHARMACOCINETIQUE POUR DEFINIR LE DEVENIR DU PRODUIT DANS L’ORGANISME. 2. DETERMINER LA BIO DISTRIBUTION ET L’EXPOSITION DANS CERTAINS FLUIDES (PLASMA, LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN) ET ORGANES (CERVEAU, FOIE…). 3. SELECTIONNER LES DOSES ET FORMULATIONS OPTIMALES POUR LES ETUDES D’EFFICACITE PRECLINIQUES ET LES PREMIERES ETUDES CLINIQUES. CES ETUDES SERONT MENEES CHEZ PLUSIEURS ESPECES (SOURIS, RAT, COBAYE) ET DIFFERENTES SOUCHES, DONT DES LIGNEES PATHOLOGIQUES. LE GENOTYPAGE DE CETTE LIGNEE EST REALISE PAR LE FOURNISSEUR ET COUVERT PAR L’APAFIS#38369. LES VOIES D’ADMINISTRATION INCLUENT : ORALE, INTRAVEINEUSE, SOUS-CUTANEE, INTRAMUSCULAIRE, INTRAPERITONEALE, INTRANASALE, INTRADERMALE. DANS CERTAINS CAS, DES INJECTIONS DANS LE LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN (INTRATHECALE, CISTERNA MAGNA, VENTRICULES) OU DIRECTEMENT DANS LE TISSU CEREBRAL (INTRA-PARENCHYME) SERONT NECESSAIRES. CES APPROCHES PERMETTENT PARFOIS D’AMELIORER L’EFFICACITE ET DE REDUIRE LES EFFETS SYSTEMIQUES INDESIRABLES. L’UTILISATION DE FORMULATIONS INNOVANTES OU A LIBERATION PROLONGEE EST EGALEMENT PREVUE POUR OPTIMISER LA BIO DISTRIBUTION, PROLONGER LA DUREE D’ACTION, REDUIRE LE NOMBRE D’ADMINISTRATIONS INVASIVES ET MAINTENIR UNE CONCENTRATION ACTIVE STABLE. CES ETUDES PRECOCES DE PHARMACOCINETIQUE ET DE TOLERANCE SONT ESSENTIELLES POUR CARACTERISER LES COMPOSES D’INTERET ET ORIENTER LEUR DEVELOPPEMENT AVANT LES EVALUATIONS D’EFFICACITE.

Bénéfices attendus

Ces études de pharmacocinétique et de tolérance constituent un prérequis dans le développement de candidats médicaments, quelle que soit l’indication. Nous espérons grâce à ce projet permettre la poursuite du développement des composés et formulations ayant démontré une bonne tolérance et une bio distribution pertinente pour le traitement de différentes pathologies. Ces études pharmacocinétiques et de tolérance permettront de sélectionner les composés les plus pertinents en fonction de leurs propriétés de biodistribution et de leur innocuité, de déterminer la formulation permettant une délivrance optimale et la concentration à utiliser pour atteindre la concentration thérapeutique dans le tissu / fluide/ organe cible. MODIFICATION : Nous pensons réaliser jusqu’à 180 études au maximum sur la durée totale de ce projet.

Procédures

MODIFICATION : Administration de composés à tester ou de produit de référence : -L’administration de médicaments vétérinaires (anesthésiques/antalgiques) suivant les bonnes pratiques vétérinaires qui pourront être quotidiennes pendant 7 jours au maximum. Durée de l’intervention entre 5 min et 1h 00. -Une administration intrathécale unique sous anesthésie générale, administration systémique ou intranasale sur l’animal éveillé en contention. Durée de l’intervention entre 5 min et 1h 00 suivant le type d’administration réalisée. -Des prélèvements sanguins pourront être réalisés : 1 à 2 par semaine (dans la limite des contraintes liées à la récupération des animaux et aux spécificités du site de ponction), jusqu’à la fin de l’étude (1 mois maximum après l'injection du principe actif). Durée de l’intervention maximum 5 minutes. En fonction de la fréquence et du volume minimum nécessaire aux analyses nous adapterons le site de ponction et éventuellement la réalisation des prélèvements sous anesthésie.

Impact sur les animaux

MODIFICATION : (4) Le développement d’une pathologie spécifique pour les lignées génétiquement altérées et particulièrement les maladies neurodégénératives. Les animaux peuvent être de plus faible corpulence en vieillissant. Ils auront aussi des altérations de la mémoire avec des performances en déclin sur les tests de mémorisation. Concrètement cela pourrait avoir comme impact des animaux qui peuvent être désorienté avec une sensibilité accrue aux sources de stress.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin de procédure car le sang, certains tissus et organes sont prélevés afin de réaliser des analyses.

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour mesurer la biodisponibilité et la tolérance de molécules dans les organes cibles après administration systémique ou locale. La pharmacocinétique de nouveaux traitements ne peut pas être étudiée via la culture cellulaire ou les modèles informatiques. Néanmoins nous réalisons une veille bibliographique active afin de suivre les modèles de remplacement qui sont susceptibles d’être développés à l’avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire a été estimé, en tenant compte de la variabilité des modèles et des techniques de dosage de pharmacocinétique. Ce nombre d’animaux nous permettra d’avoir des résultats fiables sans utiliser plus d’animaux que nécessaire. MODIFICATION : Pour les études de pharmacocinétique le calcul du nombre d’animaux nécessaire repose sur une étude statistique de la variabilité de la méthode de dosage ainsi que sur la variabilité qui existe entre les animaux suivant les différentes voies d’administration. En fonction des limites techniques rencontrées il est nécessaire, au maximum, d’avoir 5 points de dosage pour les tissus sur lesquels nous rencontrons la plus grande variabilité. L’évaluation du nombre d’animaux requis est faite sur la base de 3 études par trimestre et par espèce en considérant qu’au maximum nous serions susceptibles d’inclure 120 animaux par étude. Ce calcul ne représente pas un but à atteindre mais une évaluation de notre besoin maximum.

Raffinement

MODIFICATION : CE PROJET APPLIQUE UNE DEMARCHE DE RAFFINEMENT STRICTE, REALISEE PAR DU PERSONNEL FORME ET COMPETENT DANS LE RESPECT DES PRINCIPES ETHIQUES. LES ETUDES INTEGRENT DES MESURES VISANT A PREVENIR TOUTE DOULEUR, DETRESSE OU INCONFORT : HEBERGEMENT ADAPTE, ENRICHISSEMENT DU MILIEU, MODALITES D’ADMINISTRATION ET DE PRELEVEMENT OPTIMISES. SI NECESSAIRE, L’ALIMENT SERA PLACE AU SOL AVANT ET APRES ADMINISTRATION POUR FACILITER L’ACCES ET DES BIBERONS ADAPTES OU HYDROGEL SERONT MIS A DISPOSITION. LORS DES ANESTHESIES SUPERIEURES A 15 MINUTES, LES ANIMAUX SONT INSTALLES SUR TAPIS CHAUFFANTS AVEC APPLICATION DE GEL OCULAIRE ; UNE HYDRATATION PAR SERUM PHYSIOLOGIQUE EST PREVUE APRES ANESTHESIE > A 30 MINUTES. DES PROTOCOLES D’ANALGESIE ADAPTES SONT APPLIQUES POUR LES CHIRURGIES, INCLUANT ANESTHESIQUES ET ANTALGIQUES SELON LES BONNES PRATIQUES VETERINAIRES. UNE HABITUATION A LA MANIPULATION PEUT ETRE MISE EN PLACE POUR REDUIRE LE STRESS. DANS CERTAINS CAS, SI DES DIFFICULTES D'ACCES A LA NOURRITURE APPARAISSENT, L'ALIMENT EST DEPOSE AU SOL AVEC DU GEL D'HYDRATATION. LES MANIPULATIONS S'EFFECTUERONT SELON DES METHODES DOUCES. LES CONTRAINTES MODEREES LIEES AUX ADMINISTRAITON ET PRELEVEMENTS SANGUINS (MAXIMUM 2 AU SINUS POUR LIMITER LES LESIONS) SONT REALISEE SOUS ANESTHESIE ET ANALGESIE, AVEC POMMADE OPHTALMIQUE ANESTHESIQUE LOCAL POUR LES PLUS INVASIFS, EN LIMITANT LA CONTENTION. L'ETAT CLINIQUE EST SURVEILLE QUOTIDIENNEMENT : PESEE, TEMPERATURE, EXAMEN SANGUIN...AFIN D'ANTICIPER TOUTE DOULEUR. DES MESURES SPECIFIQUES (ARRET ANTICIPE D'ETUDE, SOINS...) SONT MISES EN PLACE PAR LE RESPONSABLE EN CONCERTATION AVEC LE VETERINAIRE, SELON DES POINTS LIMITES STRICTS DEFINIS POUR LE PROJET. CES DISPOSITIONS GARANTISSENT LE RESPECT DES IMPERATIFS ETHIQUES ET LA REDUCTION MAXIMALES DES CONTRAINTES POUR LES ANIMAUX, TOUT EN ASSURANT LA QUALITE SCIENTIFIQUE DES DONNEES.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des adultes pour lesquels les différents organes sont complètements formés et fonctionnels. En amont une évaluation est faite sur le choix des modèles les plus pertinents selon le type de pathologie à traiter, et le mode d’administration préféré : l’utilisation de voies locales permet d’obtenir une meilleure efficacité en réduisant les effets systémiques non désirables. L’utilisation de formulations innovantes et/ou à libération prolongée, permet d’améliorer la biodistribution du produit et/ou d’augmenter la durée de l’efficacité des traitements, pour diminuer le nombre des administrations parfois invasives et/ou obtenir une concentration active stable dans le temps. Le mécanisme d’action de la thérapie à tester permettra également de sélectionner le meilleur modèle de rongeur pour réaliser les études d’efficacité et donc de pharmacocinétique.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
Souris : 5000
Souffrances
 -
 350
 4650
 -
Devenir
 -
 -
 -
 5000

Objectifs

Les maladies auto-immunes touchent environ 4% de la population. Ces maladies se produisent lorsque le système immunitaire du corps attaque par erreur ses propres tissus sains. Parmi ces maladies, la polyarthrite rhumatoïde est particulièrement répandue. Elle provoque principalement une inflammation des articulations, mais peut aussi affecter d'autres parties du corps, y compris l'audition. Des études récentes ont montré que les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ont un risque plus élevé de souffrir de perte auditive que la population générale. Cette perte d'audition peut toucher jusqu'à 40% des patients, ce qui en fait un problème de santé important mais souvent négligé. L'inflammation générale du corps causée par la polyarthrite rhumatoïde pourrait être responsable de ces problèmes auditifs. Elle pourrait affecter les vaisseaux sanguins et le fonctionnement de l'oreille interne. De plus, certains médicaments utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde peuvent avoir des effets négatifs sur l'audition. Pour mieux comprendre ce lien entre inflammation et perte auditive, les chercheurs utilisent des modèles animaux. Ces modèles permettent d'étudier comment l'inflammation affecte l'oreille et l'audition. Ils montrent que l'inflammation peut endommager les cellules de l'oreille interne responsables de la perception des sons. Comprendre cette relation entre la polyarthrite rhumatoïde et la perte auditive pourrait aider à améliorer la qualité de vie des patients. Cela pourrait conduire à de meilleurs traitements et à une prise en charge plus complète de la santé des personnes atteintes de maladies auto-immunes.

Bénéfices attendus

Le projet devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes reliant les maladies inflammatoires et la perte auditive. Ces connaissances pourraient guider le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour prévenir ou traiter efficacement ces troubles, améliorant ainsi la qualité de vie des patients et réduisant les impacts sur le système de santé. Une thèse CIFRE vient de débuter afin de mettre au point les 2 premiers modèles décrits dans ce projet et pourra aboutir à au moins 1 publication dans un journal international.

Procédures

L'administration de composés à tester ou de produits de référence suivent les bonnes pratiques vétérinaires et sont des gestes nécessitant quelques dizaines de secondes à moins de 5 minutes. Les composés pro-inflammatoires seront administrés 1 à 3 fois dans l'étude, sur animal anesthésié lorsque l'administration est réalisée directement dans l'oreille (phase de 30 minutes maximum), et sur animal vigile lorsqu'il s'agit des autres voies d'administration. Les candidats médicaments seront administrés tous les jours, au maximum pendant 7 jours, directement dans l'oreille (animal anesthésié, au maximum 30 minutes) ou par voie orale (animal vigile) La mesure de l'audition sera réalisée sous anesthésie générale (2 h) 1 fois par semaine jusqu'à la fin de l'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables incluent des douleurs, des gonflements des articulations pouvant se traduire par des boiteries, des difficultés locomotrices et une altération de l’état général des animaux à partir du 3ème jour après l’injection et le temps de la durée de l’étude. Une perte d’audition moyenne est attendue.

Devenir

Pour l’ensemble des procédures les animaux sont euthanasiés en fin de procédure car la collecte des différents tissus pour analyse histologique requiert l’euthanasie des animaux.

Remplacement

Des méthodes alternatives (études in vitro) peuvent être complémentaires mais ne peuvent pas se substituer à l’utilisation des animaux. Dans ce but, nous envisageons, en collaboration avec notre partenaire, le développement d’organoïdes lymphoïdes (des modèles in vitro de culture cellulaire complexes) pour approfondir l’étude des mécanismes immunitaires liés au processus d’induction d’auto-immunité. Toutefois les composés qui rentrent en phase de test in vivo ont préalablement démontré une activité pharmacologique intéressante pour le traitement de maladies inflammatoires Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthode alternative validée pour mimer l’inflammation systémique Le but du projet est d’identifier les mécanismes immunitaires impliqués dans l’induction d’une inflammation systémique et ces effets sur la perte auditive, afin de développer à terme, des nouvelles thérapies pour traiter ces pertes d’auditions. Ceci nécessite des modèles expérimentaux dotés d’un système immunitaire complexe (et complet) et permettant l’étude intégrée de la réponse immunitaire dans un véritable contexte pathologique afin de progresser dans cette perspective les expérimentations animales sont indispensables.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé pour assurer que les résultats soient statistiquement significatifs tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. En ce qui concerne les modèles de polyarthrite rhumatoïde, le nombre d’animaux a été calculé en se basant sur l'expérience acquise au laboratoire en termes d'incidence de l'arthrite chez la souris et le degré de variabilité expérimentale liée à la magnitude de la réponse immunitaire. En ce qui concerne les autres modèles inflammatoires, le nombre d’animaux nécessaire a été calculé sur la base d’études publiées dans la bibliographie et le degré de variabilité expérimentale liée à la réponse immunitaire.

Raffinement

Le contenu de ces études intègre les impératifs éthiques tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique aux rongeurs mais aussi la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal. De l’aliment (gel Diet) sera mis sur le sol des cages après l’administration des composés si nécessaire afin de faciliter l’accès à la nourriture. Lors des procédures d’anesthésie de plus de 15 minutes les animaux sont placés sur des tapis chauffants et un gel oculaire est appliqué. Une hydratation par administration de sérum physiologique est mise en place après les anesthésies qui vont avoir une durée supérieure à 30 minutes.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des souris pour lesquelles des données scientifiques de la réponse immunitaire sont bien établies et de nombreux outils sont disponibles pour étudier de façon approfondie la réponse immunitaire, ceci avec un recul statistique. Le projet est basé sur l’utilisation d’une souche de souris présentant un système immunitaire complet. Le choix de la souche est justifié par leur système immunitaire compétent et pour leur susceptibilité à développer les modèles inflammatoires d’intérêt. Ces souches de souris sont aussi adaptées pour le suivi des mesures de leurs capacités auditives. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 7200
Rats : 7200
Cochons d'Inde : 7200
Souffrances
 -
 5400
 16200
 -
Devenir
 -
 -
 -
 21600

Objectifs

Quelle que soit la voie d'administration, un médicament doit atteindre son organe cible pour être actif, à une concentration suffisante sans être toxique. L'obtention de la bonne concentration du produit au niveau de son organe cible dépend de son profil pharmacocinétique, obtenu par une voie d'administration et selon une fréquence d'administrations spécifiques, dans une formule donnée. C'est dans ce contexte que s'inscrit ce projet qui a pour objectif de réaliser des études de pharmacocinétique de candidats médicaments chez les rongeurs pour traiter différentes pathologies, pour définir le devenir du produit dans l'organisme, déterminer l'exposition des animaux au produit, au niveau plasmatique et de certains organes, de définir les doses pouvant être administrées pour les études d'efficacité et lors des premières études cliniques et de sélectionner les formulations optimales. Les différentes voies d'administration pouvant être réalisées chez le rongeur sont : la voie orale, intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale, intranasale, directement dans le liquide céphalorachidien par injection intrathécale. Pour certaines pathologies, l'utilisation de voies locales permet d'obtenir une meilleure efficacité en réduisant les effets systémiques non désirables. L'utilisation de formulations innovantes et/ou à libération prolongée, permet d'améliorer la biodistribution du produit et/ou d'augmenter la durée de l'efficacité des traitements, pour diminuer le nombre des administrations parfois invasives et/ou obtenir une concentration active stable dans le temps. Des prélèvements sanguins pourront-être réalisés soit à des temps spécifiques post-administration soit en fin d'étude pour effectuer les dosages du principe actif ou de ses métabolites, ou le dosage de biomarqueurs. Des prélèvements d'organes et de tissus pourront-être réalisés post-mortem pour les dosages du principe actif ou de ses métabolites, ou le dosage de biomarqueurs. La tolérance de ces candidats médicaments pourra aussi être évaluée in vivo par observation de signes cliniques (poids, comportement, douleur), au niveau local par observation du site d'injection de modifications macroscopiques comme la présence de signes d'inflammation, et post-mortem par des analyses des tissus soit globales (ELISA, PCR, etc...), soit histologiques. Ce projet a donc pour objectif de tester la tolérance et l'atteinte des organes cibles de thérapies innovantes dans diverses pathologies.

Bénéfices attendus

Ces études de pharmacocinétique et de tolérance constituent un prérequis dans le développement de candidats médicaments, quelle que soit l’indication. Nous espérons grâce à ce projet permettre la poursuite du développement des composés et formulations ayant démontré une bonne tolérance et une bio distribution pertinente pour le traitement de différentes pathologies. Ces études pharmacocinétiques et de tolérance permettront de sélectionner les composés les plus pertinents en fonction de leurs propriétés de biodistribution et de leur innocuité, de déterminer la formulation permettant une délivrance optimale et la concentration à utiliser pour atteindre la concentration thérapeutique dans le tissu / fluide/ organe cible.

Procédures

Administration de composés à tester ou de produit de référence : -L’administration de médicaments vétérinaires (anesthésiques/antalgiques) suivant les bonnes pratiques vétérinaires qui pourront être quotidiennes pendant 7 jours au maximum. Durée de l’intervention entre 5 minutes (Isoflurane) et 1h 00 (MMF). -Une administration intrathécale unique sous anesthésie générale, administration systémique ou intranasale sur l’animal éveillé en contention. Durée de l’intervention entre 5 minutes (administration systémique) et 1h 00 (administration intratéchale). -Des prélèvements sanguins pourront être réalisés : 1 à 2 par semaine (dans la limite des contraintes liées à la récupération des animaux et aux spécificités du site de ponction), jusqu’à la fin de l’étude.( 1 mois maximum après l'injection du principe actif). Durée de l’intervention maximum 5 minutes. Pour les prélèvements sanguins nous pouvons prélever au maximum: -Pour une ponction unique jusqu’à 10% du volume sanguin total suivi d’une période de récupération de 3 semaines. -Pour des prélèvements répétés dans la limite de 20% du volume sanguin total sur une période de 14 jours. En fonction de la fréquence et du volume minimum nécessaire aux analyses nous adapterons le site de ponction et éventuellement la réalisation des prélèvements sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus dans des études de pharmacocinétique ou de tolérance sont : (1) la douleur ou le stress possiblement induit lors de l’administration du candidat médicament par voir systémique ou locale. Un stress peut être présent associé à la contention et une légère douleur liée à l’introduction d’une aiguille. (2) des contraintes modérées associées au prélèvement sanguin au niveau du sinus. (3) des douleurs ou des processus inflammatoires induits par les voies d’administration nécessitant un abord chirurgical.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin de procédure car le sang, certains tissus et organes sont prélevés afin de réaliser des analyses.

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour mesurer la biodisponibilité et la tolérance de molécules dans les organes cibles après administration systémique ou locale. La pharmacocinétique de nouveaux traitements ne peut pas être étudiée via la culture cellulaire ou les modèles informatiques. Néanmoins nous réalisons une veille bibliographique active afin de suivre les modèles de remplacement qui sont susceptibles d’être développés à l’avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire a été estimé, en tenant compte de la variabilité des modèles et des techniques de dosage de pharmacocinétique. Ce nombre d’animaux nous permettra d’avoir des résultats fiables sans utiliser plus d’animaux que nécessaire.

Raffinement

Ce projet fait l’objet d’une démarche spécifique dans la réalisation des études par du personnel formé aux méthodes, compétent et habilité dans le respect des principes éthiques : Le contenu de ces études intègre les impératifs éthiques tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique pour chaque espèce étudiée, mais aussi la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal. Si nécessaire, de l’aliment sera mis sur le sol des cages la veille et deux jours après l’administration du composé afin de faciliter l’accès à la nourriture. De même si nécessaire, afin de faciliter l’accès à l’eau des biberons adaptés (tige longue pour souris) et/ou de l’hydrogel seront mis à disposition des animaux. Lors des procédures d’anesthésie de plus de 15 minutes, les animaux sont placés sur des tapis chauffants et un gel oculaire est appliqué. Une hydratation par administration de sérum physiologique est mise en place après les anesthésies qui vont avoir une durée supérieure à 30 minutes. Des protocoles d’analgésie adaptés sont mis en place lorsque cela est nécessaire, notamment pour les procédures impliquant des chirurgies. Afin de limiter et pallier cet effet indésirable, une administration d’anesthésiques et/ou antalgiques par voie systémique, suivant les recommandations des bonnes pratiques vétérinaires (introduction d’une aiguille), sera réalisée. Selon le cas, une habituation à la manipulation pourra aussi être effectuée afin de limiter le niveau de stress de l’animal. Les contraintes modérées associées aux modalités d’administration, aux prélèvements sanguins et au niveau du sinus (2 prélèvements au maximum pour diminuer le risque de lésion et en appliquant une pommade ophtalmique anesthésique locale) sont réalisés sous anesthésie-analgésie pour les plus invasifs en limitant le plus possible la contention de l’animal. L’état clinique des animaux est surveillé au moins quotidiennement, des pesées ou des mesures sont réalisées comme la prise de température, les examens sanguins…afin d’anticiper au maximum l’apparition de toute douleur et de mettre en place des mesures spécifiques (arrêt anticipé de l’étude, mise en place de soins…) par le responsable de l’étude en concertation avec le vétérinaire clinicien en application des points limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des adultes pour lesquels les différents organes sont complètements formés et fonctionnels. En amont une évaluation est faite sur le choix des modèles les plus pertinents selon le type de pathologie à traiter, et le mode d’administration préféré : l’utilisation de voies locales permet d’obtenir une meilleure efficacité en réduisant les effets systémiques non désirables. L’utilisation de formulations innovantes et/ou à libération prolongée, permet d’améliorer la biodistribution du produit et/ou d’augmenter la durée de l’efficacité des traitements, pour diminuer le nombre des administrations parfois invasives et/ou obtenir une concentration active stable dans le temps. Le mécanisme d’action de la thérapie à tester permettra également de sélectionner le meilleur modèle de rongeur pour réaliser les études d’efficacité et donc de pharmacocinétique.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 424
Rats : 424
Souffrances
 50
 -
 798
 -
Devenir
 -
 -
 -
 848

Objectifs

Les pathologies ostéoarticulaires sont des maladies caractérisées par une perte progressive de cartilage au niveau des articulations. Parmi ces pathologies articulaires, d’après l’OMS, l’arthrose concerne 343 millions de personnes dans le monde et la polyarthrite rhumatoïde 14 millions de personnes. La prévalence augmentant avec l’âge, une augmentation du nombre de patients. ayant besoin de traitements ou de soin de réhabilitation est attendue. Actuellement aucun traitement curatif n’est disponible, seuls des anti-douleurs et des anti-inflammatoires sont proposés, ainsi que la pose de prothèse en tant que traitement ultime de l’arthrose. De nouvelles stratégies thérapeutiques, comme l’utilisation de la thérapie cellulaire ou le développement de formulations à libération prolongée, pour augmenter la durée de l’efficacité des traitements représentent un intérêt croissant pour le traitement de ces pathologies. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet qui a pour objectif d’une part de tester la tolérance des nouvelles molécules développées pour le traitement de ces pathologies et d’autre part d’évaluer la cinétique de libération de nouvelles formulations après leur injection intra-articulaire. Les tests de tolérance et de distribution de ces candidats médicaments seront réalisés sur des animaux après injection intra-articulaire. Nous espérons grâce à ce projet permettre la poursuite du développement de traitements ayant montré un intérêt thérapeutique pour les patients souffrant de ces atteintes ostéoarticulaires.

Bénéfices attendus

Nous espérons grâce à ce projet permettre la poursuite du développement des composés et formulations ayant démontré une bonne tolérance et une biodistribution pertinente pour le traitement des pathologies ostéoarticulaires.

Procédures

Administration de composés à tester ou de produit de référence : L’administration de médicaments vétérinaires (anesthésiques/antalgiques) suivant les bonnes pratiques vétérinaires qui pourront être quotidiennes pendant 7 jours au maximum. Une administration intra-articulaire unique sous anesthésie générale dans un seul genou. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés : 1 à 2 par semaine (dans la limite des contraintes liées à la récupération des animaux et aux spécificités du site de ponction), jusqu’à la fin de l’étude.( 6 semaines maximum après l'injection intra articulaire) Pour les prélèvements sanguins nous pouvons prélever au maximum : Pour une ponction unique jusqu’à 10% du volume sanguin total suivi d’une période de récupération de 3 semaines. Pour des prélèvements répétés dans la limite de 20% du volume sanguin total sur une période de 14 jours. En fonction de la fréquence et du volume minimum nécessaire aux analyses nous adapterons le site de ponction et éventuellement la réalisation des prélèvements sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Stress/douleur : L’administration de médicaments (anesthésiques et/ou antalgiques) par voie parentérale suivant les recommandations des bonnes pratiques vétérinaires (introduction d’une aiguille) Douleurs post-opératoires : pour les techniques d’administration nécessitant un abord chirurgical qui sont réalisées sous anesthésie avec traitement antalgique pré et post opératoire. Boiterie et possible inflammation : consécutives à l’injection intra-articulaire si la tolérance du produit n’est pas bonne.

Devenir

Pour l’ensemble des procédures les animaux sont euthanasiés en fin de procédure car la collecte des tissus de l’articulation du genou requiert l’euthanasie des animaux.

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthode alternative validée pour mimer la biodistribution et évaluer la tolérance d’un composé et d’une formulation en développement. Toutefois les composés qui rentrent en phase de test in vivo ont préalablement démontré une activité pharmacologique intéressante pour le traitement des pathologies articulaires.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé, à partir des données disponibles dans la littérature scientifique et en tenant compte de la variabilité des modèles et des techniques de dosage de pharmacocinétique. Ce nombre d’animaux nous permettra d’avoir des résultats fiables sans utiliser plus d’animaux que nécessaire. L’étude statistique prévue sera l’analyse d’un grade obtenu à la suite de l’observation anatomopathologique de l’histologie des tissus en fonction des différents groupes de traitement. Un autre test statistique pourra être réalisé sur des comptages en analyse histologique des tissus. Dans ce projet il est prévu de réaliser 4 études chez chacune des 2 espèces chaque étude incluant 106 animaux au maximum par étude.

Raffinement

Le contenu de ces études intègre les impératifs éthiques tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique pour chaque espèce étudiée. Nous intégrons également dans ce projet un soin particulier afin de prévenir toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal. De l’aliment sera mis sur le sol des cages la veille et durant deux jours après l’injection intra-articulaire afin de faciliter l’accès à la nourriture. Afin de faciliter l’accès à l’eau des biberons adapté (tige longue pour souris) et/ou de l’hydrogel seront mis à disposition des animaux. Les animaux sont placés sur des tapis chauffants et un gel oculaire est appliqué lors des anesthésies. Une analgésie adaptée est mise en place (anesthésie locale) avant l’injection intra-articulaire.

Choix des espèces

Le choix des espèces a été fait sur la base des informations disponibles dans la bibliographie. Le choix entre le rat et la souris sera effectué en fonction du volume cible à injecter en intra-articulaire ainsi que des analyses à effectuer : évaluations histologiques et dosages du liquide synovial, la ponction du liquide synovial n’étant possible que chez le rat. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes en fin de croissance c’est-à-dire des animaux d’au moins 6 semaines d’âge.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 5310
Rats : 12000
Cochons d'Inde : 5120
Souffrances
 -
 -
 19293
 3137
Devenir
 -
 -
 275
 22155

Objectifs

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les déficiences auditives (perte auditive et acouphènes) toucheraient aujourd’hui 15% de la population mondiale. L'impact sociétal est majeur, et peut entraîner chez les malades, isolement social et dépression. Ce projet permet de vérifier l’efficacité de candidats médicaments grâce aux modèles précliniques de perte d’audition et d’acouphènes. Les acouphènes sont des sensations auditives (sifflement, grésillement, bourdonnement) qui ne sont pas causées par un bruit extérieur. Elles apparaissent à la suite de l’exposition à un bruit de forte intensité (ou comme effet secondaire de certains médicaments) et peuvent être permanentes. A ce jour, il n’y a pas de médicament dans le traitement de la perte d’audition. Ceci justifie le besoin important de développer la recherche dans ce domaine. C’est dans ce contexte que s’inscrit notre projet qui consiste à générer chez le rongeur (rat, souris) et le cobaye une perte d’audition et/ou des acouphènes pour vérifier l’efficacité des principes actifs. Les pertes auditives et les acouphènes seront induits chez les animaux via les mêmes mécanismes que ceux retrouvés chez l’homme. Les mécanismes sont les effets secondaires de certains médicaments, les traumatismes sonores (bruit intense pendant une longue durée) et le vieillissement. Nous proposons un panel de modèles afin de tester l’efficacité de nouveaux traitements pour soigner les troubles de l’audition. Les cellules de l’oreille interne permettant de percevoir les sons n’ont pas la capacité de se régénérer et certains phénomènes conduisent à leur destruction ou à d’autres atteintes du système auditif. Les troubles auditifs vont être crées chez l’animal de trois façons différentes : administration de molécules, exposition à un bruit puissant et utilisation de modèles de souris présentant des pertes auditives précoces liées au vieillissement. Sur ces animaux des traitements seront testés pour évaluer les potentiels protecteurs et/ou régénérateurs. En particulier des mesures de l’audition seront réalisées sur des animaux anesthésiés à l’aide de techniques similaires à celles utilisées chez l’Homme. Nous espérons grâce à ce projet permettre la poursuite du développement des traitements ayant démontré une efficacité sur les animaux présentant des troubles auditifs. Toutes les procédures sont réalisées par du personnel formé et compétent et conformément aux recommandations internes.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de permettre la poursuite d’un programme de développement pour les candidats médicaments qui auront démontrés une efficacité dans un des modèles précliniques proposé par notre société. Et donc potentiellement des solutions thérapeutiques innovantes et efficace pour les patients souffrant de perte d’audition ou d’acouphènes.

Procédures

Administration de composés à tester ou de produit de référence : administrations de composés sur animaux vigiles en suivant les bonnes pratiques vétérinaires qui pourront être quotidiennes pendant 90 jours au maximum. Une administration unique par perfusion vigile ou sous anesthésie générale. Jusqu’à 10 administrations de composés par voie transtympanique sous anesthésie générale sur une période de 180 jours maximum. Une chirurgie unique sous anesthésie générale pour l’administration de composé directement dans l’oreille interne. Prélèvements sanguins sur des animaux vigiles ou anesthésiés dans la limite de 7,5% du volume de sang total suivi d’une période de récupération d’une semaine Mesures d’audition : tests d’audition réalisés sous anesthésie générale 3 fois par semaine pendant 180 jours au maximum. Tests comportementaux chez des animaux vigiles pour détecter la présence d’acouphènes 3 fois par semaine pendant 180 jours au maximum.

Impact sur les animaux

Dans nos différents modèles les effets indésirables prévus peuvent être : Stress : l‘isolement des animaux en hébergement individuel pour les animaux implantés avec un cathéter vasculaire pour lequel il y aurait un risque d’arrachement par des congénères. Peur/douleur : l’administration de composés par voie systémique suivant les recommandations des bonnes pratiques vétérinaires, l’administration de composé à travers le tympan sous anesthésie générale. Douleurs post-opératoires : pour les techniques d’administrations nécessitant un abord chirurgical qui sont réalisées sous anesthésie avec traitement antalgique pré et post opératoire. Maladie : des pertes d’audition et/ou des acouphènes, une toxicité systémique pour les modèles d’exposition au Cisplatine et aux aminoglycosides.

Devenir

Pour l’ensemble des procédures les animaux sont euthanasiés en fin de procédure car les tissus et fluides de l’oreille interne sont prélevés afin de réaliser des analyses. Le prélèvement des tissus et fluides de l’oreille interne requiert l’euthanasie des animaux.Les animaux n’ayant pas satisfaits aux critères d’inclusion sont réutilisés dans les études de pharmacocinétique .

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour mesurer l’activité auditive et pour développer des modèles pathologiques de trauma acoustique, d’acouphènes et de vieillissement de l’appareil auditif. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. Néanmoins nous réalisons une veille bibliographique active afin de suivre les modèles de remplacement qui sont susceptibles d’être développés à l’avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé, selon des méthodes de biostatistique, en tenant compte de la variabilité des modèles et des méthodes d’induction des troubles auditifs. Ce nombre d’animaux nous permettra d’avoir des résultats fiables sans utiliser plus d’animaux que nécessaire. La réutilisation d’animaux (pour la formation et le maintien des compétences) s’effectue dans le cadre de nos procédures internes et après approbation par un vétérinaire.

Raffinement

Le contenu de ces études intègre les impératifs éthiques tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique pour chaque espèce étudiée. Mais aussi la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal.

Choix des espèces

En amont une évaluation est faite avec chaque client sur le choix des modèles les plus pertinents. Le rat est l’espèce couramment utilisée en expérimentation animale et plus particulièrement dans l’étude des acouphènes. Le cobaye est également utilisé dans le cadre de nos études de perte d’audition liées à un trauma acoustique et pour les études de pharmacocinétique. D’une part, cette espèce permet le prélèvement d’un volume de périlymphe plus important pour analyser le passage des principes actifs dans l’oreille interne. D’autre part, la structure de l’oreille du cobaye permet d’administrer plus facilement les produits localement. La souris est aussi utilisée car elle peut être génétiquement modifiée ou mutante, permettant d'accéder à un vieillissement accéléré associé à une perte d'audition. Les animaux utilisés sont des adultes avec une oreille interne complétement formée et fonctionnelle à l’exception d'une procédure qui implique l’utilisation d’animaux âgés de 4 semaines (modèle de prévention dans lequel l’administration du principe actif doit s’effectuer avant l’apparition des signes de dégénérescence de l’appareil auditif).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 4500
Souffrances
 -
 -
 -
 4500
Devenir
 -
 -
 -
 4500

Objectifs

Le SARS-CoV2 est le virus responsable de la maladie appelée COVID-19. Le manque de vaccin et d'antiviraux a révélé un besoin urgent d'études in vivo pertinentes afin d'évaluer de nouvelles molécules potentiellement anti-SARS-CoV2. Différents modèles de souris dont un modèle de souris génétiquement modifiées pour être sensibles au virus SARS-CoV2 a été décrit dans la littérature. Ces souris, disponibles dans le commerce sont un outil de choix pour étudier la pathogenèse du SARS-CoV2 et pour évaluer les vaccins et les produits thérapeutiques COVID-19. L’ambition de ce projet est de proposer une plateforme technologique, à destination de futurs clients, académiques ou privés, où des souris sensibles au virus seront utilisées pour tester de nouvelles molécules antivirales pour le traitement de la COVID-19. Pour comprendre les différents mécanismes biologiques et l’influence du système immunitaire de l’hôte sur le virus, il est en effet crucial à ce stade, d’utiliser un organisme vivant dans son ensemble. Différentes techniques in vitro ont déjà été utilisées en amont. Nous avons donc pour objectif de contribuer au développement de thérapies innovantes dans le domaine de l'infectiologie afin de répondre à un problème majeur qu’est l'épidémie de Covid-19.

Bénéfices attendus

L’utilisation d’un modèle souris pour étudier la pathogenèse du SARS-CoV2 contribue à comprendre les différents mécanismes biologiques et l’influence du système immunitaire de l’hôte sur le virus. Ce modèle préclinique in vivo permet d’évaluer des vaccins et des produits thérapeutiques Covid19

Procédures

Ce projet a été écrit afin de réaliser de la prestation de service. Il nous est donc difficile à ce jour de définir le nombre d’intervention et leur durée mais le nombre de prélèvements est limité. Pour chaque injection (sous-cutanée, intrapéritonéale, intraveineuse) mais également pour le gavage la durée maximale est de 1min, cela comprend le temps de la contention et de l'injection. Pour les prises de sang, l'animal est anesthésié dans la boite à induction pendant 2 à 3 min, puis la prise de sang est réalisée. L’animal est ensuite remis dans sa cage et surveillé. L’ensemble dure maximum 5 min. Certains animaux seront soumis à 2 tests de tolérance au glucose au cours de la procédure Pour des procédures dites « classiques », les souris anesthésiées seront infectées par le SARS-CoV2 selon la voie définie (voie intra nasale ou voie intra gastrique), un gavage de molécules tous les jours pendant maximum 10 jours avant prélèvement d’organes

Impact sur les animaux

Chez la souris, l’infection au SARS-CoV2 induit les signes cliniques d’une maladie infectieuse : posture courbée, pelage en piloérection, respiration difficile, prostration ou perte d’activité et perte de réponse à un stimulus.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort. Il n’y a pas de possibilité de replacement, vu le contexte hautement pathogène

Remplacement

L’amplitude de l'épidémie de Covid-19 ainsi que l'absence de traitement de référence rend urgente la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques innovantes. Le recours à l’animal de laboratoire s’inscrit dans le cadre de l'étude de l’efficacité in vivo d’un composé sur une infection, qui résulte non seulement de l’effet de ce composé sur le virus mais également de la réponse du système immunitaire de l’hôte sur cet agent pathogène. Il n’existe aucun modèle in vitro mimant de façon précise ces interactions complexes. Afin d’évaluer l’activité thérapeutique de nouvelles substances, des modèles pharmacologiques in vivo mimant les pathologies sont incontournables. Les souris sont largement utilisées par les équipes de Recherche publique et privée dans le domaine des maladies infectieuses pour les études d'immunologie et de lésions pulmonaires. Elles ont un système immunitaire bien caractérisé. Les souris sont généralement sensibles à l’infection par le SARS-CoV2 et constituent le modèle de choix pour l’investigation de cette pathologie.

Réduction

Une attention toute particulière est portée sur le nombre d’animaux utilisés dans le projet. Nous travaillons avec une compagnie spécialisée dans les biostatistiques. Cette collaboration nous permet d’utiliser le nombre strictement nécessaire pour chaque expérience et de l’optimiser durant toute la durée du projet. Le nombre calculé de souris nécessaires sera au maximum de 4500 sur 2 ans. Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude peut varier de 20 à 100, en fonction du nombre de groupes différents à générer dans chaque étude (nombre de molécules antivirales à tester, doses différentes de la molécule antivirale). Le nombre d'études variera en fonction de la demande des utilisateurs de la plateforme. Cet écart dans le nombre d’animaux par étude justifie la fourchette d’évaluation du nombre de souris requises pour une année.

Raffinement

Le bien-être de l’animal sera en permanence au centre de nos préoccupations. Les souris sont hébergées dans des cages à 22 ± 2 °C et 50 ± 10% d’hygrométrie, en portoirs ventilés ou isolateurs, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé chaque semaine. Pour les souris mâles en condition d’obésité et de diabète un change supplémentaire sera réalisé en fonction de l’état de la litière en particulier dû à la production d’urine. Des sacs dégradables contenant la litière sont ajoutés pour leur permettre de faire un nid, comme enrichissement du milieu. Les animaux ont une semaine d’acclimatation avant que les procédures ne débutent. Les conditions d’expérimentation font l’objet d’un suivi attentif du bien-être animal. Les animaux seront suivis quotidiennement par la structure en charge du bien-être animal. Pour le confort de l'animal, la prévention du stress est intégrée aux procédures expérimentales par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse (isoflurane) pendant tous les gestes douloureux, lors des différentes injections des traitements potentiels (injection intraveineuse, injection intra-musculaire...). Tout animal présentant des signes de douleur, souffrance ou stress sera mise à mort. Les critères d’arrêt utilisés sont: - Le suivi quotidien du poids - La combinaison de plusieurs des signes cliniques : posture courbée, piloérection, difficulté respiratoire, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus. Une grille de scoring permettra le suivi quotidien et une intervention précoce en cas de signes dus à la pathologie.

Choix des espèces

Plusieurs modèles animaux d'infection au Sars-CoV-2 sont actuellement utilisés par la communauté scientifique : les primates non humains, les chats, les furets, les hamsters et les souris. Les souris sont largement utilisées dans les études d'immunologie et de lésions pulmonaires, ont un système immunitaire bien caractérisé et un cycle de reproduction rapide. Leur taille, leur reproduction et leur croissance rapides constituent des avantages non négligeables pour accélérer la complétion des études associées à des tests statistiques pour conclure à l'efficacité des interventions potentielles. Souris de 5 à 10 semaines minimum et jusqu’à 30 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 1000
Souffrances
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 -
 -
 1000
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Objectifs

L'infection par le virus du Nil occidental (VNO) est une zoonose transmise par les moustiques qui est endémo-épidémique en Europe. Le virus se transmet entre les oiseaux par la piqûre de moustiques infectés et, accessoirement, les humains et d'autres mammifères peuvent être infectés. Environ 80 % des infections au VNO chez les humains sont asymptomatiques. La fièvre du Nil occidental (WNF) est la présentation clinique la plus courante. Les personnes âgées et immunodéprimées sont plus à risque de développer la maladie neuroinvasive du Nil occidental (WNND). Actuellement, les vaccins homologués ne sont pas encore prêts pour un usage humain, et le traitement est pour la plupart non spécifique et de soutien. Le développement d'un modèle de souris pour tester l'efficacité de médicaments anti-viraux ou vaccins permettra de contribuer à acquérir des données précliniques indispensables au développement de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

L'utilisation d'un modèle de souris pour étudier la physiopathologie de l'infection humaine par le virus du Nil occidental (VNO) peut contribuer à acquérir des connaissances concernant la cinétique de la réponse immunitaire et des voies spécifiques responsables du contrôle de l'infection par le VNO et de la clairance virale. Ce modèle préclinique in vivo permettra de tester l'efficacité de nouveaux candidats médicaments anti-viraux. Le développement de ce nouveau modèle pré-clinique permettra de répondre aux attentes de différents clients et contribuera au développement de thérapies anti-infectieuses innovantes. La demande d'un modèle préclinique prédictif est forte tant dans les domaines de recherche académique que dans les sociétés pharmaceutiques qui développent les molécules anti-infectieuses de demain, mais se heurte à une offre limitée.

Procédures

Ce projet a été écrit afin de réaliser de la prestation de service. Il nous est donc difficile à ce jour de définir le nombre d’intervention et leur durée mais le nombre de prélèvements est limité. Pour chaque injection (sous-cutanée, intrapéritonéale, intraveineuse) la durée maximale est de 1min, cela comprend le temps de la contention et de l'injection. Pour les prises de sang, l'animal est anesthésié dans la boite à induction pendant 2 à 3 min, puis la prise de sang est réalisée. L’animal est ensuite remis dans sa cage et surveillé. L’ensemble dure maximum 5 min. Pour des procédures dites « classiques », les souris anesthésiées seront infectées par le virus par injection dans le coussinet plantaire d'une patte arrière et l’administration de candidats médicaments sera réalisée tous les jours pendant maximum 12 jours avant prélèvement d’organes

Impact sur les animaux

Chez la souris, l'infection au WNV induit les signes cliniques habituels d'une maladie infectieuse : affaiblissement des membres postérieurs, posture voûtée, poil rugueux ou non soigné, activité réduite, respiration difficile, perte de poids et la mort dans 30% des cas. La cinétique de l'infection et des signes cliniques doit être établie pour chaque souche de virus car celle-ci varie considérablement d'un virus à un autre. 30% des souris infectées succombent à l'infection dans les 10–12 jours après l'infection, selon la dose d'inoculum.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour réaliser les différents prélèvements. Il n’y a pas de possibilité de remplacement, vu le contexte hautement pathogène

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire se justifie dans le sens où l’efficacité in vivo d’un composé sur une infection résulte non seulement de l’effet de ce dernier sur les micro-organismes mais également de la réponse du système immunitaire de l’hôte sur ces agents pathogènes. Il n’existe aucun modèle in vitro mimant de façon précise ces interactions complexes. L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus). Les modèles souris sont largement utilisés par les équipes de Recherche publique et privée dans le domaine des maladies infectieuses. Les souris sont généralement sensibles à l'infection par le VNO, et constituent le modèle de choix pour l'investigation de cette pathologie. Faciles à travailler, les souris se prêtent aux analyses immunologiques en raison d'un large panel d'outils d'analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie

Réduction

Une attention toute particulière est portée sur le nombre d’animaux utilisés dans le projet. Nous travaillons avec une compagnie spécialisée dans les biostatistiques. Cette collaboration nous permet d’utiliser le nombre strictement nécessaire pour chaque expérience et de l’optimiser durant toute la durée du projet. Le nombre estimé est 200 animaux / an. Le nombre d'étude variera en fonction de la demande client. En fonction de la diversité et du nombre des paramètres biologiques à analyser entre 8 et 15 souris seront nécessaires par groupe. Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude peut varier de 20 à 40, en fonction du nombre de groupes différents à générer dans chaque étude (nombre de molécules à tester, doses différentes de la molécule testée).

Raffinement

Le bien-être de l’animal sera en permanence au centre de nos préoccupations. Les souris sont hébergées dans des cages à 22 ± 2 °C et 50 ± 10% d’hygrométrie, en portoirs ventilés ou isolateurs, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé chaque semaine. Des sacs dégradables contenant la litière sont ajoutés pour leur permettre de faire un nid et une bûchette en bois, comme enrichissement du milieu. Les animaux ont une semaine d’acclimatation avant que les procédures ne débutent. Les conditions d’expérimentation font l’objet d’un suivi attentif du bien-être animal. Les animaux seront suivis quotidiennement par la structure en charge du bien-être animal. Afin de palier l'inconfort occasionné par l'injection dans le coussinet plantaire, des croquettes imbibées d'eau seront placées dans la cage afin de favoriser la prise alimentaire Pour le confort de l'animal, la prévention du stress est intégrée aux procédures expérimentales par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse (isoflurane) pendant tous les gestes douloureux, lors des différentes injections des traitements potentiels (injection intraveineuse, injection intra-musculaire...). Tout animal présentant des signes de douleur, souffrance ou stress sera mise à mort. Les critères d’arrêt utilisés sont: - Le suivi quotidien du poids - La combinaison de plusieurs des signes cliniques : posture courbée, piloérection, difficulté respiratoire, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus. Une grille de scoring (en annexe) permettra le suivi quotidien et une intervention précoce en cas de signes dus à la pathologie.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus). Les modèles souris sont largement utilisés par les équipes de Recherche publique et privée dans le domaine des maladies infectieuses. Les souris sont généralement sensibles à l'infection par le VNO, et constituent le modèle de choix pour l'investigation de cette pathologie. Les souris se prêtent aux analyses immunologiques en raison d'un large panel d'outils d'analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie Une infection systémique par le VNO est pratiquée chez de jeunes souris adultes (âgées de 6 à 10 semaines)

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 6530
Souffrances
 -
 1000
 5530
 -
Devenir
 -
 -
 -
 6530

Objectifs

Le but de la redérivation sera de maintenir les lignées de souris sous un statut sanitaire acceptable. Dans notre établissement, beaucoup de souris (60% environ) sont immunodéprimées. Par conséquent, la présence de certains microorganismes mettrait en péril leurs bien être. La congélation des lignées des souris permet de répondre à la règle des 3R (réduction du nombre de souris) tout en protégeant ces lignées d’une dérive génétique, d’une contamination génétique ou d’une catastrophe naturelle. La modification du patrimoine génétique des souris permet de répondre à des problématiques diverses et variées (recherche fondamentale ou appliquée).

Bénéfices attendus

La redérivation de nos souris permet de garder des souris immunodéprimées au sein de notre service. La congélation de nos souris répond à la règle des 3R , c'est à dire réduire au maximum le nombre de souris. La transgénèse permet aux équipes de recherche d'obtenir des modèles de recherche.

Procédures

Certaines souris subiront 2 Injections d'hormones à 48 heures d'intervalle, en sous cutané, réalisées en 5 secondes. Chaque chirurgie serat réalisée une fois, sous anesthésie générale. La souris reste sous anesthésie durant 40 minutes. La chirurgie dure 15 minutes.

Impact sur les animaux

Au cours de nos procédures, nous réalisons des microchirurgies sous anesthésie générale. Les effets indésirables pourraient être des infections. Nous devons également conserver des mâles stériles individualisés. Ce type d'hébergement est une source de stress.

Devenir

Toutes les femelles donneuses d'ovocytes sont mises à mort afin de récupérer un maximum d'ovocytes. Les mâles fertiles sont mis à mort afin de récupérer un maximum de sperme lors de la congélation de sperme.

Remplacement

Notre structure propose la redérivation, la congélation et la modification du patrimoine génétique de la souris. Chaque chercheur justifie l'utilisation de la souris comme modèle de recherche.

Réduction

Nous utilisant des hormones non néfastes (PMSG, hyperOva et hCG) pour la souris, permettant d'obtenir un nombre maximal d'ovocytes et d'embryons, et par conséquent de réduire le nombre de femelles utilisées. La congélation des lignées murines est une méthode permettant de réduire au maximum le nombre de souris et limiter au maximum le maintient d’animaux respirant aux phénotypes dommageables non utiles immédiatement à une recherche expérimentale. Le maximum de mâles vasectomisés sera de 280 animaux (28*2*5). Nous avons en permanence 28 males vasectomisés qui nous permet de détecter 10 femelles en œstrus (chiffre empirique), c'est à dire les mères porteuses. A l'âge de 4 mois, ils sont mis en accouplement avec les futures mères porteuses. On les garde jusqu'à l'âge de 9 mois car, passé cette date, ils sont peu actifs et le nombre de femelle pluggée chute dramatiquement. Par conséquent, on les renouvelle, 2 fois par an. Un maximum de 2100 mères porteuses seront utilisées au cours des 5 ans à venir. Pour les redérivations, on prévoit 30 projets par an, incluant un lot de 4 mères porteuses soit 30 * 4 *5 souris. Pour les projets "transgénèse", on prévoit 15 projets par an, nécessitant un maximum de 5 expérimentations incluant à chaque fois un lot de 4 mères porteuses soit : 15*5*4*5 mères porteuses soit (30*4*5) +(15*5*4*5) = 2100 mères porteuses.

Raffinement

Toutes les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale. Les yeux des animaux sont protégés du dessèchement par du collyre "OcryGel". Au cours de la chirurgie, réalisée sous loupe binoculaire, les animaux sont placés sur une table chauffante thermostatée à 28°C. Tous les animaux sont ensuite accueillis dans une cage, elle-même chauffée par un tapis. Le tapis chauffant est retiré après le réveil de tous les animaux. De plus, des analgésiques adaptées (métacam ou doliprane) sont introduit dans l'eau de boisson durant 3 jours après l'intervention. Les mâles individualisés reçoivent un enrichissement supplémentaire, un igloo en carton.

Choix des espèces

Notre structure met à disposition une prestation de redérivation des souris afin de maintenir un statut sanitaire à l'élevage des souris immunodéprimées. La congélation des souris transgéniques permettra de garder ces modèle sous la forme congelée et non respirante. La création de modèles murins transgéniques permettra d'obtenir des modèle pertinents pour des études en recherche fondamentale, ainsi qu'en recherche clinique. Les mâles subiront une vasectomie seront âgés entre 8 et 10 semaines. On les gardera au maximum 10 mois. Les femelles donneuses d'ovocytes seront âgées entre 4 et 6 semaines. On utilise des femelles prés pubères afin d'induit facilement un cycle hormonal en injectant les hormones appropriées. Les souris mises en accouplement auront au minimum 5 semaines. Les mères porteuses seront matures, âgées entre 2 et 9 mois.