Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine

234 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 525
Rats : 525
Souffrances
 -
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 1050
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Devenir
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 1050

Perte de poids excessive, incapacité fonctionnelle ou douleur persistante non soulagée déclenchent l'arrêt de l'expérience et la mise à mort anticipée. 1 050 rongeurs, 525 souris et 525 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue par prélèvement intracardiaque sous anesthésie profonde. Une lésion du genou leur est infligée sous anesthésie générale, par voie mécanique, par collagénase ou par arthrite infectieuse, puis viennent jusqu'à douze semaines d'administrations répétées, deux sessions d'imagerie toutes les deux semaines et des prélèvements sanguins hebdomadaires. Les traitements testés visent à protéger ou réparer le cartilage, et le porteur revendique une réduction des effectifs par le suivi d'un même rongeur dans le temps, sans donner le chiffre auquel cette réduction se compare.

Objectifs

Les l?sions du cartilage articulaire repr?sentent une probl?matique majeure en m?decine r?g?n?rative et en rhumatologie, en raison de la faible capacit? de r?paration intrins?que de ce tissu. L?alt?ration progressive ou aigu? du cartilage peut conduire ? une perte de fonction articulaire, ? la douleur chronique et, ? terme, ? l?arthrose. ? ce jour, les options th?rapeutiques disponibles restent essentiellement symptomatiques ou palliatives et ne permettent pas de restaurer de mani?re durable l?int?grit? structurelle et fonctionnelle du cartilage. Les traitements actuels soulagent les sympt?mes mais ne r?parent pas le cartilage. Ce projet teste, chez la souris et le rat, de nouveaux traitements dans trois situations : une atteinte du cartilage due ? une blessure, une atteinte due ? une infection de l'articulation ou une usure progressive du cartilage.

Bénéfices attendus

Les l?sions du cartilage articulaire repr?sentent un enjeu majeur de sant? publique en raison de leur fr?quence, de leur ?volution souvent irr?versible et de l?absence de traitements r?ellement r?parateurs. Aujourd'hui, les traitements disponibles ne font que soulager la douleur sans r?parer l'articulation. Ce projet cherche des traitements capables de prot?ger ou r?parer le cartilage. Nous testerons plusieurs m?dicaments, et diff?rentes fa?ons de les pr?parer et de les administrer, pour trouver ceux qui agissent le plus efficacement. Les r?sultats pourraient d?boucher sur de nouveaux traitements pour les maladies articulaires.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis ? plusieurs types d?interventions exp?rimentales r?p?t?es et compl?mentaires, r?alis?es sur souris et rats et r?parties sur une dur?e maximale de 12 semaines. Les trois proc?dures reposent sur des interventions intra-articulaires r?alis?es au niveau d?un genou sous anesth?sie g?n?rale. Elles comprennent une unique induction de l?sion au niveau du genou (dur?e totale de 15 minutes maximum). Au cours de l??tude, les animaux recevront des administrations r?p?t?es de compos?s exp?rimentaux via diff?rentes voies. Ces administrations peuvent ?tre quotidiennes ou espac?es selon les sch?mas exp?rimentaux, sur toute la dur?e du suivi (jusqu?? 12 semaines). Une imagerie de fluorescence sera r?alis?e de mani?re r?p?t?e, ? raison de deux sessions toutes les 2 semaines, sous anesth?sie. Ces sessions permettent le suivi de la r?paration tissulaire et de l'?volution du mod?le. Chaque session implique une br?ve anesth?sie g?n?rale. Les animaux feront l?objet de pr?l?vements sanguins hebdomadaires sous anesth?sie respectant les conditions physiologiques et le bien ?tre animal. Ces pr?l?vements sont effectu?s ? intervalles r?guliers sur toute la dur?e exp?rimentale. Enfin, ? l?issue de l??tude, les animaux seront soumis ? un pr?l?vement terminal intracardiaque r?alis? sous anesth?sie profonde, imm?diatement suivi de la mise ? mort conform?ment aux proc?dures r?glementaires. L?ensemble des proc?dures est r?alis? sous anesth?sie et analg?sie appropri?es afin de limiter toute douleur, souffrance ou d?tresse.

Impact sur les animaux

Les proc?dures de ce projet peuvent induire des effets ind?sirables li?s aux mod?les de l?sions articulaires. Les animaux peuvent pr?senter une douleur post-proc?dure l?g?re ? mod?r?e, surtout en phase aigu?. Cette phase aigu? est g?n?ralement limit?e aux premiers jours. Une diminution temporaire de la mobilit? articulaire et de l?activit? spontan?e est attendue, principalement durant les premiers jours, avec une am?lioration progressive au cours de la premi?re semaine. Les animaux peuvent pr?senter un gonflement articulaire, une mobilit? r?duite et une diminution de la prise alimentaire. Une alt?ration de l??tat g?n?ral, incluant perte de poids et baisse d?activit?, peut survenir. Une surveillance rapproch?e permet de d?tecter toute aggravation. Des crit?res d?arr?t pr?d?finis sont appliqu?s afin de pr?venir toute souffrance prolong?e, notamment en cas de perte de poids excessive, d?incapacit? fonctionnelle ou de douleur persistante non soulag?e.

Devenir

L'ensemble des animaux utilis?s seront mis ? mort ? l'issue des proc?dures de ce projet.

Remplacement

La strat?gie de remplacement a ?t? int?gr?e ? la conception du projet, conform?ment au principe des 3Rs. Malgr? une analyse approfondie des alternatives, l?utilisation d?animaux reste n?cessaire en raison de la complexit? des pathologies ?tudi?es et du besoin d??valuer des r?ponses biologiques int?gr?es ? l??chelle de l?articulation, notamment les interactions entre le cartilage et les tissus peri-articulaires ainsi que les ph?nom?nes inflammatoires, immunitaires, le remodelage osseux et la r?paration tissulaire. Les m?thodes alternatives sont utilis?es en amont pour optimiser la s?lection des candidats et r?duire le recours ? l'animal : cultures de chondrocytes et d'explants cartilagineux, mod?les 3D/organo?des articulaires et tests de cytotoxicit? pour le criblage pr?liminaire des mol?cules et des doses ; exploitation des donn?es bibliographiques et in silico pour hi?rarchiser les hypoth?ses. Cependant, ces mod?les pr?sentent des limites importantes : ils ne reproduisent pas la complexit? des interactions entre cartilage, synovie et os sous-chondral, ni les contraintes m?caniques, la vascularisation ou les r?ponses immunitaires et inflammatoires syst?miques. Ils ne permettent pas non plus d??valuer de mani?re fiable la dynamique globale de d?gradation et de r?paration du cartilage. Les objectifs du projet n?cessitent l??tude de strat?gies th?rapeutiques dans des mod?les int?gr?s de l?sion m?canique, d?arthrite infectieuse et de d?gradation enzymatique. Ces situations impliquent des interactions tissulaires et immunitaires complexes ainsi que des r?ponses locales et syst?miques qui ne peuvent ?tre reproduites in vitro.

Réduction

Le nombre d?animaux a ?t? d?termin? par des analyses de puissance bas?es sur la litt?rature et des donn?es internes, en tenant compte de la variabilit? des mod?les. Plusieurs mesures sont mises en ?uvre pour limiter les effectifs. Une phase pilote permet de valider les mod?les et d?affiner les param?tres exp?rimentaux, r?duisant les r?p?titions inutiles. L?imagerie in vivo constitue un levier majeur de r?duction. Des techniques non invasives (fluorescence ciblant le cartilage ou l?inflammation, bioluminescence bact?rienne) permettent un suivi longitudinal des l?sions et des traitements chez un m?me animal. Cette approche r?duit le recours ? des sacrifices interm?diaires et transforme des comparaisons interindividuelles en comparaisons intra-individuelles, augmentant la puissance statistique tout en diminuant les effectifs. D?autres mesures incluent l?exploitation maximale des tissus pr?lev?s pour des analyses multiples. Le partage des ?chantillons permet d?optimiser l?utilisation de chaque animal. En amont, des donn?es issues de mod?les in vitro ou de mod?lisation sont utilis?es pour affiner les hypoth?ses et limiter le nombre de conditions test?es. Les analyses statistiques seront effectu?es sur la dur?e sur chaque animal. L?ensemble de ces mesures permet de r?duire significativement le nombre d?animaux tout en garantissant la robustesse et la reproductibilit? des r?sultats.

Raffinement

Conform?ment ? la r?glementation en vigueur, ce projet est con?u afin de r?duire au maximum la douleur, la souffrance, l?angoisse et toute nuisance durable inflig?es aux animaux, tout en garantissant la validit? scientifique des r?sultats. Les animaux sont h?berg?s dans des conditions r?glementaires. Toutes les proc?dures invasives (chirurgie, injections intra-articulaires) sont r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale ? l'isoflurane (4 % induction, 2 % maintien) sur tapis chauffant, avec contr?le de l'absence de r?flexe nociceptif (retrait de la patte au pincement). Un traitement analg?sique est administr? en pre- & post-op?ratoire pour limiter la douleur aigu?, ? l'aide de bupr?norphine 0,05 mg/kg SC administr?e avant l'incision/l'injection intra-articulaire, puis toutes les 8?12 h pendant au moins 48 h, et au-del? selon l'?valuation clinique. Ce protocole s'applique aux trois proc?dures. Des grilles de score standardis?es et points limites pr?coces sont d?finis (?tat g?n?ral, poids corporel (r?f?rence = poids basal initial), mobilit?/boiterie, posture, toilettage, prise alimentaire/hydrique et aspect de l'articulation (rougeur, gonflement, ?coulement, aspect de la plaie), pouvant conduire ? une prise en charge adapt?e ou ? une mise ? mort anticip?e (cf annexe grille de scoring). Les soins post-op?ratoires incluent une surveillance rapproch?e, le maintien au chaud, la r?hydratation si n?cessaire et un suivi jusqu?? r?cup?ration fonctionnelle. L?utilisation de m?thodes non invasives, comme l?imagerie in vivo, permet de limiter les interventions.

Choix des espèces

La souris et le rat constituent les mod?les les plus pertinents pour ce projet en raison de la disponibilit? de mod?les bien caract?ris?s de l?sions cartilagineuses incluant les d?fauts m?caniques, la d?gradation enzymatique par collag?nase et l?arthrite infectieuse. Ces esp?ces pr?sentent une physiologie articulaire et des processus de r?paration du cartilage suffisamment proches des m?canismes humains pour permettre l??tude des pathologies d?g?n?ratives et inflammatoires. Elles offrent ?galement une grande richesse d?outils mol?culaires, immunologiques et g?n?tiques facilitant l?analyse des m?canismes d?action des candidats th?rapeutiques. Le recours au rat, en compl?ment de la souris, est justifi? lorsque la taille de l'articulation est un facteur limitant : la plus grande taille du genou du rat facilite la reproductibilit? de l'induction chirurgicale de la l?sion focale, les injections intra-articulaires pr?cises et le pr?l?vement de volumes sanguins suffisants pour certains dosages. Les animaux utilis?s dans ce projet seront des souris ou des rats adultes, ?g?es de 6 ? 12 semaines au moment de l?induction. Ce stade de d?veloppement correspond ? des animaux immunologiquement matures, physiologiquement stables, et adapt?s ? l??tablissement reproductible des mod?les d?atteinte du cartilage dans cette ?tude.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 1600
Rats : 1600
Souffrances
 -
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 3200
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Devenir
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 -
 3200

Gavage à la canule, injection dans l'abdomen, dans une veine de la queue, sous la peau ou directement dans le pénis : chaque administration se fait en une fois, la voie intra-caverneuse sous anesthésie, les autres sans. 3 200 individus, 1 600 souris et 1 600 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélever des tissus. L'objectif est de tester des candidats médicaments contre la dysfonction érectile, le résumé signalant parmi les effets possibles une érection anormalement longue ou persistante et des troubles urinaires. Le porteur annonce le recueil d'observations comportementales sur les mêmes individus, sans dire lesquelles.

Objectifs

La dysfonction érectile correspond à une difficulté persistante à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel. En France, elle concerne plusieurs millions d’hommes, en particulier après 40 ans. Les traitements actuels les plus utilisés aident le corps à mieux faire circuler le sang vers le pénis. Ils agissent en facilitant la détente des vaisseaux sanguins, ce qui permet une meilleure arrivée du sang et donc une érection plus facile. Cependant, ces médicaments ne fonctionnent que s’il y a une stimulation sexuelle. Ils peuvent être pris de deux façons : soit ponctuellement avant un rapport, soit de manière régulière chaque jour. Le principe du traitement reste le même, seule la façon de le prendre change. Comme tout traitement, ils peuvent provoquer des effets indésirables, le plus souvent bénins, comme des maux de tête, des troubles digestifs, des douleurs musculaires ou une sensation de chaleur. Malgré leur efficacité, environ un tiers des patients n’obtiennent pas de résultats satisfaisants. Il est donc nécessaire de développer de nouveaux médicaments, qui seraient plus efficaces ou mieux tolérées. Dans ce cadre, ce projet vise à mettre en place des procédures simples chez des animaux (rats et souris adultes) pour tester de nouveaux traitements potentiels et mieux comprendre leur effet sur la fonction érectile.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer et utiliser des modèles chez l’animal (rats et souris) pour mieux étudier la dysfonction érectile et tester de nouveaux traitements potentiels. L’objectif est de disposer de méthodes fiables pour évaluer l’efficacité de nouvelles substances. Cela permet de repérer celles qui pourraient améliorer la fonction érectile et de sélectionner les plus prometteuses pour la suite du développement. D’un point de vue médical, ces recherches pourraient aider à trouver des traitements plus efficaces, notamment pour les patients chez qui les solutions actuelles ne fonctionnent pas bien. À terme, cela pourrait améliorer la qualité de vie des patients et de leurs partenaires. Le projet cherche aussi à favoriser le développement de traitements mieux tolérés, avec moins d’effets indésirables. Enfin, sur le plan pratique, ce type d’approche permet de gagner du temps dans la recherche en identifiant plus rapidement les candidats les plus intéressants à développer.

Procédures

Les animaux (rats et souris) recevront chacun une seule administration pendant la procédure. Plusieurs voies d’administration sont possibles : soit par gavage (administration orale à l’aide d’une canule), soit par injection intrapéritonéale (dans l’abdomen), soit par injection intraveineuse dans la queue (dans une veine), soit par injection sous-cutanée (sous la peau), soit par injection intra-caverneuse (dans le pénis). Pour le gavage (sans anesthésie), le volume administré sera délivré lentement. Les volumes respecteront les recommandations en vigueur. Durée estimée : 30 secondes à 1 minute par animal Pour l’injection intrapéritonéale (sans anesthésie), les volumes administrés respecteront les recommandations en vigueur. Durée estimée : 30 secondes à 1 minute par animal, en fonction du comportement de l’animal. Pour l’injection intraveineuse (sans ou avec anesthésie), les volumes injectés respecteront les recommandations en vigueur. Durée estimée : 1 à 5 minutes par animal, en fonction de la facilité d’accès à la veine et du produit administré. Pour l’injection sous-cutanée (sans anesthésie), les volumes administrés respecteront les recommandations en vigueur. Durée estimée : environ 30 secondes par animal. Pour l’injection intra-caverneuse (avec anesthésie), les volumes administrés respecteront les recommandations en vigueur. Durée estimée : environ 15 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Certains signes généraux peuvent apparaître si un animal tolère mal le traitement. Par exemple : les poils peuvent se hérisser, les yeux peuvent être à moitié fermés, les moustaches collées, les oreilles plaquées vers l’arrière, ou encore une posture inhabituelle (dos voûté). On peut aussi observer une légère perte de poids, des sécrétions autour des yeux ou du nez, ou des signes d’inconfort au niveau du pénis, comme une érection anormalement longue ou persistante, ou une difficulté à ce que le pénis reprenne sa position normale, des troubles urinaires. Des signes de stress peuvent également être observés, du aux manipulations, à l’inconfort, aux administrations et au dispositif de contention. Des réactions locales peuvent aussi survenir à l’endroit où une intervention a été réalisée, comme une rougeur, un gonflement, ou plus rarement une infection. Enfin, des interactions entre animaux (par exemple en cas de cohabitation) peuvent parfois entraîner des blessures.

Devenir

À l’issue de chaque procédure, les animaux ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres études. Cela s’explique par la nature des expériences réalisées, qui incluent des administrations de substances et des procédures pouvant influencer durablement leur état physiologique. De plus, afin de répondre aux objectifs scientifiques du projet, des prélèvements de tissus sont nécessaires pour réaliser des analyses complémentaires impossibles à effectuer chez l’animal vivant. Pour ces raisons, les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures, conformément à la réglementation en vigueur et aux principes éthiques encadrant l’expérimentation animale, afin de limiter toute souffrance inutile et de permettre l’exploitation scientifique complète des données obtenues.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est nécessaire dans ce projet, car la fonction érectile repose sur des mécanismes complexes faisant intervenir plusieurs parties du corps, notamment le système nerveux, la circulation sanguine et les hormones. Aujourd’hui, il n’existe pas de méthodes alternatives (comme des tests en laboratoire sur cellules ou des simulations informatiques) capables de reproduire de façon fiable l’ensemble de ces interactions dans un organisme entier. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux reste aujourd’hui indispensable pour répondre aux objectifs de ce projet. Le nombre d’animaux utilisés est toutefois limité au strict nécessaire afin de répondre à la question scientifique posée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet sera limité au strict nécessaire afin de garantir la robustesse scientifique des résultats (selon la littérature) tout en respectant le principe de réduction. Le nombre d’animaux par groupe expérimental sera limité entre 4 et 12, en tenant compte de la variabilité interindividuelle observée dans ce type de modèle. Le nombre de groupes sera déterminé en fonction du nombre de doses à tester pour chaque molécule. Les effectifs ont été définis de manière à permettre une analyse statistique appropriée, tout en évitant toute utilisation excessive d’animaux. Les données obtenues seront analysées à l’aide de tests statistiques adaptés (notamment une analyse de variance à deux facteurs – two-way ANOVA – suivie de tests post-test). Lorsque cela est possible, plusieurs types de données (observations comportementales, effets pharmacologiques, prélèvements tissulaires) seront recueillis chez un même animal, afin de maximiser les informations obtenues. Par ailleurs, les conditions expérimentales seront standardisées afin de limiter la variabilité et, par conséquent, de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Aucune répétition inutile d’expériences ne sera réalisée.

Raffinement

L’ensemble des procédures expérimentales est conçu pour limiter au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux, conformément à la réglementation et aux bonnes pratiques en expérimentation animale. Avant le début des expériences, une période d’adaptation d’au moins 7 jours est systématiquement respectée. Pendant cette période, les animaux s’habituent à leur environnement et aux personnes qui s’en occupent, grâce à des manipulations douces et répétées visant à les habituer au contact humain. Les animaux sont hébergés dans des conditions enrichies, avec des éléments permettant de favoriser leur bien-être et leurs comportements naturels, comme du matériel pour faire des nids, des abris, des tunnels ou des objets à ronger. Cela permet de réduire leur stress. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé, dans des conditions conçues pour limiter le stress lié à la manipulation. Le matériel nécessaire est préparé à l’avance afin d’éviter toute attente inutile. Les procédures se déroulent dans des locaux adaptés et contrôlés. Les animaux sont suivis quotidiennement de manière attentive. Leur état général est évalué (poids, comportement, signes de mal-être) et des seuils d’alerte permettent d’interrompre rapidement la procédure si leur bien-être se dégrade. Les actes pouvant être douloureux sont réalisés sous anesthésie. Pendant ces phases, les animaux sont maintenus au chaud et leurs yeux sont protégés pour éviter le dessèchement. Après la procédure, ils restent surveillés jusqu’à leur réveil complet. Si besoin, un soutien alimentaire adapté peut être mis en place pour limiter la perte de poids et maintenir leur état général. En cas de problèmes cutanés (comme des irritations ou des plaies), des soins locaux adaptés sont appliqués avec des produits vétérinaires appropriés pour favoriser la cicatrisation.

Choix des espèces

Le choix du rat et de la souris s’explique par leur utilisation fréquente dans l’étude de la fonction érectile et des troubles associés. Ces animaux présentent des ressemblances avec l’être humain, notamment au niveau des mécanismes qui contrôlent la circulation sanguine et le système nerveux impliqués dans l’érection. Le rat est souvent utilisé car sa taille facilite certaines manipulations et observations, comme les injections ou le suivi des réactions physiologiques. Il permet aussi d’obtenir des résultats généralement stables et reproductibles. La souris constitue un modèle complémentaire, notamment parce qu’il existe de nombreuses lignées génétiques disponibles. Elle est particulièrement utile pour les premières étapes de test de nouvelles substances. L’utilisation de ces deux espèces permet donc d’adapter les approches expérimentales selon les objectifs de l’étude, tout en restant conforme aux pratiques habituelles de la recherche. Les animaux utilisés sont adultes : à partir de 12 semaines pour les rats et de 10 semaines pour les souris, ce qui correspond à un stade de développement où les fonctions reproductives et physiologiques sont matures. Dans certains cas, des animaux plus âgés peuvent également être utilisés, selon les besoins de l’étude (souris de 6 à 12 mois et rats de 12 à 24 mois). Ce choix est justifié par le fait que les troubles de l’érection sont plus fréquents avec l’âge, car le vieillissement entraîne des modifications progressives du système sanguin et du système nerveux impliqués dans ce mécanisme. Utiliser des animaux plus âgés permet donc de se rapprocher de certaines situations observées chez l’humain.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 3000
Cochons d'Inde : 200
Hamsters dorés : 1000
Souffrances
 -
 4200
 -
 -
Devenir
 500
 -
 -
 3700

Le projet sert à constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché de vaccins vétérinaires destinés aux espèces domestiques. 3 000 souris, 1 000 hamsters dorés et 200 cobayes, soit 4 200 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun recevant jusqu'à quatre injections espacées de 48 heures et des prélèvements sanguins tous les quatorze ou quinze jours. Les injections provoquent des rougeurs, des œdèmes, des nodules ou des démangeaisons, une perte de poids, un poil hérissé et une baisse d'activité, effets que le porteur annonce répétés au fil des administrations. 3 700 de ces rongeurs sont tués pour des prélèvements terminaux, dont certains par voie intracardiaque, et 500 peuvent être adoptés après avis vétérinaire, le porteur situant le passage au tout in vitro comme "l'ambition ultime et à très long terme" de l'entreprise.

Objectifs

Ce projet s'inscrit dans les premières étapes de création de nouveaux vaccins et produits stimulant l'immunité -Son objectif principal est d'étudier la sécurité (tolérance par l'organisme) et la capacité à déclencher une réponse immunitaire protectrice de ces futurs vaccins chez le rongeur avant leur administration chez les espèces auxquelles se destinent ces produits. -Les données recueillies permettront de définir les meilleures conditions d'utilisation du produit et d'éliminer les produits qui n'est pas conforme en termes de réponses et de tolérance — notamment la dose la plus efficace, la façon de l'administrer, et la sélection des bons ingrédients complémentaires (adjuvants et excipients) — afin d'orienter la suite de son développement.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou de l’amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de ces procédures seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études nécessaire à la constitution du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

Le nombre d’interventions dépend de l’objectif de chaque étude. La durée de présence des animaux dans le projet varie de 1 jour à 3 mois, avec une durée moyenne de 28 jours. Les nuisances liées aux interventions sont les suivantes : ● Administrations (Vaccinations) : Les animaux reçoivent une ou plusieurs administrations de produit immunologique. Chaque acte dure entre 3 et 30 secondes. Entre chaque administration, un minimum de 48 heures est respecté ainsi qu’un site d’injection différent. ● Suivis et prélèvements simples : Des prélèvements sanguins sont effectués de manière régulière (souris : 1 prélèvement tous les 14 jours / hamster : 1 prélèvement tous les 14 jours / cobaye : 1 prélèvement tous les 15 jours selon le poids ou 1 fois par mois) , d'une durée de 10 à 30 secondes chacun sous anesthésie. ● Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. L'ensemble de ces interventions est réalisé par du personnel qualifié afin de minimiser le stress et la durée de contention des animaux.

Impact sur les animaux

Les administrations de produits (produit testé, anesthésiques ou traitements) par voies parentérales sont des injections réalisées sur l'animal vigile, entraînant une douleur légère et transitoire. Suite à ces administrations, les animaux peuvent présenter des réactions locales transitoires au site d’injections telles que des rougeurs, des gonflements (œdèmes, nodules) ou des démangeaisons (prurit). Des réactions générales passagères peuvent également être observées, incluant une perte de poids (selon le modèle), une baisse de la consommation alimentaire ou des signes d'inconfort comme un hérissement des poils (aspect ébouriffé) et une baisse d'activité. En raison du schéma vaccinal prévoyant des administrations multiples (jusqu'à 4 injections/minimum 48h entre chaque injections et changement de site d’injection pour chaque injection), ces nuisances sont susceptibles d'être répétées au cours de la procédure et seront suivie au cours de l’observation quotidienne des animaux. Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. La caractérisation de l’immunogénicité des candidats vaccins s’appuie sur des prélèvements sanguins, de suivi ou terminaux, dont les modalités d’exécution sont définies selon l’objectif de l’étude. Afin de limiter les nuisances, ces actes pourront être effectués sous une anesthésie générale profonde ou légère, selon la voie d’accès (veine saphène, veine jugulaire, veine mandibulaire ou par voie intracardiaque).

Devenir

L'issue pour les animaux inclus dans ce projet est définie selon deux orientations possibles, privilégiant systématiquement les principes de Réduction et de Réhabilitation : 1. Placement (Adoption) Les rongeurs pour lesquels un prélèvement terminal n’a pas été réalisé et après confirmation par le vétérinaire que leur état de santé et leur comportement permettent une vie domestique, conformément à la réglementation en vigueur. 2. Mise à mort pour prélèvements terminaux Les rongeurs seront euthanasiés par une méthode humaine pour les nécessités de l'étude : ● Analyses approfondies : Collecte de sérum, tissus et organes pour caractériser la réponse immunitaire et les mécanismes d'action. ● Développement de méthodes alternatives : Utilisation des échantillons pour mettre au point des tests sérologiques in vitro (tests de libération), visant à terme le remplacement des épreuves virulentes sur animaux.

Remplacement

L'absence de méthodes alternatives validées capable de reproduire la complexité systémique d'un organisme vivant rend nécessaire l'utilisation du modèle animal pour caractériser l'innocuité et l'efficacité des produits immunologiques. Ce protocole est indispensable pour répondre aux exigences réglementaires précliniques. Ce projet vise spécifiquement le recueil exhaustif de données pour remplacer les infections expérimentales lors des tests de libération de lots par des suivis d'immunogénicité (prises de sang). Si le passage au tout in vitro demeure l'ambition ultime et à très long terme de l’entreprise, le présent projet constitue l'étape intermédiaire indispensable de collecte de données pour y parvenir.

Réduction

Le nombre d’animaux a été dimensionné pour répondre aux exigences de la Pharmacopée Européenne et de la réglementation, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Pour les premières études de développement (préclinique préliminaire), les effectifs sont déterminés sur la base de données bibliographique, de modèles similaires et de l'historique de projets antérieurs. Au fur et à mesure de l'avancement vers les phases réglementaires, ces effectifs sont affinés grâce à une approche statistique (calcul de risque et de puissance), permettant de réduire au strict minimum le nombre d’animaux par lot. L'estimation globale sur 5 ans intègre une planification pluriannuelle afin d'optimiser l'utilisation de ces lots. Enfin, dans une démarche de réduction active, la mutualisation des groupes témoins est systématiquement privilégiée dès que possible : évaluer plusieurs produits simultanément permet de partager un groupe contrôle unique, réduisant ainsi de manière significative le nombre total d'animaux inclus dans le projet.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'un hébergement en groupe et d'un enrichissement du milieu adapté à l’espèce (abris, matériel de nidification), garantissant ainsi leur confort social et physique. Une phase d'acclimatation systématique et adaptée précède le début de chaque essai. Afin de minimiser la douleur et le stress, les procédures invasives, telles que les prélèvements de sang de suivi, sont réalisées sous anesthésie générale légère, associée si nécessaire à une analgésie adaptée. Les prélèvements sanguins terminaux sont, quant à eux, systématiquement effectués sous anesthésie générale profonde, également couplée à une analgésie. En amont de toute administration, la sûreté des produits (candidats vaccins ou immunostimulants) est garantie par une caractérisation et un contrôle préalable in vitro (vérification de la stérilité et de l'inactivation microbiologique). Enfin, ce projet repose sur l'application stricte de points limites spécifiques, prédéfinis pour l’innocuité des produits immunologiques selon le modèle utilisé. Basés sur des scores cliniques objectifs, ces points limites garantissent une prise en charge précoce, une sortie de procédure ou, en dernier recours, une euthanasie anticipée, afin d'éviter toute douleur ou détresse inutile

Choix des espèces

Le choix des espèces repose sur les exigences de la réglementation. - La souris est sélectionnée pour la richesse des outils d'analyse disponibles et des données préexistantes, évitant ainsi la duplication d'essais inutiles. - Le hamster est retenu pour sa sensibilité spécifique à certains microbes, garantissant une meilleure application des résultats d'efficacité du vaccin. - Le cobaye constitue un modèle de référence par sa proximité physiologique avec l’espèce cible et est souvent requis par la réglementation pour valider l'efficacité et la sécurité des produits. Ces modèles de petite taille optimisent la fiabilité scientifique grâce à un contrôle rigoureux des paramètres expérimentaux et présentent un comportement immunitaire pertinent par rapport aux espèces de destination. Cette approche garantit une évaluation solide de la protection vaccinale dans un organisme vivant. Concernant les stades de développement, les études seront réalisées sur des animaux jeunes (sevrés) ou adultes, conformément à la réglementation en vigueur et aux données scientifiques existantes.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 4000
Rats : 400
Souffrances
 -
 4400
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 4400

La plateforme vend un service d'irradiation à des équipes qui n'ont pas d'irradiateur, et ce projet sert à couvrir réglementairement les animaux venus d'autres établissements pendant leur passage. 4 000 souris et 400 rats y seront irradiés, une à cinq fois, corps entier ou zone ciblée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, éveillés ou sous anesthésie jusqu'à trente minutes. Le porteur indique qu'ils retournent ensuite dans leur animalerie d'origine, où ils poursuivent les protocoles de leur établissement de rattachement. L'irradiation sert aussi à empêcher le rejet de cellules greffées pour fabriquer des modèles murins de cancers humains, technique que le porteur présente comme un moyen de réduire le nombre d'animaux.

Objectifs

La plateforme propose un service d’irradiation de rongeurs de laboratoire qui comprend la mise à disposition des équipements pour les utilisateurs autorisés ou la réalisation par le personnel de la plateforme, d’irradiations corps entier ou de zones ciblées selon les besoins du demandeur. Dans ce contexte, la plateforme peut accueillir temporairement des animaux extérieurs à l’établissement utilisateur dont elle dépend ; ce projet a pour objectif de couvrir réglementairement ces animaux durant la période d’irradiation sur la plateforme. Ces animaux sont inclus, d’autre part, dans des demandes d’autorisation de projet rattachées aux établissements d’expérimentation dont dépend le concepteur du projet et demandeur de la prestation. Les chercheurs utilisent l’irradiation soit comme sujet d’étude direct pour comprendre les effets cellulaires et moléculaires des radiations avec ou sans co-exposition chimique ou comme outil pour créer par exemple, après transplantation cellulaire, des modèles murins de cancers humains affectant les cellules sanguines. Dans ce cas, l’irradiation permet d’éviter le rejet des cellules greffées. La technique de greffe de moëlle osseuse est utilisée pour réduire le nombre d’animaux et amplifier les animaux modèles de cancers. La plateforme s’engage à réaliser les irradiations seulement si les animaux sont inclus dans une demande d’autorisation de projet qui a reçu un avis favorable de la part du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’espace.

Bénéfices attendus

La plateforme, dotée de personnel qualifié et habilité à accueillir temporairement des animaux provenant d’établissements extérieurs, constitue un outil structurant permettant de réaliser des irradiations pour des équipes extérieures qui n’ont pas accès en interne à des irradiateurs. En assurant la traçabilité des autorisations, le suivi des animaux irradiés et la mise à disposition d’équipements d’irradiations, elle favorise la production de données robustes, indispensables pour étayer les futurs développements. Les bénéfices à court terme sont de permettre la réalisation des irradiations nécessaires au bon déroulement des projets accueillis sur la plateforme et les bénéfices à long terme, seront apportés par les projets dans lesquels les animaux irradiés sont utilisés.

Procédures

Irradiation sur animaux vigiles (1 à 5 irradiations, durée 10 minutes maximum) ou animaux anesthésiés (1 à 5 irradiations, 15 minutes) Une Anesthésie sur certains animaux (durée maximale de 30 minutes, 1 à 5 anesthésies)

Impact sur les animaux

Légère perte de poids dans les jours qui suivent l’irradiation sous anesthésie, stress lié aux manipulations

Devenir

A la fin des procédures, les animaux retournent dans leur animalerie d’origine.

Remplacement

Les projets reçus sur la plateforme d’irradiation ont reçu un avis favorable du comité d’éthique de leur établissement et une autorisation du MESRE. Les concepteurs ont démontré l’impossibilité actuelle de remplacer les animaux pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cependant, les systèmes in vitro sont utilisés en amont des projets in vivo. Ils permettent ainsi, dans un premier temps, d’explorer de manière contrôlée et mécanistique les réponses moléculaires et cellulaires aux rayonnements. Ils offrent la possibilité d’identifier finement les voies de signalisation impliquées, de caractériser les altérations précoces et de déterminer des gammes de doses d’irradiation à tester in vivo. De même, les stratégies thérapeutiques sont d’abord évaluées dans des modèles cellulaires ou à l’aide d’organoïdes tumoraux, permettant d’étudier la radiosensibilité des cellules tumorales, l’effet de nouveaux traitements ou l’impact de certaines combinaisons thérapeutiques sous irradiation. Ces approches permettent de sélectionner les conditions expérimentales les plus pertinentes (doses d’irradiation, concentrations des agents thérapeutiques) avant toute expérimentation in vivo, contribuant ainsi à limiter l’utilisation d’animaux et en ciblant plus précisément les hypothèses biologiques à tester. Elles contribuent également à définir des mécanismes spécifiques difficiles à isoler dans un organisme entier, et à comparer différentes conditions expérimentales. Néanmoins, dans le domaine des effets des rayonnements ionisants, les études in vivo demeurent indispensables. En effet, elles seules permettent de prendre en compte la complexité de l’organisme dans son ensemble, notamment les interactions entre les tissus ou organes, entre la tumeur et son environnement ou encore la distribution dans l’organisme des agents thérapeutiques ainsi qu’étudier les effets à long terme impossibles à mettre en œuvre in vitro.

Réduction

La plateforme accueille uniquement les animaux nécessaires aux expériences autorisées par les établissements de recherche. Le nombre d’animaux est planifié en fonction des besoins scientifiques de chaque projet et des autorisations administratives. Les expériences sont conçues pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, par exemple en suivant plusieurs paramètres sur un même animal au lieu d’en utiliser plusieurs.

Raffinement

Toutes les procédures sont conçues pour minimiser l’inconfort et le stress des animaux. Les irradiations sont réalisées sur des animaux vigiles ou sous anesthésie, et sont de courtes durées. Le maintien de la température corporelle est assuré si nécessaire. Les animaux sont surveillés avant, pendant et après l’irradiation, et tous les signes d’anomalie sont immédiatement signalés au vétérinaire. Des points limites ont été définis pour préserver le bien-être animal et les animaux retournent toujours dans leur animalerie d’origine après la procédure d’irradiation.

Choix des espèces

La plateforme ne permet d’irradier que des rongeurs. La souris est le modèle animal le plus fréquemment utilisé : cette espèce est très utilisée par exemple, pour l’étude des effets sur les tissus des irradiations à moyenne ou forte dose corps pour tester de nouveaux traitements ou dans des gammes de doses faibles à modérée pour étudier la senescence et le remodelage vasculaire. Il existe également de nombreux modèles murins qui miment les cancers et permettent de tester de nouvelles thérapies combinées à la radiothérapie. Le modèle rat est le modèle de référence en toxicologie de l’inhalation dans la littérature. Pour les irradiations, les animaux utilisés sont généralement des animaux jeunes adultes, dont la physiologie et le métabolisme sont stables, ce qui permet d’obtenir des données fiables et reproductibles sur les effets tissulaires et moléculaires des irradiations. L’utilisation d’animaux adultes garantit également une taille et une morphologie compatibles avec le positionnement précis requis par les irradiateurs, ainsi qu’avec l’anesthésie et le suivi post-procédure.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 400
Rats : 1200
Cochons d'Inde : 200
Souffrances
 -
 -
 1800
 -
Devenir
 -
 -
 270
 1530

Pour vérifier qu'un candidat médicament ne perturbe pas la respiration avant son administration à des personnes, 1 200 rats, 400 souris et 200 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal passe six heures, jusqu'à dix, enfermé dans une chambre de plexiglas de dix-neuf centimètres de diamètre, et certains subissent d'abord une chirurgie de quinze à trente minutes pour l'implantation d'un cathéter dans la veine jugulaire, puis restent isolés jusqu'à soixante-douze heures pour que leurs congénères n'abîment pas le dispositif. Les administrations peuvent se répéter deux fois par jour pendant un mois. 270 animaux pourront être réutilisés dans d'autres projets, notamment de formation, si la souffrance réelle est restée légère ou modérée, les autres seront tués pour des prélèvements terminaux ou après des effets marqués du produit testé.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer les effets de différents candidat-médicaments sur les paramètres respiratoires en utilisant la pléthysmographie de corps entier chez le rongeur vigile. Cette technique permet d'évaluer la fonction respiratoire des animaux sans les contraindre (pas d'anesthésie ni contention pendant la réalisation des mesures). Dans la majorité des cas, ce test sera utilisé dans le cadre de la pharmacologie de sécurité pour vérifier que les candidats-médicaments n'ont pas d'impact sur la fonction respiratoire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.

Procédures

Si le candidat médicament doit être administré par voie intraveineuse, les animaux subiront au préalable une chirugie sous anesthésie générale afin d'implanter un cathéter dans la veine jugulaire (durée 15-30min). Les animaux seront tenus afin de pouvoir leur administrer des produits anesthésiques et analgésiques (durée: environ 1-2minutes). Et ces animaux seront ensuite hebergés seuls après la chirurgie afin que leur congénère ne puisse pas altérer le cathéter (maximum 72h). Dans tous les cas, les animaux de ce projet devront séjourner plusieurs heures (généralement 6h, maximum 10h) dans un pléthysmographe (c'est à dire une chambre en plexiglass transparent, de 19cm de diamètre pour 11cm de hauteur) afin de mesurer leurs paramètres respiratoires. Le candidat médicament et le placebo seront administrés aux animaux par différentes voies. Dans la grande majorité des cas, le candidat médicament sera administré une seule fois. S'il doit être administré plusieurs fois, l'administration aura lieu au maximum 2 fois par jour pendant 1 mois. Cette administration nécessitera une contention légère d'environ 1 minutes (non-nécessaire en cas d'administration iv via le cathéter). Des prélèvements sanguins pourront être effectués durant les phases expérimentales sur animal vigile ou anesthésié (durée des prélèvements: moins de 3min, maximum 2 prélèvements par 24h, sur 5 jours d'affilée maximum).

Impact sur les animaux

Certains animaux pourront subir une chirurgie d'implantation de cathéter veineux qui peut induire des douleurs, qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie et un traitement analgésique. Le séjour dans un espace restraint pendant plusieurs heures peut engendrer un stress léger, qui sera réduit par une habituation préalable aux conditions expérimentales. Par ailleurs, les contentions des animaux vigiles pour administrer le candidat-médicament peuvent engendrer un stress mineur. Enfin, peuvent être envisagés en cours d'expérience des prélèvements de sang, qui induisent chez l'animal une douleur de l'ordre d'une piqure d'aiguille.

Devenir

Les animaux seront mis à mort si réalisation de prélèvements terminaux, suite à des effets marqués des produits testés, si non-utilisés pour d’autres projets. Certains animaux (ex: témoins, animaux ne présentant pas d'effets marqués après traitement) pourront être réutilisés pour d'autres projets (ex: formation) si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée et si les volumes sanguins prélevés et la période de récupération sont respectés.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur la respiration; ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. En effet, l’objectif principal de ce projet est d'évaluer l'impact sur la fonction respiratoire, ce qu'il n’est pas possible de faire sur des cellules en culture ou organes isolés et qui nécessite un organisme entier dont la physiologie est fonctionnelle. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat, la souris et occasionnellement le cobaye sont les espèces rongeur qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques (i.e. 8 par groupe).

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement est obtenu principalement pas le recours à une procédure non-invasive sans contrainte de l'animal (pléthysmographie corps-entier). De plus, les animaux sont habitués préalablement aux conditions expérimentales. En cas de chirurgie (nécessaire pour une administration intraveineuse), le raffinement sera mis en place par un protocole anesthésique et analgésique adapté. Des points limites adpatés sont définis et le recours à l'euthanasie se fera lorsque cela s'averera nécessaire.

Choix des espèces

Le rat, la souris et occasionnellement le cobaye sont les espèces animales les plus adaptées et les plus couramment utilisées dans le modèle animal de pléthysmographie sur corps entier. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 500
Souffrances
 200
 200
 600
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Former le personnel de l'établissement aux gestes techniques, y compris pour répondre aux demandes de clients, justifie l'utilisation de 500 souris et 500 rats, tous tués à l'issue. 200 d'entre eux sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les autres relevant de procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à trois gestes différents par semaine pendant quatre semaines consécutives, injections, prélèvements de sang, d'urine ou de liquide synovial, ou chirurgie avec réveil. Le remplacement "ne peut pas être assuré" et le recours à des animaux vivants est "nécessaire et indispensable", écrit le porteur, qui précise par ailleurs que les sutures s'apprennent sur peau artificielle et les chirurgies sur cadavres décongelés.

Objectifs

Les recherches menées au sein de notre laboratoire, ainsi que les demandes faites par les clients vont nous amener à former notre personnel sur des techniques d’expérimentation animale. L’objectif du projet est d’avoir du personnel formé mais également que chaque expérimentateur conserve son niveau technique tout au long de l’année. Quel que soit le geste, une injection ou une technique de chirurgie invasive, la formation et l’entraînement des expérimentateurs est très importante. En effet, un expérimentateur formé et entraîné sera confiant, moins stressé, ce qui limitera/induira moins de stress chez les animaux et permettra par ailleurs une meilleure homogénéité des gestes et techniques ainsi qu’une meilleure reproductivité. Les animaux utilisés seront des rats et des souris âgés de 0 à 2 ans mâles ou femelles. Tous ces critères seront choisis en fonction du geste technique à effectuer et du protocole pour lequel l’entraînement ou la formation sera attribué. Cette saisine comprend 3 procédures : Procédure 1 : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe légère. Cette procédure concernera essentiellement les formations et entraînements qui n’auront pas ou peu d’impact sur le bien-être des animaux. A titre d’exemple, les gestes techniques pourront être des administrations de solvant, des prélèvements de sang, d’urine, de liquide synovial. Procédure 2 (sans réveil) et Procédure 3 (avec réveil) : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe modérée. Cette procédure concernera toutes les formations et entraînement qui auront au maximum un impact modéré et surtout réversible sur les animaux. A titre d’exemple, cette procédure sera utilisée pour les formations et entrainement aux chirurgies pour lesquelles une douleur post-opératoire transitoire sera présente.

Bénéfices attendus

Ce projet, prévue sur 5 ans, permettra de former les expérimentateurs, de les entraîner et de maintenir et développer leurs compétences/niveau d’expertise sur nos techniques d’expérimentations animales. Ces formations permettent aux expérimentateurs d’acquérir des gestes techniques parfaitement maîtrisés. Ceux-ci visent à limiter au maximum l’inconfort et l’anxiété de l’animal pendant l’expérimentation. De plus, la qualité des résultats expérimentaux obtenus dans les études sera améliorée par la maîtrise de ces gestes et permettra de ne pas réaliser ces expérimentations sur un plus grand nombre d’animaux que nécessaire (réduction du nombre d’animaux utilisés).

Procédures

Selon la procédure à laquelle est affecté l'animal, les interventions pourront être : - des administrations de solvant sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 2 fois maximum par semaine, - des prélèvements de sang, d'urine ou de liquide synovial sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 1 fois maximum par semaine et dans le respect des volumes maximum recommandés, - un geste chirurgical sans réveil (Procédure 2) ou avec réveil (Procédure 3) sur animal anesthésié et avec une prise en charge de la douleur et un suivi post-opératoire adaptés à la chirurgie pratiquée.

Impact sur les animaux

Les gestes ou actions expérimentales effectuées par une personne peu expérimentée peuvent générer du stress, un inconfort ou une douleur locale. Des effets indésirables attendus liées au geste chirurgical, seront suivis avec rigueur. Plus précisément, nous surveillerons l'état général et clinique des animaux pour estimer une éventuelle gêne ou douleur occasionnée par l’acte chirurgical, tel qu’un traumatisme et une inflammation au niveau de la zone opérée. Aucun signe clinique n’est attendu suite à l’administration de solvant ou le prélèvement de sang sauf un petit hématome au point d’injection ou de prélèvement qui ne doit pas persister sur du long terme.

Devenir

Les mêmes animaux utilisés pour la formation de l’administration peuvent être également utilisés pour les formations de prélèvement. Un maximum de 3 gestes (différents) par semaine, par animal et sur un maximum de 4 semaines consécutives ne sera pas dépassé. Dans la mesure de possible, les animaux sont utilisés pour collecter des organes ou du plasma à la fin de l’ensemble des procédures. A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront humainement mis à mort et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires pourront être utilisés pour doser un marqueur en lien avec le modèle/la chirurgie. Une analyse macroscopique des organes sera réalisée et différents tissus et organes pourront être prélevés en vue de réaliser des analyses histologiques, des analyses par imagerie micro-CT, et/ou des analyses moléculaires.

Remplacement

Le remplacement ne peut pas être assuré car nous avons besoin des animaux vivants pour pouvoir les manipuler et réaliser le geste (chirurgical ou non), faire un suivi post-opératoire et anticiper toute réaction de l’animal lors de nos protocoles par la suite. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. L'utilisation de modèles animaux vivants est donc nécessaire et indispensable.

Réduction

Pour la mise en place de la Procédure 2 (sans réveil) et de la Procédure 3 (avec réveil), le personnel s’entraîne au préalable sur du cadavre animal décongelé ou sur de la peau artificielle (sutures). Le nombre d’animaux est choisi en tenant compte du nombre nécessaire et suffisant pour avoir du personnel formé, compétent et sûr de lui. Le nombre d’animaux vivants est réduit au maximum (en effet tout ce qui peut être réalisé sur cadavre ou sur peau artificielle (comme les sutures) est mis en œuvre) afin d’avoir des expérimentateurs suffisamment entraînés et en maîtrise des gestes techniques (chirurgies, administrations et prélèvements), permettant la mise en place de gestes standardisés et reproductibles dans les études, permettant d’éviter tout éventuel risque de surmortalité pendant les phases d’anesthésie, de chirurgie et d’administration.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat et induisant le minimum de stress. Des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents gestes pour éviter toute souffrance inutile et prolongée seront mises en place. Les conditions d’hébergement seront optimisées : les animaux seront hébergés en groupe (au maximum 4 rats ou au maximum 5 souris par cage avec de la litière en chips spécifique) avec un enrichissement du milieu (tunnel en PVC transparents rouge, carré de cellulose, bâton de bois ou billes de bois, kraft), un accès facilité à la nourriture (quand nécessaire) et/ou ajout de nourriture appétente, et seront surveillés bi-quotidiennement les jours ouvrés et quotidiennement les week-end et jours fériés. Les formations seront données par du personnel expert afin d’assurer au mieux les contentions, les manipulations et les gestes techniques afin d’éviter tout stress et limiter toute souffrance pour l’animal. Par ailleurs, l’acquisition des gestes chirurgicaux sera en priorité acquis initialement sur des cadavres d’animaux décongelés et maîtrisés sur des animaux anesthésiés sans réveil avant une validation finale sur des animaux avec réveil et suivi post-opératoire. Pour tous nos protocoles, y compris les animaux de formation, une grille de points limites est mise en place. La mise en place d’un traitement analgésique et/ou anti-inflammatoire préventif et/ou curatif seront également mis en place en fonction du type d’entraînement. Les animaux seront maintenus le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur. Un suivi sera mis en place afin d’avoir l’historique des gestes effectués sur chaque animal tout au long de sa vie dans notre animalerie. Cela nous permettra de nous assurer qu’un temps de récupération nécessaire a été respecté entre deux gestes effectués sur un même animal (respect du délai entre deux prélèvements de sang, entre deux administrations…).

Choix des espèces

Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque type d’entraînement sur des animaux âgés de 0 à 2 ans. Les besoins de formation et d’entraînement au sein de notre établissement sont sur les espèces de rat et de souris.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 140000
Rats : 3000
Souffrances
 -
 143000
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 143000

Produits par une unité qui fournit des modèles animaux à la demande des laboratoires, 143 000 souris et rats sont utilisés sur cinq ans, chacun soumis une fois à une biopsie de la queue pour génotypage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux qui portent le génotype recherché sont restitués aux équipes pour leurs expériences, les autres réutilisés ailleurs ou mis à mort. Le résumé décrit un élevage calibré pour produire un maximum d'animaux "utiles" et limiter les surnuméraires. Le nombre de 143 000 découle du volume de croisements lancés, sans calcul statistique à ce stade, que le porteur renvoie aux projets ultérieurs.

Objectifs

L'unité de service met, à disposition de la communauté scientifique, un ensemble de prestations liées à l’utilisation de modèles animaux à des fins scientifiques. Des modèles rongeurs sont générés, hébergés, développés et maintenus dans les locaux, pour les besoins de la communauté scientifique qui, pour réaliser sa recherche fondamentale et biomédicale, doit disposer de modèles précliniques permettant de comprendre diverses fonctions biologiques dans les pathologies humaines (maladies immunitaires, métaboliques, infectieuses inflammatoires, cancéreuses, etc). Tous les animaux en zone d’élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d'intérêts qui seront ensuite restitués aux unités utilisatrices pour entrer en phase expérimentale dans une animalerie d’expérimentation, dans un projet de recherche déposé par leur soin. L'utilisation de rongeurs génétiquement modifiés nécessite d'avoir recours à un génotypage et donc de réaliser une biopsie caudale. Le projet néccessite une modification car des rats doivent maintenant être génotypés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont : 1) réaliser une identification permanente de qualité sur les rongeurs afin de les distinguer en fonction de leur génotype 2) réaliser une biopsie de qualité permettant un génotypage sans contamination croisée entre deux individus 3) identifier et récupérer une biopsie sur les rongeurs de manière à optimiser au maximum le bien-être animal 4) permettre aux utilisateurs des équipes de recherche de faire un suivi individuel des animaux en fonction de leur génotype. L’élevage de ces animaux est nécessaire dans le cadre de nombreux projets scientifiques préalablement validés qui permettront de répondre à des questions scientifiques précises et aux enjeux de santé/société (domaines de recherche : pathologies respiratoires, musculaires, du système nerveux, métaboliques, cardiovasculaires ou génétiques).

Procédures

Chaque animal sera soumis une seule fois dans sa vie à un prélèvement caudale pour génotypage. Ces actes ne durent que quelques secondes. Dans de rare cas, un reprélèvement à l'oreille pourra être réalisé et ne durera que quelques secondes. Dans de rares cas, un prélèvement sanguin d'un faible volume sera réalisé (1 seul fois dans la vie de l'animal, acte de quelques secondes). Ces actes sont réalisés sur animal vigil.

Impact sur les animaux

Lors de la contention, les animaux peuvent ressentir un stress de courte durée lors de leur manipulation ainsi que pour les parents. De la douleur légère de courte durée peut être ressentie lors des prélèvements pour génotypage (biopsie caudale et pavillon de l'oreille) et au point de prélèvement pour les prélèvements sanguin.

Devenir

Les animaux avec un génotype d'intérêt seront utilisés dans un projet de recherche autorisé par le ministère. Les autres animaux du mauvais génotype qui n'auront pas pu être utilisés dans d'autres projets seront euthanasiés par une méthode réglementaire adaptée à l'âge des animaux ainsi que les anciens reproducteurs. Les animaux passant dans les projets de recherche autorisés seront alors en utilisation continue. Les accouplements sont réalisés pour produire au maximum des animaux d'intérêt.

Remplacement

Actuellement il n'est pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Un organisme vivant est donc nécessaire pour mener à bien les divers projets scientifiques autorisés au sein de l'établissement. Le rongeur est le modèle le plus utilisé par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies.

Réduction

L'établissement d'élevage lance environ 700 cages de croisements de lignées par an pour lesquelles l'identification individuelle et le génotypage sont nécessaires. En considérant que chaque accouplement donne en moyenne 5 portées de 8 souriceaux/an, notre établissement générera environ 28 000 animaux qui devront être identifiés et génotypés par an. Dans l'établissement, 20 cages de croisements de rats par an pour lesquelles l'identification individuelle et lé génotypage sont nécessaires, seront lancés. En considérant qur chaque accouplement donne en moyenne 5 portées de 10 ratons, l'établissement générera 3000 rats. Le projet comprend donc 143 000 animaux sur 5 ans. Tous les animaux en zone d’élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d'intérêts qui seront ensuite restitués aux unités utilisatrices pour entrer en phase expérimentale dans une animalerie d’expérimentation, dans un projet de recherche déposé par leur soin. Les demandes d'accouplements sont donnés par les équipes de recherche via un logiciel de gestion de lignées afin d'accoupler les animaux des génotypes d'intérêt pour leurs projets de recherche. Le nombre d'accouplements lancés est systématiquement revu en fonction du nombre d'animaux déclarés dans les projets de recherche. Les animaux sans génotype d'intérêt seront réutilisés en priorité (projets d'autres équipes de recherche ou projet de tutorat). Une lignée peut être maintenue en entretien minimum uniquement avec la validation de la structure bien être animal (SBEA). Sans justificiation scientifique du maintien en élevage d'une lignée, la cryoconservation de sperme sera systématiquement proposée. Dans le cadre de ce projet d'élevage, il n'y a pas de tests statistiques ou de calcul de puissance mais cela sera systématiquement appliqué dans le cadre de l'utilisation continue des animaux au sein des projets de recherche qui découlent de ces élevages.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batônnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des petits par la mère seront vérifiés. Des points limites suffisamment prédictifs ont été déterminés pour éviter tout inconfort ou souffrance des animaux.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les modèles les plus utilisés par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies. En effet, il existe de nombreux modèles génétiquement modifiés pour de très nombreuses pathologies humaines. Tous les souriceaux et les ratons, mâles et femelles, seront principalement identifiés et génotypés à partir de 7 jours de vie (plus l'animal est jeune, moins la nociception est développée). Pour certains projets de recherche, il est déconseillé d'utiliser de le tatouage car l'encre pourrait migrer dans différents tissus ou encore il est déconseillé de toucher aux phalanges des animaux. Dans ces conditions, l'identification après 15 jours de vie sera privilégiée.

  • Formation professionnelle
Souris : 2000
Rats : 500
Souffrances
 -
 500
 2000
 -
Devenir
 -
 -
 -
 2500

Tous tués en fin de projet, 2 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour entraîner du personnel aux gestes techniques. Un même animal peut subir jusqu'à six administrations et cinq prélèvements, certains sous anesthésie, avant un prélèvement terminal. Le porteur affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable" en fin de formation, malgré les alternatives citées en amont comme l'e-learning, le mannequin ou les cadavres. L'effectif de dix animaux par personne repose sur l'expérience du site, sans calcul statistique.

Objectifs

Ce projet encadre la mise en œuvre de formations pratiques tutorées conduisant à l’habilitation ou ré-habilitation (reprise de poste par ex.) du personnel autorisé à réaliser les gestes techniques les plus fréquemment pratiqués dans notre Etablissement Utilisateur sur les animaux utilisés à des fins scientifiques. Dans le cadre de la Conception ou de l’Application de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques, il est nécessaire de former ou maintenir formés parfaitement le personnel aux gestes techniques qui seront réalisés chez l’animal. Ces gestes techniques comprennent des techniques d’administration, de prélèvements biologiques ou de mises à mort. L’acquisition des compétences grâce à ce Projet de formation pratique garantit la qualité de la réalisation des gestes techniques au cours des études. Cela permet ainsi d’assurer le bien-être et la sécurité des animaux, la sécurité des opérateurs face aux risques de griffures ou de morsures, et la sécurité/qualité scientifiques des études et répond aux attentes règlementaires de compétences des personnes utilisant des animaux à des fins scientifiques. Bien qu’il existe de nombreuses approches alternatives (e-learning, mannequin, support inerte/de synthèse, utilisation de cadavres) qui sont utilisées en amont, le recours à l’animal vivant est indispensable pour assurer une bonne maitrise de geste technique avant la réalisation en étude. Cela permet ainsi de répondre aux attentes règlementaires de garantir la parfaite compétence des collaborateurs utilisant des animaux à des fins scientifiques. Nous estimons utiliser en total 2500 animaux (souris et rats) maximum sur 5 ans.

Bénéfices attendus

La parfaite compétence des collaborateurs aux gestes techniques sur animaux est un attendu règlementaire. Bien qu’il existe de nombreuses approches alternatives (e-learning, simulateur, mannequin, approche sur cadavres) visant à former les personnes aux différentes techniques chez l’animal de laboratoire et utilisables dans les 1ères phases de l’apprentissage, le recours à l’animal vivant en fin de formation permet de garantir la parfaite maîtrise des gestes techniques sur animal vivant en condition d’étude. Notre process de formation tutorée permet d’atteindre cet objectif d’acquisition des compétences de façon maitrisée tout en préservant au maximum le bien-être animal.

Procédures

Au cours des sessions de formation pratique, les animaux peuvent être soumis à une ou plusieurs anesthésie(s), des administrations et des prélèvements de matrices biologiques, qui peuvent induire un certain stress (manipulation de l'animal) ou une douleur passagère lié au geste lui-même (injection de l'administration ou réalisation du prélèvement); ces nuisances sont de niveau léger, à modéré par leur cumul. *Toutes les premières phases de formation ne se font que sur animal anesthésié, en session terminale sans réveil. Les procédures maximales ne se font que sur animaux naïfs et effectuées par du personnel en fin de formation. Pour les techniques peu invasives, au maximum*, un animal peut avoir 5 sessions de - 1 administration vigile ou sous anesthésie flash : durée 1 à 5 minutes, - Et 1 prélèvement sanguin vigile ou sous anesthésie : durée 1 à 5 minutes, suivis de 1 session terminale avec - 1 administration vigile ou sous anesthésie flash : durée 1 à 5 minutes, - 1 prélèvement terminal sous anesthésie profonde. o Prélèvement sanguin terminal sous anesthésie : durée 2 minutes, 1 fois par animal o OU Prélèvement de LCR sous anesthésie et analgésie : durée 5 minutes, 1 fois par animal En sessions espacées au moins de 24h Soit au total 6 administrations, 5 prélèvements et 1 éventuel prélèvement terminal par animal. OU Pour les techniques plus invasives, au maximum*, un animal peut avoir 2 sessions avec réveil de - 1 Administration ou 1 prélèvement sous anesthésie et analgésie : durée 15 minutes, suivi d’une session terminale de - 1 Administration ou 1 prélèvement sous anesthésie et analgésie : durée 15 minutes, 1 fois maximum par animal. - 1 prélèvement sanguin terminal sous anesthésie profonde : durée 2 minutes, 1 fois par animal En sessions espacées au moins de 72h Soit au total, 3 administrations ou prélèvements sous anesthésie et 1 éventuel prélèvement terminal sous anesthésie profonde. OU Pour l’entrainement au microsampling répété, au maximum* : - 5 sessions de 3 microprélèvements sanguins vigiles dans la journée suivi d’un 4ème prélèvement à 24h. durée 3 minutes par prélèvement , 4 fois sur 24h En sessions espacées au moins de 72h - suivi d’une dernière session terminale de microprélèvements (3 microprélèvements terminé par un éventuel prélèvement terminal sous anesthésie profonde sur 24h. durée 3 minutes par prélèvement, 4 fois sur 24h

Impact sur les animaux

Effets indésirables : Aucune dégradation de l'état de santé de l'animal n’est attendue par l’application des procédures de ce projet. Toutefois, en phase d‘entrainement à un geste technique, des effets secondaires non prédictibles pourraient ponctuellement survenir si la réalisation des gestes n‘est pas encore optimale. Cela pourrait se traduire cliniquement par de la perte de poids, de l’ hypo- ou hyperthermie, un comportement anormal (animaux hypo ou hyperactifs), des blessures, des vocalisations. Tout effet observé sera noté sur une fiche du suivi clinique et donnera lieu à une action adaptée à la gravité des signes ; les points-limite anticipés permettent de limiter la nuisance à un niveau de gravité modéré au maximum.

Devenir

Tous les animaux sur lesquels des séances de formation ont été réalisées sont mis à mort en fin de Projet, soit par ce qu’ils sont utilisés sur de la formation à la mise à mort, soit pour réaliser des prélèvements de matrices, soit pour éviter un cumul de procédures pour raison éthique.

Remplacement

En amont de la formation sur les animaux, tout est mis en œuvre pour remplacer au maximum l’utilisation des animaux vivants : prise de connaissance théorique des bonnes pratiques en amont, utilisation de modèle ex vivo type support synthétique en cours de développement, entrainement sur animaux décédés. Toutes ces méthodes alternatives peuvent remplacer l’utilisation d’animaux dans les 1ères phases de l’apprentissage.

Réduction

Tout est mis en œuvre pour utiliser le minimum d’animaux vivants en formation pratique : - Entrainement sur animaux décédés, - Réutilisation encadrée d’animaux d’autres procédures dès que c’est possible : Entrainement sur des animaux surnuméraires d’autres études, voire sur des animaux en fin de protocole pour préférer la réutilisation que l’utilisation d’animaux dédiés. - Le développement de modèle sur support synthétique ou possiblement de modèles type réalité virtuelle dans les prochaines années pourra réduire le nombre total d’animaux utilisés. Ex : Pour certaines techniques comme le prélèvement et l’injection à la queue chez la souris, des queues artificielles pourraient être utilisés ; support inerte pour s’entrainer aux sutures, … - Pour réduire l’utilisation globale d’animaux à des fins scientifiques à l’échelle nationale, si des animaux sont commandés à des fournisseurs à seul but de ce Projet de formation, autant que possible, il sera demandé des animaux « surplus » / de réformes pour ne pas induire de production d’animaux à cette fin. - Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum pour limiter l’utilisation d’animaux tout en garantissant l’acquisition des compétences au moment de l’habilitation. Le nombre d’animaux par formation à un geste technique par personne dépend du geste lui-même, de la technicité initiale du collaborateur, et présente une variation individuelle, chaque personne apprenant à un rythme différent. Cependant, par expérience, on peut estimer 10 animaux par personne par geste technique pour l’apprentissage et l’habilitation, soit dans notre structure 2500 animaux sur 5 ans.

Raffinement

Dans le cadre du Programme de soins standard de notre Etablissement, les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans des cages contenant de l'enrichissement et des matériaux spécialisés pour faciliter la nidification. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique et sanitaire journalière sur la durée de la procédure. Les locaux d'hébergement font l'objet de surveillance sanitaire régulière par le biais de contrôles environnementaux, des systèmes d'hébergement et d'animaux sentinelles. Des soins adaptés seront donnés aux animaux affectés, par ou sous l'autorité du vétérinaire désigné ou mis à mort selon les recommandations définies dans la consigne définie par notre Structure en charge du Bien-être Animal. Un plan d'action sera établi et mis en place lors d'apparition d'évènements inattendus. Des critères d'arrêt anticipé seront mis en place pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile. Les procédures potentiellement douloureuses ou source d'inconfort ou de stress se feront sous analgésie et/ou anesthésie. Le nombre de manipulations sur l'animal a été évalué selon une balance coût/bénéfice entre nombre d’animaux utilisés pour la formation (réduction) et nombre d’intervention sur chaque animal (raffinement), validé par la SBEA. Pour le raffinement des phases d’apprentissage : Le personnel sera formé préalablement sur matériel synthétique ou cadavre dès que c’est possible. Les procédures seront réalisées sous analgésie/anesthésie dans toutes les phases initiales de formation et sur toutes les techniques le permettant pour toutes les phases de formation. La SBEA a préalablement validé l’encadrement de la formation pour limiter les nuisances sur les animaux : nombre maximum de techniques par animal pour un compromis réduction/raffinement et encadrement de la ré-utilisation.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies sont limitées dans ce Projet à celles les plus utilisées au sein de notre unité animale : rat et souris. La grande majorité des animaux seront adultes mais des nouveaux-nés ou jeunes non sevrés pourront être utilisés également dans le cadre de formation en lien avec leur utilisation dans des études particulières ou dans le cadre de Réduction (animaux non utilisés disponibles), tout en adaptant leurs conditions d’utilisation à leur âge / stade physiologique. Les animaux pourront être des animaux de surplus / réformes issus d’élevages pour réduire le nombre d’animaux utilisés en recherche. Dans ce contexte, le stade de développement et le sexe pourront dépendre des disponibilités du fournisseurs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 2280
Souffrances
 -
 -
 2280
 -
Devenir
 -
 -
 -
 2280

Un choc électrique, une restriction alimentaire et des injections de toxines directement dans le cerveau : 2 280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les toxines détruisent des voies nerveuses pour reproduire la maladie de Parkinson, avant l'implantation d'une canule cérébrale et une série de tests comportementaux. Le projet cherche des marqueurs d'imagerie des troubles moteurs et cognitifs, sur deux établissements. Le porteur reconnaît que ces modèles ne reproduisent que partiellement la maladie humaine, ce qui le conduit à en combiner plusieurs.

Objectifs

Le projet se déroulera désormais dans 2 EU. La maladie de Parkinson (MP) se caractérise par les classiques signes moteurs permettant le diagnostic mais également par des troubles cognitifs et psycho-comportementaux, plus variables dans leur apparition et leur expression, mais ayant un impact considérable sur l’autonomie et la qualité de vie des patients ainsi que sur les décisions thérapeutiques. Pourtant, leur prise en charge reste limitée et requiert une meilleure compréhension des mécanismes impliqués, notamment via l’identification de biomarqueurs. Les biomarqueurs sont des indicateurs des processus pathogènes et des outils précieux tant pour faciliter le diagnostic précoce, que pour suivre l’évolution de la pathologie ou l’efficacité d’un traitement. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) avec ses explorations anatomiques et fonctionnelles, combinée à des méthodes spécifiques d’analyse a récemment permis de mettre en évidence des marqueurs de certains des troubles observés en clinique. Cependant son utilisation reste encore marginale notamment pour le diagnostic, et le lien entre ces marqueurs d’imagerie et l’histologie reste à établir. Cette corrélation est indispensable tant à la compréhension des mécanismes sous-jacents qu’à la validation de ces marqueurs en tant que Biomarqueurs de la pathologie. L’utilisation de modèles animaux est le moyen le plus adapté pour mener ce type d’études. Cependant, ils ne miment que partiellement la pathologie humaine et chaque modèle présentent des avantages et des limites. Il convient donc de valider les résultats obtenus sur plusieurs modèles complémentaires pouvant représenter les différents aspects physiopathologiques de la maladie. Le présent projet vise d’abord à étudier plusieurs de ces modèles afin de reproduire les différents troubles moteurs et non moteurs associés à la pathologie. Les objectifs seront ensuite d’identifier des biomarqueurs des troubles moteurs et non moteurs en IRM/TEP et d’étudier les mécanismes physiopathologiques sous-jacent. Enfin, en fonction des résultats de cette première partie (et des résultats in vitro fait en parallèle), certains de ces modèles seront reproduits afin de tester l’effet de stratégies thérapeutiques . Un modèle de démence induite par une déplétion cholinergique centrale sera aussi utilisé comme contrôle positif de déclin cognitif sévère afin de contrôler l’efficacité de ces stratégies.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier des biomarqueurs des troubles moteurs et non moteurs en imagerie in vivo (IRM ou TEP) et d’étudier les mécanismes physiopathologiques sous-jacent (Histologie). Ces biomarqueurs pourraient être validés et utilisés en clinique pour aider au diagnostic de certains troubles, le suivi non invasif de l'évolution de la pathologie et/ou de l'effet des traitements. L'étude des mécanismes sous jacents permettra l'idenitfication de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles dont l'efficacité sera testée.

Procédures

Les animaux seront soumis à des procédures chirurgicales visant à injecter des toxines pour induire des lésions cérébrales (30 minutes) dans l'EU2/2 pour les AAV2/9 hm-alpha-syn en A2 et dans l'EU1/2 pour les autres toxines (6OHDA, MPTP, IgG saporine). Après transfert dans l'EU1/2, certains d'entre eux subiront à nouveau une procédure chirurgicale pour l'implantation d'une canule d'administation cérébrale (30 minutes). Certains animaux subiront des injections sous-cutanées ou intra-péritonéales (Maximum 2/jours pendant 4 semaines). Tous les animaux subiront une série de tests comportementaux dont certains nécessitent une restriction alimentaire avec rationnement, ou la délivrance d'un choc electrique (0,7 mA - 2 sec, 1 seule fois). Le transport entre les 2 EU sera assuré par un transporteur agréé respectant les conditions optimales pour limiter le stress et maintenir le BEA.

Impact sur les animaux

Les toxines injectées induisent une dégénérescence des voies cérébrales dopaninergiques et/ou cholinergiques, un déficit du contrôle moteur et/ou cognitif est donc attendu et étudié dans ce projet. Une perte de poids corporel peut aussi être observée chez certains animaux plus sévérement lésés. L'anesthésie subie lors de la chirurgie ou de l'imagerie en IRM pourrait être mal tolérée par certains animaux. Les évaluations comportementales n'induisent pas de perturbation en elles-mêmes. La restriction alimentaire associée au touchscreen pourrait être mal tolérée par certains animaux. La pose de canule intracérébrale et les injections de traitments pourraient être mal tolérées.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin des évaluations en imagerie in vivo ou après l'evaluation des effets thérapeutiques sur ces variables

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à l’utilisation d’animaux pour étudier la physiopathologie de troubles cognitifs et comportementaux. Cependant pour limiter l’utilisation d’animaux, l'étude de la potentielle toxicité, des mécanismes d'action et l’efficacité des molécules thérapeutiques testées seront étudiés en parallèle sur un modèle cellulaire (Remplacement).

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum sur la base d'un test de puissance. L'analyse statistiques des données débutera par une étude de la normalité et de l'homogénéité des variances. Selon la distribution des valeurs, des tests paramétriques (ANOVA puis Test de Fisher pour la compariason 2 à 2) ou non paramètriques (Kruskal-Wallis et Wil-Coxon test pour la comparaison 2 à 2) seront utilisés. Les mêmes animaux seront réutilisés pour l'analyse comportementale et l'imagerie cérébrale à différents temps du processus pathologique, ainsi que pour les analyses histologiques post-mortem. Les animaux seront réutilisés pour différentes évaluations (Comportement et Imagerie) à différents temps du processus pathologique, ainsi que pour les analyses histologiques post-mortem.

Raffinement

Les rats seront hébergés dans des portoirs ou armoires ventilées sous un cycle de lumière 12h/12h selon la règlementation, avec nourriture et accès à l'eau ad libitum. Le raffinement est assuré par un hébergement collectif, de l’enrichissement dans les cages, des sessions d’acclimatation aux expériences, une manipulation expérimentée des animaux. L'unique transport entre les 2 EU après la procédure de chirurgie en A2 sera effectuée par un transporteur agréé pendant 15 minutes maximum, dans des conditions optimales pour limiter le stress et maintenir le BEA (cage de transport spécifique, climatisation du camion, respect cycle lumière, vibrations amorties). De plus, un suivi quotidien du bien-être des animaux sera effectué pour surveiller l'apparition éventuelle de souffrance ou de points limites pour lesquels des décisions adaptées seront prises. Un point limite a été déterminé selon les critères suivants : Le comportement général : -Difficulté de mobilité, isolement, perte partielle de réactions aux stimuli -Prostration, automutilation, tremblements - Vocalisations, agressivité Le poids : perte de poids importante (20%) L’apparence physique : pelage très terne ou souillé, plaie cutanée, hémorragie oculaire, génitale et/ou anale. Selon les critères observés et la cause identifiée, les animaux seront soit isolés et soignés, et/ou recevront un traitement analgésique (Buprénorphine, 0.05 mg/kg), ou seront euthanasiés par dose létale de pentobarbital dans une salle dédiée (Doléthal®, 182.2mg/kg) . La structure BEA ou le vétérinaire référent seront sollicités pour avis si besoin.

Choix des espèces

Parmi les petits rongeurs, le rat est l’espèce la mieux adaptée pour l’évaluation des troubles cognitifs et psycho-comportementaux. Par ailleurs, les modèles expérimentaux choisis ont été décrits chez le rat. Les rats utilisés auront 8-10 semaines. Cet âge a été choisi en raison de la référence utilisé pour l’ATLAS cérébral de rat et la précision de localisation des repères stéréotaxiques pour les injections cérébrales.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 90
Cochons : 45
Macaques à longue queue : 180
Souffrances
 -
 135
 180
 -
Devenir
 25
 20
 270
 -

Soumis à des prises de sang répétées, à des ponctions de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie et à l'implantation chirurgicale de cathéters, 315 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré : 180 macaques à longue queue, 90 chiens et 45 cochons. Le protocole induit chez eux des états fébriles ou inflammatoires pour mesurer l'effet de candidats médicaments avant les essais chez l'humain. Le porteur classe l'ensemble des animaux en réutilisation, retour à l'élevage ou adoption, tout en indiquant que certaines études imposent des prélèvements terminaux d'organes. Il ajoute que l'adoption est rarement envisagée pour les macaques, plutôt réutilisés dans d'autres laboratoires.

Objectifs

Ce projet regroupe l’ensemble des procédures techniques (administration de substances et prélèvements de matériels biologiques) permettant aux différents axes thérapeutiques d’évaluer et de caractériser les effets pharmacologiques d'un composé chez l'animal et de les relier à leur pharmacocinétique (cinétique d’exposition au produit). Ces informations sont nécessaires pour affiner les stratégies de développement précliniques, puis cliniques chez l'Homme. Pour chaque composé étudié, ces études permettent de déterminer les modifications de biomarqueurs d’efficacité caractéristiques de la cible d’intérêt et de les associer aux expositions à chaque dose et voie d’administration du produit testé (concentrations maximales et temps d'élimination associés). Ces deux informations sont combinées grâce à des analyses de modélisation pour vérifier le potentiel des candidats médicaments, et de déterminer les meilleures doses à tester dans les études de sécurité précliniques, puis la première dose qui pourra être administrée à l'Homme (volontaire sain ou patient). Dans le souci de réduire le nombre d’animaux commandés, des animaux issus d’autres projets ou procédures pourront être utilisés dans ce projet. Ce projet devrait être utilisé pour environ 35 études supportant une quinzaine de projets scientifiques.

Bénéfices attendus

Le projet vise à rassembler les premières informations d’exposition des candidats médicaments après administration sur un animal. Elles permettront de justifier l’espèce non-rongeur choisie pour les tests réglementaires précliniques, la gamme de dose qui devra être considérée dans ces études et les potentiels signes cliniques à anticiper. Combinées aux indicateurs et biomarqueurs d’efficacité disponibles dans la phase préalable de pharmacologie in vitro et in vivo, les données aident à évaluer le potentiel des candidats à activer ou désactiver leur cible biologique dans les études cliniques à venir. Elles permettent donc de vérifier la probabilité de succès du candidat médicament, et de ne tester pour les étapes ultérieures de Toxicologie chez l’animal et de Sécurité chez l’Homme que les candidats les plus prometteurs.

Procédures

La procédure de ce projet associe essentiellement des phases d’administrations de produits et de prélèvements divers. Les modes d’administration sont ajustées à celles prévues chez l’Homme, elles peuvent être multiples et utilisées en parallèle pour déterminer la biodisponibilité du produit ou simplement celle la plus à même d’assurer une bonne exposition au produit d’étude. Les prélèvements répondent aux besoins d’analyse et sont le plus souvent des prélèvements sanguins, mais d’autres matrices comme le liquide céphalo-rachidien, la peau ou d’autres tissus peuvent être nécessaires. Les prélèvements sanguins sont réalisés sur animaux vigiles, sur des durées d’études de 3 à 28 jours selon les produits testés. Le nombre de prélèvements sanguins est de l’ordre de 6 à 8 lors de la première journée de l’étude, puis s’espace avec un rythme de prélèvements quotidiens pendant les trois jours suivants, puis environ deux fois par semaine pour les durées d’études les plus longues. Chaque phase de prélèvement ne dure que quelques minutes sur des animaux vigiles. Les prélèvements de liquide céphalo-rachidien sont réalisés sous anesthésie générale et à raison de 2 prélèvements maximum la première journée, puis un ou deux prélèvements plus espacés à partir du deuxième jour (pas plus d’un par jour). Ils durent environ 15 à 20 minutes. Les prélèvements urinaires sont effectués sur animaux vigiles, en isolant les animaux dans des cages à métabolisme pendant 4 à 16 heures. Ils sont réalisés une fois dans les deux premiers jours de l’étude, avec un ou deux recueils pendant la période d’isolement. Les prélèvements de tissus sont réalisés sous anesthésie et les conditions sont définies par les bonnes pratiques d’anesthésie, d’analgésie et de chirurgie sous la supervision d’un vétérinaire qui assure le protocole le plus approprié. Ces interventions durent entre 30 et 60 minutes. Pour faciliter les prélèvements et les rendre moins stressants, il peut être décidé d’implanter des cathéters veineux ou céphalo-rachidiens, ou des implants permettant d’enregistrer des paramètres physiologiques (fréquence cardiaque ou respiratoire, pression artérielle, température…) au cours d’une opération chirurgicale environ deux semaines avant le début de l’étude, permettant de compléter les soins post-opératoires et la récupération de l’animal. La durée d’intervention sous anesthésie générale-analgésie est alors d’environ une à deux heures.

Impact sur les animaux

La phase d’administration des produits peut générer une phase d’inconfort léger et transitoire (les doses prévues dans ce projet ne sont pas censées induire des effets indésirables notoires). L’inconfort est limité par le respect des bonnes pratiques d’administration et le soin pris à la sélection des doses et à leur bonne condition de formulation. L’objectif du projet comprenant l’induction d’états mimant les pathologies visées, différents effets peuvent être observés. On peut citer à titre d’exemples : - Induction d’un état fébrile mimant une infection par administration de substances : les signes cliniques observés comprennent une hyperthermie, souvent accompagnée d’une hypoactivité et d’une baisse d’appétit. - Induction d’une réaction inflammatoire par administration de composés mimant les essais d’immunothérapie : les animaux sont soumis à une phase initiale (quelques heures à quelques jours) comportant des épisodes d’hypo ou d’hyperthermie et d’hypotension, reflétées par des baisses d’activité ou d’apathie et une possible perte de poids et d’appétit. Pour certains produits d’origine biologique, des réactions immunitaires peuvent survenir (intolérance, ou réaction allergique). Enfin, les prélèvements de tissus ou les éventuelles implantations de cathéters ou d’autres dispositifs de mesures sont pratiquées en conformité avec les bonnes pratiques chirurgicales. Ces opérations sont susceptibles d’entrainer dans les premiers jours post-opératoires une douleur légère, une baisse d’appétit et une légère baisse d’activité. Pour certaines phases d’études, les animaux peuvent être isolés pour faciliter l’enregistrement de paramètres ou la collection d’urine.

Devenir

Ce type d’étude nécessite parfois des prélèvements terminaux d’organes vitaux (notamment de cerveau et/ou de foie) pour évaluer les atteintes sur l’activité pharmacologique sur les organes et tissus, ainsi que la quantification de l’exposition tissulaire du candidat médicament. C’est seulement lorsque les objectifs de l’étude ne nécessitent pas ces prélèvements que certains animaux pourront être ré-utilisés après approbation du vétérinaire. Le pourcentage est un peu plus élevé chez le chien et le miniporc qui sont rarement exposés à des produits biologiques. Chez le primate non-humain sur lesquels ces produits sont préférentiellement testés, des anticorps contre les produits testés peuvent être induits et viennent compliquer un peu plus la réutilisation. Certains de ces animaux pourront être proposés à l’adoption via des associations et des structures d’accueil spécifiques et en accord avec les autorités compétentes, ces options sont systématiquement évaluées chez le chien et chez le miniporc, mais beaucoup moins chez les primates non-humains qui peuvent plutôt être proposés à la réutilisation dans d’autres laboratoires.

Remplacement

Le principe même de la procédure décrite dans ce projet est de déterminer le devenir et l’impact des candidats médicaments dans un organisme vivant, c’est donc l’objet même des projets utilisant ces procédures que d’utiliser des animaux. Seul l'animal permet d'observer les interactions entre systèmes physiologiques (cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, etc.) des candidats médicaments. Cependant, des phases préalables systématiques se déroulent par simulation sur ordinateur (modélisation) ou à l’aide de cultures cellulaires afin de caractériser les produits les plus susceptibles de pouvoir atteindre les phases cliniques. Ces tests préalables permettent aussi de choisir l’espèce non-rongeurs à privilégier pendant la phase d’évaluation de la sécurité préclinique réglementaire. Ils permettent en particulier de limiter l’utilisation des primates non-humains chaque fois qu’une autre espèce non-rongeur peut être utilisée.

Réduction

La première source de réduction du nombre d’animaux intégrés dans ce projet est la limitation du nombre de candidats médicaments testés sur les modèles animaux, suite à la mise en place de cascades de tests de modélisation ou de cultures cellulaires. Ainsi, seules les molécules le plus prometteuses ou permettant de valider les attentes thérapeutiques des projets scientifiques sont testées chez l’animal. Les effectifs des lots expérimentaux sont réduits le plus souvent à trois animaux, minimum garantissant la validité des observations en tenant compte de la variabilité des processus biologiques entre animaux. Ces effectifs sont définis sur la base d’analyses statistiques et garantissent de ne pas devoir reproduire ou compléter des études non conclusives. Le choix d’augmenter le nombre d’animaux dans des lots doit être justifié par une variabilité attendue ou déjà observée sur les paramètres mesurés. La diminution du nombre d’animaux passe aussi par la mise en place de stratégies de réutilisation dans le cadre d’une étude (test de plusieurs doses ou produits chez le même animal) et/ou dans des études différentes après une période d’élimination et un accord vétérinaire garantissant la bonne récupération des animaux. Ces stratégies de réutilisation reposent sur des expertises scientifiques évaluant le risque d’incompatibilité ou d’effets croisés entre les produits testés et sur l’amélioration de la sensibilité des dosages, afin de garantir que les résultats de chaque étude seront bien interprétables et utilisables dans les documentations réglementaires.

Raffinement

L’un des objectifs principaux des procédures du projet étant de collecter des échantillons de fluides ou de tissus biologiques, un grand soin est pris à améliorer et optimiser les techniques de prélèvements. Pendant les études, les mesures suivantes font partie des procédures opératoires : -Habituation des animaux aux conditions expérimentales (gavage, bruit de la tondeuse, mise en hamac ou en chaise de contention, salle de procédure, table d’examens…) -Administration sur un premier animal décalé pour un produit ou une dose testée pour la première fois -Réduction du nombre de prélèvements et des volumes prélevés -Utilisation de protocole d’anesthésies très courts (flash) -Mise en place de vidéo-monitoring ou d’enregistrement continue de paramètres (télémétrie) pour identifier précisément et rapidement les effets indésirables Chaque manipulation est associée à un renforcement positif sous forme de récompenses physiques (caresses, encouragements vocaux) et/ou alimentaires, selon la compatibilité avec le protocole. En complément de leur alimentation quotidienne, les animaux reçoivent des enrichissements alimentaires spécifiques. Pour les primates non humains, ces enrichissements sont distribués individuellement à la main, dès leur arrivée afin de favoriser l'établissement d'une relation de confiance entre l'animal et l'expérimentateur. Pour les administrations, et sauf à ce que la dose administrée ait déjà été testée dans une autre étude, un animal sera traité avant les autres pour vérifier qu’aucun effet indésirable n’apparait avant de traiter les autres animaux (décalage du premier animal). Les prélèvements sanguins et urinaires peuvent nécessiter des isolements temporaires hors du groupe afin de respecter les temps de prélèvements. Ces isolements sont limités au strict minimum et les animaux sont conservés en contact visuel et olfactif. Les prélèvements de liquide céphalo-rachidien ou les biopsies (peau, muscle, moelle osseuse, ganglion …) sont réalisés sous anesthésie la plus courte possible. Des points limites, supervisés conjointement par le scientifique et le Vétérinaire clinicien, sont établis pour garantir que les animaux ne subissent pas de contrainte supérieure à un niveau modéré.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce se base sur la nécessité d’expression de la cible thérapeutique, qui doit être vérifiée ou identifiée dans la littérature avant de lancer les études. Pour la partie des effets indésirables, la législation oriente les choix de façon assez précise puisqu’il faut disposer d’informations au moins sur une espèce non-rongeur. Le choix se base sur la bonne expression de la cible thérapeutique et la compatibilité du produit à administrer dans l’espèce. Le chien ou le miniporc doivent être privilégiés et les primates non-humains utilisés uniquement en dernier recours et sur justification scientifique particulière. Pour les produits biologiques, comme les anticorps ou dérivés des anticorps, la proximité des systèmes immunitaires de l’homme et du primate non humain fait de cette espèce un choix préférentiel. Des animaux génétiquement altérés peuvent être utilisés afin de bénéficier de l’inactivation ou de la surexpression de gènes d’intérêt dans certains modèles scientifiques. Le stade de développement des animaux doit être pertinent pour une comparaison aux personnes qui seront incluses dans les essais cliniques, et les animaux sont donc généralement de jeunes adultes.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 53000
Rats : 300
Souffrances
 -
 5330
 42640
 5330
Devenir
 -
 -
 5000
 48300

Sur commande d'environ 150 à 200 études par an pour évaluer des candidats médicaments anticancéreux, 53 300 rongeurs, en majorité des souris, vont être utilisés, la plupart tués à l'issue et 5 000 réutilisés dans d'autres projets. Les gravités vont de légère à sévère, plus de 5 000 souris étant classées en souffrance sévère. Chaque animal reçoit une greffe de tumeur sous la peau ou dans un organe, puis des mesures et des prélèvements répétés sur quatre semaines. Ces études visent à fixer les doses testées ensuite lors des premiers essais chez l'humain.

Objectifs

Le cancer est une maladie complexe qui peut toucher presque tous les organes du corps et prendre des formes très différentes d’un patient à l’autre. Pour développer de nouveaux médicaments anticancéreux, il est indispensable de les tester d’abord chez l’animal afin de vérifier qu’ils sont efficaces et bien tolérés avec d’être administrés pour la première fois à l’homme. Ce projet a pour objectif d’identifier et d’évaluer de nouvelles molécules anticancéreuses prometteuses. Il vise à comprendre si un traitement peut ralentir ou bloquer la croissance d’une tumeur, à évaluer ses effets biologiques sur les tissus et à déterminer comment le médicament se répartit dans l’organisme. Ces informations permettent de choisir les doses qui pourront être testées lors des premiers essais cliniques chez l’homme. Avant d’être testés chez l’animal, les candidats médicaments sont sélectionnés grâce à des tests réalisés sur des cellules. Seuls ceux montrant un profil prometteur passent à la phase d’étude chez le rongeur, principalement la souris et le rat. Ces espèces sont les plus utilisées en recherche anticancéreuse car leurs modèles tumoraux sont bien connus et permettent de reproduire de nombreuses situations observées chez les patients. Le projet comprend plusieurs étapes : - tester la tolérance d’un traitement sur des animaux sains afin d’identifier des doses sûres ; - caractériser et maintenir des modèles de tumeurs (de rongeur ou humaines) ; - évaluer l’efficacité antitumorale de différentes molécules sur des animaux porteurs de tumeurs ; - réaliser des prélèvements sanguins ou de tissus pour analyser l’effet du traitement ou comprendre le comportement du médicament. Ce projet couvrira environ 150 à 200 études par an, selon le nombre de programmes de recherche en cours. Les données générées permettent d’orienter la sélection des candidats médicaments et de soutenir leur entrée dans les phases d’essais cliniques.

Bénéfices attendus

Ce projet participe à améliorer les stratégies de prévention, de diagnostic et de traitements des cancers. Il apporte ainsi une contribution importante aux progrès de la recherche médicale et aux perspectives de soins pour les patients. Il permettra de mieux comprendre comment de nouveaux traitements anticancéreux agissent dans un organisme reproduisant les conditions tumorales humaines, avant d’être testé chez l’homme. Ces études aident à identifier les médicaments les plus prometteurs et à éliminer ceux qui ne seraient pas efficaces ou pourraient présenter des inconvénients. Les modèles utilisés offrent la possibilité d’évaluer la capacité des traitements à ralentir ou stopper la croissance des tumeurs mais aussi de comprendre leurs effets sur des mécanismes biologiques permettant le développement des cancers. Les résultats obtenus contribueront directement à accélérer le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses. Ils permettent de mieux sélectionner les candidats médicaments, d’améliorer la précision des futurs essais chez l’homme et de préparer les dossiers nécessaires à leur autorisation clinique ou plus tard, à leur mise sur le marché.

Procédures

Au cours des différentes études, les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions nécessaires en fonction du type d’étude : - implantation d’une petite quantité de cellules tumorales ou fragment de tumeur sous la peau, sur animaux vigiles ou directement dans un organe sous anesthésie générale, avec traitement contre la douleur (interventions chirurgicales entre 5 et 40 min en fonction de l’organe ciblé) ; - administration de médicaments sur animaux vigiles (quelques secondes, une seule fois ou de manière répétée sur jusqu’à 4 semaines) ; - mesures régulières de tumeurs (2 à 3 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) soit par un pied à coulisse posé sur la peau (tumeur sous la peau), quelques secondes, soit grâce à des techniques d’imagerie non invasives de quelques minutes (échographie, bioluminescence sous anesthésie générale) ; - prélèvement d’une petite quantité sang sur animaux vigiles (quelques secondes une seule fois ou de manière répétée 2 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) ; - observation et pesée quotidienne des animaux.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés dans ces expériences peuvent ressentir différents effets selon les études. Les manipuler pour faire certaines actions (comme les peser, mesurer une tumeur, donner un traitement ou faire une prise de sang) peut leur provoquer un stress ou un léger inconfort de courte durée. Les injections ou les prises de sang peuvent générer une légère douleur de courte durée. Ensuite, certains animaux peuvent perdre du poids, avoir les poils hérissés, le dos un peu courbé, être moins actifs ou changer de comportement en se sentant moins bien progressivement. Quand une tumeur est implantée sous la peau, cela peut être gênant à l’endroit où elle se trouve. Si la tumeur grossit beaucoup, elle peut devenir plus inconfortable et parfois s’abîmer. Si elle est sur le côté du corps, elle peut gêner pour marcher. Parfois, la maladie peut se propager dans le corps, ce qui peut entraîner des problèmes plus importants comme des difficultés à bouger ou à respirer. Lorsqu’une chirurgie est nécessaire, les animaux peuvent présenter une douleur légère à modérée pendant quelques jours, une baisse d’appétit et d’activité. Dans certains modèles avec des cellules humaines, les animaux peuvent perdre du poids transitoirement.

Devenir

A la fin des études de ce projet, la plupart des animaux sont euthanasiés pour pouvoir réaliser des analyses. Certains animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets en accord avec le vétérinaire clinicien.

Remplacement

Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives sont mises en place pour réduire au maximum le recours aux études sur l’animal (in vivo). Tout d’abord en testant les futurs médicaments directement sur des cellules en laboratoire (in vitro). Mais cela ne peut pas reproduire la façon dont le médicament interagit dans un organisme entier vivant. Des outils informatiques sont également utilisés pour prédire comment un médicament pourrait se comporter dans le corps pour atteindre une tumeur ou sa potentielle toxicité. Une autre alternative importante est l’utilisation d’organoïdes, des petites structures créées à partir de cellules et qui reproduisent certains aspects d’une tumeur. Cela donne un environnement plus réaliste que des cellules classiques mais ces modèles sont limités car ils ne possèdent pas le système immunitaire ou vasculaire d’un organisme complet. Toutes ces méthodes sont utilisées progressivement dans un projet afin de garantir que les études in vivo ne sont réalisées que lorsque cela est nécessaire.

Réduction

Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives permettent de réduire leur nombre car les médicaments sont d’abord testés sur des cellules en laboratoire. Cela évite de tester inutilement des composés sans potentiel sur des animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude est déterminé à partir de données scientifiques déjà publiées et grâce à des calculs réalisés avec des biostatisticiens. Cela permet de choisir un effectif minimal pour tirer le maximum d’informations des données recueillies et d’obtenir des résultats fiables. Le partage des tissus et organes entre plusieurs analyses permet de multiplier les informations obtenues à partir d’un même individu.

Raffinement

De nombreuses mesures sont mises en place tout au long du projet pour réduire autant que possible la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les équipes utilisent des techniques de contentions douces et rapide afin de limiter l’anxiété. Les interventions potentiellement douloureuses comme les chirurgies sont toujours réalisées sous anesthésie générale avec traitement de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Dans certains cas, les animaux peuvent être placés dans des cages ventilées connectées équipées de systèmes de suivi automatisés permettant de repérer rapidement une baisse d’activité ou un comportement anormal. Des aliments en gel et enrichis peuvent être ajoutés dans la cage après des procédures sensibles comme une chirurgie, afin d’aider les animaux à récupérer plus rapidement. Les animaux qui n’ont plus ou peu de système immunitaire, des précautions particulières sont prises au niveau des conditions d’hébergement afin d’éviter les infections : manipulation en environnement stérile, cages ventilées. Pour les modèles humanisés avec implantation de cellules humaines, les études sont limitées à une période pendant laquelle le risque de réactions indésirables reste très faible. Des points limites stricts et spécifiques sont définis à l’avance pour chaque type d’étude et appliqués, permettant une action immédiate, validée par le vétérinaire pour éviter que l’animal ne souffre davantage (soin, surveillance renforcée ou arrêt de la procédure pour l’animal en question). L’ensemble de ces mesures garantit que les animaux ne subissent pas de souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les modèles de choix en pharmacologie. Elles ont une grande similarité génétique avec les humains, permettant de reproduire les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme. Les rongeurs sont des mammifères, ils ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les rongeurs sont utilisés à l’âge adultes (en général entre 8 et 12 semaines d’âge) car le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines et leur poids est stable.

  • Formation professionnelle
Souris : 300
Souffrances
 -
 -
 300
 -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour l'apprentissage de gestes techniques par des stagiaires d'un diplôme universitaire. Chaque animal subit une contention et au plus deux gestes, injection ou prélèvement sanguin, avant d'être tué pour la partie anatomie et autopsie de la formation. Les souris utilisées sont des animaux de réforme, d'anciens reproducteurs. Le porteur revendique une formation pratique "indispensable", après une phase sur mannequin en silicone jugée insuffisante pour manipuler un animal vivant.

Objectifs

Le Diplôme Inter-Universitaire (DIU) « Formation règlementaire destinée aux personnes concevant des procédures expérimentales, application aux modèles rongeurs et lagomorphes » est une formation, qualifiant des personnes amenées à concevoir des procédures expérimentales et les appliquer. Elle doit donc permettre l’acquisition de compétences théoriques et pratiques pour la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Pour répondre à cet objectif, les travaux pratiques proposés permettent une familiarisation progressive des stagiaires avec l’animal de laboratoire par une partie théorique reprenant les 3R, le modèle souris et la présentation des différents gestes techniques, ainsi qu’une partie technique. La partie technique fait l'objet de cette demande d'autorisation de projet, au cours de laquelle les gestes techniques de base en expérimentation animale, sont enseignés aux étudiants du DIU (préhension, contention, injections et prélèvements de sang). Les travaux pratiques sont réalisés en effectif réduit, sous la supervision d’ingénieurs et de techniciens animaliers. Des enseignements plus théoriques d’éthique, de physiologie du stress et de douleur viennent compléter les connaissances afin que les stagiaires soient en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de pouvoir former les futurs concepteurs et réalisateurs de projets scientifiques, aux bonnes pratiques en expérimentation animale. À court terme, cette formation permet le respect des bonnes pratiques et la prise en compte du bien-être animal. À long terme, un geste réalisé de manière sûre sera reproductible et donc bénéfique pour les protocoles scientifiques menés.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une contention et deux gestes techniques maximum : une injection sous cutanée (40s) ou une prise alimentaire volontaire (1 min) associée à une injection dans l’abdomen (40s) ou un prélèvement de sang à la veine de la queue / mâchoire (1 minute)

Impact sur les animaux

Les injections peuvent provoquer une douleur transitoire de faible intensité au point d’injection. Les prélèvements sanguins peuvent également provoquer chez les animaux une douleur transitoire et un inconfort de faible intensité. La réalisation de ces gestes par des personnes peu expérimentées peut provoquer un stress passager pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour la dernière partie des travaux pratiques concernant l'enseignement de l'anatomie et l’autopsie du rongeur

Remplacement

Avant la mise en oeuvre de gestes effectués sur l’animal, les stagiaires seront formés via des vidéos et avec une souris de simulation Mimicky. La souris de simulation Mimicky est une souris en silicone permettant la préhension, la contention, l’administration orale ou l’injection dans la veine de la queue. Cependant, cette souris de simulation n’est pas suffisante pour l’apprentissage de la préhension d’un animal vivant et mobile. Les animaux vivants ne seront utilisés qu’en cas de besoin, pour les personnes souhaitant se former aux gestes techniques. Ce projet correspond à un enseignement pratique pour des personnels amenés à réaliser des protocoles d’expérimentation animale en autonomie. Les habilitations à l’expérimentation animale sont essentiellement théoriques. Cette formation pratique est donc indispendable pour améliorer les conditions de manipulation des animaux et la fiabilité des résultats obtenus dans les futurs projets de recherche.

Réduction

La stratégie de remplacement par l’utilisation d’animaux de simulation et de vidéos est choisie préférentiellement. Certains gestes pourront également être réalisés sur animaux morts. Les animaux utilisés ne seront pas produits pour cet enseignement, mais sont des animaux de réforme (anciens reproducteurs). Par ailleurs, le nombre d’animaux utilisé est limité à 1 par stagiaire. Si le stagiaire est déjà à l’aise avec les gestes qu’il doit effectuer pour ses futurs projets ou s’il ne souhaite pas manipuler de souris car il travaille sur une autre espèce, les animaux ne seront pas utilisés. Pour la majorité des étudiants, la formation sera limitée à l’apprentissage de la préhension, de la contention et d’une injection.

Raffinement

Les gestes de base en expérimentation qui seront réalisés lors de cette formation ne seront réalisés qu’après une bonne maitrise de la contention des animaux, sans stress. Les animaux ne subiront jamais plus de deux gestes techniques, en plus de la contention. Des canules souples seront utilisées pour l'administration orale par gavage (uniquement réalisée par le formateur). Les gestes enseignés sont choisis afin d’éviter le plus possible la contention de l’animal : L’injection en sous cutanée, entre les homoplates, sera privilégiée car ne nécessite pas de contention stricte mais une immobilisation de l’animal sur la grille. Le prélèvement à la veine de la queue sera privilégié car il peut se faire sur animal vigile, sans contention. Les animaux recevront une anesthésie locale pour le prélèvement de sang à la mâchoire.

Choix des espèces

Le DIU est destiné aux personnes concevant des procédures expérimentales appliquées, en partie, aux modèles rongeurs. De plus, la majorité des animaux utilisés à des fins scientifiques étant des rongeurs, former les étudiants sur la souris est essentiel pour mener à bien leurs futurs projets selon les bonnes pratiques Le stade de développement sera dépendant des animaux de réforme fournis. Les animaux seront âgés de 14 semaines à 6 mois.