Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine
Développement d’une nouvelle approche thérapeutique pour les maladies rénales chroniques chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
7 920 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue de chaque procédure pour que leurs organes soient collectés. Chacune peut subir jusqu'à quarante-sept prélèvements d'urine, vingt-trois prélèvements sanguins et six injections, avec un suivi allant jusqu'à douze mois. Le projet teste des transporteurs naturels censés délivrer un traitement à une population précise de cellules rénales, sur deux lignées de souris génétiquement modifiées. De ces dizaines de manipulations répétées, le porteur ne retient qu'une "douleur légère de courte durée" et un "stress léger de courte durée", et écrit que la souris en fait un "modèle de choix".
Objectifs
La maladie rénale chronique est une maladie où les reins, dont le rôle est de filtrer le sang, s’abîment lentement et silencieusement, entrainant une insuffisance rénale grave et obligeant les patients à suivre des traitements lourds et coûteux (dialyse, greffe de rein). En l’absence de traitement curatif, il est important de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour empêcher/ralentir l’évolution vers l’insuffisance rénale. Des défauts dans différentes populations de cellules rénales sont à l’origine de ces maladies. Ce projet vise à tester de nouveaux transporteurs naturels capables de délivrer un traitement directement à une population spécifique de cellules rénales défaillantes, afin de restaurer leur fonctionnement et ralentir, voire d’empêcher, la progression de la maladie. Ces transporteurs seront d’abord validés sur des cellules rénales en laboratoire, puis testés sur deux modèles de souris génétiquement modifiées pour reproduire la maladie rénale humaine. Ces souris recevront une injection de transporteurs ou du placebo à différents stades de leur vie pour évaluer l’efficacité d’un traitement préventif, précoce et tardif. L’objectif est de découvrir de nouveaux transporteurs capables d’aider à protéger, voire réparer, la population de cellules rénales malades et d’empêcher la progression vers l’insuffisance rénale grave, évitant aux patients d’avoir recours à une greffe de rein.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu de ce projet est d’identifier des transporteurs ayant une plus grande spécificité pour les cellules défaillantes ciblées permettant de prévenir/retarder l’évolution de la maladie dans deux modèles de souris. Les résultats obtenus valideront l’utilisation de ces transporteurs comme nouvelle approche thérapeutique pour certaines maladies rénales chroniques, permettant sur le long terme d’éviter la greffe rénale aux patients et d’espérer étendre cette approche thérapeutique à d’autres maladies rénales chroniques impliquant d’autres populations de cellules rénales.
Procédures
Prélèvement de tissu caudal (animal vigile, 1 fois, 10 secondes), prélèvements d’urines (animal vigile, 47 fois au maximum, 30 secondes), prélèvements sanguins (animal vigile ou sous anesthésie générale, 23 fois au maximum, 30 secondes), injections (animal vigile ou sous anesthésie générale, 6 fois au maximum,
Impact sur les animaux
Pour le prélèvement de tissu caudal: douleur légère et localisée de courte durée. Pour la contention : stress léger de courte durée lié à la contention manuelle ou au tube de contention. Pour les injections: douleur légère de courte durée liée à la piqûre. Pour les prélèvements sanguins: douleur légère de courte durée liée à la piqûre. Pour le prélèvement d’urines: stress léger et de courte durée lié à la préhension.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort et les organes seront collectés en post-mortem pour les analyses biologiques et moléculaires.
Remplacement
Les questions scientifiques posées ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des souris. Le rein des mammifères et son fonctionnement en conditions normales et pathologiques (maladie rénale) sont bien caractérisés chez la souris avec de nombreux modèles génétiques, et de nombreuses études ont été publiées utilisant une approche similaire avec des transporteurs naturels sur des modèles murins, ce qui en fait un modèle de choix. Ce projet s’intéresse particulièrement à une population de cellules pour laquelle il n’existe à ce jour aucun équivalent in vitro (cultures de cellules rénales). Compte tenu de l’absence de modèle cellulaire adéquat, il n’est pas possible de remplacer les modèles de souris utilisés dans ce projet par des modèles cellulaires rénaux in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires pour les lots expérimentaux a été ajusté en prenant en compte l’expérience acquise au laboratoire sur différents modèles de souris similaires et en intégrant les données de la littérature utilisant ces transporteurs. Ce nombre correspond au nombre minimal nécessaire pour chaque expérience, qui permet à la fois d'être assuré de la reproductibilité des phénomènes observés et d’avoir la puissance statistique nécessaire en tenant compte de la variabilité expérimentale des modèles employés et des protocoles . Les réponses aux traitements seront étudiés à la fois sur les mâles et les femelles et les résultats seront analysés avec des tests statistiques adéquats.
Raffinement
Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués. L’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être animal tout au long de l’étude permet de surveiller l’état général de l’animal. Ainsi, les souris seront surveillées plusieurs fois par semaine lors des pesées par les personnes en charge du protocole afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans un environnement enrichi adapté afin de diminuer leur stress.
Choix des espèces
La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés pour cette espèce animale. Enfin, la souris développe des maladies rénales très semblables à celles observées chez l’homme. Pour le premier modèle (défaut rénal à la naissance), l’injection des transporteurs et du placebo sera effectuée dans les premiers jours de vie du souriceau (traitement à un stade précoce de la maladie) et les souris seront suivies jusqu’à l’âge adulte (6 mois), temps déjà étudié dans d’autres maladies rénales chroniques. Pour le second modèle (maladie rénale induite), l’induction de la maladie et l’injection des transporteurs et du placebo seront réalisées à l’âge adulte (entre 4 et 10 semaines) (traitement à des stades précoces et modérés de la maladie) et les souris suivies jusqu’à 12 mois.
Pr?l?vements sanguins chez le lapin pour r?alisation des tests de validation de nettoyage des dispositifs m?dicaux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Le sang est prélevé dans une artère, sur lapin non anesthésié, les deux artères pouvant être ponctionnées pour un total de dix minutes par lapin. 50 lapins subissent ces prélèvements dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, sans mise à mort prévue : le porteur les destine à d'autres procédures après un temps de repos et l'accord du vétérinaire. Ce sang sert à salir volontairement des dispositifs médicaux réutilisables, pour vérifier que le procédé de nettoyage décrit par leur fabricant élimine bien l'hémoglobine avant leur mise sur le marché. Le résumé annonce que ces lapins "peuvent provenir d'autres essais réalisés préalablement" et que plusieurs prélèvements peuvent être faits sur un même individu, sans dire combien de fois un lapin peut être ponctionné au cours de sa vie.
Objectifs
Selon la r?glementation, les fabricants de dispositifs m?dicaux r?utilisables doivent faire ?valuer l'efficacit? de leur proc?d? de nettoyage pour garantir la s?curit? de leurs produits de sant?. Pour cela, il est n?cessaire de souiller artificiellement les dispositifs m?dicaux de mani?re ? mimer leur utilisation clinique. L'un des marqueurs ? ?tudier est l'h?moglobine r?siduelle apr?s nettoyage d'o? le besoin de sang ? incorporer dans la souillure.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de s?assurer avant sa mise sur le march? que la m?thode de nettoyage du dispositif d?crit par le fabricant est adapt?e avant sa r?utilisation, garantissant ainsi l?absence de risque de contamination pour le patient suivant.
Procédures
Pr?l?vement de sang dans une art?re sur animal non-anesth?si?. Pr?l?vement possible des 2 art?res, avec maximum 5 minutes de pr?l?vement, donc 10 minutes au total par animal au maximum
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets ind?sirables pouvant survenir chez les animaux sont les suivants : douleur et stress li?s ? la piqure de l'aiguille pour le pr?l?vement (nuisance faible)- h?matome et/ou inflammation ou fibrose de l?art?re au niveau du point de ponction, pouvant entrainer une l?g?re douleur ? stress li? ? la contention (faible car limit? au temps de pr?l?vement)
Devenir
La proc?dure pr?voit uniquement le pr?l?vement de sang sur des animaux donc une mise ? mort n?est pas necessaire. Apr?s une p?riode de repos suffisante et avec l'accord du v?t?rinaire, les animaux pourront ?tre r?utilis?s dans une autre proc?dure
Remplacement
Les normes imposent l?utilisation de sang de lapin pour la r?alisation de ces tests de nettoyage pour certains dispositifs m?dicaux (selon leur utilisation clinique). Dans ces cas, il n?y a pas de m?thode alternative possible ? ce jour. L?utilisation d?animaux est donc requise par les instances r?glementaires.
Réduction
Pour r?duire le nombre d'animaux en ?tude, plusieurs campagnes de tests sont r?alis?es en m?me temps afin de mutualiser le besoin de sang (en moyenne 1 mL n?cessaire pour une ?tude). Plusieurs pr?l?vements peuvent ?tre r?alis?s sur un m?me animal en respectant une p?riode de repos entre chaque. De plus, ces animaux peuvent provenir d'autres essais r?alis?s pr?alablement. Ils peuvent ?galement ?tre utilis?s pour d'autres essais ensuite ? condition qu'une p?riode de repos suffisante soit observ?e et avec accord du v?t?rinaire.
Raffinement
Une observation des animaux avant et apr?s pr?l?vement est r?alis?e afin de prendre en charge imm?diatement l?animal en cas de signe de douleur.
Choix des espèces
Esp?ce animale d?finie dans le (ou les) texte(s) de r?f?rence(s) Pas de recommandation sp?cifique r?glementaire. Le stade de d?veloppement des animaux pr?lev?s est fonction de leur ?ge ? r?ception et de la dur?e de la pr?c?dente proc?dure exp?rimentale. En g?n?ral les lapins ont plus de 12 semaines.
Exploration de nouvelles voies de régulation de la fibrose et de la résistance aux thérapies ciblées dans le carcinome hépatocellulaire
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Une injection unique de composé cancérigène à l'âge de douze jours doit faire pousser un cancer du foie chez 96 souris mâles, suivies jusqu'à un an, avec dix prélèvements de sang et sept échographies sous anesthésie gazeuse chacune, et deux injections par semaine pendant cinq mois pour vingt-quatre d'entre elles. Le niveau de souffrance déclaré reste modéré. Le porteur détaille le stress de contention, la douleur légère à l'insertion de l'aiguille et le risque d'hypothermie sous anesthésie, et mentionne en une ligne la perte de poids, l'hépatomégalie et la masse hépatique qu'entraîne le cancer qu'il provoque. Les 96 souris sont tuées pour analyser leur foie, et seuls des mâles sont utilisés, le porteur indiquant que les femelles sont moins sensibles aux maladies du foie.
Objectifs
L’inflammation chronique et la fibrose (cicatrisation progressive du foie) jouent un rôle central dans l’évolution des maladies du foie vers la cirrhose, puis vers un cancer du foie appelé carcinome hépatocellulaire (CHC). À ce jour, ce cancer est surtout traité par des médicaments appelés inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK), mais les patients finissent souvent par devenir résistants à ces traitements. Ce projet a pour objectif de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques impliquées dans la progression de la fibrose, du CHC et dans l’apparition de cette résistance aux ITK. Pour cela, nous utilisons un modèle de souris dans lequel un cancer du foie est provoqué par une injection unique de d'un composé cancerigène. Deux moments d’analyse sont prévus : à 8 mois, correspondant au stade de cirrhose, et à 12 mois, correspondant au stade de CHC. Les expériences consisteront à modifier certaines voies biologiques dans le foie à l’aide de vecteurs viraux, puis à analyser les tissus à ces deux stades clés (8 et 12 mois) par des examens microscopiques et moléculaires.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de mettre en évidence des marqueurs biologiques et des pistes thérapeutiques plus ciblées pour ralentir la progression vers la cirrhose et améliorer la prise en charge du CHC résistant.
Procédures
Durant ce projet les animaux subiront une injection à 12 jours (30s/ injection) ainsi que 1 prélèvement sanguin par mois de 3 à 8 ou 12 mois sur animaux vigiles par contention (1min / prélèvement), soit au total 10 prélèvements maximum par animal. Les animaux seront également soumis à une échographie sous anesthésie gazeuse d'une durée de 15 minutes une fois par mois de 6 à 8 ou 12 mois, soit au maximum 7 échographies maximum par animal. 2 groupes d'animaux (24 souris) seront soumis à 2 injections par semaine pendant 5 mois.
Impact sur les animaux
Le modèle d'hépatocarcinome que nous utilisons induit le développement d'un cancer à 1 an, pouvant induire une perte de poids ainsi que des troubles hépatiques (hépatomégalie ou masse sur le foie). Lors des injections, l’animal va ressentir un stress lors de la contention et une douleur légère lors de l’insertion de l’aiguille. Les animaux subiront des prélèvements sanguins répétés, pouvant entraîner une légère douleur. Des contentions seront pratiquées ce qui entraîne un stress léger. Une anesthésie gazeuse induit un stress et pourrait induire une hypothermie (prévenue par le maintien de l'animal sur une plaque chauffante).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure afin d'analyser différents organes dont le foie.
Remplacement
Ce projet vise à mettre en évidence l'impact de l’inhibition ou la surexpression de protéines sur des fonctions métaboliques complexes lors d’une maladie hépatique. Celles-ci ne sont modélisables que dans un organisme complet à même d'exprimer l'ensemble des fonctions physiologiques de régulations (homéostasie lipidique, fonction hépatique). Seule une approche sur un mammifère permet une première collecte de données concernant les mécanismes physiologiques complexes mis en jeu dans cette étude (régulation des lipides, dérèglements biochimiques, balance inflammatoire), fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été déterminé au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que cet effectif de 12 par groupe constitue un bon compromis entre puissance d’analyse et réduction du nombre d’animaux utilisés. Seules des souris mâles seront utilisées, car il est bien documenté dans la littérature que les femelles sont moins sensibles aux maladies hépatiques. Au cours de cette étude, des données seront recueillies et analysées par des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux sont hebergés dans les conditions réglementaires. Nous suivrons l'état général des animaux, incluant le toilettage, la posture et la présence de vocalisations. Tous ces éléments nous permettront d'évaluer l'atteinte de points limites, pouvant entraîner l’euthanasie de l'animal afin d'éviter toute souffrance. En cas de douleur, un antalgique pourra être administré conformément aux recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés toutes les deux semaines, en plus du suivi quotidien habituel. Lors des prélèvements sanguins, le volume prélevé sera compensé par l'injection de sérum physiologique. Le modèle d’hépatocarcinome que nous utilisons a déjà été largement décrit dans la littérature et étudié au laboratoire, et nous savons qu'il induit un hépatocarcinome après 1 an. Afin de suivre l'apparition de l'hépatocarcinome, en plus du suivi clinique quotidien, une analyse mensuelle de différents marqueurs sanguins sera réalisée ainsi qu'une échographie du foie.
Choix des espèces
La souris permet une première approche informative concernant les mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. La molécule provoquant l’hépatocarcinome est administrée à des animaux de 12 jours, car à ce stade les hépatocytes (cellules du foie) sont encore très prolifératifs et par conséquent plus sensibles aux mutagènes. Les animaux sont ensuite suivis jusqu’à un an maximum, âge auquel ils présentent un hépatocarcinome.
Collectes sanguines de cellules immunitaires chez le chien
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Mettre au point des aliments pour chiens : 30 chiens en bonne santé vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester des solutions nutritionnelles visant leur système immunitaire et leurs muscles. Chacun subit jusqu'à deux prélèvements de dix-huit millilitres de sang, sous anesthésique local, la contention et la piqûre étant les nuisances retenues par le porteur. Les cellules immunitaires prélevées servent ensuite à des travaux en culture, le porteur annonçant d'évaluer "de manière préclinique l'efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire". Trente chiens sont comptés comme réutilisés, quand il écrit qu'ils seront "soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption", sans dire combien iront vers chacune des deux voies.
Objectifs
L’objectif de l’étude est d’explorer l’influence de la nutrition sur les interactions entre le système immunitaire et les tissues musculo squelettiques au cours du vieillissement chez le chien. L’étude repose sur la collecte de prélèvements sanguins chez des chiens en bonne santé afin d’isoler des cellules immunitaires et d’étudier leurs interactions in vitro avec différents types cellulaires, en lien avec les objectifs suivants : 1) Soutenir le développement et la validation de modèles cellulaires pertinents pour étudier la santé immunitaire du chien ; 2) Évaluer de manière préclinique l’efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire, et des tissus musculo squelettiques. Les cellules isolées seront utilisées dans des approches in vitro visant à établir, valider des modèles expérimentaux adaptés et évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles.
Bénéfices attendus
Cette étude aura pour bénéfices potentiels, le développement d'aliments pour chien ayant avec un impact positif sur la santé immunitaire et le système musculosquelettique du chien.
Procédures
Il sera réalisé sur chaque chien de l'étude, 2 prélévements sanguins maximum d'un volume de 18mL chacun.
Impact sur les animaux
Les nuisances identifiées à la prise de sang sont:1) un stress potentiel associé à la contention du chien, et 2) une légère douleur à l'introduction de l'aiguille, malgré l'anesthésique local qui sera appliqué avant.
Devenir
A l'issue de la procédure, les chiens seront soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption.
Remplacement
Les cellules immunitaires ne peuvent qu'être isolées à partir de sang de l'espèce étudiée. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chien.
Réduction
Plusieurs collectes indépendantes de sang sont nécessaires car les cellules sanguines obtenues ne sont pas immortelles et ont donc une durée de vie limitée en culture. Par conséquent, les stocks cellulaires ne peuvent pas être maintenus indéfiniment et doivent être reconstitués périodiquement afin d’assurer la pérennité du programme de recherche. L’utilisation de multiples donneurs est indispensable pour prendre en compte la variabilité biologique attendue entre les chiens (par exemple : âge, sexe, race/taille corporelle) et pour réduire le risque que les résultats soient influencés par un ou quelques donneurs atypiques. En outre, la sélection de 30 chiens est fondée sur des données internes et sur des cohortes utilisées dans la littérature.
Raffinement
La surface des logements des chiens est supérieure au minimum réglementaire requis pour les conditions d’hébergement des espèces cibles. L’aménagement des logements est également développé pour favoriser le confort des individus ainsi que le contact physique, visuel, olfactif et auditif avec les congénères directement proches. Les chiens bénéficient de socialisation individuelle et collective répétées via différentes activités (toilettage, jeu, sortie en parc en groupe, promenades en laisse). Les chiens sont également habitués à venir en clinique vétérinaire où les prélèvements seront faits ce qui permettra de diminuer le stress. Les chiens seront sélectionnés selon le critère connu de réaction normale à la prise de sang. Tout animal ayant précédemment mal réagit lors d'un prélévement sanguin ne se sera pas sélectionné. Un analgésique local sera utilisé 10 minutes au préalable à la prise de sang pour limiter la douleur liée à l'introduction de l'aiguille au moment du prélèvement sanguin.
Choix des espèces
L'étude portant sur le développement d'un modèle canin, il est nécessaire d'utiliser des individus des espèces cibles pour les prélèvement sanguins. Les chiens sont au stade adulte, avec un âge supérieur à 2 ans.
Evaluation de la perméabilité du tissu colique et des vaisseaux sanguins dans un modèle murin carencé en ascorbate
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Les souris de ce projet portent une double mutation qui les prive de la capacité à fabriquer leur vitamine C, et 48 d'entre elles ainsi que 8 femelles reproductrices subissent une carence entretenue de la naissance jusqu'à la mise à mort. Le porteur indique que cette carence les laisse de petite taille et peut provoquer une ataxie ou une hypertrophie des pattes. Au total, 376 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avec une mise à jeun de quatre heures, un gavage, une injection intraveineuse sous anesthésie et un prélèvement sanguin terminal. Toutes seront tuées, les unes pour le prélèvement, les autres parce qu'elles ont atteint la limite d'âge pour la reproduction.
Objectifs
Les diarrhées d’origine bactérienne se manifestent généralement par une gastro-entérite, et plus spécifiquement par une rectocolite aiguë. Leur transmission se fait par voie féco-orale, principalement dans les pays en développement ou chez les voyageurs. Chaque année, ces infections causent plusieurs millions de décès, touchant surtout les enfants de moins de cinq ans. À ce jour, aucun vaccin commercialisé ne protège contre ces bactéries, même si de nombreuses stratégies vaccinales sont actuellement à l’étude. Le développement de ces approches est notamment freiné par l’absence d’un modèle animal fiable permettant d’en évaluer l’efficacité. La virulence de ces bactéries a été étudié depuis de nombreuses années dans divers modèles animaux (primate, lapin, souris, cobaye) qui, même imparfaits ont permis de mieux comprendre les mécanismes de la virulence de ces pathogènes. Toutefois, aucun d’entre eux ne permet de reproduire l’infection du colon suite à l’ingestion de bactéries virulentes. Il est connu que la souris est naturellement résistante à ce type d'infection. Et contrairement à l’être humain, elle est capable de synthétiser la vitamine C (ascorbate). Grâce à nos récents travaux, nous avons pu examiner l’impact d’une carence en ascorbate sur la sévérité d'une infection bactérienne, en utilisant un modèle souris présentant une double mutation. Cela nous a permis de mettre en évidence et validé une sensibilité accrue avec présence de symptômes comme retrouvés chez l’Homme. Cette demande de projet est en continuité avec les résultats issus de nos précédents travaux. Ici nous souhaitons identifier la nature de la fragilité de ces animaux qui expliquerait cette sensibilité accrue à l’infection. Ce projet porte sur l'évaluation du niveau de perméabilité du tissu colique et des vaisseaux saunguins, potentiellement fragilisé de par la carence en vitamine C chez nos animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à améliorer les connaissances fondamentales de l’impact d’une carence modérée en ascorbate sur la structure et la perméabilité de la barrière épithéliale colique et de la paroi vasculaire. Il nous permettra également d’évaluer le rôle de l’ascorbate dans le maintien de l’intégrité de ces barrières biologiques dans la réponse aux infections aux bactéries pathogènes. Si une relation s’avère existante entre carence nutritionnelle, altération des barrières biologiques et sévérité de l’infection, alors ce projet pourrait contribuer à plus long terme à l’amélioration des stratégies de prévention et de prise en charge des infections intestinales, notamment par des approches nutritionnelles complémentaires.
Procédures
48 animaux générés ainsi que les 8 femelles reproductrices subiront de leur naissance à leur mise à mort une carence modérée en ascorbate via une dose sous-optimale d’ascorbate dans l’eau de boisson. Les animaux subiront avant le test de perméabilité du tissu colique une mises à jeun de 4h. Tous les animaux subiront les actes suivants : gavage sur animal vigile. Chaque animal concerné subira un seul gavage qui sera d'une durée inférieure à 1 minute; L'injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse s'executera pendant une durée de 2 minutes maximum. Chaque animal concerné subira une seule injection. Enfin, les animaux soumis au gavage auront un prélèvement de sang terminal sous anesthésie général. Ce prélèvement se fera sur une durée inférieure à 1 minute.
Impact sur les animaux
En relation avec la phase d’induction de carence modérée, nos précédentes études ont montré que celle-ci avait un impact sur le développement de l’animal au niveau phénotypique (petite taille). Ce dernier peut également développer une ataxie ou une hypertrophie au niveau des pattes. Au cours des procédures de test de perméabilité, la contention, le gavage pourront être source de stress pour l'animal. Aussi, la mise à jeun peut induire non seulement un stress à l'animal mais aussi une perte de poids n’excédant pas 10 %.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort soit pour prélèvement soit car ils ont atteint la limite d'âge pour la mise en reproduction.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans une continuité d'une validation in vivo d’un nouveau modèle capable de récapituler totalement l’infection du colon suite à l’ingestion d'une bactérie pathogène. L’évaluation de la perméabilité du tissu colique et des vaisseaux sanguins nécessite l’intégrité d’un tissu vivant fonctionnel, incluant les interactions entre cellules épithéliales, jonctions serrées, et système immunitaire. Les modèles alternatifs actuellement disponibles ne permettent pas de reproduire fidèlement cette complexité physiologique ni les mécanismes dynamiques impliqués dans la régulation de la barrière intestinale ni de l'endothélium.
Réduction
Pour ce projet, nous avons pu déterminer l’effectif minimum requis pour nous permettre d’avoir des résultats robustes en s’appuyant sur des tests statistiques. Les évaluations de la perméabilité du tissu colique et des vaisseaux sanguins seront effectués sur un même animal. En outre, l’utilisation d'animaux de même génotype pour la partie reproduction et des deux sexes pour la partie expérimentation permet la genèse de moins d’animaux pour atteindre l’effectif total.
Raffinement
Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum par différentes actions : L’hébergement des animaux dans des cages adaptées en groupe sociaux. Ces cages seront enrichies avec du matériel de nidification à base de coton compressé et de frisure de papier, des bâtons à ronger, un tunnel transparent, leur permettant d’organiser leur environnement selon leurs besoins ; Une anesthésie de l’animal avant injection pour limiter le stress de l'animal et avant prélèvement de sang; Une acclimatation et une habituation en début de projet consistant à manipuler régulièrement les animaux en appliquant les différents gestes nécessaires à l'étude; Des phases de mises à jeûn limitées au plus possible ; La surveillance tout au long de la vie de l’animal, par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure et à une grille de scoring. Une supplémentation en vitamine C dans l’eau de boisson calculée de sorte à limiter les symptômes de carence (perte de poids, troubles articulaires), concernant les animaux génétiquement modifiés carencés en vitamine C.
Choix des espèces
De multiples modèles animaux ont déjà été utilisés pour modéliser l’infection humaine mais aucun n’a pour l’instant permis de récapituler l’infection du colon suite à l’ingestion de bactéries pathogènes. De nombreuses données dans la littérature existent associées aux modèles murins, les modifications génétiques permettant de rendre ces modèles plus sensibles aux infections et ainsi d’analyser les différents mécanismes de la pathogénèse dans le temps. Nos précédents travaux ont montré que notre lignée murine deficiente en ascorbate permet de reproduire les infections associées aux diarrhées chez l’homme. C'est dans une continuité logique que nous souhaitons poursuivre nos investigations avec cette espèce animale afin d'incrémenter nos connaissances dans ce domaine et de pouvoir effectuer des analyses comparative et critique des résultats obtenus. Pour ce projet, les animaux exposés ou non à une carence modérée en vitamine C dès leur naissance, seront utilisés à 5 semaines d'âge. Cet âge correspondant à celui utilisé pour nos infections, conciliant installation de la carence, et efficacité de l'infection. Aussi, d'un point de vue clinique, l'infection par ces bactéries touche majoritairement des jeunes enfants. Le choix de cet âge nous permettra ainsi d'être le plus représentatif possible.
Evaluation chez le rongeur de la pharmacocinétique, pharmacodynamique, biodistribution et innocuité de candidats médicaments pour lutter contre le cancer
- Recherche appliquée
- Cancers
960 souris saines vont être utilisées pour caractériser dix candidats médicaments immunomodulateurs, chacune recevant une injection sous anesthésie puis jusqu'à quatre prélèvements sanguins, également sous anesthésie, échelonnés de cinq minutes à vingt-huit jours après l'injection. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Le porteur attend une perte de poids, un pelage hérissé, une baisse d'activité, parfois des diarrhées, et dans de rares cas une hypothermie ou une détresse respiratoire. Toutes seront tuées pour le prélèvement d'organes. La réduction revendiquée ramène chaque étude de quatre-vingts à trente-deux souris, pour un total qui reste de 960.
Objectifs
Au cours de la dernière décennie, les approches immunothérapeutiques ont révolutionné le traitement des cancers. Elles visent à rendre le système immunitaire plus à même de reconnaitre les cellules tumorales et de les détruire. Ces traitements ne fonctionnent cependant que chez 10 à 40% des patients en fonction des types de cancer ce qui limite leur portée et la recherche dans ce domaine est toujours très active. Pour améliorer la portée de ces approches, notre laboratoire cherche à produire des candidats médicaments présentant une activité immunomodulatrice, c’est-à-dire qu’ils sont capables de moduler l’activité du système immunitaire. Il a été mis au point une technologie qui nous a permis de produire une série de protéines présentant une telle activité in vitro. Avant d’étudier l’efficacité thérapeutique de candidats qui ont été sélectionnés au moyen d’un crible in vitro, nous devons maintenant caractériser leur devenir (absorption, distribution et métabolisme), leurs effets sur l’organisme (pharmacodynamique) ainsi que leur innocuité chez un animal modèle sain, dénué de pathologie préexistante. Ces travaux permettront de définir les conditions de délivrance les plus appropriées pour tenter d’obtenir un effet thérapeutique optimal avec un risque de toxicité nul ou très limité. L’objectif de notre projet est donc de caractériser ces différents paramètres pour les dix meilleurs candidats médicaments préalablement sélectionnés
Bénéfices attendus
Le projet va nous permettre, pour chacun des candidats médicaments sélectionné, de connaître ses paramètres d’absorption et d’élimination ainsi que l’atteinte des tissus cibles, d’évaluer précisément ses effets sur le système immunitaire, de définir les paramètres de dose (quantité, nombre de fois, voie d’injection) adéquats pour obtenir une persistance et un effet pharmacologique significatif du candidat et enfin d’évaluer son innocuité. Cette étape est indispensable avant toute étude clinique chez l’humain. À terme, la mise au point de nouveaux médicaments immunomodulateurs pourrait avoir un impact majeur pour la prise en charge des cancers. Ils pourraient offrir une alternative thérapeutique aux patients ne répondant pas aux traitements actuels, comme certaines chimiothérapies ou immunothérapies existantes. En diversifiant les mécanismes d’action disponibles, ces nouvelles approches ouvriraient la voie à des traitements plus personnalisés, mieux tolérés et potentiellement efficaces sur un plus grand nombre de types de cancers
Procédures
Une injection d’immunothérapie sera réalisée chez les animaux préalablement anesthésiés (durée approximative de la procédure totale – anesthésie + geste -: 5 minutes). Pour évaluer le devenir dans l’organisme d’un candidat médicament ainsi que son effet sur le système immunitaire, jusqu’à quatre prélèvements de sang seront ensuite réalisés sous anesthésie. Les prélèvements seront réalisées pour des temps compris entre 5 minutes et 28 jours après l’injection (duré approximative total – anesthésie + geste - : 5 minutes).
Impact sur les animaux
Certains animaux pourraient subir pendant quelques minutes une chute de température liée à l’anesthésie. De plus, une inflammation pourrait apparaître au point d’injection. Les effets indésirables les plus fréquents chez la souris après injection d’immunothérapies sont une perte de poids, un aspect “hérissé” du pelage, une diminution de l’activité et parfois des troubles digestifs (diarrhée). Dans de rares cas, des effets plus sévères de syndrome inflammatoire aigu (hypothermie ou détresse respiratoire) peuvent être observés.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à la fin du protocole afin de prélever différents organes pour des analyses indispensables dans le cadre du protocole, notamment celles de la distribution des candidats médicaments dans les tissus.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer les caractéristiques de pharmacocinétique, pharmacodynamique, biodistribution et tolérance de nouvelles immunothérapies dans l’organisme. Ces travaux ne peuvent être réalisée sans se passer de l’animal car aucune technique in vitro ne permet d’évaluer la demi-vie ou la localisation dans un organisme entier. L’utilisation d’animaux de laboratoire représente donc la seule approche permettant une évaluation de la pharmacocinétique, biodistribution et toxicité potentielle d’un candidat médicament.
Réduction
Cette technologie permet de produire de nombreuses protéines à activité immunomodulatrice. Pour réduire le nombre d’immunothérapies testées chez l’animal, nous commencerons par une évaluation in vitro afin d’identifier celles qui stimulent le mieux les cellules immunitaires. Seules les protéines les plus prometteuses seront ensuite testées chez le rongeur, soit environ dix candidats. Les expérimentations sont basées sur des modèles de rongeurs pour lesquels il existe une variabilité interindividuelle. Nous devons tenir compte de cette variabilité ce qui impose d’utiliser un effectif minimal pour garantir une validité statistique. Afin de réduire autant que possible l’effectif minimal, plusieurs stratégies seront mises en place : –jusqu’à quatre prélèvements seront réalisés sur un même animal. Ces prélèvements seront réalisés à des intervalles de temps suffisamment espacés afin de ne pas induire de douleurs –les études de pharmacocinétique, de biodistribution et de toxicité seront réalisées sur les mêmes animaux Grâce à ces approches, pour une étude nécessitant théoriquement quatre-vingt animaux, le nombre pourra être réduit de à trente-deux, tout en maintenant la robustesse scientifique des résultats.
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux, permettre une manipulation aisée et douce, ceux-ci seront anesthésiés avant l’injection des traitements et des prélèvements. Leur état de santé et l’apparition de signes de souffrance liés à la molécule seront surveillés tout au long de l’expérience par du personnel qualifié de façon à intervenir de manière appropriée, notamment via l’utilisation d’analgésiques ou d’antiseptiques. Une grille de score qui permet d’évaluer précisément le bien-être de l’animal, sera utilisée. Si l’un des indicateurs de cette grille révélait un état anormal, une évaluation précise de l’état général de l’animal sera réalisée, et les interventions nécessaires seront mises en œuvre, conformément aux recommandations vétérinaires, notamment en cas d’atteinte de point limite les animaux seront mises à mort automatiquement afin de limiter la souffrance.
Choix des espèces
Nous réaliserons nos études chez la souris, modèle de référence en recherche biomédicale. Ce rongeur est couramment utilisé par la communauté scientifique, dans les laboratoires académiques comme dans l’industrie pharmaceutique, pour évaluer l’efficacité et la tolérance de nouveaux candidats médicaments. Les modèles murins sont particulièrement pertinents pour l’étude des immunothérapies anticancéreuses, car ils permettent d’examiner de manière contrôlée les interactions entre le système immunitaire et les traitements, et d’obtenir une première validation fonctionnelle avant le passage en clinique. Les souris utilisées seront des animaux sains, sans pathologie préexistante, afin d’éviter toute interférence avec la réponse immunitaire induite par les traitements évalués. Elles auront entre 8 et 12 semaines, âge auquel leur système immunitaire et leur physiologie sont pleinement matures. Ces conditions garantiront des résultats fiables pour l’évaluation de la biodistribution, du devenir dans l’organisme et de l’innocuité des immunothérapies testées.
Etude de la pharmacocinétique, de la biodistribution, et des voies d’élimination de molécules originales pouvant avoir des applications en santé humaine.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Rats : 600
3 800 rongeurs, 3 200 souris et 600 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacun pouvant subir jusqu'à huit prises de sang en vingt-quatre heures et jusqu'à quatre-vingt-seize heures d'hébergement individuel en cage de collecte des urines et des fèces. Les molécules sont administrées par voie orale sans anesthésie, ou par injection sous anesthésie gazeuse. Tous sont tués à l'issue de chaque procédure pour prélever leurs organes. Le porteur présente ce travail comme une activité de plateforme, dont les résultats servent à décider de la poursuite ou de l'arrêt du développement d'une molécule.
Objectifs
Le développement d’un nouveau médicament est un processus long, qui nécessite de nombreuses étapes avant de pouvoir envisager son administration chez l’être humain. Il est notamment indispensable d’étudier son comportement dans un organisme vivant. Des équipements spécialisés permettent ainsi d’analyser comment une molécule est absorbée, distribuée dans les différents organes, transformée puis éliminée par l’organisme. Ces études permettent de déterminer si elle atteint bien les tissus ciblés, en quelle quantité, pendant combien de temps et par quelles voies elle est évacuée. Ces informations sont essentielles pour évaluer le potentiel d’une molécule innovante et accompagner son développement dans le cadre de projets de recherche scientifique et préclinique.
Bénéfices attendus
Les études menées par notre plateforme permettent de fournir des informations indispensables sur la répartition et la concentration de la molécule dans l’organisme, ainsi que sur sa persistance et ses voies d’élimination. Ces informations sont nécessaires pour évaluer la pertinence des molécules candidates et orienter la décision quant à la poursuite ou non de leur développement. D’un point de vue médical, une connaissance des paramètres de ces molécules dans des organismes vivants permettent une translation clinique de ces paramètres chez l’Homme.
Procédures
Un opérateur spécialisé réalisera une administration orale (30 secondes) sur un animal vigil ou une injection (30 secondes) sur animal sous anesthésie gazeuse. Des prises de sang(1 minute) seront réalisées : au maximum 8 sur une période de 24h par animal vigile. Certains animaux seront hébergés individuellement pendant maximum 96 heures dans des cages spéciales permettant de recueillir les urines et les fèces.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables relatifs à la manipulation sont potentiellement une douleur au niveau du site d’injection ou un stress lié à la contention des animaux lors de l’administration orale, un stress lors de la prise de sang et un stress avec parfois une légère perte de poids lié à l’hébergement individuel dans des cages spéciales permettant de recueillir les urines et fèces.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à l’issue de chaque procédure pour prélever leurs organes.
Remplacement
Bien que des études in vitro ou des études preuve de concept soient réalisées en amont pour l’ensemble des molécules, il n’est pas possible de recréer in vitro ou in silico la complexité d’un organisme entier avec tous les composants biologiques qui entrent en jeu. Dans le cadre d’une application future en santé humaine, il est donc indispensable de mener une étude in vivo.
Réduction
Afin de limiter le recours aux animaux, une sélection préalable des molécules d’intérêts sera réalisée in vitro. Pour chaque molécule retenue, une seule dose sera évaluée in vivo. Cette dose sera définie à partir des paramètres pharmacologiques obtenues in vitro et des données in vivo préliminaires déjà disponibles dans la littérature. Enfin, les analyses statistiques reposeront sur un nombre minimum d’animaux. Les molécules seront évaluées chez les deux sexes avec le nombre minimum d’animaux à manipuler, soit 3 à 5 animaux par sexe.
Raffinement
Dès leur arrivée, les animaux seront hébergés en groupe dans un environnement enrichi comprenant des maisons, des tunnels en carton, de la paille ou du mouchoir en papier pour leur nid et des bâtonnets en bois à ronger, pendant une période d’acclimatation d’au moins sept jours. Ils feront l’objet d’une surveillance quotidienne assurée par du personnel formé et habilité. Pour réduire ou supprimer le stress relatif aux administrations et aux prélèvements, ceux-ci seront réalisés dans une pièce au calme sans passage. La douleur engendrée est de courte durée et limitée par l’utilisation d’une anesthésie gazeuse lorsque cela est possible. Bien qu’il n’y ait pas, à priori, de douleur, souffrance et angoisse associées à l’administration des composés, les animaux seront sous surveillance accrue durant les 24H à 96H de la manipulation. Afin de détecter au plus vite tout signe de souffrance , une surveillance de leur état général et de leur comportement sera réalisée grâce à une grille de score et à l’utilisation de points limites définissant les circonstances potentielles pour lesquelles des prises en charge appropriées doivent être mises en place rapidement. Enfin, pour réduire ou supprimer le stress lié à l’hébergement individuel dans les cages spéciales permettant de recueillir les urines, les animaux maintiendront un contact visuel, olfactif et auditif car les cages sont transparentes, semi-ouvertes et localisées sur le même portoir dans la même pièce. De plus, des bâtonnets à ronger et des jeux suspendus seront ajoutés dans ces cages.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des organismes-modèles reconnus pour l’étude de la physiologie et de la physiopathologie de l’être humain. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte, correspondant à une période où les principales fonctions physiologiques, métaboliques, rénales, cardiovasculaires et hépatiques sont matures et stabilisées. Ce stade permet d’obtenir des paramètres biologiques interprétables, tout en limitant les biais liés à la croissance, au développement postnatal ou au vieillissement. L’utilisation de jeunes adultes est ainsi adaptée aux objectifs du projet et cohérente avec les standards des études précliniques réalisées chez le rongeur.
Implication des protéines impliquées dans la synthèse d’un second messager dans la fonction plaquettaire dans le modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Chercher une cible médicamenteuse qui réduirait le risque de thrombose sans augmenter celui des saignements conduit ici à utiliser 2 778 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, ou menées sous anesthésie sans réveil. Les souris anesthésiées sont ouvertes pour dégager le cœur, et une aiguille est introduite dans le ventricule gauche afin de prélever le sang, en cinq minutes. Pour les expériences de thrombose, l'abdomen est ouvert pour dégager le mésentère, ou la carotide est isolée, et un papier buvard imprégné de chlorure de fer déclenche la formation d'un caillot, sous observation pendant trente minutes au maximum. Aucune des souris ne se réveille, et le porteur justifie ce recours par la conservation des plaquettes in vitro, de quelques heures seulement, et par une production in vitro qu'il décrit comme encore très limitée.
Objectifs
De nombreuses pathologies (obésité, diabète, inflammation, ...) s'accompagnent d'une augmentation du risque de thrombose. Pour prévenir ce rique, les patients sont aujourd'hui traités avec des anti-plaquettaires. Ces médicaments sont efficaces face aux risques de thrombose mais augmentent fortement les risques de saignements. Aujourd'hui, l'enjeu est de trouver un moyen de réduire le risque de thrombose sans augmenter celui du saignement. Notre objectif est d'identifier les composants moléculaires d'une voie de signalisation récemment décrite dans les plaquettes afin de développer des médicaments contre les risques de thrombose. Notre hypothèse est qu'une molécule "N" est le principal messager qui contrôle cette voie de signalisation et régule l'activation des plaquettes. Ainsi, l’identification des protéines responsables de la production de "N" pourrait représenter une avancée majeure dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la régulation de l’hémostase et la prévention des thromboses.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont importants : d'un point de vue scientifique, l'implication des deux protéines ciblées dans cette étude a déjà été proposée dans d'autres types cellulaires, mais rien n'est connue pour les plaquettes. D'un point de vue thérapeutique, l'identification du mécanisme de production de la molécule "N" fournira une cible médicamenteuse potentielle pour réduire l'activation plaquettaire sans l'inhiber complètement. Cela permettrait de réduire le risque de thromboses sans augmenter celui du saignement.
Procédures
Les animaux sous anesthésie seront soit utilisés pour des expériences de thrombose in vivo, (max de 40 min) soit pour des prélèvements sanguins (2 min). Pour les expérience de thrombose in vivo les animaux sont anesthésiés par une solution de kétamine/xélasine adaptée qui est suivie d'une analgésie forte par l'injection d'une solution buprénorphine à 0.1mg/Kg. Pour le prélèvement sanguin, les animaux anesthésiés sont ouvert de façon à dégager le coeur pour pouvoir introduire une aiguille dans le ventricule gauche pour prélever le sang dans de bonne conditions. Ce prélevement a une durée de 5 minutes. Pour la thrombose induites au niveau du mésenthère, les animaux sont ensuite ouverts pour dégager le mésenthère de façon à placer les vaisseaux sanguins au dessus de l'objectif du microscope. La thrombose est induite avec un morceau de papier buvard imprégné d'une solution de chlorure de fer. Cette expérience a une durée de 30 min maximum. Pour la thrombose carotidienne, l'acte de chirurgie à pour objectif de permettre l'isolement de la carotide pour y placer la sonde ultrason et pour induire la thrombose avec un morceau de papier buvard impregner d'une solution de chlorure de fer. Cette expérience a une durée de 30 min maximum.
Impact sur les animaux
Contention d'une ou 2 minutes pour l'injection d’anesthésie/analgésie. normalement deux injections sont suffisantes (anesthésie et analgésie). L'animal anesthésié ne se reveille pas.
Devenir
Les souris sont euthanasiées à la fin des procédures car celles-ci imposent des gestes qui ne sont pas compatibles avec un retour en cage.
Remplacement
Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation in vitro est d’une durée très courte (quelques heures) et dont la production in vitro est encore très limitée. Pour caractériser le fonctionnement des plaquettes, il faut utiliser des plaquettes isolées à partir du sang, il n'est donc pas possible de recourir à des méthodes alternatives.
Réduction
Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux minimal mais suffisant pour réaliser une étude fiable et obtenir des résultats reproductibles. Dans le cas où nous n'observons pas un effet lié au genre, le nombre d'animaux requis sera réduit. Par ailleurs, si au cours des premières expériences, nous n'observons pas d'effet, les suivantes ne seront pas réalisées.
Raffinement
Pendant leur hébergement dans l'animalerie, le bien-être de l'animal est contrôlé tous les jours. Les animaux sont gardés dans un environnement avec enrichissement, boissons et nourriture ad libitum. Pendant les procédures, l'animal est anesthésié et la profondeur de l'anesthésie est surveillée (respiration, réflexes). Un analgésique est aussi injecté aux animaux pour supprimer la douleur. A la fin de procédures, les animaux sont euthanasiés par une méthode légale.
Choix des espèces
L'espèce animale choisie pour ce projet est la souris, car nous venons d'identifier cette nouvelle voie de signalisation dans les plaquettes commune à la souris et à l'homme. La disponibilité de lignées génétiquement modifiées est un atout essentiel pour démontrer un possible effet protecteur de protéines nouvellement identifiées dans l'hémostase et développer par la suite une approche thérapeutique pour réduire l'activation plaquettaire. Les souris adultes seront utilisées afin de récupérer un volume de sang suffisant pour isoler un grand nombre de plaquettes de bonne qualité. Les expériences de thrombose nécessitent des animaux âgés de 8 semaines pour limiter la quantité de tissu adipeux et garantir la qualité des images étudiées.
Evaluation de la Compétence des Tiques Ixodes ricinus à transmettre des agents pathogènes dans le cas d’infection simple et de co-infection par deux bactéries et un virus
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Les souris infectées par le virus de l'encéphalite à tiques sont mises à mort dès l'apparition de signes neurologiques. 3 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune porte sur le dos une capsule remplie de larves, de nymphes ou de tiques femelles qui se gorgent de son sang, ce qui provoque des démangeaisons, et 2 250 d'entre elles subissent trois prélèvements de sang par le sinus rétro-orbitaire, aux sixième, dixième et quatorzième jours, avant que sang, oreille et organes soient prélevés après la mort. L'effectif se déduit du nombre de tiques gorgées récupérables sur chaque souris, le porteur précisant qu'aucune analyse statistique ne sera réalisée sur le nombre de souris utilisées.
Objectifs
Les tiques sont les premiers vecteurs d’agents pathogènes en Europe et constituent un risque majeur pour la santé humaine et animale en transmettant la plus grande variété de microorganismes (bactéries, parasites et virus). La plupart des agents pathogènes transmis par les tiques sont zoonotiques (transmissibles de l’animal à l’Homme), certains ne touchent que les animaux mais avec un impact économique très important et d’autres sont découverts chaque année. Les principales maladies liées aux tiques en Europe sont la Borréliose de Lyme, l’Anaplasmose granulocytaire et l’Encéphalite à tiques, et leur vecteur est la tique Ixodes ricinus, qui présente une très large répartition géographique. Dans ce projet nous étudions la compétence vectorielle des tiques Ixodes ricinus vis-à-vis de différents agents pathogènes, en infection simple (un seul agent pathogène à la fois) et en co-infection (deux agents pathogènes à la fois). En effet la compétence vectorielle des arthropodes est un caractère sous contrôle génétique et peut varier selon la souche de tique, et la souche de l’agent de pathogène étudié. De plus, dans diverses études il a été mis en évidence que les co-infections dans les tiques (plusieurs microorganismes présents dans une même tique) pouvaient être très fréquentes. Chez l’Homme, des patients présentant une maladie de Lyme chronique rapportent également des co-infections par d’autres bactéries ou d’autres parasites. Enfin en laboratoire il a été démontré que chez des souris co-infectées par deux bactéries (Borrelia et Anaplasma) on constatait une différence de réponse immunitaire de la souris suite à l'infection, une différence de pathogénicité des bactéries chez la souris ainsi qu'un impact sur l'acquisition de ces bactéries par les tiques comparativement à des infections simples. Nos travaux visent à comparer la compétence vectorielle des tiques lors d’infection simple et de co-infection par des bactéries (Borrelia, Anaplasma) et des virus (différentes souches du virus de l’encéphalite à tiques). Pour étudier cette compétence vectorielle, il nous faut etudier 3 étapes clés en laboratoire : (i) l’acquisition de l’agent pathogène ; (ii) la transmission transstadiale de l’agent pathogène (c'est à dire la persistance de l’agent pathogène au fil des stades de développement) ; (iii) la transmission de l’agent pathogène de la tique infectée vers un hôté vertébré sain (souris naïve).
Bénéfices attendus
Les tiques sont d'importants vecteurs d'agents pathogènes qui provoquent des maladies graves chez l'Homme et les animaux. Les phénomènes de co-infections peuvent aggraver ces maladies mais ne sont pas étudiés en laboratoire. Notre projet vise à mieux comprendre le risque lié aux tiques pour l’Homme et l’animal, notamment en comparant les infections simples avec les co-infections.
Procédures
Pour 750 souris maximum, Pas de prélèvement durant l’expérimentation, uniquement récupération tiques gorgées. Pour 2250 souris maximum, a J6, J10, J14 = prélèvement de 10µL de sang par souris (sinus rétrorbital). Après mise à mort des animaux, récupération sang, biopsie oreille et organes souris.
Impact sur les animaux
Le gorgement des tiques induit une gêne modérée (grattement) pour les souris utilisées mais afin de limiter l’inconfort lié à une démangeaison trop intense due aux piqûres de tiques, le nombre de tiques(larves/nymphes/femelles) par animal est limité. Lorsqu’une douleur ou gêne trop intense est vue chez la souris, nous enlevons les tiques qui ne se sont pas encore gorgées ou réduisons celles déjà attachées afin de réduire l’inconfort de la souris. Pour les souris potentiellement infectées par les bactéries Borrelia et Anaplasma, pas de signes cliniques attendus. Pour les souris infectées par le virus TBE, signe neurologique attendu, les animaux seront mis à mort dès que les signes neurologiques seront observés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. En raison de l’immunité anti-tique, chaque animal ne peut être utilisé qu’une seule fois pour des gorgements. Pour les tests de transmission des agents pathogènes, le sang des animaux et les organes sont nécessaire pour rechercher les agents pathogènes par amplification de leur matériel génétique afin de valider la transmission par les tiques.
Remplacement
Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, un système de gorgement artificiel sur membrane a été développé, il peut être utilisé lors des essais d’acquisition ou de transmission des agents pathogènes. Ce système sera privilégié dès que possible mais ne fonctionne malheureusement pas pour tous les agents pathogènes (notamment ne fonctionne pas pour Borrelia et Anaplasma et donc ne fonctionne pas pour les coinfections utilisant une de ces bactéries). Les expérimentations de co-infection proposées dans cette saisine de peuvent malheureusement pas être réalisées sans l'utilisation d'animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé a été calculé en fonction du nombre de tiques gorgées que l'on peut récupérer sur l'animal (maximum 50% des tiques déposées dans la capsule) et par rapport à nos besoins en tiques pour nos différentes expérimentations. En raison de l’immunité anti-tique, chaque animal ne peut être utilisé qu’une seule fois pour des gorgements. Dès que nous obtiendrons le nombre de tiques gorgées nécessaire aux analyses et à la suite des expérimentations, la répétition de l'expérimentation pour chaque modèle de co-infection sera stopée. Le nombre annoncé de répétition (10) est le nombre maximal annoncé. Nous espérons pouvoir réduire ce nombre à 5 ou 6 répétitions par type de co-infection. Il n'y aura pas d'analyses statistiques réalisées concernant le nombre souris utilisées.
Raffinement
Les souris sont élevées dans les conditions naturelles d'élevage des souris avec une maison en plastique par cage, un support pour grimper (roue), des carrés de coton. Lors des manipulations, elles seront hébergées en condition individuelle car les souris auront chacune une capsule avec des tiques sur le dos et les souris sont capables d'enlever les capsules du dos des autres souris et de manger les tiques. Les souris individuelles seront hébergées avec l’enrichissement nécessaire à leur bien-être (carré de coton, maison en plastique pour les souris, support pour grimper (roue)), et même si elles sont isolées elles pourront voir les souris des cages d’à côté. Les animaux sont isolés au maximum 21 jours.
Choix des espèces
Les souris (comparativement à d’autres modèles animaux) sont sensibles à l’infection par les 3 agents pathogènes que nous ciblons : Borrelia afzelii, Anaplasma phagocytophilum, Virus de l’Encéphalite à tiques. Les micromammifères étant notamment impliqués dans les cycles de transmission naturels de ces agents pathogènes, les souris représentent donc le modèle idéal en laboratoire. Dans les essais d'acquisition, les souris utilisées n'auront pas besoin d'être réceptives aux agents pathogènes, par contre, dans les essais de transmission, les souris utilisées devront être sensibles à l'infection par Anaplasma phagocytophilum, Borrelia et TBEV. Adultes. Minimum 4-5 semaines. Suffisamment grand pour pouvoir poser une capsule sur leur dos avec des tiques.
Evaluation de la réponse immunitaire de différents types de nanoparticules chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Trois injections intramusculaires dans la cuisse, échelonnées sur quatre semaines, sont administrées à chacune des 32 souris utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur assimile ces injections à celles de n'importe quel vaccin et n'en attend que des "nuisances très superficielles", hématomes légers, contractures passagères et inflammation locale. Il annonce vérifier si ses nanoparticules peptidiques induisent une réponse immunitaire au même niveau que les vaccins à ARN messager du marché, tout en rapportant que l'étude précédente leur avait donné 20 à 66 % de réponses positives, contre 100 % pour la formulation commerciale. Toutes les souris sont tuées au trente-cinquième jour, le sang total étant prélevé pour obtenir des "volumes de serum conséquents".
Objectifs
Ce projet vise à améliorer les vaccins à ARN messager (ARNm), comme ceux utilisés contre la COVID‑19. Aujourd’hui, ces vaccins doivent être conservés à des températures très basses (entre –20 °C et –80 °C), car leur formulation est fragile et perd rapidement en efficacité. Nous développons une solution alternative à partir de petites molécules naturellement présentes dans le corps. Ces molécules permettent de transporter efficacement différents types d’ARN, de les conserver stables plusieurs semaines à 4 °C facilitant grandement le stockage et la distribution des vaccins. Des premiers tests montrent que ces molécules peuvent déclencher une réponse immunitaire. Nous allons donc comparer, chez l’animal, des vaccins formulés avec les deux formulations puis vérifier si les anticorps produits protègent bien contre une infection virale.
Bénéfices attendus
L’évaluation de l’efficacité des nanoparticules peptidiques à induire une réponse immunitaire au même niveau que celle générée par les vaccins à ARN messager actuels sur le marché permet d'ouvrir des perspectives intéressantes pour le développement de vaccins présentant une formulation, un transport et une conservation grandement simplifiés. Ce nouveau type de formulation pourrait permettre de réduire les couts de production des préparations vaccinales en allégeant fortement les contraintes pratiques associées à l’usage de nanoparticules lipidiques. Les résultats de ces études seront publiés et accessibles à la communauté scientifique et médicale.
Procédures
Le nombre d’intervention prévu chez les animaux sont au nombre de quatre. Une première injection intramusculaire d’une dose vaccinale est programmée le premier jour de l'étude. Une deuxième injection identique se déroulera au 14eme jour de l’expérimentation et une dernière injection réalisée le 28eme jour assurera un « rappel vaccinal ». Chacune des injections sera réalisée en moins d'une minute. L’animal sera euthanasié au 35eme jour et son sang collecté pour réaliser de analyses ultérieures.
Impact sur les animaux
LLes différents groupes recevront intramusculairerement dans la cuisse trois doses vaccinales d'un volume de 50 microlitres échelonnées sur 4 semaines (J0, J14, J28). Ces injections peuvent être considérées comme de simples injections réalisées pour n'importe quel type de vaccin (COVID19, Tétanos, DTPolio...). Elles ne devraient occasionner que des nuisances très superficielles (légers hématomes, contractures musculaires passagères, inflammation locale). Lors de la première phase, aucun signe n'a été observé pour les différents groupes traités
Devenir
Pour obtenir des volumes de serum conséquents, toutes les souris seront euthanasiées et le sang total sera prélevé afin de procéder aux dosages d’anticorps correspondants aux types de vaccins utilisés.
Remplacement
Ce projet a pour objectif de caractériser les réponses immunitaires induites par la plateforme vaccinale testée. Bien qu’il soit possible de réaliser des études in vitro avec des lignées cellulaires, il est impossible à l’heure actuelle de recréer in vitro la complexité des interactions entre les acteurs cellulaires et moléculaires impliqués dans le fonctionnement du système immunitaire d’un mammifère. Le modèle murin (souris) dont la physiologie est proche de l’homme permet d’étudier les réponses immunitaires induites par la vaccination. Ce modèle permet donc de générer des données indispensables avant d'envisager de tester dans le futur un vaccin sur des sujets humains.
Réduction
Nous nous efforçons de maximiser le nombre d'expériences réalisées tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés. Pour établir la signification de la réponse immunitaire induite par nos préparations vaccinales, nous avons déterminé que des groupes de 10 animaux sont suffisants. En effet, les vaccins commerciaux actuellement sur le marché affichent des taux de réponse immunitaire d'environ 95%. Ainsi, nous avons obtenu dans l'étude précédente 100% de réponses positives à la vaccination dans le groupe ayant reçu les doses commerciales. Les groupes traités avec nos nanoparticules ont montré des taux de réponses de l'ordre de 20 à 66% seulement, ce qui constitue un écart clairement significatif. Le nombre d'animaux choisi (10 animaux par groupe) nous permet donc ainsi d'avoir un effet attendu significatif avec un écart-type acceptable.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être, tout en limitant le stress et la souffrance des animaux. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluations et points limites) sera strictement respecté, et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie. Notre projet ne nécessite pas la mise en place de mesures de raffinement plus spécifiques.
Choix des espèces
Il s’agit de souris particulièrement adaptées à des études générales incluant des études de toxicologie, de pharmacologie ou de physiologie. Les choix de cette espèce animale reposent sur des résultats probants obtenus dans une étude préliminaire. Nous souhaitons ainsi confirmer une méthodologie alternative de préparations vaccinales pour induire une réponse immunitaire équivalente. Nous recevrons les animaux âgés de 2 mois et ils seront suivis pour une durée de 6 semaines. L’âge de deux mois pour les souris traitées correspond à l’âge auquel le système immunitaire est pleinement développé. Nous maintenons ce critère afin de reproduire au mieux les résultats antérieurs qui s’étaient montrées positifs.
Etude de la pharmacocinétique sanguine de l’amoxicilline, la ceftriaxone et la gentamicine chez la souris
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
46 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit trois injections, deux d'antibiotiques et une d'anesthésique, puis subit une ponction de sang directement dans le cœur sous anesthésie fixe, pour suivre pendant deux heures le passage de l'amoxicilline, de la ceftriaxone et de la gentamicine dans le sang. Aucune souris n'est infectée, et l'efficacité de l'association antibiotique contre la listériose sera testée plus tard, dans un autre projet. Sur le remplacement, le porteur écrit que le recours à la lignée murine s'avère actuellement "indispensable" et que le passage par l'animal reste "une étape obligatoire et réglementaire", tout en reconnaissant que des données de pharmacologie de ces trois antibiotiques existent déjà dans la littérature.
Objectifs
L’objectif du projet est de caractériser la pharmacocinétique sanguine de 3 antibiotiques sur une période de 2h après injection, chez la souris non infectée. Cette caractérisation permettra d’évaluer le devenir des molécules, depuis leur entrée jusqu'à leur élimination en fonction du temps et ainsi d’avoir les bonnes concentrations et fréquence d’administration dans un modèle sain pour en évaluer leur efficacité ultérieurement (dans un modèle d’infection à Listeria).
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice susceptible de découler de ce projet est une nouvelle association de deux des antibiotiques testés afin de soigner l’infection invasive à Listeria, en comparaison au traitement de référence. Cette efficacité sera testée ultérieurement dans un autre projet.
Procédures
Les interventions sont : - les deux injections d’antibiotique (l’une en intrapéritonéal, l’autre en sous-cutanée), ainsi que l’injection de l’anesthésique en intrapéritonéal. Chaque injection dure 20secondes, soit une durée totale estimée à 1min par animal. - Une ponction intracardiaque de sang sera également réalisée sous anesthésie fixe. Cet acte, incluant la préparation et le prélèvement, dure maximum 1min par animal.
Impact sur les animaux
L’effet indésirable principal est lié à la douleur, légère, et de courte durée générée par les trois injections (l’une en sous cutanée, l’autre en intra-péritonéal, et enfin, une dernière en intra-péritonéale pour l’administration de l’anesthésie fixe).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de doser les différents composés étudiés.
Remplacement
La principale stratégie de remplacement de l’expérimentation animale reposerait sur l’utilisation de modèles in vitro (cultures cellulaires, tests enzymatiques, modélisations pharmacocinétiques). Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire fidèlement la complexité physiologique d’un organisme vivant. Ainsi, le recours au modèle murin s’avère actuellement indispensable, car il constitue la seule approche permettant de relier les concentrations plasmatiques observées à la réalité de la réponse biologique. Pour l’heure, le recours à l’animal reste une étape obligatoire et réglementaire dans le développement de nouvelles associations thérapeutiques à visée anti-infectieuse. Des données de pharmacologie de ces 3 antibiotiques sont disponibles dans la littérature. Néanmoins, elles restent limitées, réalisées dans des modèles murins différents (espèces, âge, sexe) qui ne permettront pas de s’assurer d’obtenir une pharmacocinétique précise dans notre modèle. L’étape suivante étant dans un projet ultérieur de tester l’efficacité de différents schémas antibiotiques, et d’en évaluer la synergie, il est indispensable d’obtenir des données fiables de pharmacocinétique pour en interpréter les résultats. La synergie du couple antibiotique ceftriaxone et amoxicilline étant obtenue in vitro à partir d’une concentration de ceftriaxone de 2 mg/L, il est impératif de s’assurer d’obtenir de telles concentrations sanguines sur un temps prolongé dans notre modèle.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux hypothèses a été réduit à 4 par groupe (par temps d’évaluation) pour la caractérisation de la pharmacocinétique de ces 3 antibiotiques. Nous administrerons les 3 antibiotiques aux mêmes animaux, au lieu de réaliser l’administration de chaque antibiotique sur des animaux distincts afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire et dans la mesure où l’injection concomitante de ces 3 antibiotiques n’est pas associée à une modification de leur pharmacocinétique. Aucun test statistique comparatif ne sera appliqué aux résultats des dosages, l’objectif étant avant tout descriptif.
Raffinement
Les manipulations seront réalisées par du personnel formé et habilité. Les données de la littérature disponibles ne montrent pas de toxicité de ces 3 antibiotiques aux concentrations testées. Un suivi clinique rigoureux sera mis en place tout au long de l’expérimentation (état général, comportement, activité, respiration, poids), permettant une détection précoce de toute souffrance. Le choix d’un temps expérimental court permet une observation continue des souris et d’anticiper au mieux l’atteinte des points limites. L’environnement expérimental sera adapté (enrichissement du milieu, période d’acclimatation, hébergement en groupe de 5 ou 10) afin de favoriser le bien-être animal.
Choix des espèces
Les souris représentent classiquement un des modèles de choix pour l’évaluation de la pharmacocinétique. D’autre part, il s’agit de l’espèce utilisée pour la mise au point du modèle d’infection invasive à Listeria dans d’autres projets. Souris de 8-10 semaines de façon à avoir un poids corporel d’environ 20-25g.
Etude de la pharmacocinétique sanguine d’un nouveau peptide antimicrobien OMN après administration intraveineuse chez le lapin et mise au point d’une exposition humanisée
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Tous tués à la fin de la procédure parce que le cathéter veineux central finirait par s'obstruer et qu'il est impossible de l'ôter sans provoquer un risque hémorragique, 12 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une injection intramusculaire d'anesthésique, une chirurgie de trente minutes sous anesthésie générale pour la pose du cathéter, l'implantation d'une puce de température, puis jusqu'à douze prélèvements sanguins en vingt-quatre heures. Un gilet sur mesure les empêche d'arracher le dispositif de perfusion. Le lapin remplace ici la souris parce que le peptide antimicrobien testé y disparaît trop vite du sang, ce qui obligerait à l'injecter trop souvent pour approcher l'exposition humaine, et le porteur indique que les données déjà obtenues chez la souris ne sont pas concluantes.
Objectifs
La propagation rapide de la résistance aux antimicrobiens à l'échelle mondiale rappelle le besoin important de développer des traitements innovants pour lutter contre les bactéries multirésistantes. Dans ce contexte, un nouveau peptide antimicrobien est actuellement en développement, pour traiter les infections sévères à Acinetobacter baumannii multi-résistants. Ce composé a déjà fait l’objet d’un bon nombre d’études in vitro et également in vivo chez la souris. Il présente une activité très intéressante mais chez la souris, il est rapidement éliminé de la circulation sanguine, ce qui nécessite de l’administrer trop fréquemment par voie intraveineuse pour espérer une exposition suffisante et comparable à celle observée chez l’homme. C’est la raison pour laquelle le lapin constitue un modèle de choix, parce qu’il permet des simulations d’exposition aux anti-infectieux plus proches de l’homme. L’objectif de ce projet consiste donc à évaluer l’exposition sanguine du composé en étude, après administration intraveineuse directe ou en perfusion prolongée « humanisée » chez le lapin sain.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus permettront d’améliorer les connaissances sur la pharmacocinétique de ce nouveau composé chez le lapin, car ultimement, son efficacité sera évaluée dans un modèle de pneumonie à Acinetobacter baumannii chez le lapin.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs gestes susceptibles d’entraîner des nuisances modérées : - Une injection intramusculaire d’anesthésique (10 secondes) - Intervention chirurgicale (pose de cathéter veineux) sous anesthésie générale et anti-douleur (30minutes) - Inconfort lié au port d’un gilet de protection et système de perfusion (sur mesure) pour éviter l’arrachage du cathéter - Administration du composé test (bonne tolérance chez la souris mais à vérifier chez le lapin) : légère augmentation de la température corporelle, baisse de la prise alimentaire - Stress lié aux prélèvements sanguins itératifs (mais indolores sur le cathéter ), 12 prélèvements maximum seront réalisés sur 24h, à raison d’une minute par prélèvement
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à plusieurs procédures susceptibles d’entraîner des nuisances modérées : • Douleur très transitoire liée à l’injection de l’anesthésique • Douleur légère au site chirurgical • Légère réaction lors de l’administration intraveineuse du composé anti-infectieux
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure ; en effet, les animaux ne pourront pas être ré-utilisés pour un autre projet en raison de la pose de cathéter veineux central, lequel finirait par s’obstruer au cours du temps, et qu’il est par ailleurs impossible d’ôter sans provoquer un risque hémorragique.
Remplacement
La principale stratégie de remplacement de l’expérimentation animale reposerait sur l’utilisation de modèles in vitro. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire fidèlement la complexité physiologique d’un organisme vivant, notamment les processus d’absorption, de distribution, de métabolisme et d’élimination des molécules. La caractérisation pharmacocinétique du composé testé nécessite l’évaluation de ses concentrations plasmatiques dans un organisme entier afin de déterminer les paramètres essentiels à la définition d’un schéma thérapeutique pertinent. Le lapin ne peut être remplacé par la souris, puisque des études de pharmacocinétique ont déjà été réalisées chez la souris et ne sont pas concluantes.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera de 12 lapins. Ce nombre a été limité au minimum nécessaire permettant d’obtenir des résultats scientifiquement interprétables. Également, notre étude ne nécessite pas d’analyse statistique à proprement parler et se base sur l’expérience passée acquise sur la simulation de la pharmacocinétique humaine d’un large panel d’antibiotiques chez le lapin. Chaque animal sera ré-utilisé pour une seconde et une troisième administration du composé, cela étant rendu possible grâce à l’installation du cathéter central et de la fenêtre thérapeutique qui sera pratiquée entre chaque régime. De plus, des données de tolérance pourront être obtenues en parallèle, permettant ainsi d’épargner des animaux supplémentaires.
Raffinement
Toutes les procédures seront réalisées par du personnel formé et compétent afin de limiter le stress et la souffrance des animaux. Les animaux seront hébergés dans des conditions adaptées à leurs besoins physiologiques et comportementaux, dans des cages enrichies. Une surveillance quotidienne (voire pluriquotidienne pendant la période de traitement) sera réalisée. Dans un objectif de raffinement, la procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale par du personnel qualifié. Également, les animaux recevront des traitements anti-douleur avant et après l’intervention. L’animal sera équipé d’un gilet sur mesure en post-opératoire, de façon à garantir le maintien du cathéter et sa libre circulation dans sa cage sans risque d’arrachement. Une puce de température sera implantée en cours d’anesthésie et permettra de mesurer les variations de température corporelle sans déranger l’animal, grâce à un lecteur. Tous les prélèvements sanguins seront indolores puisque réalisés via le cathéter central. Enfin, un score clinique sera mis en place, ce qui permettra de suivre l’état de l’animal de façon très rapprochée au cours de l’étude.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle de choix pour les essais de simulation de la pharmacocinétique humanisée des antibiotiques en particulier. En effet, sa taille facilite la mise en place de matériel médical tels que les cathéters et l’administration de molécules en plus grandes quantités. A terme, le composé sera évalué dans un modèle infectieux développé chez le lapin, d’où le choix du lapin. Les lapins seront utilisés lorsqu’ils auront atteint un poids de 3kg minimum (soit plus de 12 semaines), en prévision du modèle infectieux dans lequel le composé OMN sera testé par la suite. En effet, dans ce modèle, le poids et l’âge de l’animal sont primordiaux.