Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)

162 contenus
  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1160
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus de 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Parmi ceux-ci, la sémaglutide, un agoniste des récepteurs GLP-1R, a obtenu récemment une autorisation de mise sur le marché. La Sémaglutide présente une efficacité impressionnante, du niveau de celle de la chirurgie bariatrique, mais certaines inquiétudes émergent car la perte de poids résultante de son utilisation provient à la fois d'une perte de masse grasse mais également d'une perte de masse musculaire. Cette dernière s'avère problématique chez l'obèse qui est déjà un sujet à risque de sarcopénie obésogène. Le présent projet résulte de la standardisation du protocole expérimental employé et vise à couvrir 10 études indépendants sur les 5 prochaines années. Ces études seront menées à un stade précoce du développement des candidats médicaments de nos clients et vise à tester leur efficacité anti-obésité chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse. Les composés testés ont pour intérêt majeur de cibler des voies de signalisation impliquées à la fois dans la régulation du poids corporel et dans la fonction musculaire. Les composés en développement seront ainsi testés en administration seule ou combinée avec la sémaglutide. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique des candidats médicaments seul sur le poids corporel du modèle d'obésité. Dans le cadre des administrations combinées avec le sémaglutide, l'objectif est d'observer un additivité des effets et, ainsi, une amélioration des effets de la combinaison comparativement au sémaglutide seul, mais également d'étudier la capacité des composés à contrer les effets délétères de la sémaglutide sur la fonction musculaire.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement de composés anti-obésité visant l'humain. Alors que plusieurs molécules anti-obésité ont été autorisées ces vingt dernières années, un grand nombre d'entre elles se sont vues retirées du marché en raison d'effets secondaires graves. Seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité, dont la sémaglutide qui est la plus efficace et la plus prescrite. Néanmoins, la sémaglutide présente un effet délétère sur la masse et la fonction musculaire lors d'administration chroniques. Le bénéfice attendu du présent projet est double car si les résultats sont concluants, les candidats médicaments pourront venir compléter l'arsenal thérapeutique anti-obésité, en administration seule ou combinée avec la sémaglutide, et dans ce dernier cas, en améliorer l'efficacité tout en contrant ses effets secondaires au niveau musculaire.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (25 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration de véhicule ou du candidat médicament (14 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 3) Administrations de véhicule ou de sémaglutide (91 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 4) Analyse non invasive de composition corporelle (7 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 5) Prélèvements sanguins (2 prélèvements; durée du prélèvement : 5 minutes); 6) Mesures de force d'agrippement (2 sessions de mesures de 5 minutes); 7) Mesures de performance sur tapis roulant (2 mesures, durée: 35 minutes); 8) Mesures de la force musculaire in vivo (2 mesures, Durée :20 minutes); 9) Anesthésie générale avant la mise à mort et prélèvement d'organes (durée: 10 minutes).

Impact sur les animaux

Les mesures de poids corporel et autres manipulations, les mesures de composition corporelle, les administrations des traitements et les tests d'agrippement pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée (Durée maximum des pesées : 2 minutes/ Durée maximum de mesure de la composition corporelle : 2 minutes/ Durée maximum des traitements : 1 minute ; Durée maximum du test d'agrippement : 5 minutes). Les administrations par voie orales ou intrapéritonéale (selon la voie d'administration du candidat médicament) et sous-cutanée occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. Les mesures de force musculaire in vivo nécessiteront une anesthésie avec réveil qui peut être source de stress. Les mesure de performance sur tapis roulant pour mesure de la VO2 max occasionne un exercice forcé pour les animaux pouvant être source de stress et de fatigue puisque les animaux sont amenés à courir jusqu'à épuisement ainsi que de douleur légères du fait des chocs électriques de faible intensité. La mise à jeun de 4h préalable aux prélèvements sanguins, bien que réalisée en phase diurne, pourra induire une sensation de faim. Les deux prélèvements sanguins de 50μl seront source de douleurs légères. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes et analyses biochimiques et histologiques ultèrieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, et les paramètres de performance musculaire dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé que nous testons ont systématiquement fait l'objet d'études préliminaires réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre de 12 animaux par groupe pour les souris obèses a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Le groupe témoins non obèse a été réduit à 10 animaux compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l’étude mais les animaux conserveront des contacts olfactifs et visuels. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les prélèvements sanguins prévus seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs et une crème analgésique sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements sanguins. Les animaux seront sous contrôle direct et permanent des expérimentateurs pendant les tests de course sur tapis roulant et pendant les test de force par agrippement. Les mesure de force musculaire in vivo seront réalisées sur animal anesthésié et une attention particulière sera apportée pendant la phase de réveil. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris nourries avec une alimentation enrichie en graisses est un des modèles les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 20 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une période de 14 semaines de régime enrichi en graisse chez le fournisseur.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 30
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Les mammifères présentent un rythme circadien de 24 heures, permettant de synchroniser les fonctions biologiques aux variations environnementales, notamment l’alternance jour/nuit. Cette synchronisation repose sur l’interaction entre l’horloge centrale et les horloges périphériques, et est principalement régulée par la lumière. La régulation du métabolisme est fortement dépendante de cette coordination pour maintenir l’homéostasie énergétique. Cependant, la pollution lumineuse et/ou des rythmes alimentaires irréguliers peuvent perturber cette synchronisation, induisant un désalignement entre horloges centrale et périphériques. La lumière artificielle nocturne inhibe la sécrétion de mélatonine, perturbant le rythme veille/sommeil et les horloges métaboliques (foie, muscles). Ces désynchronisations augmentent le risque de troubles métaboliques, surtout lorsqu’elles sont combinées à une prise alimentaire durant la phase de repos. L’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien (HHT), régulateur des hormones thyroïdiennes (HT), joue un rôle central dans le fonctionnement du cerveau, le métabolisme et les rythmes circadiens. Les HT influencent la neurogenèse, le métabolisme énergétique et interagissent avec les horloges biologiques. Leur production est essentielle pour maintenir la rythmicité des horloges métaboliques. Des dérèglements métaboliques peuvent entraîner une inflammation chronique favorisant la neuroinflammation. Celle-ci altère la plasticité neuronale, affecte les fonctions cognitives et augmente le risque de neurodégénérescence. La flexibilité métabolique apparaît comme un facteur clé de prévention des déséquilibres métaboliques. Elle dépend des horloges circadiennes, qui optimisent les processus métaboliques selon le cycle jour/nuit. La flexibilité métabolique pourrait être améliorée en synchronisant la prise alimentaire avec le rythme circadien naturel d’utilisation des nutriments. Ainsi, des approches comme le Time-Restricted Feeding (TRF), ou alimentation à horaires restreints, limitant la prise alimentaire à certaines plages horaires, ont montré des effets bénéfiques sur la régulation métabolique, bien que les mécanismes impliqués restent à élucider. Grâce au TRF, nous étudierons à l’aide d’une souche de souris sensible à l’obésité induite, les effets métaboliques, neuroinflammatoires et cognitifs d’une désynchronisation, ainsi que le potentiel de la resynchronisation alimentaire avec le cycle jour/nuit à restaurer l’équilibre métabolique et cognitif.

Bénéfices attendus

Notre projet pourrait apporter la preuve de concept des effets néfastes des perturbations circadiennes sur la régulation du métabolisme et de leurs conséquences sur la cognition. La désynchronisation devrait exacerber les perturbations métaboliques et promouvoir la prise de poids et une augmentation de la neuroinflammation, associée à une diminution de la neurogenèse, pouvant conduire à des altérations cognitives. Toutefois, ces effets devraient être réversibles grâce à la resynchronisation. Ces résultats devraient appuyer l’hypothèse selon laquelle les désalignements circadiens affectent à la fois le métabolisme et la santé cérébrale, augmentant les risques de vieillissement précoce et de neurodégénérescence.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu’à une seule procédure, qui sera constituée de 4 actes : - alimentation riche en gras et en sucre (45 % des calories apportées par la graisse et 17% des calories apportées par du sucrose) restreinte dans le temps (soit à volonté, soit durant le jour, soit durant la nuit) pendant 8 semaines - caractérisation métabolique : prise de poids hebdomadaire, test de tolérance au glucose avec mesure de la glycémie après gavage à partir d'une goutte de sang prise à la queue+prise de sang pour dosages hormonaux, mesure de composition corporelle par bioimpédance, mesure de la production de chaleur par caméra thermique - évaluation de capacités cognitives avec différents tests de comportements - prélèvement sanguin avant euthanasie

Impact sur les animaux

Les animaux ne devraient pas subir d’effets indésirables majeurs, le régime HFHS étant équivalent à une nourriture occidentale. On attend une prise de poids variable entre les individus, mais qui selon notre expérience ne devrait pas dépasser un gain de poids supérieur à 7% par rapport au poids initial.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de procéder aux prélèvements des différents tissus nécessaires à nos analyses.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer le recours aux animaux car les études physiologiques portant sur des influences métaboliques ne peuvent être réalisées que chez des animaux vivants, dans un système intégré. Par conséquent, l’impact du régime HFHS et de la synchronisation/désynchronisation de la prise alimentaire avec le cycle circadien de l’animal sur ses capacités cognitives ne sera observable qu’en réalisant des tests de mémoire sur animaux vivants. De même, nous ne pouvons pas mimer la flexibilité métabolique in vitro ou ex vivo, il est donc nécessaire d’utiliser l’animal entier.

Réduction

Dix animaux par groupe seront utilisés (6 pour les prélèvements de tissus et 4 pour les analyses immunohistochimiques), un nombre estimé à partir de nos expériences passées avec ce type d’analyses et qui est le minimum pour garantir une exploitation et une puissance statistique des résultats obtenus. Un nombre d'animaux plus faible serait dommageable dans l'exploitation de nos données et contribuerait à utiliser des animaux inutilement. Ainsi, nous évaluons le nombre d’animaux à 30 souris pour ce projet. Pour ne pas perdre en puissance statistique, l’analyse des résultats obtenus sera effectuée à l’aide d’un test non paramétrique avec permutation qui utilise une méthode de calcul exact avec une estimation par Monte Carlo

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (gel lidocaïne (gel ophtalmique à 2 %) pour anesthésie locale pendant la prise de sang en rétro-orbital). Les animaux disposent de nourriture selon le rythme décrit (mais leur permettant d’avoir l’apport calorique nécessaire sur 24h) et de l’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de nid en plastique. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de celles-ci grâce à une surveillance attentive (points limites, énoncés ci-après) et des soins adaptés. Même si nous n’attendons pas d’effets délétères marqués suite à notre procédure qui est légère, les indicateurs habituels comme la prostration, détectée par les animaliers ou par l’expérimentateur, l’absence d’alimentation (la diminution des quantités de nourriture disponible entre deux nourrissages est vérifiée par pesée), des symptômes apparents de gêne ou de douleur (irritations, grattement, léchage) ou enfin des troubles du comportement (agressivité, sur-léchage, agitation anormale ou hyperréactivité) seront particulièrement suivis. Dans le cas où un ou plusieurs des symptômes cités varient de manière significative, l’animal sera dans un premier temps sorti de la procédure, et/ou euthanasié dans les cas les plus extrêmes. Une bonne maîtrise de la procédure et un suivi assidu des groupes expérimentaux doit prémunir de la survenue d’incidents de ce type. Tout signe d'atteinte du système nerveux central (inclinaison de la tête, spasmes, convulsions, troubles de l'équilibre) entraînera systématiquement le retrait de l'animal de la procédure et son euthanasie.

Choix des espèces

Le modèle biologique choisi est la souris. Les connaissances accumulées par la communauté scientifique sur les souris, et particulièrement sur les C57Bl6/J dans les modèles d’obésité, ont permis d’identifier de nombreux mécanismes physiologiques impliqués dans le maintien de la balance énergétique et de valider des tests comportementaux permettant de mesurer les capacités mnésiques des souris. Tous les protocoles utilisés dans ce projet de recherche ont été optimisés et validés pour la souris, avec un contrôle maximum des paramètres vitaux. Nous utiliserons des animaux adultes (âgés de plus de 8 semaines au début de l’expérience), afin que les résultats ne soient pas faussés par la prise de poids induite par la croissance des animaux s’ils sont trop jeunes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 12
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Certaines maladies sont à l’origine de la perte de certaines parties de l’œsophage chez l’enfant, ou le rendent inutilisable. Les opérations chirurgicales actuelles pour les traiter (par exemple remplacer l’œsophage par un morceau d’estomac ou de côlon) sont lourdes et peuvent entraîner des complications et des réinterventions. Nous testons une autre voie : un greffon d’œsophage préparé en laboratoire à partir d’un tissu d’adulte dont on a retiré toutes les cellules. Il ne reste que la charpente du tissu, comme une coquille vide que le corps accepte mieux et qui peut se recoloniser par des cellules ensuite. Ce greffon est remodelé pour avoir un diamètre adapté à l’enfant. Avant d’aider des enfants, nous devons vérifier la faisabilité et la sécurité dans un organisme vivant. Les mini-porcs sont choisis car leur taille, leur croissance et la chirurgie utilisée se rapprochent de celles d’un enfant. Les tests sur maquette ou au laboratoire ne permettent pas de reproduire la déglutition, la cicatrisation, l’immunité et la croissance. Les connaissances acquises (décellularisation, remodelage, soins après l’opération) pourront aussi bénéficier à d’autres greffes pédiatriques et renforcer le potentiel de l’ingénierie tissulaire.

Bénéfices attendus

Ce projet peut apporter des bénéfices à plusieurs niveaux, à court et à long terme, s’il confirme que la méthode est sûre et réalisable. Pour la recherche médicale. Les résultats enrichiront les données de base (sécurité, faisabilité, tolérance) nécessaires pour préparer un essai chez l’enfant. Les échantillons et observations aideront à comprendre comment le greffon se répare dans le temps. Pour les enfants concernés. Offrir, à terme, une autre option que les opérations actuelles quand l’œsophage manque ou ne fonctionne pas. Le greffon est pensé pour grandir avec l’enfant. On espère moins de complications, moins de réinterventions et une alimentation plus simple après la guérison. Pour la sécurité des soins. Améliorer la technique chirurgicale, définir un suivi après l’opération simple et clair : ce qu’il faut observer au quotidien, quels signes d’alerte surveiller, quand revoir l’animal et quelles actions entreprendre. L’objectif est de repérer plus tôt tout problème, de mieux le traiter et ainsi de réduire les complications et les réinterventions. Pour les familles. Si la méthode fonctionne, elle pourrait conduire à moins d’allers-retours à l’hôpital et à moins d’actes lourds, donc à un stress moindre pour l’enfant et ses proches. Cela peut harmoniser les pratiques entre hôpitaux et améliorer la prise en charge.

Procédures

Chaque animal aura une seule opération, réalisée alors qu’il est endormi complètement (anesthésie générale), pour mettre en place un morceau d’œsophage préparé et un petit tube souple (prothèse) à l’intérieur. Elle sert de tuteur. Elle maintient le passage ouvert, protège les coutures et stabilise le greffon pendant qu’il se fixe et cicatrise. Elle aide à éviter les rétrécissements et à ce que les parois ne se collent pas. Durée : 120 à 180 minutes. [MODIF] À 2 mois, un examen par caméra souple (endoscopie), aussi sous anesthésie générale, servira à retirer le tube (endoprothèse). Durée : ~20 minutes. Si un problème apparaît, un deuxième examen pourra être fait. Durée : ~30 minutes. [AJOUT] Pour 4 animaux, une sonde d’alimentation nasogastrique sera mise en place au moment de la chirurgie et utilisée pendant 4 semaines pour une alimentation liquide, avec contrôles quotidiens. Des pesées rapides seront réalisées (environ 1 à 3 minutes). En dehors de ces actes, aucune autre manipulation ne sera faite sur un animal éveillé. Des médicaments contre la douleur et une surveillance vétérinaire sont prévus.

Impact sur les animaux

Après l’opération, les animaux peuvent avoir mal pendant 1 à 2 jours, être somnolents, parfois un peu refroidis, et stressés. Ils peuvent ressentir une gêne pour avaler et bouger un peu moins au début. Les examens par caméra (endoscopies) peuvent provoquer une petite irritation locale. Le principal risque est que le tube intérieur (endoprothèse) se bouche ou se déplace.. [AJOUT] Pour 4 animaux portant une sonde nasogastrique, une irritation locale ou un arrachement sont possibles.

Devenir

Tous les porcs inclus dans ce projet seront mis à mort en fin de suivi afin de procéder aux analyses histologiques détaillées de la zone de greffe, étape indispensable pour évaluer la réparation tissulaire et le fonctionnement du greffon. [MODIF] Le suivi est programmé à 6 mois pour la cohorte principale (8 animaux) et à 4 mois pour le lot qui portera la sonde nasogastrique (4 animaux).

Remplacement

Nous avons d’abord cherché des solutions sans animaux (tests en laboratoire, modèles informatiques, mannequins, pièces d’organe artificielles). Ces méthodes aident, mais elles ne reproduisent pas ce qui se passe dans un corps d’enfant vivant : la circulation du sang, la déglutition répétée, la cicatrisation, les défenses immunitaires et la croissance. Pour savoir si le greffon d’œsophage est bien toléré, s’il tient en place, s’il reste ouvert pour laisser passer les liquides et s’il permet une alimentation normale, il faut l’observer dans un organisme vivant. Le mini-porc a été choisi car sa taille et son fonctionnement digestif se rapprochent de ceux d’un enfant ; il permet d’utiliser les mêmes gestes chirurgicaux et outils que chez l’humain. Il n’existe donc pas d’alternative non animale permettant d’évaluer complètement cette technique avant d’envisager une étude chez l’enfant. Si, au cours du projet, une méthode sans animal devenait disponible et suffisante pour répondre aux mêmes questions, elle remplacerait l’essai chez l’animal.

Réduction

Le projet a été conçu pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant des résultats fiables. Des tests préalables en laboratoire ont permis de préparer les greffons et d’anticiper les difficultés mécaniques liés aux sutures. Cela permet d’éviter des essais inutiles chez l’animal. Le nombre d’animaux nécessaires a été défini avec soin, en s’appuyant sur les résultats d’études animales précédentes. Chaque animal suivra un protocole précis permettant d’obtenir un maximum d’informations. Ce projet utilise ainsi le nombre minimal d’animaux possible, dans le respect du bien-être animal et des exigences scientifiques.

Raffinement

Toutes les étapes du projet seront réalisées sous anesthésie générale afin d’éviter toute douleur pendant les interventions. Des traitements contre la douleur seront systématiquement administrés après l’opération et adaptés à l’état de chaque animal. Les animaux seront suivis chaque jour, avec une attention particulière portée à leur comportement, leur alimentation et leur respiration. Un environnement confortable et enrichi sera mis en place pour réduire leur stress. Des points limites clairs ont été définis et seront appliqués. Les animaux seront hébergés dans un cadre favorisant leur bien-être. Ces mesures visent à garantir une prise en charge respectueuse, limitant au maximum la souffrance animale.

Choix des espèces

Le porc a été choisi pour sa ressemblance anatomique avec l’humain, notamment au niveau de l’œsophage. Contrairement aux petits animaux, il permet de réaliser les gestes similaires à ceux effectués chez l’homme. Le minipig Yucatan a été retenu pour sa taille, sa croissance lente et sa bonne tolérance aux manipulations, ce qui permet un suivi prolongé. Il sera utilisé à un âge jeune correspondant au stade de développement d’un nourrisson. Ce choix permet d’évaluer une technique qui pourrait, à terme, éviter des opérations lourdes chez les enfants, en proposant une réparation de l’œsophage sans utiliser d’organes sains.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 198
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer l’impact de solutions microbiennes appliquées en production primaire d’une part sur la santé et les performances des animaux, et d’autre part sur la qualité et sécurité des aliments ainsi que sur les microbiotes associés tout au long de la chaîne de transformation. La filière piscicole sera le modèle d’étude car elle permet de travailler en conditions contrôlées de l’élevage des animaux, de leur abattage jusqu’au conditionnement des filets de poissons.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre d’étudier l’intérêt d’une même solution microbienne pour la prévention des maladies bactériennes en élevage de truites arc-en-ciel et pour la conservation du produit fini pour le consommateur. Les bénéfices attendus concernent toute la filière : de l’élevage au consommateur en proposant des solutions microbiennes qui pourront préserver l’animal et la denrée alimentaire en offrant une continuité entre l’amont et l’aval de la production.

Procédures

Les animaux seront alimentés avec un aliment supplémenté avec une solution microbienne. L'alimentation sera quotidienne pendant un mois. Les prélèvements (écouvillon peau et tube digestif) ne seront réalisés que sur animaux mis à mort.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu de nuisances sur les poissons car les solutions bactériennes sont choisies en amont comme étant décrite sûres pour les animaux et l’homme dans la bibliographie mais leur innocuité doit être vérifiée. L’effet néfaste observable serait un amaigrissement dû à une non prise alimentaire en raison de la présence de la solution bactérienne sur l’aliment. Des troubles digestifs peuvent être envisagés également.

Devenir

Les animaux seront anesthésiés puis mis à mort par surdosage d’anesthésique suivie d’une exsanguination. Les animaux ne pourront pas être réutilisé à l’issue de l’expérimentation car ils auront été exposés à différentes solutions microbiologiques qui pourront interférer avec d’autres protocoles d’étude.

Remplacement

Pour évaluer l’innocuité des solutions microbiennes, il n’est pas possible de le faire par des modèles in vitro. Il est donc nécessaire d’utiliser des truites pour cette évaluation in vivo.

Réduction

Dans cette étude préliminaire, chaque groupe sera conduit en triplicat de 15 poissons (3 x 15). Aucune mortalité n’est attendu entre les groupes nourris avec des aliments enrobés de solutions microbiennes et l’aliment non supplémenté. Pour calculer le nombre de poisson nécessaire, nous avons utilisé l'outil statistique en ligne https://biostatgv.sentiweb.fr avec le module "comparer 2 moyennes" et les paramètres suivant : μ1 = 0,9 (moyenne du taux de survie dans les groupes avec aliment supplémenté) ; μ2 = 1 (moyenne du taux de survie dans le groupe contrôle) ; ecart-type = 0,08 ; risque alpha = 0,05 et puissance = 0,9. Ce calcul nous indique la nécessité d’utiliser 14 animaux par groupe. Toutefois, pour des raisons de comportement animal social, un minimum de 15 poissons pour 100L a été retenu sur la base de nos expériences passées. Ce nombre évite certains comportements de stress des animaux. De plus, pour limiter le nombre de groupes d’animaux testé, des tests in vitro d’inhibition de bactéries pathogènes majeures de la truite arc en ciel seront préalablement réalisés pour n’utiliser que des solutions microbiennes pertinentes.

Raffinement

Les animaux sont observés chaque jour durant toute la durée du protocole. Les paramètres de température et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine pour garantir des conditions d’élevage optimales pour les poissons. L’application d’une grille de score clinique adaptée permettra d’évaluer la santé des poissons chaque jour (Annexe 2). En cas d’atteinte significative, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés. Chaque bac est enrichi de structures permettant aux poissons de se cacher.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’espèce piscicole d’eau douce la plus élevée en France et en Europe. Elle présente un intérêt économique élevé. Nous utiliserons des juvéniles de 20 – 30g car il s’agit du stade auquel les solutions microbiennes peuvent être utilisées en élevages piscicoles (assimilation via l’aliment) et qui est intéressant de protéger contre des maladies bactériennes car encore fragile.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 800
Souffrances
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 800
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Devenir
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Objectifs

L’insuffisance cardiaque (IC) est l’une des premières causes de mortalité/morbidité dans le monde. Le diabète est une complication majeure de l’IC, et l’augmentation épidémique actuelle de l’obésité et du diabète font que la cardiomyopathie de type diabétique devient un problème majeur de santé publique, pour lequel les solutions thérapeutiques sont très limitées. L’objectif de ce projet est de déterminer le rôle d’une enzyme spécifique dans le développement de la cardiomyopathie de type diabétique et également de tester de nouvelles thérapeutiques pour lutter contre cette pathologie. Le projet se déroule dans deux Etablissements Utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre le rôle d’une enzyme dans la progression de la cardiomyopathie diabétique, problématique majeure de santé publique, et permettra d'améliorer nos connaissances sur la progression de cette pathologie multifactorielle et complexe. A long terme, ce projet pourrait permettre d’améliorer les traitements existants et offrir de nouvelles options thérapeutiques pour les patients souffrant de cette pathologie, réduisant ainsi la morbi-mortalité associée.

Procédures

Les souris suivront plusieurs types d’interventions : alimentation modifiée enrichie en graisse pendant 12 semaines ; des examens hebdomadaires du cœur par échocardiographie (une fois par semaine, environ 10 min, sur animal anesthésié) ; des mesures de la composition corporelle (% masse grasse) réalisées en début et à la fin du protocole (sur animal vigile, 2 min par mesure) ; des injections journalières pendant 12 semaines (durée environ 10 secondes chacune, sur animal vigile) ; des exercices physiques adaptés, en début et en fin de protocole (quelques minutes par séance) ; un test de tolérance à l’insuline et au glucose en début, milieu et fin de protocole (intervention de 2h). L'ensemble des interventions auront lieu dans l'établissement utilisateur 1.

Impact sur les animaux

Certains régimes peuvent entraîner une prise de poids, une fatigue ou une réduction de mobilité. Des traitements peuvent provoquer une tension élevée ou une inflammation. Les signes de douleur ou d’inconfort seront surveillés, et des mesures seront prises pour soulager les animaux ou les retirer de l’étude si nécessaire. Les anesthésies nécessaires aux échocardiographies peuvent entraîner une récupération lente ou une hypothermie passagère.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de protocole afin de permettre les prélèvements d’organes et leurs analyses, qui ne peuvent pas être réalisés sans mise à mort.

Remplacement

L’utilisation du modèle murin est indispensable pour étudier l’interaction entre les différents types cellulaires cardiaques, les systèmes vasculaire et immunitaire. Seul le recours à un organisme entier permet de prévoir la réponse thérapeutique à la molécule testée.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au strict nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement interprétables tout en respectant la variabilité biologique et sans compromettre les résultats scientifiques attendus. Chaque animal sera utilisé pour mesurer un maximum de caractéristiques du développement de la pathologie (physiologiques, anatomiques, histologiques, biochimiques et moléculaires). Ceci permettra de limiter au maximum le nombre de souris utilisées au final.

Raffinement

Dans un souci de raffinement, nous mettrons en place plusieurs mesures visant à assurer le bien-être des animaux et à réduire au maximum la douleur et la souffrance associées aux procédures expérimentales : - litière absorbante, renouvelée régulièrement, permettant les comportements naturels (fouille, creusage, nidification). De plus, les animaux obèses seront suivis plus régulièrement (remplissage des biberons, changement de litière plus fréquent si nécessaire). - interaction sociale préservée : les souris seront hébergées en groupes de 5 individus pour éviter l’isolement. - accès libre à l’eau et à la nourriture. Les échocardiographies seront réalisées sous anesthésie légère avec maintien thermique et du gel oculaire sera appliqué pour prévenir la déshydratation. - Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement tout signe de souffrance, de détresse ou d’inconfort : poil ébouriffé, posture anormale, signes de déshydratation, détection de signes de douleur (respiration anormale, mouvements réduits, vocalisations inhabituelles), analyse du comportement : isolement, diminution des interactions sociales, réduction de l’activité locomotrice, perte de poids. Toutes les manipulations seront réalisées par du personnel formé et qualifié, afin de réduire la durée et le stress des interventions. Ces mesures permettront de limiter au maximum la souffrance animale tout en assurant la qualité et la fiabilité des résultats obtenus dans cette étude. Le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs sera effectué à pied (moins de 10 minutes), à l’écart du public, dans les cages de transport sécurisées. Les cages seront placées dans des sacs spécifiquement conçus pour garantir l’obscurité et l’isolement des stimuli extérieurs. Cette procédure vise à réduire au maximum le stress des animaux pendant le déplacement.

Choix des espèces

L’espèce souris a été choisie car elle représente le modèle mammifère le plus couramment utilisé pour les études sur l’insuffisance cardiaque et le plus représentatif de la pathologie humaine. Ainsi, les résultats obtenus seront plus facilement transposables à l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge de 2 mois, correspondant à un stade jeune adulte, adapté aux objectifs de l’étude.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 54
Souffrances
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 54
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Devenir
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 54
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 -

Objectifs

Ce projet de recherche vise à déterminer l'effet de l'inclusion de la peau de noisette et de cacao dans l'alimentation des vaches laitières à des doses compatibles avec une éventuelle application commerciale à l'échelle de l'exploitation. Le projet adoptera une approche interdisciplinaire en se concentrant sur le métabolisme, le processus digestif, la santé et le bien-être des animaux. Nous étudierons également l'effet sur la qualité des produits laitier dérivés (lait, crème, beurre), sous les aspects nutritionnels, technologiques, organoleptiques et de conservation.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats obtenus pourront contribuer à réduire les déchets, suivant à la fois les approches de l'économie circulaire, grâce à l’utilisation de sous-produit de l’industrie agroalimentaire, et de l'agroécologie, grâce au potentiel de réduction des émissions de méthane entérique que la composition chimique de ces sous-produits pourrait permettre. L’approche avec des doses compatibles avec l’application en ferme commerciale pourra aussi favoriser une application concrète potentielle par les filières.

Procédures

L’ingestion individuelle des vaches, leur efficacité alimentaire, leurs émissions de méthane et leurs performances (production laitière et poids vif) seront enregistrées quotidiennement pendant une période pré-expérimentale de 3 semaines avec un régime alimentaire standard, puis pendant une période de transition alimentaire de 2 semaines après l'introduction du régime expérimental (contenant les sous-produits de la noisette et du cacao) et une période expérimentale de 5 semaines. Afin de vérifier l'impact de la supplémentation sur l'état physiologique et sanitaire des vaches laitières, nous doserons un certains nombres de métabolites et marqueurs sanguins à partir de prise de sang réalises à la fin de la période pré-expérimentale et à la fin de l'expérimentation. Selon le même calendrier, des échantillons de liquide ruminal prélevés par sonde gastro-oesophagienne permettront d'analyser le contenu du rumen et en particulier des éléments liés à la fermentation et aux micro-organismes présents. Parallèlement, des échantillons d'urine et de fèces seront prélevés pour des analyses d'urée et de digestibilité. L'ensemble des prélèvements sur les animaux n'excédera pas 10 minutes par individu. Des échantillons de lait individuels seront prélevés au cours des opération de traite au début, pendant et à la fin de l'expérience pour l'analyse de la composition détaillée du lait, y compris le profil en matière grasse, la teneur en caroténoïdes et en vitamines et le potentiel antioxydant.

Impact sur les animaux

Plusieurs études ont déjà utilisé ces sous-produits dans l’alimentation des ruminants laitiers (vaches et chèvres) sans aucun effet indésirable. La teneur en théobromine des coques de cacao peut induire de la toxicité en dosée élève, mais les rations seront formulées pour rester a des niveaux largement inférieurs aux seuils autorisée par la Communauté Européenne. Nous pouvons également nous attendre à ce que les prélèvements (notamment les prélèvements de contenus ruminaux par tubage gatstro-oeasaophagien) déclenchent une réaction de stress de courte durée.

Devenir

Les animaux prélevés reprennent leur place normalement dans le troupeau, sans adaptation particulière de leur mode de vie. Ils reçoivent les soins quotidiens habituels, et font l’objet d’une surveillance accrue de la part des personnels animaliers. La décision est prise par le responsable de l'UE ou son délégataire, sur avis du vétérinaire membre de la SBEA.

Remplacement

L’étude porte sur des vaches laitières ingérant des peaux de noisettes et/ou de cacao et la qualité du lait qu'elles produisent. Le projet adoptera une approche interdisciplinaire en se concentrant sur le métabolisme, les processus digestifs, la santé et le bien-être des animaux. Il n'existe à ce jour pas de méthodes permettant d'appréhender ces différentes dimensions en se passant d'étude in vivo (par exemple, des essais in vitro ne permettraient que d'étudier certaines voies métaboliques spécifiques et pas la réponse à l'échelle de l'animal "entier").

Réduction

Un test de puissance du modelé statistique a été réalisé pour évaluer le nombre minimum d’animaux à utiliser (pwr.t.test R). Le test a été réalisé sur des paramètres de performances et composition de base du lait et sur des données d’émissions de méthane entérique précédemment acquises sur l’établissement utilisateur. Le nombre minimum d’animaux résultant variant entre 6 et 9 par groupe selon les paramètres, il a été choisi de recruter 9 animaux par groupe pour assurer la fiabilité des résultats. De plus, des essais préliminaires de fermentation in vitro en rumen artificel ont été réalisés et les doses ont été choisies de sorte à maximiser les chances d'observer des différences significatives in vivo. A l'issu de l'expérimentation, les données seront traitées avec des modèles linéaires mixtes, qui viseront à mettre en évidence des différences de réponses selon la dose de sous-produit administrée et le régime de base (effets fixes) tandis que l'animal sera pris en tant qu'effet aléatoire.

Raffinement

Les animaux seront logés en stabulation libre respectant leur bien-être : ils seront maintenus en groupe social stable, auront accès à des zones de couchage avec matelas, d’alimentation et d’abreuvement conformes aux besoins de leur espèce, ainsi qu’à des brosses. A la fin de l’étude, ces bovins rejoindront leur troupeau d’origine. Pour tous les prélèvements, les vaches seront placées (contenues) au cornadis ; nous immobiliserons la tête des vaches à l’aide d’un dispositif de lève-tête, placé devant le cornadis. Les manipulateurs qui réaliseront les prélèvements par tubage gastro-oesophagien, les prises de sang, les prélèvements de fèces et d’urines ont été formés par un vétérinaire maîtrisant les gestes.

Choix des espèces

L’industrie agroalimentaire qui génère les sous-produits de la noisette et du cacao, utilise aussi beaucoup de lait de vaches pour la production des aliments de confiserie qui incluent de la noisette et /ou du cacao. Il y a donc un fort intérêt pour cette filière à trouver des solutions pour réutiliser les sous-produits générés dans la filière même, donc dans les élevages des vaches laitières auprès des lesquelles collectent leur lait. Pour cette raison l’expérimentation a recours à des vaches laitières. Les vaches seront des vaches adultes (3-8 ans), en lactation après leur pic de production, puisqu’une partie des prélèvements visent à évaluer l’impact de la distribution des sous-produits sur la qualité des produits laitiers. Elles seront sélectionnées parmi le troupeau de l’établissement utilisateur sur la base de critère tels que le nombre de jours de lactation, la race ou la parité avant d’être mise en lot sur des critères de performance.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1606
Souffrances
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 1606
 -
 -
Devenir
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 -
 -
 1606

Objectifs

L’environnement nutritionnel précoce joue un rôle considérable sur la vulnérabilité d’un individu face aux maladies métaboliques. Notamment, une alimentation maternelle riche en graisse et en sucre (obésogène) pendant la grossesse et l’allaitement entraîne des adaptations des organes du fœtus et du nouveau-né. Le cerveau se forme pendant la vie intra-utérine et poursuit son développement pendant la jeune enfance. L’alimentation maternelle peut donc affecter durablement le développement neuronal du jeune individu, son métabolisme et son comportement. Notre laboratoire a déjà montré que dès les premiers jours de vie, les souriceaux sont capables de distinguer des laits maternels selon leur signature olfactive. Par exemple, des souriceaux de 2 jours nés d’une mère sous alimentation obésogène pendant la gestation, présentent une préférence olfactive pour un lait collecté d’une femelle sous alimentation obésogène, même si ces souriceaux sont adoptés et allaités dès la naissance par une mère sous nourriture standard. Cette observation démontre l’acquisition d’une préférence sensorielle in utero, qui se maintient après la naissance. De plus, nous avons montré que les souriceaux, dès la naissance, acceptent de téter une femelle allaitante même si elle reçoit une alimentation différente de leur mère biologique. En revanche, nous n’avons pas d’informations sur l’avidité du comportement de tétée dans ces conditions. Nous souhaitons déterminer dans ce projet si les préférences olfactives induites par l’alimentation maternelle obésogène impactent réellement le comportement de tétée. Nous allons pour cela quantifier la quantité de lait ingérée en fonction de la signature olfactive du lait présenté. D’autre part nous souhaitons explorer les mécanismes cérébraux impliqués dans la régulation de la prise de lait chez le souriceau jusqu’au sevrage. Les structures cérébrales impliquées dans la régulation de la prise alimentaire chez l’adulte, telles que l’hypothalamus, sont encore en cours de formation chez le nouveau-né. D’autres mécanismes et structures cérébrales semblent donc mis en œuvre très tôt pour contrôler l’ingestion de lait. Nous souhaitons les identifier et évaluer l’impact de l’alimentation maternelle sur leur fonctionnement.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de mieux comprendre le comportement alimentaire du nouveau-né et les mécanismes neuronaux sous-jacents. Cette étude sera également pionnière dans la mise en place d’un protocole standardisé de quantification de l’ingestion de lait chez le jeune souriceau. Le présent projet permettra enfin de préciser l’effet de l’alimentation maternelle obésogène sur les mécanismes de faim et de satiété à un stade de vie très précoce et ainsi de mieux comprendre les mécanismes conduisant à l’obésité chez les jeunes pour pouvoir la prévenir.

Procédures

Ce projet ne contient pas d'interventions invasives (prélèvements, interventions chirurgicales, injections), uniquement une exposition à une alimentation enrichie en gras et sucre pendant 3 à 6 semaines pour les géniteurs et leurs souriceaux.

Impact sur les animaux

Les femelles sous alimentation obésogène pendant les 6 semaines de gestation et d’allaitement présentent une intolérance au glucose et un excès d’adiposité (+33% par rapport aux femelles sous régime standard STD) en fin de lactation, tout en gardant un poids corporel similaire aux femelles STD. Ces effets indésirables constituent des perturbations métaboliques modérées qualifiées d’état pré-diabétique. Un stress peut être généré chez les femelles lors du retrait de leur portée à la naissance et de la mise en adoption d’une autre portée. Un stress additionnel peut être généré lors de la séparation, au 2ième jour d’allaitement, de leur portée pendant 5-6h, pour la quantification de la quantité de lait ingérée par les souriceaux. Sur les souriceaux, les nuisances ou effets indésirables sont, en fonction des procédures 1 ou 2, le potentiel stress de l’adoption à la naissance, le stress des manipulations (mesures de poids jusqu’au sevrage, et de la composition corporelle dans l’EchoMRI au 2ième jour de vie) et le stress pendant le test d’allaitement sur une femelle inconnue au 2ième jour de vie après 4 heures de séparation de leur mère.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures. En effet les géniteurs auront déjà eu plusieurs portées à la fin du projet et pour une partie sous un régime obésogène impliquant des modifications métaboliques non compatibles pour intégrer un autre projet. De même les souriceaux soumis à un régime obésogène in utero et/ou in lacto seront euthanaliser car non utilisable dans d’autres protocoles de physiologie du métabolisme. Les autres souriceaux sont mis à mort pour prélever leur cerveau.

Remplacement

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier le comportement alimentaire et sa régulation. De plus, les réponses comportementales autonomes et les sensations de faim et de satiété que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables in vitro ou par simulation informatique. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire.

Réduction

Les accouplements seront réalisés en trios (1 mâle pour 2 femelles), ce qui permet de diminuer de moitié le nombre de mâles géniteurs utilisés. De plus, les mâles non exposés au régime obésogène seront utilisés pour plusieurs accouplements successifs, ce qui permet de diminuer encore le nombre de mâles géniteurs utilisés. Les femelles génitrices seront à la fois les mères biologiques, les mères adoptives et les femelles allaitantes pour le test de mesure de l’ingestion de lait ce qui permet de diminuer le nombre de femelles utilisées. Le fait de travailler avec des animaux standardisés (âge et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité inter-individuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Le nombre d’individu par lot pour les analyses histologiques (n=12), moléculaires (n=12), et comportementales (n=20) a été défini précédemment. Ces effectifs sont appropriés pour réaliser des tests de corrélation et des études statistiques comparatives suffisamment puissantes et robustes pour détecter les éventuels effets recherchés.

Raffinement

Pendant les moments de séparation, les souriceaux seront rassemblés dans le nid formé par leur mère dans leur cage d’hébergement, et la cage sera posée sur une plaque chauffante à 38°C pour maintenir le nid à 36°C malgré l’absence de la femelle et ainsi éviter un stress thermique des souriceaux. Les femelles isolées de leur portée seront placées dans une cage séparée avec accès à l’eau et à leur nourriture, et seront remises dans leur cage d’hébergement avec leur portée juste après les mesures réalisées sur leurs souriceaux. Des grilles de scores cliniques ont par ailleurs été élaborées pour suivre les animaux et les euthanaliser en cas d'atteinte des points limites définis avec la SBEA.

Choix des espèces

La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils d’analyses génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Dans ce projet nous souhaitons mettre en évidence des effets très précoces de l’alimentation maternelle obésogène sur la descendance. Nous étudierons donc le comportement alimentaire des souriceaux au cours des premiers jours de vie, en quantifiant les quantités de lait ingérées à deux jours de vie, âge pour lequel nous avons mis en évidence une préférence sensorielle en fonction de l’alimentation maternelle. Nous suivrons également le poids corporel des souriceaux jusqu’au sevrage pour corréler les mesures de comportement alimentaire avec la prise de poids pendant la période d’allaitement. Nous étudierons également les mécanismes cérébraux à 2, 5, 7, 10, et 14 jours de vie. En effet les projections neuronales se mettent en place au cours des deux premières semaines de vie chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 100
Souffrances
 100
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 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Objectifs

La dapagliflozine est un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2. En plus de son effet sur la glycémie, plusieurs études ont montré qu’elle réduit le risque de décès d'origine cardio-vasculaire, un effet encore mal compris. Nous souhaitons donc étudier comment ce médicament influence le fonctionnement du cœur, en particulier la manière dont le muscle cardiaque utilise ses sources d’énergie. Normalement, le cœur consomme du sucre et des graisses pour produire l’énergie dont il a besoin. Nous pensons que la dapagliflozine modifie cet équilibre : elle réduirait l’utilisation du sucre et favoriserait celle des graisses, ce qui pourrait améliorer l’efficacité énergétique du cœur. Pour vérifier cette hypothèse, nous observerons comment le cœur des animaux utilise les graisses et le sucre grâce à des techniques d’imagerie avancées (Tomographie par Emission de Positon et Imagerie par Résonance Magnétique). Nous relierons ces résultats à des mesures complémentaires portant sur le fonctionnement du cœur, la composition des tissus et certains marqueurs biologiques. Enfin, nous vérifierons si les effets du médicament sont similaires chez les mâles et les femelles. Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs différents.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme : Ce projet permettra de mieux comprendre comment la dapagliflozine agit sur le cœur à court terme. Grâce à l’imagerie, nous pourrons observer en temps réel les changements dans la façon dont le muscle cardiaque utilise ses sources d’énergie après l’administration du médicament. Ces observations seront comparées aux données sur la fonction du cœur, l’inflammation et la structure du tissu cardiaque. Le projet montrera également l’intérêt des techniques d’imagerie combinées (TEP et IRM) pour évaluer les effets bénéfiques des traitements du diabète sur le cœur. Enfin, il apportera des données expérimentales sur une possible différence d’effet du médicament entre les mâles et les femelles, un aspect encore peu étudié. Bénéfices à long terme : À plus long terme, ce travail contribuera à améliorer les connaissances sur les mécanismes d’action des traitements antidiabétiques de la famille de la dapagliflozine. Il permettra notamment de mieux comprendre le lien entre les troubles du fonctionnement cardiaque et les modifications du métabolisme énergétique chez les personnes diabétiques. Ces découvertes pourraient aider à identifier de nouvelles pistes de traitement des complications cardiovasculaires du diabète. Les résultats obtenus pourront également guider la pratique clinique, en précisant quels profils de patients pourraient tirer le plus de bénéfices de la dapagliflozine. Sur le plan méthodologique, le projet favorisera le développement de nouvelles approches d’imagerie cardiaque non invasive. Ces outils pourront ensuite être utilisés pour d’autres maladies du cœur, comme l’insuffisance cardiaque. Enfin, les données issues de ce travail constitueront une base solide pour de futurs essais cliniques chez l’humain. Si les résultats observés chez l’animal se confirment, ils pourraient contribuer à améliorer la prévention et la prise en charge des atteintes cardiaques liées au diabète. En résumé, ce projet apportera rapidement de nouvelles connaissances expérimentales sur les effets de la dapagliflozine sur le cœur, et à plus long terme, il pourrait ouvrir la voie à des progrès cliniques concrets dans le traitement des patients diabétiques.

Procédures

nduction du diabète de type 2 Environ 90 rats reçoivent pendant quatre semaines une alimentation riche en graisses afin de reproduire un état de pré-diabète. Ils reçoivent ensuite deux injections à une semaine d’intervalle d’un produit (streptozotocine) qui perturbe légèrement la production d’insuline et permet de stabiliser un diabète modéré, similaire au diabète de type 2 chez l’humain. Les injections sont réalisées sous une anesthésie légère pour limiter le stress et la douleur. L’évolution de la glycémie est ensuite suivie pendant huit semaines. Durée totale de cette phase : environ 12 semaines. Traitement médicamenteux Les animaux reçoivent ensuite la dapagliflozine, un médicament utilisé chez l’homme pour traiter le diabète, pendant quatre semaines. Elle est administrée dans l’eau de boisson de façon naturelle, sans contrainte pour l’animal. Durée : 4 semaines. Imagerie cardiaque par TEP et IRM Chaque animal bénéficie d’un examen d’imagerie pour observer le fonctionnement de son cœur et la manière dont il consomme les graisses comme source d’énergie. L’examen est réalisé sous anesthésie et dure environ 1 h 30 par animal. Une petite aiguille est placée dans une veine de la queue pour injecter un traceur non douloureux et prélever de très petites quantités de sang (trois fois au maximum, soit moins de 1 mL au total). Nombre d’animaux : 90 répartis en trois groupes. Spectroscopie du phosphore et mesures de relaxation cardiaque Une seconde séance d’imagerie (IRM haute résolution) permet de mesurer la composition énergétique du muscle cardiaque. Cette étape est également réalisée sous anesthésie et dure environ une heure par animal. Test d’effort Les animaux effectuent un test d’endurance sur un tapis roulant, dans des conditions non douloureuses et sans stimulation électrique. La vitesse augmente progressivement jusqu’à ce que l’animal montre des signes de fatigue. Durée : environ 30 minutes par séance, une à deux fois par animal. Mesure des pressions cardiaques (PV loop) Cette procédure terminale se déroule sous anesthésie générale et analgésie. Un petit cathéter est inséré dans une artère du cou pour enregistrer la fonction mécanique du cœur pendant 45 à 60 minutes. À la fin de la mesure, l’animal est euthanasié sous anesthésie profonde afin d’éviter toute souffrance. sÀ la fin de l’expérimentation, les tissus (cœur, muscle et peau) sont prélevés après euthanasie pour réaliser des analyses biologiques, histologiques et moléculaire.

Impact sur les animaux

Les effets secondaires liés aux procédures expérimentales et au traitement par dapagliflozine pourraient inclure : - Des douleurs et inconfort après injection IP de la streptozotocine: bien que limitée grâce aux mesures de gestion de la douleur - Une perte de poids : une surveillance stricte du poids sera effectuée pour détecter toute variation anormale. - En cas d’inactivité ou mobilité réduite : une diminution de l'activité spontanée peut être observée immédiatement après les interventions chirurgicales ou anesthésiques, mais elle devrait se résorber en 48 à 72 heures. - Le stress dû à l’expérimentation pourrait se manifester par une réduction du toilettage, une diminution de l'exploration ou des comportements de prostration. Le suivi post-procédure inclura une surveillance immédiate post-injection, avec observation de la fréquence cardiaque et respiratoire jusqu’au réveil complet. Une plaque chauffante sera utilisée pour maintenir la température corporelle des animaux sans augmenter leur consommation énergétique. Un suivi quotidien ou biquotidien sera assuré tout au long de l’expérimentation afin de détecter rapidement toute anomalie. L'état des animaux sera évalué en se basant sur des critères objectifs : comportement alimentaire normal, absence de perte de poids, comportement de fouissage et de toilettage normal, interactions sociales adaptées (absence d'agressivité), absence de stéréotypies et observation d'un déplacement actif. L’ensemble de ces mesures permettra de limiter au maximum les effets indésirables et d’assurer des conditions expérimentales respectueuses du bien-être animal. Le suivi quotidien des animaux inclura une évaluation clinique systématique. Une couverture analgésique est prévue pour toutes les procédures potentiellement douloureuses. Produit et voie d’administration : buprénorphine 0,05 mg/kg en sous-cutané (forme standard) ou 0,1 mg/kg (forme à libération prolongée) selon la durée de la procédure. Fréquence et durée d’administration : Une première injection est réalisée 30 minutes avant la manipulation. Une réinjection est prévue toutes les 12 heures pendant 24 à 48 h en cas de signes de douleur légère à modérée (évalués selon les grilles de Morton & Griffiths et l’échelle 4Avet). Si une douleur persistante ou plus marquée est observée, un traitement complémentaire par tramadol per os (5–10 mg/kg) mélangé à la nourriture (gelée aromatisée) pourra être administré pendant 48 à 72 h.

Devenir

A la fin de la procédure, les rats (n=90) seront euthanasiés par surdosage en pentobarbital pour analyses histologiques et biochimiques. Concernant les 10 animaux supplémentaires pour la mise en place du traceur ([¹¹C]Palmitate), ils seront également euthanasiés afin de permettre une analyse histologique de la distribution tissulaire du traceur au niveau cardiaque.

Remplacement

L’étude du métabolisme myocardique et de ses modifications sous l’effet de la dapagliflozine, de même la perte urinaire de glucose qu’elle engendre, nécessite une approche prenant en compte les interactions systémiques entre les organes (cœur, foie, rein, système vasculaire). L’utilisation d’un modèle animal vivant est indispensable pour : étudier les modifications dynamiques du métabolisme cardiaque en temps réel à l’aide d’imagerie métabolique comme la TEP au [¹¹C]Palmitate et la spectroscopie RMN du phosphore, évaluer l’impact fonctionnel du traitement sur la perfusion myocardique, l’inflammation et la fibrose, ce qui ne peut être réalisé sur un modèle ex vivo ou in vitro, reproduire un état pathologique complexe (diabète de type 2) qui intègre l’ensemble des interactions systémiques affectant le cœur. Les cultures cellulaires, notamment les cardiomyocytes en culture, permettent d’étudier certains aspects du métabolisme énergétique et des voies de signalisation intracellulaires. Cependant, elles ne reproduisent pas la complexité d’un organe fonctionnel, notamment les interactions entre les cellules myocardiques, l’environnement extracellulaire et le métabolisme global. De plus, l’impact de la dapagliflozine sur la perfusion myocardique, l’inflammation et la fibrose ne peut pas être correctement évalué sur un modèle cellulaire isolé.

Réduction

Se basant sur le principe de réduction du nombre d’animaux nécessaires, l’ensemble du projet inclura 100 animaux : 90 rats pour la phase principale d’imagerie, ainsi que 10 animaux supplémentaires pour la mise en place de l’utilisation du traceur ([¹¹C]Palmitate). En absence de données préliminaires chez l'animal, un calcul d'effectif ne peut pas être réalisé. Toutefois, un calcul de puissance sera réalisé après l’évaluation de 50% de l’effectif de façon a ré-évaluer ce chiffre en fonction des résultats et tenter de réduire le nombre total d’animaux finalement nécessaires.

Raffinement

Concernant le raffinement des conditions expérimentales, les animaux seront hébergés dans des cages standards aux normes européennes (type IV) avec une pression de 20-25Pa avec un renouvellement de 25 fois le volume d’air de la pièce toutes les heures et une température de 21°±1C. L’exposition à la lumière sera de 6h45 à 18h45. La nourriture, la boisson et la litière seront changées une fois par semaine. La litière de peuplier "aspen small", plus douce et variée pour les animaux permet de réduire le niveau de stress. Cette litière est plus chère mais possède les avantages d'être peu poussiéreuse, moins allergisante que le résineux. Les animaux sont hébergés par groupe de 2 afin de conserver les interactions sociales. La litière est enrichie avec de la litière cellulose Alpha Dry permettant la confection de nid. Les procédures expérimentales sont effectuées sous anesthésie et analgésie. A la suite des procédures, un suivi régulier est effectué pendant 5 jours par du personnel expérimenté et formé à l'évaluation des point limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

Dans cette étude, l’espèce sélectionnée est le rat Wistar-Kyoto, un modèle préclinique couramment utilisé pour l’évaluation des effets métaboliques et cardiovasculaires des traitements. Le stade de développement choisi est celui de rats âgés de 8 à 9 semaines au moment de l’expérimentation. L’utilisation de rats adultes permet de limiter les biais liés aux changements physiologiques associés à la croissance.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 108
Souffrances
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 108
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Devenir
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 -
 108

Objectifs

La cicatrisation chez les poissons d’élevage est un enjeu majeur pour l’aquaculture moderne. Les blessures, fréquentes lors des manipulations, du transport ou des interventions sanitaires, favorisent les infections et augmentent la mortalité. Les pertes économiques liées aux maladies en aquaculture sont estimées à 6 milliards USD par an, et peuvent représenter jusqu’à 15 % de la production dans certains pays tels que l’Inde. Une cicatrisation efficace contribue au bien-être animal, limite les pertes, réduit le recours aux antibiotiques et garantit la qualité nutritionnelle des produits. Si le processus de cicatrisation est bien connu chez les mammifères, les recherches chez les poissons sont récentes et montrent l’importance de solutions nutritionnelles sur le processus de cicatrisation cutanée. Les acides gras polyinsaturés, notamment l’EPA (acide eicosapentaénoïque), jouent un rôle clé dans l’intégrité de la barrière cutanée et la cicatrisation des plaies. Cependant, la tendance à remplacer l’huile de poisson par des huiles végétales, plus durables et économiques, réduit la teneur en oméga-3 dans les régimes aquacoles, impactant la santé des poissons et la qualité nutritionnelle des filets. Un précédent projet a montré qu’un régime enrichi en EPA+DHA via une huile de microalgues améliorait la cicatrisation par rapport à un régime standard à base d’huile de poisson. En revanche, l’hypothèse selon laquelle le ratio EPA:DHA influencerait le processus de cicatrisation n’a pas pu être confirmée. En effet, le déroulement de la cicatrisation entre les deux huiles différentes de microalgue testée étaient comparables. L’objectif de cette nouvelle étude est donc d’utiliser le modèle de cicatrisation validé dans un précédent projet pour évaluer l’impact de la teneur en EPA par rapport au DHA sur la cicatrisation des lésions cutanées chez la truite.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra d’évaluer le bénéfice des solutions nutritionnelles sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel, en étudiant 1) l’impact des taux élevés d’omega-3 dans l’aliment et 2) l’importance du ratio EPA:DHA dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite arc-en ciel. De plus, l’utilisation de l’huile de microalgues dans la formulation permettra de formuler des régimes plus concentrés et d’utiliser moins d’huile et de poissons. En effet, 1 tonne d’huile de microalgues remplace 60 tonnes de poissons sauvages. Chaque année, son utilisation évite la capture d’environ 1,2 million de tonnes de poissons destinés à la production d’huile et une réduction des émissions de gaz à effet de serre (-5,6 % en 2024 par rapport à 2021). La Stabilité et la sécurité d’approvisionnement en huile de poisson sont soumises à la volatilité des prix et aux aléas climatiques (El Niño) contrairement à l’huile de microlagues qui offre un approvisionnement stable et prévisible, sans dépendance à la pêche.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 23 jours. [[Les poissons seront soumis à trois lésions à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes) afin d’être plus représentatif de la taille et du nombre de blessure observés dans les élevages industriels]]. Aux jours 0, 3, 7,10,14 et 21 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. Temps de sortie des poissons hors de l’eau pour les pesées (3 secondes) et pour les identifications (3 secondes).

Impact sur les animaux

Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, absence de guérison avec rétrécissement de la lésion.

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort à l’issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements de tissu cicatriciel au niveau de la blessure.

Remplacement

Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants..

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus cicatriciels de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions afin de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 85 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 160 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 23 jours. Le poids final des poissons à la fin de l’étude sera de 200 g.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 100
Souffrances
 100
 -
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Objectifs

La dapagliflozine est un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2. En plus de son effet sur la glycémie, plusieurs études ont montré qu’elle réduit le risque de décès d'origine cardio-vasculaire, un effet encore mal compris. Nous souhaitons donc étudier comment ce médicament influence le fonctionnement du cœur, en particulier la manière dont le muscle cardiaque utilise ses sources d’énergie. Normalement, le cœur consomme du sucre et des graisses pour produire l’énergie dont il a besoin. Nous pensons que la dapagliflozine modifie cet équilibre : elle réduirait l’utilisation du sucre et favoriserait celle des graisses, ce qui pourrait améliorer l’efficacité énergétique du cœur. Pour vérifier cette hypothèse, nous observerons comment le cœur des animaux utilise les graisses et le sucre grâce à des techniques d’imagerie avancées (Tomographie par Emission de Positon et Imagerie par Résonance Magnétique). Nous relierons ces résultats à des mesures complémentaires portant sur le fonctionnement du cœur, la composition des tissus et certains marqueurs biologiques. Enfin, nous vérifierons si les effets du médicament sont similaires chez les mâles et les femelles. Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs différents.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme : Ce projet permettra de mieux comprendre comment la dapagliflozine agit sur le cœur. Grâce à l’imagerie, nous pourrons observer en temps réel les changements dans la façon dont le muscle cardiaque utilise ses sources d’énergie après l’administration du médicament. Ces observations seront comparées aux données sur le fonctionnement du cœur, l’inflammation et la structure du tissu cardiaque. Le projet montrera également l’intérêt decombiner les techniques d’imagerie pour mieux évaluer les effets bénéfiques des traitements du diabète sur le cœur. Enfin, il apportera des données expérimentales sur une possible différence d’effet du médicament entre les mâles et les femelles, un aspect encore peu étudié. Bénéfices à long terme : À plus long terme, ce travail contribuera à améliorer les connaissances sur les mécanismes d’action des traitements antidiabétiques de la famille de la dapagliflozine. Il permettra notamment de mieux comprendre le lien entre les troubles du fonctionnement cardiaque et les modifications du métabolisme énergétique chez les personnes diabétiques. Ces découvertes pourraient aider à identifier de nouvelles pistes de traitement des complications cardiovasculaires du diabète. Les résultats obtenus pourront également guider la pratique clinique, en précisant quels profils de patients pourraient tirer le plus de bénéfices de la dapagliflozine. Sur le plan méthodologique, le projet favorisera le développement de nouvelles approches d’imagerie cardiaque non invasive. Ces outils pourront ensuite être utilisés pour d’autres maladies du cœur, comme l’insuffisance cardiaque. Enfin, les données issues de ce travail constitueront une base solide pour de futurs essais cliniques chez l’humain. Si les résultats observés chez l’animal se confirment, ils pourraient contribuer à améliorer la prévention et la prise en charge des atteintes cardiaques liées au diabète. En résumé, ce projet apportera rapidement de nouvelles connaissances expérimentales sur les effets de la dapagliflozine sur le cœur, et à plus long terme, il pourrait ouvrir la voie à des progrès cliniques concrets dans le traitement des patients diabétiques.

Procédures

Induction du diabète de type 2: Les animaux reçoivent pendant 4 semaines une alimentation riche en graisses afin de reproduire un état de pré-diabète. Ils reçoivent ensuite deux injections à une semaine d’intervalle d’un produit (streptozotocine) qui perturbe légèrement la production d’insuline et permet de stabiliser un diabète modéré, similaire au diabète de type 2 humain. Les injections sont réalisées sous une anesthésie légère pour limiter le stress et la douleur. L’évolution de la glycémie est ensuite suivie pendant 8 semaines. Durée: environ 12 semaines. Traitement médical: Les animaux reçoivent ensuite la dapagliflozine, un médicament utilisé chez l’homme pour traiter le diabète, pendant 4 semaines, administrée dans l’eau de boisson de façon naturelle, sans contrainte pour l’animal. Durée : 4 semaines. Imagerie cardiaque: Chaque animal bénéficie d’un examen d’imagerie (Tomographie par Emission de Positons et Imagerie par Resonance Magnetique) pour observer la manière dont son cœur fonctionne et consomme les graisses comme source d’énergie. L’examen est réalisé sous anesthésie et dure environ 1 h 30 par animal. Une petite aiguille est placée dans une veine de la queue pour injecter un traceur non douloureux et prélever de très petites quantités de sang (trois fois au maximum, soit moins de 1 mL au total). Nombre d’animaux : 100. Spectroscopie du phosphore et mesures de relaxation cardiaque: Une seconde séance d’Imagerie par Resonance Magnetique permet de mesurer la composition énergétique du muscle cardiaque. Cette étape est aussi réalisée sous anesthésie et dure environ une heure par animal. Test d’effort: Les animaux effectuent un test d’endurance sur un tapis roulant, dans des conditions non douloureuses et sans stimulation électrique. La vitesse augmente progressivement jusqu’à ce que l’animal montre des signes de fatigue. Durée : environ 30 minutes par séance, une à deux fois par animal. Mesure des pressions cardiaques (PV loop): Cette procédure terminale se déroule sous anesthésie générale et analgésie. Un petit cathéter est inséré dans une artère du cou pour enregistrer la fonction mécanique du cœur pendant 45 à 60 minutes. À la fin de la mesure, l’animal est euthanasié sous anesthésie profonde afin d’éviter toute souffrance. À la fin de l’expérimentation, les tissus (cœur, muscle et peau) sont prélevés après euthanasie pour réaliser des analyses biologiques, histologiques et moléculaire.

Impact sur les animaux

Les effets secondaires liés aux procédures expérimentales et au traitement par dapagliflozine pourraient inclure : - Des douleurs et inconfort après injection IP de la streptozotocine: bien que limitée grâce aux mesures de gestion de la douleur - Une perte de poids : une surveillance stricte du poids sera effectuée pour détecter toute variation anormale. - En cas d’inactivité ou mobilité réduite : une diminution de l'activité spontanée peut être observée immédiatement après les interventions chirurgicales ou anesthésiques, mais elle devrait se résorber en 48 à 72 heures. - Le stress dû à l’expérimentation pourrait se manifester par une réduction du toilettage, une diminution de l'exploration ou des comportements de prostration. Le suivi post-procédure inclura une surveillance immédiate post-injection, avec observation de la fréquence cardiaque et respiratoire jusqu’au réveil complet. Une plaque chauffante sera utilisée pour maintenir la température corporelle des animaux sans augmenter leur consommation énergétique. Un suivi quotidien ou biquotidien sera assuré tout au long de l’expérimentation afin de détecter rapidement toute anomalie. L'état des animaux sera évalué en se basant sur des critères objectifs : comportement alimentaire normal, absence de perte de poids, comportement de fouissage et de toilettage normal, interactions sociales adaptées (absence d'agressivité), absence de stéréotypies et observation d'un déplacement actif. L’ensemble de ces mesures permettra de limiter au maximum les effets indésirables et d’assurer des conditions expérimentales respectueuses du bien-être animal. Le suivi quotidien des animaux inclura une évaluation clinique systématique. Une couverture analgésique est prévue pour toutes les procédures potentiellement douloureuses. Produit et voie d’administration : buprénorphine 0,05 mg/kg en sous-cutané (forme standard) ou 0,1 mg/kg (forme à libération prolongée) selon la durée de la procédure. Fréquence et durée d’administration : Une première injection est réalisée 30 minutes avant la manipulation. Une réinjection est prévue toutes les 12 heures pendant 24 à 48 h en cas de signes de douleur légère à modérée (évalués selon les grilles de Morton & Griffiths et l’échelle 4Avet). Si une douleur persistante ou plus marquée est observée, un traitement complémentaire par tramadol per os (5–10 mg/kg) mélangé à la nourriture (gelée aromatisée) pourra être administré pendant 48 à 72 h.

Devenir

A la fin de la procédure, les rats (n=90) seront euthanasiés par surdosage en pentobarbital pour analyses histologiques et biochimiques. Concernant les 10 animaux supplémentaires pour la mise en place du traceur ([¹¹C]Palmitate), ils seront également euthanasiés afin de permettre une analyse histologique de la distribution tissulaire du traceur au niveau cardiaque.

Remplacement

L’étude du métabolisme myocardique et de ses modifications sous l’effet de la dapagliflozine, de même la perte urinaire de glucose qu’elle engendre, nécessite une approche prenant en compte les interactions systémiques entre les organes (cœur, foie, rein, système vasculaire). L’utilisation d’un modèle animal vivant est indispensable pour : étudier les modifications dynamiques du métabolisme cardiaque en temps réel à l’aide d’imagerie métabolique comme la TEP au [¹¹C]Palmitate et la spectroscopie RMN du phosphore, évaluer l’impact fonctionnel du traitement sur la perfusion myocardique, l’inflammation et la fibrose, ce qui ne peut être réalisé sur un modèle ex vivo ou in vitro, reproduire un état pathologique complexe (diabète de type 2) qui intègre l’ensemble des interactions systémiques affectant le cœur. Les cultures cellulaires, notamment les cardiomyocytes en culture, permettent d’étudier certains aspects du métabolisme énergétique et des voies de signalisation intracellulaires. Cependant, elles ne reproduisent pas la complexité d’un organe fonctionnel, notamment les interactions entre les cellules myocardiques, l’environnement extracellulaire et le métabolisme global. De plus, l’impact de la dapagliflozine sur la perfusion myocardique, l’inflammation et la fibrose ne peut pas être correctement évalué sur un modèle cellulaire isolé.

Réduction

Se basant sur le principe de réduction du nombre d’animaux nécessaires, l’ensemble du projet inclura 100 animaux : 90 rats pour la phase principale d’imagerie, ainsi que 10 animaux supplémentaires pour la mise en place de l’utilisation du traceur ([¹¹C]Palmitate). En absence de données préliminaires chez l'animal, un calcul d'effectif ne peut pas être réalisé. Toutefois, un calcul de puissance sera réalisé après l’évaluation de 50% de l’effectif de façon a ré-évaluer ce chiffre en fonction des résultats et tenter de réduire le nombre total d’animaux finalement nécessaires.

Raffinement

Concernant le raffinement des conditions expérimentales, les animaux seront hébergés dans des cages standards aux normes européennes (type IV) avec une pression de 20-25Pa avec un renouvellement de 25 fois le volume d’air de la pièce toutes les heures et une température de 21°±1C. L’exposition à la lumière sera de 6h45 à 18h45. La nourriture, la boisson et la litière seront changées une fois par semaine. La litière de peuplier "aspen small", plus douce et variée pour les animaux permet de réduire le niveau de stress. Cette litière est plus chère mais possède les avantages d'être peu poussiéreuse, moins allergisante que le résineux. Les animaux sont hébergés par groupe de 2 afin de conserver les interactions sociales. La litière est enrichie avec de la litière cellulose Alpha Dry permettant la confection de nid. Les procédures expérimentales sont effectuées sous anesthésie et analgésie. A la suite des procédures, un suivi régulier est effectué pendant 5 jours par du personnel expérimenté et formé à l'évaluation des point limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

Dans cette étude, l’espèce sélectionnée est le rat Wistar, un modèle préclinique couramment utilisé pour l’évaluation des effets métaboliques et cardiovasculaires des traitements. Le stade de développement choisi est celui de rats âgés de 8 à 9 semaines au moment de l’expérimentation. L’utilisation de rats adultes permet de limiter les biais liés aux changements physiologiques associés à la croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1380
Souffrances
 60
 -
 1320
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1380

Objectifs

L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires mais s‘accompagne également de complications hépatiques. Ces complications sont fréquentes mais sous estimées, en raison de leur évolution « silencieuse ». Ces altérations hépatiques vont d’un simple foie gras, avec ou sans inflammation, pouvant progresser jusqu’à la fibrose/cirrhose puis au cancer du foie. Plusieurs facteurs sont impliqués dans la progression de ces complications, comme la résistance à l'insuline, le microbiote intestinal, les stress cellulaires et l'inflammation. Cependant, les traitements pharmacologiques restent très limités et une meilleure compréhension de l'évolution de ces complications est nécessaire pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre équipe de recherche s’intéresse à une protéine clef que l’on retrouve à la surface des cellules immunitaires, et également à la surface des cellules stellaires hépatiques qui jouent un rôle clé dans la mise en place de la fibrose. La fibrose hépatique résulte d'une réponse de cicatrisation à une lésion hépatique chronique due aux hépatites virales, à l'alcool ou encore aux maladies hépatiques non alcooliques (maladies concernées dans cette DAP). Ce sont les cellules stellaires hépatiques qui sont les cellules majoritairement responsables de la production du tissu cicatriciel (production excessive de collagène). Chez les patients atteints de complications hépatiques, la présence de cette protéine est augmentée dans le foie en comparaison aux patients sains. Par l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés n'exprimant pas cette protéine, et soumis à des régimes alimentaires ou des agents chimiques favorisant l’apparition de complications hépatiques, nous serons en mesure de démontrer son rôle et d'observer les conséquences biologiques lors de sa suppression au cours des complications hépatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra la validation in vivo du rôle d’une protéine à la surface des cellules qui pourrait être une cible thérapeutique potentielle dans un contexte de maladie stéatosique du foie associée à un dysfonctionnement métabolique et de décrypter les mécanismes physiopathologiques dans la mise en place et la progression des maladies chroniques du foie.

Procédures

Dans la procédure 1 : Pendant la période d’alimentation riche en graisse, carbohydrate et cholestérol (durée de 32 semaines au maximum), les souris seront mises à jeun pendant 4h puis recevront des solutions aqueuses par gavage à l’aide d’une sonde rigide droite de 22 gauge suivi de 2 prélèvements sanguins à la veine de la queue. En milieu de période de régime, 3 injections intra-péritonéales maximum, espacées de 1 semaine, seront réalisées et le sang sera alors prélevé au niveau de la veine de la queue. Enfin à la fin du régime, un dernier prélèvement sanguin sera effectué. Dans la procédure 2 : 16 injections intra-péritonéales au maximum à raison de 2 par semaine seront effectuées pour étudier le développement de la fibrose hépatique. Un à deux prélèvements sanguins à la veine de la queue seront effectués (en milieu et en fin de traitement avec l’agent chimique. AJOUT : Dans la procédure 3 : les souris non traitées, obèses ou traitées avec l’agent chimique induisant de la fibrose hépatique recevront une injection sous cutanée suivie d'une injection intra-péritonéale afin de réaliser l'analgésie et l'anesthésie avant de réaliser la perfusion de foie.

Impact sur les animaux

Dans la procédure 1 : pendant la période d’alimentation riche en graisse, carbohydrate et cholestérol (durée de 32 semaines au maximum), les souris prendront du poids pouvant occasionner une gêne pour se déplacer. Lors des gavages des solutions aqueuses à l’aide d’une sonde rigide droite de 22 gauge, l’introduction accidentelle de liquide dans la trachée ou les poumons peut se produire entrainant une détresse respiratoire. En milieu de période de régime, 3 injections intra-péritonéales maximum, espacées de 1 semaine, seront réalisées. À la suite de ces injections une inflammation peut se développer au niveau des sites d’injection. Dans la procédure 2 : 16 injections intra-péritonéales au maximum à raison de 2 par semaine seront effectuées pouvant entraîner une inflammation au niveau des sites d’injection. AJOUT : Dans la procédure 3 : les souris non traitées, obèses ou traitées avec l’agent chimique induisant de la fibrose hépatique recevront une injection sous cutanée suivie d'une injection intra-péritonéale afin de réaliser l'analgésie et l'anesthésie avant de réaliser la perfusion de foie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Nous utiliserons pour chaque procédure un nombre minimum d'animaux qui nous permet de réaliser des études statistiques robustes et pertinentes.

Remplacement

Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires afin de mettre au point les différentes conditions expérimentales avant de réaliser les expériences sur les cellules primaires. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe.

Réduction

Chaque procédure utilise un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes. Nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront réalisées 3 fois au maximum pour atteindre la significativité statistique.

Raffinement

La mise en place de points limites précoces, prédictifs, adaptés (perte de poids, état général de la souris) pour chacune nos procédures et basés sur une observation détaillée des animaux au cours de chaque procédure, permettra de limiter leur sévérité. Les souris seront hébergées selon les mesures réglementaires pour le raffinement : en groupe (6 souris par cage, ou 5 souris par cage si une des souris fait 30g ou plus) dans des cages enrichies (igloos, ouate, baguettes de bois à ronger). La surveillance quotidienne des animaux par les zootechniciens et nos surveillances lors des pesées et/ou injections bi-hebdomadaires nous permettront de repérer précocement l’apparition de points limites qui imposent une action pour soulager l’animal.

Choix des espèces

La souris est une espèce très utilisée dans les études fondamentales et métaboliques. C’est une espèce facile à utiliser grâce à sa natalité importante. Notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Pour la procédure 1 (souris mâles et femelles), la mise sous régime riche en graisse sera effectuée à environ 8-10 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. En effet, un régime riche en graisse induit une prise de poids importante. L’utilisation d’un tel régime peut durer jusqu’à 32 semaines, d’où la nécessité d’avoir des animaux relativement jeunes. Pour la procédure 2 (souris mâles et femelles), le traitement chimique induisant de la fibrose hépatique débutera à environ 7-8 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. AJOUT : Pour la procédure 3 (souris mâles et femelles), l'isolation des cellules après perfusion de foie sera effectuée à partir de 8-10 semaines d’âge lorsque le poids des souris se stabilise (pour les souris non traitées) ou après la fin des traitements (régime riche en graisses et traitement chimique induisant de la fibrose hépatique).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 312
Souffrances
 -
 312
 -
 -
Devenir
 -
 -
 162
 150

Objectifs

L’expérience vise à adapter l’approche d’alimentation des poissons, développée pour les étangs tropicaux, aux étangs en climat tempéré. Cette stratégie repose sur une alimentation enrichie en fibres peu digestibles et à faible teneur en protéines, afin de stimuler la productivité naturelle de l’écosystème aquatique. L’intérêt est double : réduire l'apport d'aliments commerciaux et favoriser le développement de ressources alimentaires présentes naturellement dans les étangs (micro-organismes, plancton, invertébrés, macrophytes) qui deviennent une source indirecte de nutriments pour les poissons. L’expérimentation se déroulera sur six étangs de 500 m² (3 étangs pour chaque type d’aliment) avec une polyculture de poissons composée pour chaque étang de 12 carpes communes, 14 carpes Amour, 12 gardons, 6 tanches et 8 sandres, à même de valoriser les ressources alimentaires de l’écosystème. Deux types d’aliments seront comparés : un de type commercial et un formulé pour stimuler la croissance des ressources naturellement présentes dans l'étang. Des analyses nutritionnelles, moléculaires et écologiques seront menées pour évaluer les effets sur la croissance des poissons et le fonctionnement de l’écosystème.

Bénéfices attendus

L’enjeu de cette expérience est de vérifier l’applicabilité de cette approche nouvelle forme d’alimentation en contexte tempéré, tout en analysant ses implications nutritionnelles pour les poissons et sur le fonctionnement de l’écosystème étang. Plus globalement, il s’agit d’introduire une nouvelle façon d’envisager la nutrition des poissons d’étang en Europe, fondée sur la nature et en adéquation avec les principes de l’agroécologie, en misant sur la stimulation des ressources naturelles du milieu et en diminuant les apports alimentaires en quantité et en qualité, permettant un meilleur bilan environnemental et économique.

Procédures

- le transfert de tous les poissons entre les étangs de stockage et les étangs d'élevage en début d'expérience, et le transfert de tous les poissons vers les bassins de stockage temporaire avant les mesures de poids et de longueur, puis leur transfert aux étangs de stockage en fin d'expérience - l'anesthésie de tous les poissons lors des mesures de longueur et de poids - Mesures de poids et de longueur non invasives sur animaux anesthésiés réalisées deux fois au cours des 6,5 mois d'élevage. La durée de la procédure totale, comprenant les stockages intermédiaires peut être d'une heure, avec une phase de biométrie hors d'eau d'une à trois minutes.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux consistent en la pêche avec épuisettes en début et fin d’expérience, afin de réaliser des mesures (poids, longueurs) individuelles et les répartir dans leurs structures d’accueil (étangs expérimentaux en début d’expérience, étangs de stockage en fin d’expérience).

Devenir

Les poissons ne subissant que la manipulation et l'anesthésie en vue de leur mesure de poids et longueur sont tous réutilisés, soit comme géniteurs soit entrant dans un nouveau cycle de croissance ou d'expérimentation. Les poissons euthanasiés sont envoyés au laboratoire pour l'analyse chimique corporelle.

Remplacement

Cette expérience est principalement à vocation zootechnique. Elle nécessite le recours aux espèces utilisées en élevage classique. Le manque de recul et de modèles sur les interactions entre les espèces aquatiques d’élevage et leur écosystème, ne permet pas de réaliser ce type d’expérience in silico.

Réduction

Les proportions des différentes espèces et leurs effectifs ont été déterminés pour représenter les pratiques d’empoissonnement en polyculture d’étang courantes. Il n’est pas possible de les diminuer sans perdre le caractère représentatif des pratiques. Le nombre de trois répliquats est le minimum que nous pouvons admettre pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. De même, le nombre de 5 individus mis à mort par espèce et par étang fait référence à l'effectif minimum admis pour la représentativité des résultats d'analyses corporelles et isotopiques.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances envers les poissons, les conditions de contention sont surveillées, notamment en maintenant un renouvellement d’eau lors des stockages temporaires et le contrôle des comportements. Avant chaque manipulation pour mesures (non invasives), les poissons sont anesthésiés, afin de limiter le stress, les risques de chute, limiter la durée hors d’eau en augmentant la rapidité des mesures de biométrie. La phase de réveil est contrôlée dans des bassins séparés par espèce, avec renouvellement d’eau.

Choix des espèces

Les espèces choisies : carpe Amour, carpe commune, tanche, gardon et sandre, sont représentatives des polycultures de poissons d'étangs extensives ou semi-intensives en France. Ce sont par ailleurs, des espèces particulièrement tolérantes aux bas niveaux de qualité d’eau ce qui les rend tolérantes aux manipulations. Les carpes communes, les carpes Amour et les sandres sont de taille moyenne (2 ans de croissance), afin d’optimiser leur croissance dans le dispositif. Les tanches et les gardons sont des géniteurs fertiles afin d’optimiser leur reproduction qui se produira lors de l'élévation naturelle de la température de l'eau au printemps.