Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)

89 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 504
Souffrances
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 504
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Devenir
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 504

Objectifs

Pour développer de nouvelles thérapies contre l'obésité et ses complications, il est important de mieux comprendre les mécanismes biologiques qui contrôlent l'appétit et le poids corporel. Une petite zone du cerveau appelée hypothalamus médio-basal (MBH) joue un rôle clé dans la gestion de l'énergie du corps. Un régime riche en graisses provoque une inflammation dans cette zone, appelée neuro-inflammation. Les cellules immunitaires du cerveau et des méninges participent à cette inflammation dans le MBH en réponse à ce régime riche. Mais nous ne connaissons pas le rôle exact joué par les cellules immunitaires méningées. En comprenant mieux ces mécanismes, nous pourrions trouver des moyens de limiter l'inflammation et prévenir la prise de poids. Pour cette étude nous utiliserons un modèle animal d’obésité, des souris nourries avec un régime hypercalorique favorisant la prise de poids pendant trois jours . Le projet comprend une seule procédure expérimentale.

Bénéfices attendus

Les informations tirées de la réalisation de ce projet permettront de mieux comprendre les changements inflammatoires des cellules immunitaires des méninges et du cerveau dans le développement de l’obésité en lien avec l’inflammation du MBH. Dans une perspective thérapeutique à long terme, ces données seront utiles pour tenter de moduler la réponse inflammatoire liée à un régime hypercalorique.

Procédures

La nourriture hypercalorique peut induire un stress digestif pendant les 24 premières heures. Le stress dû à l'hébergement individuel est la nuisance principale rencontrée. Nous essaierons de limiter ce stress en ajoutant cotons et tunnels supplémentaires, et litière provenant de ses congénères (avant hébergement individuel). Cependant si le stress est trop intense, nous la replacerons avec ses congénères au bout de 48h. L’animal sera sorti de l’expérience.

Impact sur les animaux

Le stress induit par l'hébergement individuel et le changement de nourriture (régime alimentaire hypercalorique sera de courte durée (3 jours phase précoce de la réponse inflammatoire). Les animaux contrôles seront eux nourris avec la nourriture standard et hébergés individuellement également.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux sont mis à mort selon les méthodes réglementaires pour prélever les tissus pour analyse.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal murin est essentielle dans ce projet, car dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de recréer in vitro les multiples interactions cellulaires d’un système complexe en développement (méninges, cerveau et système immunitaire).

Réduction

Nous tenterons de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en effectuant des expériences pertinentes et complètes. Une approche statistique solide requiert 21 animaux par groupe. Des exemples de données publiées ainsi que nos précédents travaux non publiés prévoient un effet sexe en particulier lors des interactions cellules immunitaires et système nerveux. Nous aurons donc des groupes de 21 males et 21 femelles par expérience.

Raffinement

Les souris seront suivies régulièrement et des points limites adaptés et précoces permettront en cas de souffrance avérée de prendre des mesures adéquates en concertation avec notre vétérinaire référent ou notre structure SBEA (surveillance renforcée, analgésie, enrichissement, etc.). Afin de compenser le manque d’interactions sociales et le possible stress de l'hébergement individuel, nous procèderons à un enrichissement double de la cage,et mettrons dans la cage de la litière de ses congénères. La souris sera habituée à l’expérimentateur une semaine avant afin de limiter son stress lors des pesées quotidiennes.

Choix des espèces

La souris est un mammifère où les processus qui régissent le développement du système nerveux central sont similaires à l'Homme. La régulation du poids corporel, le comportement alimentaire et le métabolisme glucidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. La maturation du cerveau et des méninges est terminée à 8 semaines c’est pourquoi nous utiliserons ce stade de développement. la consommation d’un régime gras induit une réponse neuro-inflammatoire dimorphique (plus importante chez les mâles). Nous obtiendrons une observation la plus réaliste possible des influences hormonales en lien avec l’inflammation en utilisant les deux sexes. Nous utiliserons des souris C57BL6J de type sauvage âgées de 8 semaines pour lesquelles la croissance est terminée.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 640
Souffrances
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 640
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Devenir
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 640

Objectifs

L'apparition d'une inflammation attire les cellules du système immunitaire. Dans le cancer, ces cellules peuvent empêcher la réponse immunitaire contre les cellules tumorales. Nous avons découvert l’un des mécanismes contrôlant le comportement des cellules immunitaires et réussi à augmenter l’efficacité d’un traitement anti-tumoral par blocage de points de contrôles immunitaires, dans un modèle de cancer chez la souris. Nous avons mis au point in vitro un composé injectable qui pourrait modifier le comportement de ces cellules immunitaires. Le but de ce projet est de tester ce composé dans une situation physiologique in vivo, et en particulier pour le traitement du cancer. Ce travail constitue la première étape pour le développement de cette nouvelle piste thérapeutique qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements dans le cancer.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente le développement d'une nouvelle approche thérapeutique afin d'améliorer l'efficacité des thérapies anti-cancer.

Procédures

Tous les animaux vigiles subiront une injection pour tester notre composé (quelques secondes) et des injections supplémentaires pour induire le modèle de cancer et pour le traitement par immunothérapie (4 injections supplémentaires, quelques secondes).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : stress lié à la préhension (légère et rapide) et douleur légère liée à la piqure. Aucune nuisance particulière n'est attendue dans le modèle de cancer.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort (fin de l'expérience ou pour analyses post-mortem).

Remplacement

Nous avons identifié in vitro et dans des souris génétiquement modifiées une cible thérapeutique intéressante. Afin d’évaluer le potentiel de cette stratégie, nous devons à présent utiliser un modèle animal représentant un organisme entier et autonome. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers. La dynamique de l'inflammation, des cellules immunitaires recrutées ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de tester notre stratégie thérapeutique dans un système physiologique complexe. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 20 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Si nous mettons en évidence une différence significative entre le traitement et le contrôle, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans chaque procédure, les animaux seront surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation. Les animaux seront pesés et évalués au minimum deux fois par semaine grâce à une grille de score pour éviter la souffrance inutile des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 848
Souffrances
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 560
Devenir
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 848

Objectifs

L'apparition d'une inflammation attire les cellules du système immunitaire. Dans les maladies chroniques inflammatoires, ces cellules libèrent des substances qui augmentent l’inflammation et ainsi la progression de la maladie. Dans le cas du cancer, ces cellules peuvent empêcher la réponse immunitaire contre les cellules tumorales. Nous avons découvert l’un des mécanismes contrôlant le comportement des cellules immunitaires lors de l'inflammation et réussi à limiter le développement des symptômes dans un modèle animal de sclérose en plaque. Nous avons mis au point in vitro un composé injectable qui pourrait modifier le comportement de ces cellules immunitaires. Le but de ce projet est de tester ce composé dans des situations physiologiques in vivo, et en particulier pour le traitement de la sclérose en plaque. Ce travail constitue la première étape pour le développement de cette nouvelle piste thérapeutique qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements dans la sclérose en plaques, et les maladies inflammatoires chroniques.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin de limiter l'inflammation chronique et traiter les maladies inflammatoires auto-immunes.

Procédures

Tous les animaux subiront une injection pour tester notre composé (quelques secondes). Certains lots d'animaux subiront des injections supplémentaires pour induire une inflammation (1 injection supplémentaire, quelques secondes) ou le modèle de sclérose en plaque (3 injections supplémentaires, quelques secondes chaque).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : stress lié à la préhension (légère et rapide) et douleur légère liée à la piqure. Le modèle de sclérose en plaque induit une paralysie progressive des membres inférieurs, les nuisances attendues sont une légère perte de poids liée à la diminution de mobilité.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort (fin de l'expérience ou pour analyses post-mortem).

Remplacement

Nous avons identifié in vitro et dans des souris génétiquement modifiées une cible thérapeutique intéressante. Afin d’évaluer le potentiel de cette stratégie, nous devons à présent utiliser un modèle animal représentant un organisme entier et autonome. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers en conditions saines ou inflammatoires. La dynamique de l'inflammation, des cellules immunitaires recrutées ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de tester notre stratégie thérapeutique dans un système physiologique complexe. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 12 ou 20 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Pour analyser l'effet de notre composé in vivo, nous testerons dans un premier temps plusieurs modalités d'administration. Si nous mettons en évidence une différence significative entre le traitement et le contrôle, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans chaque procédure, les animaux seront surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation. Les animaux seront pesés et évalués au minimum deux fois par semaine grâce à une grille de score pour éviter la souffrance inutile des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 101
Souffrances
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 101
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Devenir
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 101

Objectifs

Notre corps possède des défenses naturelles contre les maladies : le système immunitaire. Celui-ci est constitué notamment de cellules tueuses, qui peuvent éliminer des cellules infectées ou anormales. Cependant lors d’un cancer, ces cellules n’ont pas forcément la capacité de reconnaître les cellules cancéreuses. Ainsi le cancer se propage. Une nouvelle approche de thérapie cellulaire, appelée CAR-T, améliore cette capacité à cibler les cellules cancéreuses. Les cellules tueuses issues d’un patient atteint d’un cancer sont modifiées génétiquement pour que celles-ci ciblent au mieux les cellules cancéreuses. Cependant, cette approche est 100% personnalisée : longue, coûteuse et incertaine. Pour contourner ces limites, nous développons une alternative : des cellules tueuses reprogrammées « universelles » issues d’un donneur sain et non pas d’un patient. Ces cellules universelles peuvent s’adapter au système immunitaire de chaque patient sans risque de rejet, rendant le traitement plus rapide et accessible. L’objectif de cette étude est de tester ces cellules universelles dans un modèle de souris afin d’observer leur comportement et leur efficacité contre le cancer. Nous voulons notamment vérifier si une modification spécifique améliore leur action anticancéreuse en bloquant un certain mécanisme biologique. À terme, ce projet pourrait ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et accessibles contre le cancer, en simplifiant la production des cellules CAR-T pour une utilisation en clinique.

Bénéfices attendus

Les résultats positifs de ce projet pourraient aboutir à la mise sur le marché d'un nouveau médicament de thérapie cellulaire pour les patients en impasse thérapeutique. Ce médicament sera à la fois plus puissant et plus sûr que les traitements actuels, produit à des coûts drastiquement diminués (puisqu'il s'agit d'une thérapie cellulaire universelle) et donc disponibles à l'ensemble des patients qui en ont besoin. De plus, cela permettra d’avoir un modèle de souris pertinent pour les études des cellules tueuses reprogrammées.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Injection de cellules tumorales par voie intraveineuse, sans anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection de cellules thérapeutiques matures ou immatures par voie intraveineuse, sans anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection d’un médicament afin de permettre la prise de greffe des cellules thérapeutiques immatures (1x/souris MODIFICATION : 2X/SOURIS, durée ~1 minutes). Imagerie sous anesthésie générale, jusqu’à 12 fois par souris (durée ~10 minutes par session, 1x/semaine), précédée de l’injection d’un agent de détection de la tumeur sur souris vigile (jusqu’à 12x/souris, durée ~1 minute). Prélèvements sanguins, réalisés sans anesthésie (6-7x/souris, ~1 minute, 1x/2semaines) soit sous anesthésie générale (1x/souris, ~5 minutes, pour le dernier prélèvement).

Impact sur les animaux

Stress : l’ensemble des manipulations, contentions et transports peut engendrer un stress chez les souris. Douleurs légères : potentiellement présentes après injection intraveineuse (de cellules CAR-T matures, non matures) ou abdominale et prélèvements sanguins sous antidouleur. Probables maux de tête et nausée par suite du traitement avec un médicament. Altération de l’état général : possible en lien avec le développement tumoral exemple : perte de poids. Déficit moteur des membres inférieurs : possible si la tumeur atteint la moelle osseuse des membres.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car nous prélèverons des tissus post-mortem pour analyse ou si un point limite est atteint en cours de procédure.

Remplacement

Les cellules tueuses du cancer ont été étudiées en laboratoire. Cependant, la réponse du système immunitaire est très complexe, car elle implique différents types de cellules et des interactions spécifiques. Cela rend difficile d’étudier la réponse complète seulement en laboratoire. Pour cette raison, nous devons utiliser des souris pour ces recherches thérapeutiques, car on ne peut pas encore se passer d'un modèle préclinique avant les essais clinique chez l'Homme. De plus, on utilise des souris modifiées et disponibles à l'achat pour avoir un système immunitaire humain, ce qui permet de tester des cellules humaines directement applicables ensuite en essai clinique. Avant d'être testées chez la souris, les cellules ont été validées dans notre laboratoire selon nos meilleures connaissances. Nous obtenons ainsi des informations qui ne peuvent être obtenues que chez la souris et nous les utiliserons pour réduire encore davantage le recours aux expérimentations animales à l'avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au minimum sans toutefois compromettre l’analyse statistique des résultats. En effet, un outil statistique a été utilisé pour calculer le bon nombre d’animaux à utiliser. Suivre les animaux au fils du temps par des analyses répétées comme l’imagerie (grossissement de la tumeur) et le contrôle du sang entraîne une meilleure analyse de l’effet biologique, ce qui permet des expériences à haute puissance avec un faible nombre de souris.

Raffinement

Tout au long de ce projet, nous serons attentifs au bien-être des animaux grâce à un suivi quotidien des animaux afin de d’observer leur comportement, leur apparence et tous signes qui permettraient d’identifier des indications révélatrices de souffrance animale. Des points limites clairs sont définis pour arrêter le projet afin de limiter la souffrance des animaux. Un tapis chauffant afin d’éviter l’hypothermie de l’animal sera mis en place et du gel hydratant oculaire sera appliqué afin d’éviter un dessèchement lors des séances d’imagerie. Les animaux seront placés sous anesthésie générale et auront des antidouleurs adaptés. De plus, ce projet fait suite à une étude bibliographique afin de raffiner au maximum les expériences, les injections et les prélèvements. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux pour éviter le stress lié à l'isolement.

Choix des espèces

Nous utiliserons exclusivement des souris femelles génétiquement modifiées dépourvues de système immunitaire. Ces modèles permettent la greffe de cellules humaines, le développement d’un système immunitaire humanisé, ainsi que la croissance de tumeurs humaines. En plus de leur grande sensibilité aux agents pathogènes, nécessitant des conditions d’élevage en milieu stérile, ces souris présentent une apparence et un comportement comparables à ceux de leurs congénères non modifiées. Le choix d’utiliser uniquement des femelles est motivé par nos observations expérimentales précédentes: chez les femelles, les tumeurs se développent de manière plus régulière, homogène et prévisible, ce qui améliore la reproductibilité et la fiabilité des résultats. Des souris âgées de 4-8 semaines sont utilisées, afin d’observer si le développement des cellules humaines s’effectue de manière plus optimale en l’absence d’interaction avec les cellules immunitaires de souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 800
Souffrances
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 800
Devenir
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 800

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines cellules de défense de notre organisme, appelées neutrophiles, et les pièges qu’elles libèrent (appelés NETs), peuvent jouer un rôle néfaste dans la formation de cicatrices anormales dans les poumons, appelées fibrose pulmonaire. La fibrose pulmonaire est une maladie grave où le tissu pulmonaire devient rigide et perd sa capacité à assurer une bonne respiration. Elle peut apparaître après certains traitements anticancéreux, comme la radiothérapie thoracique, utilisée pour soigner des cancers du poumon ou du sein. Nos travaux en laboratoire suggèrent que les neutrophiles et les NETs contribuent à l’aggravation de la fibrose en activant d’autres cellules qui fabriquent de la cicatrice. Ce projet a donc pour but de vérifier ce rôle dans un modèle chez la souris, en reproduisant une irradiation similaire à celle reçue par les patients. L’objectif final est d’identifier de nouvelles pistes de traitement pour prévenir ou limiter la fibrose pulmonaire radio-induite, afin d’améliorer la qualité de vie des patients traités par radiothérapie.

Bénéfices attendus

Si ce projet aboutit, il pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour prévenir ou limiter la fibrose pulmonaire, une complication grave qui peut survenir après certains traitements anticancéreux comme la radiothérapie. En identifiant précisément le rôle des neutrophiles et des NETs dans cette maladie, nos recherches pourraient déboucher sur le développement de nouveaux médicaments ciblés capables de réduire la formation de cicatrices dans les poumons. Ces avancées permettraient non seulement d’améliorer la qualité de vie des patients traités par radiothérapie, en réduisant le risque d’insuffisance respiratoire, mais aussi d’apporter des connaissances utiles pour d’autres maladies où la fibrose pulmonaire est un problème majeur. Ce projet contribuera donc à la fois à la recherche fondamentale et à l’émergence de solutions concrètes pour la santé humaine.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les souris seront soumises à plusieurs interventions, toutes réalisées par du personnel formé afin de limiter au maximum le stress et la douleur. Une séance unique sera réalisée au début de l’étude (J0). Pour cette étape, les souris seront anesthésiées, garantissant une immobilité totale et l’absence de perception de la douleur pendant la procédure (45 minutes). Cette anesthésie permet un sommeil profond et suffisamment prolongé pour la durée de l’irradiation. Injections : certaines souris recevront les traitements testés sous forme d’injections. Chaque injection dure environ 20 secondes. Selon le traitement, ces injections seront réalisées quotidiennement (jusqu’à 120 fois par animal pour les inhibiteurs) ou trois fois par semaine (environ 40 fois pour les anticorps). Les sites d’injection seront alternés pour limiter les irritations locales. Pesées hebdomadaires : une fois par semaine, les souris seront brièvement manipulées (environ 15 secondes) pour être pesées, afin de suivre leur état de santé. Ces interventions sont de courte durée, non chirurgicales, et accompagnées d’un suivi régulier permettant de garantir le baneien-être des animaux tout au long de l’étude.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de cette étude, certaines interventions peuvent entraîner des effets indésirables chez les souris. L’irradiation thoracique peut provoquer, après plusieurs semaines, des difficultés respiratoires dues à la formation progressive de cicatrices dans les poumons (fibrose pulmonaire). Ces effets apparaissent progressivement. Les injections peuvent entraîner de légères irritations locales, telles qu’une rougeur ou un gonflement au point d’injection. Ces réactions sont généralement temporaires. De manière générale, certains animaux peuvent présenter une perte de poids, une baisse d’appétit ou une diminution de l’activité en lien avec le développement progressif de la fibrose pulmonaire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des expériences, afin de prélever les tissus en vue d’analyses biochimiques et histologiques pour répondre aux objectifs scientifiques définis.

Remplacement

Avant d’utiliser des animaux, des expériences ont été réalisées sur des cellules en laboratoire (fibroblastes, macrophages, neutrophiles et cellules pulmonaires). Ces modèles ont montré que les neutrophiles et les pièges qu’ils libèrent (NETs) jouent un rôle dans le développement de la fibrose. Cependant, les mécanismes observés ne peuvent être entièrement reproduits en dehors d’un organisme vivant, car ils dépendent d’interactions complexes entre les cellules immunitaires, les tissus et la réponse à l’irradiation. L’utilisation de souris est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été calculé de manière rigoureuse grâce à une analyse statistique, afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant au maximum le nombre de souris utilisées. Les travaux préliminaires réalisés dans d’autres modèles de fibrose ont permis d’optimiser les conditions expérimentales et de définir précisément le nombre minimal de 10 animaux par groupe, garantissant la validité scientifique des données.

Raffinement

Tout au long de l’étude, des mesures sont mises en place pour réduire au maximum la douleur et le stress des animaux. Ils sont hébergés en groupe dans des cages ventilées et enrichies, afin de favoriser un comportement naturel et leur bien-être. Les souris sont observées chaque jour afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d’anomalie. Elles sont anesthésiées lors de l’irradiation pour éviter toute douleur ou stress. Si un signe important de souffrance apparaît (perte de poids importante, difficulté à respirer, prostration), l’animal sera retiré de l’étude et mis à mort de manière éthique afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

Nous cherchons à comprendre le rôle de certaines cellules du système immunitaire, appelées neutrophiles, dans le développement de la fibrose pulmonaire. Cette maladie correspond à une cicatrisation anormale du poumon qui le rend moins souple et gêne progressivement la respiration. Elle peut apparaître après certains traitements anticancéreux, comme la radiothérapie thoracique. La souris est l’espèce la plus adaptée pour ce type d’étude, car son système immunitaire et ses mécanismes de réparation des tissus sont très proches de ceux de l’être humain. De plus, certaines souches de souris sont reconnues pour leur forte sensibilité à la fibrose pulmonaire induite expérimentalement, ce qui permet d’obtenir des résultats fiables, reproductibles et comparables aux données déjà publiées dans la littérature scientifique. Nous utiliserons uniquement des souris femelles adultes jeunes, âgées de 7 à 9 semaines. À cet âge, elles ont atteint leur maturité physique et immunitaire, ce qui garantit une réponse stable et représentative. Par ailleurs, les femelles présentent moins de comportements agressifs que les mâles, ce qui limite le stress lié à la vie en groupe et améliore leur bien-être pendant l’étude. Ce choix d’espèce, d’âge et de caractéristiques garantit des données pertinentes pour la santé humaine tout en assurant le bon déroulement de l’étude et le respect du bien-être animal.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1825
Souffrances
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 625
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 1200
Devenir
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 1825

Objectifs

La drépanocytose est une maladie génétique récessive causée par une mutation d’un gène, qui provoque une déformation des globules rouges. Cette pathologie entraine des complications rénales et cardiaques. Malgré les traitements actuels, les complications multiorganiques persistent. Des recherches récentes soulignent le rôle clé de certaines cellules immunitaires dans l’amplification des réponses inflammatoires, aggravant les lésions tissulaires et les dysfonctionnements des organes. Ce projet vise à explorer l’implication de ces cellules dans les complications liées à la drépanocytose et à évaluer leur potentiel en tant que cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans les complications aiguës et chroniques rénales et cardiaques de la drépanocytose. En se concentrant sur la contribution des cellules immunitaires, l’objectif est d’identifier des marqueurs pronostiques validés ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques capables de dépasser les limites des traitements actuels, en s’attaquant directement aux causes sous-jacentes des atteintes organiques associées à la drépanocytose. À terme, cette recherche pourrait contribuer à améliorer de manière significative les résultats cliniques et le bien-être global des patients atteints de cette maladie.

Procédures

- Biopsie de la queue : une seule biopsie de moins de 2 mm (10 secondes) réalisée sur une souris. - Prélèvement sanguin : un prélèvement sur souris vigile (durée environ 30 secondes) et deux prélèvements sur souris anesthésiées (durée environ 1 minute). - Mesure de la pression artérielle : deux mesures non invasives de 20 minutes sur souris vigiles pendant deux jours consécutifs. - Injections : 15 injections (une par jour) sur souris vigiles (environ 20 secondes par jour). - Administration orale : entre 15 et 90 administrations orales (une par jour) sur souris (environ 20 secondes par jour). - Administration par mini-pompes osmotiques : implantation sous-cutanée de pompes pour la délivrance continue du traitement (durée de la chirurgie : environ 5 minutes). - Séjour individuel dans des dispositifs métaboliques d’une durée de 8 à 24 heures, réalisé une à deux fois selon le protocole. - Exposition à une atmosphère hypoxique contrôlée : une à deux expositions d’une durée de 3 à 24 heures dans un environnement à faible teneur en oxygène.

Impact sur les animaux

Les souris ressentiront des douleurs légères et de courte durée à la suite de la biopsie de la queue et de la mesure de la pression artérielle. - Elles subiront également le stress d’un confinement individuel dans des cages métaboliques pendant une durée de 8 à 24 heures. - L’administration par voie orale, le prélèvement sanguin et les injections leur causeront une douleur légère et de courte durée ou un inconfort minime au site d’injection. -Douleurs modérées et de courte durée après chirurgie pour la pose de la pompe osmotique. - Les crises vaso-occlusives, qui reproduisent les complications aiguës observées dans le contexte de la drépanocytose, provoquent des douleurs intenses et prolongées, comparables aux épisodes douloureux sévères ressentis chez les patients drépanocytaires. - L’administration par voie orale quotidien entraînera un certain inconfort chez les souris, mais cette technique sera réalisée à l’aide de sondes d’alimentation en plastique polypropylène, afin de minimiser les risques de lésions œsophagiennes.

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes et d’analyser les reins, le cœur et le foie.

Remplacement

Le modèle animal permet d’étudier la physiopathologie rénale, cardiaque et hépatique en tenant compte de l’ensemble des paramètres physiologiques présents chez un organisme vivant. Les approches in vitro ou in silico ne peuvent pas reproduire cette complexité, notamment les interactions entre les vaisseaux sanguins et le système immunitaire, ce qui les rend peu pertinentes pour comprendre ces mécanismes.

Réduction

Le nombre minimum d'animaux requis est calculé sur la base d'un plan expérimental permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire pour obtenir des conclusions biologiquement pertinentes. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque animal, un maximum d’organes et d’échantillons biologiques sera prélevé afin d’éviter la répétition des expériences sur de nouveaux animaux. Ces tests statistiques sont adaptés à la taille de nos échantillons. Les accouplements sont optimisés pour obtenir les animaux d’intérêt avec le meilleur rendement possible.

Raffinement

Plusieurs mesures seront prises pour réduire le stress, l’anxiété et la souffrance des animaux : 1/ Des points limites clairs et stricts, spécifiques au projet, ainsi qu’un système de notation de la douleur ont été définis pour surveiller le bien-être des animaux et permettre une intervention si nécessaire. 2/ Pour limiter la douleurs, des prélèvements seront effectués sous anesthésie, des analgésies sont prévues pour traiter la douleur.

Choix des espèces

Le modèle souris est essentiel pour étudier les pathologies rénales, cardiaques et hépatiques, car il reflète la complexité de l’organisme vivant que les modèles in vitro ou in silico analyses ne peuvent pas reproduire. Les souris âgées de 4 semaines à 6 mois sont idéales, car elles ont dépassé le sevrage physiologique et ne sont pas encore à un âge où une fibrose des organes (rein, cœur, foie, etc.) pourrait se développer en raison de facteurs liés à l'âge pendant la drépanocytose, ce qui permet d’assurer une variabilité minimale des résultats expérimentaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 3978
Souffrances
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Devenir
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Objectifs

Les lymphocytes T CD8 sont des cellules essentielles de notre système immunitaire, capables de reconnaître et d’éliminer spécifiquement les cellules cancéreuses ou infectées, assurant ainsi une protection durable contre les maladies. Leur activité est régulée par des protéines appelées checkpoints immunitaires, qui peuvent freiner ou limiter leur action. Ces checkpoints sont aujourd’hui au cœur des stratégies d’immunothérapie contre le cancer, permettant de stimuler le système immunitaire pour mieux attaquer les tumeurs. Cependant, les mécanismes précis par lesquels ces protéines modulent les réponses immunitaires restent encore mal connus. Pour mieux les comprendre, il est indispensable d’utiliser des modèles animaux qui prennent en compte la complexité des interactions entre les différentes cellules dans l’environnement tumoral. Notre projet se concentre sur l’étude de checkpoints immunitaires qui jouent un rôle clé dans la régulation des lymphocytes T CD8 humains et vise à identifier les modalités moléculaires et cellulaires par lesquelles ces molécules contrôlent l’activité anti-tumorale de ces cellules.

Bénéfices attendus

Notre étude pourrait révéler comment certaines tumeurs développent des résistances aux traitements et aider à élaborer de nouvelles stratégies pour renforcer l’efficacité des immunothérapies actuellement développées.

Procédures

Des cellules tumorales de mélanome murin seront implantées de façon unique à des souris anesthésiées et analgésiées, sur une durée de 10 secondes. Les animaux seront ensuite soumis à une irradiation durant 4 minutes afin de permettre une reconstitution de leur système immunitaire par injection unique de cellules immunitaires spécifiques des cellules tumorales implantées, sous anesthésie, durant 10 secondes. Les souris vigiles pourront ensuite être traitées ou non par 3 injections d’immunothérapie par intervalles de temps espacés d’au moins 48 heures, chaque injection durant 10 secondes.

Impact sur les animaux

L’injection de cellules tumorales est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée. Le développement tumoral peut engendrer des effets indésirables tels que perte de poids, anémie, déshydratation. Les tumeurs présentent également un risque d’ulcération. L’irradiation des souris engendre un stress de courte durée. L’injection de cellules immunitaires est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront mis à mort car elles ne peuvent pas être éthiquement réutilisées, remplacées ou adoptées, du fait de l’injection de cellules cancéreuses. Toutefois, une partie des souris mises à mort permettra d’effectuer des prélèvements d’organes post-mortem, et ainsi mener des expériences ex vivo en plus des données pré-cliniques qu’elles fourniront.

Remplacement

Bien que le projet inclue des expériences in vitro permettant d’étudier l’activité des cellules immunitaires sur des cellules tumorales, ces tests ne peuvent reproduire que partiellement la complexité des processus biologiques ayant lieu dans un organisme vivant entier. En effet, la réponse immunitaire contre une tumeur fait intervenir de nombreux mécanismes qui se déroulent selon une chronologie et dans des tissus variés, de l’activation des lymphocytes dans les organes lymphoïdes secondaires à leur déplacement vers la tumeur. Les modèles in vivo restent donc indispensables pour comprendre ces processus dans leur globalité et obtenir des résultats fiables afin de les transposer aux cancers chez l’être humain.

Réduction

Les effets biologiques présentent une variabilité statistique qui doit être impérativement limitée afin de pouvoir conclure de façon fiable à partir de résultats expérimentaux. Ainsi, à partir de valeurs extraites de la littérature scientifique, nous avons calculé à l’aide de tests statistiques le nombre minimal d’animaux nécessaires à la réalisation d’expériences robustes. Nous avons obtenu une taille d’échantillon de 26 animaux par groupe. Ce nombre pourra être réduit au cours du projet, sur la base de la réévaluation de la variabilité des effets biologiques mesurés.

Raffinement

Les animaux sont manipulés à l’aide de leur abri, ou bien dans le creux de la main, de façon à limiter l’anxiété et le stress lors des manipulations, conformément aux recommandations du NC3R. L’analgésie locale préalable à l’injection des cellules tumorales et des cellules immunitaires permet de supprimer la douleur liée à la piqûre. La surveillance accrue lors de la phase de développement tumoral, avec évaluation du bien-être animal à l’aide d’une grille de scoring, permet de prévenir la souffrance des animaux. En cas d’effets indésirables modérés, des mesures de renutrition et réhydratation sont prévues. En cas d’effets indésirables graves, les souris sont euthanasiées. Le transport adapté ainsi que les différentes sources d’enrichissement contribuent à réduire le stress autour de l’irradiation. L’hébergement en conditions SOPF (exempt de pathogène spécifique ou opportuniste) ainsi que les mesures d’asepsie (utilisation d’équipements de protection individuels, portoirs ventilés individuellement) permettent de réduire le risque infectieux transitoire des animaux, le temps que leur système immunitaire se reconstitue. L’irradiation des souris engendre un stress de courte durée, pris en charge par un transport adapté et un enrichissement de l’hébergement, ainsi que des mesures de protection et d’asepsie le temps de la reconstitution du système immunitaire. L’injection de cellules immunitaires par voie intraveineuse est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée, qui est prévenue par l’administration d’un analgésique.

Choix des espèces

Le modèle d’étude choisi est le modèle murin, dont la physiologie, notamment du point de vue du système immunitaire, permet la transposabilité des résultats pré-cliniques à la médecine humaine. Les souris seront incluses en procédure à partir de l’âge de 7 semaines, à partir duquel leur système immunitaire est considéré comme mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1600
Souffrances
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 1600
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Devenir
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Objectifs

Les maladies cardiovasculaires représentent la principale cause de décès dans les pays développés. Parmi elles, l’athérosclérose, une maladie caractérisée par le dépôt de graisses dans les artères, est particulièrement redoutée pour ses conséquences, comme la crise cardiaque. L'inflammation joue un rôle central dans l'évolution de l'athérosclérose, ce qui fait de sa compréhension et de sa modulation une priorité de santé publique. Les cellules immunitaires du foie jouent un rôle dans la régulation de l’inflammation au sein de cet organe, et pourraient également contribuer, à plus large échelle, à l’inflammation chronique des artères et des organes immunitaires, associée aux maladies cardiovasculaires. L’objectif de ce projet est d’étudier la contribution des cellules immunitaires du foie dans le développement de l’inflammation et des maladies cardiovasculaires. Nous allons utiliser un modèle d’athérosclérose chez la souris pour explorer les mécanismes immunitaires et inflammatoires impliqués dans le développement de ces maladies. Les objectifs de ce projet sont de 1) caractériser les cellules immunitaires du foie ainsi que leur devenir dans les maladies cardiovasculaires et 2) étudier leur contribution dans l’athérosclérose et l’inflammation.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre les mécanismes liant le foie à l’athérosclérose, et pourraient conduire au développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les cellules immunitaires du foie, chez les patients souffrant d’athérosclérose.

Procédures

Les animaux auront jusqu'à 4 injections sur toute la durée de la procédure (durée inférieure à 30 secondes par injection). Les animaux vigiles auront un gavage (durée inférieure à 30 secondes) au cours de la procédure. Des prélèvements auront lieu sur animaux anesthésiés (une seule fois avec une durée inférieure à 30 secondes) ou vigiles (jusqu'à 10 prélèvements de moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à l’expérimentation : - la préhension et contention des animaux génèrent un inconfort léger et de courte durée - la mise à jeun avant les tests de tolérance à l'insuline (5h) et au glucose (12h) génère un inconfort - l'individualisation des animaux génère un stress léger durant la durée des tests - le gavage génère un stress et un inconfort légers de courte durée - les prélèvements de sang génèrent une douleur légère de courte durée - l'injection génère une légère douleur de courte durée au point d’injection - le prélèvement sanguin génère un stress et une douleur modérée de courte durée - l'anesthésie gazeuse génère un stress et une hypothermie légère de courte durée

Devenir

A l'issue des différents gestes techniques, tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure dans le but de prélever les différents organes ou tissus d'intérêt.

Remplacement

Actuellement il n'existe pas de modèle plus pertinent que la souris pour l’étude de l’athérosclérose et de l’obésité. L’expérimentation animale est également le seul moyen permettant d’appréhender l’intégration et la participation d’acteurs de différents tissus dans ce contexte.

Réduction

Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par le personnel technique qualifié de l’animalerie et hebdomadaire par les expérimentateurs pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. La mise en place de points limites adaptés permettront d'identifier et de limiter toute souffrance et douleur. Lors des procédures expérimentales, les nuisances seront réduites au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie locale adaptées.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour l'étude de l’athérosclérose et l'obésité avec notamment le développement de plaques d’athérosclérose et du syndrome métabolique dans un laps de temps raisonnable. De plus, c’est le seul modèle animal dans lequel ont été générées les lignées mutantes que nous souhaitons étudier. Grâce à ces modèles, nous pourrons obtenir rapidement des résultats très importants pour notre projet. Les souris seront utilisées au stade adulte, à partir de 8 semaines. Le développement de l’athérosclérose est corrélé à l’âge, c’est pour cela qu’on utilisera des souris adultes.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1170
Souffrances
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Devenir
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 1170

Objectifs

Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale la plus fréquente et la plus agressive chez l'adulte. Malgré un traitement lourd associant chirurgie (résection pour réduire la taille de la tumeur), chimiothérapie et radiothérapie, la survie moyenne des patients est inférieure à 15 mois, en raison de la survenue quasi systématique de récidives. Le principal facteur explicatif de ces récidives est la repousse de cellules très invasives qui se sont propagées à partir de la masse tumorale et qui ne sont donc pas éliminées par la résection chirurgicale. Sur la base de ces données, il est urgent d'élaborer de nouvelles stratégies de traitement. Si l'immunothérapie (utilisation des cellules immunitaires contre le cancer) s'est révélée prometteuse dans de nombreux types de cancer, notamment le mélanome, le cancer de la prostate, le cancer du poumon non à petites cellules et le carcinome rénal, elle n'a pas pu concurrencer les autres traitements dans le cas du GBM, en raison du niveau anti-inflammatoire élevé de la tumeur. Il est donc essentiel de comprendre comment nous pouvons stimuler le système immunitaire pour surmonter cet échec et améliorer son efficacité. Sur la base de ces données et en collaboration avec un groupe pharmaceutique, qui dispose déjà de données préliminaires sur la pertinence de l'utilisation de cellules immunitaires contre le cancer, nous voulons étudier l'utilisation de cellules immunitaires pour augmenter la stimulation de la réponse immunitaire anti-tumorale Dans l'ensemble, cette étude vise à explorer l'utilisation de cellules immunitaires modifiées pour cibler les cellules tumorales après la résection par chirurgie, dans le but d'améliorer la survie et de contrôler la croissance de la tumeur. En injectant ces cellules immunitaires modifiées dans la cavité chirurgicale, nous espérons améliorer leur efficacité à tuer les cellules tumorales et à stimuler l’ensemble du système immunitaire.

Bénéfices attendus

Le glioblastome est la tumeur cérébrale agressive la plus fréquente chez l'adulte et l'un des cancers les plus mortels. Malgré des traitements intensifs tels que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, la récidive est presque inévitable (90 %). Avec ce projet, notre objectif principal est d'acquérir des connaissances importantes qui peuvent être appliquées dans des contextes cliniques pour le traitement du GBM. Les options thérapeutiques pour ces tumeurs solides ont été relativement jusqu'à présent peu efficace .

Procédures

Dans cette étude, les animaux subiront plusieurs interventions afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement basé sur des cellules immunitaires modifiées contre le glioblastome. Tout d’abord, une première intervention consistera en l’injection de cellules tumorales directement dans le cerveau des animaux sous anesthésie générale. Cette procédure, réalisée une seule fois par animal, durera environ 10 à 15 minutes. Trois semaines après l’injection des cellules tumorales, certains animaux subiront une résection chirurgicale de la tumeur, toujours sous anesthésie générale. Cette intervention, qui vise à mimer la prise en charge clinique du glioblastome chez l’humain, durera environ 30 à 45 minutes. Dans le cadre du traitement expérimental, des cellules immunitaires modifiées seront injectées soit directement dans la tumeur, soit dans la cavité laissée par la résection. Cette injection, réalisée une seule fois sous anesthésie brève, durera environ 5 minutes. Chez certains animaux, un implant biodégradable sera placé dans la cavité tumorale au moment de la résection. Cet implant permettra une libération contrôlée des cellules immunitaires et/ou de médicaments anti-inflammatoires pour améliorer l’efficacité du traitement. Parallèlement, des prélèvements sanguins seront effectués deux fois par semaine afin de mesurer l’évolution de la tumeur. Chaque prélèvement, réalisé en quelques secondes sur une veine de la queue, permettra de limiter le stress des animaux. Enfin les animaux seront opérés sous anesthésie générale profonde juste avant leur mise à mort pour remplacer le sang par une solution de fixation (durée de l’anesthésie : 15 min). Les animaux ne reprendront pas conscience après cette anesthésie.

Impact sur les animaux

Pendant l'injection des cellules tumorales :Suite à l’injection des cellules tumorales, les animaux peuvent présenter une douleur localisée au site d’injection apparaissant immédiatement après la procédure et pouvant persister jusqu’à 24 heures ; cette douleur sera contrôlée par l’administration d’analgésiques. Des troubles transitoires de l’équilibre et une légère diminution de l’activité motrice peuvent également être observés durant les premières 24 heures. Avec le développement de la tumeur cérébrale, attendu dans les 1 à 2 semaines suivant l’inoculation, une perte progressive de l’équilibre, une réduction de la mobilité, une inclinaison anormale de la tête et un amaigrissement peuvent apparaître. Ces signes tendent à s’aggraver avec la croissance tumorale et seront surveillés quotidiennement afin d’identifier le moment approprié pour appliquer les critères d’arrêt. Pendant la résection : l'os du crâne étant mal innervé, la craniotomie provoque une douleur modérée. Alors que l'incision de la peau provoque une douleur modérée, la résection de la tumeur elle-même ne provoque pas de douleur puisque le cerveau n'a pas de terminaisons nerveuses. À la suite de cette opération, l'animal peut présenter une réduction de ses mouvements et de sa mobilité, ainsi qu'une perte de coordination dans les heures qui suivent l'intervention. Une perte de poids peut également être observée dans les jours qui suivent l'opération. Injection de monocytes modifiés: À la suite de l’injection de ces cellules immunes modifées, une perte progressive de poids supérieure à 20 % et un pelage hirsute, notamment au niveau du museau, peuvent être observés. D’autres signes incluent une réduction de la mobilité et une posture anormale (par exemple tête inclinée), comme rapporté dans des modèles similaires dans la littérature. Ces signes traduisent une dégradation de l’état général et entraîneront l’euthanasie conformément aux critères d’arrêt afin d’éviter toute souffrance. Nous prévoyons un stress et une douleur minimes lors des injections intracrâniennes, La douleur associée aux prélèvements sanguins répétés sera équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille et pourront provoquer un stress chez la souris.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Les résultats préliminaires obtenus en laboratoire et les données de la littérature nous amènent à penser que les changements de comportement des cellules tumorales après une intervention chirurgicale sont intimement dépendants de leur environnement. Cependant, le microenvironnement tumoral (toutes les cellules non tumorales autour de la masse tumorale) est un système complexe avec un nombre extrêmement élevé de paramètres, dont la plupart sont inconnus : il est actuellement impossible de recréer complètement cet environnement ex vivo. C'est pourquoi des études animales sont nécessaires. Notre hypothèse est que l'administration d'une thérapie par CAR-monocytes (cellules immunitaires modifiées) en utilisant la cavité chirurgicale renforcera la capacité du système immunitaire à combattre la tumeur et fournira une meilleure réponse au traitement standard par radiothérapie et chimiothérapie. Cette approche ne peut pas être étudiée de manière fiable par des modèles in vitro, car aucun ne permet de reproduire l'interaction complexe entre la cavité chirurgicale, le microenvironnement tumoral et la thérapie immunitaire. Cela justifie l’utilisation du modèle animal.. En outre, nos collaborateurs ont déjà utilisé des monocytes modifiés in vitro en co-culture 2D, testé avec des cellules GBM ce qui a permis de sélectionner les meilleurs candidats et de prouver leur efficacité contre les cellules tumorales. De plus, nous souhaitons évaluer l'effet d'une résection chirurgicale combinée à une immunothérapie utilisant des monocytes modifiés. A notre connaissance, aucun modèle in vitro ne permet d'étudier cette procédure sans utiliser d'animaux.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons procédé à une analyse documentaire approfondie. En outre, notre expérience passée nous permet de limiter le nombre d'animaux. Plus précisément : 1. Nous avons identifié le nombre de cellules à injecter pour obtenir une tumeur de taille correcte. Nous n’aurons donc pas besoin de reproduire ces expériences 2. Nous avons appris à réséquer la tumeur, cette technique étant déjà pratiquée et maîtrisée dans notre laboratoire depuis plusieurs années. 3. Pour les traitements par CAR-Monocytes (cellules immunitaires modifiées), nous avons réalisé de nombreuses expériences in vitro avec l'aide de nos collaborateurs, ce qui nous a permis de déterminer les doses et le moment du traitement, réduisant ainsi de manière significative le nombre d'animaux utilisés. 4. Le suivi régulier de la progression de la tumeur par la mesure d'un marqueur sanguin nous permet de savoir quand réséquer la tumeur, réduisant ainsi également le nombre d'animaux utilisés. 5. Les analyses nécessitent une faible quantité de matériel, ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires. 6. Pour ce projet, le nombre de souris utilisées a été soigneusement calculé afin d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant le moins d’animaux possible. Le nombre de souris par groupe est donc réduit au strict minimum, en fonction du type d’expérience tout en garantissant que les résultats soient statistiquement solides.

Raffinement

Conformément aux recommandations internationales, notamment dans le domaine de l'oncologie, les animaux sont suivis individuellement plusieurs fois par semaine (2 à 3 fois) afin de s'assurer de leur bien-être. Celui-ci sera évalué à l'aide d'une grille de cotation. Les interventions invasives sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux reçoivent systématiquement des traitements analgésiques appropriés pendant et après les opérations. Les interventions chirurgicales sont réalisées dans des conditions de stérilité maximale par un personnel spécialement formé. Les animaux bénéficient d'une prise en charge standardisée de la douleur et sont régulièrement suivis après l'opération. Après injection du traitement, les animaux seront suivis 2 à 3 fois par semaine pendant les deux premières semaines, puis une surveillance quotidienne sera mise en place dès le développement de la tumeur. Cette surveillance quotidienne sera assurée y compris les week-ends et les jours fériés. L’objectif est de détecter précocement toute perte de poids ou signe de souffrance. En cas de perte de poids détectée, une surveillance rapprochée avec pesées quotidiennes et soins complémentaires (hydratation, compléments alimentaires) sera assurée. Après injections du traitement, les animaux seront suivis quotidiennement (jours ouvrés donc 5j/semaine) afin d’évaluer la perte de poils, et pesés plusieurs fois par semaine. Si une perte de poids est détectée, l’animal sera alors surveillé de manière plus rapprochée avec une pesée quotidienne et des soins complémentaires effectués (hydratation, compléments alimentaires). Nous travaillons avec un personnel expérimenté dans l’observation et la gestion des souris, capable de reconnaître rapidement les signes de douleur ou de détresse. Le suivi est effectué de manière objective en s'appuyant sur la grille d'évaluation spécifique au projet. Si nécessaire, des soins supplémentaires, tels que des analgésiques ou réhydratation, compléments alimentaires seront apportés. Si aucun soulagement n’est possible, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Nous mènerons nos expériences en utilisant des souris, espèce de choix pour les études de cancérogenèse et les expériences menées en thérapeutique du cancer. Elles ont depuis longtemps servi à l'étude de thérapies antitumorales, notamment parce que leur physiologie est proche de celle de l'Homme. La connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris immunodéficientes, qui permettent l'implantation de cellules humaines sans rejet et offrent un modèle pertinent pour évaluer la croissance tumorale et les effets des traitements anticancéreux in vivo. Adultes de 7-8 semaines, un âge qui permet une bonne prise tumorale. De plus, les animaux à cet âge supportent mieux l’anesthésie et la chirurgie

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Poissons zèbres : 2580
Souffrances
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 1740
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 840
Devenir
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 180
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 2400

Objectifs

Notre corps produit les cellules sanguines grâce à un processus appelé hématopoïèse. Tout commence avec des cellules très particulières : les cellules souches sanguines. Comprendre comment ces cellules se développent dès le début de la vie est essentiel pour progresser dans la recherche sur les maladies du sang. Des études ont montré que certains capteurs immunitaires jouent un rôle important dans ce développement. Ces capteurs fonctionnent de la même façon chez le poisson zèbre, la souris… et probablement aussi chez l’être humain. C’est pourquoi nous créons des poissons zèbres dont ces capteurs immunitaires sont modifiés. Cela nous aide à mieux comprendre leur rôle et à avancer dans la recherche médicale.

Bénéfices attendus

En effectuant deux étapes de sélection, ainsi que trois cycles de reproduction, nous serons en mesure de créer six lignées stables de poissons modifiés par des capteurs immunitaires d'ici la fin du projet. Une fois ces lignées de poissons prêtes, nous pourrons poursuivre les expériences pour étudier comment ces capteurs affectent le processus de fabrication des cellules sanguines, sans ajouter d'autres modifications génétiques aux animaux. Nous espérons que cela nous aidera à mieux comprendre comment les cellules sanguines sont fabriquées et comment cela pourrait aider à traiter les maladies du sang.

Procédures

La biopsie sera réalisée avec un temps opératoire de 5 minutes maximum, et le poisson sera placé dans un aquarium isolé pendant un maximum d’une journée afin d’obtenir les résultats du génotypage.

Impact sur les animaux

Lors de la création d'un nouvel animal transgénique ou lors d'une procédure invasive telle que la coupe des nageoires pour le génotypage, nous envisageons toutes les conséquences possibles, de légères à graves, y compris un comportement anormal en matière de natation, d'alimentation ou de respiration, une modification de la morphologie, des saignements, des ulcères ou des inflammations, qui sont des signes de stress.

Devenir

Pour chaque lignée, un total de 430 poissons sera utilisé pour les processus de sélection. Après 2 tours de sélection et 3 générations , seuls 30 poissons seront conservés pour maintenir la stabilité de la lignée, tandis que les autres seront mis à mort. Avec un total de 6 lignes de poissons, nous avons 30 x 6 = 180 poissons qui seront conservés à la fin du projet. Ils seront utilisés pour entretenir la ligne de pêche.

Remplacement

Nous voulons étudier le processus de formation des cellules souches hématopoïétiques au cours du développement embryonnaire. Il n’existe pas de système in vitro approprié pour cette étude intégrative. De plus, le poisson-zèbre s’avère être un très bon modèle vertébré pour étudier le processus d’hématopoïèse

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires a été déterminé sur la base du nombre minimum de poissons transgéniques réussis requis pour l'étude. Pour mener l'expérience avec 6 lignées de poissons transgéniques, au moins 30 poissons transgéniques par lignée doivent être utilisés pour poursuivre l'expérience avec leur progéniture.

Raffinement

Le poisson zèbre aime vivre en groupe. C’est pourquoi nous les gardons par groupes de 10 poissons par litre d’eau, afin qu’ils se sentent en sécurité et moins stressés. Nous prenons soin de leur environnement pour qu’il ressemble à ce qu’ils vivraient dans la nature. Par exemple, la lumière s’allume et s’éteint lentement, comme un lever ou un coucher de soleil. Chaque jour, ils reçoivent une nourriture vivante et équilibrée, pour rester en bonne santé et se comporter naturellement. Des personnes formées contrôlent les poissons tous les jours. Leur état de santé est évalué grâce à un système de notation allant de 0 (poisson en pleine forme) à 3 (problème grave). On observe leur façon de nager, de manger, de respirer, ainsi que tout signe de stress. Ce même système est utilisé pour suivre leur rétablissement après certains soins, comme lorsqu’un petit morceau de nageoire est retiré pour une étude

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un animal très utile pour étudier comment se forment les cellules du sang. En effet, son corps fabrique ces cellules de la même manière que chez l’être humain. Les gènes et les mécanismes responsables de cette production sont presque identiques. Ce petit poisson peut aussi développer des maladies du sang similaires à celles de l’homme, comme l’anémie ou la leucémie. Cela permet aux scientifiques d’étudier ces maladies plus facilement et de tester de nouveaux traitements.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2250
Souffrances
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 2250
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Devenir
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 2250

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact de cinq gènes d’intérêts dans le fonctionnement normal et pathologique des cellules immunitaires du cerveau. Les cellules immunitaires du cerveau et de la moelle épinière et jouent des rôles critiques à la fois dans son fonctionnement en conditions physiologiques et pathologiques. Les études récentes ont permis d’établir que la population de cellules immunitaires du cerveau est hétérogène et existe sous une grande diversité d’états microgliaux. Comment ces différents états sont contrôlés et quels sont leurs rôles dans le fonctionnement physiologique et pathologique du cerveau reste encore à déterminer. Notre équipe s’intéresse à plusieurs gènes qui de par leur localisation et/ou leur fonction dans d’autres cellules immunitaires sont susceptibles de jouer un rôle clé dans le contrôle de ces différents états microgliaux. L’objectif final du projet est donc de comprendre, dans différents contextes physiologiques et pathologiques (en particulier dans le contexte de la maladie d’Alzheimer), le rôle de ces cibles dans le fonctionnement des cellules microgliales. Pour ce faire, nous utiliserons une combinaison de lignées murines permettant de modifier l’expression de ces gènes spécifiquement dans les cellules immunitaires du cerveau. In fine, ce projet permettra de valider l’intérêt thérapeutique des gènes cibles dans les différents contextes envisagés. L'ajout d'une intervention (gavage) nécessite une deuxième modification du projet initiale sans ajout d'animaux.

Bénéfices attendus

MODIFICATION: 1. Déchiffrer le rôle de gènes d’intérêt exprimés dans des cellules immunitaires dans le fonctionnement physiologique et physiopathologique des cellules immunitaires du cerveau (en particulier dans le contexte du développement de la maladie d’Alzheimer) 2. Valider l’intérêt thérapeutique de ces cibles pour le développement de stratégies thérapeutiques, notamment dans le contexte du développement de la maladie d’Alzheimer 3. Valider l'efficacité d'un traitement pharmaceutique, une molécule ciblant les cellules immunitaires, contre le développement de la maladie d'Alzheimer.

Procédures

MODIFICATION: Les interventions prévues dans le cadre de ce projet sont : des injections dans l’abdomen (5 injections, à raison d’une injection par jour, sur 5 jours, durée d’une injection environ 10 sec) ; administration d'une substrance pharmacologique par gavage 5j/7 pendant 10 semaines, durée de la manipulation environ 30sec; l’enchainement de tests pour évaluer le comportement cognitif des animaux (au maximum 1 série de 4 tests de 3 min (soit 12 min/animal/jour) chacun par jour, 5j par semaine sur 2 semaines ; chacun des tests étant non-invasif et reposant sur la propension des rongeurs à explorer leur environnement) ; un test basé sur l’évitement d’un choc électrique désagréable mais non douloureux (au maximum les animaux peuvent recevoir 5 petits chocs électriques par session, 1 session de 30 min par jour sur 9 jours). L’étude de l’effet de l’impact de la pathologie et/ou des gènes d’intérêt sur l’activité circadienne requiert l’emploi de tests impliquant des procédures potentiellement stressantes pour les animaux, notamment un hébergement isolé temporaire. Néanmoins, toutes les mesures nécessaires seront prises pour assurer le bien-être des animaux tout au long de l'étude.

Impact sur les animaux

MODIFICATION: Les effets indésirables découlant des interventions sont les suivants : Douleurs et stress léger de piqure d’aiguille dans le péritoine ; Stress et inconfort de l'introduction de la sonde de gavage; Stress léger et inconfort de certains tests de comportement. Isolement temporaire pour l’évaluation de l’activité circadienne.

Devenir

L'ensemble des animaux contribuant à ce projet sera mis à mort. Les organes, tout particulièrement le cerveau, seront prélevés pour des analyses histologiques, cellulaires et/ou moléculaires.

Remplacement

Les cellules immunitaires du cerveau sont, par nature, des cellules ultra-sensibles à leur environnement. Pour comprendre leur rôle dans le fonctionnement physiologique ou physiopathologique du système nerveux central, il est nécessaire de les étudier dans un environnement aussi proche que possible des conditions natives. Dans ce contexte, les données récentes de la littérature indiquent que les morphologies, les fonctions ou encore le répertoire de gènes exprimés par les lignées cellulaires microgliales ou même les cultures primaires de microglies diffèrent substantiellement de ceux exprimés par les microglies fraichement isolées à partir de cerveaux adultes. L’utilisation d’animaux vivants est donc requise. Par ailleurs, certains des rôles des cibles que nous cherchons à évaluer (i.e. effets sur comportement cognitif, en particulier dans le contexte de la maladie d’Alzheimer) ne peuvent être réalisées que sur animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet (estimé à 2250) a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement pertinent. Par ailleurs, nous avons défini des stratégies de croisement de manière à limiter au maximum la production d’animaux qui ne seraient pas utiles pour l’expérimentation. Il est bien établi qu’il existe un important dymorphisme sexuel dans la biologie des cellules immunitaires du cerveau, les études seront donc réalisées à la fois chez le mâle et la femelle. Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative. Nos données antérieures et celles de la littérature indiquent que les cellules immunitaires du cerveau pourraient jouer des rôles fonctionnels différents en début et en fin de pathologie, les effets des cibles d’intérêts seront donc évalués à deux stades différents, au stade précoce et à un stade plus tardif. Dans la mesure du possible, nous réaliserons l'expérimentation comportementale, et les analyses post-mortem sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation d'un logiciel permettant de déterminer le nombre d’animaux statistiquement requis en fonction des effets escomptés.

Raffinement

Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera effectué régulièrement. Des points limites spécifiques ont été définis (perte de poids continue et excessive (évaluée de manière visuelle); prostration ; poils ébouriffés, arrêt d’alimentation, etc.) et le raffinement s’appliquera pour une prise en charge adaptée des animaux. Pour les scores les plus importants, cette prise en charge pourra conduire à l’euthanasie de l’animal. En cas de blessures (notamment à la suite de bagarres entre animaux), des analgésiques d’application locale pourront être utilisés. Cependant, notre projet se référant à l’étude de processus neuroinflammatoires, l’utilisation d’analgésiques et d’antalgiques centraux (hors procédure d’euthanasie) est à proscrire pour des raisons scientifiques. La présence d'une roue d'activité pour mesurer la rythmicité circadienne constitue un enrichissement très apprécié des souris. Ce test nécessite de travailler avec un seul animal par cage, mais les contacts visuels et olfactifs sont maintenus entre animaux de cages voisines.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le mieux adapté pour étudier les effets des modifications génétiques sur le comportement, les tissus, les cellules et les molécules des cellules immuitaires du cerveau. L'utilisation de la recombinase Cre pour contrôler ces modifications génétiques est particulièrement intéressante. C'est pourquoi les modèles murins, en particulier dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer, sont privilégiés. Ces avancées permettent de respecter au mieux les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Refinement). Nous utiliserons des animaux adultes à différents âges en fonction des sous-objectifs du projet : 2-3 mois pour les études en conditions physiologiques ; 4 et 8 mois, correspondant respectivement à un stade précoce et un stade avancé de la pathologie pour les lignées Alzheimer à début précoce; 9 et 12 mois, correspondant respectivement à un stade précoce et un stade avancé de la pathologie pour les lignées Alzheimer à début tardif.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 533
Souffrances
 533
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Devenir
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 -
 533

Objectifs

Les microglies sont des cellules immunitaires du cerveau, mais en plus de ce rôle, elles jouent plusieurs fonctions dans le développement embryonnaire. Dans ce projet, nous étudierons le rôle de ces cellules dans la formation de vaisseaux du sang chez la souris. Pour analyser leur architecture et le flux du sang, nous utiliserons l’échographie in utero. Les résultats de ce projet nous permettrons de comprendre le rôle de la microglie dans le développement.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre comment l'absence de microglie influence la formation et la morphologie des vaisseaux sanguin du cerveau en développement. Les résultats obtenus pourront aider à mieux comprendre des maladies neuro-développementales, notamment celles liées à des inflammations virales maternelles (e.g. Zika) lors de la gestation.

Procédures

Nourriture modifiée pendant 9 jours. Une injection sous la peau. Chirurgie sans réveil sous anesthésie profonde (90 minutes)

Impact sur les animaux

Stress léger dû au changement de nouriture. Douleur légère et de courte durée lors de l'injection sous la peau.

Devenir

La mise à mort des mères gestantes va permettre l'extraction des embryons et l'analyse postmortem de leur cerveau.

Remplacement

L'établissement du cerveau implique l’interaction coordonnée de plusieurs types cellulaires et se fait de façon progressive et régulée dans l'espace et dans le temps. Cette complexité ne peut pas être reproduite dans des modèles in vitro et requiert l’expérimentation dans des modèles animaux in vivo.

Réduction

Le nombre de souris requis a été estimé sur la base de nos travaux précédents et d’études comparable pour avoir des résultats statistiquement valides après analyse avec des tests statistiques appropriés.

Raffinement

Les souris seront élevées dans des cages comprenant du matériel de nidification et dans des groupes sociaux. Un personnel formé au bien-être animal surveille les animaux tous les jours. Les souris gestantes seront pesées régulièrement afin de suivre leur gestation. Une anesthésie profonde et des analgésiques seront utilisés pour prévenir la douleur des animaux pendant la chirurgie qui est sans réveil. La température du corps sera maintenue grâce à une plaque chauffante lors de la chirurgie et de l’imagerie. Des points limites spécifiques ont été etablis.

Choix des espèces

L'établissement de vaisseaux sanguins requiert un environnement complexe et l'interaction de plusieurs cellules cérébrales ; c'est un processus très contrôlé au niveau spatio-temporel et qui n'est pas encore récapitulé par des modèles in vitro. Le modèle génétique de déplétion de microglie est établi chez la souris. L'échographie fonctionnelle qui permet de visualiser la totalité du cerveau est établie chez la souris et est un modèle de référence dans ce champ d'étude L'utilisation de femelles gestantes requiert des femelles adultes et fertiles. Elles seront utilisées à partir de 6 semaines d'âge et jusqu'à 4 mois. Le stade de développement des embryons est compris entre 14.5 et 18.5 jours.