Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)

45 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 400
Souffrances
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 400
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Devenir
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 400

Objectifs

Ce projet vise à évaluer les effets du traitement par un extrait végétal connu pour ses propriétés neuroprotectrices, sur la mémoire, la cognition et le bien-être général chez des souris âgées. Cet extrait végétal a aussi un effet bénéfique sur les sujets avec maladie d’Alzheimer. L’hypothèse centrale est que cet extrait végétal, administré par voie orale, pourrait prévenir ou atténuer les effets du vieillissement cérébral non pathologique. Ceci pourrait à long terme contribuer à la validation scientifique de substances d’origine naturelle comme options thérapeutiques ou complémentaires dans la prévention ou la prise en charge des troubles cognitifs.

Bénéfices attendus

Le vieillissement cérébral entraîne souvent un déclin progressif des fonctions cognitives (mémoire, attention, apprentissage) ainsi que des troubles de l’humeur et de la motivation. Les options pour prévenir ce déclin lié à l’âge restent limitées. Ce projet vise à tester les effets d’un extrait végétal, utilisé dans certaines maladies neurologiques, sur la cognition et le bien-être de souris âgées. Les tests comportementaux évalueront la mémoire, la reconnaissance d’objets, la motivation, l’exploration et la qualité des nids, offrant une vue d’ensemble de l’impact du traitement. Si les résultats sont positifs, cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies préventives chez l’humain, d’autant que cet extrait végétal présente un bon profil de tolérance. Le projet aidera aussi à identifier des biomarqueurs du vieillissement cérébral, utiles pour suivre de futures interventions.

Procédures

Les animaux seront soumis à six tests comportementaux simples, sans douleur, afin de mesurer leur mémoire, activité locomotrice, anxiété, dépression. Chaque test sera effectué une seule fois. La durée de ces tests varie entre 6 minutes et 20 minutes pour chaque souris. Une légère nuisance est engendrée lors de la contention pour l’injection de la surdose anesthésique qui dûre 3-5 secondes.

Impact sur les animaux

Les études précédentes n’ont mis en évidence aucun effet secondaire majeur ni indésirable sur les animaux. Toutefois, une légère nuisance peut être engendrée lors de la contention nécessaire pour l’injection de la surdose anesthésique. De plus, certains tests comportementaux, tels que ceux visant à évaluer des états de type anxieux ou dépressif, peuvent induire un niveau de contrainte ou de stress léger et transitoire pour les animaux. L’ensemble de ces nuisances est considéré comme léger et de courte durée, sans conséquence durable sur le bien-être animal.

Devenir

Mise à mort: La mise à mort des animaux est justifiée par la nécessité de poursuivre les analyses histologiques, biochimiques et moléculaires permettant de comprendre les effets des extraits végétaux sur le vieillissement cérébral et les fonctions cognitives. Ces investigations exigent le prélèvement de tissus cérébraux intacts, fixés ou frais, non compatibles avec la survie des animaux. L’analyse fine des structures neuronales, vasculaires et gliales, ainsi que l’évaluation des marqueurs de vieillissement cellulaire, requièrent donc la mise à mort des souris en fin d’expérimentation afin d’obtenir des échantillons de qualité et de répondre aux objectifs scientifiques du projet.

Remplacement

Le remplacement des souris par d'autres modèles (in silico, in vitro, organoïdes, etc.) n'est pas envisageable dans le cadre de cette étude, car celle-ci vise à évaluer les effets d’un traitement oral par l'extrait végétal sur des fonctions complexes telles que la cognition, la mémoire, la motivation ou encore le bien-être général dans un contexte de vieillissement. Ces dimensions reposent sur des interactions dynamiques entre plusieurs systèmes (nerveux, immunitaire, endocrinien, digestif…) qu’aucun modèle alternatif ne peut actuellement reproduire de manière intégrée.

Réduction

Pour utiliser le plus petit nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs nous faisons les actions suivantes : 1. Calcul rigoureux de la taille d’échantillon : nous utilisons de logiciels de puissance statistique pour déterminer le nombre minimal de souris requis. 2. Mesures comportementales multiples : nous utilisons plusieurs tests cognitifs chez les mêmes individus pour maximiser les données par animal. 3. Utilisation de groupes contrôles minimum: nous utilisons seulement un groupe contrôle (boisson saline seulement) sans utiliser un groupe sans traitement car ceci est scientifiquement valable. 4. Analyse longitudinale : nous suivons les mêmes animaux à différents temps pour limiter le nombre total requis.

Raffinement

Pour améliorer les conditions de vie et réduire la souffrance des animaux, nous mettons en oeuvre les actions suivantes : 1. Surveillance rigoureuse : suivi clinique durant les deux premières semaines de traitement, puis bi-hebdomadaire, avec pesée hebdomadaire. Surveillance quotidienne assurée par l’équipe zootechnie suivant la grille d’observation (pelage, réactivité, etc) tout au long du traitement. 2. Traitement non invasif : Administration de l'extrait végétal via l’eau de boisson pour limiter le stress lié aux manipulations. Aucun geste invasif n’aura lieu durant ce projet. 3. Tests comportementaux non invasifs : Tous les tests choisis sont conçus pour être faiblement stressants, réalisés à luminosité faible et après acclimatation. Si besoin nous pourrons ajouter du matériel de nidification, d’abris (tunnels, igloos, cabanes), et d’objets à manipuler ou explorer (rouleaux en carton, plateformes, etc.). Ces enrichissements permettent de stimuler les comportements naturels (construction de nids, exploration, interaction sociale), de réduire le stress et d’améliorer les conditions de vie en captivité.

Choix des espèces

L’utilisation de souris dans cette étude est scientifiquement justifiée par les données existantes sur l'extrait végétal , déjà testé chez les rongeurs (souris et rats), avec des effets neuroprotecteurs documentés. Le choix des souris, bien caractérisées pour les études de vieillissement cognitif, permet une évaluation précise des effets du traitement sur la mémoire et le comportement. Les souris présentent également l’avantage d’une variabilité génétique réduite, d’une compatibilité optimale avec les tests comportementaux utilisés, et d’un accès à des outils analytiques validés. L’administration de l'extrait végétal par l’eau de boisson est non invasive, respectant ainsi les principes éthiques de réduction de la souffrance animale. De plus, ce produit est disponible commercialement et sa sécurité a été démontrée chez l’humain, renforçant la pertinence translationnelle du modèle murin dans un contexte de prévention ou d’atténuation du déclin cognitif lié à l’âge. Ce modèle constitue donc une étape essentielle avant une application clinique. Nous utilisons des souris âgées de 12 mois, qui présentent déjà certains signes de vieillissement cérébral tout en étant encore suffisamment jeunes pour permettre un traitement de longue durée.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles nerveux
Souris : 1224
Souffrances
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 1224
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Devenir
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 1224

Objectifs

Les traitements actuels contre la dépression restent insuffisants pour une partie des patients, et les rechutes sont fréquentes. Pour développer de nouvelles approches plus efficaces, il est essentiel de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans cette maladie. Notre projet de recherche s’intéresse à un élément encore peu exploré dans ce contexte : la barrière hémato-encéphalique (BHE). La BHE est une structure qui agit comme un filtre protecteur, en contrôlant les échanges entre le sang et le cerveau. Des études récentes suggèrent qu’elle pourrait être altérée dans certaines maladies psychiatriques, comme la dépression, et ainsi contribuer à certains symptômes. De plus, des travaux montrent qu’il est possible de moduler temporairement la perméabilité de cette barrière, ce qui permettrait de faire passer dans le cerveau des substances actives susceptibles d’agir sur les symptômes dépressifs. Ces découvertes ouvrent des perspectives nouvelles, à la fois pour mieux comprendre la maladie et pour envisager de nouvelles voies d’administration de traitements ciblés. Notre projet repose donc sur deux grands objectifs complémentaires : 1. Étudier l’état de la barrière hémato-encéphalique dans un modèle animal (des souris) présentant des caractéristiques proches de la dépression humaine. Pour cela, nous utilisons des techniques d’imagerie non invasives permettant d’observer le cerveau (IRM) et son fonctionnement (TEP). 2. Tester la possibilité d’agir sur la barrière, en modifiant transitoirement sa perméabilité. Cela permettra d’évaluer si des composés potentiellement utiles contre la dépression peuvent franchir cette barrière et avoir un effet thérapeutique. Cette modulation sera testée par deux méthodes : l’utilisation d’ultrasons ciblés (FUS) et l’administration de substances spécifiques. L’ensemble de ces investigations vise à mieux comprendre le rôle de la BHE dans la dépression et à évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques en s’appuyant sur l’imagerie et la modulation ciblée de cette barrière.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à approfondir la compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans la dépression afin d’ouvrir la voie à des traitements plus efficaces et mieux ciblés. À court terme, il s’agit : • d’évaluer l’état de la barrière hémato-encéphalique (BHE), filtre naturel du cerveau, chez des animaux présentant des comportements similaires à la dépression, pour identifier d’éventuelles altérations ; • d’étudier comment des ultrasons ciblés ou certaines substances influencent la perméabilité de cette barrière et le passage de composés vers le cerveau, afin d’optimiser l’administration de médicaments ; • d’analyser les effets cellulaires de ces modulations pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques ; • d’explorer un éventuel effet bénéfique des ultrasons sur le comportement de ces animaux ; • et de renforcer l’usage de l’imagerie TEP pour étudier, de manière non invasive, la BHE et les processus cérébraux associés à la dépression. À long terme, ces recherches devraient permettre : • une meilleure compréhension des mécanismes complexes de la dépression, essentielle au développement de traitements plus performants et durables ; • l’évaluation d’une approche innovante reposant sur les ultrasons ciblés, potentiellement capable d’agir à la fois sur la BHE et sur les symptômes dépressifs ; • des avancées vers des stratégies thérapeutiques non invasives, précises et personnalisables ; • une meilleure connaissance des effets des ultrasons sur le cerveau, nécessaire à leur future utilisation clinique ; • et des retombées méthodologiques utiles à la recherche en imagerie et en neuropharmacologie. En résumé, ce projet combine neurosciences, imagerie et technologies innovantes pour explorer de nouvelles voies thérapeutiques dans la dépression, avec l’ambition d’améliorer à terme la prise en charge des patients.

Procédures

Les interventions prévues sur les animaux sont listées ci-dessous : • Réalisation de sessions d’imagerie (2 imageries par animal) sous anesthésie gazeuse (durée 120 minutes au maximum ; 1224 animaux) • Induction du modèle dépressif : la dépression sera induite par un protocole standardisé de stress chronique léger, réalisé sur une période de 4 semaines (924 animaux) • Réalisation de sessions d’ultrasons (4 sessions d’ultrasons par animal) sous anesthésie gazeuse (durée 5 minutes au maximum ; 564 animaux) • Les rongeurs seront soumis à des tests comportementaux (6 tests par animal) afin de mesurer l'activité motrice (durée = 30 minutes), la dépression (durée = 5 minutes) et l’anxiété (durée = 5 minutes). • Administration 2 fois par semaine d’un candidat médicament par injection i (réalisée en 10 secondes ; 528 animaux) pendant 28 jours.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux : • Induction d’un phénotype dépressif • Administration de médicaments par injection, ce qui induit une douleur suite à la piqure inférieure à 3 secondes. • Absence d’enrichissement physique dans les cages afin de favoriser le modèle d'anxiété-dépression (12 semaines), les enrichissements environnementaux de type sensoriel et social sont maintenus. • Possible stress et désorientation au réveil de l’anesthésie relativement longue lors de l’examen d’imagerie. Afin de minimiser ce stress, la phase de réveil sera réalisée dans leur cage. Si un changement de cage est prévu, le transfert d’un peu de litière (généralement un papier absorbant) sera prévu dans la cage propre. • Stress possiblement induit par les tests de comportement mais tests réalisés sous étroite surveillance et interrompus en cas de stress trop important.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les organes, d’en analyser leur composition aux niveaux cellulaires et tissulaires. Ces analyses permettront d’obtenir des informations supplémentaires sur les mécanismes biologiques en jeu, notamment la distribution des biomarqueurs d’intérêt. Elles serviront surtout à valider et à interpréter les résultats obtenus par imagerie, en s’assurant que les signaux observés reflètent bien des altérations réelles et spécifiques de la barrière hémato-encéphalique. Cette étape est essentielle pour confirmer la pertinence de l’imagerie comme outil fiable d’investigation de la BHE.

Remplacement

En amont de ce projet, des études ont été menées en laboratoire, notamment en utilisant des matériaux simulant le cerveau (des "fantômes") et des cultures de cellules. Ces travaux préliminaires ont servi à tester et à ajuster les paramètres techniques, en particulier ceux liés à l'utilisation des ultrasons et à l'effet de certaines substances sur la barrière qui protège le cerveau (la Barrière Hémato-Encéphalique ou BHE). L'objectif était précisément de limiter le recours aux animaux. Cependant, ses recherches portent sur des pathologies complexes comme la dépression et sur les interactions fines entre le cerveau, sa barrière protectrice, et des interventions comme les ultrasons ou l'administration de substances. Actuellement, la complexité d'un organisme vivant, avec son environnement cérébral unique et l'interaction de ses différents systèmes, ne peut pas être reproduite fidèlement par des études en laboratoire sur des cellules isolées, des organoïdes ou par des simulations informatiques. Le recours à des modèles animaux est donc indispensable pour étudier ces maladies complexes et pour évaluer la variabilité de la réponse à des approches potentielles de traitement.

Réduction

Pour ce projet, nous avons déterminé le nombre d'animaux à utiliser par une approche intégrée visant à utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats fiables et reproductibles. Voici les techniques que nous mettons en œuvre pour réduire le nombre d'animaux nécessaires : - Imagerie longitudinale non invasive : nous utiliserons la tomographie par émission de positons (TEP) pour étudier les différences pharmacocinétique au sein de nos groupes. Cette méthode non invasive permet de réaliser plusieurs examens d'imagerie sur le même animal au fil du temps. En suivant les mêmes animaux à différentes étapes de l'étude, nous réduisons considérablement le nombre total d'animaux nécessaires. - Analyse statistique : l'analyse choisie permet de maximiser la précision des comparaisons entre groupes tout en tenant compte des variations individuelles. - Nous avons également utilisé des logiciels spécialisés pour optimiser la taille des échantillons.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, des mesures concrètes seront mises en place pour limiter au maximum la douleur, le stress et toute forme d'inconfort chez les animaux, conformément au principe de Raffinement. Les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de 1 à 4 semaines avant toute procédure, afin de s’habituer à leur nouvel environnement. Elles seront logées en groupe pour favoriser leur bien-être social, et manipulées de manière douce et progressive pour réduire leur stress. Un suivi quotidien sera assuré par du personnel formé, qui observera leur comportement, leur aspect général, leur poids, ainsi que leur consommation d’eau et de nourriture. Ce suivi permet de détecter rapidement tout signe de mal-être. Toutes les procédures pouvant causer une gêne (examens d’imagerie, injections…) seront réalisées sous anesthésie générale. Pendant l’anesthésie, leur respiration et leur température seront surveillées. Le réveil se fera dans leur cage habituelle ou avec leur propre litière pour limiter le stress. Un système d’observation rigoureux des animaux a été mis en place afin de repérer rapidement d’éventuels signes de stress ou de souffrance, bien que toutes les précautions soient prises pour les éviter. Des points limites adaptés ont été définis, permettant d’identifier ces rares cas. Dans une telle situation, une évaluation précise de l’état général de l’animal sera réalisée, et les interventions nécessaires seront mises en œuvre, conformément aux recommandations vétérinaires. Enfin, les différentes étapes expérimentales sont espacées dans le temps pour permettre aux animaux de récupérer entre les procédures.

Choix des espèces

Dans le cadre de cette étude, il a été décidé d'utiliser des souris. Ce choix repose sur des raisons scientifiques importantes. Premièrement, le modèle de dépression utilisé dans ce projet, qui est induit en donnant une substance (la corticostérone) dans l'eau de boisson pendant une certaine période, a été spécifiquement développé et validé chez la souris. L'utilisation de cette espèce nous permet donc de travailler avec un modèle dont les caractéristiques liées à la dépression sont bien établies. De plus, un type particulier de souris présente des avantages techniques pour les méthodes d'imagerie non invasives que nous allons utiliser, comme une meilleure transmission des ultrasons à travers le crâne. Ces souris sont également très similaires les unes aux autres, ce qui rend les résultats plus fiables et reproductibles. Concernant le stade de développement, nous utiliserons uniquement des animaux adultes. Ce choix est essentiel car la dépression est une maladie qui se manifeste principalement chez l'adulte. En travaillant sur des souris adultes, nous nous assurons que les mécanismes biologiques et les comportements que nous étudions sont pertinents par rapport à la maladie chez l'homme. Enfin, certaines des techniques d'imagerie non invasives employées nécessitent que le crâne soit complètement développé pour obtenir des données précises et comparables. Cela est généralement atteint à l'âge adulte chez la souris. En résumé, l'utilisation de souris adultes est la plus appropriée et la plus pertinente pour étudier les mécanismes de la dépression et évaluer de nouvelles approches dans ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 490
Souffrances
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 -
 280
 210
Devenir
 -
 -
 -
 490

Objectifs

Ce projet de recherche préclinique vise à caractériser les effets thérapeutiques d’un nouveau composé ciblant les récepteurs de l’ocytocine dans des contextes pathologiques pertinents. Plus précisément, il s’agit d’évaluer son potentiel analgésique dans deux modèles murins de douleur neuropathique (chimio-induite et lésionnelle), ainsi que son potentiel antidépresseur dans un modèle de dépression induite par un stress chronique variable. Les effets de ce composé seront comparés à ceux de traitements de référence déjà utilisés en clinique (duloxétine, prégabaline, fluoxétine).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité d’un nouveau candidat thérapeutique dans des pathologies à fort impact clinique et sociétal : les douleurs neuropathiques chroniques et la dépression. Il pourrait ouvrir la voie à l’utilisation de nouvelles approches pharmacologiques ciblant le système de l’ocytocine comme alternative ou complément aux traitements actuels.

Procédures

Les animaux de ce projet participeront à différentes interventions : • Douleur neuropathique pour 140 d'entre eux: une petite chirurgie est réalisée sur la cuisse de l’animal sous anesthésie (environ 30 minutes) pour provoquer une légère douleur similaire à celle observée après certaines atteintes nerveuses. Après une semaine de récupération, les animaux sont suivis régulièrement avec des tests simples et non invasifs (par ex. réaction de retrait de la patte à une stimulation légère). • Douleur liée à la chimiothérapie pour 140 animaux : les animaux reçoivent un traitement par vincristine, un médicament anticancéreux connu pour causer des douleurs nerveuses. Dix injections sont administrées sur deux semaines (deux séries de 5 jours, séparées par une pause de 2 jours). Les réactions nociceptives sont mesurées chaque jour avec des tests courts (5 à 20 minutes). • Stress chronique pour les 210 autres: pendant 21 jours, les souris sont soumises à différents petits stresseurs (contention, suspension, chocs très légers), chacun durant environ une heure. À la fin, leur comportement est évalué avec 4 tests (par ex. préférence pour un espace lumineux ou sombre, nage forcée), réalisés sur 4 jours consécutifs. Les traitements sont donnés chaque jour sous forme liquide, que les animaux apprennent à boire spontanément au bout d’une micropipette. Cela évite de les contraindre et réduit le stress. Enfin, à la fin de l’étude, certains animaux sont profondément anesthésiés pour un prélèvement de tissus (système nerveux) afin de réaliser des analyses scientifiques.

Impact sur les animaux

Les souris pourront ressentir des douleurs nerveuses, provoquées soit par une petite chirurgie sous anesthésie, soit par l’administration répétée d’un médicament anticancéreux (vincristine). Ces douleurs peuvent durer plusieurs semaines. Dans un autre modèle, les animaux seront exposés à des situations de stress pendant 21 jours afin de reproduire des symptômes de type anxieux ou dépressif. Pour évaluer ces symptômes, les souris seront soumises à des tests comportementaux courts (3 à 20 minutes), réalisés une ou deux fois par jour au maximum, sur plusieurs semaines selon le modèle. Des limites précises sont établies pour arrêter immédiatement la procédure si un animal présente des signes persistants de souffrance. L’objectif de ce projet est de tester un nouveau traitement qui pourrait soulager à la fois la douleur chronique et les troubles anxio-dépressifs. Les animaux pourraient donc être soulagés de leurs symptômes douloureux et/ou anxio-dépressifs.

Devenir

Toutes les procédures : Les animaux sont mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des analyses post-mortem des tissus nerveux.

Remplacement

Le remplacement par des méthodes in vitro ou in silico n’est pas envisageable dans ce projet. Les comportements de douleur, anxiété ou dépression nécessitent l’observation de l’animal vivant et vigile dans un contexte environnemental contrôlé.

Réduction

Toutes les expériences seront menées en utilisant le nombre minimal d’animaux nécessaire pour garantir la fiabilité scientifique des résultats. Pour cela, des calculs ont été réalisés à partir de données déjà obtenues afin de déterminer combien d’animaux sont indispensables, sans excès. Chaque souris sera testée sur plusieurs comportements, ce qui permet de recueillir un maximum d’informations avec un même individu. Dans les modèles de douleur, 10 animaux par groupe et par sexe suffisent pour obtenir des résultats fiables. Dans le modèle de stress chronique, où tous les animaux ne développent pas les mêmes symptômes, il est nécessaire d’avoir jusqu’à 15 animaux par groupe et par sexe afin d’assurer une analyse statistique robuste.

Raffinement

Les souris seront hébergées collectivement dans des cages enrichies avec du coton pour la nidation et des bâtonnets de bois à ronger, afin de favoriser leur bien-être. Avant le début des expériences, elles bénéficieront d’une période d’habituation aux manipulations et aux dispositifs expérimentaux, y compris aux tests comportementaux, ce qui permet de réduire leur peur et leur stress. Pendant toute la durée du projet, les animaux seront observés quotidiennement pour vérifier leur état de santé. Lors des chirurgies, ils seront placés sous anesthésie, installés sur un tapis chauffant et protégés par un gel ophtalmique. Après l’opération, ils retrouveront leur cage d’origine, avec un accès facilité à la nourriture et à l’eau. Les traitements seront administrés par une méthode volontaire : les souris boiront une solution appétente au bout d’une micropipette, ce qui évite les injections et réduit fortement le stress. Les tests comportementaux réalisés sont courts et espacés dans le temps afin de limiter la fatigue et la contrainte pour les animaux. Enfin, si de nouvelles méthodes moins invasives apparaissent au cours du projet, elles seront adoptées après validation avec la Structure Bien-Être Animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle largement utilisé en neurosciences et dans l’étude de la douleur. Ses systèmes biologiques sont proches de ceux de l’humain, ce qui permet de tirer des conclusions transposables aux maladies étudiées. Elle présente aussi l’avantage de disposer de nombreuses données de référence et de lignées bien caractérisées, ce qui facilite la comparaison avec d’autres travaux scientifiques. Les animaux utilisés seront des adultes (8 semaines, > 20 g), stade nécessaire à la maturité comportementale.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2900
Souffrances
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 1440
 1460
Devenir
 -
 -
 -
 2900

Objectifs

La douleur chronique est fréquemment associée aux troubles émotionnels et cela affecte fortement la qualité de vie des patients. Elle représente un fardeau économique majeur sur la société, estimé à plus de 800 millions d’euros en Europe. Le taux de prévalence des troubles anxio-dépressifs est de l'ordre de 30 % chez les patients douloureux chroniques. Il est donc nécessaire de comprendre les circuits neuronaux qui sous-tendent cette comorbidité ainsi les potentiels cibles thérapeutiques. Grâce à l’utilisation de modèles animaux il est aujourd’hui montré que le décours temporel des comportements anxieux et/ou dépressif associés à une douleur neuropathique est hautement dépendant du sexe. De précédents résultats montrent l’implication de structures cérébrales clés. Nous souhaitons approfondir la caractérisation de ces réseaux en manipulant certains gènes ou populations neuronales. L’objectif est de mieux comprendre comment prévenir ou traiter la douleur et/ou la dépression. Ces travaux permettront d’éclairer les mécanismes génétiques et cellulaires impliqués dans le développement de cette comorbidité.

Bénéfices attendus

A l'issue de ce projet, nous serons dans la possibilité d’identifier des réseaux neuronaux et des marqueurs moléculaires impliqués dans la chronicisation de la douleur et le développement des troubles anxio-dépressifs en tenant compte du polymorphisme sexuel. Ces avancées permettront de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette comorbidité et sans doute la mise en place de stratégies thérapeutiques adaptées.

Procédures

Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. Les chirurgies (d’une durée de 20 minutes) se déroulent sous anesthésie générale avec une administration d’anesthésie locale et d’un anti-inflammatoire en post-chirurgie. Les animaux subissent 3 tests évaluant la douleur de 20 minutes maximum par jour, 1 à 3 fois par semaine. A partir de 8 semaines post-induction de la douleur, les animaux seront évalués avec 6 tests évaluant les comportements de type anxio-dépressifs d'une durée de 5 à 10 min selon le test (avec 48h minimum entre chaque test). Les animaux subissent une chirurgie terminale sous anesthésie générale afin de procéder au prélèvement de tissu d’intérêt. Ce geste a une durée maximale de 15min.

Impact sur les animaux

La présence de la douleur chez le modèle animal est inévitable et ne peut pas être soulagée car c'est l'objet de l'étude. La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48 h. Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec le développement d’un état dépressif. Les animaux subissent une injection pour l’administration des composés pharmacologiques, induisant une légère douleur transitoire. L'isolement et le jeûne nécessaire aux tests de comportement provoquent un stress.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxiodépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie générale et locale sont mises en place et selon les gestes chirurgicaux, des méthodes d’analgésie sont utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la structure chargée du bien-être des animaux à l'institut (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal, souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 900
Souffrances
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 -
 -
 900
Devenir
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 -
 900

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’étudier les effets de nouvelles substances pharmacologiques synthétisées ou acquises au sein du laboratoire dans un modèle comportemental chez la souris permettant de mimer les symptômes de la dépression chez l’Homme. Ce projet implique l’obtention de données comportementales chez l’animal nécessaires pour envisager la poursuite de développement de produits pharmacologiques chez l’Humain.

Bénéfices attendus

A court terme, il s’agira de démontrer à l’aide de données chez l’animal l’efficacité potentielle de nouvelles substances pharmacologiques : les procédures mises en œuvre permettront de mesurer la capacité de ces molécules à moduler les symptômes de la dépression chez le rongeur, de les comparer et ainsi de choisir la meilleure selon des critères de sélection pour l’application thérapeutique choisie. A long terme, ce projet permettra de générer des données scientifiques pré-cliniques robustes indispensables au processus de développement de nouveaux candidats médicaments, notamment avant le passage en phase de tests chez l’Homme.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à des administrations dont la voie (orale, intrapéritonéale, sous-cutanée ou intra dermique ) , la fréquence d’administration (aigüe ou chronique, dans ce cas pas plus de 2 administrations/jour) ainsi que la durée (période maximale de 7 semaines) seront adaptées en fonction des objectifs de recherches. Les délais d'administration avant les phase de test seront de 0 à 4h. Pour chaque administration, une courte contention (

Impact sur les animaux

Les animaux recevront des administrations de composés au cours de la procédure de ce projet. Il est possible que la courte contention alors nécessaire (

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure car aucune réutilisation ne peut être envisagée dans le cas d'autres projets au vu de la gravité réelle de cette procédure. De plus, les animaux seront traités avec des composés pharmacologiques qui risqueraient d'interagir avec d'autres expérimentations.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de nouvelles entités pharmacologiques sur le symptôme de la dépression dans le cadre du développement de nouveaux médicaments. Il n’existe à ce jour pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet c’est pourquoi l’utilisation de modèles in vivo est indispensable avant toute administration à l’homme, la souris étant ici l’espèce la mieux adaptée.

Réduction

Un effectif minimum et suffisant de 12 animaux par groupe expérimental est prévu afin d’obtenir une robustesse satisfaisante des tests statistiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie centrale et restent 5 jours en acclimatation avant toute expérimentation. Sauf pour les animaux UCMS en phase de test impliquant une modification des conditions de nourriture/eau et d’hébergement) les animaux auront dans leur cage eau/nourriture ad libitum et enrichissement (appareil de nidification, tunnel…). Le change des cages se fait au moins 1 fois par semaine (adaptation selon les modifications de condition d’hébergement qu’implique la procédure). Les animaux sont observés chaque jour, et font l’objet d’un suivi par l’expérimentateur chaque semaine avec entrée des observations (et des éventuelles actions prises) dans une base de données. Les membres de la SBEA (Structure Bien-être Animal) effectuent une observation mensuelle de tous les animaux. En cas d’atteinte d’un des points limites définis plus loin, l’animal est écarté de l'étude pour subir les soins essentiels. Le raffinement sera aussi obtenu grâce au recours à des procédures les moins invasives possibles ainsi qu’à la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales : période d’habituation aux pièces et dispositif expérimental, phase de familiarisation aux manipulations, aux administrations...

Choix des espèces

La souris est déjà largement caractérisée d’un point de vue comportemental et neurochimique et possède un système nerveux suffisamment évolué pour envisager raisonnablement une extrapolation à l’homme de certains résultats. De nombreux parallèles existent en effet entre les caractéristiques comportementales étudiées chez la souris et les caractéristiques du comportement humain. C’est l’espèce animale la plus pertinente et plus couramment utilisée pour évaluer les effets de substances sur la dépression. Les animaux sont utilisés au stade de développement jeune adulte à adulte, soit un âge supérieur à 7 semaines. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets de produits sur l’animal à d’autres stades de développement. De plus, les tests décrits dans ce projet sont classiquement réalisés dans la littérature sur des animaux adultes, avec un développement cérébral complet et des capacités motrices et cognitives fonctionnelles.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 180
Souffrances
 -
 -
 -
 180
Devenir
 -
 -
 -
 180

Objectifs

La dépression majeure chronique est une maladie mentale touchant 5 à 10 % de la population mondiale. Elle constitue la cause d’invalidité la plus fréquente, avec un fardeau social et économique estimé à plus de 170 milliards d’euros par an en Europe. Malgré les efforts déployés pour mieux comprendre et prendre en charge cette pathologie, aucun biomarqueur n’a encore pu être identifié, laissant le diagnostic de la maladie reposer uniquement sur une évaluation clinique des patients. Une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-tendant la dépression majeure chronique est donc nécessaire pour l’identification de biomarqueurs utilisables comme outil diagnostique, cibles thérapeutiques ou marqueurs prédictifs de la réponse thérapeutique. Il a également été démontré que le stress était une des comorbidités associées à la dépression majeure chronique ainsi qu’un facteur précipitant le développement de la maladie. Les patients dépressifs présentent par ailleurs des altérations structurelles et fonctionnelles de leur réseaux cérébraux, visibles par imagerie par résonance magnétique (IRM). Ces altérations de la connectivité cérébrale pourraient ainsi constituer les biomarqueurs nécessaires à une meilleure prise en charge des patients. Ce projet a donc pour objectif d’identifier les réseaux cérébraux impliqués dans le développement et la chronicisation de la dépression induite par un stress variable chronique chez le modèle animal souris. L’identification des changements de connectivité cérébrale et la mise en évidence de l’implication de zones spécifiques au niveau du cerveau pourraient aider la recherche préclinique et clinique, et accélérer les stratégies thérapeutiques. Ce projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Le but de cette étude est de mieux comprendre l’effet du stress environnemental sur la connectivité cérébrale et le développement d’un état de dépression chez la souris afin de pouvoir proposer des solutions thérapeutiques à moyen et long terme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1/ un stress variable chronique pendant 21 jours constitué de 3 types de stress - exposition d’1h à 1 stress par jour - avec développement de troubles dépressifs (objet de l’étude) (EU1), 2/ Une évaluation comportementale de la dépression composée de 5 tests d’une durée de 5 min, 5 min, 6 min, 5 min et 24 h (évaluation de la construction du nid). Chaque test sera réalisé une seule fois par animal avec un délai minimal de 48 h entre chaque test (EU1), 3/ un examen IRM sous anesthésie incluant: une séquence d'IRM fonctionnelle de 16 min, une séquence d'IRM anatomique de 10 min, et une séquence d'IRM de diffusion de 60 min (TOTAL=2 heures) (EU2) .

Impact sur les animaux

Les souris devront être hébergées individuellement dans les cages, une condition indispensable pour le développement de la dépression. L’apparition de cet état de dépression chez le modèle animal suite à un stress chronique de 21 jours est inévitable car c'est l'objet de l'étude. Dans le cadre de 2 des tests comportementaux, le jeûne (l’eau reste à disposition) ou l'isolement de 24h serait un facteur de stress inévitable pour pouvoir évaluer l'état de dépression chez l'animal. Ces tests seront réalisés une seule fois pour chaque animal. Le transport et l’environnement inconnu de la nouvelle animalerie peuvent également entrainer un stress chez les animaux au moment du changement d’EU.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin d'effectuer des prélèvements d'organes d'intérêt.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, cette étude sur le stress chronique et le développement de l‘état de dépression nécessite une observation comportementale ainsi qu’une évaluation de l’état et de la connectivité cérébrale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’assurer des résultats statistiquement fiables. Le nombre d'animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique et sur la base de nos études antérieures et de la variabilité phénotypique interindividuelle ainsi que des données de la littérature. 30 souris seront ainsi nécessaires par groupe pour effectuer nos analyses conduisant à un total de 180 animaux.

Raffinement

Avant le début de la procédure, les souris bénéficieront d’une phase d’acclimatation à leur nouvelle animalerie de 2 semaines et d’habituation à la manipulation pendant une semaine. Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies avec des carrés de coton et des frisures de papier pour favoriser la nidation, des barreaux de bois à ronger pour que les souris usent leurs dents, un tunnel pour fournir un abri. A l’issue de certains tests comportementaux, les animaux seront séchés puis réchauffés à l’aide d’une lampe chauffante ou immédiatement réalimentés (l’eau reste à disposition) et remis dans leur cage. Un suivi du poids corporel est effectué pendant 48-72h suivant le test pour s’assurer que les animaux ont repris le poids initial. Le transport entre les 2 EU se fera dans des cages sécurisées avec nourriture et eau gélifiée par un transporteur spécialisé et une période de minimum 30 minutes sera respectée avant le début de l’examen IRM. Durant celui-ci, une anesthésie sera utilisée afin de réduire au maximum le stress de l'animal. Les yeux des animaux seront protégés du dessèchement grâce à l’application d’un gel de protection. Un tapis chauffant permettra le maintien des animaux à une température physiologique. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou d’une respiration altérée, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM et pris en charge. Il sera placé dans une enceinte chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé chez la souris adulte. Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal social, entier et complexe afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme, le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences et en particulier dans les troubles anxio-dépressifs. Cette étude s’inscrit dans la continuité de nos études précédentes au cours desquelles nous avions déjà utilisé le modèle souris. Étant donné que les études comportementales et neuroanatomiques nécessitent des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes mâles et femelles seront utilisés dans ce projet: début des procédures à l'âge de 8 semaines, poids supérieur à 20g. Cela permettra également une meilleure reproductibilité des résultats puisqu’à cet âge, les souris ont atteint leur taille et leur poids adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 180
Souffrances
 -
 -
 -
 180
Devenir
 -
 -
 -
 180

Objectifs

La dépression majeure chronique est une maladie mentale touchant 5 à 10 % de la population mondiale. Elle constitue la cause d’invalidité la plus fréquente, avec un fardeau social et économique estimé à plus de 170 milliards d’euros par an en Europe. Malgré les efforts déployés pour mieux comprendre et prendre en charge cette pathologie, aucun biomarqueur n’a encore pu être identifié, laissant le diagnostic de la maladie reposer uniquement sur une évaluation clinique des patients. Une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-tendant la dépression majeure chronique est donc nécessaire pour l’identification de biomarqueurs utilisables comme outil diagnostique, cibles thérapeutiques ou marqueurs prédictifs de la réponse thérapeutique. Il a également été démontré que le stress était une des comorbidités associées à la dépression majeure chronique ainsi qu’un facteur précipitant le développement de la maladie. Les patients dépressifs présentent par ailleurs des altérations structurelles et fonctionnelles de leur réseaux cérébraux, visibles par imagerie par résonance magnétique (IRM). Ces altérations de la connectivité cérébrale pourraient ainsi constituer les biomarqueurs nécessaires à une meilleure prise en charge des patients. Ce projet a donc pour objectif d’identifier les réseaux cérébraux impliqués dans le développement et la chronicisation de la dépression induite par un stress variable chronique chez le modèle animal souris. L’identification des changements de connectivité cérébrale et la mise en évidence de l’implication de zones spécifiques au niveau du cerveau pourraient aider la recherche préclinique et clinique, et accélérer les stratégies thérapeutiques. Ce projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Le but de cette étude est de mieux comprendre l’effet du stress environnemental sur la connectivité cérébrale et le développement d’un état de dépression chez la souris afin de pouvoir proposer des solutions thérapeutiques à moyen et long terme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1/ un stress variable chronique pendant 21 jours constitué de 3 types de stress - exposition d’1h à 1 stress par jour - avec développement de troubles dépressifs (objet de l’étude) (EU1), 2/ Une évaluation comportementale de la dépression composée de 5 tests d’une durée de 5 min, 5 min, 6 min, 5 min et 24 h (évaluation de la construction du nid). Chaque test sera réalisé une seule fois par animal avec un délai minimal de 48 h entre chaque test (EU1), 3/ un examen IRM sous anesthésie incluant: une séquence d'IRM fonctionnelle de 16 min, une séquence d'IRM anatomique de 10 min, et une séquence d'IRM de diffusion de 60 min (TOTAL=2 heures) (EU2) .

Impact sur les animaux

Les souris devront être hébergées individuellement dans les cages, une condition indispensable pour le développement de la dépression. L’apparition de cet état de dépression chez le modèle animal suite à un stress chronique de 21 jours est inévitable car c'est l'objet de l'étude. Dans le cadre de 2 des tests comportementaux, le jeûne (l’eau reste à disposition) ou l'isolement de 24h serait un facteur de stress inévitable pour pouvoir évaluer l'état de dépression chez l'animal. Ces tests seront réalisés une seule fois pour chaque animal. Le transport et l’environnement inconnu de la nouvelle animalerie peuvent également entrainer un stress chez les animaux au moment du changement d’EU.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin d'effectuer des prélèvements d'organes d'intérêt.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, cette étude sur le stress chronique et le développement de l‘état de dépression nécessite une observation comportementale ainsi qu’une évaluation de l’état et de la connectivité cérébrale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’assurer des résultats statistiquement fiables. Le nombre d'animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique et sur la base de nos études antérieures et de la variabilité phénotypique interindividuelle ainsi que des données de la littérature. 30 souris seront ainsi nécessaires par groupe pour effectuer nos analyses conduisant à un total de 180 animaux.

Raffinement

Avant le début de la procédure, les souris bénéficieront d’une phase d’acclimatation à leur nouvelle animalerie de 2 semaines et d’habituation à la manipulation pendant une semaine. Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies avec des carrés de coton et des frisures de papier pour favoriser la nidation, des barreaux de bois à ronger pour que les souris usent leurs dents, un tunnel pour fournir un abri. A l’issue de certains tests comportementaux, les animaux seront séchés puis réchauffés à l’aide d’une lampe chauffante ou immédiatement réalimentés (l’eau reste à disposition) et remis dans leur cage. Un suivi du poids corporel est effectué pendant 48-72h suivant le test pour s’assurer que les animaux ont repris le poids initial. Le transport entre les 2 EU se fera dans des cages sécurisées avec nourriture et eau gélifiée par un transporteur spécialisé et une période de minimum 30 minutes sera respectée avant le début de l’examen IRM. Durant celui-ci, une anesthésie sera utilisée afin de réduire au maximum le stress de l'animal. Les yeux des animaux seront protégés du dessèchement grâce à l’application d’un gel de protection. Un tapis chauffant permettra le maintien des animaux à une température physiologique. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou d’une respiration altérée, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM et pris en charge. Il sera placé dans une enceinte chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé chez la souris adulte. Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal social, entier et complexe afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme, le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences et en particulier dans les troubles anxio-dépressifs. Cette étude s’inscrit dans la continuité de nos études précédentes au cours desquelles nous avions déjà utilisé le modèle souris. Étant donné que les études comportementales et neuroanatomiques nécessitent des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes mâles et femelles seront utilisés dans ce projet: début des procédures à l'âge de 8 semaines, poids supérieur à 20g. Cela permettra également une meilleure reproductibilité des résultats puisqu’à cet âge, les souris ont atteint leur taille et leur poids adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 2000
Rats : 1000
Souffrances
 -
 -
 3000
 -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Objectifs

La dépression est une maladie psychiatrique complexe qui est actuellement reconnue comme l’une des principales causes d’invalidité et de souffrance dans le monde. Le National Institute of Mental Health (NIMH) rapporte qu’environ 12 % des Américains souffrent de dépression clinique, avec deux fois plus de femmes touchées que d’hommes. La dépression représente des milliards de dollars de coûts directs de santé et aussi indirects (baisse des revenus et perte de productivité). Les symptômes de la dépression comprennent l’anhédonie (absence de prise de plaisir), les changements de poids et des cycles de sommeil, la diminution de l’activité physique et de l’hygiène personnelle, des sentiments de désespoir ou de culpabilité et/ou des pensées récurrentes de mort ou de suicide. Des études épidémiologiques et cliniques ont indiqué que la dépression est prédictive d’un pronostic plus sévère de pathologies cardiovasculaires. L’étiologie et la physiopathologie associée de cette maladie sont mal comprises et l’hétérogénéité de la maladie due à divers facteurs (par exemple, des composants génétiques, biologiques et environnementaux, particulièrement l’exposition chronique au stress est un facteur de risque majeur) rend le diagnostic clinique difficile à définir. La dépression est principalement traitée avec des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Cependant, après une période de 2 à 3 mois de traitement, les taux de rémission sont faibles et certains patients ne présentent pas de rémission après des traitements avec plusieurs antidépresseurs : la résistance à la pharmacothérapie est conventionnellement appelée dépression résistante au traitement. Les modèles animaux des troubles psychiatriques demeurent des éléments critiques dans la compréhension de la physiopathologie de ces maladies, l’identification des nouvelles cibles et de nouveaux candidats médicamenteux ainsi que la compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents. Ce projet vise à mettre en place des modèles de stress chronique induisant des comportements anxio-dépressifs chez le rongeur et permettant d’évaluer de nouveaux traitements. Nous prévoyons évaluer environ 15 molécules différentes de chacun des modèles chez le rat et la souris au cours de la durée du projet

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'améliorer la qualité de vie des patients et de leur entourage. Un traitement plus efficace pourrait réduire plus rapidement et plus durablement les symptômes de la dépression, sa sévérité et le taux de rechute permettant ainsi une meilleure qualité de vie des patients, de maintenir un état de santé stable plus longtemps, de diminuer les taux d'invalidité . Ce projet permettra également d'avoir un impact socio-économique positif en réduisant les coûts de santé (nombre de consultations médicales, d'hospitalisations et de traitements complémentaires nécessaires).

Procédures

Les animaux sont exposés à des situations inconfortables et stressantes de 15 min à 4 heures par jour pendant 1 à 8 semaines selon les procédures de façon à induire un état depressif. Cet état est évaluer en 2 ou 3 occasions à partir de tests comportementaux dont la durée varie de 5 à 40 minutes environ. Pour certaines procédures les animaux sont privés de nourriture ou d'eau pour une période maximale de 24 heures pouvant être répétés (1 fois par semaine, maximum 8 semaines). Les administrations de substances pourront être réalisées jusqu’à 2 fois par jour (en général 1 minute par administration). La durée du traitement peut aller jusqu’à 8 semaines. Les autres interventions subies par les animaux sont la préhension (maximum 1 minute) pour le placement et le retrait dans les différents dispositifs de mesures comportementales et l’administration du traitement.

Impact sur les animaux

La répétition des situations inconfortables et stressantes vont engendrer un état de stress chronique et une modification de comportement pendant plusieurs semaines (maximum 8 semaines). Les manipulations/contentions des animaux réalisées au cours des procédures d’administrations peuvent également engendrer un stress de courte durée. L'injection des différents traitements pourra entraîner une douleur légère de courte durée.

Devenir

Compte tenu de l'induction de stress chronique, tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. De plus, les substances d’essai dont les effets à moyen et long terme sont méconnus pourrait induire un effet délétère sur l’animal, ce qui ne serait pas compatible avec un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.

Remplacement

Dans le cadre du développement des médicaments, des tests in vitro ont déjà eu lieu avant l'utilisation chez l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité, réduisant de façon significative le nombre de substances à tester et donc le nombre d’animaux. L'impact des traitements pré-sélectionnés sur le comportement des animaux, et l'amélioration de symptômes liés aux états d'anxiété/dépression ne peut se faire que sur des animaux vigiles. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Selon les données de la littérature, il est estimé qu’un effectif de 12 - 18 animaux en standard par groupe (nombre d'animaux et groupes variables, selon l’objectif de l’étude) sera nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte des tests statistiques. Par ailleurs, des prélèvements terminaux (tissus, organes, sang) peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques pour chaque procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur et de souffrance (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, tunnels, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). En cas de doute, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou attendus ou jusqu’à atteinte des points limites. Tous les points limites et leur cotation sont décrits dans un formulaire interne. Cette observation faite par du personnel formé inclut une surveillance de l'aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal sous stimulation, la respiration, l’appétit, l’état d’hydratation, les tremblements ou convulsions. Une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à postériori la catégorie éthique si nécessaire. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données.

Choix des espèces

Un certain nombre de symptômes des troubles anxieux et dépressifs comprenant l’anhédonie, apathie, troubles du sommeil, changements de poids/d'appétit, alltération psychomotrice, retrait social peuvent être facilement évaluées chez les animaux, en particulier chez le rongeur. Ainsi, divers tests ont été conçus pour mesurer ces différents aspects. L’impact de substances pharmacologiques sur le comportement de rongeurs est prédictif de leur efficacité en clinique. Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris, conformément à la littérature. Les symptômes d'anxiété et dépression se retrouvent plutôt chez des sujets adolescents ou adultes, aussi les traitements qui seront appliqués dans ce projet seront appliqués sur des rongeurs dont le SNC a atteint ce niveau de maturité.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 1824
Souffrances
 -
 -
 672
 1152
Devenir
 -
 -
 -
 1824

Objectifs

Le vieillissement est un facteur de risque de la dépression en altérant progressivement les fonctions cérébrales et vasculaires. Au fil du temps, certaines fonctions se dégradent et la production de nouvelles cellules nerveuses diminue. A l’heure actuelle, les mécanismes sous-jacents restent méconnus. Dans ce projet, nous cherchons d'abord à restaurer certaines fonctions en augmentant le niveau d’une protéine dans le sang, en vue des résultats antérieurs montrant que cette protéine favorise la régénération des vaisseaux sanguins chez les souris âgées. Ensuite, nous visons à atténuer les effets de la dépression liée à l'âge en utilisant un médicament pour éliminer les cellules souches neurales sénescentes. Nous voulons approfondir notre compréhension de ces traitements pour mieux traiter la dépression chez les personnes âgées.

Bénéfices attendus

En cherchant à comprendre quels sont les mécanismes sous-jacents à un déclin de la neurogenèse associé à un état dit-dépressif lié à l’âge, Cette étude permettra d’une part d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de la physiopathologie de la dépression et d’autre part essayer de trouver des thérapies spécifiques pour la dépression liée au vieillissement.

Procédures

Les souris seront soumises à plusieurs types d'interventions expérimentales. Parmi celles-ci, certaines impliquent des procédures chirurgicales d’une durée d'environ 1 heure par animal. En plus des interventions chirurgicales, sept tests (durée totale par animal de 54 minutes =, 10+6+2+6+10+5+15 minutes) comportementaux seront réalisés. De plus, un prélèvement sanguin sera effectué sur chaque souris, d'une durée de quelques secondes. Chaque animal subira un maximum de deux prélèvements sanguins, espacés d’un minimum de quatre semaines. Les tests comportementaux sont réalisés sur des animaux vigiles, sans anesthésie, et leur durée varie entre 2 et 15 minutes par souris en fonction du test.

Impact sur les animaux

Les injections quotidiennes de molécule d’intérêt, peuvent entraîner une douleur légère et de courte durée au site d'injection, ainsi que des risques de lésions des vaisseaux sanguins ou des tissus environnants, avec un risque d'infection. La piqûre d'aiguille pour l'injection et les prélèvements sanguins de petit volume nécessitent une contention et une introduction d’aiguille conformément aux bonnes pratiques vétérinaires, ce qui peut également provoquer une douleur légère et temporaire. En outre, la manipulation quotidienne des animaux pour ces procédures peut induire du stress et de l'anxiété, affectant leur bien-être général. Le modèle de dépression induit par l'administration chronique de corticostérone peut présenter une rétention d’eau aboutissant à une augmentation du poids, ainsi que des altérations du pelage. L’administration par gavage d’une molécule d’intérêt peut induire un stress physique, notamment en raison de la répétition de la procédure. Ce traitement pourrait également provoquer des troubles gastro-intestinaux. L'administration dans le cerveau du même traitement, présente des risques spécifiques liés à la chirurgie. L'injection dans le cerveau peut entraîner des complications post-opératoires, notamment un risque d’infection ou des inflammations locales au site d'injection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car il est nécessaire de réaliser des études histologiques sur les tissus à l’issue de chaque procédure.

Remplacement

Etant donnée la complexité multifactorielle de la physiopathologie du vieillissement et la dépression ainsi que les mécanismes mis en jeu, les modèles animaux sont indispensables pour étudier cette complexité biologique et les interactions dynamiques des systèmes physiologiques intégrés, qui ne peuvent être reproduites par des modèles in vitro ou informatiques. Ils permettent de reproduire des maladies humaines spécifiques, d'étudier les mécanismes de ces maladies et de tester des traitements de manière réaliste. De plus, les données précliniques obtenues sur des animaux sont cruciales pour valider les découvertes et assurer la sécurité des nouveaux médicaments avant les essais cliniques humains. Toutefois, notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire le plus possible le nombre d’animaux tout en réduisant tout stress et l'inconfort de l’animal.

Réduction

L’étude statistique impose des cohortes comprenant un nombre suffisant d’animaux afin d’avoir une évaluation pertinente de l’effet des différentes conditions expérimentales sur le comportement. Les taux de perte, ainsi que les amplitudes des effets cage qui ont été considérées seront précisées pour chaque procédure. De plus, nous nous attacherons à décrire au mieux le phénotype des animaux utilisés à l’aide d’une grande batterie de mesures comportementales et physiologiques. Cela nous permettra de réduire la variabilité intra-individuelle de chacun des tests, et ainsi de nécessiter d’un moins grand nombre d’individus pour évaluer l’effet de nos modèles et des traitements. Enfin, lorsque cela s’y prête, nous aurons recours à une étude longitudinale de l’état phénotypique et de la réponse neuronale des individus, ce qui nous permettra également d’augmenter notre puissance statistique et d’avoir besoin de moins d’animaux par groupe.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place pour réduire au maximum toute douleur, souffrance et angoisse des animaux, conformément aux principes de raffinement. La durée d’acclimatation à l’animalerie sera d’au moins une semaine pour permettre aux animaux de s'adapter à leur nouvel environnement et réduire leur stress initial. Les animaux seront surveillés tous les jours par l’expérimentateur et le personnel de l’animalerie. Des points limites seront mis en place. Les souris présentant des signes de douleur seront surveillées tous les jours pour évaluer l'efficacité des interventions et ajuster les soins si nécessaire. Si, malgré les interventions, une souris continue de présenter des signes de souffrance nuisant à son bien-être, et en accord avec le vétérinaire, nous procéderons à l'euthanasie gazeuse pour abréger ses souffrances. Pour réduire le stress associé à l'isolement, parfois nécessaire lors de comportements agressifs entre les individus, les cages d’hébergement seront enrichies avec des éléments tels que des igloos et du coton supplémentaire, offrant ainsi des opportunités de cachette et de nidification pour améliorer le bien-être psychologique des animaux.

Choix des espèces

Le choix d'utiliser la souris comme modèle pour étudier le vieillissement et la dépression repose sur ses similitudes physiologiques avec l'Homme, facilitant la compréhension de ces processus complexes. Sur le plan éthique, bien que la souris présente des différences génétiques et physiologiques avec les humains, elle fournit des données pertinentes pour la recherche biomédicale. En permettant l'étude du vieillissement dès 12 mois et l'induction de la dépression dès 2 mois, la souris offre des résultats rapides tout en minimisant la souffrance animale. Ainsi, son utilisation comme modèle animal dans ces études répond efficacement à des questions scientifiques cruciales tout en respectant les normes éthiques et en maximisant les bénéfices potentiels pour la santé humaine. Les animaux seront utilisés à deux stades de développement spécifiques : jeunes adultes (2-3 mois) et adultes âgés (18-22 mois). Cette sélection permet d'étudier le vieillissement à différents moments critiques de la vie des souris : les jeunes pour établir une base des fonctions biologiques avant les effets du vieillissement, et les adultes âgés pour observer les altérations biologiques plus avancées associées au vieillissement. Cette approche nous permettra d'obtenir une compréhension approfondie des processus physiologiques à différents âges, essentielle pour extrapoler ces résultats à la recherche sur le vieillissement humain et pour développer des stratégies de traitement pertinentes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1408
Souffrances
 -
 60
 532
 816
Devenir
 -
 -
 -
 1408

Objectifs

La forte prévalence des comorbidités entre dépression et addiction aux drogues a un impact majeur sur la santé mentale et les systèmes de santé. En témoigne l'épidémie d'opioïdes touchant les Etats-Unis, où la consommation de drogues est fortement associée à des symptômes de dépression, et a fait chuter l'espérance de vie jusqu’à son plus bas niveau. La comorbidité entre l’addiction aux drogues d’abus et la dépression ainsi que l’impact du stress sur la rechute après sevrage et la dépression, s’expliquent en partie par le fait que des circuits cérébraux communs sont mis en jeu. Ainsi, des recommandations récentes soulignent que les développements thérapeutiques futurs doivent se concentrer sur les comorbidités, plutôt que de traiter chaque maladie indépendamment. Un mécanisme cellulaire clé par lequel deux récepteurs cellulaires interagissent a été découvert et cette interaction régule les comportements dépressifs et d’addiction. Pour ce projet, nous allons étudier comment cette interaction entre récepteurs, identifiés dans une population de neurones, modifie l’équilibre des activités entre différents types de neurones dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Des outils qui permettent de cibler très spécifiquement des interactions moléculaires entre récepteurs dans le cerveau ont été développés. Le présent projet permettra d’élucider le mécanismes expliquant les effets thérapeutiques potentiels que nous avons publiés dans le contexte de l’addiction aux psychostimulants. De plus, ce projet vise à tester l’efficacité de notre approche dans le contexte de l’addiction aux opiacés, et dans la dépression, car il existe une forte comorbidité. En effet, la prévalence de la dépression parmi les patients souffrant d’une addiction est de 30 pour cent. Ce projet revêt donc un fort potentiel translationnel car il ouvre la porte à de futurs développement thérapeutiques pour traiter à la fois les addictions et la dépression comorbide.

Procédures

Les interventions nécessaires à la réalisation du projet permettant d'identifier une nouvelle approche thérapeutique sera soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique dans le cerveau (une fois par animal, durée 10min) soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique et fixation d’une fibre optique dans le cerveau (une fois par animal, durée 45min), qui se fera en condition d'analgésie et anesthésie générale. Des injections intrapéritonéales seront réalisées (16 ou 17 selon procédure, 2 par jour maximum). Les effets anti-dépresseurs seront mesurés par l'observation du comportement dans des cages spécifiquement dédiées. Pour un groupe de souris, celles-ci seront mises en compagnie d'une souris d'une lignée différente pendant 5 minutes 10 fois, puis placées dans différentes cages permettant l'observation de différents types de comportement (durées : 5min, 10min, 5min, 1fois) puis dans une cage permettant de mesurer la consommation d'eau de boissson (72 heures, 1 fois). Deux groupes de souris seront placés dans une enceinte 1 fois pendant 30 minutes pour observer le comportement spontané. Deux groupes de souris seront placés dans une cage à deux compartiments pour mesurer les effets hédoniques de la morphine (8 fois 30 minutes).

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux par l’expérimentateur, ainsi que l’exposition à un nouvel environnement (cage de test de comportement) peut engendrer un stress. Les injections intra-péritonéales engendrent une douleur de très courte durée au niveau de l’abdomen. Lors des actes chirurgicaux, l’anesthésie peut engendrer une baisse de température corporelle et une déshydratation. Dans de très rares cas, l’anesthésie peut provoquer un arrêt cardio-respiratoire.En post opératoire de la chirurgie, les nuisances possibles sont une douleur, et une infection au niveau de la suture due la peau du crâne. Suite au traitement à la morphine, la phase de sevrage entraîne un état de manque associé à des signes somatiques et une perte de poids transitoire. Lors du test de défaite sociale chronique, la mise en place du modèle de stress social implique que les souris soient agressées par d'autres souris. Le modèle animal de stress chronique implique que les souris soient stressées. Les souris qui sont les agresseurs doivent être maintenues en hébergement individuel, soit 1 souris par cage, ce qui peut engender un stress.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés afin d'étudier le cerveau. Il est nécessaire de prélever le cerveau car seule une observation par microscopie permettra de connaître les événements cellulaires associés aux effets thérapeutiques attendus.

Remplacement

Les études in vitro et sur invertébrés ne permettent d’étudier les comportements de type dépressif ou addictif car la neuropathologie de ces troubles psychiatriques est complexe, évolutive et multicellulaire. L’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études, ni de développer des stratégies à visée thérapeutique pour obtenir des preuves de concepts en vue d’une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis d’obtenir des résultats préliminaires solides afin de limiter les études in vivo chez la souris.

Réduction

Le projet impliquera un nombre maximum de 1408 animaux.Les résultats publiés, y compris par notre équipe, nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux par groupe expérimental permettant de générer des données statistiquement solides. De plus, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. Le nombre d’animaux utilisés correspond au plus petit nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats scientifique valide et reproductibles.

Raffinement

Afin de minimiser le stress lors de l’interaction avec l’expérimentateur et le nouvel environnement, une phase d’habituation permet d’habituer progressivement les animaux. L’utilisation d’une aiguille de taille minimale contribue à diminuer l’impact des injections intra-péritonéales. Lors des actes de chirurgie, la température corporelle est maintenue grâce à un tapis chauffant, et la déshydratation est empêchée par l’injection par voie intra péritonéale de sérum physiologique. L’effet de l’hébergement individuel des souris est attenué car les souris sont dans des cages placés côte à côte d’autres cages en apportant une interaction visuelle, et les cages étant pourvues d’un grillage, une interaction par les odeurs est maintenue. Un enrichissement de la cage est réalisé́ par un apport de « nid ». Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Les points limites sont définis et des méthodes sont mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux. Anesthésie et analgésie seront effectuées pour les actes qui autrement auraient pu induire une douleur.

Choix des espèces

Le rongeur est reconnu comme modèle animal idéal pour l'expérimentation et la translation vers les thérapies. Les régions cérébrales, les types de neurones et les circuits neuronaux ainsi que les mécanismes cellulaires de l'addiction et de la dépression sont largement conservés entre le rongeur et l'être humain. Des souirs au stade adulte permettent de modéliser l’addiction et la dépression qui touche majoritairement la population adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 80
Souffrances
 -
 -
 80
 -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Objectifs

Jusqu’à présent, l’obtention de la dépression corticale (CSD, activation massive des neurones puis inhibition de ces derniers) en recherche préclinique nécessite l’injection de chlorure de potassium (KCl). Le KCl va déclencher une activation suivie d’une inhibition des neurones similaire à celle qui se produit dans le cerveau lors d'une crise de migraine avec aura (phénomène neurologique où le patient perd une partie de son champ visuel). Cependant, notre objectif serait d’obtenir des CSD spontanées après une sensibilisation du cortex, comme c’est le cas chez les migraineux. Des collègues ont mis en évidence que l’amincissement de l’os crânial provoquait des activations semblables à celles que l’on voit lors des CSD. Dans ce projet, nous voulons mettre au point un modèle d'enregistrement de CSD chez le rat vigile en comparant le modèle où on crée une sensibilisation en amincissant l’os crânial vs un modèle où l’os n’a pas été aminci.

Bénéfices attendus

A moyen terme, ce projet a pour but d’améliorer les outils existants dans la recherche pré-clinique pour étudier la physiopathologie de la migraine avec aura. Si nous arrivons à identifier de nouveaux acteurs ainsi que leurs rôles, cela nous permettra de mieux comprendre cette pathologie. A plus long terme, ces études peuvent aider à développer de nouveaux traitements pour soulager les patients souffrant de migraine avec aura.

Procédures

Les interventions dans ce projet sont prévues sur une durée maximale de 3 semaines. 1/ Injections intrapéritonéales afin d'induire l’anesthésie pour la chirurgie. 2/ Réalisation d'une chirurgie (durée 45min). 3/ injection d'agents migraineux sur les méninges à travers la canule sous anesthésie générale brève à l’isoflurane. 4/ Le test de sensibilité cutanée sur la face du rat.

Impact sur les animaux

Les nuisances identifiées pour le bien-être des animaux sont : la chirurgie (implantation des canules, amincissement de l’os) qui provoque une douleur post-opératoire, la sensibilité douloureuse liée au modèle de migraine la séparation des animaux après la chirurgie.

Devenir

Les procédures ne permettent pas de réutiliser les animaux. En effet, elles se terminent par par des enregistrements chez l’animal anesthésié sans réveil : les animaux seront donc mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Le nombre d'animaux est défini à partir de notre expérience et des tests statistiques donnant le nombre nécessaire pour la discrimination des effets. Ainsi dans chaque lot, nous aurons 10 animaux. Notre expérience nous a appris que nous avions environ 20% de pertes d’animaux à cause de la chirurgie, de la perte des canules ou encore des canules qui pourraient se boucher ou encore la perte du signal de courants corticaux, ou des vis d'enregistrement. A cela s’ajoute l’effet discriminant lors du test de sensibilité de la face et de la réponse électrique des neurones entre les différents groupes. Une fois l’expérience chez l’animal vigile terminée, nous réaliserons des enregistrements chez l’animal anesthésié pour obtenir plus de données et éviter un nouveau groupe d’animaux.

Raffinement

Les nuisances identifiées sur le bien-être des animaux sont : la douleur engendrée par les chirurgies, la douleur engendrée dans le cadre du modèle, et la séparation des animaux après la mise en place de la canule sur les méninges. Afin de réduire la douleur de la chirurgie, un traitement antalgique sera donné pendant 3 jours. La cornée est protégée pendant la chirurgie. Par ailleurs, la chirurgie est effectuée sous anesthésie générale, les animaux sont placés sur une couverture chauffante pendant tout le temps de la chirurgie. Le zone d'incision est désinfectée avec une solution antiseptique et elle sera la plus petite possible. La chirurgie est réalisée par une personne expérimentée pour qu’elle dure le moins de temps possible. Nous veillons à ce qu’il n’y ait aucune hémorragie à la fin de la chirurgie. Les animaux sont gardés dans la pièce de chirurgie en observation jusqu'à leur réveil complet. Concernant la douleur générée par le test de sensibilité de la face, nous en limitons la durée et l’intensité au minimum et l’animal a la possibilité d’échapper à la stimulation puisqu’il est libre de ses mouvements. Les animaux seront ensuite observés tous les jours par l’expérimentateur. Ils seront pesés tous les jours, leur vitalité sera vérifiée (déplacement, alimentation, état général, comportement douloureux). Avant chirurgie, les animaux sont hébergés dans des conditions standard. Pour améliorer le bien-être des animaux, les cages sont enrichies à l'aide de rouleaux permettant aux animaux de se cacher avant la chirurgie. Après l’implantation de la canule, les animaux auront un hébergement individuel afin de protéger les dispositifs expérimentaux. Les rouleaux seront remplacés (protection des dispositifs expérimentaux) par des feuilles de sopalin blanc et des lanières de papier kraft pour permettre aux animaux de faire un nid. Au cours de l'expérimentation, les animaux seront observés tous les jours pour déterminer la présence ou non d’un ou plusieurs points limites adaptés à notre expérimentation. Selon notre arbre décisionnel, nos points limites seront considérés comme les critères d’arrêt des souffrances des animaux et entraineront la mise à mort de l’animal après une sédation.

Choix des espèces

Le rat de souche Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Les animaux seront âgés de 7-12 semaines pour la comparaison avec les autres données de la littérature : les rats sont considérés comme adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 6000
Rats : 3600
Souffrances
 -
 -
 3600
 6000
Devenir
 -
 -
 900
 8700

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’étudier les effets de nouvelles substances pharmacologiques synthétisées ou acquises au sein du laboratoire dans des modèles comportementaux chez le rongeur permettant de mimer les symptômes de la dépression chez l’Homme. Ce projet implique l’obtention de données comportementales chez l’animal nécessaires pour envisager la poursuite de développement de produits pharmacologiques chez l’Humain.

Bénéfices attendus

A court terme, il s’agira de démontrer à l’aide de données chez l’animal l’efficacité potentielle de nouvelles substances pharmacologiques : les procédures mises en œuvre permettront de mesurer la capacité de ces molécules à moduler les symptômes de la dépression chez le rongeur, de les comparer et ainsi de choisir la meilleure selon des critères de sélection pour l’application thérapeutique choisie. A long terme, ce projet permettra de générer des données scientifiques pré-cliniques robustes indispensables au processus de développement de nouveaux candidats médicaments, notamment avant le passage en phase de tests chez l’Homme.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à des administrations dont la voie (orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, intra-veineuse ou intra dermique ) , la fréquence d’administration (aigüe ou chronique, dans ce cas pas plus de 2 administrations/jour) ainsi que la durée (période maximale de 4 semaines) seront adaptées en fonction des objectifs de recherches. Les délais d'administration avant les phase de test seront de 0 à 4h. Pour chaque administration, une courte contention (

Impact sur les animaux

Au cours de ce projet, les animaux recevront des administrations de composés avant les évaluations comportementales. Il est possible que la courte contention alors nécessaire (

Devenir

A l'issue de la procédure 1, classée comme sévère, tous les animaux seront mis à mort. Pour la procédure 2, les animaux traités avec des composés pharmacologiques qui risqueraient d’interagir avec d’autres expérimentations dans le but d’une réutilisation seront mis à mort. Dans le cas des rats, les animaux contrôles pourront cependant être remis en hébergement groupé et réutilisés pour d’autres projets en fonction des objectifs de recherche si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée. Dans le cas des souris, ne pouvant pas être remise en hébergement groupé, certaines pourront néanmoins être réutilisées uniquement pour des projets de biodisponibilité ou histologiques si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée. La décision sera prise par le responsable projet (une personne compétente désignée par lui) ou le vétérinaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de nouvelles entités pharmacologiques sur le symptôme de la dépression dans le cadre du développement de nouveaux médicaments. Il n’existe à ce jour pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet c’est pourquoi l’utilisation de modèles in vivo est indispensable avant toute administration à l’Homme, la souris et le rat étant ici les espèces les plus adaptées.

Réduction

Un effectif minimum et suffisant de 12 animaux par groupe expérimental est prévu afin d’obtenir une robustesse satisfaisante des tests statistiques. En fin de procédure, certains animaux (en particulier les contrôles) seront au maximum réutilisés dans d’autres projets comportementaux ou bien pour des analyses histologiques faisant l’objet d’autres projets.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie centrale et restent 5 jours en acclimatation avant toute expérimentation. Tout au long des études, les animaux sont hébergés en groupe (nombre maximal défini par la règlementation en cours) dans des cages adaptées à l’espèce avec la présence d’enrichissement de milieu (tunnel, Sizzle pad pour nidification…) ou isolés de leurs congénères en phase active des tests lors de périodes les plus courtes possibles (durée max de l’isolement 60 min) selon les besoins de la procédure. Seule une procédure nécessitera un hébergement en cage seule des animaux mais la durée n’excèdera pas 23 jours (phase d’habituation de 12 jours incluse) et toujours avec eau/nourriture ad libitum et avec un enrichissement qui sera bien maintenu (appareil de nidification, tunnel…). Le change des cages se fait 1 fois par semaine. Les animaux sont observés chaque jour, et font l’objet d’un suivi par l’expérimentateur chaque semaine avec entrée des observations (et des éventuelles actions prises) dans une base de données. Les membres de la SBEA (Structure Bien-être Animal) effectuent une observation mensuelle de tous les animaux. En cas d’atteinte d’un des points limites définis plus loin, l’animal est écarté de l'étude pour subir les soins essentiels ou être euthanasié si nécessaire. Le raffinement sera aussi obtenu grâce au recours à des procédures les moins invasives possibles ainsi qu’à la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales (période d’habituation aux pièces et dispositif expérimental, phase de familiarisation aux manipulations, aux administrations…).

Choix des espèces

Le rat et la souris sont déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et ils ont un système nerveux suffisamment évolué pour envisager raisonnablement une extrapolation à l’homme de certains résultats. De nombreux parallèles existent en effet entre les caractéristiques comportementales étudiées chez le rat ou la souris et les caractéristiques du comportement humain. Ce sont les espèces animales les plus pertinentes et couramment utilisées pour évaluer les effets de substances sur la dépression. Les animaux sont utilisés au stade adulte chez la souris comme chez le rat. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets de produits sur l’animal à d’autres stades de développement. De plus, les tests de douleur décrits dans ce projet sont classiquement réalisés dans la littérature sur des animaux adultes, avec un développement cérébral complet et des capacités motrices et cognitives fonctionnelles.