Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)
PiroM2F – Piroplasmose équine : Mare to Foal
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Objectifs
La piroplasmose équine (PE) est une maladie vectorielle transmise par les tiques, liée à la multiplication dans le sang de deux agents étiologiques, les parasites Theileria equi et Babesia caballi. Cette infection est responsable de fortes fièvres et parfois de mortalité chez l'équidé infecté. Même traités, les chevaux infectés par T. equi restent porteurs à vie et donc sources d’infection pérennes. La PE est largement répandue en France, avec plus d’un tiers des équidés porteurs asymptomatiques le plus souvent de T. equi. La transmission vectorielle de T. equi pose question dans le contexte épidémiologique français, en raison des stades et espèces de tiques présentes sur équidés. Nous avons montré que dans les secteurs géographiques les plus touchés (Sud-Est de la France), 38% des poulains de moins de 3 ans sont déjà porteurs de T. equi. Devant ce taux élevé, nous nous sommes questionnés sur le taux de transmission verticale de la jument porteuse à son poulain, et l’avons évalué à 7,4%. Lors de cette étude, nous avons également mis en évidence la présence d’ADN de T. equi dans le colostrum sur un petit effectif de juments, laissant supposer une transmission possible par cette voie. En effet, dans ses 24 premières heures de vie, la barrière intestinale du poulain est totalement perméable, permettant le passage de cellules. Nous avons de ce fait peut-être sous-évalué le taux de transmission, mesuré alors dans les 72 premières heures de vie du poulain, pensant à une transmission trans-placentaire uniquement. Le délai de multiplication des parasites de quantité non connue potentiellement ingérés via le colostrum jusqu’à atteindre un seuil sanguin détectable pourrait dépasser les 72h, les parasites ayant un temps de génération d’une dizaine d’heures. Le projet consiste à étudier les voies de transmission verticale de la piroplasmose de la jument au poulain en conditions d’infections naturelles, et leur importance respective. Les deux sites étudiés dans le cadre de cette étude sont localisés en Corrèze (19), zone de forte endémicité pour la piroplasmose, sur lesquels la présence de cette maladie est documentée, et offrent les infrastructures et les compétences nécessaires pour le suivi des poulinages et des poulains.
Bénéfices attendus
Comme il n’existe pas de solutions thérapeutiques efficaces contre T. equi, prévenir l’infection est essentiel. Avec ce projet, nous souhaitons déterminer la part relative de la transmission trans-placentaire et de la transmission via le colostrum dans la transmission verticale de T. equi. Si la transmission se fait par voie placentaire seule, les moyens d’éviter ce passage sont limités. Pour le moment, nous n’avons que des suspicions sur la présence de parasites dans le colostrum, nos analyses précédentes portant sur la détection de l’ADN seul. Nous allons donc en parallèle rechercher la présence d’ARN parasitaire dans les lymphocytes présents dans le colostrum (transmission de l’immunité maternelle), ce qui est un indicateur de parasites vivants. Le développement d’une piroplasmose asymptomatique (détection d’ADN parasitaire à J5 ou J10) chez le poulain testé négatif avant prise de colostrum (J0) sera un indicateur de parasites infectants présents dans le colostrum. Une fois ce point établi, nous pourrons tester in vitro la résistance à la congélation des parasites présents dans le colostrum. La congélation est une méthode simple, assez couramment utilisée en élevage pour conserver le colostrum lors d’une saison de poulinage pour suppléer un colostrum insuffisant en quantité ou en qualité. Les éleveurs, informés du risque de transmission, pourraient n’apporter que du colostrum congelé lors des premières 24h pour limiter ou éviter la transmission à partir d’une jument qu’ils savent parasitée.
Procédures
Pour les juments, une à deux prises de sang au cours du protocole auront lieu. Chaque prélèvement sanguin durera environ une minute. Un prélèvement de colostrum sera aussi réalisé. Ce prélèvement pourra prendre 1 à 2 minutes, en fonction de l'individu. Pour les poulains, trois prises de sang seront réalisées. Elles seront précédées par la mise en place d'une contention légère (environ 2 minutes) pour que le prélèvement en lui-même (environ 1 minute) soit réduit en temps et réalisé dans les meilleures conditions.
Impact sur les animaux
Un léger stress peut survenir pour certaines manipulations. Les prises de sang sur les poulains peuvent induire un stress dû à la contention réalisée afin de limiter la douleur au moment de l'insertion de l'aiguille. Bien que maintenir l'animal immobile puisse le contraindre, cela permet de limiter la douleur liée à l'aiguille qui est minimisée lorsque le geste est réalisé dans de bonnes conditions. Pour les juments, une douleur légère est associée aux prises de sang mais aucune contention n'est nécessaire et le geste technique est réalisé par le personnel formé du site ou par un vétérinaire ce qui limite la douleur. Le prélèvement de colostrum sera réalisé à la main et ne concerne qu’un volume de 10 mL, permettant de laisser suffisamment de colostrum pour le poulain. Cette manipulation peut engendrer un léger stress chez les juments non habituées mais un protocole d’habituation sera mis en place. Ainsi, aucun impact majeur sur la santé des animaux n'est attendu. La concentration en immunoglobulines dans le colostrum de chaque jument sera contrôlée via l’utilisation d’un Colotest, comme pratiqué habituellement sur le site et de la ferme commerciale. Cela nous permettra d’apporter du colostrum aux poulains le nécessitant. Ce colostrum sera soit issu d’une jument testée négativement à l’infestation par T. equi, soit un colostro-remplaceur du commerce.
Devenir
L'ensemble des animaux seront maintenus en vie à l'issue de chaque procédure. Les procédures étant de classe légère, rien n'empêche la réutilisation et/ou l'adoption de ces animaux conformément à la Directive Européenne 2010/63 (article n°19).
Remplacement
Le but est d’étudier in vivo les mécanismes de transmission des parasites responsables de la piroplasmose. Ces parasites étant spécifiques des équidés, il est indispensable de se placer chez l’espèce cible pour comprendre l’ensemble des phénomènes biologiques.
Réduction
Le nombre d’animaux suivis sera réduit au minimum via la poursuite des tests uniquement sur les juments porteuses de parasites. Un panel plus étendu pour les premiers prélèvements nous assurera de cibler les individus porteurs et d’avoir ainsi suffisamment d’animaux dans le groupe suivi jusqu’au poulinage pour les juments et jusqu’au dixième jour post-partum pour les poulains issus de mères infectées. Il a été décidé d’utiliser deux sites pour pouvoir prendre en compte une différence d’exposition des juments aux vecteurs des parasites (jusqu’à terme pour un site, environ 5 mois avant terme pour l'autre site) qui pourrait influencer la présence de parasites dans les lymphocytes, stades potentiellement clés dans la transmission.
Raffinement
L’ensemble des manipulations sur les animaux sera réalisé par du personnel qualifié et connu des animaux sur les deux sites. Les juments seront surveillées a minima de manière bi-quotidienne lors de la distribution de l’alimentation. Durant la période de poulinage, les juments seront équipées d’un bracelet de queue permettant de détecter le poulinage et placées sous vidéo surveillance. A cela s’ajoutera la présence d’un agent formé qui assurera les astreintes afin d’être présent sur place pour chaque poulinage. Les prises de sang seront réalisées dans un environnement connu des animaux ce qui permet de limiter tout stress lié à la procédure. Les prélèvements sur le placenta n’engendreront pas de stress particulier puisqu’ils seront réalisés après expulsion dudit placenta par la jument. Nous serons malgré tout particulièrement vigilants à ce qu’il n’y ait pas de rétention placentaire. Si la délivrance ne survient pas dans les 4h suivant le poulinage, le vétérinaire référent de la structure sera contacté et les dispositions nécessaires seront prises. Cela pourra engendrer la sortie du couple mère-jeune du protocole en fonction du traitement appliqué. Les prélèvements de colostrum se feront eux aussi dans un endroit connu des animaux via une traite partielle manuelle. Certaines juments incluses dans le protocole sont multipares et ont déjà été traitées au moins une fois lors d’une précédente saison de poulinage. Pour les juments primipares, une habituation à la procédure sera réalisée afin de réduire tout stress lié au prélèvement. L’état de santé des poulains sera surveillé. Le personnel assistant au poulinage s’assurera notamment d’une bonne prise colostrale dans les 3 à 4h suivant le poulinage pour assurer une acquisition optimale de l’immunité. Nous veillerons particulièrement aux poulains qui seraient infestés dès la naissance. S’ils devaient montrer des signes de piroplasmose, le traitement adéquat sera mis en place en concertation avec le vétérinaire référent des structures.
Choix des espèces
La piroplasmose équine est une maladie parasitaire due à des parasites très spécifiques des équidés. L’utilisation de juments pour l’étude de la transmission verticale de ces parasites est donc essentielle. L’objectif du projet étant d’analyser les voies de transmission verticale (jument au poulain) de la piroplasmose et de distinguer une transmission trans-placentaire au fœtus d’une transmission via le colostrum au poulain, l’usage de juments en fin de gestation et de leur descendance est indispensable.
Etude de la transmission du microbiote du gros intestin de la jument au poulain et de l’héritabilité de la fonction fibrolytique et effet sur les paramètres de santé associés
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
Le microbiote du poulain est en grande partie hérité de la mère par une transmission verticale à travers le liquide amniotique, le lait et la coprophagie (consommation des fèces). Il interagit avec les parasites intestinaux et la muqueuse intestinale. L'équilibre de cet écosystème est un facteur de santé et de performance des chevaux à court et long terme. Ce projet poursuit trois objectifs : • Etudier l’héritabilité structurelle et fonctionnelle du microbiote de la mère au poulain, • Déterminer si les paramètres de croissance et de santé sont associés au microbiote du gros intestin du poulain, • Déterminer si la structure et la fonction de l’écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre la transmission du microbiote de la mère au poulain afin d'améliorer les pratiques et de permettre aux poulains de devenir des adultes en meilleur santé et plus performants.
Procédures
Au cours du projet, quatre prélèvements de sang et de fèces sont prévus par jument et trois par poulain : 15 jours avant la mise bas (juments), 7 jours après la mise bas (jument et poulains), avant le sevrage (juments et poulains) et avant le débourrage (juments et poulains). Ces prélèvements permettront de répondre aux différents objectifs du projet. Les animaux seront vigiles lors de ces prélèvements qui ne dureront pas plus de 5 min chacun.
Impact sur les animaux
La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde de leur élevage.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer le cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro pour plusieurs raisons : • Le microbiote digestif est spécifique à chaque espèce, • L’étude de l’écosystème intestinal du gros intestin nécessite d’être réalisée in vivo car les interactions entre la microfaune, macrofaune et l’hôte sont complexes et individus-dépendantes, • La transmission du microbiote de la mère au jeune ne peut pas être étudiée in vitro.
Réduction
Une étude statistique à partir des résultats d'une étude préliminaire a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
La conduite (alimentation, logement, sevrage) mise en place dans l’élevage ne sera pas modifiée pour l’étude. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront logés par groupes de 2 ou 3 couples juments/poulains dans des paddocks en herbe à partir de 2 semaines d’âge des poulains, puis par groupes de 10 dans des prés à partir d’un mois. Avant le sevrage, les poulains seront toujours manipulés à proximité de leurs mères afin d’éviter toute source de stress supplémentaire. Lors du sevrage entre 5 et 6 mois, les poulains resteront avec leurs congénères afin de limiter le stress induit par la séparation de la mère. Lors des prélèvements de fèces et de sang, les couples juments/poulains seront toujours manipulés côte à côte afin de limiter le stress dû à la séparation. Les prélèvements auront lieu dans une barre d’échographie afin de limiter le risque de blessure. De plus, lors des prélèvements de fèces, la main du manipulateur sera enduite de gel afin de limiter les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. Les techniciens animaliers s’occupant des chevaux veilleront à relever tout signe de mal-être ou de souffrance et un vétérinaire interviendra pour soigner les chevaux si nécessaire.
Choix des espèces
Le microbiote digestif étant spécifique à chaque espèce, il est nécessaire de travailler sur le cheval qui est l'espèce cible de ce projet. La moitié des chevaux seront des juments en âge de se reproduire (10±5 ans) et l'autre moitié sera leurs poulains. Les animaux seront suivi depuis un mois avant la mise bas pour les juments jusqu'au pré-débourrage des poulains (environ 1,5 ans). Afin d'étudier la transmission du microbiote de la jument au poulain, il est nécessaire d'étudier des juments pouvant être gestantes et leurs poulains. Un suivi jusqu'au pré-entrainement des poulains permettra de répondre à l'objectif de déterminer si la structure et la fonction de l'écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.
Supplémentation en oméga-3 en fin de gestation, effets sur la santé du couple mère-jeune et sur le transfert d’immunité
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Objectifs
En premier lieu, nous souhaitons étudier l’effet d’une supplémentation en oméga-3 en fin de gestation sur le transfert d’immunité. Les effets directs seront étudiés via les profils en acides gras circulants chez la jument, puis leur transfert au poulain. Pour ce faire, les profils en acides gras placentaire, des sécrétions lactées et sanguins chez le poulain seront étudiés. En parallèle, la mesure de la concentration en immunoglobulines sera aussi étudiée au sein de ces différents compartiments biologiques. Dans un deuxièmes temps, nous nous intéressons aux effets à long terme chez le jeune via l’étude de ses performances de croissance. La croissance sera mesurée au travers de plusieurs indicateurs (poids vif, hauteur au garot, largeur des épaules/hanches/canons) qui seront mesurés de la naissance jusqu'à 1 an.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons étudier l’effet d’une supplémentation en oméga-3 en fin de gestation sur le transfert d’immunité. Les effets directs seront étudiés via les profils en acides gras circulants chez la jument, puis leur transfert au poulain en utilisant une méthode similaire. Les transferts au niveau du placenta et des sécrétions lactées seront aussi étudiés. Les effets à long terme seront étudiés chez le jeune via l’étude de ses performances de croissance. L’apport de connaissances sur l’assimilation des acides gras par les juments en fin de gestation et leurs mobilisation vers différents compartiments permettront d’être mieux à même de comprendre dans quelle mesure une supplémentation en lipides est intéressante pour les élevages.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins réalisés sur animaux vigiles au niveau de la veine jugulaire. Pour les juments 10 prises de sang seront réalisées (environ 1 minute par prise de sang), pour les poulains 6 prises de sang seront réalisées (2 à 3 minutes par prise de sang, tenant compte de la mise en place de la contention légère).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir un stress léger lors de certaines manipulation comme lors des traites pour les juments ou lors des prises de sang pour les poulains. Pour ces derniers, bien que les maintenir immobiles puisse engendrer une contrainte, cela permet de limiter la douleur liée à l'aiguille qui est minimisée lorsque le geste est réalisé dans de bonnes conditions. Pour les juments, une douleur légère est associée aux prises de sang mais aucune contention n'est nécessaire et le geste réalisé par le personnel formé. Un stress léger peut être visible sur les juments non-habituées à la traite. Pour le limiter, le poulain est conservé à proximité de la jument tout au long du prélèvement et une période d'habituation est mise en place pour réduire le stress. La pesée des animaux se fait dans un environnement connu et maîtrisé par les mères qui restent en contact permanent avec leur jeune, ainsi cette étape n'engendre par de stress. Bien que l’alimentation soit le sujet central de l'étude, elle restera majoritairement à base de fourrages, la part d’aliment concentré n’excèdera pas les 10% de la rations, comme conseillé pour l'espèce. La concentration en immunoglobulines dans le colostrum sera contrôlée via l’utilisation d’un Colotest. Cela nous permettra d’apporter du colostrum d'une autre jument ou un colostro-remplaceur aux poulains le nécessitant. Ces derniers seront retirés de l’étude mais n’encoureront pas de risques liés à une mauvaise acquisition de l’immunité.
Devenir
Les juments et les pouliches seront toutes conservées à l'issue des procédures afin d'être réutilisées à d'autres fins expérimentales. Les mâles seront replacés dans des établissement adaptés.
Remplacement
Cette étude a pour but de comprendre les mécanismes du transfert des lipides, et plus précisément de oméga-3, de l’alimentation à la jument, de la jument au placenta puis de la jument au poulain via les sécrétions lactées. Pour se faire, nous devons nous placer in vivo puisque recréer l’environnement gestationnel n’est actuellement pas possible.
Réduction
Le nombre d’individus inclus dans l’étude a été limité au maximum. En effet, les mécanismes étudiés étant très méconnus chez le cheval, cette étude pilote servira à déterminer quels indicateurs de la santé mère-jeune peuvent être mesurable en fonction des différents substrats prélevés (sang, placenta et sécrétions lactées). Des études plus poussées, impliquant davantage d’animaux, pourront être envisagées par la suite afin d’affiner les résultats préliminaires issues de la présente étude.
Raffinement
L’ensemble des manipulations sur les animaux seront réalisées par des personnes qualifiées et connues des animaux. L’ensemble des juments seront surveillées de manière bi-quotidienne lors de la distribution de l’alimentation. Les aliments offerts seront pesés mais aussi les aliments refusés, ce qui permet un suivi longitudinal précis de la consommation et de détecter précocement un éventuel problème de santé impliquant une perte d’appétit. Durant la période de poulinage, les juments seront équipées d’un bracelet de queue permettant de détecter le poulinage et placées sous vidéo surveillance. A cela s’ajoutera la présence d’un agent formé qui assurera les astreintes afin d’être présent sur place pour chaque poulinage. Les prises de sang seront réalisées dans une cage de contention qui sert aussi à la pesée des animaux. Cet environnement est connu des animaux et permet donc de limiter tout stress lié à la procédure. Les prélèvements de sécrétions lactées se feront elles aussi dans un endroit connu des animaux. Une personne formée et connue des animaux se placera à la tête (sur laquelle sera placée un licol) tandis qu’un second opérateur réalisera le prélèvement en traite manuelle . Toutes les juments incluses dans le protocole sont multipares et ont déjà été traites au moins une fois lors d’une précédente saison de poulinage. Les prélèvements sur le placenta n’engendreront pas de stress particulier puisqu’ils seront réalisés après expulsion dudit placenta par la jument. Nous serons malgré tout particulièrement vigilants à ce qu’il n’y ait pas de rétention placentaire. Si la délivrance ne survient pas dans les 4h suivant le poulinage, le vétérinaire référent de la strucutre sera contacté et les dispositions nécessaires seront prises. Cela pourra engendrer la sortie du protocole du couple mère-jeune du protocole en fonction du traitement appliqué.
Choix des espèces
Le projet traite des effets d’une supplémentation en oméga-3 sur la jument gestante et sur sa descendance. Nous nous intéresserons notamment à la question du transfert d’immunité, indispensable pour le poulain qui naît sans défenses immunitaire et qui dépend complètement de l’apport en colostrum pour ne pas être immuno-déprimé. De plus, le cheval est le seul gros herbivore d’élevage à être monogastrique. Les résultats ayant pu être obtenus chez les ruminants ne sont pas directement transposable. De même, les résultats obtenus chez le porc, omnivore, ne peuvent être directement appliqué aux équidés. Ainsi, il est indispensable d’étudier la supplémentation en oméga-3 directement chez l’espèce d’intérêt pour comprendre les mécanismes sous-jacents et leurs effets sur le couple jument-poulain. Les animaux qui seront utilisés sont des juments âgées de 6 à 16 ans dans le dernier tiers de gestation jusqu’à 20 jours post-poulinage. Le dernier tiers de gestation correspond à la période où les besoins nutritionnels des juments sont maximaux mais aussi à la période de plein développement du fœtus. Les effets d’une supplémentation alimentaire à ce stade est donc pertinent, notamment lorsque cela se fait via des acides gras. Ces derniers sont plus denses en énergie (4cal pour 1g) que les protéines ou les sucres (1cal pour 1g) ce qui permet de fournir de l’énergie à la jument tout en tenant compte de la diminution de la capacité d’ingestion. Seront aussi intégrés leurs descendants au cours de la première année de vie. Le suivi longitudinal de ces animaux permettra d’étudier les effets d’une supplémentation de la mère sur la croissance des jeunes. Dans ce cadre, nous nous intéressons aux principes de la DOHaD (Developmental Originis of Health and Diseases) qui cherche à mesurer les effets de l’environnement gestationnel chez les descendants.
Aspiration des ovocytes chez la jument pour développer l’acte de « INTRA CYTOPLASMA SPERM INJECTION » en France.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Objectifs
La filière équine a un besoin continu d'amélioration génétique. Le développement de l’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) pour les équidés en France va faciliter des croisements et la reproduction de juments ou téalons qui jusqu'ici n'étaient pas fertiles et aussi faciliter la production d'embryon destinés à l'implantation sur des juments porteuses. A l’heure actuelle, il n’y a pas encore de laboratoire qui puisse assurer la production et la commercialisation d’embryons équins par technique ICSI sur des ovocytes équins en France. Tous les ovocytes récoltés des chevaux/ poneys en France sont prélevés sur des juments vivantes puis envoyés à l’étranger pour la production des embryons post-ICSI
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont la validation d’une technique in vitro d’ICSI pour la mise à disposition d’embryons équins sur le marché français.
Procédures
Les interventions sont équivalentes à celles que subiraient les juments à qui on prélèvera des ovocytes avant de réaliser une fécondation in vitro. Elles consistent en des examens gynécologiques répétés plusieurs jours de suite, ainsi que des prélèvements ovariens par ponction transvaginale. Les examens gynécologiques durent moins de 5 minutes et sont au nombre de 5 à 6 avant chaque prélèvement, espacés de 12 à 48 heures. Ils sont plus fréquents à l’approche du prélèvement. Le prélèvement dure moins de 30 minutes. Un maximum de 6 prélèvements par an est prévu.
Impact sur les animaux
Les nuisances de ces interventions sont un légère douleur locale liée à l'examen gynécologique. Les ponctions ovocytaires sont une douleur passagère liée à l'introduction d'un aiguille par voie intra abdominale.
Devenir
Les juments sont temporairement utilisées dans ce projet, qui prévoit des pratiques de médecine vétérinaire classique, sans impact sur leur santé. Elles pourront alors être réutilisées pour d'autres procédures après un temps de repos.
Remplacement
La technique d'ICSI est connue dans plusieurs espèces animales et publiée. Le laboratoire connaît bien la façon de traiter les cellules et les cultiver. En revanche, il pour la mise au point précise de la technique, il est nécessaire de réaliser quelques essais avec des ovocytes prélevés sur juments vivantes en bonne santé pour valider et standardiser les techniques.
Réduction
Le nombre d'animaux sera limité au nombre nécessaire à réaliser des prélèvements d'ovocytes jusqu'à ce que la technique soit validée et standardisée. On ne peut pas en revanche trop réduire le nombre de juments pour éviter de trop solliciter un nombre trop réduit de juments.
Raffinement
Un programme d'enrichissement sera mis en place. Ce dernier comprendra des enrichissements structuraux (congénère dans le box adjacent pour un contact visuel, olfactif et sonore permanent, une pierre à sel laissée à disposition), une litière confortable et épaisse de paille pour le repos en décubitus, un jouet (ballon), des friandises (carottes, bonbons) distribués quotidiennement par les soigneurs, de la musique d'ambiance diffusée pendant la journée à un volume raisonnable dans le but de réduire le stress. Les juments, issues d’un troupeau à visée pédagogique, seront déjà acclimatées à leur environnement (lieu de vie, pré et boxe, personnel, congénères) depuis plusieurs mois et ont déjà bénéficié d’une période d’habitation (training aux actes techniques et manipulations) avant le début du projet. Ce programme d’habituation est associé à du renforcement positif (ex : distribution de récompenses) ce qui permettra de réduire le stress des animaux lié aux manipulations. Les animaux seront suivis individuellement et trois fois par jour tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur. Un examen échographique de contrôle des ovaires et de l’utérus sera effectué à 24h post-aspiration. Le personnel soignant veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal. Les temps de repos accordés aux juments entre les prélèvements respecteront les recommandations éthiques en vigueur au sein de l’établissement utilisateur. Les prélèvements seront réalisés sous sédation et analgésie. Un traitement analgésique post-opératoire sera également mis en place. Les prélèvements ovocytaires seront réalisés sur animal vigile et sédaté, car l'anesthésie générale engendre un stress et un risque plus important pour l'animal que la procédure elle-même. Des points limites précoces ont été déterminés afin de prendre en charge toute forme de douleur ou de souffrance. En cas d’atteinte d’un de ces points, l’animal concerné sera pris en charge et hospitalisé en clinique spécialisée, selon les recommandations du vétérinaire. L’arrêt du protocole sera envisagé si l’animal ne répond pas au traitement ou si son état se dégrade (sous la responsabilité du vétérinaire).
Choix des espèces
L’objectif est de pouvoir produire des embryons équins in vitro ; il est indispensable d'avoir recours à l’espèce animale cible. Des juments adultes, sexuellement matures (> 3 ans) seront utilisés dans ce projet. Les juments de plus de 15 ans à fertilité potentiellement diminuée, ne seront pas utilisées afin de limiter les échecs de la récolte ovocytaire.
Recherche de biomarqueurs non invasifs du poulinage
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
Notre objectif est d’identifier un biomarqueur non invasifs du poulinage (naissance du poulain). En effet, la durée de la gestation de la jument est variable (306 à 365 jours), et la date du poulinage ne peut pas être prédite avec précision. De nombreux éleveurs souhaitent être présents lors du poulinage, qui a souvent lieu la nuit, pour réaliser rapidement les premiers soins, vérifier la prise de colostrum et alerter le vétérinaire en cas de problème. Ils sont très demandeurs d’un biomarqueur permettant de prédire la date du poulinage. A l’approche du poulinage, la concentration sanguine de plusieurs hormones varie significativement, ce qui en fait des biomarqueurs potentiels du poulinage. Afin d’éviter les prises de sang, notre objectif est de rechercher un biomarqueur du poulinage dans la salive, car les prélèvements salivaires sont non invasifs et non douloureux. Dans notre projet précédent nous avions réalisé des prélèvements de sang et de salive sur des juments en fin de gestation tous les matins dans les 7 jours qui précèdent le poulinage. Nous avions analysé les concentrations salivaires et sanguines de plusieurs hormones et nous avions montré 1) une augmentation significative des concentrations de cortisol et d’ocytocine dans le sang entre la veille du poulinage (J-1) et le jour du poulinage (J0, le poulinage a eu lieu le soir ou dans la nuit), 2) une augmentation plus faible et non significative des concentrations de cortisol et d’ocytocine dans la salive entre J-1 et J0. Notre hypothèse est que l’augmentation des concentrations salivaires a lieu plus tardivement en raison du délai de passage des hormones du sang vers la salive, et qu’elle pourrait être détectée par des prélèvements de salive matin et soir, plus proches du poulinage. L’objectif est donc de vérifier si les concentrations de cortisol et d’ocytocine dans la salive augmentent significativement à l’approche du poulinage suite à l’augmentation des concentrations dans le sang, ce qui ferait de ces hormones des biomarqueurs salivaires non invasifs du poulinage. Pour cela, nous souhaitons obtenir des prélèvements de sang et de salive sur les 10 juments gestantes de notre troupeau expérimental matin et soir dans les 3 jours précédant le poulinage et juste après le poulinage afin de suivre précisément l’évolution des concentrations autour du poulinage.
Bénéfices attendus
Les prélèvements de sang et de salive bi-quotidiens permettront de suivre l’évolution des concentrations sanguines et salivaires des 2 hormones à l’approche du poulinage afin de vérifier s’il y a bien une augmentation significative des concentrations salivaires suite à l’augmentation significative des concentrations sanguines. Si l’une des hormones présente bien une augmentation significative des concentrations salivaires à l’approche du poulinage, elle pourra être considérée comme un biomarqueur salivaire prédictif du poulinage. Elle pourra alors être proposée aux éleveurs comme prédicteur du moment du poulinage pour qu’ils puissent assurer plus facilement une surveillance et des soins rapides qui permettront un gain éthique dans le suivi des juments et dans la santé du poulain et de sa mère. A terme, les éleveurs pourraient prélever un peu de salive sur les juments gestantes matin et soir, réaliser un test rapide du type bandelette colorimétrique, et ainsi savoir si le poulinage est proche. Si aucune des deux hormones ne présente une augmentation significative des concentrations salivaires à l’approche du poulinage, le sang et la salive restant permettront de réaliser de nouveaux dosages hormonaux afin de poursuivre la recherche de biomarqueurs non invasifs du poulinage sans refaire des prélèvements sanguins et salivaires
Procédures
Nous souhaitons obtenir des prélèvements de sang et de salive sur les 10 juments de notre troupeau expérimental matin et soir dans les 3 jours précédant le poulinage et juste après le poulinage afin de suivre précisément l’évolution des concentrations autour du poulinage. Du fait de la variabilité de la date du poulinage et de la durée de gestation, les animaux auront entre 7 et 40 prélèvements (22 prélèvements en moyenne d'après nos travaux antérieurs). La durée du prélèvement de sang est de quelques secondes. Pour le prélèvement de salive, l'animal mâchouille le tampon de la "Salivette" pendant une dizaine de secondes.
Impact sur les animaux
Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée au site de prélèvement n’entrainant pas de trouble de l’état général, et un léger stress à la contention. Les prises de sang répétées peuvent provoquer un hématome qui peut être douloureux sur une durée plus longue. Lors des prélèvements de salive réalisés à l'aide du dispositif 'Salivette', un tampon est placé dans la bouche de l'animal qui le mâchonne et l'imbibe de salive. Les animaux peuvent ressentir un léger stress à la contention.
Devenir
Après cette procédure, les animaux auront un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retourneront dans le troupeau.
Remplacement
Ce projet implique des prélèvements de salive et de sang au moment du poulinage, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.
Réduction
Au cours du projet précédent nous avons réalisé des prélèvements sanguins et salivaires sur 10 juments et analysé les concentrations sanguines et salivaires du cortisol et de l’ocytocine, nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments est suffisant pour observer des différences significatives avec une analyse statistique adaptée.
Raffinement
Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prélèvements de salive et de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés alternativement sur les 2 veines jugulaires et à différentes hauteurs par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. Après chaque prélèvement sanguin, une bombe de froid pourra être utilisée car les animaux y sont habitués, puis les animaliers caressent, grattent et parlent aux juments. Une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement. En cas d'hématome sur une veine, un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. Les animaux seront surveillés quotidiennement. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire
Choix des espèces
Ce projet concerne des dosages hormonaux dans le sang et la salive au moment du poulinage, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes en fin de gestation puisque nous étudions le moment du poulinage
Injection d’un agoniste en sous cutané de la gonadotropine en vue d’induire l’ovulation chez la jument
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Objectifs
La maîtrise du moment de l’ovulation permet d’optimiser l’insémination des poulinières et représente un intérêt économique important pour les éleveurs produire un poulain par an. Cependant à l’heure actuelle les éleveurs ne possèdent qu’un faible nombre de molécules capables d’induire l’ovulation. De plus ces molécules ne donnent pas des résultats terrain complètement satisfaisants. Dans ce contexte, la recherche de nouvelles molécules plus performantes représente un intérêt majeur pour la filière équine. Les résultats d’études précédentes montrent qu'un agoniste de la Gonadotropin-Releasing Hormone (GnRH) disponible comme médicament vétérinaire en Europe (autorisé pour les vaches et les lapins) est un bon candidat pour la maîtrise de l’ovulation chez la jument. Les molécules actuellement disponibles sur le marché sont : 1) La gonadotropine chorionique humaine (L’hCG) : produit peu onéreux mais entraine la production d’anticorps, et plus de 70 % des ponettes sont traitées plusieurs fois par an. 2) La déslorelin : agoniste de GnRH qui est onéreux. Bien qu’il soit biodégradable c’est un implant qui doit quand même être retiré ce qui nécessite une petite intervention invasive. 3) La triptoréline : agoniste de GnRH utilisé à faible doses à raison d'une injection sous cutanée induit l'ovulation mais cette molécule est un médicament utilisé chez l'homme pour des traitement spécifiques.
Bénéfices attendus
La maîtrise de la reproduction chez les mammifères passe par une prédiction précise du moment de l’ovulation. A l’heure actuelle, chez la jument, aucun traitement disposant d’une Autorisation de Mise sur le Marché ne satisfait complètement la filière équine. Dans ce contexte nous souhaitons confirmer que la LICERELINE connu comme inducteur de l’ovulation chez les bovins et les lapins, pourrait l’être pour l’espèce équine. Si le site d'injection peu améliorer l'induction de l’ovulation chez la jument . L'objectif global de ces travaux est de mettre à disposition de la filière équine une molécule permettant d'induire l'ovulation chez la jument avec un médicament vétérinaire ayant un agrément sur d'autres éspèces.
Procédures
Chaque ponette aura : 4 à 14 échographies transréctal, chaque échographie dure environ 3-4mn par animal, 1 injéction sous-cutanée 30sc, 1 insémination 3-5mn, 1 collecte d'embryon 10-15mn
Impact sur les animaux
L’injection en sous-cutanée pour induire l’ovulation peut entrainer une légère douleur ainsi qu’un hématome au niveau du site d’injection. L’introduction de la sonde dans le rectum pour les différentes échographies peut également engendrer une légère douleur et une gêne temporaire. Cet examen transrectal peut comporter des risques comme une lacération de la paroi interne du rectum. Les siphonnages de l’utérus pour la récolte d’embryons peut aussi engendrer une douleur pour la jument. Enfin, la contention pour la réalisation de ces différents actes peut être un moment stressant pour les animaux.
Devenir
Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires
Remplacement
L’objectif principal de ce projet étant d’évaluer l'efficacité et la voie d'abord de la Licereline et voire l'impacte sur la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des juments par un autre modèle.
Réduction
Ce projet a pour objectif également de réduire au maximum le nombre des animaux vivants utilisés à des fins scientifiques ainsi que les interventions sur chacun de ces animaux.
Raffinement
Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions. Les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et tout est fait pour minimiser le stress. Mais pour le confort de l'animal et de l'operateur avant certaines interventions,une légère sédation (Sédivet) sera systématiquement réalisée.Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux (méthode Pat Parelli) : les animaux sont habitués aux différentes procédures (clicker training) et tout est fait pour minimiser le stress.
Choix des espèces
L'obtention de l’ovulation ne peut pas être obtenu sans la réalisation d'une expérience sur un animal. Nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des juments par un autre modèle. Nous utiliserons des femelles adultes, pubères et cyclées pour cette étude. Nous avons l'intention d'utiliser 45 juments adultes, dont 15 seront traitées, 15 seront témoins, et 5 nous permettrons de diminuer la dose. L'induction se fera quand un follicule pré-ovulatoire de 33-38 mm de diamètre sera mesuré par échographie.
Recherche de biomarqueurs du poulinage
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
L'objectif de notre projet est de vérifier s'il est possible pour l'éleveur de prédire le moment du poulinage (naissance du poulain) en réalisant des prélèvements de salive une fois par jour et en dosant un biomarqueur salivaire du poulinage. L'éleveur pourra ainsi savoir que le poulinage aura lieu dans les 24 heures et éviter de nombreuses nuits de surveillance comme c'est actuellement le cas dans de nombreux élevages. Afin d'identifier un biomarqueur salivaire du poulinage pertinent, dans notre projet précédent nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive une fois par jour sur des juments dans les 7 jours qui précèdent le poulinage. Nous avons ensuite analysé les concentrations salivaires et sanguines de 3 molécules qui nous paraissaient pertinentes car, d'après la bibliographie, leurs concentrations sanguines augmentaient juste avant le poulinage. Nous espérions voir une augmentation des concentrations salivaires juste avant le poulinage, ce qui aurait permis de prédire le moment du poulinage. Lors du dosage de ces molécules nous avons obtenu des résultats en désaccord avec la littérature scientifique : soit les concentrations sanguines n’étaient pas détectables, soit elles n’augmentaient pas avant le poulinage. Notre hypothèse est que l’augmentation des concentrations de ces molécules a lieu juste au moment du poulinage, et que nos prélèvements précédents étaient réalisés trop en amont. Nous souhaitons donc réaliser un prélèvement de sang avant le poulinage et un prélèvement de sang juste après le poulinage sur 10 juments afin de vérifier s'il y a bien une augmentation des concentrations sanguines au moment du poulinage dans nos conditions. Le nombre d’animaux (10 juments) et la procédure sont identiques au projet précédent.
Bénéfices attendus
Les prélèvements de sang et de salive permettront de suivre l’évolution des hormones au moment du poulinage afin de vérifier s'il y a bien une augmentation des concentrations au moment du poulinage et d’identifier un biomarqueur prédictif du poulinage. L’éleveur pourra ainsi prévoir le moment du poulinage et assurer une surveillance et des soins qui permettront un gain éthique dans le suivi des animaux.
Procédures
Pour chaque jument, nous réaliserons 2 prélèvements de salive à l’aide d’un tampon de type salivette® et 2 prélèvements de sang par ponction veineuse à la jugulaire. Nous réaliserons un prélèvement de sang avant le poulinage et un prélèvement de sang juste après le poulinage, lorsque les animaliers réalisent les premiers soins au poulain.
Impact sur les animaux
Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général. Afin de limiter la douleur, les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit.
Devenir
Après chaque expérimentation, les animaux ont un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retournent dans le troupeau.
Remplacement
Ce projet implique des prélèvements de salive et de sang au moment du poulinage, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.
Réduction
Au cours du projet précédent nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive sur 10 juments à différents stades physiologiques et nous avons analysé les concentrations de plusieurs hormones et métabolites. Nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments par groupe est nécessaire et suffisant pour observer des différences significatives entre stades physiologiques avec notre analyse statistique avec une puissance attendue de 95%. l'objectif est ici de voir une différence de concentration entre le prélèvement avant le poulinage et le prélèvement après le poulinage.
Raffinement
Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements sanguins. Après chaque prélèvement, les animaux sont récompensés par une caresse et un encouragement oral. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. Deux prélèvements seront réalisés par animal et le volume prélevé ne dépassera pas 5ml par animal. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement, en cas de phlébite sur une veine, le prélèvement suivant sera réalisé de l’autre coté et un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux (fièvre, problèmes respiratoires, perte de poids, prostration, …) une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire.
Choix des espèces
Ce projet concerne des dosages au moment du poulinage, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes en fin de gestation puisque nous étudions le moment du poulinage.
Dosages hormonaux dans la salive de juments comme alternative aux prises de sang et injections
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Objectifs
Actuellement, le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments nécessitent des interventions douloureuses. En effet, pour vérifier si une jument a repris les cycles de reproduction après le repos sexuel hivernal (test de cyclicité), ou pour vérifier si elle est gestante après une insémination (test de gestation), les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser une prise de sang pour un dosage hormonal. Par ailleurs, pour inséminer une jument au plus près de l’ovulation afin de maximiser le taux de réussite, les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser des échographies transrectales quotidiennes pour suivre la croissance des follicules ovariens puis d’induire l’ovulation par injection d’hormones. Ces interventions sont invasives (prises de sang et injections), couteuses (intervention d’un vétérinaire) et les hormones rejetées via les urines ont un impact négatif sur l’environnement. L’objectif de notre laboratoire est de proposer des alternatives aux prises de sang et aux injections d’hormones en développant des dosages hormonaux dans la salive équine. L’objectif de ce projet est de collecter de la salive et du sang sur des juments à différents stades du cycle afin de comparer les dosages sanguins actuellement utilisés et les dosages salivaires que nous développerons.
Bénéfices attendus
Les prélèvements de sang et de salive aux différents stades permettront 1) de comparer des juments en repos sexuel et des juments cycliques pour développer un test salivaire de cyclicité, 2) de comparer des juments gestantes et non gestantes pour développer un test salivaire de gestation, 3) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents l’ovulation pour identifier un biomarqueur prédictif de l’ovulation qui permettra d’inséminer au plus près de l’ovulation, 4) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents la mise-bas pour identifier un biomarqueur prédictif de la mise-bas afin de placer la jument dans de bonnes conditions et de faciliter sa surveillance. L’éleveur pourra ainsi éviter les prises de sang pour le test de cyclicité ou de gestation et réaliser lui-même les prélèvements de salive, ce qui permettra un gain éthique : diminution des actes douloureux en élevage, contacts moins anxiogènes avec l’humain (l’éleveur plutôt que le vétérinaire souvent associé à des actes désagréables). L’éleveur pourra de plus identifier le moment opportun pour inséminer ses juments à l’aide d’un biomarqueur salivaire prédictif de l’ovulation, sans avoir recours aux injections d’hormones pour l’induction d’ovulation, ce qui permettra de diminuer les rejets hormonaux dans l’environnement. L’éleveur pourra enfin prévoir le moment du poulinage à l’aide d’un biomarqueur prédictif de la mise-bas, ce qui permettra un gain éthique en plaçant la jument dans de bonnes conditions.
Procédures
Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (dans les 5 jours avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 autres juments au stade 5 (dans les 7 jours avant la mise-bas).
Impact sur les animaux
Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements sur 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements sur 10 autres juments au stade 5 (avant la mise-bas). Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général. Les animaux ne ressentent pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Afin de limiter la douleur, les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit (1291-MO-0079).
Devenir
Après chaque expérimentation, les animaux ont un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retournent dans le troupeau.
Remplacement
Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il implique des prélèvements de salive et des suivis de cycle de reproduction, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.
Réduction
Au cours d’une étude prospective en 2019, nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive sur des juments afin d’étudier le stéroïdome et le métabolome de la salive équine. Nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations des hormones stéroïdiennes et des métabolites dans la salive équine et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments par groupe est nécessaire et suffisant pour observer des différences significatives entre stades du cycle avec une analyse de type ANOVA sur mesures répétées suivie d’un test de Tukey. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous utiliserons les mêmes juments pour les prélèvements des stades 1 à 4 (du repos sexuel hivernal jusqu’au début de gestation), ce qui permettra de plus que chaque animal soit son propre témoin. Les prélèvements au stade 5 seront réalisés sur 10 autres juments afin qu’ils soient réalisés au cours de la même année (durée de gestation des juments : 11 mois).
Raffinement
Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements sanguins. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. La fréquence des prélèvements sera faible et le volume prélevé ne dépassera pas 5ml par animal. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement, en cas de phlébite sur une veine, les prélèvements suivants seront réalisés de l’autre coté et un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux (fièvre, problèmes respiratoires, perte de poids, prostration, …) une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire
Choix des espèces
Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes pubères qui présentent des cycles de reproduction réguliers.
Traitement debout par un Champ Electrique Pulsé à Haute Fréquence des zones habituelles des sarcoïdes équins
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Objectifs
L’électrochimiothérapie (ECT) est une technique largement utilisée pour le traitement des sarcoïdes chez les chevaux. La procédure est habituellement realisée obligatoirement sous anesthesie générale car les impulsions électriques délivrées par le générateur au travers d’electrodes au contact de la tumeur sont à très haute tension. Préalablement aux impulsions électriques, des injections intra-tumorales d’agent cytotoxique (cisplatine par exemple) sont realisées. Les impulsions électriques provoquent la perméabilisation des cellules tumorales et permettent une meilleure pénétration des agents cytotoxiques. Le projet a comme objectif l’essai des applications des champs électriques pulsés (ou impulsions électriques) sur un cheval debout, tout d'abord sans administration de cisplatine. Une fois démontré que l’électroporation ne génère pas une réaction douloureuse pour le cheval ni dangereuse pour le cheval et les opérateurs, nous voudrions passer par la suite à la réalisation de séances d’ECT debout, sans l’obligation de devoir soumettre le cheval à une anesthésie générale, comme c’est le cas actuellement. Le fait d’éviter l’anesthésie générale et surtout le réveil évite une grande partie des risques de mortalité et d’accidents associés à cette procédure.
Bénéfices attendus
Les sarcoïdes sont des tumeurs bénignes très fréquentes chez les chevaux et nous recevons beaucoup de cas en consultations pendant toute l’année. Le traitement le plus efficace, et qui surtout évite le risque de récidives (très fréquent avec ce type de tumeur), est l’électrochimiothérapie (ECT). Nous proposons ce traitement quasiment pour tous les cas de sarcoïdes. Certains propriétaires acceptent ce traitement sans problèmes, alors que d’autres refusent de traiter leur cheval principalement pour une raison financière (chaque séance coute environ 900 euros, et il faut réaliser au moins 3 séances pour avoir un bon résultat) ou pour des inquiétudes liées aux risques d'une anesthésie générale. Si les sarcoïdes ne sont pas traités, ils vont la plupart du temps augmenter en taille et être gênants pour le cheval. Dans le pire des cas, si la localisation et la taille sont incompatibles avec la vie du cheval, l’euthanasie est conseillée. Ce protocole électrique amélioré de l’ECT (train d’impulsion plus court et à 800 Volts au lieu de 1 300) aurait plusieurs impacts très positifs : 1. Le cheval pourrait être juste sédaté au lieu de subir une anesthésie générale lourde, 2. La nécrose liée au champ électrique seul serait minimisée, 3. La durée du traitement et les soins liés à l’anesthésie seraient très réduits, 4. Le coût pour les propriétaires serait divisé par 4, rendant plus accessible ce traitement et incitant les propriétaires à traiter ces tumeurs à des stades plus précoces qu’actuellement.
Procédures
1. Une séance d'électrostimulation sous sédation avec maximum 3 localisations testées par jument, 30 min par jument; 2. Administration d'AINS par voie intraveineuse, une intraveineuse à J1; 3. Administration d'AINS par voie orale, maximum 2 fois par jour pendant 3 jours puis une fois par jour pendant 3 jours; 4. Examen clinique par un vétérinaire pendant 1 semaine, 10 min/jour; 5. Hébergement en box pendant une semaine avant retour au pré.
Impact sur les animaux
Les impulsions électriques du nouveau protocole sont délivrées à une fréquence autour de 1 MHz contre 5 kHz actuellement, et sont surtout multipolaires ; c’est cette combinaison qui réduit drastiquement la stimulation des axones des cellules nerveuses par rapport aux impulsions unipolaires délivrées actuellement en médecine vétérinaire et en médecine humaine. De plus, la tension a été réduite de 1 300 V à 800 V, ce qui fait que l’intensité de la douleur associée à la réaction nerveuse et musculaire (spasmes et contractions généralisés du corps du cheval) que nous observons avec le protocole actuel, ne seront plus présentes. Le cheval ne va pas sentir de douleur mais une légère sensation très localisée (voire aucune sensation). Tous les protocoles électriques ont été testés sur les bras et jambes des trois concepteurs du générateur du projet afin de vérifier l’absence de douleur. À l’issue de ce projet, lorsque les chevaux seront traités avec injection préalable de cisplatine, un œdème de la zone traitée peut être attendu le jour du traitement, qui peut durer quelques jours après la seance. Nous l’avons aussi avec le protocole actuel et cela correspond à l’inflammation créée par le cisplatine et l’électroporation. Quelques jours après le traitement la zone traitée peut devenir exsudative et montrer une légère nécrose, due à l’action cytotoxique du cisplatine dans les cellules tumorales, résultat que nous rechercherons avec le cisplatine parce qu’il indique un bon fonctionnement. Des anti-inflammatoires sont toujours donnés au cheval avant et après la séance, pendant plusieurs jours. Le propriétaire est toujours prévenu de cet effet indésirable.
Devenir
La procédure n'impactant pas la qualité de vie des animaux, ils pourront retourner dans le cheptel des chevaux de TP de l'ENVT.
Remplacement
Des essais in-vitro, sur des cellules tumorales ainsi que des cellules saines, ont été menés au préalable afin de démontrer l’efficacité du nouveau protocole avec une mortalité accrue des cellules tumorales et une survie plus élevée des cellules saines qu’avec le protocole d’ECT actuel. Parmi les protocoles électriques les plus efficaces, a été retenu celui dont la sensation ressentie a été la plus faible sur les bras et jambes des concepteurs du générateur. Le millier d’essai in vitro a donc permis de déterminer les valeurs optimales des impulsions (champ électrique, intensité, durée, fréquence), et il n’est donc pas question de faire des tests sur les chevaux en faisant varier des paramètres, d'où une réduction du nombre d'animaux pour ce projet. Il est maintenant nécessaire d’évaluer l’absence ou la faible réaction du cheval sous sédation avec ce nouveau protocole, avant d’envisager par la suite d’évaluer son efficacité sur des tumeurs solides.
Réduction
Nous voudrions tester le nouveau protocole avec 3 juments, afin d’évaluer les différents réactions subjectives que chaque cheval peut avoir par rapport à sa perception de la douleur. Nous n’avons pas besoin d’autres animaux en plus pour pouvoir valider le projet.
Raffinement
Nous allons noter, documenter et filmer toutes les différentes phases du protocole sur chaque jument, afin de suivre au mieux l’évolution du projet. Chaque jument est sedatée par voie intraveineuse, pour réduire encore plus la sensibilité pendant l’électroporation. Des anti-inflammatoires et antidouleurs sont administrés avant la séance (Jour 0) par voie intraveineuse. Le jour après (Jour 1) nous utilisons la même dose d’anti-inflammatoires par voie intraveineuse. Le Jour 2 des anti-inflammatoires sont donnés 2 fois par jour par voie orale. En fonction de la réaction locale (œdème plus ou moins marqué), nous déciderons de la prolongation ou non du traitement anti-inflammatoire oral. Les juments seront observées pendant 1 semaine après la seance, plusieurs fois par jour. Ces juments sont hébergées en groupe au pré au sein d'un Centre Equestre. Elles pourront être séparées du groupe pour les essais mais seront alors placées dans des boxs au sein de la clinique équine, lieu dans lequel elles sont habituées à être logées lors des séances de Travaux Pratiques.
Choix des espèces
Le nouveau protocole a pour vocation d'être utilisé par la suite en médecine équine. De plus, le cheval représente l’espèce la plus indiquée dans ce cas parce que le fait de pouvoir éviter l’anesthesie générale avec cette espèce réduit considérablement les risques de fractures, d'œdème pulmonaire, d’arrêt cardiaque, qui peuvent se passer pendant le réveil. Adultes car la plupart des sarcoïdes sont présents sur des chevaux adultes et non sur des poulains ou nouveau-nés.
VacAdEq : Vaccination contre la rhinopneumonie : action du Zylexis en tant qu’adjuvantants : utilisation du modèle équin pour preuve de concept – Action 3 – EHV 1 et 4
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer l’effet du Zylexis en tant qu’adjuvant lors de la vaccination contre la rhinopneumonie (herpèsvirus 1/4).
Bénéfices attendus
A court terme, l’étude permettrait de définir si l’utilisation du Zylexis en co-injection avec le vaccin contre la rhinopneumonie augmente la réponse immunitaire des chevaux contre l’EHV1 et si un taux d’anticorps plus élevé perdurerait plus longtemps qu’avec une vaccination classique. Cette étude pourrait ouvrir la voie à l’utilisation du Zylexis en tant qu’adjuvant vaccinal et permettre aux chevaux de maintenir une meilleure protection dans le temps.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins et des injections (vaccin et/ou Zylexis). Volumes de sang prélevé : Pour les 40 juments non sélectionnées : 3 x 10 mL soit 30 mL de sang par cheval sur tube sec (10 secondes, 3 fois par jument). Pour les 20 juments sélectionnées : 3 x 10 mL soit 30 mL de sang par cheval sur tube sec (idem 40 juments non sélectionnées, 10 secondes, 3 fois par jument) et en plus 20 ml de sang par cheval sur tube sec, 10 ml de sang par cheval sur tube hépariné et 10 ml de sang par cheval sur tube EDTA soit 40 mL de sang par cheval sur un total de 4 séries de prélèvements : 1 prélèvement avant injection vaccin herpesvirus et du Zylexis; 1 prélèvement 1 mois post injection; 1 prélèvement 3 mois post injection et 1 prélèvement entre 5 et 6 mois post injection (25 secondes, 4 fois par jument). Soit un total de 190 mL de sang pour ces 20 juments sélectionnées. Parmis les 20 juments sélectionnées: 10 recevront une injection de vaccin EHV1-4 (5 secondes, 1 fois par jument) et 3 injections distinctes de Zylexis (5 secondes, 3 fois par jument) ; les 10 autres recevront une injection du vaccin seul (5 secondes, 1 fois par jument).
Impact sur les animaux
Dans le RCP du Zylexis, les effets indésirables (gonflement temporaire d'environ 4 cm au point d'injection) sont très rares (moins d’un animal sur 10 000 animaux traités). Pour l'Equip® EHV1,4, le RCP mentionne l’apparition possible d’un gonflement local transitoire au site d’injection a été très fréquemment observé. Ce gonflement local ne mesure pas plus de 5 cm de diamètre et disparait dans les quelques jours à 6 jours après la vaccination. Une augmentation transitoire de la température rectale persistant jusqu’à 2 jours après administration a été fréquemment observée. Rarement, des cas de raideurs, anorexie et léthargie ont été rapportés. Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir dans de très rares cas. Dans ces cas, un traitement approprié est recommandé.
Devenir
Tous les animaux sont maintenus en vie à l'issue de la procédure.
Remplacement
Ce projet a pour but d'évaluer les propriétés adjuvantes de molécules/composés chez l'espèce cible (les équidés). Au regard de la complexité des réponses immunitaires qui vont être mesurées et dans le but d'observer, de comprendre et de quantifier ces réponses, le recours aux chevaux est incontournable. Il n'existe pas, à ce jour, de modèle in vitro permettant de mesurer ces effets de manière pertinente. La réponse vaccinale est complexe et nécessite d'avoir recours à l'animal. De plus, il est admis que les autres modèles (souris, hamsters) ne constituent pas de bons modèles pour les études de la réponse immunitaire chez les équidés.
Réduction
Nous avons prévu de mener cette étude sur sur une population de 20 chevaux (10 contrôles et 10 traités) choisis parmi un cheptel de 60 chevaux. La population de 20 chevaux est définies sur la base des valeurs d’anticorps anti-HVE-1 mesurée par RTNA chez les 60 chevaux. Cette approche a été validée par un test statistique (online sample size calculator ; https://www.sphanalytics.com/sample-size-calculator-using-average-values/) utilisant des données chiffrées de la littérature scientifique. La pertinence de ce choix a pu être objectivée lors de la première phase (preuve de concept avec la vaccination grippe dossier APAFIS#29210-2020113009246927 v3).
Raffinement
La co-injection sera réalisée par du personnel expérimenté, sur des chevaux entrainés pour recevoir des prises de sang et des injections avec une contention légère (tenue au licol). La preuve de concept de ce projet sur l’analyse in vivo de la réponse immunitaire dans le cadre d'une co-injection du vaccin de la grippe équine a d’ores et déjà conduit à l’obtention de résultats prometteurs.
Choix des espèces
Ce projet a pour but d'évaluer les propriétés adjuvantes de molécules/composés chez l'espèce cible (les équidés). Au regard de la complexité des réponses immunitaires qui vont être mesurées et dans le but d'observer, de comprendre et de quantifier ces réponses, le recours aux chevaux est incontournable. Il n'existe pas, à ce jour, de modèle in vitro permettant de mesurer ces effets de manière pertinente. La réponse vaccinale est complexe et nécessite d'avoir recours à l'animal. De plus, il est admis que les autres modèles (souris, hamsters) ne constituent pas de bons modèles pour les études de la réponse immunitaire chez les équidés. Chevaux adultes (plus de 2 ans) avec un historique de vaccination contre les herpes virus équins 1 et 4, pour évaluer l’effet immunostimulateur du Zylexis dans le cadre d’un rappel de vaccination.
Efficacité de la Léciréline pour induire l’ovulation chez la jument, et impact sur la survenue d’une gestation à 12 jours
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Objectifs
Tester l'efficacité de la léciréline (molécule analogue de la GNRH) pour l'induction de l'ovulation ainsi que son impact sur la survenue ou non d'une gestation chez la jument. Cette étude se propose de réaliser le suivi gynécologique de 40 juments durant 3 mois (avril, mai, juin), sur 4 ovulations chacunes. Chacune des juments devra subir deux inductions d'ovulation par une injection de Léciréline et deux inductions d'ovulation par une injection de gonadotrophine chorionique humaine (hCG), les ovulations 1 et 3 seront induites sur chaleur délenchée par un traitement lutéolytique (injection de Cloprosténol), tandis que les ovulations 2 et 4 seront induites sur retour en chaleur spontané. On pourra ainsi comparer l'efficacité de la léciréline à celle de la gonadotrophine chorionique humaine sur chaleurs spontanées et sur chaleurs déclenchées par un traitement lutéolytique (cloprosténol) sur 40 juments. Par ailleurs, l'impact de la molécule utilisée pour induire l'ovulation sur le taux de gestation sera évalué grâce à l'exploitation en insémination artificielle (semence fraîche) 24 heures après l'induction d'ovulation des deux cycles spontanés de chaque jument. Suite à des collectes d'embryons à 12 jours post ovulation, les effets de l'âge et de la parité de la jument sur l'embryon seront aussi déterminés.
Bénéfices attendus
Offrir à la filière élevage équin des données d'inocuité et d'efficacité d'une molécule légalement utilisable chez la jument pour l'induction de l'ovulation, selon le principe de la cascade. Améliorer les connaissances liées aux effets du vieillissement de la jument sur l'embryon
Procédures
- échographie ovarienne et utérine par voie transrectale (2 minutes par examen, examen quotidien à biquotidien du début des chaleurs au constat d'ovulation) - insémination artificielle par voie transcervicale (1 minute, 2 fois par jument) - injection intraveineuse d'induction de l'ovulation (5 secondes, 4 fois par jument) - injection intramusculaire de cloprosténol (3 secondes, 2 fois par jument) - collecte d'embryon par lavage utérin par voie transcervicale (15 minutes, 2 fois maximum) - prise de sang (10 secondes, 1 par collecte, 2 fois maximum) - biopsie utérine (5 minutes, 1 fois par jument ayant donné un embryon) - Lavage utérin pour réalisation de cytologies (en même temps que la collecte d'embryon pour les juments avec un diagnostic de gestation positif à 12 jours et 15 minutes, maximum 2 fois par jument pour celles n'ayant pas donné d'embryon).
Impact sur les animaux
Aucun
Devenir
Retour au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur
Remplacement
L'objectif étant de valider l'inocuité et l'efficacité de la léciréline chez la jument, cet essai clinique impose l'utilisation d'individus vivants de l'espèce de destination (cheval).
Réduction
Exploitation de 4 cycles oestraux sur chaque jument afin de réduire le nombre d'animaux impliqués. Chaque jument sera son propre témoin. Afin de réduire l'utilisation des animaux, une collecte d'embryon sera effectuée au cycle 2 et 4 si un diagnostic de gestation positif est obtenu à J12. Des tests statistiques unilatéraux seront utilisés pour tester l'hypothèse de non-infériorité clinique de la léciréline par rapport au traitement de référence (hCG) sur la survenue de l'ovulation et de la gestation. Après la vérification de la normalité des données, des modèles linéaires à effets mixtes seront effectués à l’aide du logiciel Rstudio pour analyser l’effet de l’âge et de la parité. Si les données ne sont pas normales, des tests de permutations seront effectués pour corriger la p-value.
Raffinement
Les juments utilisées pour ce protocole sont des animaux parfaitement habitués aux examens et manipulations qui leur seront imposés dans le cadre de notre étude (examen gynécologique, insémination artificielle, collecte d'embryon par lavage utérin, injection intramusculaire, injection intraveineuse, prise de sang). Elles resteront dans leur environnement habituel (en groupe) où elles seront manipulées par leurs soigneurs habituels. Les actes de suivi gynécologique seront exclusivement réalisés par un vétérinaire équin expérimenté en suivi de reproduction de la jument. Les actes d'insémination artificielle, de collecte d'embryon, de lavage utérin, de biopsie, d'injections intraveineuse et intramusculaire et de prise de sang seront exclusivement réalisés par des manipulateurs habilités (inséminateurs équins, chefs de centre ou vétérinaire).
Choix des espèces
Il s'agit d'un essai clinique chez la jument d'un médicament vétérinaire disposant d'une autorisation de mise sur le marché pour cette même indication chez la lapine et la vache. L'utilisation d'animaux femelles à maturité sexuelle, de l'espèce de destination est indispensable.