Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)

148 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 106
Souffrances
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Devenir
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 106

Objectifs

Les cancers thyroïdiens représentent la tumeur maligne endocrine la plus fréquente en Europe. Ces cancers sont majoritairement représentés par des carcinomes liés à̀ des mutations dont le rôle est bien établi. Actuellement, l’identification et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques dans les cancers thyroïdiens restent toutefois une étape pré-requise, et assujettie à leur validation dans des modèles animaux pertinents pour la pathologie tumorale chez l’Homme. Notre projet vise à valider une nouvelle stratégie d’induction de modification génétique par l’utilisation d’un composé administré sur la peau des animaux qui devrait activer une molécules fluorescence que nous pourrons quantifier. Cette approche vise à remplacer les méthodes actuellement utilisées qui sont invasives et nocives pour les animaux (injections intra-abdominales de composé chimique inflammatoire). Si cette approche était validée techniquement, nous testerions ensuite ce mode d’application sur un modèle de cancérogène thyroïdienne. Cette approche aura 2 objectifs : i) comparer si l’application cutané de notre composé conduit à l’apparition de tumeurs avec la même efficacité que celle induite par injection abdominale et 2 : utiliser les échantillons ainsi générés pour constituer une base d’échantillons qui nous permettront de répondre à plusieurs questions scientifiques en réduisant le besoin de recourir à l’animal transgénique.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à mettre au point de nouveaux modèles pré-cliniques de cancers thyroïdiens. Notre demande a pour but de tester la faisabilité d’un modèle non invasif et peu douloureux (application d’un compose sur la peau) pour induire l’activation de cancer de la thyroïde. Il sera mis au point sur un modèle de souris qui permet de quantifier précisément leur efficacité et le développement cancéreux. Ce projet nous permettra également de collecter des échantillons tissulaires à différents temps de progression tumorale pour constituer une banque d’échantillons qui réduira le besoin d’utilisé ces modèles animaux pour la compréhension des mécanismes que nous étudions.

Procédures

Le dos des animaux sera rasé 1 fois sur une région de 1cm x1cm et les griffes seront coupées, sous anesthésie générale. Une ou deux gouttes d’une solution froide seront appliquées pendant 5 secondes sur leur dos (pendant 5 jours consécutifs au maximum). Les animaux seront manipulés pendant 15 à 20 sec, 3 fois par semaine, pour assurer l’évaluation de leur état de santé et seront pesés.

Impact sur les animaux

Le rasage des animaux pourra conduire à une légère irritation cutanée, l’application cutané d’un produit chimique solubilisé dans de l’alcool à 100% pourra conduire les animaux à ressentir une sensation de froid cutané. La manipulation des animaux nécessaire à leur rasage et leur observation pourra engendrer un léger stress. Certains animaux pourront développer des lésions tumorales de la thyroïde, ces lésions pourront entrainer un inconfort ou une gêne respiratoire ou un inconfort à l’alimentation si la taille des tumeurs comprimait la trachée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales réalisées pour prélever et étudier leurs thyroïdes. Nous procéderons à des analyses histologiques et moléculaires permettant d’exploiter au mieux nos résultats.

Remplacement

La caractérisation du fonctionnement hormonal et des mécanismes de cancérogenèse des organes endocrines comme la thyroïde ne peut pas, à l’heure actuelle être modélisée par des modèles cellulaires même complexes. Il en est de même pour les mécanismes de cancérogenèse, qui du fait de leur complexité et de leur hétérogénéité entre individus requièrent l’utilisation de modèle comme la souris. Nous développerons en parallèle de ce projet des systèmes alternatifs basé sur des cultures de cellules primaires afin de tenter de remplacer à plus ou moins court terme le besoin d’utiliser le modèle murin pour nos travaux.

Réduction

Pour la procédure de mise au point de nos inductions cutanées, nous n’utiliserons pas plus de 12 animaux pour la mise en place de nos travaux. Ce nombre nous permettra de quantifier précisément le taux de succès de nos gestes avec une efficacité statistique. Ces travaux pilotes nous permettrons également d’ajuster nos gestes pour limiter les contraintes expérimentales chez les animaux et de réduire leur nombre nécessaire pour la réalisation de la suite de nos travaux. Pour l’étude de l’efficacité de cette méthode sur un modèle de cancer thyroïdien que nous testerons, nous ne connaissons encore pas encore son efficacité par voie cutanée. Nous avons toutefois estimé que le nombre de 12 individus par âges nous permettra de conduire l’étude la plus complète pour étudier et d’évaluer la progression tumorale de ce modèle par rapport aux travaux antérieurs basé sur l’activation par voix intra-abdominale. Ces travaux nous permettront de générer un nombre important d’échantillons biologiques à cinq stades de la progression tumorale devrait nous conduire à limiter le besoin d’utiliser l’animal pour nos travaux. Ils permettront également de mieux définir les choix statistiques à faire si d’éventuelles études complémentaires se révélaient nécessaires.

Raffinement

Nous mettrons en place une surveillance adaptée et individuelle des animaux afin d’assurer qu’ils ne subissent aucune souffrance inutile. Ce suivi sera assuré au travers de pesées et l’observations des animaux plusieurs fois par semaine. Nous avons ainsi identifié plusieurs critères retranscrits dans une grille d’évaluation, qui nous permettront de finement évaluer la souffrance que les animaux pourraient subir aux cours des procédures expérimentales que nous réaliserons. Nos travaux visent également à raffiner l’utilisation de méthode invasive et irritante basé sur des injections intra-abdominales de composé chimiques, que nous proposons de remplacer par des applications topiques sur le derme des animaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris mâles et femelles modifiées génétiquement. Ces souris nous permettront de suivre l’efficacité de nos gestes expérimentaux et valider l’activation des mutations oncogènes que nous voulons étudier dans les cancers thyroïdiens. Les protocoles d’induction seront réalisés sur des souris âgées de 5 à 6 semaines, un âge où les souris sont passées à l’âge adulte (maturité physiologique) sans être trop avancé afin d’éviter les altérations dues au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 2496
Souffrances
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 2496
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Devenir
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 2496

Objectifs

Dans les pays développés, les maladies auto-immunes touchent 5 à 10 pour cent de la population et représentent la troisième cause de morbidité. Elles sont dues à une déregulation du système immunitaire, qui ne discrimine plus le soi du non soi. L'exposition (via alimentation, air, eau) à des perturbateurs endocriniens s'accroit. Ce projet a pour but de comprendre le rôle joué par ces molécules dans le développement de pathologies auto-immunes. Ce projet va décrypter, au sein du thymus, les modulations cellulaires et moléculaires induites par ces molécules qui participeraient à altérer la tolérance immunitaire au soi et au développement de pathologies auto-immunes.

Bénéfices attendus

Les maladies auto immunes telle que la myasthénie sont des maladies chroniques invalidantes. Les causes de développement de ces pathologies demeurent inconnues. Dans ce projet, nous souhaitons démontrer qu’un facteur de l’environnement peut induire des perturbations au niveau de la mise en place de la tolérance immunitaire et par conséquence serait à l’origine de dysfonctionnement thymique conduisant au développement d'une pathologie auto-immune. Aussi, la compréhension des mécanismes étiologiques est donc importante pour proposer des mesures de prévention et adapter les traitements des personnes affectées par une pathologie auto-immune.

Procédures

Des animaux seront soumis à une induction de la mutation génique par voie orale (3 fois, 1 minute sur 5 jours). Des animaux seront exposés à l’état vigile au perturbateur endocrinien ou une solution contrôle par voie orale (1 fois, 1 minute). Les animaux seront soumis à une induction de la pathologie par des injections sur animal anesthésié (2 fois par animal sur 21 à 30 jours, 10-15 minutes pour les injections). Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile (5 fois pendant le projet, moins d’une minute). Les tests cliniques de suivi des pathologies seront réalisés sur animal vigile (5 fois -15 minutes). L’évaluation de la fonction musculaire se fera sur animal anesthésié (1 fois-15 minutes)

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : Premièrement, pour le gavage, a- une possible douleur au niveau de l’œsophage due à l’insertion répétée de la sonde dans le système digestif. b- Une perte de poids pour les animaux recevant le perturbateur endocrinien. Deuxièmement : Les animaux incluent dans le modèle de pathologie auto-immune pourraient subir a-Un risque d’hypothermie ou de détresse respiratoire suite à l’anesthésie générale pour l’immunisation. b-sensation d’irritation ou la gêne induite par le produit immunisant. c-un risque de douleur et un inconfort post-immunisation. d-Un stress lié à l’analyse comportementale et une perte de mobilité inhérente aux modèles. Troisièmement : une légère et brève douleur lors du prélèvement sanguin et une perte de sang ainsi qu’un stress lors des manipulations nécessitant une contention des animaux.

Devenir

A l’issue de l’expérience, les animaux sont euthanasiés par une euthanasie réglementaire et les tissus d’intérêt seront prélevés pour des analyses biochimiques, histologiques et moléculaires.

Remplacement

Des etudes, au préalable, sur des modèles cellulaires ont été ménées. Nous souhaitons valider nos observations avec des modèles in vivo, afin de démontrer l’impact d’une exposition aux molécules identifiées comme perturbateurs endocriniens sur la physiologie thymique et les conséquences sur la susceptibilité au développement de pathologie auto-immunes.

Réduction

Le nombre total d'animaux dans ce projet est 2496. Pour chaque procédure 1248 animaux seront utilisés pour permettre une analyse statistique des données tout en utilisant le minimum d'animaux. Le nombre de souris par condition expérimentale est déterminé pour permettre une bonne analyse statistique des données tout en utilisant le minimum d'animaux. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous analyserons les variances et différences entre les groupes testés.

Raffinement

Les animaux obtenus par le fournisseur agrée observeront une période d’acclimatation/adaptation de 7 jours. Tous les animaux sont hébergés dans des cages de stabulation avec enrichissement (cotons, tunnel en carton, bâton en bois) et un accès à l’alimentation et un abreuvement à volonté. Une litière en aoute pour limiter l’inconfort des animaux au niveau des coussinets plantaires. Lorsqu'il y a apparition de signe clinique de la maladie, de la nourriture humidifiée est mise dans la cage pour éviter aux souris, si elles sont faibles, d'aller chercher la nourriture en hauteur. Les animaux bénéficieront d’une anesthésie et d'une analgésie pré et post immunisation. Les souris sont surveillées quotidiennement par les animaliers. Les souris sont pesées 2 à 3 fois par semaine et regardées attentivement par la personne menant le projet. Les points limites ont été préalablement définis pour limiter la contrainte et permettre une prise de décision rapide en cas de nécessité.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle murin car il est bien caractérisé pour les maladies auto-immunes. Il permet d’étudier dans un organisme global, les effets de composés sur les différentes populations cellulaires immunes et leur interaction et conséquence sur la physiologie globale de manière fiable. Ces observations sur organisme entier ne sont pas possibles sur des modèles in vitro ou ex vivo. De plus, une lignée murine pour le gène d’intérêt est disponible à l'établissement. Les modèles de thyroïdite et myasthénie auto-immune sont maitrisés par l’équipe et reconnus par la communauté scientifique. Ces modèles sont comparables sur certains points avec la pathologie humaine. Les expériences seront effectuées sur des souris ayant 4 à 7 semaines et 10 à 12 semaines au début de l’expérience ce qui correspond à l’adolescence et au stade adulte, périodes d’apparition des maladies auto-immunes chez l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 88
Souffrances
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 88
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Devenir
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 88

Objectifs

Certaines maladies génétiques associées causent des défauts de réparation de l’ADN qui provoquent des déficits immunitaires. Dans ce cadre, nous avons récemment identifié chez des patients des mutations dans 2 gènes impliqués dans la stabilité du génome. L'objectif du projet est de déterminer précisément l'impact de ces mutations dans des modèles de souris. En particulier en nous focalisant sur le développement du système immunohématologique qui est particulièrement affecté dans ces pathologies. Par ailleurs nous génèreront des fibroblastes embryonnaires de souris afin d'en étudier le phénotype en nous focalisant sur la stabilité du génome.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'apporter de nombreuses informations originales et fondamentales sur les conséquences fonctionnelles de ces mutations et plus largement sur le rôle des facteurs analysés dans la stabilité du génome. Les résultats obtenus devraient permettre d'ouvrir des pistes à des approches thérapeutiques chez les patients porteurs de mutations dans ces gènes.

Procédures

Les animaux seront soumis à des biopsies pour génotypage.

Impact sur les animaux

La réalisation des biopsies de queues nécessaires au génotypage des animaux peut provoquer une légère douleur.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort.

Remplacement

L'étude de l'effet des mutations sur le développement du système immunitaire ne peut pas être reproduite dans des systèmes autres que des organismes vivants entiers.

Réduction

Des tests statistiques seront réalisés afin de minimiser le nombre d'animaux produits et analysés.

Raffinement

Des points limites stricts spécifiques au projet on été élaborés. Les animaux seront observés de façon hebdomadaire par le personnel formé et compétent de l’animalerie EOPS selon l'obligation réglementaire en vigueur. Les animaux sont au nombre maximum de 5 par cage. Les cages disposent par ailleurs de matériel d'enrichissement (bouts de coton, tunnels colorés, morceaux de bois). Le maintien des animaux dans une zone exempte de pathogène devrait les préserver d'infections opportunistes.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener des études sur le développement du système immunohématopoiëtique, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement de ce système entre les rongeurs et l’humain. De plus, nous disposons d’outils adaptés à cette espèce pour la réalisation de ce projet tels que des anticorps pour les immuno-marquages. Enfin, la souris est un modèle animal dans lequel les techniques de mutagénèse permettent facilement l'introduction des mutations d'intérêt. Lot 1 et 2. Pour les croisements des souris ayant atteint la maturité sexuelle seront utilisées (à partir de 6 semaines) Lot 3. Le phénotype sera analysé dans des animaux adultes (8-10 semaines ), stade dans lequel le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 260
Rats : 60
Souffrances
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Devenir
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 320

Objectifs

Les maladies des petits vaisseaux cérébraux (MPVC), qui affectent les vaisseaux intracrâniens de moins de 500 microns de diamètre, sont responsables de 20 à 30 % des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (mauvaise irrigation du cerveau) et de 90 % des hémorragies intracérébrales. Elles peuvent entraîner un déclin cognitif allant de légères altérations des fonctions exécutives jusqu'à une démence sévère. À un stade avancé, elles favorisent également des difficultés de marche et d'équilibre, des troubles de l'humeur et des changements de comportement. Comme d'autres maladies neurodégénératives, les MPVC n'ont actuellement pas de traitements pharmacologiques. Le diagnostic de ces maladies repose sur l'identification de lésions caractéristiques par imagerie par résonance magnétique (IRM) anatomique. Bien que l'IRM soit utile pour le diagnostic, elle ne permet pas de définir la gravité de la pathologie, étant donné que le nombre et l'étendue des lésions varient dans le temps de manière quasi indépendante de la gravité. Elle ne permet donc pas de suivre l’évolution de la maladie. Notre premier objectif est de voir si une modalité d’IRM cette fois-ci dynamique, l’IRM fonctionnelle cérébrale (IRMf), pourrait permettre de collecter des données renseignant finement sur l’évolution de la maladie, en mesurant presque en temps réel les changements locaux de flux sanguin. Chez les souris, en alternative à l'IRM fonctionnelle, nous utiliserons l'écho-encéphalographie fonctionnelle, qui a démontré une meilleure sensibilité et une résolution temporelle supérieure, tout en fournissant des signaux similaires à ceux de l'IRMf. Pour y parvenir, nous aurons recours à plusieurs modèles animaux des MPVC qui ont été développés au cours des dernières décennies. Ces modèles génétiques ou pharmacologiques, nous permettront de comprendre l’origine des altérations vasculaires et notamment de faire la différence entre des altérations des vaisseaux eux-mêmes et des altérations de l’environnement cellulaire de ces vaisseaux.

Bénéfices attendus

Nos recherches visent à identifier et calibrer de nouveaux outils diagnostiques basés sur l'IRMf pour évaluer la présence et la gravité des MPVC. Actuellement, le diagnostic de ces maladies ne s'effectue qu'à partir des symptômes ou par analyses génétiques. Ces approches ne répondent pas aux besoins des patients, car elles ne fournissent pas d'éléments sur la gravité de la maladie et n'informent que sur les stades les plus avancés de celle-ci. Des outils diagnostiques capables de détecter les phases précoces et de produire des données quantitatives sur la gravité ouvriront la voie aux tests de différents traitements pharmacologiques déjà validés sur des modèles de souris. A plus long terme, l’obtention de marqueurs fins de la maladie et de son évolution devrait permettre de développer des premiers traitements efficaces pour ces maladies.

Procédures

Les animaux recevront un antidouleur et une anesthésie générale avant de subir une quelconque intervention. Certaines souris avec des mutations transgéniques activables via l'administration de substances spécifiques, recevront le traitement par applications transdermiques de la durée de quelques minutes, le temps pour faire absorber la solution sur la peau, pendant 5 jours consécutifs. Tous les animaux seront soumis à une chirurgie d’environ une heure (et pas plus de 2 heures) réalisée au niveau de la tête– pour : I) marquer les cellules qui participent aux interactions entre les neurones et les vaisseaux sanguins, II) pour "lire" les signaux provenant des cellules marquées, III) pour « inactiver » ces cellules avec des substances spécifiques, déjà largement utilisées dans des expériences précédentes sur des rongeurs. La lecture et l'inactivation des cellules d'intérêt seront effectuées pendant les séances d’IRM ou par l'écho-encéphalographie, mais ces imageries ne provoquent aucune douleur ni gêne aux animaux, d’autant plus qu’ils seront sédatés. Avant les sessions d'imagerie un cathéter sera posé sur le dos de animaux pour leur administrer en continue une molécule qui induit une sédation. Une fois le cathéter positionné, les animaux seront ensuite positionnés dans un berceau compatible avec l’IRM ou avec les ultrasons fonctionnels pour 3h maximum d’acquisition. Il n’y aura pas plus de 3 séances d’acquisition par souris, à 3, 6 et 12 mois. Une seule séance pour les rats.

Impact sur les animaux

La chirurgie pour préparer les animaux aux expériences d'IRM pourra entraîner des douleurs et/ou une perte de poids dans les jours suivants l’expérimentation. L’anesthésie mise en place lors du protocole d’acquisition IRM pourra fragiliser les animaux en induisant une modification de leur comportement et/ou une perte de poids. Pendant les applications sur la peau des substances d’intérêts, les souris peuvent réagir brièvement à la sensation de froid de l'éthanol, mais aucune douleur durable ni lésion tissulaire n'a été observée par des études précédents. Les animaux seront gardés isolés pendant quelques minutes dans une cage, au chaud, après chaque session d'IRM pour qu'ils se réveillent. Dans ce cas, un mouchoir en papier sera ajouté à la cage pour servir de nid et une partie de la litière de la cage d'origine sera ajoutée pour rendre l'environnement moins étranger à l'animal.

Devenir

La suite du projet prévoit des analyses approfondies des différents tissus du cerveau. Les animaux seront donc mis à mort en fin de procédure pour prélever leurs cerveaux et pour les étudier par microscopie.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier la dynamique vasculaire grâce à l’IRM fonctionnelle et de mettre en place de nouvelles méthodes diagnostiques de la MPVC chez l’humain. Il n’existe pour l’instant pas de modèles in vitro suffisamment robustes et complexes pour reproduire la dynamique vasculaire cérébrale. Seul un organisme vivant suffisamment proche de l’humain possède les mêmes caractéristiques d’organisation et de complexité. Cette caractéristique du cerveau n’est présente que dans le cerveau vivant au repos. C’est pour cette raison qu’il n’est pas possible de remplacer les animaux par une autre alternative non animale.

Réduction

Nous effectuerons des recherches constantes dans la littérature scientifique pour vérifier que des études similaires à la nôtre soient publiées entre-temps. Dans ce cas, nous suspendrons les investigations qui pourraient dupliquer inutilement des résultats déjà publiés, sauf s'il y a des besoins évidents de vérification des résultats ou des doutes fondés sur la qualité des résultats publiés. En outre, tous les groupes expérimentaux ont été soigneusement calculés a priori, sur la base d'études antérieures similaires, dans le but d'utiliser le nombre minimum d'animaux, tout en permettant une analyse statistique rigoureuse des résultats.

Raffinement

Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Pendant les interventions chirurgicales les animaux sont anesthésiés et reçoivent un analgésique ainsi que des injections d’anesthésique locales. Pour le suivi post chirurgie des modèles pharmacologiques, nous utiliserons une grille de score dans laquelle des points limites sont déterminés. Les IRM seront réalisées par une personne qualifiée et spécialiste de la pratique de cet examen. L’IRM n’est ni invasive, ni douloureuse et se déroulera sous anesthésie générale. Un monitoring de la respiration et température est prévu tout au long de la séance IRM. Si un animal présente un signe de douleur persistant il sera retiré du protocole et euthanasié. Les animaux seront hébergés en groupe. Un enrichissement avec des balles de papiers pour réaliser un nid et une maisonnette en plastique seront prévus pour chaque cage. De par notre expérience passée sur des protocoles similaires, la probabilité qu’un animal présente des signes importants de stress ou de souffrance (à cause d’une blessure par exemple) sera très faible. Néanmoins, un système d’observation rigoureux des animaux sera mis en place afin de repérer rapidement d’éventuels signes de stress ou de souffrance. Des points limites adaptés ont été définis, permettant d’identifier ces rares cas. Dans une telle situation, une évaluation précise de l’état général de l’animal sera réalisée, et les interventions nécessaires seront mises en œuvre, conformément aux recommandations vétérinaires.

Choix des espèces

Notre projet repose sur l'utilisation des modèles suffisamment proches de l’humain d’un point de vue organisation générale (des organes, des tissus, des types cellulaires et des fonctions). Les rongeurs constituent un modèle adapté pour les expériences proposées, où l'unité neuro-vasculaire complètement fonctionnelle est requise. Nous utiliserons également des modèles de souris issus de lignées génétiquement modifiées disponibles, ayant une reproduction bien maitrisée. Les souris et les rats sont très couramment utilisés en recherche sur les MPVC, et de nombreux modèles expérimentaux existent déjà. Les MPVC sont des maladies qui se déclenchent à l’âge adulte. Cependant, l’intérêt de cette étude est de pouvoir mettre en place des biomarqueurs détectables à tous les stades de la maladie (d’un stade précoce à un stade âgé). Les animaux utilisés seront donc des animaux adultes âgés de 8 semaines à 18 mois afin d’avoir un panel élargit allant de jeunes adultes à rongeurs âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 756
Souffrances
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 756
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Devenir
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 756

Objectifs

Les problèmes liés à la consommation d'alcool sont très courants et dangereux dans notre société. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 5 % des décès dans le monde sont causés par une consommation excessive d'alcool. Pour mieux comprendre ce problème et trouver des solutions, il est important de savoir comment notre corps et notre environnement influencent cette dépendance. Des études ont montré qu'une petite différence dans un gène, appelé CHRNA5, peut augmenter le risque de devenir dépendant à l'alcool. Toutefois, il reste difficile d'étudier ce lien chez les humains. Pour mieux comprendre, des chercheurs ont utilisé des rats qui avaient cette différence génétique. Ces rats avaient un risque plus élevé de rechute dans l’alcool après une période d’abstinence. De plus, ce gène joue un rôle important dans certaines parties du cerveau qui sont liées à la mémoire et aux relations avec les autres. Et les connexions entre ces zones du cerveau sont aussi liées à l’anxiété et au comportement social. L’objectif de cette recherche est d’étudier comment cette différence génétique affecte les émotions et les comportements sociaux, ainsi que la communication entre certaines parties du cerveau. Pour cela, nous utiliseront des souris spéciales qui ont cette même différence génétique, et les compareront à des souris normales. Nous observerons comment cela influence leurs comportements et leur consommation d'alcool, en étudiant aussi les différences entre les mâles et les femelles. Ensuite, nous enregistreront l’activité du cerveau des souris pour comprendre comment cette différence génétique change la manière dont les parties du cerveau communiquent entre elles. Puis nous essayeront de manipuler cette communication pour voir comment cela affecte les comportements sociaux des souris. Enfin, nous tenteront de remettre en place la version normale du gène dans le cerveau des souris pour voir si cela améliore leur comportement.

Bénéfices attendus

Des études ont montré qu'une petite différence dans un gène, appelé CHRNA5, peut augmenter le risque de devenir dépendant à l'alcool. Mais on ne sait toujours pas vraiment comment cela fonctionne. Malgré les graves conséquences de la dépendance à l'alcool sur la société, il existe très peu de traitements qui fonctionnent bien, et la plupart des personnes dépendantes rechutent après avoir essayé d'arrêter de boire. Les personnes qui souffrent de dépendance à l'alcool peuvent avoir des comportements très différents. Par exemple, certaines peuvent être anxieuses ou avoir des comportements antisociaux. Il est cependant compliqué de savoir si ces comportements sont causés par la consommation d'alcool ou s'ils étaient déjà présents avant. Notre projet a pour but de mieux comprendre comment les émotions et les comportements sociaux sont liés à la consommation d'alcool. Nous voulons savoir si ces comportements viennent de la consommation ou s'ils existaient avant. De plus, nous voulons prendre en compte les différences entre les sexes, car les réactions des hommes et des femmes peuvent être différentes. Ce projet pourrait nous aider à plusieurs niveaux. En tenant compte des émotions et pas seulement de la quantité d'alcool consommée, nous espérons comprendre comment cette différence génétique augmente le risque de dépendance. Si nous découvrons des comportements chez les animaux qui ressemblent à ceux observés chez les humains, cela pourrait nous aider à tester des traitements adaptés aux différents types de dépendance. Cela pourrait aussi conduire à des soins plus personnalisés, qui prendraient en compte la personnalité, le type de consommation d’alcool et le sexe de chaque personne, pour une meilleure efficacité. Enfin, nous cherchons à comprendre quelles parties du cerveau sont affectées par l'alcool et comment cela influence les comportements sociaux et émotionnels. Cela pourrait permettre de créer de nouveaux médicaments pour aider les personnes à arrêter de boire et à éviter les rechutes, en fonction de leur profil émotionnel et social.

Procédures

Les animaux passeront par plusieurs étapes dans cette étude : Ils auront accès à un biberon avec une solution d'alcool, une fois par jour, pendant 6 à 12 semaines (144 animaux). Ils subiront une petite opération sous anesthésie, d'environ 30 à 45 minutes, pour implanter un dispositif dans le cerveau (468 animaux). L’activité de leur cerveau sera mesurée sous anesthésie profonde pendant environ 1 heure après avoir stimulé une région spécifique du cerveau (144 animaux). Une technique utilisant la lumière permettra d'activer ou de désactiver certaines parties du cerveau chez des animaux éveillés, pendant 3 minutes (180 animaux, dont 90 pour l'activation et 90 pour la désactivation). Ils participeront à un test pour observer leur comportement social pendant 10 minutes par jour, sur une période de 5 jours (612 animaux). Ils seront soumis à un léger stress de restriction de leurs mouvements pendant 15 minutes, jusqu’à 4 fois au total, avec au moins une semaine de repos entre chaque session (144 animaux). Un petit échantillon de sang sera prélevé sous leur mâchoire. Certains animaux auront ce prélèvement une fois (288 animaux), d'autres deux fois, avec au moins une semaine d'écart entre les deux prélèvements (252 animaux). MODIFICATION: CERTAINS ANIMAUX SERONT PLACES EN ISOLEMENT SOCIAL DANS UNE CAGE CONTENANT UNE ROUE D'ACTIVITE PENDANT UNE PERIODE DE 10 JOURS AVANT D'ETRE REPLACES EN CAGE COLLECTIVE (72 ANIMAUX).

Impact sur les animaux

Les animaux participeront à différents traitements et tests au cours de cette étude : Consommation d'alcool : Ils auront accès à un biberon contenant de l'alcool une fois par jour pendant 6 à 12 semaines. Cela peut leur donner une sensation de détente et d'euphorie. Opération du cerveau : Ils subiront une intervention sous anesthésie pour injecter un virus ou placer un dispositif dans leur cerveau, ce qui dure environ 30 à 45 minutes. Le jour suivant, ils peuvent perdre un peu de poids, mais ils le récupèrent généralement en trois jours. Ils ressentent une légère douleur, bien contrôlée par des médicaments contre la douleur qu’ils reçoivent avant et après la chirurgie. Il peuvent être confronté au saignement après la chirurgie, l’infection de la plaie qui est bien gérée par une désinfection à la Bétadine et un suivi par l’expérimentateur. Dans de rares cas le dispositif implanté dans leur cerveau peut se décrocher. Enregistrement de l'activité cérébrale : Nous allons enregistrer l'activité de certaines parties de leur cerveau pendant environ une heure, sous anesthésie générale profonde, après avoir stimulé une région spécifique. Activation ou inhibition du cerveau par la lumière : Nous utiliserons une technique spéciale qui permet d'activer ou de calmer certaines parties du cerveau des animaux éveillés pendant 3 minutes. L'activation peut causer une légère anxiété temporaire, tandis que l'inhibition a un effet de diminution du stress. Test de reconnaissance des émotions : Les animaux seront observés lors d’un test qui dure 10 minutes par jour pendant 5 jours, pour observer leur comportement et réaction emotionelle. Cela peut provoquer un léger stress. Stress modéré : Les animaux seront placés dans un dispositif qui limite leurs mouvements pendant 15 minutes, jusqu'à 4 fois, avec une semaine entre chaque session. Ce stress est modéré, et les animaux finissent par s'y habituer. Prélèvement sanguin : Un petit échantillon de sang sera prélevé sous leur mâchoire. Cela est rapide mais peut causer une légère douleur et un stress momentané au moment où l’aiguille entre dans la peau. Certains animaux subiront ce prélèvement une fois, et d'autres deux fois, avec une semaine d'intervalle. MODIFICATION: CERTAINS ANIMAUX SERONT HEBERGES INDIVIDUELLEMENT DANS UNE CAGE CONTENANT UNE ROUE D'ACTIVITE PENDANT UNE PERIODE DE 10 JOURS AVANT D'ETRE REPLACES EN CAGE COLLECTIVE CE QUI PEUT GENERER UNE STRESS TEMPORAIRE LIE A L'ISOLEMENT.

Devenir

A la fin des procédures les animaux sont euthanasiés sous anesthésie générale profonde pour la conservation des tissus (cerveau), qui seront analysés ultérieurement.

Remplacement

Ce projet étudie la manière dont les souris reconnaissent les émotions et comment cela est lié à la consommation d'alcool. À ce jour, il n'existe pas d'autres méthodes pour faire ces recherches sans utiliser des animaux. De plus, nous voulons comprendre comment certaines mutations génétiques influencent ces comportements. C'est pourquoi nous devons utiliser des souris spéciales qui ont les mêmes mutations que celles que l'on retrouve chez l'humain

Réduction

Nous optimisons le nombre d'animaux utilisés en réalisant plusieurs tests sur chaque animal au lieu de multiplier les groupes. Ainsi, les animaux passeront par différentes étapes de manière séquentielle (comme des opérations, des prélèvements, ou des tests de comportement). Avant de lancer un protocole complet, nous faisons d'abord des essais sur un petit groupe de 4 à 5 animaux pour voir si cela vaut la peine de poursuivre. Cela nous aide à éviter d'utiliser trop d'animaux. Si les résultats sont prometteurs, nous passons à un groupe de 12 animaux, qui est le nombre minimum que l’on estime nécessaire pour avoir des résultats fiables. Nous vérifions également que les données sont bien réparties avant de les analyser avec des méthodes statistiques appropriées.

Raffinement

Nous ferons tout pour garantir le bien-être des animaux pendant l'étude. Lors des opérations, ils recevront une anesthésie pour les endormir et des médicaments pour soulager la douleur. Si l'opération dure longtemps, nous les hydraterons avec une injection pour qu'ils ne soient pas deshydratés au reveil. Tous les animaux vivront dans un environnement confortable, avec des matériaux pour construire des nids et des endroits où se cacher. Ils seront gardés ensemble pour maintenir leurs liens sociaux, et des techniciens vérifieront leur état chaque jour. Si un animal montre des signes de douleur, les techniciens préviendront immédiatement le responsable de l'étude pour prendre des mesures. Si nécessaire, nous donnerons des médicaments ou des crèmes pour les aider à guérir. Nous pouvons aussi leur fournir de la nourriture spéciale pour les aider à manger. Après certaines opérations, nous utiliserons des matériaux doux pour éviter d’endommager les implants. Les tests qui leur permettent d’interagir chaque jour contribuent aussi à leur bien-être. Tous ceux qui s’occupent des animaux sont formés pour le faire correctement. Enfin, si un animal doit être euthanasié, cela se fera de manière douce, sans douleur, pour minimiser ses souffrances.

Choix des espèces

La souris est un animal souvent utilisé pour étudier le cerveau chez les vertébrés. Son système nerveux est organisé de manière similaire à celui des humains, et elle partage environ 95% de ses gènes avec nous, ce qui permet de transposer les résultats obtenus chez la souris à l'humain de manière assez fiable. De plus, la souris peut être génétiquement modifiée, ce qui nous aide à comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans de nombreuses maladies. Par exemple, grâce à des modèles de souris génétiquement modifiées, nous pouvons étudier comment certaines mutations génétiques humaines affectent des molécules ou des récepteurs spécifiques dans le cerveau. Les souris adultes ont été choisies pour cette étude car elles présentent une maturation complète des systèmes physiologique et neurologique, nécessaire à l’analyse des processus socio-emotionnels. Plus spécifiquement, nous utiliserons des souris modifiées pour exprimer des mutations des récepteurs nicotiniques, liées à la dépendance à l'alcool chez l'humain. Les souris montrent également une variété de comportements sociaux et de réponses émotionnelles, ce qui en fait un modèle pertinent pour notre recherche sur les émotions et la consommation d'alcool.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 140
Souffrances
 -
 20
 120
 -
Devenir
 -
 -
 60
 80

Objectifs

Une nouvelle maladie liée à la vitamine B12 a été découverte en Europe et aux États-Unis. Elle s’appelle la « pathologie épicobalamine C ». Elle peut causer des problèmes graves chez les nouveau-nés, comme des troubles du cœur, une anémie (manque de globules rouges) et des problèmes neurologiques (liés au cerveau et aux nerfs). Cette maladie est due à un problème causé par un gène voisin de celui impliqué dans l’utilisation de la vitamine B12, c’est donc un effet indirect. Les scientifiques ne savent pas encore exactement pourquoi cela arrive chez l’humain, mais ils pensent que cela pourrait être lié au stress (comme le stress oxydatif). En 2024, des souris génétiquement modifiées ont été créées pour reproduire cette maladie. En 2025, des scientifiques en France ont commencé à élever ces souris pour observer leurs symptômes (comportement, cœur, sang, cerveau, etc.). Les souris porteuses de la maladie sont croisées entre elles pour obtenir des petits avec ou sans la maladie. Certaines souris recevront un traitement pour « réparer » le gène défectueux et voir si leurs symptômes disparaissent. Cette étude, menée en collaboration entre deux établissements utilisateurs situés sur le même campus, aidera à mieux comprendre la maladie et à trouver des solutions pour les humains touchés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont la compréhension du dysfonctionnement provoquée par la mutation et la découverte de cibles thérapeutiques qui permettraient d'améliorer la prise en charge des patients. Les animaux porteurs des 2 exemplaires de la mutation traités avec le médicament devraient retrouver un aspect et un comportement normal, sans altération du métabolisme de la vitamine B12.

Procédures

Une partie des femelles gestantes (5 souris) sera traitée avec un médicament à faible dose administré par ingestion volontaire grâce à un mélange alimentaire avec du lait concentré sucré, très appétissant pour les souris, afin d’induire la recombinaison génique chez les embryons. Cette prise alimentaire du médicament ne durera quelques secondes. Le tatouage et le prélèvement d'un petit bout de queue chez les souris âgées de 8 jours (120 souris) sont réalisés en moins de 2 minutes afin de procéder à l'identification des souris. L’enchainement des 8 tests comportementaux sera réalisé tout au long de la vie des souriceaux dès l’âge de 8 jours et jusqu’à 30 jours, et chaque test ne dure que de 2 à 5 minutes maximum. Ces tests sont basés sur une observation des animaux (66 souris) libres de leur déplacement afin de tester leurs capacités d'apprentissage, de mémorisation, de coordination locomotrice et d'interactions sociales.

Impact sur les animaux

Les souris homozygotes mutants portant l’épimutation étudiée du gène Prdx1 ont un phénotype proche de celles déficientes pour le gène MMACHC, une souche que nous avons déjà étudiée par ailleurs. La conséquence est un déficit congénital en vitamine B12 qui induit des troubles cognitifs, des retards de développement neurologique et des malformations cardiaques, donc une fragilité physique chez les animaux d’intérêt et une espérance de vie à la baisse, inférieure à 6 mois. Par ailleurs, les souris subiront un geste invasif au moment du prélèvement tissulaire d’un fragment distal de queue (

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront utilisés afin de générer un effectif suffisant pour permettre de réaliser l'étude expérimentale qui sera basée sur l'utilisation d'animaux porteurs des deux exemplaires de la mutation. Les souris dites hétérozygotes (un seul exemplaire de la forme mutante et non mutante) issus des différents croisements et présentant un génotype sans intérêt pour l'étude, seront proposées à d'autres chercheurs et enseignants pour un replacement éventuel. Toutes les autres souris (femelles génitrices, descendants présentant les 2 exemplaires mutants ou non mutants) seront étudiées et mises à mort dans l'établissement utilisateur.

Remplacement

Les études humaines in vitro sur cultures cellulaires ont donné des informations sur les mécanismes moléculaires liant les mutations entre les 2 gènes d'intérêt mais ne permettent d’établir un lien clair entre stress cellulaire et déclenchement ou maintien de ces mutations, ni d’en comprendre les conséquences physiopathologiques. Ainsi, les études nécessitent un modèle in vivo intégrant les dimensions métaboliques, comportementales, inflammatoires et hormonales. A ce jour, aucune approche in vitro ou in silico ne permet de reproduire ces interactions de manière fonctionnelle et intégrée. Une approche sur animal entier est donc indispensable pour étudier ces mécanismes dans leur globalité

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire aux phases expérimentales suivantes est déterminé à l’aide d'un logiciel spécialisé en tenant compte de différents facteurs afin de déterminer les effectifs nécessaires et suffisants pour obtenir des données statistiques fiables. Les souris mutantes auront un comportement et un métabolisme bien différent des autres, ce qui nous indique qu'un effectif de 11 animaux par groupe d'étude sera nécessaire. Ainsi, en se basant sur des portées de 6 souris, 5 femelles gestantes traitées avec du tamoxifène devraient suffire pour générer 11 mâles et 11 femelles qui ne devraient plus avoir la mutation grâce au traitement tamoxifène (100% de la portée), tandis que 15 femelles gestantes sans traitement tamoxifène généreront 11 mâles et 11 femelles mutants et 11 mâles et 11 femelles non mutants. Ce protocole expérimental impliquera donc 20 génitrices (5+15) et 120 descendants (30+90).

Raffinement

Les souris sont élevées et manipulées dans un établissement utilisateur d’animaux à des fins scientifique ayant un statut sanitaire bien contrôlé. Le transport des animaux entre les deux EU se fait à pied car les établissements sont situés sur le même campus, à quelques dizaines de mètres de distance. Les cages sont placées dans des sacs noirs isothermes, et en période de froid (température inférieure à 15°C), deux blocs chauffants sont placés dans le sac afin de maintenir une chaleur suffisante pendant la durée du transport (moins de 5 minutes). Le traitement au tamoxifène sera réalisé grâce à une prise volontaire des souris en diluant ce produit dans du lait concentré. Pendant la gestation les souris seront pesées 2 fois par semaine pour suivre l’augmentation du poids corporel et la bonne santé de l’animal. Chez les descendants, la biopsie d’un fragment de queue sera réalisée selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée qui limite les effets indésirables stress/douleurs, couplée à une anesthésie locale au moment du prélèvement. Les animaux seront ensuite surveillés quelques minutes pour vérifier la reprise d’une activité motrice normale. A l’issue de chaque test comportemental, les souris retournent dans leur cage d’élevage en présence de leurs congénères et sont laissées quelques minutes sous la surveillance de l’expérimentateur afin de contrôler leur bon état de santé (motricité, exploration, interactions). Des points limites ont été fixés en accord avec la structure chargée du bien-être animal afin de garantir la préservation du bien-être animal tout au long du protocole.

Choix des espèces

Ce projet nécessite la génération et la gestion d’un modèle murin génétiquement modifié porteur d’une séquence humaine qui n’existe pas chez la souris. La souris constitue l’espèce modèle de référence pour ce type d’approche, en raison de sa facilité de reproduction, de la disponibilité d’outils génétiques adaptés et à la validation internationale des protocoles métaboliques et comportementaux. L’utilisation d’un modèle portant la séquence mutante est indispensable pour reproduire le contexte génétique observé chez l’humain et évaluer ses conséquences physiopathologiques. La lignée utilisée ici a été spécifiquement développée pour reproduire le contexte génétique humain de façon ciblée. Les adultes reproducteurs seront utilisés à maturité sexuelle (8 semaines d’âge) pour réaliser les accouplements nécessaires à la production des portées expérimentales tout au long du projet. Les mutations seront recherchées à l'âge de 8 jours, à partir d’un prélèvement de queue , puis sevrés à J21, avec un suivi du comportement à l'âge de 3 jours jusqu'à 30 jours, puis finalement mis à mort à l'issue de ces tests.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 140
Souffrances
 -
 20
 120
 -
Devenir
 -
 -
 60
 80

Objectifs

Une nouvelle maladie liée à la vitamine B12 a été découverte en Europe et aux États-Unis. Elle s’appelle la « pathologie épicobalamine C ». Elle peut causer des problèmes graves chez les nouveau-nés, comme des troubles du cœur, une anémie (manque de globules rouges) et des problèmes neurologiques (liés au cerveau et aux nerfs). Cette maladie est due à un problème causé par un gène voisin de celui impliqué dans l’utilisation de la vitamine B12, c’est donc un effet indirect. Les scientifiques ne savent pas encore exactement pourquoi cela arrive chez l’humain, mais ils pensent que cela pourrait être lié au stress (comme le stress oxydatif). En 2024, des souris génétiquement modifiées ont été créées pour reproduire cette maladie. En 2025, des scientifiques en France ont commencé à élever ces souris pour observer leurs symptômes (comportement, cœur, sang, cerveau, etc.). Les souris porteuses de la maladie sont croisées entre elles pour obtenir des petits avec ou sans la maladie. Certaines souris recevront un traitement pour « réparer » le gène défectueux et voir si leurs symptômes disparaissent. Cette étude, menée en collaboration entre deux établissements utilisateurs situés sur le même campus, aidera à mieux comprendre la maladie et à trouver des solutions pour les humains touchés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont la compréhension du dysfonctionnement provoquée par la mutation et la découverte de cibles thérapeutiques qui permettraient d'améliorer la prise en charge des patients. Les animaux porteurs des 2 exemplaires de la mutation traités avec le médicament devraient retrouver un aspect et un comportement normal, sans altération du métabolisme de la vitamine B12.

Procédures

Une partie des femelles gestantes (5 souris) sera traitée avec un médicament à faible dose administré par ingestion volontaire grâce à un mélange alimentaire avec du lait concentré sucré, très appétissant pour les souris, afin d’induire la recombinaison génique chez les embryons. Cette prise alimentaire du médicament ne durera quelques secondes. Le tatouage et le prélèvement d'un petit bout de queue chez les souris âgées de 8 jours (120 souris) sont réalisés en moins de 2 minutes afin de procéder à l'identification des souris. L’enchainement des 8 tests comportementaux sera réalisé tout au long de la vie des souriceaux dès l’âge de 8 jours et jusqu’à 30 jours, et chaque test ne dure que de 2 à 5 minutes maximum. Ces tests sont basés sur une observation des animaux (66 souris) libres de leur déplacement afin de tester leurs capacités d'apprentissage, de mémorisation, de coordination locomotrice et d'interactions sociales.

Impact sur les animaux

Les souris homozygotes mutants portant l’épimutation étudiée du gène Prdx1 ont un phénotype proche de celles déficientes pour le gène MMACHC, une souche que nous avons déjà étudiée par ailleurs. La conséquence est un déficit congénital en vitamine B12 qui induit des troubles cognitifs, des retards de développement neurologique et des malformations cardiaques, donc une fragilité physique chez les animaux d’intérêt et une espérance de vie à la baisse, inférieure à 6 mois. Par ailleurs, les souris subiront un geste invasif au moment du prélèvement tissulaire d’un fragment distal de queue (

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront utilisés afin de générer un effectif suffisant pour permettre de réaliser l'étude expérimentale qui sera basée sur l'utilisation d'animaux porteurs des deux exemplaires de la mutation. Les souris dites hétérozygotes (un seul exemplaire de la forme mutante et non mutante) issus des différents croisements et présentant un génotype sans intérêt pour l'étude, seront proposées à d'autres chercheurs et enseignants pour un replacement éventuel. Toutes les autres souris (femelles génitrices, descendants présentant les 2 exemplaires mutants ou non mutants) seront étudiées et mises à mort dans l'établissement utilisateur.

Remplacement

Les études humaines in vitro sur cultures cellulaires ont donné des informations sur les mécanismes moléculaires liant les mutations entre les 2 gènes d'intérêt mais ne permettent d’établir un lien clair entre stress cellulaire et déclenchement ou maintien de ces mutations, ni d’en comprendre les conséquences physiopathologiques. Ainsi, les études nécessitent un modèle in vivo intégrant les dimensions métaboliques, comportementales, inflammatoires et hormonales. A ce jour, aucune approche in vitro ou in silico ne permet de reproduire ces interactions de manière fonctionnelle et intégrée. Une approche sur animal entier est donc indispensable pour étudier ces mécanismes dans leur globalité

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire aux phases expérimentales suivantes est déterminé à l’aide d'un logiciel spécialisé en tenant compte de différents facteurs afin de déterminer les effectifs nécessaires et suffisants pour obtenir des données statistiques fiables. Les souris mutantes auront un comportement et un métabolisme bien différent des autres, ce qui nous indique qu'un effectif de 11 animaux par groupe d'étude sera nécessaire. Ainsi, en se basant sur des portées de 6 souris, 5 femelles gestantes traitées avec du tamoxifène devraient suffire pour générer 11 mâles et 11 femelles qui ne devraient plus avoir la mutation grâce au traitement tamoxifène (100% de la portée), tandis que 15 femelles gestantes sans traitement tamoxifène généreront 11 mâles et 11 femelles mutants et 11 mâles et 11 femelles non mutants. Ce protocole expérimental impliquera donc 20 génitrices (5+15) et 120 descendants (30+90).

Raffinement

Les souris sont élevées et manipulées dans un établissement utilisateur d’animaux à des fins scientifique ayant un statut sanitaire bien contrôlé. Le transport des animaux entre les deux EU se fait à pied car les établissements sont situés sur le même campus, à quelques dizaines de mètres de distance. Les cages sont placées dans des sacs noirs isothermes, et en période de froid (température inférieure à 15°C), deux blocs chauffants sont placés dans le sac afin de maintenir une chaleur suffisante pendant la durée du transport (moins de 5 minutes). Le traitement au tamoxifène sera réalisé grâce à une prise volontaire des souris en diluant ce produit dans du lait concentré. Pendant la gestation les souris seront pesées 2 fois par semaine pour suivre l’augmentation du poids corporel et la bonne santé de l’animal. Chez les descendants, la biopsie d’un fragment de queue sera réalisée selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée qui limite les effets indésirables stress/douleurs, couplée à une anesthésie locale au moment du prélèvement. Les animaux seront ensuite surveillés quelques minutes pour vérifier la reprise d’une activité motrice normale. A l’issue de chaque test comportemental, les souris retournent dans leur cage d’élevage en présence de leurs congénères et sont laissées quelques minutes sous la surveillance de l’expérimentateur afin de contrôler leur bon état de santé (motricité, exploration, interactions). Des points limites ont été fixés en accord avec la structure chargée du bien-être animal afin de garantir la préservation du bien-être animal tout au long du protocole.

Choix des espèces

Ce projet nécessite la génération et la gestion d’un modèle murin génétiquement modifié porteur d’une séquence humaine qui n’existe pas chez la souris. La souris constitue l’espèce modèle de référence pour ce type d’approche, en raison de sa facilité de reproduction, de la disponibilité d’outils génétiques adaptés et à la validation internationale des protocoles métaboliques et comportementaux. L’utilisation d’un modèle portant la séquence mutante est indispensable pour reproduire le contexte génétique observé chez l’humain et évaluer ses conséquences physiopathologiques. La lignée utilisée ici a été spécifiquement développée pour reproduire le contexte génétique humain de façon ciblée. Les adultes reproducteurs seront utilisés à maturité sexuelle (8 semaines d’âge) pour réaliser les accouplements nécessaires à la production des portées expérimentales tout au long du projet. Les mutations seront recherchées à l'âge de 8 jours, à partir d’un prélèvement de queue , puis sevrés à J21, avec un suivi du comportement à l'âge de 3 jours jusqu'à 30 jours, puis finalement mis à mort à l'issue de ces tests.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Autres rongeurs : 6773
Souffrances
 -
 4115
 2658
 -
Devenir
 -
 -
 -
 6773

Objectifs

La maladie de Stargardt est une maladie qui affecte la rétine, et constitue la forme de dégénérescence maculaire héréditaire la plus fréquente chez l’Homme. Elle touche souvent des personnes jeunes et provoque un handicap visuel lourd dû à la perte de la partie centrale de la rétine, la macula, qui est riche en cônes. Le gène impliqué dans cette maladie héréditaire est le gène ABCA4, un transporteur étroitement impliqué dans le recyclage du pigment visuel. Plus de 1200 mutations ont été identifiées dans ce gène mais less mécanisme par lesquels elles impactent la gravité de la maladie ne sont pas connus. Les mécanismes pathogènes ont été étudiés dans une souche de souris dont le gène Abca4 a été invalidé (KO). Néanmoins, ces souris KO ne présentent pas les déficits observés chez les patients atteints de la maladie de Stargardt. Contrairement aux rongeurs nocturnes (rat et souris), le rongeur diurne utilisé dans ce projet, présente des caractéristiques uniques pour modéliser cette maladie, car nous avons montré que sa rétine riche en cônes ressemble fortement à celle de l’Homme. Nous avons développé un premier modèle de la maladie de Stargardt chez ce modèle en réalisant des injections spécifiques de virus invalidant dans l'oeil , le gène Abca4, ce qui aboutit à l’apparition rapide des symptômes de la maladie dans les yeux infectés. L’invalidation complète du gène est cependant un cas extrême qui est très rare parmi les patients : des mutations ponctuelles sont plus fréquentes, et responsables de toute une gradation dans les symptômes. Afin d’affiner notre modèle, ce projet présente 2 versants : 1, utiliser la même approche que précédemment (infection virale) pour investiguer les conséquences de mutations plus fines, ayant un effet moins drastique sur l’expression du gène. 2, développer un modèle transmissible de mutation du gène Abca4 qui permettrait de contourner la variabilité (qualité, site et étendue de l’injection) inhérente à l’injection oculaire..

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’affiner la compréhension du lien structure/fonction dans la protéine ABCA4 et de faire le lien entre mutation et sévérité de l’impact sur la vision, des aspects difficilement accessibles chez l’humain. La production de modèles de la maladie avec mutation germinale, sera à terme un clair gain par sa reproductibilité et la simplicité de son maintien en tant que nouvelle lignée stable, ainsi que sa potentielle utilisation pour évaluer des traitements contre la maladie de Stargardt.

Procédures

Pour la sélection des mutations du gène cible pertinentes: deux lots d'animaux recevront avant sevrage une injection dans chaque oeil (durée 10 minute chacune) qui sera réalisée sous anesthésie générale. Ces animaux, placés sous anesthésie générale et analgésie, seront ensuite soumis à 2 fond d'oeil (durée 2minutes) et 4 examens de l'activité électrique de la rétine (ERG) d'une durée d1 heure chacun, entre l'âge de 2 et 16 semaines avec un délai minimum de 4 semaines entre chaque ERG. Pour la mise en place d'un modèle de la maladie par transmission germinale: les femelles vigiles pourront recevoir deux injections d'hormones (durée de 30 secondes chacune) avec un délai de 3jours entre les deux pour réaliser l'étape de superovulation. Certaines femelles seront ensuite accouplées et les femelles fécondées seront soumises à une chirurgie sous anesthésie et analgésie adaptée permettant d'invalider le gene cible dans l'embryon (durée 1h). Après mise bas, les petits issus de ces femelles seront soumis, sous anesthésie gazeuse, à l'injection d'une puce d'identification et à un prélèvement tissulaire pour les caractériser génétiquement (durée 2minutes en tout). Les petits d'intérêt génétique poru le projet seront soumis sous anesthésie générale et analgésie à 3 ERG d'une durée de 1h à partir de l'âge de 4 semaines et avec un délai de 4 semaines entre chaque examen.

Impact sur les animaux

L’injection oculaire chez les jeunes Psammomys obesus n’engendre en général aucune lésion ni altération de la fonction visuelle. Les virus utilisés dans le projet sont couramment utilisés dans les essais de thérapie génique en raison de la faible réponse immunitaire de l’hôte. Toutefois nous ne pouvons exclure l’apparition d’une infection, d’une inflammation ou de dommages à l’œil injecté, ou d’une douleur transitoire. L’ERG est une méthode non invasive utilisée également en clinique humaine, ne provoquant pas de souffrance particulière. Une inflammation voire une opacification de l’œil n’est pas à exclure à cause du contact des électrodes d’ERG avec la cornée, mais le risque est minimisé avec l’utilisation de gel ophtalmique. Les anesthésies répétées pendant les suivis longitudinaux peuvent engendrer du stress La chirurgie peut induire une perte de masse moyenne de 10% maximum dans les 24h après la chirurgie et une douleur modérée, une inflammation ou des agrafes arrachées. On ne peut totalement exclure un risque infectieux. Les injections pour la superovulation : saignement si piqure dans un organe, risque d’inflammation. Electroporation : réduction possible du nombre de petits par résorption foetale ou par mort in utéro des embryons . Identification par injection d'une puce et biopsie d'oreille: douleur légère transitoire. Suite à la chirurgie les femelles seront isolées en cage individuelle pour la durée de la gestation ce qui pourrait induire un stress leger transitoire.

Devenir

En fin de procédures, les animaux dont le gène cible a été invalidé dans la rétine seront mis à mort pour analyse histologique et moléculaire de la rétine. Les animaux ne portant pas la mutation attendue dans la rétine seront mis à mort car la technologie de transgénèse utilisée est susceptible de créer des mutations non désirées que nous ne pourront vérifier. Les animaux ne pourront donc plus être considéré comme des animaux naïfs réutilisables dans les projet de l'EU utilisant cette espèce. Les femelles superovulées non fécondées seront mis à mort car elles ne peuvent plus être considérée comem des animaux naifs qui pourraient être réintroduits dans des projets scientifiques de l'EU utilisant cette espèce.

Remplacement

A ce jour aucun modèle in vitro ne permet de recréer la complexité du système visuel dans son intégralité, c’est-à-dire depuis la détection de la lumière jusqu’aux réponses fonctionnelles. Le remplacement est d’autant plus difficile qu’il s’agit ici de mimer une pathologie complexe du système visuel, avec de nombreux degrés de sévérité et d’établir une lignée de rongeur génétiquement modifiée

Réduction

Dans la PE1 chaque animal est son propre contrôle : un œil est injecté avec la construction contrôle et l’autre avec la construction induisant la mutation du gène Abca4. Le suivi longitudinal permet de limiter la multiplication des groupes et de renforcer l’analyse des effets des mutations. Ce projet a également pour objectif la mise au point et la validation d’une nouvelle approche de transgénèse sur une nouvelle espèce : le Psammomys obesus. En intégrant la PE2 , étape de mise au point in vitro des conditions de survie et développement des embryons après superovulation, sur la base de l’expertise acquise au Chronobiotron sur le modèle hamster doré, nous estimons notre besoin à 10 expériences intégrant 15 femelles surperovulées accouplées = 150 femelles. Il est à noter que la superovulation permet d'augmenter le nombre d'ovocytes/femelles et donc le nombre d'embryons potentiels après fécondation ce qui conduit à réduire le nombre de femelles utilisées pour obtenir le même nombre d'embryons sans la superovulation. Pour la PE3, I-Gonad : Les paramètres d’électroporation sur cette espèce sont inconnus. Nous aurons à les mettre au point à partir des données publiées sur les rongeurs (rat, souris, hamster...). Nous estimons à 15 femelles/semaine et répétition 10x du protocole sur la durée du projet soit 150 femelles. Puis une fois les conditions établies, en routine : 15 femelles / 4 semaines (durée de gestation = 24-25j) sur 17 semaines/an sur 5 ans = 1275 femelles. Soit au total : 1275 +150 = 1425femellles. Dès validation des paramètres optimaux pourl’électroporation et dès que nous aurons le nombre d’animaux des deux sexes (10 de chaque sexe) suffisant pour lancer une colonie, les expériences seront interrompues. Les N estimés sur la base de l'expertise de l'EU pour les PE2 et PE3 sont des N maximaux. Dès que le résultat scientifique sera atteint la procédure concernée sera interrompue (point limite scientifique). Aucune analyse statistique ne sera réalisée au cours de cette partie du projet. PE4: les petits présentant la mutation attendue seront comparés (fonction visuelle: ERG) à leurs frères et soeurs de génotype sauvage afin de valider l'approche. Les mêmes animaux seront utilisés pour mettre en route des croisements sur animaux sauvages puis génération d'une F2 pour vérifier la transmission germinale de la mutation. Nous estimons à N=20 mâles et 20 femelles pour cette partie.

Raffinement

Les animaux jusqu’à l’âge de P15-20 sont hébergés avec leur mère et leur fratrie, afin de respecter les interactions sociales ; et dans un environnement enrichi (matériel de nidification : frisure, bâton à ronger). Après le sevrage les animaux sont hébergés en groupes sociaux comprenant 2 à 3 individus de même sexe, afin de respecter les interactions sociales et l’enrichissement des cages sera maintenu à l’identique. Lors de l’injection sous-rétinienne les animaux au stade de développement P15-20 sont placés sur tapis chauffant et sous anesthésie générale, à laquelle est rajoutée une anesthésie locale de l’oeil. Après l’intervention, le dessèchement de l’oeil est limité par l’application d’un gel ophtalmique. Lors de l’ERG les animaux sont placés sous anesthésie, complétée d’une anesthésie locale pour l’ERG. De plus, le dessèchement de l’œil est limité par l’application de gel ophtalmique. Les injections pour induire la superovulation seront réalisées en alternant côté droit et gauche de l’abdomen. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale complétée d’une anesthésie locale et d'un traitement pre, per et post-opératoire analgésique adpaté. Après toute procédure invasive un suivi quotidien sera assuré par du personnel spécialisé afin de mettre en évidence d'éventuels signes précoces de mal être. La fréquence de suivi sera adpatée aux gestes réalisés deux fois par jour le jour de l’intervention, puis une fois par jour jusqu’à la fin de la procédure. Pendant ces surveillances, l’aspect des yeux sera minutieusement inspecté. En cas d’infection ou de douleur manifeste, les animaux seront mis à mort immédiatement . Suite aux Injections pour superovulation et à la chirurgie : suivi 1x/J pendant 7j avec pesée des animaux tous les deux dès le lendemain de la chirurgie. Selon l’évaluation de l’état de santé des animaux lors de ces suivis, des mesures correctives adaptées seront mises en place pour soulager l'animal (soutien prise hydrique, alimentaire, analgésie)et des critères d'arrêt ont été définis

Choix des espèces

Pour cette étude nous utiliserons un modèle rongeur diurne. Par comparaison avec la souris, ce rongeur dirune est de plus grande taille et est enrichie en cônes (40% versus souris 3%). Ce modèle est donc parfaitement adapté pour l’étude des cônes et de leur implication dans la maladie de Stargardt. De plus, la taille de l’œil de cette espèce augmente pour la probabilité de réaliser une injection intra-oculaire de qualité et reproductible en réduisant le risque de nuisances à l’animal. Selon les étapes du projet, nous utiliserons: soit des animaux à des stades postnataux entre P15 et P20 (15-20 jours après la mise-bas, intervalle validé par nos expériences préliminaires : les cônes se différencient plus tardivement que les bâtonnets, la protéine ABCA4 endogène n’est que peu exprimée à cette période et le virus utilisé pour éditer le gène Abca4 a eu la même efficacité). Il est également important de noter que ce stade précoce correspond à l’âge où la maladie de Stargardt se déclare chez l’homme (entre 7 et 12 ans). Pour les procédures intégrant une manipulation des embryons dans l'oviducte, nous utiliserons des femelles adultes sexuellement mâtures soit à partir de 10 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 476
Souffrances
 -
 36
 -
 440
Devenir
 -
 -
 -
 476

Objectifs

L’angiopathie de Moyamoya (MMA) est une maladie rare des vaisseaux du cerveau. Cette maladie se définit par une diminution progressive du diamètre des gros vaisseaux qui apportent le sang au cerveau (artères localisées à la base du cerveau) qui peut atteindre l’occlusion (c'est-à-dire que le vaisseau est totalement obstrué) et qui provoque un manque d’oxygène dans le cerveau. Le MMA se caractérise aussi par la présence d’un réseau de petits vaisseaux fins et anormaux à la base du cerveau, qui se sont probablement formés pour compenser le manque d’oxygène cérébral entrainé par l’occlusion des artères cérébrales atteintes d’anomalie de MMA. Les patients MMA peuvent avoir des accidents vasculaires cérébraux. Les mécanismes de développement de la maladie sont encore largement inconnus aujourd’hui et aucun modèle animal n’existe. Une vingtaine de gènes ont déjà été identifiés comme responsables du MMA chez l’homme. L’objectif de ce projet est de définir si des souris porteuses d’une ou de deux mutations dans un ou deux gènes déjà identifiés chez des patients MMA pourraient être un modèle animal pertinent de la maladie, c'est-à-dire que les animaux reproduiraient les anomalies vasculaires de MMA. Nous caractériserons les vaisseaux du cerveau et de la rétine chez les souris mutées dans un gène responsable du MMA chez l’homme. Cette analyse sera réalisée au cours du temps chez les animaux de 1 à 6 mois afin de déceler une anomalie vasculaire de manière précoce et de suivre son évolution dans le temps. Dans le cas où aucune anomalie vasculaire cérébrale ne serait décelée chez ces souris, elles seront croisées avec les souris mutées dans un autre gène responsable du Moyamoya chez l’homme. Cette expérience permettra alors de tester l’hypothèse de l’implication de deux gènes mutés co-responsables du développement de la maladie. Une modification du projet est nécessaire suite à un changement d’établissement utilisateur impliquant la modification de certaines des techniques utilisées, sans nécessité d’augmenter le nombre d’animaux initialement autorisé.

Bénéfices attendus

Le MMA affecte entre 1 personne sur 30000 (Asie) et 1 personne sur 300000 (Europe). Les mécanismes responsables du développement de la maladie sont largement inconnus aujourd’hui. Il n’existe aucun modèle animal de MMA. L’obtention d’un modèle de MMA chez la souris permettrait tout d’abord d’étudier comment se développent des lésions MMA au niveau des vaisseaux du cerveau en suivant leur évolution au cours du temps mais également de mieux comprendre les mécanismes responsables du développement de la maladie. Il est par exemple important de comprendre si une mutation dans un gène suffit à déclencher la maladie ou si deux gènes mutés sont nécessaires pour entrainer le développement du Moyamoya. Ce modèle pourrait ensuite être utilisé pour évaluer l’efficacité de nouvelles pistes thérapeutiques. A plus long terme, comprendre comment se développent les lésions des artères du cerveau chez les patients MMA et le recours à ce modèle préclinique pourraient permettre d’envisager des approches médicamenteuses chez les patients pour limiter voire stopper le développement de la maladie.

Procédures

Afin de connaitre leur patrimoine génétique tous les souriceaux produits auront un petit prélèvement de l’extrémité de la queue (durée inférieure à 1 minute, une fois, animal vigile). Les animaux du projet seront analysés à 1, 2, 4 et 6 mois. Un à 3 prélèvements sanguins sur animal vigile (c’est-à-dire conscient, en éveil) seront réalisés entre l’âge de 1 et 6 mois, au niveau de la veine faciale. Ce prélèvement est rapide (manipulation totale de 3 minutes maximum par animal). Un petit groupe de souris recevra après l’anesthésie une injection d’un marqueur fluorescent de l’intérieur des vaisseaux. A la fin de l’expérimentation, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Si la maladie de moyamoya se développe, une perte de poids est possible chez les animaux atteints, qui pourraient aussi présenter des troubles du comportement tels que des tremblements ou des problèmes de locomotion. La biopsie de l’extrémité de la queue sera associée à une légère et brève douleur et présentera un risque de léger saignement. Les prélèvements sanguins génèreront une légère et brève douleur au point de piqure et pourront induire un stress de courte durée lié à la manipulation. Ces prélèvements peuvent entrainer un risque léger de saignement persistant et le développement éventuel d’un hématome dans la zone du prélèvement.

Devenir

L’ensemble des animaux est euthanasié par une méthode réglementaire à l’issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements post-mortem d’intérêt pour répondre à notre question scientifique.

Remplacement

Ce projet consiste à étudier les liens potentiels existants entre la présence de mutations dans certains gènes et le développement de la maladie cérébro-vasculaire de MMA. Il requiert l’utilisation d’un organisme vivant complet et des vaisseaux sanguins dans le cerveau dans un environnement physiologique normal. Pour cela, cette étude n’est envisageable qu’in vivo, c’est à dire chez des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux total nécessaire a été prévu pour être limité au maximum (476 maximum). Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé par des calculs statistiques, issus de résultats précédents. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le projet, la caractérisation des vaisseaux du cerveau et de la rétine sera réalisée en priorité dans les groupes d'animaux âgés de 1 mois et 6 mois. Si aucune anomalie vasculaire n’est observée, les autres groupes ne seront pas réalisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. L’enrichissement de chaque cage est systématique au minimum un carré de coton pour la nidification et un bâtonnet de bois à ronger.Le prélèvement d’un petit morceau de la queue pour génotypage sera de la plus petite taille possible. Il s’agit d’un prélèvement rapide, parfaitement maitrisé et réalisé dans un endroit calme dédié. Les souriceaux sont remis rapidement avec leur mère et le reste de la portée, et l’on vérifie l’absence de saignement et la bonne prise en charge par la mère immédiatement puis environ 30 minutes après le prélèvement. Certaines injections seront réalisées sous anesthésie générale et locale pour réduire le stress associé au geste. L’euthanasie médicamenteuse des animaux est réalisée après leur sédation ou leur anesthésie générale pour éviter tout stress. Tous les animaux inclus dans ce projet sont observés quotidiennement. En cas d’anomalie celle-ci sera transmise à la structure chargée du bien-être animal, au vétérinaire et à notre équipe afin d’assurer une prise en charge optimale de l’animal. Ils feront également l’objet d’un examen détaillé hebdomadaire par une personne responsable du projet. L’aspect général (qualité du pelage, absence de larmoiement des yeux ...), le comportement de l’animal (par exemple déplacement, convulsions) et le poids seront analysés, afin de déceler au plus tôt un éventuel état de souffrance d’un animal (suivi en fonction de l’âge). Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance des animaux

Choix des espèces

Les vaisseaux du cerveau chez la souris sont très proches de ceux trouvés dans le cerveau humain. Par ailleurs, différentes lignées de souris mutées dans l’un des gènes responsables du moyamoya chez l’homme sont disponibles. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et connaitre très tôt leurs modifications génétiques. Les animaux seront utilisés à différents âges, à 1 mois, 2, 4 et 6 mois pour caractériser les vaisseaux cérébraux et rétiniens de façon précoce et suivre leur évolution au cours du temps. Nous couvrons ainsi la période d’apparition du Moyamoya chez l’homme.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 6150
Souffrances
 120
 3790
 2240
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Devenir
 -
 -
 -
 6150

Objectifs

La maladie de Huntington est une maladie génétique incurable causée par une mutation dominante, si un parent porte une version de la mutation il sera atteint et la transmission à sa descendance sera de 50 pour cent. Cette mutation entraîne le dysfonctionnement et la dégénérescence de sous-populations neuronales. Plus spécifiquement, plusieurs étapes du développement cortical sont modifiées. Cependant, les mécanismes physiopathologiques développementaux observés dans la maladie de Huntington, restent méconnus. En particulier, comment des modifications précoces auront des conséquences sur la dégénérescence du cerveau. Dans ce projet, nous évaluerons les conséquences de cette maladie sur la génération des différents types cellulaires du cortex en développement et du cortex adulte, ainsi que les stratégies de compensations qui pourraient se mettre en place pour pallier aux effets délétères de la mutation. Cette étude permettra la découverte de marqueurs permettant de suivre l’évolution de la maladie à des stades très précoces et d’identifier des cibles thérapeutiques pour retarder ou atténuer cette maladie neurodégénérative. MODIFICATION : L’étude de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique dans le modèle de la maladie implique une modification du projet initial pour injection de traceur sans ajout d’animaux.

Bénéfices attendus

L’étude des mécanismes sous tendant le développement de la maladie de Huntington permettront à long terme de mettre en évidence des biomarqueurs qui représentent les différents stades d’évolution de la maladie. Après identification de ces différents stades, l’objectif sera de développer des cibles thérapeutiques adaptées afin de retarder ou limiter les symptômes associés à cette pathologie.

Procédures

La mutation génétique portée par certains animaux peut générer des souffrances à partir de l’âge de 12 mois : difficultés locomotrices, prostrations et perte de poids. Pour déterminer la présence de la mutation (génotypage), un prélèvement de l’extrémité terminale de la queue sera effectué, rapidement et une seule fois sur chaque animal vigile (moins d'une minute par animal). Nous réaliserons des injections de produits pharmacologiques ou de vecteurs viraux, dans des zones spécifiques du cerveau des embryons en intra utérin. Ces injections nécessitent une chirurgie sous anesthésie générale des femelles gestantes (30-45 minutes, 1 fois). Chaque embryon reçoit une injection intracérébrale. Les animaux impliqués dans les analyses comportementales réaliseront 2 séries (l’une à 3 mois, la deuxième à 6 mois) de 5 tests comportementaux vigiles sur une période d’un mois. Lors du test de privation de nourriture les animaux seront mis à jeun sur une période de 24 heures. Le prélèvement du liquide céphalorachidien implique une chirurgie sous anesthésie générale, une seule fois pour chaque animal pendant 5 minutes maximum. Pour étudier la perméabilité de la barrière entre le système nerveux et le système sanguin une partie des animaux recevra une injection d’une molécule fluorescente (une seule fois, vigile, durée inférieure à 1 minute) puis seront euthanasiés au maximum 2 heures après. L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire appropriée, efficace et reproductible.

Impact sur les animaux

Le prélèvement pour génotypage est réalisé sur animaux vigiles. Cet acte peut générer une légère douleur chez l’animal. L’acte d’injection pratiqué sous anesthésie peut générer de la douleur lors de la chirurgie et en post opératoire pendant quelques jours. Il y a un risque lors de l’anesthésie (dépression cardiorespiratoire, hypothermie), ainsi qu’un risque infectieux et hémorragique. Le prélèvement de liquide céphalorachidien réalisé sous anesthésie sera suivi d'une euthanasie, il n'y aura donc pas de douleurs post-opératoires associées. Les tests comportementaux peuvent générer du stress chez les animaux liés à leur manipulation et aux changements de pièces. Le test de suppression de nourriture peut également induire un état de stress et de fatigue chez les animaux. Ce test nécessite une privation de nourriture pendant vingt-quatre heures et met en évidence une activité de type antidépressive. L’injection d’une molécule pour évaluer la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique sera associée à une légère et brève douleur au point d’injection, qui pourra être suivie d’un inconfort de courte durée. La mutation génétique portée par les animaux des 2 lignées peut générer des souffrances à partir de l’âge de 12 mois (phénotype dommageable) : difficultés locomotrices, prostrations et perte de poids.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les souris seront euthanasiées afin de récupérer les tissus post-mortem, prélever des embryons, ou parce qu'il ne sera pas possible de les réutiliser ou replacer du fait de leur modification génétique.

Remplacement

L’étude du cerveau en développement nécessite le recours à un modèle animal car il permet de préserver l’environnement du développement utérin (impliquant différents types cellulaires qui interagissent entre eux, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire). L’influence d’un développement cérébral anormal sur le cerveau adulte ne peut se faire qu’avec un modèle de mammifère qui permet de suivre l’évolution du cerveau tout au long du développement et de la vie de l’animal. Le développement cérébral et la génétique de la souris présentent des similarités avec ceux de l’Homme. Ces éléments font de la souris un modèle indispensable pour notre étude. Nous utiliserons des cultures cellulaires afin de valider les outils moléculaires qui seront ensuite injectés chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour pouvoir atteindre l’objectif scientifique fixé. Il a été déterminé en réduisant au plus petit nombre le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats significativement exploitables. Pour cela nous utiliserons des tests statistiques adaptés en fonction du type d’analyses réalisées. Afin d’extraire le plus de données possibles sur un nombre minimum d’animaux, le matériel biologique récupéré sera utilisé au maximum et différentes expériences seront combinées. Si les résultats sont concluants avant l’utilisation de tous les animaux alors ils ne seront pas tous utilisés. Pour la totalité du projet nous estimons que nous utiliserons au maximum 6150 animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils bénéficient d’eau et de nourriture adaptée à leur stade physiologique à volonté et sont observés quotidiennement. Les animaux seront euthanasiés à 6-8 mois, avant apparition du phénotype dommageable, excepté pour les quelques animaux gardés jusqu’à 12 mois pour certaines procédures, qui seront particulièrement surveillés pour détecter des difficultés locomotrices et une prostration, 2 signes caractéristiques liés à la mutation. Nous réaliserons des accouplements avec des souris non génétiquement modifiées afin d’éviter toute dérive génétique. La biopsie de queue pour le génotypage sera réalisée sur de jeunes animaux (cicatrisation rapide) et limitée au strict minimum. Le geste est rapide, parfaitement maitrisé, et réalisé dans un endroit dédié au calme. Une surveillance adaptée du souriceau est mise en place après le geste. Cette technique de prélèvement permet d’obtenir une quantité suffisante d’ADN pour le génotypage sans risque d’induire des effets indésirables majeurs pour l’animal. En effet sur un animal si jeune il ne serait pas possible d’obtenir la quantité de poils suffisante, un prélèvement de sang pourrait induire un choc hypovolémique et la biopsie d’oreille n’est pas possible avant 2 semaines du fait de la petite taille des oreilles. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Afin d’améliorer le bien-être de la mère dans les cages post chirurgie ajout d’une maison, d’un nid en coton et d’une nourriture enrichie (hydrogel, nourriture facile d’accès). Les chirurgies sont réalisées le matin afin d’observer les animaux le soir et administrer les médicaments nécessaires. Une liste d’observation post opératoire sera remplie. Après les chirurgies, les animaux seront observés (infections, mauvaise cicatrisation, prostration ou d’agitation et perte de poids anormaux) 2 fois par jour par l’équipe, et chaque jour par l’animalerie. Une grille de scoring de la douleur sera utilisée. Les nouveaux nés post chirurgie seront suivis durant les premiers stades de vie pour s’assurer que la modification induite par la chirurgie n’entraine pas de modification développementale dommageable. Une grille de score clinique sera utilisée dès la naissance. Un protocole d’analgésie sera utilisé lors de l’euthanasie des souris afin qu’elle se fasse sans douleur.

Choix des espèces

Il n’existe pas d’autre méthode expérimentale n’impliquant pas d’animaux vivants et permettant d'étudier le développement et la complexité du cerveau. Ces analyses nécessitent l'utilisation de souris : le comportement des neurones diffère selon leur environnement, ils adoptent un comportement migratoire in vivo et de croissance neuritique en culture; l'organisation laminaire du cortex (zone spécifique du cerveau), et les connexions neuronales qui y sont formées ne peuvent être reproduits en culture; la complexité des interactions entre les différents types cellulaires du cortex. Ainsi les modèles in vitro sont insuffisants pour étudier la complexité et la mise en place des réseaux neuronaux corticaux. La souris est un modèle de choix pour la transgénèse et les organismes génétiquement modifiés et nous avons à disposition plusieurs modèles murins de la maladie de Huntington. Nos modèles de souris ont été décrits comme reproduisant de nombreuses caractéristiques de la pathologie humaine. Le but de ce projet étant de suivre l’impact des modifications ayant lieu au stade embryonnaire sur les stades tardifs, nous allons nous focaliser sur les âges suivants : chez l’embryon (jour de gestation 14 et 16) pour observer l’effet direct de la modification pendant l’établissement des couches du cortex cérébral, à un stade juvénile pour étudier la continuité du développement post-natal ; particulièrement à l’âge de 30 jours et à l’âge de 12 mois pour analyser la perméabilité de la barrière entre le sang et le liquide céphalorachidien; et à 3, 6, 8 et 12 mois pour évaluer les conséquences au stades adultes de la modification embryonnaire, en comparant le phénotype des souris traitées à celui des souris modèles de la maladie. Nous utiliserons des animaux reproducteurs adultes afin de générer les animaux nécessaires pour nos procédures. Les animaux générés seront prélevés pour connaitre leur patrimoine génétique à l’âge de 7 à 10 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1800
Souffrances
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 1800
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Devenir
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 -
 1800

Objectifs

Les mutations non sens sont responsables d’environ 10% des maladies génétiques. La conséquence d’une mutation non sens est la dégradation rapide de l’ARNm porteur de la mutation par un mécanisme de surveillance des ARNm appelé NMD (pour nonsense-mediated mRNA decay). Certaines molécules sont capables de restaurer l’expression d’un gène porteur d’une mutation non sens. Ce type de molécules représente des candidats médicaments pour le traitement de certains patients atteints de maladie génétique. Nous recherchons au laboratoire des molécules capables de corriger les mutations non sens. Pour cela nous criblons des chimiothèques puis validons les molécules sur des lignées cellulaires. Une étude est ensuite entreprise pour déterminer la toxicité des molécules sélectionnées et leur mode d’action. L’étude préclinique est achevée après avoir démontré que les molécules sont capables de corriger les mutations non sens in vivo au sein d’un organisme complexe tel qu’une souris. L’étude in vivo consistera à déterminer la voie d’exposition, la concentration la plus efficace et la cinétique d’action de la molécule. Pour cela, les voies d’exposition qui seront testées sont la voie orale en gavant la souris avec différentes quantités de molécules et la diffusion sous-cutanée au moyen d’une pompe osmotique. Pour évaluer l’efficacité des molécules, nous effectuerons des mesures de croissance tumorale puis une analyse moléculaire sur les tumeurs après mise à mort des animaux.

Bénéfices attendus

La validation de l’efficacité de molécules permettant de corriger des mutations non-sens (entraînant la production de protéines généralement non-fonctionnelles) dans un organisme complexe comme la souris permettra à terme le développement de futurs médicaments pour traiter l’Homme souffrant de maladies génétiques telle que le cancer.

Procédures

L'ensemble des animaux (1800) seront anesthésiés par voie gazeuse afin de procéder à l'injection des cellules tumorales au niveau de leur flanc (durée de l'anesthésie : 10 minutes). L’ensemble des souris seront pesées 1 fois par semaine (1 minute) et la croissance des tumeurs sera mesurée 3 fois par semaine au moyen d'un pied à coulisse (2 minutes). Deux voies d'administration de traitement seront ensuite évaluées. - Traitement par voie orale : une partie des animaux (900) recevront une à deux fois par jour un traitement ou son placebo par voie orale (30 secondes). Le traitement durera au maximum 28 jours. - Traitement par voie sous-cutanée : une partie des animaux (900) auront une implantation au niveau du dos d’un système permettant la délivrance en continu du traitement ou de son placebo (Chirurgie pour implanter une pompe osmotique : 10 minutes). Une semaine après l’intervention, les agrafes sont retirées sous anesthésie gazeuse (1 minute). Le traitement durera au maximum 28 jours.

Impact sur les animaux

Ce projet a pour but de valider l’utilisation de nouvelles molécules comme éventuel candidat médicament. Bien que des tests de toxicité auront été effectués au préalable sur culture cellulaire, l’effet de ces molécules sur un organisme entier doit être évalué. Pour cela, nous veillerons à ce que ces molécules ne portent pas atteinte aux libertés individuelles de l’animal définies comme étant l’absence de faim, de soif et de malnutrition, l’absence de peur et de détresse, l’absence de stress physique et/ou thermique, l’absence de douleur, de lésions et de maladie ainsi que la liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce. Cette observation servira à détecter une nuisance sur du long terme d'exposition à la molécule étudiée. Au cours des procédures, les animaux seront soumis à un stress léger de courte durée lors des anesthésies (par voie gazeuse ou par injection). De même, le traitement par voie orale, bien accepté par l'animal, pourra générer un stress léger et de courte durée lors de la contention. L'implantation de la pompe, réalisée sous anesthésie, ne devrait pas générer de gêne au mouvement de l'animal (placée sous la peau dans le dos) mais pourrait conduire à une douleur post-opératoire qui sera gérée par analgésiques. L'injection des cellules tumorales sera réalisée de manière à ne pas entraver les mouvements de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience afin de pouvoir procéder à l’analyse moléculaire des tumeurs et d’autres tissus.

Remplacement

Dans la première partie du projet, nous disposons d’un programme de caractérisation des nouvelles molécules que nous identifions et sélectionnons basé sur le criblage cellulaire. Cette étape in vitro préalable est essentielle afin de déterminer la dose efficace en culture cellulaire (ce qui nous permet d'extrapoler pour définir une fenêtre de doses qui seront utilisées chez la souris), la toxicité cellulaire et le mode d'action. Cette étape permettra de remplacer l'animal dans la phase de sélection des molécules et d'évaluation des conditions optimales d'utilisation. Cependant, bien qu’une grande partie de l’étude se réalise in vitro remplaçant ainsi le modèle animal, l’expérimentation in vivo demeure nécessaire afin de pouvoir étudier l’effet de ces molécules sélectionnées avec soin dans un modèle physiologique pertinent reflétant la mutation étudiée à l’échelle de l’organisme entier.

Réduction

Le projet est conforme aux exigences de réduction puisqu'une phase exploratoire avec un nombre réduit d'animaux par lot (lot de 5) sera effectuée afin d'identifier la voie d'exposition, la concentration et la cinétique d'action de la molécule étudiée et ce afin d'abaisser au minimum le nombre d'animaux qui seront ensuite utilisés pour la démonstration de l'efficacité d'action de la molécule in vivo. Ce nombre sera de 40 ce qui correspondra à deux séries d'expériences avec 10 animaux par condition (avec et sans la molécule). La répétition de l'expérience est nécessaire pour s'affranchir d'un éventuel effet biaisé lié à la préparation de la molécule, au lot d'animaux ou à un stress survenu pendant l'expérience. Le nombre de 10 animaux par condition et par série afin de pouvoir réaliser ensuite un "student test" qui est le test statistique utilisé dans les expériences permettant d'évaluer l'efficacité d'un traitement.

Raffinement

Enfin, concernant le raffinement, l'expérience sera toujours menée de façon à prévenir ou à réduire au maximum toute souffrance. Ainsi, la voie d'exposition efficace la moins invasive sera privilégiée (la voie orale plutôt que sous-cutanée) et une anesthésie sera effectuée lorsque cela est compatible avec l'expérience. Des analgésiques seront utilisés pour pallier toute douleur pouvant survenir à la suite de l'implantation du système de diffusion sous-cutané. Les conditions d'hébergement seront telles que les animaux pourront bénéficier d'un enrichissement de leur environnement permettant une réduction de leur stress.

Choix des espèces

La souris présente l'avantage d'avoir un mécanisme de reconnaissance des codons stop prématurés étudié dans notre projet semblable à celui de l'Homme. De plus, la souris a un cycle de vie compatible avec le test in vivo sur plusieurs semaines de molécules à visées thérapeutiques. Les animaux seront utilisés à partir de la quatrième semaine après la naissance et jusqu'à 6 mois maximum après la naissance. La limite inférieure correspond à l'âge de maturité du système immunitaire chez la souris et la limite supérieure a été fixée à 6 mois car après, nous les considérons comme trop âgées ce qui pourrait compliquer l'interprétation des résultats.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1556
Souffrances
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 1556
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Devenir
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 1556

Objectifs

Le cancer du poumon est responsable de plus de 30 000 décès par an en France. La découverte de modifications génétiques fondamentales à l'origine de la survenue d'un certain type de cancer du poumon a permis une médecine de précision basée sur l’utilisation d'inhibiteurs d'activité enzymatique spécifique. Nous étudions plus particulièrement un récepteur présentant cette activité dont le dysfonctionnement est impliqué dans les cancers bronchiques, rénaux ou gastriques. Des inhibiteurs de l'activité de ce récepteur et des anticorps spécifiques dirigés contre ce dernier ont été développés. Plusieurs inhibiteurs ciblés de ce récepteur sont à ce jour cliniquement validés pour les patients atteints d’un cancer bronchique présentant un dysfonctionnement du récepteur favorisant la survie des cellules cancéreuses. Cependant, l’efficacité de ces traitements est restreinte avec des taux de réponse inférieurs à 50% et une durée de réponse moyenne de moins d'un an. Les causes de cette faible activité sont encore inconnues mais soulignent l’importance de mieux caractériser: -les mécanismes responsables de la survie des cellules cancéreuses suite au dysfonctionnement de notre récepteur -les caractéristiques des patients (marqueurs biologiques de sensibilité et mécanismes de résistance aux thérapies). La mutation génétique que nous étudions au niveau du récepteur d'intérêt montre une dépendance maintenue de ce dernier à sa molécule activatrice et il semble nécessiter un contexte spécifique pour initier le développement de la tumeur. De plus, chez les patients présentant un cancer du poumon avec un dysfonctionnement de notre récepteur d'intérêt, il a été identifié d'autres altérations génétiques additionnelles qui pourraient être à l’origine des échecs thérapeutiques. Dans ce contexte, nos objectifs sont de -caractériser le potentiel de survie des cellules cancéreuses lorsque le récepteur d'intérêt présente une mutation et comprendre le rôle de la molécule activatrice associée à ce récepteur dans ce cas de figure, -définir l’impact des 2ndes altérations génétiques identifiées chez les patients sur le développement tumoral et la dissémination métastatique dépendante du récepteur, (3) évaluer l’efficacité des traitements ciblant spécifiquement notre récepteur en fonction du contexte des mutations additionnelles, (4) rechercher les thérapies innovantes ou combinaisons thérapeutiques les plus efficaces basées sur les différents résultats obtenus dans notre étude

Bénéfices attendus

Nos travaux permettront de mieux comprendre les processus de transformation de cellules saines en cellules cancéreuses dans les cancers du poumon. Ils conduiront ainsi à identifier les patients pouvant tirer le plus grand bénéfice d’un traitement uniquement par inhibiteur spécifique du récepteur que nous étudions dans ce projet et d’éviter d’exposer les autres à un traitement inutile et potentiellement toxique. Pour les patients qui ne relèvent pas d’une thérapie n'utilisant qu'une seule molécule ou un seul anticorps spécifique, nos travaux permettront d'identifier des molécules efficaces pour une utilisation de combinaisons thérapeutiques ou d’inhibiteurs innovants. Ainsi, ce projet aidera à l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer du poumon.

Procédures

Le projet se déroulera en 4 parties. Plusieurs étapes sont communes à l’ensemble des parties. Pour les parties 1, 2 et 3, l’ensemble des animaux (1056) recevront une injection de cellules cancéreuses au niveau des 2 flancs (durée : 2 minutes). Toutes les souris seront pesées 2 fois par semaine (1 minute) et la croissance des tumeurs sera mesurée 2 fois par semaine (2 minutes). Dans les parties 2 et 3, 864 animaux recevront un traitement ou un placebo par gavage (une fois par jour, durée 1 min) et/ou par injection (1 à 2 fois par semaine, 1min) dès qu'un certain volume tumoral aura été atteint et jusqu’à la fin de l’expérience (durée totale maximale : 4 mois). Pour la partie 4, après une anesthésie gazeuse (durée 20 à 30 min), 480 animaux seront tondus au niveau du torse et recevront une injection intracardiaque de cellules cancéreuses. Cette injection se fera sans chirurgie. Pour apprentissage, 20 animaux supplémentaires subiront ce geste. Une fois les injections réalisées, l’état des souris sera contrôlé et les animaux seront pesés 2 fois par semaine (1 minute). Une lecture de bioluminescence sera réalisée une fois par semaine afin de suivre le développement des cellules tumorales. Pour cela les animaux seront anesthésiés par voie gazeuse et maintenus sous anesthésie à l’aide d’un masque (durée anesthésie : 5 à 60 min). Ils recevront ensuite l’injection d’une molécule permettant la lecture de la bioluminescence (durée : 30 secondes). Les 480 animaux recevront également un traitement ou un placebo par gavage (une fois par jour, durée 1 min) et/ou par injection (1 à 2 fois par semaine, 1min) 48h après l'injection des cellules et jusqu’à la fin de l’expérience (durée totale : 3 mois). Enfin, l’ensemble des 1556 animaux seront mis à mort lorsqu’une taille de tumeur qui aura été prédéfinie sera atteinte ou lorsque la dissémination métastatique sera trop importante ou dès l’apparition du moindre signe de souffrance. Pour cela, les 1556 souris seront anesthésiées par voie gazeuse ou par injection avant d’être mises à mort.

Impact sur les animaux

Les procédures que nous prévoyons de réaliser pourraient être à l’origine d’un stress lié à la manipulation. L’injection des cellules et/ou de la molécule pour la lecture de la bioluminescence pourrait entraîner un stress ou une douleur chez les animaux. Pour limiter le stress des animaux, ces derniers seront anesthésiés lors de ces étapes de la procédure. Aux sites où les cellules seront injectées, le développement des tumeurs ne devrait pas entraver la liberté de mouvement des souris, cependant si cette liberté était altérée, une mise à mort des animaux sera réalisée.

Devenir

En fin de procédures, les animaux seront tous mis à mort car il est nécessaire de pouvoir étudier les organes et les tumeurs afin d’analyser le potentiel tumoral, métastatique mais également l’efficacité des traitements utilisés.

Remplacement

Avant d’initier la partie utilisant des modèles animaux de notre projet, de nombreuses études ont été réalisées sur des cellules de manière à pouvoir notamment étudier la prolifération cellulaire, la résistance à l’apoptose, la migration et la croissance sans ancrage des lignées que nous souhaitons étudier. L’évaluation des thérapies sera réalisée sur des cultures cellulaires en 3 dimensions afin de mieux représenter l’environnement et l’architecture complexes des tumeurs. Seuls les mutants présentant l’augmentation d’au moins une de ces capacités sont évalués dans les modèles animaux remplaçant ainsi l’animal dans le processus de sélection des lignées d’intérêt. Cependant, le modèle en 3 dimensions ne peut pas reproduire la complexité et la pathophysiologie des tumeurs in vivo, la croissance tumorale implique de nombreux processus biologiques comme la vascularisation tumorale, l’implication du micro-environnement tumoral, l’invasion des tissus voisins qui nécessitent pour leur évaluation un système biologique complexe rendant pour l’instant nécessaire l’utilisation d’animaux.

Réduction

Comme précisé précédemment, de nombreuses réponses biologiques dans les cellules ont été évaluées en 2D et 3D au préalable à l’étude dans des modèles animaux incluant la prolifération cellulaire, la résistance à l’apoptose, la migration et la croissance sans ancrage. Seules les lignées porteuses d’une mutation conférant des capacités favorisant le développement de tumeurs, soit une réduction de sensibilité aux inhibiteurs de MET, seront évalués dans les modèles utilisant des animaux. De plus, l’utilisation de l’imagerie pour évaluer la dissémination métastatique permet un suivi longitudinal de la dissémination évitant donc l’utilisation de plusieurs cohortes d’animaux à différents temps Pour l’évaluation de l’efficacité des traitements, les molécules sont d’abord utilisées sur les modèles de cellules. Seules les molécules capables d’inhiber au moins une réponse seront utilisées sur le modèle animal. Quand la conception de la procédure le permettra et afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, la lignée cellulaire parentale injectée sera comparée à plusieurs de ses dérivées co-altérées. Les groupes d’animaux par condition ont été déterminés en fonction de nos expériences précédentes pour donner une puissance statistique suffisante en tenant compte de la variabilité entre les animaux. Ainsi, nous avons réduit le nombre d'animaux au minimum nécessaire sans altérer la robustesse de nos résultats.

Raffinement

Afin de limiter au maximum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies dans un environnement enrichi (maison, carré de coton, copeaux de cartons...) et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Les animaux seront manipulés avant la mise en place de l’expérimentation afin de procéder à une habituation. Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés avant les procédures pouvant induire un stress ou une angoisse chez l’animal ainsi qu’avant la mise à mort. Une fois l’injection intracardiaque de cellules tumorales réalisée, les animaux seront suivis quotidiennement de manière à pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou d’angoisse. Des points limites ont été définis préalablement à l’expérience et seront suivis à l’aide d’une fiche d’évaluation des signes cliniques. En cas d’atteinte des points limites ou à leur approche, les animaux seront mis à mort selon la méthode définie. La mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour l’étude de la croissance tumorale expérimentale. Ce modèle permet notamment de disposer d’animaux immunodéficients compatibles avec l’injection de cellules tumorales humaines ainsi que d'utiliser des outils de modification génétique permettant le fonctionnement de notre modèle. Les injections de cellules tumorales seront réalisées comme classiquement décrit dans la littérature sur des animaux âgés de 6 à 8 semaines à la fois mâles et femelles.