Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
20 contenus
  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 150
Souffrances
 -
 150
 -
 -
Devenir
 -
 145
 5
 -

Objectifs

A l’échelle de la Terre, l’environnement change à un rythme sans précédent. Le changement climatique, la fragmentation des habitats, les interactions entre l’homme et la nature, l’émergence de nouvelles maladies ; tous ces facteurs exercent une pression intense sur des écosystèmes autrefois préservés. De tels changements sont exacerbés dans les milieux polaires des hautes latitudes où le forçage climatique, l’écotourisme et les zones de reproduction limitées accentuent le stress auquel sont soumis les populations animales, en particulier les oiseaux marins. Des connaissances sur les adaptations physiologiques individuelles des oiseaux marins et leurs limites sont nécessaires pour comprendre et prédire si les individus et les populations sont capables ou non de faire face aux changements environnementaux. Le présent projet a pour ambition de poursuivre un observatoire à long terme des réponses physiologiques des manchots royaux aux changements de leurs environnements. Le projet sera construit en combinant des données précédemment collectées, complétées par un suivi annuel d’un échantillon représentatif de manchots se reproduisant dans différentes conditions coloniales et saisonnières (l’objet de la présente demande). Ce suivi permet d’étudier la variabilité inter- et intra-annuelle des réponses physiologiques (en termes d’énergie, de température corporelle et de stress) mises en oeuvre par les oiseaux face aux changements à terre de leur micro-habitat, des conditions de vie en colonie, du parasitisme et de la prédation. En combinant des protocoles d’échantillonnage standardisés sur le long-terme à des outils d’analyse statistiques avancés, nous étudions la contribution des différentes sources exogènes de pressions environnementales (climat, prédation, parasitisme, dérangement lié à l’homme) au phénotype du stress ainsi qu’à la reproduction et al croissance du manchot royal, afin de comprendre à quels facteurs et à quelles périodes ces animaux sont le plus vulnérables.

Bénéfices attendus

Les changements climatiques actuels et ceux prédits par les différent scénarios IPCC posent de nouvelles contraintes pour les espèces animales. Les observations répétées de stress thermique chez le manchot royal (i.e. comportement de halètement et ajustements posturaux des adultes diminuant la protection de l’œuf et du poussin) suggèrent que les espèces sub-Antarctiques sont également sensibles au stress thermique de chaleur, mais il n’existe à ce jour aucune données / publications sur cet enjeu majeur de conservation de la biodiversité. Les résultats obtenus seront cruciaux pour ajuster les projections concernant les dynamiques de populations de cette espèce en fonction des différents scénarios climatiques futurs (IPCC) pour renforcer les mesures de protection des espèces en fonction de leur sensibilité, et permettrons l’utilisation de l’approche la moins invasive possible pour d’autres étude du stress thermique de chaleur chez le manchot royal et possiblement d’autres espèces sub-Antarctiques et Antarctiques

Procédures

Les animaux seront soumis à maximum quatre types d’interventions sur animaux vigiles (maximum 100 adultes de 50 couples et leurs 50 poussins) : - Prélèvement sanguin à la veine alaire (7x en l’espace d’environ 1 an, durée du prélèvement ~ 2 minutes) - Implantation sous-cutanée d’un transpondeur d’identification thermo-sensibles (durée de la pose < 5 min) - Pose d’un enregistreur électronique comportant un accéléromètre tri-dimensionnel et un cardio-fréquencemère sur une durée de 8 à 15j - Equipement avec un logger ingérable mesurant la température interne (en place pour 7 jours à 2 mois selon la durée de rétention naturelle dans le tractus digestif)

Impact sur les animaux

Les procédures du projet sont assez peu invasives (capture, prise de sang, marquage par transpondeur sous-cutané, équipement avec loggers peu invasifs) mais soumettent les individus à un stress de courte durée (manipulations < 35 min). Des manipulations relativement similaires réalisées depuis plus de 15 ans n’ont pas révélé d’effets indésirables sur la reproduction ou la survie des individus.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront relâchés sur leur site de capture. Des animaux ayant participé au suivi à long-terme (classe Légère) les années antérieures comme adultes reproducteurs ou comme poussins pourront être à nouveau suivis, bien que cela reste rare du fait de la taille de la colonie d’étude (20000 couples reproducteurs) et de l’absence de marquage externe permanent des individus ; les bagues métalliques ayant été abandonnées du fait d’effets délétères à long-terme. Etant donné la légèreté des procédures, et l’intervalle de temps d’au moins une année entre la première utilisation et la seconde, aucun effet cumulatif n’est attendu.

Remplacement

Le but de ces études est de comprendre les stratégies adaptatives de l’animal dans son milieu : les méthodes alternatives sont donc inexistantes. De plus, nous étudions un modèle animal qui présente des adaptations particulières et quasi-uniques dans le règne animal, ceci permet d’aborder la notion fondamentale des compromis énergétiques ayant des répercussions sur le taux de reproduction et de survie de l’individu. Nos expérimentations ont pour but de cerner les capacités physiologiques et comportementales d’adaptation de ces animaux aux contraintes de l’environnement, un point clé dans la compréhension des réponses populationnelles au changement global.

Réduction

Le projet est réfléchi afin de réduire au maximum l’impact des procédures sur le bien-etre des animaux et réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Nous mutualisons nos animaux et données avec d’autres programmes scientifiques (la base de données a vocation à être entièrement publique d’ici à 2027, les premiers élements étant déjà publiés en ligne) et cherchons à répondre à plusieurs problématiques en n’utilisant qu’un groupe d’oiseaux. Par ailleurs, les effectifs animaux sont choisis à minima (12-13 couples par zone * 4 zones contrastées pour le suivi longitudinal) au regard d’analyses statistiques permettant de caractériser la variation naturelle observée. Ceci comprend notamment l’étude de l’attribution de variance à travers de modèles statistiques complexes (Modèles Linéaires Mixtes Généralisés (GLMMs), Analyses en Composantes Principales (ACPs), Equations d’Estimations Généralisées (GEEs)).

Raffinement

Des précautions particulières sont prises pour minimiser le dérangement des animaux et réduire l’impact des procédures sur leur bien-être. En termes de Raffinement, nous avons développé une méthodologie d’étude du fonctionnement mitochondrial visant à remplacer les biopsies musculaires par l’analyse des cellules sanguines, ce qui limite considérablement le côté invasif des expérimentations. De manière semblable, nous combinons l’utilisation de transpondeurs pour l’identification des animaux avec la collecte des données de température corporelle afin de minimiser le côté invasif de nos manipulations (transpondeurs thermo sensitifs). Les interventions sur les animaux se limitent en fait à des captures, pesées, mensurations, prises de sang à la veine alaire, identification par transpondeur et pose de biologgers externes ou ingérables. Le temps de manipulation est réduit au minimum grâce notamment à l’intervention de chercheurs confirmés et formés à manipuler des manchots royaux. Durant les manipulations les animaux ont de plus les yeux couverts d’une cagoule opaque qui limite leur stress. Toutes les manipulations sont effectuées dans le calme et les oiseaux sont surveillés en permanence pendant les interventions et quotidiennement après. Nous avons fixé le point limite d’arrêt des manipulations à l’apparition de polypnée (indice du stress de l’animal) ou d’une apathie. Les biologgers utilisés sont fixés (de manière non permanente) en externe sur les plumes dorsales, ce qui n’entraine pas de souffrance chez l’animal. Les modèles que nous déployons sont utilisés en routine avec succès chez cette espèce depuis plusieurs années, sans effets négatifs sur la reproduction et la survie.

Choix des espèces

Le manchot royal est choisi comme modèle au regard de son écologie chez l’adulte que le poussin. Les adultes se nourrissent en mer et jeûnent plusieurs semaines lors des séjours à terre, durant l’incubation et la mue. Ils font face à de fortes contraintes environnementales à terre (stress social, parasites, climat) et en mer (hypoxie en plongées profondes, prédation). Le poussin a une croissance très longue (+1 an) pour un oiseau, interrompue par une phase de jeûne pendant l’hiver austral. C’est un modèle idéal pour l’étude de la plasticité des mécanismes physiologiques et des compromis énergétiques dans un contexte de changement global. Le manchot royal, espèce adaptée au froid, souffre de plus en plus de vagues de chaleur à terre dues au réchauffement climatique (stress thermique), justifiant par ailleurs la recherche de nouvelles méthodologies de suivi non-invasif de la température corporelle des animaux à l’aide de transpondeurs d’identification passifs. Adultes, indispensables pour la part des expériences basées sur l’évaluation du succès reproducteur et les caractéristiques de la recherche alimentaire en mer qu’ils sont les seuls à effectuer. Poussins pour étudier l’influence des conditions environnementales sur la croissance, le statut hormonal et la survie.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 475
Souffrances
 -
 185
 -
 290
Devenir
 -
 -
 -
 475

Objectifs

Dans les conditions commerciales, les œufs fertiles provenant des élevages reproducteurs sont acheminés au couvoir (entreprise d’accouvage). Ces œufs sont mis dans des incubateurs pendant 18 jours puis transférés en éclosoirs pendant 3 jours pour faire naître les poussins. Dans l’éclosoir, l’écart entre le premier et le dernier poussin éclos peut atteindre 36 h. Ils sont ensuite sortis, parfois sexés, triés, vaccinés et transportés vers l'élevage. Considérant ces étapes, certains poussins attendent jusqu’à 72 h avant de s’abreuver et s’alimenter. Or, selon la littérature, cette privation, dès 36 h, altère le développement des organes, l’immunité, la thermorégulation et la réponse au stress. Pour améliorer les conditions post-éclosion et répondre à des attentes sociétales d’amélioration du bien-être animal en élevage, des solutions techniques sont en cours de développement pour apporter de l’eau et de l’aliment directement dans l’éclosoir ou d’installer les œufs à couver (à 18 jours) directement à l’élevage permettant aux poussins de naitre à leur rythme dans leur milieu de vie, sans manipulation et avec accès immédiat à l’eau et à l’aliment. Ce projet vise à objectiver, de façon contrôlée, les bénéfices de ces pratiques, en évaluant la robustesse des poussins en les soumettant à une inoculation par une bactérie appelée Escherichia coli (E. coli). La souche de E. coli choisie présente une pathogénicité modérée chez le poussin. Nous avons choisi le modèle E. coli car la colibacillose aviaire est la maladie bactérienne la plus fréquente en élevage de volailles avec de la mortalité fréquente à 3-4 jours après la mise en place en élevage. Les évaluations seront faites d'une part sur des poussins issus de poules reproductrices jeunes et d'autre part sur des poussins issus de poules âgées. Ces deux âges représentent des périodes à risque d'apparition de la colibacillose et correspondent à des périodes de fragilité pour le poussin.

Bénéfices attendus

La colibacillose aviaire est la maladie bactérienne la plus fréquente chez les volailles. Elle entraine une utilisation fréquente d’antibiotiques, contribuant ainsi à la sélection et à la diffusion de gènes de résistance chez l’animal et dans l’environnement. Renforcer la robustesse des poussins nouvellement éclos en leur permettant un accès le plus rapide possible à l’aliment et à l’eau permettrait de lutter contre la colibacillose et, de fait, diminuer le taux de mortalité et l’utilisation des antibiotiques pendant la première semaine de vie.

Procédures

Les interventions sur les animaux seront : - Inoculations d’E. coli par voie sous cutanée (poussins) qui durent environ 15 secondes par animal, contention comprise - Pesée des animaux avant inoculation d’E. coli et en fin de période de suivi pour la procédure 3

Impact sur les animaux

Les inoculations d’E. coli aux poussins sont susceptibles de les rendre malades. Les symptômes peuvent se manifester par un retard de croissance, un abattement de l’animal (léthargie) et, dans les cas les plus graves, par une septicémie entrainant la mort.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort parce que des autopsies doivent être pratiquées pour constater des lésions et effectuer des réisolements bactériens

Remplacement

La colibacillose aviaire est la maladie bactérienne la plus fréquente chez les volailles. Elle entraine une utilisation fréquente d’antibiotiques, contribuant ainsi à l’aggravation de la résistance aux antibiotiques. Lorsque l’on cherche à évaluer si des stratégies d’alimentation très précoce pourraient aider les poussins à être plus résistants, l’utilisation des animaux est indispensable.

Réduction

Au total, 475 animaux seront utilisés dans les trois procédures du projet. Le nombre de poulets a été fixé au minimum acceptable pour atteindre les objectifs du projet, à partir de données obtenues de précédents projets.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en animaleries (au sol, sur litière) ou en isolateurs. Dans les deux cas, ils bénéficieront d’enrichissements appropriés (plateformes et éléments de perchage et de picorage). Les inoculations aux poussins sont susceptibles de les rendre malades. Pour détecter une éventuelle souffrance des animaux, ils seront surveillés de près (4 à 5 passages par jour en plus d’observations par caméra) pour détecter des comportements anormaux (abattement ou prostration par exemple) par une évaluation de leur état clinique (normal, abattu, prostré). Tout animal prostré ne pouvant se déplacer après sollicitation sera mis à mort.

Choix des espèces

Poussins de 2 à 4 jours d’âge qui sont concernés en premier lieu par la colibacillose précoce. le but du projet est de développer des stratégies d'alimentation précoce pour améliorer la robustesse des poussins.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Poules : 112
Souffrances
 -
 112
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 112

Objectifs

La nutrition du poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet PRESAJE est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales, à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Nous cherchons à évaluer l’effet d’un choix de stratégies nutritionnelles précoces basé sur les connaissances acquises dans le cadre du projet, sur la santé, le bien-être et la robustesse des animaux, tout au long de la période d’élevage.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé digestive et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du poussin (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.

Procédures

Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée sur animaux vigiles sur 112 animaux. Les animaux prélevés à l’éclosion (n=16) seront mis à mort ensuite. 96 animaux seront prélevés à trois reprises au cours de l’élevage (J10, J21 et J35). Il y aura donc trois prises de sang par animal, espacées dans le temps, qui ne dureront que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Tous les animaux sur lesquels les prélèvements de sang seront faits (soit 112 animaux), seront mis à mort à J0 (n=16) ou à J35 pour des prélèvements de tissus et mesures de poids des organes (n=96), ceci afin de mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être post-éclosion et en fonction des caractéristiques du régime (utilisation de sources protéiques diversifiées).

Remplacement

La connaissance des besoins nutritionnels du poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique).

Réduction

L’effectif de 112 animaux (16 à l’éclosion et 96 ensuite), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles a été défini pour permettre de détecter significativement des effets possibles de stratégies nutritionnelles précoces appliquées dans le cadre d’une diversification des sources protéiques sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le parquet. Huit parquets par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d'après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. Ces paramètres seront analysés statistiquement pour comparer les différents traitements. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés avec prélèvements de sang pour des mesures de biomarqueurs. De même, un effectif de 16 animaux par régime, sexes confondus (2 par parquet, soit 1 mâle et une femelle par parquet), soit 96 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures hebdomadaires sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 35 jours (durée d’élevage standard).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Poules : 208
Souffrances
 -
 208
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 208

Objectifs

La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Les 2 premières étapes, qui ont fait l’objet de précédentes demandes, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie, puis à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques). Nous cherchons dans cette nouvelle demande à tester les apports en protéines et en acides aminés dans un contexte de diversification des matières premières pour améliorer l’autonomie protéique.

Bénéfices attendus

L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.

Procédures

Il n’y aura qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J0, J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction de l’apport alimentaire en protéines et acides aminés avec diversification des matières premières riches en protéines.

Remplacement

La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique)..

Réduction

Au total, 208 animaux (16 à l’éclosion et 192 ensuite) seront prélevés (sang et tissus), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux a été défini pour permettre de détecter significativement des effets d’une diversification des sources protéiques pour des apports en protéines et acides aminés optimisés (5 régimes avec des matières premières diversifiées moins digestibles ou une combinaison de différentes matières premières protéiques et 1 régime classique maïs-blé/soja) sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés. De même, un effectif de 16 animaux par régime et par âge au prélèvement, sexes confondus (1 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 192 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 480
Souffrances
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 480
 -
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Devenir
 -
 -
 -
 480

Objectifs

La digestibilité des acides aminés des aliments/matières premières destinés à l’alimentation des volailles est un sujet d’intérêt depuis quelques années. Il est désormais reconnu que la digestibilité déterminée au niveau de l’iléon (partie de l'intestin grêle) permet d’avoir une meilleure mesure de l’absorption des acides aminés par la volaille. Il existe de plus en plus de publications sur des valeurs de digestibilité iléale des acides aminés pour certaines matières premières mais avec une grande variabilité entre les publications et entre les stations de recherche où sont réalisés les projets. Ce phénomène de variabilité étant principalement dû à des différences de méthodologies utilisées. Ce projet a donc pour objectif de déterminer une méthode de référence afin de mesurer la valeur de la digestibilité iléale apparente des matières premières utilisées pour l’alimentation des volailles.

Bénéfices attendus

Ce projet est indispensable pour développer une méthode standardisée de mesure de digestibilité iléale apparente des protéines et des acides aminés des matières premières utilisées dans l’alimentation des volailles. Cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs nutritionnelles qui permettent de formuler les aliments des volailles d’élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins physiologiques de l’animal).

Procédures

Les poussins sont peu sollicités, il n'y a pas de prélèvements sur animaux vivants ou de procédures chirurgicales de réalisées. Les poussins sont d'abord placés dans les cages pendant une période de 3 jours d'adaptation (pendant laquelle aucune mesure n'est réalisée), afin que les poussins s'adaptent à leur environnement. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures pour collecter les fientes sur des plateaux sous les cages ou mesurer la consommation d'aliment dans les mangeoires, ce qui ne nécessite pas de contact direct avec les animaux. Les seuls contacts ont lieu lors de la pesée des animaux à J17, J21 et J24 (5 min maximum par cage collective de 4 poussins) ainsi que lors de l'euthanasie à J27.

Impact sur les animaux

Le calcul de la valeur de digestibilité iléale apparente des protéines/acides aminés pour les matières premières testées nécessite une comparaison à un groupe témoin privé d’apport en protéines (régime protéiprive), ce qui veut dire que l’aliment distribué pour ce groupe ne contient pas de matières premières sources de protéines/acides aminés. Pour ce groupe, on peut s’attendre à des phénomènes de carence en protéines et/ou acides aminés. Ces carences peuvent entraîner notamment des retards de croissance (principalement musculaire). Pour l’ensemble des groupes, les animaux sont logés dans des cages de dimensions suivantes : 100cm x 84cm = 0.84m² x 1m de hauteur. La taille de ce module est inférieure au 2m² qui est préconisée par la réglementation (tableau 8.1 de la directive européenne) mais supérieure à la surface minimale de 0.75 m² si la durée de confinement est limitée. Cela est nécessaire pour la manipulation des animaux et pour pouvoir récolter la totalité des fientes de manière fiable. Une taille de cage réduite peut avoir des effets sur l’expression des comportements naturels des animaux (exploration, déplacements moins importants…).

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux sont euthanasiés afin de collecter les contenus digestifs.

Remplacement

Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en œuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L'objectif de ce projet est d'évaluer des matières premières pour les utiliser dans l'alimentation animale (notamment en volailles), c'est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des oiseaux. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 27 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus répresentatif des animaux présents dans les élevages.

Réduction

Ce projet est divisé en cinq essais (un essai par an). Dans chaque essai, 3 matières premières et un témoin sont analysés (soit 15 matières premières au total sur 5 ans). Compte-tenu de la variabilité animale et environnementale, et de la précision que nous recherchons pour le calcul des valeurs nutritionnelles, 96 animaux sont nécessaires dans chaque essai (4 groupes de 6 répétitions par groupe, avec 4 animaux par répétition). Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental et afin que l’on puisse observer des différences significatives entre les groupes. Le dispositif utilisé permet de maîtriser les consommations par groupe de 4 poussins par module et de réaliser également une collecte totale des fientes (pour les calculs de digestibilité de l’énergie). Les mêmes animaux peuvent donc être utilisés à la fois pour déterminer la digestibilité des protéines / acides aminés ainsi que la digestibilité de l’énergie d’une matière première (réduction du nombre d’animaux). Ces travaux sont réalisés et valorisés par trois sociétés différentes et concurrentes sur le marché, ce qui permet de mutualiser certains savoirs (et de ne pas démultiplier les essais). Les poussins sont renouvelés à chaque essai, car ces mesures doivent être faites sur des animaux au même âge et en croissance, dont les besoins évoluent jusqu’à 27 jours. De plus, les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de récupérer le contenu de l’iléon.

Raffinement

Au minimum deux fois par jour le comportement (Position, déplacement, attitude, boiterie) est observé. Tout au long de l’essai, la mortalité est contrôlée quotidiennement. De plus, le poids des poussins à J17, J21 et J24 est mesuré. En fonction de ces critères, un poussin ou le groupe d’animaux destiné à une matière première peut être mis hors essai. Une grille de notation des points limites est utilisée (notation de plusieurs indicateurs).

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Un essai dure 27 jours : du premier jour de vie du poussin à 27 jours d’âge. Les 14 premiers jours, les poussins sont élevés au sol dans des conditions d’élevage classiques. Ensuite, les poussins sont élevés pendant 13 jours en cages collectives : période d’adaptation à la cage pendant 3 jours puis réalisation de mesures sur les 10 derniers jours (distribution des aliments expérimentaux pendant 10 jours, récolte des fientes et euthanasie pour récolte des contenus digestifs le dernier jour). Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 27 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Poules : 384
Souffrances
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 384
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Devenir
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 384

Objectifs

La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales. La première étape, qui a fait l’objet d’une précédente demande, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie. Nous cherchons dans cette nouvelle demande à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques), puis dans une future troisième étape à raffiner les besoins en protéines et en acides aminés en fonction de certaines caractéristiques du régime.

Bénéfices attendus

L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du jeune a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.

Procédures

Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée sur animaux vigiles. Les animaux prélevés ne seront pas les mêmes à chaque date. Il n’y aura donc qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction en fonction de l’apport alimentaire en acides aminés.

Remplacement

La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique).

Réduction

L’effectif de 384 animaux (moitié mâles et moitié femelles) a été défini pour permettre de détecter significativement un effet de la variation d’apport alimentaire en acides aminés (5 régimes supplémentés avec des acides aminés différents et un régime témoin non supplémenté) sur les performances de croissance et des biomarqueurs sanguins et tissulaires en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux publiés en 2017 sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Un effectif de 16 animaux par régime, par sexe et par âge au prélèvement (2 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 384 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques rapportées dans un article publié en 2021.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 11520
Souffrances
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 11520
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Devenir
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 11520
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Objectifs

L'objectif de ce projet consiste à pouvoir mesurer la valeur nutritionnelle des matières premières destinées à l'alimentation animale. En connaissant plus précisement les valeurs nutritionnelles des matières premières, cela permet aux experts de la nutrition animale de mieux répondre aux besoins physiologiques des animaux d'élevage, de mieux utiliser les matières premières disponibles sur le marché. Ainsi, nous optimisons les aliments qui nourrissent plusieurs millions de volailles chaque année en France et dans le monde au travers de nos clients fabricants d’aliments. Si une matière première est mal évaluée nutritionnellement, elle sera mal valorisée par l’animal : il faudra plus d’aliment pour le nourrir, les rejets dans les fèces seront plus importants, ce qui augmente l’impact sur l’environnement. L’animal peut même être malade car il digèrera mal ce qu’on lui donne à manger. Pour formuler les aliments, les nutritionnistes utilisent des tables d’alimentation et des matrices qui caractérisent les matières premières utilisées. Pour une formulation de précision, il est indispensable de mettre à jour régulièrement cette matrice car elle doit prendre en compte les variabilités annuelles des matières premières, les nouvelles origines, les nouveaux co-produits industriels. Si ce travail n’est pas réalisé, la table d’alimentation sera vite périmée et la formulation sera mal réalisée avec les conséquences précisées ci-avant. Ce projet fait suite à un projet de 5 ans déjà avisé en 2014 et 2019.

Bénéfices attendus

Ce dispositif est indispensable pour mesurer des digestibilités et ainsi évaluer les matières premières : cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs qui permettent de formuler les aliments des volailles d'élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l'animal). C’est le seul dispositif qui permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte totale des fientes.

Procédures

Les poussins sont peu sollicités, il n'y a pas de prélèvements sur animaux ou de procédures chirurgicales de réalisées. Les poussins sont d'abord placés dans les cages pendant une période de 3 jours d'adaptation (pendant laquelle aucune mesure n'est réalisée), afin que les poussins s'adaptent à leur environnement. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures pour collecter les fientes sur des plateaux sous les cages ou mesurer la consommation d'aliment dans les mangeoires, ce qui ne nécessitent pas de contact direct avec les animaux. Le seul contact a lieu lors de la pesée des animaux à J17, J21 et J24.

Impact sur les animaux

Du fait de la mise en cage prolongée des animaux, les nuisances attendues peuvent être des boiteries. En fonction des matières premières testées, les nuisances attendues peuvent être des modifications de consistance de fientes ou des régurgitations.

Devenir

Les animaux sont élevés au sol après l'essai pour atteindre un poids et un âge suffisant et ainsi être mis sur un marché de commercialisation classique.

Remplacement

Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en oeuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L'objectif de ce projet est d'évaluer des matières premières pour les utiliser dans l'alimentation animale (notamment en volailles), c'est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des oiseaux. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 24 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus répresentatif des animaux présents dans les élevages.

Réduction

La méthodologie utilisée ici s'appuie sur la publication d'une méthode européenne qui fait référence en la matière dans le domaine. Concrètement, nous mesurons l'ingéré alimentaire (composition des aliments et quantité consommée par les animaux) et l'excrété est récupéré pour être analysé (quantité et composition des fientes). Par différence, nous pouvons estimer les nutriments assimilés par l'animal. Le projet est divisé en 40 essais (8 par an). Dans chaque essai, 7 matières premières et un témoin sont analysés (soit 280 matières premières au total). Compte-tenu de la variabilité animale et environnementale,et de la précision que nous recherchons pour le calcul des valeurs nutritionnelles, 288 animaux sont nécessaires dans chaque essai (9 répétitions de 4 poussins x 7 matières premières + 1 témoin). Ce nombre a été calculé afin de pouvoir observer des différences significatives (pour une valeur de probabilité de 5%, soit une chance sur 20 que notre hypothèse soit fausse) sur la digestibilité entre les groupes. Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental (avec calcul de la ppds = plus petite différence significative que le dispositif permet de détecter entre les groupes). Le dispositif utilisé permet de maitriser les consommations par groupe de 2 poussins et de réaliser une collecte totale des fientes. Un essai dure 24 jours. Un chronogramme est joint en annexe. Il y a 14 jours d’élevage classique au sol puis il y a une phase d'élevage en cage pendant 10 jours: période d'adaptation de 3 jours aux cages où les poussins sont élevés à 4 par cage. Puis pendant 7 jours, seul 2 poussins par cage sont conservés, les 2 autres poussins retournent en élevage classique sur litière au sol. Après une période d'adaptation aux aliments pendant 4 jours, les quantités d’aliments ingérés sont mesurées et l’intégralité des fientes sont récupérées quotidiennement pendant 3 jours. Ainsi par différence, les quantités de nutriments assimilés par les poussins sont estimées.

Raffinement

Au minimum, deux fois par jour le comportement (Position, déplacement, attitude, boiterie) est observé. Tout au long de l’essai , la mortalité est contrôlée quotidiennement. De plus, le poids des poussins à J17 et J21 est mesuré. En fonction de ces critères, un poussin ou le groupe d’animaux destiné à une matière première peut être mis hors essai. La grille des points limites est jointe en annexe.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 24 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages de volailles.

  • Protection de l’environnement
Autres oiseaux : 1000
Souffrances
 -
 1000
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 -
Devenir
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 1000
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 -

Objectifs

Les activités humaines sont responsables du relargage d’innombrables composés toxiques dans l’environnement, qui s’introduisent au sein des organismes et dans la chaîne alimentaire, à échelle mondiale. Bien que la production et l’utilisation de certains produits chimiques soient régulées, nombre d’entre eux sont extrêmement persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les organismes sauvages parfois plusieurs décennies après leur interdiction. Chez l'Homme et les autres espèces animales, les contaminants environnementaux sont susceptibles de provoquer certains cancers, d’affecter les capacités immunitaires et de dérégler de nombreux mécanismes physiologiques, même si les conséquences de ces contaminants sur la faune sauvage restent encore trop peu étudiées. Les oiseaux marins sont des modèles de choix pour évaluer l’effet des contaminants environnementaux. En tant que prédateurs supérieurs, leurs niveaux de contamination reflètent les niveaux accumulés tout au long de la chaîne alimentaire. De par leur longévité élevée, ils peuvent accumuler les polluants tout au long de leur vie. Leur comportement colonial, garanti l’accès à un grand nombre d’individus et la possibilité de recapturer les mêmes individus à travers les années. Les oiseaux ne possèdent pas de mécanismes de détoxification efficaces pour les polluants organiques, les rendant potentiellement très vulnérables à ces derniers. Des études récentes chez les oiseaux marins suggèrent que la plupart des contaminants environnementaux peuvent diminuer le succès reproducteur, augmenter le stress oxydatif, perturber le système endocrinien, et donc affecter négativement la survie. Bien que les études sur le sujet restent encore très limitées, certains contaminants pourraient aussi l'état de santé des individus, en impactant le système immunitaire et la fonction digestive (via le microbiote, c'est à dire la flore intestinale). Dans ce contexte, notre projet vise à étudier les niveaux des contaminants environnementaux chez 5 espèces d’oiseaux marins en France. Notre projet cherchera notamment à comprendre quels peuvent être les effets de ces contaminants sur l’immunité et le microbiote de ces oiseaux et si ces effets peuvent compromettre la survie des individus et donc la persistance des populations.

Bénéfices attendus

Notre projet n’a aucun équivalent en France. Cette étude à long terme, sur plusieurs espèces, couvrant une large zone géographique sera la première étude de ce type en France. Les bénéfices attendus à l’issu du projet sont donc importants. Le projet permettra de (i) connaître les niveaux de contamination de plusieurs polluants environnementaux chez plusieurs espèces d’oiseaux marins et (ii) d’en étudier les conséquences sur leur santé (immunité et microbiote) et leur survie. Dans un contexte actuel où les oiseaux marins sont les principales victimes des grandes épidémies de grippe aviaire, notre projet permettra de savoir si les contaminants peuvent, à travers leurs effets sur le système immunitaire et/ou le microbiote, constituer un facteur aggravant de ces épidémies. Enfin, les espèces d’oiseaux marins étudiées dans le projet partagent leur habitat avec les populations humaines urbaines et littorales. Ainsi, les niveaux de contamination mesurés chez ces espèces pourraient également refléter les niveaux d’exposition des populations humaines à ces mêmes contaminants. Ainsi, notre projet a aussi pour vocation à alerter les pouvoirs publics sur la dangerosité de ce type de contaminants, pour la santé animale, humaine et des écosystèmes dans leur ensemble.

Procédures

Une prise de sang dans la veine de l'aile et un écouvillonnage au niveau du cloacal sur animaux vigiles, adultes et poussins. Une seule prise de sang sera effectuée et un seul écouvillonnage sera réalisé par individu et par an. Il est possible qu'au cours des 5 ans du projet, un même oiseau subisse d'autres prises de sang et écouvillonnages, cependant la probabilité est faible : on estime que les recaptures interannuelles sont possibles, mais rares (probabilité de 8,7%). La prise de sang dure 2 minutes maximum. L'écouvillonnage dure 1 minute maximum.

Impact sur les animaux

La procédure réalisée est de nature légère et avec des risques très faibles pour les individus. Les nuisances principales de la procédure du projet seront la douleur légère transistoire de l'introduction de l'aiguille lors de la prise de sang (2 minutes maximum pour la prise de sang), et de la gêne légère et transitoire de l'introduction de l'écouvillon lors de l'écouvillonnage cloacal (1 minute maximum pour l'écouvillonnage), et le stress causé par la capture et la contention.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les individus sont relâchés vivants, à proximité immédiate de leur lieu de capture.

Remplacement

Le remplacement n'est pas envisageable car l'expérimentation cible la description des contaminants présents chez les oiseaux marins en milieu naturel. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico pour déterminer le niveau de contamination chez la faune sauvage.

Réduction

La réduction a été prise en compte en limitant le nombre d'animaux employés (20 adultes et 20 poussins par an pour les 5 espèces) afin de, comme recommandé par les études d'écotoxicologie (et par les tests de puissance réalisés sur nos précédentes études), tenir compte de la forte variation individuelle de la contamination entre sexes et entre classe d'âge. Des modèles statistiques seront ensuite utilisés afin de déterminer l’existence d’une association entre les niveaux de contaminants et les paramètres de santé (immunité et microbiote), ainsi que sur la survie des oiseaux étudiées.

Raffinement

Le raffinement comprendra la rapidité de la procédure (3 minutes maximum) : prise de sang 2 minutes maximum et écouvillonnage cloacal 1 minute maximum. La prise de sang sera réalisée sur une veine de l'aile car cette technique minimise le stress de contention et est très bien maitrisée. Les animaux sont relâchés à proximité immédiate de leur lieu de capture, limitant là aussi le stress. Pendant la procédure, les oiseaux seront équipés d'une cagoule opaque composée d'un tissu respirant, ce qui réduit fortement le stress chez les oiseaux. La zone sur laquelle la prise de sang sera effectuée sera préalablement désinfectée pour éviter tout risque d'infection. Les seringues, aiguilles, coton et écouvillons seront stériles et à usage unique. Si la température extérieure était élevée (captures et procédures réalisées au moment de la reproduction en été, mais uniquement en matinée), un brumisateur d'eau distillée serait utilisé et une légère brumisation serait appliquée sur la tête et les pattes de l'oiseau, ce qui est un moyen éprouvé de diminuer la température et éviter tout risque d'hyperventilation en cas de fortes chaleur. De la même façon, les oiseaux seront toujours manipulés à l'ombre (sous un abri temporaire en toile - type tente- installé à cet effet). La procédure décrite dans ce projet sera effectuée lors des sessions de baguage associées à d'autres projets. Ainsi, les oiseaux capturés seront utilisés une seule fois, à la fois pour les programmes de baguage et pour le projet de recherche décrit ici.

Choix des espèces

Notre projet a pour objectif d'évaluer les niveaux de contaminants et leurs conséquences chez 5 espèces d'oiseaux marins : 4 espèces de goélands (marin, argenté, brun, leucophée) d'une population, et une population de mouette tridactyle. Le fait de travailler sur des populations nicheuses permet d'avoir un accès annuel aux individus, au moment de la reproduction pour les adultes et plus tard, juste avant l'envol, pour leurs poussins. Les oiseaux marins sont particulièrement intéressants pour étudier l’effet des contaminants. En effet, ces espèces se trouvent en haut de la chaîne alimentaire et peuvent vivre plusieurs dizaines d'années. Ainsi, les niveaux de contamination mesurés chez ces espèces refléteront les niveaux de contamination de l'écosystème dans lequel elles se trouvent. L'utilisation des 5 espèces permettra de balayer une large gamme d'écosystèmes : littoral, haute mer, plaine agricole, zones urbaines. Deux classes d'âge seront étudiées, pour les 5 espèces : - Des adultes reproducteurs au moment de l'incubation (partagée de manière équivalente entre mâles et femelles) - Des poussins, proches de l'envol Etudier ces deux classes est indispensable pour notre étude. Cela permettra d'évaluer l'importance de la bioaccumulation des contaminants avec l'âge. Cela permettra aussi de savoir si les conséquences de cette contamination est la même pour des individus matures que pour des individus plus jeunes.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 80
Souffrances
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 80
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Devenir
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 80
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Objectifs

Le réchauffement climatique actuel entraîne un stress thermique chez les organismes vivants. L’augmentation future de la température va encore exacerber ce phénomène. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de ce stress thermique sur la reproduction et la physiologie chez une espèce d’oiseau qui est le diamant mandarin. En particulier, nous allons analyser le métabolisme, le vieillissement cellulaire et des régulateurs endocriniens comme la corticostérone qui est une hormone métabolique et marqueur de stress. Nous allons mimer en laboratoire les conditions du réchauffement climatique en provoquant un stress thermique. Le milieu sera enrichi grâce à un enrichissement structurel (balançoire, perchoirs, piscines) et un enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) dans les volières. Étudier ces effets sur les mécanismes clés du vieillissement, ainsi que leurs conséquences sur la reproduction et la survie des individus pourrait nous aider à mieux prédire la dynamique des populations en réponse aux changements globaux.

Bénéfices attendus

Tester les conséquences du stress thermique sur la condition physique et les mécanismes physiologiques sous-jacents pourra permettre une meilleure modélisation des effets futurs du changement climatique sur la réponse adaptative des organismes vivants.

Procédures

#procédure 1 (abandonnée) : sur poussins La bioimpédance est mesurée de façon non-invasive en créant une tension aux bornes des électrodes placées sur le corps, ce qui permet de quantifier la quantité d’eau corporelle et la quantité de graisses. Ces mesures sont effectuées pour les poussins à J10, J30 et J100 et pour les adultes au moment de la mise en couple et quand les poussins ont 30 jours. Le suivi de la température interne se fera à l’aide pit-tags RFID sous-cutané (après désinfection à l’alcool dilué à 70%, injection à l’aide d’une seringue munie d’une aiguille stérile de 3,17 mm en sous-cutané interscapulaire). Cette opération est la même que le puçage des chats et chiens. Voici les durées de chaque geste cité qui seront réalisés sur animal vigile: prélèvement sang et insertion du pitTAG (30 s chacun), prélèvement de plumes (1s), analyse métabolique dans la chambre calorimétrique et mesure de la bioimpédance (20 mn chacun). Chez les poussins, des prélèvements sanguins seront effectués en cours de croissance (J7, 20 μl), en fin de croissance (J30, 100 μl), à moyen terme (J100, 100 μL), puis annuellement jusqu'à leur mort, pour mesurer les bio-marqueurs présentés ci-dessus ; le taux métabolique au repos mesuré sur une durée de 30 mn et la déshydratation seront également mesurés à ces moments-là. Les animaux adultes seront soumis à 4 prélèvements sanguins d’une durée de 30 secondes chacun réalisés sur animaux vigiles. #Avenant (procédure 2) : sur 80 adultes. Les individus seront exposés pendant 4h à 30°C et 40°C avec 30 jours de délais entre chaque exposition. Nous effectuerons 4 prises de sang (systématiquement 75µL prélevés) sur ces individus : une immédiatement après exposition à 30 et 40°C, et une 48h post-exposition, afin d'évaluer la capacité de récupération à un stress.

Impact sur les animaux

Les protocoles de stress thermique sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant créer un inconfort, mais pas de douleur physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades équivalents. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet. Nous considérons que le stress thermique est modéré car ce sont des animaux qui dans leur milieu naturel en Australie subissent des températures beaucoup plus élevées (jusqu’à 45 °C). C’est pour cette raison que nous avons classé cette procédure dans la catégorie «modéré». Si l’animal s’avère présenter un comportement particulier (inactivité), un aspect général modifié (plumes ébouriffées), une diarrhée ou une perte de 20% de son poids, il sera remis en conditions d’élevage contrôle (23°C) et ils seront soumis à un traitement en fonction des symptômes en accord avec une prescription du vétérinaire de référence.

Devenir

Les 80 adultes seront gardés en élevage et éventuellement réutilisés pour d’autres expériences.

Remplacement

Le projet vise à comprendre l’effet du stress thermique sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives disponibles à ce jour.

Réduction

Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (20 nids/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs. Cela est possible grâce à l’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : - phase d’habituation dans de grandes volières extérieures. - enrichissement structurel (balançoire, perchoirs) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites). A la sortie du traitement (exposition à 30 ou 40 °C), les individus seront directement placés dans leur cage avec eau à disposition ainsi qu’une piscine. Un suivi pendant 1h sera mis en place avec un observateur dans la pièce. Quelques gouttes d'eau seront immédiatement placées au bec des individus en cas de signes de détresse.

Choix des espèces

1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le vieillissement cellulaire et la physiologie, l’étude des compromis d’histoire de vie, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ces oiseaux. Les prises de sang de 100 µl peuvent être prélevées puisque les individus font 14-20g. Les animaux seront utilisés au stade adulte pour identifier les effets du stress thermique pendant la reproduction des parents des nids suivis, ainsi qu’au stade poussin pendant toute la croissance (jusqu’au J100) afin d’identifier les effets de ce stress pendant ce stade de vie.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poules : 400
Souffrances
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 400
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Devenir
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 400
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Objectifs

Le projet consiste à étudier la relation entre les capacités cognitives du poulet domestique élevé dans un système d’élevage plein-air et l’utilisation qu’il a de son enclos extérieur (appelé aussi parcours). Chez le poulet, la cognition (appelée aussi capacité cognitive) correspond aux capacités du poulet à être en interaction avec son environnement. C'est à dire de sa capacité à percevoir son environnement, sa capacité de concentration, sa capacité à acquérir et à assimiler de nouvelles connaissances ou sa capacité à s'adapter et à interagir avec les autres. Cette étude est d’une part guidée par le fait que, dans les élevages commerciaux, les éleveurs sont souvent confrontés à une grosse variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les animaux. Et d’autre part, des études précédentes ont montré que les animaux peuvent être classés selon leur niveau d’exploration du parcours, en prenant en compte le nombre de visites au parcours (animaux plus ou moins explorateurs). Ces différences dans l’exploration peuvent être liées à des différences au niveau comportemental et cognitif. Alors que la plupart des recherches sur la variation de l'utilisation du parcours sont basées sur une approche inter-lots et sont principalement concentrées sur les facteurs externes (par exemple, la saison et la présence d’arbres sur le parcours) et internes (par exemple, le sexe et la génétique), moins d'attention a été accordée à la façon dont, au sein d'un même lot et au niveau individuel, les oiseaux perçoivent et traitent les informations provenant de leur environnement physique et social. En d'autres termes, il existe peu d'informations sur la façon dont l'utilisation du parcours est liée aux capacités cognitives des poulets. De plus, ces recherches ne prennent pas en compte les influences sociales que les poulets ont les uns sur les autres. Afin, donc, de mieux comprendre la relation entre comportement, cognition sociale et utilisation du parcours et d’avoir plus d’informations sur la façon dont l'utilisation du parcours est liée aux capacités cognitives des poulets , les objectifs de ce projet sont de 1) comprendre si et comment la variation interindividuelle de l'utilisation du parcours est liée à la dynamique sociale des individus et 2) approfondir l'étude de la cognition sociale au niveau individuel, en se focalisant sur comment les oiseaux les plus et les moins explorateurs du parcours interprètent les informations sociales.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’études cherchant à améliorer le bien-être des volailles élevées dans des systèmes de production biologique et de plein air. Bien que ces systèmes permettent un degré élevé d'expression du comportement naturel des animaux (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), les éleveurs sont souvent confrontés à une grande variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les poulets. A court terme, ce projet permettra d'acquérir plus de connaissances sur la manière dont un poulet perçoit son environnement et ses congénères, c'est à dire sur sa capacité à percevoir, à assimiler de nouvelles connaissances, à s'adapter et à interagir avec ses congénères. En reliant toutes ces informations (recueillies lors de tests comportementaux) avec l'utilisation naturelle qu'il a de son parcours, ce projet, permettra, à plus long terme de proposer des améliorations en élevage afin de mieux répondre aux besoins des animaux : environnement d'élevage et aménagement du parcours extérieur plus adaptés.

Procédures

A 1 semaine d’âge, les 400 poussins du projet seront équipés de petits ponchos afin de les repérer individuellement. Cette intervention durera environ 10 secondes par animal. A 5 semaines, ces petits ponchos seront retirés et les 400 poulets du projet seront équipés de ponchos de taille plus grande. Cette intervention durera environ 15 secondes par animal. Les 400 poulets du projet seront pesés individuellement à 4 reprises entre leur arrivée à 1 jour et la fin du projet à 15 semaines, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Enfin, les poulets seront exposés à des tests de comportement, et seront pour cela, déplacés dans une nouvelle salle, à l’aide de caisses de transport : sur les 400 poulets du projet, 140 seront déplacés 2 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 40 minutes), 140 seront déplacés 4 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 40 minutes), 60 seront déplacés 5 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 70 minutes) et 60 seront déplacés 7 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 70 minutes). Le déplacement en salle de test (moins de 5 minutes / transport) pourra entrainer un léger stress transitoire pour les poulets.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont notamment liés à la contention lors de la mise en place des ponchos (à 1 et 5 semaines), et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal. Le poncho peut également entrainer une gêne passagère pour l’animal, le temps de son habituation. Les tests comportementaux peuvent entrainer un stress passager pour animal, au moment où il est installé dans un nouvel environnement et au moment du test en lui-même. Les tests comportementaux peuvent entrainer un stress passager pour animal, au moment du transport, au moment où il est installé dans un nouvel environnement et au moment du test en lui-même. Enfin, la contention liée aux pesées peut entrainer un stress léger et passager.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air selon le cahier des charges de l'agriculture biologique.

Remplacement

Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier les réponses des poulets face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Ainsi, le recours aux animaux vivants dans les études de comportement et cognition animale reste nécessaire, afin d’évaluer la complexité des réponses des individus face aux contraintes environnementales et aux interactions sociales auxquelles ils sont soumis. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.

Réduction

Dans notre projet, nous étudierons deux lots de 200 poulets chacun (soit 400 poulets au total). En étudiant deux lots de manière successive, cela nous permettra de prendre en compte les modifications de comportement sur le parcours liées à la saison et ainsi de vérifier la consistance des résultats obtenus. Il est également important d’avoir des groupes suffisamment représentatifs pour rendre compte de la variabilité existante au sein de la population et obtenir des données suffisamment précises pour identifier des individus avec des comportements explorateurs extrêmes (les plus et les moins explorateurs). Aussi, les 200 poulets seront divisés en deux groupes de 100 poulets chacun pour les tests cognitifs et comportementaux. Le design expérimental et les statistiques utilisés sont en accord avec la littérature existante pour l’étude de la cognition animale et nous permettront de tester un grand nombre d’individus tout en simulant ce qui pourrait se passer dans un élevage traditionnel.

Raffinement

Les animaux sont élevés en groupe, selon la règlementation d’un élevage avicole biologique classique avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments des perchoirs, balançoires, ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Le diamètre des ponchos sera adapté à la taille et à la morphologie de l’animal et n’aura pas de conséquence sur la liberté des mouvements des animaux. Le poncho ne sera pas mis en place dès l'arrivée des poussins à 1 jour d'âge ; il sera mis en place à 7 jours d'âge afin de leur permettre, au préalable, de s’habituer à leur environnement d’élevage. La contention liée à la mise en place du poncho sera réalisée dans le calme par des personnes expérimentées. Les tests comportementaux seront réalisés dans une salle chauffée. Lors des périodes d'attente (avant ou après un test), les poulets seront installés, en groupe avec des congénères, dans un enclos paillé avec accès à l’eau et à l’aliment. Des points limites adaptés sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai et dans le respect de la grille de décisions mise en place en amont du projet.

Choix des espèces

Ce projet étudie le comportement du poulet de chair élevé dans un élevage en plein air, dans le but d’évaluer la variabilité d’utilisation de l’enclos extérieur. Il est ainsi nécessaire d’utiliser l’espèce animale chez laquelle ce mode d’élevage est employée et chez laquelle notre problématique est rencontrée, afin d’être dans des conditions proches de ce système d’élevage et obtenir des réponses satisfaisantes et fiables. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge et seront étudiés sur la période de 7 à 100 jours d’âge. En effet, nous étudierons la cognition et le comportement des poulets dès 7 jours et nous la suivrons jusqu’à leur âge d’abattage classique afin de suivre l’évolution ou la stabilité au cours du temps.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Poules : 102
Souffrances
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 102
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Devenir
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 102

Objectifs

Aujourd’hui les réflexions sur la transition agro-écologique des élevages remettent en question l’utilisation de plantes fortement consommatrices d’eau comme le maïs ou importées comme le soja, toutes deux utilisées pour l’alimentation animale. De nombreuses recherches sont menées pour trouver de nouvelles matières premières susceptibles de permettre à l’alimentation animale une relocalisation des productions plus proches des élevages et une amélioration de la durabilité des systèmes. Dans ce contexte, le sorgho apparait être une plante d’intérêt pour ces objectifs car moins consommatrice d’eau et possédant des caractéristiques nutritionnelles proches du maïs. Ce projet vise donc en premier lieu à tester, dans une étude préliminaire, chez le poulet mâle, la digestibilité de 5 variétés de sorgho issus de la sélection végétale. Cette expérience permettra la sélection des deux variétés qui seront testées dans un protocole plus large d’évaluation de l’efficacité de nouvelles stratégies alimentaires incorporant du sorgho. En même temps que ce premier objectif, nous souhaitons également profiter de cette expérimentation pour développer de nouvelles méthodes d’évaluation de la digestibilité chez l’oiseau, alternatives à l’utilisation de la cage individuelle, toujours méthode de référence aujourd’hui pour ce type d’étude.

Bénéfices attendus

Ce projet présente deux grands bénéfices : - le premier sera de permettre l’évaluation de la digestibilité de nouvelles variétés de sorgho enrichit en protéïne susceptibles d’être intéressantes pour l’alimentation des volailles pour remplacer l’utilisation de maïs et de soja dans les régimes alimentaires. Pour cela des animaux en cage métabolique recevront différentes variétés de sorgho ou un régime contrôle et leur digestibilité sera comparée. - le second sera d’évaluer différents protocoles de mesure de la digestibilité fécale qui passe par la collecte de fientes. Pour cela les animaux en cage recevant l’alimentation témoin seront doublement utilisés car les coefficients de digestibilité fécale (matière sèche, azote, énergie…) seront comparés à ceux obtenus avec des systèmes alternatifs de collecte de fientes au sol qui visent à s’affranchir de l’utilisation de la cage dans ces procédures. Ainsi nous évaluerons si des contaminations des fientes par la litière (contenant de l’azote et en grande partie constituée de matière sèche) entraine un biais de mesure. Ce protocole permettra aussi d’évaluer si des données obtenues sur des lots d’animaux en parquet sont des mesures comparables à la mesure de référence actuelle qui est la cage individuelle. Cette expérience permettra d’orienter nos choix pour aller vers le développement d’un système de collecte alternatif pour la réalisation d’expérience de digestibilité des aliments.

Procédures

Les animaux seront soumis à un changement d’aliment allant d’un aliment adapté à l’âge des jeunes poussins vers un aliment couvrant leur besoin de croissance à partir de leur 10ème jour de vie. Ces aliments seront ceux contenant du sorgho. Les animaux seront placés en cage individuelle pendant 7 jours pour permettre la réalisation des procédures de digestibilité des aliments contenant du sorgho.

Impact sur les animaux

Le changement d’aliment entre l’aliment de démarrage et l’aliment contenant du sorgho pourra entrainer un stress de type néophobie alimentaire dû à la modification de la présentation de l’aliment. La mise en cage provoquera une réduction de la possibilité de déplacement par rapport à l’hébergement en parquet. La mise en cage individuelle entrainera une réduction des interactions sociales qui pourra engendrer un stress susceptible de se traduire par une modification du comportement alimentaire.

Devenir

Les 102 poulets mise en cage seront euthanasiés pour permettre la récupération des contenus digestifs dont la composition sera analysée à la suite de cette expérience.

Remplacement

La caractérisation de la digestibilité des matières premières nécessite de pouvoir observer les interactions entre cette matière et le tube digestif de l’organisme cible. Par conséquent, il n’est pas possible de s’affranchir ici du modèle animal.

Réduction

Au total 102 individus sont requis pour ce projet Nos effectifs ont été calculé sur la base de données publiées dans des journaux scientifiques reconnues. Nous avons estimé que 102 animaux sont nécessaires pour tester la digestibilité des variétés de sorgho que nous souhaitons tester. Il est important de noter que notre effectif total inclus aussi un taux de mortalité des poussins de 1 jour de 5%. Cette valeur est classiquement observée lors de la mise en place d’élevage de poussins ce qui rajoute 5 animaux à nos effectifs. Sur l’ensemble de ces animaux, seuls 102 sont soumis à une demande de saisine du comité d’éthique car seuls ces animaux seront hébergés en logement individuel

Raffinement

Raffinement de l’hébergement la phase de vie où les animaux sont élevés en parquet au sol : Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard enrichi avec des perchoirs et des mangeoires permettant aux animaux de grimper et de se cacher. Raffinement de l’hébergement la phase de vie où les animaux sont élevés en cage individuel : La période de mise en cage des animaux a été limiter au maximum. En effet, nous avons réduit cette période à 7 jours contre 10 jours classiquement observé dans un protocole de digestibilité. La disposition des cages permettra de maintenir un contact visuel et olfactif. Des contacts tactiles sera toujours permis avec les plus proches voisins. Ces cages seront enrichies avec une balle en plastique pour proposer aux individus un élément de jeu durant cette phase d’hébergement. Raffinement des procédures expérimentales : Le risque majeur au cours de ce protocole est d’observer une réduction du comportement alimentaire du soit à l’introduction du sorgho dans l’alimentation (néophobie alimentaire) soit au stress possible associé à la mise en cage Pour limiter le développement d’une néophobie alimentaire au moment de l’introduction des aliments contenant du sorgho (modification de la couleur, de la dureté des granulé) une période de transition alimentaire sera effectuée sur 12 jours afin de permettre une introduction progressive des aliments contenant du sorgho. Pour observer l’impact de la mise en cage sur le comportement des oiseaux, la prise alimentaire sera surveillée par la pesée des mangeoires des animaux afin d’évaluer leurs consommations d’aliment. Si un animal reste prostré plus de 24h et cesse de s’alimenter et de s’abreuver alors il sera euthanasié.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser dans cette étude des poules domestiques de 1 jour à 26 jour car nous nous intéressons à la digestibilité de nouvelles variétés de sorgho en vue d’une incorporation de cette céréale dans l’alimentation des volailles et que nous souhaitons développer de nouvelles méthodes de mesure de la digestibilité pour cette espèce. Cette expérience étant une présélection de deux variétés sur cinq de sorgho en vue d’une expérience de plus grande envergure nous avons fait le choix de n’utiliser que des mâles.

  • Protection de l’environnement
Autres oiseaux : 600
Souffrances
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 600
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Devenir
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 600
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Objectifs

A ce jour, la contribution des pesticides au déclin des espèces aviaires emblématiques du milieu rural est toujours controversée. La plupart des études se limitent à une évaluation de la dose létale testée sur un nombre restreint d’espèces modèles. Elles ignorent souvent les effets différés (effets sublétaux) sur la physiologie, le comportement, la reproduction et la survie des individus, et leurs conséquences au niveau populationnel. Comprendre et quantifier de tels effets est fondamental pour notre compréhension du déclin des populations aviaires. Le projet vise à caractériser l'impact de l'exposition aux pesticides sur le comportement, la physiologie du système immunitaire et digestif et la condition corporelle des poussins de busard cendré (Circus pygargus). Le busard cendré est une espèce patrimoniale protégée à l’annexe I de la Directive Oiseaux de l’Union Européenne pour laquelle les populations sont en déclin en France depuis plusieurs décennies et fait déjà l'office d'un suivi de populations à l'échelle nationale et même européenne. Par son écologie, le busard cendré et surtout les poussins sont particulièrement exposés aux pesticides. En effet, le busard cendré niche au sol dans les parcelles de céréales ce qui le rend particulièrement exposé aux pesticides utilisés en agriculture conventionnelle. Par ailleurs, leur position de prédateurs supérieurs les exposent également à ces produits par l'alimentation, principalement constituée de micromammifères (campagnol commun) et d'orthoptères. Ainsi, le busard cendré peut être une espèce sentinelle d'intérêt pour suivre l'état de santé de l'écosystème rural.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court-moyen terme : Ces expérimentations sur le busard cendré s'inscrivent dans une problématique globale visant à comprendre comment la biodiversité aviaire est impactée par l'usage massif des pesticides en agriculture conventionnelle en investiguant différents aspects de la biologie des oiseaux et ce sur différentes espèces. Ceci permettra de mieux appréhender le lien entre déclin des populations et exposition aux pesticides dans des conditions réalistes d'exposition aux pesticides. Bien que l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) recommande fortement une approche en conditions naturelles, peu d’études à ce jour ont finalement été réalisées. Ainsi, à court terme, ce projet permettra d’établir les niveaux d’exposition aux pesticides d’une espèce d’oiseau spécialiste du milieu rural. Il nous permettra également de mettre en relation l’état de santé des poussins juste avant leur envol. Bénéfices à long terme : Avec un suivi pluriannuel, nous serons en mesure d’établir le lien entre l’exposition aux pesticides des poussins, leur état de santé et les répercussions sur la dynamique populationnelle de cette espèce. Nos travaux s’inscrivent plus globalement dans une démarche considérant que la santé de la faune sauvage, de l’écosystème et de l’Homme sont interdépendants (concept une santé unique aussi connue sous le nom One Health). Le busard cendré est potentiellement un bon indicateur de l’état de santé du milieu et de ce à quoi, nous sommes nous-mêmes exposés. Ainsi, la compréhension des effets des pesticides sur les oiseaux devraient nous permettre d’anticiper d’éventuels problèmes sanitaires chez l’Homme.

Procédures

L’ensemble des manipulations se fera sur des animaux vigiles. Les poussins seront capturés au nid puis placés en contention dans un sac en coton pour les garder au calme avant les manipulations à proprement parlé. Puis, une série de manipulation sera réalisée avec : la prise de mesures morphométriques et de la masse, une prise de sang pour les mesures immunitaires et le dosage de pesticides, une injection intradermique pour mesurer l'intensité de la réponse immunitaire, un lavement cloacal pour récolter des bactéries intestinales, et un prélèvement de plumes du thorax par traction pour avoir une seconde référence d'exposition aux pesticides. A la suite, les poussins seront replacés au nid. Pour l'ensemble de ces interventions, les animaux seront sortis du nid pendant maximum 30 min. Le lendemain, les poussins seront de nouveau capturés au nid pour mesurer la taille de la réaction cutanée suite à l'injection intradermique, puis replacés au nid, le tout en moins de 5 min.

Impact sur les animaux

Pour tous les individus -- Capture/recapture au nid : stress transitoire, intensité légère / Contention et manipulation : stress transitoire, intensité légère. / Prise de sang par ponction de la veine brachiale: stress ponctuel, intensité légère, douleur faible. / Injection de phytohémagglutinine (test de réaction immunitaire) : stress ponctuel, intensité légère, douleur faible. / Lavement cloacal : stress transitoire, intensité légère, gêne légère, absence de douleur. / Prélèvement de plumes par traction : stress ponctuel, intensité légère, douleur faible. Trois à 4 plumes sont prélevées au niveau du thorax et ne sont donc pas impliquées dans le vol. La peau de l’oiseau n’est pas non plus mise à découvert. / Il n’y a aucun impact connu de la manipulation des poussins proche de l’envol sur la relation avec les parents.

Devenir

Tous les animaux sont relachés au nid vivants.

Remplacement

S’agissant de suivi populationnel pour comprendre des mécanismes complexes en milieu naturel, il est impossible de remplacer les animaux vivants par des méthodes in vitro ou in silico car ces données n’existent pas à l’heure actuelle.

Réduction

Le point central de notre protocole est relatif au positionnement des nids dans un paysage contrasté en utilisation de pesticides. La zone d’étude représente 450km2 contrastés en pratiques agricoles et donc en utilisation de pesticides. Ne pouvant pas choisir la localisation des nids, nous essayons de suivre un nombre de nichées de 40. La moyenne du nombre de poussins à l’envol étant d’environ 3 poussins, cela représente donc 120 poussins par an. Compte tenu de l’hétérogénéité de l’exposition aux pesticides des poussins d’une même nichée, il est obligatoire de suivre tous les poussins d’un même nid. Les busards cendrés étant en déclin au niveau national, nous sommes donc limités par la taille de la population qui est suivie et nous suivons donc de façon exhaustive toutes les nichées. Sur les dernières années (2016-2022), cela représente un maximum de 31 nids et un peu moins de 90 poussins par an. Le nombre de 120 poussins est donc un nombre idéal, rarement atteint. Nous compensons ces faibles effectifs par un suivi sur le long terme (5 ans) et l’utilisation de modèles statistiques adaptés.

Raffinement

L’ensemble des manipulations est réalisé dans le respect de l’animal aussi bien des poussins qui sont directement manipulés que des adultes nicheurs présents au nid. Pour chaque acte, un point limite qui induit la mise au calme immédiate de l'oiseau a été défini . Les expérimentations sont faites de façon à minimiser le stress, tout dommage durable et la douleur et ce dans un temps limité et toujours à proximité du nid. Les expérimentations sont réalisées en parallèle du suivi pluriannuel de la population de busard cendré dans un but de protection. Le nombre de visites au nid est également limité dans le même but de minimisation du dérangement. Les poussins manipulés seront placés dans des sacs spécifiques (pochons en coton fin) pour les oiseaux qui permet à la fois une respiration optimale pour les individus et de les laisser à l’obscurité, réduisant ainsi leur stress. Un seul expérimentateur approchera le nid pour prélever les poussins et les placera directement dans un sac en coton propre (pas de souillure d'autres individus, pas d'échange de parasite ou pathogène). Les poussins ne seront manipulés que s’ils sont en bon état et uniquement dans des conditions météorologiques favorables.

Choix des espèces

Le busard cendré est un bon modèle d’étude pour la thématique des pesticides car il est particulièrement exposé aux pesticides directement (via l’épandage en plein champ) et indirectement (via les proies consommées, insectes et surtout campagnols). Les poussins sont suivis de l'éclosion à l'envol mais les manipulations auront lieu que lorsqu'ils seront âgés de 26 +/- 2 jours. Contrairement aux adultes volants, les poussins sont directement exposés à ces produits sans pouvoir les éviter.