Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
12 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 346
Souffrances
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 346
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Devenir
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 346

Objectifs

Ce projet vise à développer un modèle préclinique reproduisant la disparité interindividuelle qui existe chez les humains quant à la capacité de leur microbiote intestinal à convertir certains composés végétaux – les isoflavones (IFs) qui constituent un sous-groupe des phytooestrogènes- en métabolites capables de mimer l’activité des oestrogènes. Chez l’être humain, cette disparité interindividuelle est supposée être à l’origine des susceptibilités variables vis-à-vis des pathologies hormono-sensibles (ex cancers du sein, de la prostate…). Or chez les rongeurs, par ailleurs cruciaux pour l’étude de ces telles pathologies, cette disparité n’est pas observée entre les individus appartenant à une même souche génétique mais elle a été constatée entre individus de souches différentes ou issus d’élevages différents. Les expérimentations menées dans ce projet auront donc 3 objectifs, chacun donnant lieu à une procédure. Il s’agit de : 1) sélectionner des souris de souches différentes ou issues d’élevages différents dont les microbiotes intestinaux présentent effectivement des capacités différentes à convertir les IFs (procédure 1); puis 2) en tirant parti de l'influence prouvée de la souris allaitante sur l'assemblage du microbiote intestinal de sa progéniture, vérifier que ces différences sont transmises durablement par adoption dès la naissance (procédure 2) ; et enfin, dans le scenario où les adoptions se révèleraient inefficaces, 3) tester si les différences peuvent être induites par l’administration orale précoce de souches bactériennes capables ou non de dégrader les IFs (procédure 3).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de disposer d’un modèle de souris plus représentatif de la physiopathologie humaine qui reproduira la disparité des capacités des microbiotes intestinaux individuels à convertir les IFs en molécules dotées d’activités biologiques mimant celles des œstrogènes. Un tel modèle constituera une avancée notable pour étudier le rôle de l’alimentation, en particulier végétale, dans les situations de perturbation endocrinienne et de cancers hormonodépendants et améliorer les stratégies de leur prévention primaire et secondaire.

Procédures

Les 72 souris femelles utilisées à l’âge adulte dans le cadre de la procédure 1 seront soumises à un suivi de poids vif, un test nutritionnel et, en une unique occasion, à un prélèvement sanguin sur animal vigile (

Impact sur les animaux

Pour les souris incluses dans ce projet, les nuisances induites par les procédures consisteront en : - du stress induit par les adoptions (procédure 2), l’ajustement des portées et les suivis de croissance (procédures 2 & 3) ; - des contentions (> 2min) appliquées lors des prélèvements sanguins qui seront effectués sur les femelles adultes vigiles (procédure 1) et lors des biberonnages (procédure 3).

Devenir

La mise à mort des femelles incluses dans la procédure 1 et des descendants inclus dans les procédures 2 & 3 est rendue nécessaire par le besoin d’accéder aux contenus intestinaux (grêle et caeco-côlon). Les mères génitrices ou allaitantes utilisées dans les procédures 2 et 3 et non acceptées pour recyclage par les autres personnels seront également mises à mort puisque l’étude porte uniquement sur les descendants.

Remplacement

La nature des métabolites produits par le microbiote intestinal à partir des isoflavones (IFs) est la résultante entre le devenir digestif de ces IFs, déterminé en partie par la physiologie intestinale de l’animal étudié et les potentialités métaboliques du microbiote, déterminé par la nature des espèces bactériennes qui le composent, leurs interactions et les conditions physicochimiques intestinales qui régulent son activité. En conséquence, seule l’étude in vivo, qui rend pleinement compte des processus digestifs et absorptifs d’une part et de la physiologie des écosystèmes microbiens d’autre part, permet de mesurer la capacité du microbiote à métaboliser les IFs de façon pertinente.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en tenant compte du principe de réduction ainsi que des nombres d’individus nécessaires à l’obtention d’une conclusion significative, des risques de gestation non confirmée ou de taille de portée insuffisante. Les nombres d’individus nécessaires ont été déterminés par calcul statistique d’effectif à partir de concentrations plasmatiques en métabolites bactériens produits à partir des IFs, mesurées chez des souris placées en conditions favorisant ou non ce métabolisme. La procédure 1 repose sur le traitement de souris adultes, chacune constituant un individu statistique indépendant. De ce fait, 9 souris de chacun des 5 types (souche X élevage) seront commandées afin de permettre la comparaison entre chaque type. La procédure 2 repose sur le transfert de microbiotes depuis des mères allaitantes vers des souriceaux adoptés, l’individu statistique indépendant correspond donc à la portée. Ainsi, 20 souris saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 18 mères allaitantes à chacune desquelles seront confiés des portées issues de 18 femelles de fond génétique approprié. Ce nombre sera réduit de 10 dans le cas où les souris de fond génétique approprié constitueraient l’un des 2 types de souris sélectionnés à l'issue de la procédure 1. Les 108 (54 mâles + 54 femelles) souriceaux conservés à la mise-bas permettront d’inclure 2 stades de développement dans notre étude pour établir la durabilité des modifications du microbiote tout en limitant les biais éventuels (effets « portée » et « cage ») et en évitant l’isolement des animaux. La procédure 3 est basée sur l’administration à des souriceaux de suspensions bactériennes destinées à modifier durablement l’assemblage néonatal de leur microbiote intestinal.. Du fait de la période d’intervention, l’individu statistique indépendant correspond à la portée. Ainsi, 20 souris de fond génétique approprié, saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 18 mères allaitantes dont les portées auront été ajustées à 6 souriceaux. Les 108 souriceaux seront utilisés de la même façon que lors de la procédure 2. Avant leur mise à mort, les animaux devenus inutiles seront proposés pour d’éventuels projets ancillaires et un appel à mutualisation sera effectué en amont des dissections post-mortem, afin de valoriser les organes non utilisés dans ce projet.

Raffinement

Le stress généré par chacune des procédures sera limité du fait de leur mise en œuvre par un personnel compétent et entraîné, dans le respect de la charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale. En outre, l’enrichissement des cages à l’aide de frisottis pour le nid et de tunnels et le co-hébergement pendant les périodes hors reproduction contribueront à minimiser le stress des mères et des souriceaux. Pour faciliter les adoptions programmées dans le cadre de la procédure 2, les souriceaux seront délicatement frottés avec la litière souillée des mères adoptives lors de la constitution des portées. Pour atténuer le stress lié aux « biberonnages », les portées seront maintenues sur tapis chauffants pendant leur réalisation. L’absence de nuisance durable sur le bien-être animal sera néanmoins vérifiée par observation des animaux lors des visites qui seront effectuées quotidiennement, y compris le week-end. L’évaluation de l’état des animaux sera alors effectuée en référence à une liste d’indicateurs adaptés à chaque stade de développement. Elle conditionnera les éventuelles décisions d’actions palliatives ou suppressives (administration d’analgésique, arrêt des supplémentations, voire décision d’euthanasie).

Choix des espèces

Le choix de la souris trouve son origine à la fois dans l’utilisation validée de ce modèle animal dans les études portant sur les pathologies hormonodépendantes (en particulier les cancers) et dans le fait que les disparités inter-souches quant à l’activité du microbiote intestinal aient été décrites pour cet animal. Ce modèle présente en outre l’intérêt d’héberger un microbiote intestinal qui s’établit au cours des premières semaines de vie. L’utilisation de souriceaux allaités dans 2 des 3 procédures permet donc de maximiser nos chances de moduler le microbiote intestinal qui s'assemble à cet âge. Enfin, nos travaux antérieurs ont permis aux personnels impliqués dans ce projet d’acquérir une bonne maitrise de ce modèle.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres rongeurs : 28
Souffrances
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 28
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Devenir
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 28
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Objectifs

Cette demande d’autorisation concerne une phase de test préalable à une utilisation en conditions naturelles. Le projet a deux objectifs principaux. Le premier objectif est de tester un nouvel appareil de suivi miniaturisé (appelé « logger ») sur 14 hamsters communs mâles adultes, placés dans un enclos d’un hectare. Le second objectif est de vérifier que ce dispositif n’a pas d’effet négatif sur la reproduction des femelles (14 individus) et d’analyser précisément le comportement des animaux en reliant les observations directes aux données enregistrées par l’appareil. Ce nouveau logger permet de localiser les animaux grâce à un signal radio, mais aussi de mesurer leur température corporelle et leur niveau d’activité. Les informations transmises à une antenne réceptrice serviront à mieux comprendre la survie des hamsters, leur période d’hibernation, leur reproduction et leur utilisation de l’habitat, en lien avec les conditions environnementales. Cette étude préliminaire permettra d’améliorer et d’ajuster un protocole de suivi à long terme, qui sera ensuite appliqué de manière standardisée dans la nature au cours des années suivantes. Les données obtenues viendront compléter les méthodes de suivi actuellement utilisées, comme le comptage des terriers, les pièges photographiques ou les opérations de capture, marquage et recapture, qui donnent une vision plus globale mais moins précise du comportement des animaux.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de valider le fonctionnement et l’innocuité d’un logger avant son déploiement en milieu naturel. Le logger permettra ensuite un suivi long-terme en milieu naturel des paramètres démographiques du hamster commun en fonction des conditions environnementales et de la santé de l’écosystème en fonction des pratiques agricoles. Les méthodes développées pourront être transposées au suivi in natura d’autres espèces cryptiques (peu visibles) et de petite taille, dans l’objectif d’une mise en place adaptée de mesures de protection des espèces.

Procédures

Implantation/désimplantation intrapéritonéale d’un logger sous anesthésie générale, 14 femelles et 14 mâles, par animal : 1 chirurgie d’implantation (environ 12 min) et 1 de désimplantation (environ 12 min) 6 mois plus tard.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à la chirurgie (pendant la convalescence post-chirurgie) : douleur, inflammation, infection potentielle, perte de poids.

Devenir

Lâcher en milieu naturel

Remplacement

Cette étude concerne la préservation du hamster commun en plaine d’Alsace et ne peut être réalisée sur une autre espèce, ni par des études de modélisation.

Réduction

Cette étude est réalisée préalablement sur un petit effectif pour tester l’effet du logger sur la gestation des femelles et raffiner le protocole avant sa mise en œuvre in natura. Nous prévoyons d’implanter 14 femelles adultes dont le suivi sera réalisé pendant la période de reproduction en conditions contrôlées de laboratoire. Le succès reproducteur étant de 50% chaque année, nous nous attendons donc à suivre les portées de 7 femelles. En parallèle, nous suivrons 7 mâles implantés avec le logger et 7 mâles implantés avec un émetteur classique en enclos pour vérifier l’acquisition des données par le logger et éventuellement reprogrammer certains paramètres avant son déploiement in natura. Selon des modèles mathématiques, 7 individus par groupe est le nombre minimum pour qu'une différence éventuelle entre les différents groupes puisse être statistiquement décelée. Les résultats seront soumis à des tests non paramétriques du fait du faible effectif des groupes.

Raffinement

En animalerie : Les animaux sont élevés en cages individuelles, car le hamster commun n’est pas une espèce sociale et fait preuve d’agressivité envers ses congénères. Des objets visant à enrichir le milieu (tubes) et des éléments permettant le comportement de construction de nid sont placés dans les cages. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie gazeuse et la douleur sera traitée par administration d’un analgésique en pré- et post-opératoire. L’état des animaux sera suivi par des mesures quotidiennes de la masse, et une observation visuelle du poil, de la posture et de la locomotion. Les animaux dépassant les point limites établis seront mis à mort pour limiter leur souffrance. Les hamsters seront lâchés en enclos uniquement après complète cicatrisation et s’ils n’ont pas perdu de poids suite à la chirurgie. A noter que nous réalisons ces procédures d’implantation intra-péritonéale d’enregistreurs de température et d’émetteurs chez cette espèce depuis 15 ans, sans qu’aucune complication post-opératoire n’ait été observée. En enclos : Les hamsters seront transportés à l’enclos à 10 min (voiture) de l’animalerie dans des boîtes adaptées avec du papier absorbant. Les lâchés seront réalisés en soirée au moment du pic d’activité de l’espèce. Nous serons très vigilants au bien-être des animaux dans l’enclos en réalisant des observations régulières (pièges photos et captures à l’aide de pièges non létaux 1 à 2 fois par semaine). Les pièges seront contrôlés toutes les heures. Un suivi de la masse corporelle par pesée et de l’aspect général permettra d’évaluer leur état nutritionnel et sanitaire et d’agir en conséquence : supplémenter leurs apports alimentaires dans l’enclos ou ramener l’animal au laboratoire pour le soigner ou l’euthanasier en fonction du niveau d’atteinte de points limites. L’enclos est conçu de façon à empêcher toute évasion de hamster et toute intrusion de prédateur.

Choix des espèces

Ce programme de recherche s’intéresse spécifiquement à la préservation du hamster commun. Les populations sauvages sont en déclin en raison notamment des pratiques agricoles intensives. Notre objectif est de réaliser un suivi précis des paramètres démographiques de l’espèce en fonction des conditions environnementales, afin d’améliorer les pratiques agricoles et les protocoles de renforcement et de restaurer ainsi durablement l’état des populations sauvages. Nous utiliserons des adultes mâtures sexuellement (1 an) pour l’étude de l’effet sur la reproduction et dont la masse corporelle est supérieure à 200 g (soit largement plus de 95% de la masse du logger)

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5700
Autres poissons : 2300
Souffrances
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 8000
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Devenir
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 8000
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 -

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent les cours d’eau. Des suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …). La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces concernées sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille et les aloses. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au règlement européen (n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être relâchés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâcher est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture, la manipulation pour les mesures biométriques, les prélèvements et le marquage peuvent générer un stress ponctuel des poissons et peut provoquer dans de très rares cas des mortalités. Il est de l’intérêt même des observateurs scientifiques de minimiser les perturbations induites sur les animaux d’étude dans un contexte de compréhension de processus naturels à l’œuvre.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur de vie d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale (suivant que l’on considère l’effectif total ou celui d’un stade particulier) dans nos protocoles.

Raffinement

Des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisées pour transférer les individus d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant). Le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins bien oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur réveil post-manipulation terminé. Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure. Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume étant de 12 et 4 m3 Elles sont relevées tous les jours, entre 1 et 3 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons sortent le moins possible de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâcher.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent. Les animaux sont observés aux stades juvéniles et adultes. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement des populations et d'évaluer la capacité des espèces à faire face à des environnements changeants.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 1125
Souffrances
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 -
 1125
 -
Devenir
 -
 1125
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Objectifs

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, grâce à l’utilisation de suivis télémétriques (RFID et acoustique), le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe localisé sur un grand fleuve. Compte tenu du dimensionnement des ouvrages hydroélectriques présents sur de tels fleuves, anticiper le comportement des poissons et dimensionner des dispositifs de franchissement efficaces pour un large panel d’espèces avec différentes capacités de nages relève d’un véritable défi technique. Il s’agit ici d’analyser le comportement et de suivre le déplacement de différentes espèces de poissons sur un site comportant plusieurs voies de passage et de valider l’efficacité du dispositif de franchissement actuellement en place.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude pourront permettre d’identifier les freins éventuels à la continuité écologique sur le site étudié, et serviront de base pour les réflexions d’aménagement ou de gestion des ouvrages dans un objectif de permettre la libre circulation des poissons, voire d’orienter la conception d’ouvrages aux enjeux similaires.

Procédures

L’objectif est de procéder à l'identification individuelle de 975 poissons d’espèces de rivière (aspe, barbeau, brème, hotu) et 150 anguilles, puis de les relâcher vivants dans le milieu naturel en aval des ouvrages à étudier. L’intervention sur chaque poisson consiste en une anesthésie suivie de l’implantation de deux puces RFID. La procédure est rapide, d’une durée maximale de 5 minutes par poisson.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles pourront subir un stress au moment de la capture et de leur manipulation avant anesthésie. Il est possible que les puces d'identification insérées puissent représenter une gêne ou un inconfort pour les poissons (corps étranger). Le transport des individus marqués depuis le site de marquage vers les points de lâcher (trajet d’une demi-heure à 1h30 en cuve oxygénée) peut également constituer une phase stressante pour les poissons.

Devenir

L’objectif étant d’analyser le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, il est nécessaire que tous les animaux capturés et marqués d’émetteurs soient relâchés vivants dans le milieu naturel, en aval du système que l'on cherche à étudier.

Remplacement

L’étude vise à étudier le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, mais également leurs comportements fins au droit d’une passe à poissons. Leur comportement est intégrateur de facteurs biologiques (instinct, anatomie et physiologie), environnementaux (température de l’eau, luminosité, débit, autres individus présents dans la passe) et physiques liés au dimensionnement de l’ouvrage et de la passe à poissons elle-même (vitesses, hauteurs de chute, etc..). Les poissons sont ici au centre du questionnement ; il n’est donc pas envisageable de remplacer le modèle animal dans cette étude.

Réduction

Le rétablissement de la continuité écologique est une obligation règlementaire qui doit bénéficier à un maximum d’espèces avec des comportements et capacités de nage variés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, 5 espèces ont été retenues (aspe, barbeau, brème, hotu, anguille européenne) parmi plus d’une vingtaine migrant sur le fleuve étudié. Ces espèces ont été choisies car elles comptent parmi les plus abondantes dans le fleuve où est implanté l’ouvrage étudié, ont des capacités de nage variées et ont déjà été utilisées dans le cadres d’études similaires (comportements bien documentés). Le nombre d’individus minimum nécessaire prend en compte la complexité du site à étudier, le nombre de paramètres environnementaux pouvant influencer le déplacement des poissons ainsi que les taux de redétections des espèces cibles (entre 30 et 80% selon l’espèce). L’effectif total par espèce est réduit au maximum mais doit permettre de disposer d’un nombre d’individus suffisant s’orientant dans les différentes voies de passage du système et de vérifier la significativité des facteurs comme l’espèce, la rive de relâcher, les conditions hydrologiques pendant la migration. Ainsi, 150 aspes, 225 barbeaux, 300 brèmes et 300 hotus seront étudiés ainsi que 150 anguilles. Au total, un maximum de 1125 poissons sera étudié, réparti sur trois campagnes de marquage.

Raffinement

Capture : Les poissons seront capturés dans des passes à poissons entre les mois de mars et juillet, période propice à leur activité migratoire. Plusieurs méthodes non dommageables aux poissons ont été retenues pour leur complémentarité. Stabulation (post capture et réveil) : Les poissons utilisés dans le cadre du projet seront maintenus dans des conditions de stabulation optimales : grand volume d’eau renouvelé et provenant directement du milieu dans lequel ils ont été capturés pour garantir une bonne oxygénation et une température stable. L’anguille étant une espèce qui évite la lumière, les individus seront mis en stabulation à l’obscurité pour réduire le stress. Manipulations et marquage : Des précautions seront prises pour minimiser les risques d’infection liés aux procédures ; les opérateurs utiliseront des gants stériles et le matériel utilisé pour le marquage des poissons sera stérilisé. Seuls les poissons présentant un état sanitaire satisfaisant (non moribond, absence de malformations, sans blessure majeure) seront retenus pour l’étude. Le marquage sera réalisé sous anesthésie afin de limiter au mieux la douleur et le stress. Des points limites sont établis au préalable et régulièrement vérifiés pendant la durée de l’expérimentation. L’objectif est de retirer des procédures (avant marquage par exemple) tout individu ayant une mauvaise réaction à l’anesthésie et de s’assurer du bien-être des animaux à toutes les étapes du protocole. Dans le cas où un poisson présenterait un ou des signes cliniques sévères, celui-ci pourra être mis à mort selon un protocole défini en amont. Enfin, les poissons ne seront relâchés dans le milieu naturel qu’après réveil complet ; retour à une nage normale, absence de perte d’équilibre, rythme respiratoire normal et réactions aux stimuli extérieurs normaux (fuite). Transport : Afin de garantir de bonnes conditions de transport des poissons marqués jusqu’au site de lâcher, l’eau de transport sera alimentée en continu en oxygène.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont le barbeau fluviatile, la brème commune, l’aspe, le hotu et l’anguille européenne. Des comptages réalisés sur les passes à poissons ont montré que ces espèces totalisent plus de 94% des migrations dans le fleuve où sont implantés les ouvrages étudiés. Ces espèces présentent des comportements et capacités de nage différentes, dont le comportement de migration et le franchissement de passe à poissons a déjà été documenté ce qui permettra des comparaisons. De plus, les individus adultes (de grande taille) de barbeau et de hotus présentent des capacités de nage plutôt élevées et proches de celles de saumons atlantiques de taille moyenne, ce qui en fait de bons modèles de substitution de cette espèce migratrice rare. Ces espèces sont suffisamment abondantes pour envisager des analyses statistiques robustes. Dans le cas des espèces holobiotiques (barbeau, brème, hotu, aspe), les individus étudiés seront des adultes (de plusieurs années) en recherche active d’habitats favorables à leur reproduction. Pour l’anguille, espèce migratrice amphihaline se reproduisant en mer, le stade biologique concerné par l’étude est l’anguille jaune ; stade juvénile (plusieurs mois à années) en migration de montaison pour coloniser le bassin en recherche de zones de grossissement.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 42000
Autres poissons : 3000
Souffrances
 -
 -
 45000
 -
Devenir
 -
 45000
 -
 -

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent ces cours d’eau . Ce projet s'appuie sur 3 cours d'eau côtiers en France. Ces rivières font l'objet de suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …) . La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces rencontrées sur nos sites sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille, les lamproies marines et fluviatiles, les aloses, les mulets et le flet. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au réglement européen (règlement n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être rélachés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâché est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture de poissons peut générer un stress ponctuel chez le poisson. La manipulation pour les mesures biométriques et les prélèvements peuvent aussi générer un stress ponctuel. L'anesthésie réalisée permet de réduire ces effets indésirables.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale dans nos protocoles.

Raffinement

Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume variant entre 2 et 12 m3 selon la taille des poissons recherchés (juvénile vs adulte). Elles sont relevés tous les jours, entre 1 et 6 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Certains dispositifs sont équipés de systèmes de détection consultables à distance pour réduire le temps de stabulation des poissons dans la cage de capture. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Lorsque cela a été possible des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons ne sortent jamais de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâche. Lorsque cela n’a pas été possible, des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisé pour les transvaser d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant) le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur manipulation terminée Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs (saumon, anguille, lamproies …) qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par de nombreuses pressions anthropiques, telles que la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent et en particulier de leur connectivité. Des mesures de gestion particulières sont mises en œuvre (plan saumon, anguille, etc.) et s’appuient en partie sur les données et les travaux effectués dans ce projet. Ces mesures répondent également à des obligations internationales, tels que le Data Collection Framework (salmonidés et anguilles, règlement (UE) 2017/1004), le règlement européen pour l’anguille (règlement (UE) 1100/2007). Les animaux sont capturés aux stades juvéniles et adultes, que ce soit lors de leur vie « sédentaire » en eau douce ou lors de leurs migrations de dévalaison vers la mer ou de remontée en rivière. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement de ces populations et la propagation de la diversité biologique entre les individus au cours du cycle de vie des espèces. Ces deux aspects sont clés pour évaluer la capacité des espèces et de leurs populations à faire face à des environnement changeants.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 2355
Souffrances
 -
 2355
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 -
Devenir
 -
 2355
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 -

Objectifs

L'anguille européenne Anguilla anguilla est une espèce longévive, à reproduction unique et largement dispersée en Atlantique Nord-Est, avec un cycle de vie complexe. Sa phase de croissance peut durer de 2 à 25 ans dans des environnements côtiers marins ou d'eau douce avant d’initier la maturation qui déclenche la migration vers l’aire de reproduction en Mer des Sargasses. L'anguille européenne est classée espèce en danger critique d'extinction depuis 2008 par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en raison du déclin drastique des populations en Europe depuis les années 1980. En réponse à cette situation, l'Union européenne a adopté un règlement imposant à chaque État membre d'élaborer un plan de gestion de l'anguille. Il vise à réduire les causes de mortalité et à reconstituer la population, avec des mesures ciblées telles que des quotas de capture sur la côte Manche-Atlantique, l'amélioration de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques, et le rétablissement de la libre circulation dans les cours d'eau. Malgré ces efforts, les indicateurs restent à des niveaux inquiétants, soulignant l'urgence d'intensifier les actions de conservation notamment dans des milieux peu étudiés tel que les marais côtiers salés insulaires. La présente étude vise à évaluer, dans ces marais, la pertinence du suivi individuel des anguilles pour étudier leur population en vue de la préserver.

Bénéfices attendus

Ce projet aidera à mieux comprendre comment les conditions de l’environnement influencent la présence, la survie et les déplacements des anguilles dans le marais, ainsi que dans quelle mesure les ouvrages hydrauliques leur permettent de se déplacer librement. Les bénéfices attendus à long terme sont l’amélioration des mesures de conservation de l’espèce.

Procédures

Le projet comprend 5 sessions de capture (automne année 1, printemps année 2, automne année 2, printemps année 3, automne année 3). Les anguilles seront donc capturées entre 1 et 5 fois au cours du projet. Lors de la première capture, l'anguille est anesthésiée pour placer le transpondeur et faire des mesures biométriques. Lors des captures suivantes l'anguille est anesthésiée pour des mesures biométriques. L'anesthésie durera maximum 10 minutes. Après réveil l'anguille est relâchée. Entre la capture et le relâché, il se passera maximum 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont inhérents à la phase de capture et de manipulation, de sédation, d’injection des marques RFID et de réveil. Capture (ou recapture) - stress léger : Piégeage par capture passive, l’individu rentre de lui-même dans le piège et y reste jusqu’à la relève. La durée maximale dans le piège est de 24h. Nuisance associée : diminution de l’espace disponible. Déplacement jusqu’au lieu de manipulation – stress modéré – maximum 3 minutes. Nuisance associée : réduction de la mobilité. Récupération dans le piège par capture manuelle – stress sévère – maximum 30 secondes. Induction de l'anesthésie par balnéation – stress modéré – maximum 10 minutes. Nuisance associée : modification des paramètres de l’eau (température, oxygénation). Biométrie et pose de l’implant. Stress modéré à sévère – maximum 3 minutes. Nuisances associées : douleur à la piqure d’injection de l’analgésique. Stabulation en bac de réveil – stress modéré - moins de 15 minutes. Nuisance associée : Modification des paramètres de qualité d’eau (montée en température, baisse d’oxygénation), contrainte à la mobilité, gène au point d’implantation et par le corps étranger qui peut être ressenti par l’animal au réveil, potentielle modification dans l’utilisation de l’habitat sur une durée maximum de 4 jours après relâche.

Devenir

Tous les animaux ont vocation à être remis en liberté dans leur milieu naturel d'origine en fin de procédure pour satisfaire aux objectifs de l'étude.

Remplacement

L'étude s'intéressant spécifiquement à l'écologie in situ de l'anguille européenne, il n'est pas envisageable de remplacer les animaux sauvages par des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

L'approche de capture-marquage-recapture dans les systèmes de marais nécessite de marquer de manière la plus exhaustive possible les anguilles capturées pour analyser les caractéristiques de la population avec robustesse. Sur la base de la littérature et des données déjà acquises sur la population du marais d'étude, c'est maximum 2355 anguilles qui seront marquées au cours du projet.

Raffinement

Pour étudier les anguilles dans leur milieu naturel, elles seront manipulées avec précaution afin d’éviter toute blessure. Elles seront capturées à l’aide d’épuisettes souples et humidifiées, ou manipulées avec des gants adaptés pour protéger leur peau fragile. Avant toute intervention, elles seront systématiquement anesthésiées grâce à un bain contenant un produit adapté, ce qui évite toute douleur ou stress inutile. Une fois endormies, elles seront placées sur une mousse humide pour éviter leur dessèchement. Une petite dose d’analgésique local sera appliquée préalablement au marquage. La puce stérile et de très petite taille ne gênera ni le comportement ni la croissance des anguilles. Toute la procédure — de l’anesthésie à la remise à l’eau — durera moins de 30 minutes. Le marquage en lui-même prendra moins de 5 minutes. Le reste du temps sera consacré à la récupération, dans un bac surveillé. Les conditions de l’eau (température, oxygène) dans les bacs d’anesthésie et de réveil seront suivies en permanence pour garantir le bien-être des animaux. Les bacs seront couverts pour éviter le stress causé par la lumière directe. Afin de préserver la qualité de l’eau et de limiter le stress, le nombre d’anguilles par bac sera limité. Leur état de réveil sera observé toutes les 30 secondes à l’aide d’une méthode adaptée. Si une anomalie est détectée, une action immédiate sera engagée.

Choix des espèces

L'anguille européenne a spécifiquement été choisie parce que l'étude porte sur la connaissance de son écologie in situ en vue de sa conservation. Ceci est lié au contexte de son inscription au registre des espèces en danger critique d'extinction faisant suite au déclin de sa population en Europe notamment en lien avec la dégradation des habitats de croissance aquatiques continentaux. Les anguilles ciblées mesureront au minimum 20 centimètres de long. Elles seront très majoritairement au stade juvénile immature (anguilles jaunes) et potentiellement en début de stade argenté (début de maturation sexuelle) car c'est à ces stades qu'elle utilisent les habitats de marais côtiers salés.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 110
Souffrances
 -
 -
 110
 -
Devenir
 -
 110
 -
 -

Objectifs

Il s’agit de renseigner la dynamique de dévalaison et le risque de prédation de juvéniles d’esturgeon européen dans le cadre du programme de repeuplement de l’espèce. Cette étude se déroulera dans 2 fleuves en parallèle et portera sur des juvéniles âgés de moins d’un an. Il s’agit de renseigner grâce à des suivis individuels par télémétrie la durée passée en eau douce, dans les zones sans et avec l’influence de la marée pour chaque fleuve et le moment de l’entrée dans l’estuaire salé. Les juvéniles seront équipés de marques acoustiques dotées d’un capteur spécifique permettant d’identifier l’ingestion par un prédateur afin de quantifier le risque de prédation au cours du trajet. Dans le cadre du programme de repeuplement, ces informations sont essentielles. Elles permettront de comparer les comportements et les risques entre les deux fleuves et d’adapter, si nécessaire, les stratégies de repeuplement. Le comportement de dévalaison pourra être comparé à des données acquises antérieurement avec des individus un peu plus grands et enrichis des informations sur la prédation. En effet, depuis ces quinze dernières années, les populations d’un prédateur potentiel, le silure glane, ont explosé dans les bassins versants concernés et plus largement en Europe de l’ouest, impactant plusieurs espèces ce qui pose la question de l’impact potentiel sur la survie des esturgeons relâchés. Par ailleurs, les juvéniles impliqués dans le projet actuel sont nés de parents nés en captivité alors que les études précédentes, datant de plus d’une dizaine d’années, avaient été menées avec des juvéniles nés en captivité mais issus de parents d’origine sauvage. Il est donc également possible que les comportements qu’ils développent en milieu naturel après lâcher soient influencés par leur origine.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les connaissances sur le comportement de dévalaison d’une espèce en danger critique d’extinction et faisant l’objet d’un programme de repeuplement. La comparaison des comportements entre les fleuves n’a jamais été réalisée et on peut s’attendre à des différences liées aux caractéristiques des habitats au sens large (physique et physico-chimique) et au peuplement biologique (présence de prédateurs). Cette expérience permettra d’apporter des éléments qualitatifs et quantitatifs sur la durée de séjour dans les fleuves, la localisation des juvéniles, leur rythme jour/nuit, le taux de juvéniles qui atteignent l’estuaire salé et le taux de prédation piscivore dans les différents secteurs des fleuves. En fonction des résultats les pratiques de repeuplement pourront ainsi être adaptées.

Procédures

Les poissons (110 au total) prélevés dans leur bassin d’élevage, à l’épuisette et individuellement, seront placés dans un bac d’anesthésie qui sera rapidement transféré vers la salle chirurgicale à proximité. Pour chaque juvénile, nous procèderons ensuite à l’implantation d’une marque acoustique dans la cavité abdominale. Cette opération chirurgicale, qui dure moins de 5 min, sera réalisée sous anesthésie générale. Après avoir placé l’animal anesthésié sur le dos dans une gouttière de contention, une sédation (anesthésie plus légère) sera maintenue ainsi que l’humidification du corps pendant toute la durée de la chirurgie. Le réveil de l’animal en eau claire sera surveillé avant qu’il ne soit remis dans son bassin d’élevage d’origine afin qu’il récupère dans un environnement connu durant 5 jours avant le lâcher en fleuve.

Impact sur les animaux

Les individus peuvent subir un stress dû à la manipulation : transfert du bassin d’élevage au bassin d’anesthésie. La procédure de marquage étant réalisée sous anesthésie en respectant les bonnes pratiques, nous nous attendons à un stress et une douleur limités. De même, pendant le transport et la phase d’acclimatation au site de lâcher, les individus peuvent subir un stress dû à un changement d’environnement.

Devenir

Les juvéniles marqués seront relâchés en milieu naturel, le but étant de caractériser leur comportement de dévalaison et le risque de prédation.

Remplacement

Aucun remplacement ne peut être envisagé car l’expérience porte sur l’espèce considérée. Ces lâchers expérimentaux avec suivis par télémétrie dans le milieu doivent permettre de renseigner précisément la dynamique de dévalaison et le risque potentiel de prédation de ces juvéniles dans le cadre du programme de repeuplement de l’espèce.

Réduction

Nous avons estimé le nombre nécessaire de juvéniles pour l’expérimentation à 55 par fleuve soit 110 au total. A ce jour, aucune étude de ce type n’a été réalisée pour étudier le taux de prédation de juvéniles d’esturgeons dans le cadre de leur dévalaison. Si on se base sur des taux de prédation évalués dans le même bassin versant pour une autre espèce en phase de montaison (aucune étude sur des juvéniles en dévalaison) au printemps (lamproie marine), les taux de prédation étaient très élevés et estimés à 80%. Le taux de prédation correspond à un résultat mais il est d’important également d’avoir des informations sur le comportement de dévalaison de juvéniles non prédatés. Si on observe un taux de prédation aussi élevé, il resterait 12 juvéniles par fleuve pour étudier le comportement de dévalaison. C’est relativement peu mais cela permettra de savoir si les comportements sont similaires ou très variables. Une étude précédente dans un fleuve a permis de renseigner le comportement de dévalaion de juvéniles d’esturgeons européens plus grands (180g et 30cm en moyenne) que ceux ciblés par la présente étude. Environ 75% des juvéniles avaient atteint l’estuaire salé ce qui nous semblait un résultat satisfaisant dans le cadre des pratiques de repeuplements qui débutaient. Mais le risque de prédation il y a plus de 15 ans était beaucoup plus faible et nous ne disposons pas de données actualisées dans les deux fleuves ce qui nous amène à proposer le projet actuel. De plus, une de nos études précédentes, ciblée sur le comportement de dévalaison à l’automne de plus jeunes stades (10g et 14cm en moyenne) que la présente étude visait à comparer les comportements et les taux de détection en milieu naturel d’individus issus de modalités d’élevage différentes (environnement enrichi ou non). Les résultats ont mis en évidence un effet positif de l’enrichissement en captivité incitant à une amélioration des pratiques de repeuplement ; le taux moyen de poissons détectés en milieu naturel étant de 69% toutes conditions confondues (min. 50%, max. 90% selon les modalités d’élevage) avec 61 juvéniles lâchés initialement. Au vu des effectifs de ces deux précédentes études dont les résultats ont permis de répondre aux questions posées, la proposition ici d’un effectif similaire de 55 juvéniles par fleuve nous paraît pertinente.

Raffinement

Pendant l’élevage, les juvéniles disposent de conditions enrichies afin d’améliorer leur bien-être et les préparer à un lâcher en milieu naturel. Ainsi, dans leur bassin, il y a du courant, leur permettant un entrainement à la nage, des blocs disposés sur le fond du bassin, afin d’imiter de manière simplifiée la variabilité des fonds en milieu naturel et les bassins sont placés à l’extérieur afin de bénéficier d’une photopériode naturelle. Lors des opérations de chirurgie destinées à la pose des marques dans leur abdomen, les poissons seront anesthésiés profondément et surveillés jusqu’à leur réveil (surveillance des différentes étapes de l’endormissement, des battements operculaires, du comportement de nage au réveil). Tout au long de l’opération, ils seront placés sur le dos dans une gouttière en V humidifiée, une dose sédative d’anesthésique sera diffusée au travers des branchies et leur corps sera maintenu humide. Les manipulations seront effectuées par du personnel qui est habitué à travailler avec l’espèce et qui dispose des formations adaptées en matière d’expérimentation animale et de chirurgie sur poissons. Après l’intervention, les individus seront replacés dans leur bassin d’origine afin de leur laisser 5 jours de récupération avant leur lâcher dans les fleuves.

Choix des espèces

L’étude porte sur des esturgeons européens afin d’améliorer les connaissances sur leur écologie et de raffiner les pratiques de repeuplement actuelles de cette espèce. Les poissons impliqués sont des juvéniles de moins d’un an pesant au minimum 85g. A ce stade, les juvéniles sont en phase de dévalaison de l’eau douce vers l’estuaire salé. Ce projet vise à étudier ce comportement, ainsi que le taux de prédation encouru sur ce trajet. Le poids de chaque poisson correspond au poids à partir duquel l’implantation des marques choisies n’a aucun impact délétère notable sur les poissons d’après la littérature et notre expérience.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 144
Souffrances
 -
 -
 144
 -
Devenir
 -
 -
 -
 144

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact de la carence en vitamine D chez la souris génitrice mâle, sur les trajectoires métaboliques de sa descendance. 9 animaux mâles et 9 femelles issues des géniteurs carencés ou non en vitamine D durant 5 ou 10 semaines seront soumis à un régime contrôle ou un régime obésogène durant 10 semaines. L'évolution pondérale des animaux sera mesurée. Des prélèvements de sang et de fèces seront réalisés ainsi que des tests de tolérance au glucose et à l'insuline. Enfin une mesure de la dépense énergétique sera réalisée par calorimétrie indirecte. Les animaux seront mis à mort afin de mesurer les niveaux d'expression de différents gènes en lien avec la vitamine D. De plus les mécanismes permettant d'expliquer le passage des effets de la carence paternelle à la descendance seront étudiés.

Bénéfices attendus

Les données obtenues dans le cadre de ce projet permettront de connaitre l’impact d’une déficience paternelle en vitamine D sur la descendance. Cela servira de base pour émettre des recommandations nutritionnelles aux hommes en âge de procréer.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux prélèvements de fèces nécessitant de les héberger individuellement pendant un maximum d'une heure, suivi d'une prise de sang à la queue sur animal vigile. A 7 semaines les animaux passeront en cage calorimétriques durant 48 heures pour mesurer leur dépense énergétique. Ce procédé nécessite d'héberger individuellement les animaux pendant 48 heures dans une cage dotée de capteurs permettant de suivre la position de la souris dans la cage, mesurer la nourriture consommée ainsi que les échanges gazeux au sein de la cage. Une fois à 8 semaines de régime les animaux seront soumis à un unique test de tolérance à l'insuline, cette procédure nécessite un hébergement individuel d'environ 2 heures. Durant cette période les animaux recevront une injection d'insuline suivie de 7 prises de sang à l'extrémité de la queue à l'aide d'un glucomètre portatif (durée de la procédure de prise de sang: 1 minute). A 9 semaines à un unique test de tolérance au glucose, ces procédures nécessitent un hébergement individuel d'environ 2 heures, durant ces périodes les animaux recevront un gavage de glucose (durée de la procédure de gavage: 1 minute) suivi de 7 prises de sang à l'extrémité de la queue à l'aide d'un glucomètre portatif (durée de la procédure de prise de sang: 1 minute). Les animaux seront manipulés quelques minutes chaque semaine lors des mesures de masse. De plus ils seront soumis à une alimentation les rendant obèses durant toute la durée du protocole. En regroupant les interventions. Les animaux subiront chacun : deux recueils de fèces, un gavage de glucose, une injection d'insuline, quatre hébergements individuels (dont trois de moins de deux heures et un de 48h), 16 prises de sang (dont 14 sont des très faibles quantités réalisées pour mesure de glycémie à l'aide d'un glucomètre), 10 pesées (réalisées hebdomadairement) et un régime obésogène.

Impact sur les animaux

Les animaux seront maintenus en hébergement individuel lors des recueils de fèces ce qui peut constituer une source de stress légère (nuisance de gravité légère, courte durée). Des prélèvements de sang seront réalisés à la veine caudale (une seule incision mais 7 ponctions, ce qui peut constituer une source de douleur légère et une source de stress modérée, nuisance de gravité modérée, courte durée). L'injection d'insuline intrapéritonéale peut constituer une source de stress et de douleur légère (nuisance de gravité légère, courte durée). Le gavage de glucose peut constituer une source de stress et éventuellement être une source de douleur légère (nuisance de gravité légère, courte durée). L'induction de l'anesthésie peut constituer une source de stress légère (nuisance de gravité légère, courte durée). Les animaux seront mis à jeûn à quatre reprises, pour à chaque fois une durée de moins de douze heures, ce qui peut constituer une source de stress légère (nuisance de gravité légère, durée modérée). Des animaux seront soumis à un régime obésogène répondant à tous leurs besoins nutritionnels susceptible d'entraîner des anomalies cliniques légères (nuisance de gravité légère, durée longue). Enfin, les animaux seront maintenus en hébergement individuel pendant 48 heures lors des mesures en cage calorimétrique, ce qui peut constituer une source de stress de longue durée (nuisance de gravité modérée, durée longue)

Devenir

Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d’intérêt qui seront ensuite analysés.

Remplacement

Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de substitution in vitro pour étudier l’impact de la nutrition périnatale. La souris est un modèle de choix car elle présente des mécanismes physiologiques proches de ceux qui sont observables chez l’homme. Le but de ce projet est de rechercher les conséquences métaboliques chez la descendance, d'une carence en vitamine D chez le mâle géniteur. Ce processus est complexe et met en jeu de nombreux organes et systèmes métaboliques, qu'il n’est pas possible de reproduire in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux est le minimum nécessaire pour étudier la variabilité biologique de la descendance (descendance issue de 10 géniteurs différents). Ce nombre minimal est également nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes, à l'aide d'un test de student, notamment en ce qui concerne la prise de masse des animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage de 3, et l’environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique ou en carton. Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle pour une durée inférieure à 24h, avant d'etre replacé avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Des points limites gradés et précis ont été définis pour chaque acte expérimental. Un arbre décisionnel en fonction des observations faites permettra l’application des points limites et la mise en application de critères d'arrêt. Aucune analgésie n'est prévue lors de ce protocole.

Choix des espèces

La souris est un modèle classiquement utilisé dans les études concernant les désordres métaboliques causés par l’alimentation en raison des similitudes avec l’homme. Le regime débutera à 6 semaines de vie et sera administré durant 10 semaines. Les différentes procédures seront réalisées durant cette période de 10 semaines de régime. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondant tels que le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1296
Souffrances
 -
 720
 576
 -
Devenir
 -
 -
 -
 1296

Objectifs

L’âge de la population mondiale augmente avec actuellement environ 8.5% de la population âgée de plus de 65 ans et cette proportion devrait approximativement doubler d’ici 2050. Cette augmentation massive de la population âgée s’accompagne d’une dégradation de l’état de santé et des pathologies associées au vieillissement. En particulier, le vieillissement est associé à un facteur de risque majeur d'infections. Les infections à Candida (candidoses) chez les personnes âgées constituent un problème clinique majeur et en expansion, avec une mortalité significativement plus élevée chez les personnes âgées que chez les plus jeunes. Ainsi, notre hypothèse serait que la différenciation des cellules de l’immunité innée, les cellules myéloïdes, au cours du vieillissement serait modifiée contribuant à l’installation de l’inflammation chronique liée à l’âge (inflammaging) et favorisant le développement d’infections. Ce projet va s’appuyer sur l’expertise acquise depuis de nombreuses années dans l’étude des mécanismes moléculaires et des voies de signalisation impliquant les récepteurs nucléaires dans la modulation du phénotype des cellules myéloïdes. Ce projet associera des modèles biologiques bien maîtrisés (infection par Candida, souris spécifiquement délétées au niveau de la lignée myéloïde pour divers récepteurs de reconnaissance des pathogènes ou des facteurs impliqués dans leurs recrutement et différenciation). Ainsi, ce projet nous permettra de définir de nouvelles cibles thérapeutiques spécifiques de l'inflammaging et du défaut de réponse vis-à-vis des infections observé avec le vieillissement.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension de l’impact du vieillissement sur la fonction des cellules immunitaires semble essentiel pour déterminer leur importance dans l’installation de l’inflammaging (inflammation s’installant avec l’âge) et dans la modulation de la réponse anti-infectieuse chez les personnes âgées. Ces données approfondies nous permettront de définir des stratégies thérapeutiques ciblant ces cellules.

Procédures

Pour l’identification et permettre un suivi individuel, les souris seront tatouées aux doigts (tatouage permanent) à 3 semaines de vie. Uniquement pour les souris nécessitant une vérification de leur génotypage, un bout de queue sera prélevé. L'étude vise à étudier les mécanismes du vieillissement. Ainsi, différents tests seront pratiqués afin de déterminer la fragilité des animaux s'installant avec l’âge sur 24 mois maximum : test de force de préhension et de fatigue musculaire (l'animal s'agrippe à une grille et la force et le temps de prise sont évalués), test de mémoire spatiale (2 objets sont placés à proximité de l'animal et son interaction avec les objets est évalué pendant 10min 2 fois en 24h), motilité et perméabilité intestinale (le suivi d'une prise de charbon colorant les selles permet de suivre sur quelques heures l'activité du transit). Ces tests seront pratiqués une fois sur tous les animaux et tous les 3 mois pour ceux dont un suivi longitudinal sera mis en place. Ils permettront d’établir un score de fragilité comme il est pratiqué chez l’homme. Des prélèvements seront effectués 1 fois ou maximum 1x tous les 3 mois sur la durée de vie des animaux. Lors de la préhension des souris pour la pesée, l’urine ou les selles émises spontanément par la souris seront récupérées maximum avec une fréquence de 3 mois tous les 3 mois. Suite à l’étude de la fragilité, la réponse immunitaire anti-infectieuse fongique ou bactérienne des souris sera évaluée et l’effet de traitements de type nutraceutiques sera évalué. Certains animaux infectés recevront par voie orale tous les jours pendant 15 jours à 1 mois ou par injection intrapéritonéale 1x tous les 2 jours pendant 15 jours. Un suivi sera mis en place pendant maximum 7 jours avec la pesée, le prélèvement d’urine et de selles tous les jours pendant 7 jours. Du sang et différents organes seront prélevés en fin de vie.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux pour le prélèvement d’urine et les tests de force, de motricité et de cognition peuvent stresser les animaux. Une attention particulière sera portée sur la manipulation des cages de manière indépendante (changement de gants, nettoyage du matériels utilisés entre chaque cage). Bien que les prélèvements de sang soient effectués de manière très espacée, ils peuvent entrainer des lésions. Ces prélèvements, prévus au niveau mandibulaire, seront alternés d’un côté et de l’autre. Lors d’injection intrapéritonéale, le point d’injection sera désinfecté et surveillé journalièrement. Les modèles d’infection peuvent entrainer un sepsis et altérer la survie des animaux. Une surveillance journalière permettra d’intervenir au plus tôt.

Devenir

Les souris seront mises à mort afin de récupérer de nombreux tissus et acquérir le maximum de données biologiques.

Remplacement

Les mécanismes de la réponse immunitaire sont complexes et nécessitent la mobilisation de différents effecteurs cellulaires de l’immunité qui ne peuvent pas être mimés par une approche de culture cellulaire. Les souris âgées nous permettront d’étudier ces mécanismes dans leur contexte pathologique et physiologique de vieillissement que nous ne pouvons pas réaliser par d’autres approches.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux, en tenant compte des expériences déjà réalisées au laboratoire. Le modèle est bien maitrisé au laboratoire. Chaque animal est observé à différents temps (étude longitudinale) et devient son propre contrôle. Les groupes d’animaux seront constitués de 6 à 10 individus pour permettre une étude statistique. Des analyses post mortem sur différents organes seront réalisées afin d'obtenir le plus d'informations possibles sur les animaux.

Raffinement

Les animaux seront observés quotidiennement afin de s'assurer de leur bien-être (alimentation, boisson, comportement...). Plusieurs sources d’enrichissement dans la cage (tunnel, papier) permettront d'améliorer leur environnement et leur confort d'hébergement. Leur poids sera évalué si une modification de comportement ou des points limites ci-dessous étaient observés, ou tous les 3 mois au cours du suivi longitudinal pour certains animaux, et tous les jours au moment de l’infection, cette mesure aidera à déceler une quelconque souffrance et/ou détresse.

Choix des espèces

Les mécanismes de la réponse immunitaire sont complexes et nécessitent la mobilisation de différents effecteurs cellulaires de l’immunité et ne peuvent pas être mimés par une approche de culture cellulaire. Des souris adultes jeunes afin d'avoir des souris avec un système immunitaire mature et souris âgées pour l’étude du vieillissement seront étudiées. Les souris âgées nous permettront d’étudier ces mécanismes dans leur contexte pathologique et physiologique de vieillissement que nous ne pouvons pas réaliser par d’autres approches. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèle : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. De plus, notre projet de recherche est basé sur l’utilisation des animaux génétiquement modifiés qui nous permettront d’explorer l’implication de différentes voies de signalisation, cibles pertinentes pour des approches pharmacologiques dirigées.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 400
Souffrances
 -
 400
 -
 -
Devenir
 -
 400
 -
 -

Objectifs

Pour accomplir leur cycle biologique certaines espèces de poissons doivent effectuer des migrations entre l’eau douce des rivières et l’eau salée des océans. Ce sont les poissons migrateurs amphihalins. Les populations mondiales de poissons migrateurs se sont effondrés de 76% depuis 1976 à cause principalement des entraves à la migration, la destruction des habitats et une pêche non maitrisée. Ce chiffre est particulièrement marqué sur la période en Europe avec une chute estimée à 93%. Parmi les espèces de poissons migrateurs, les aloses, appartenant à la famille des Clupéidés (harengs, sardines), grandissent en mer plusieurs années et viennent se reproduire au printemps en eau douce. Le Comité Français de l’UICN a classé en 2019 la grande alose, Alosa alosa, en danger critique et l’alose feinte, Alosa fallax, quasi menacée.

Bénéfices attendus

Le suivi des grandes aloses et aloses feintes va apporter de nombreuses informations sur l’écologie des espèces suivies sur un cours d'eau : zones colonisées, période de présence, facteurs influençant les comportements et la survie. Ainsi, par la mise en œuvre de ce suivi, il va être possible de renforcer et d’acquérir des connaissances sur le comportement migratoire des aloses en vue d’améliorer la connaissance du cycle de vie et des paramètres qui l’impactent pour cibler une meilleure gestion de la population, actuellement en forte régression, afin de les sauvegarder.

Procédures

Pour apporter des éléments à ces questions scientifiques, un suivi des 2 espèces d'aloses sera réalisé par marquage individuel en radiotélémétrie. 400 individus seront marqués afin de recueillir suffisamment de données pour obtenir des résultats fiables. Ils seront divisés en 5 lots de 80 individus par année. Ainsi, dès la sortie de l’estuaire, les poissons sont capturés lors de leur passage dans la passe-à-poissons. La capture est réalisée dans un piège présent par conception dans le dernier bassin de la passe multispécifique. La manipulation sera réalisée de façon individuelle. Chaque alose sera transférée dans un bac (brancard) préalablement rempli d’une solution anesthésiante et mis dans l’obscurité le temps d’atteindre une sédation d’immobilisation. Le poisson est marqué par l’insertion d’un émetteur intragastrique radio dans l’estomac. L’alose est transférée dans une structure de réveil (filet immergé dans la retenue amont de l’ouvrage). Lorsque le manipulateur observe le réveil, le poisson est relâché directement dans le milieu naturel pour poursuivre sa migration. Des récepteurs de radiotélémétrie sont disposés tout le long du parcours à des endroits stratégiques afin de pouvoir cartographier les déplacements spatio-temporel entre les habitats, le comportement devant les ouvrages et le franchissement des passes-à-poissons.

Impact sur les animaux

Toutes les manipulations seront faites pour éviter des nuisances et un stress supplémentaire sur les poissons. Les aloses seront marquées avec des émetteurs permettant de respecter le ratio inférieur à 2% s’assurant que la marque de perturbe pas le comportement et la flottaison du poisson. Pour réduire le stress, les poissons seront capturés de façon individuelle et transportés dans un brancard contenant une solution anesthésiante le temps de l’insertion de l’émetteur dans l’estomac, puis ils seront placés dans une structure de réveil directement dans le milieu naturel dans une zone calme mais avec un faible courant afin que dès le réveil total ils puissent poursuivre leur migration.

Devenir

Tous les poissons marqués seront conservés vivants et relâchés dans le milieu naturel.

Remplacement

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et l’utilisation de l’habitat des grandes aloses et des aloses feintes en milieu naturel, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (géniteurs d’aloses en migration) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

L'objectif du projet est d’enrichir les connaissances scientifiques sur le comportement des aloses pendant leur phase de migration. Il s'agit d'une approche intra-spécifique où la variabilité des trajectoires individuelles sera décrite à l'aide de statistiques descriptives et de cartographie de déplacement. Dans un système ouvert de moyenne taille comme la Charente, le choix de 400 individus sur la durée du projet correspond au minimum d'individus nécessaires pour rendre compte des variabilités intra-spécifique (sachant que la mortalité naturelle pourrait réduire légèrement cet effectif) et les paramètres environnementaux impliqués dans la phase de migration (débit, température, habitats, blocages…). Cet échantillon de 400 poissons sera divisé par lot de 80 individus marqués par année et réparti entre 50 grandes aloses et 30 aloses feintes. Le nombre annuel de géniteurs de grande alose (50) a été défini pour acquérir suffisamment de données pour fournir une image de la diversité des comportements de migration sur la partie médiane et amont du fleuve. Pour les aloses feintes, le choix de 30 individus annuellement est jugé suffisant pour des tests de faisabilité et suivre les comportements de migration sur la partie aval du fleuve. Egalement, nous avons considéré comme déterminant le franchissement des 4 ouvrages en amont du site de capture et, en se basant dans la littérature sur une perte de 40% de poissons à chaque franchissement de passe, sur 80 poissons relâchés en amont du premier ouvrage, 17 pourraient se présenter au pied du 4ième ouvrages, et 10 le franchir, ce qui permettrait d’avoir un jeu de données sur le site (rampe à macrorugosités dimensionnée pour les aloses).

Raffinement

Avant le marquage, les individus présentant des lésions externes ou amaigris sont écartés du suivi afin de ne pas leur faire subir de manipulation. Cependant, s’il est estimé que les poissons peuvent récupérés et, dans la mesure du possible, ils seront soignés notamment en ce qui concerne les lésions externes par un pansement hydrostatique. Puis, l’individu est mis dans un brancard de stabulation contenant 25 ppm de solution anesthésiante de Benzocaïne 10%. L’individu se retrouve dans l’obscurité du brancard. L’eau est claire permettant une vérification des différentes phases de l’anesthésie des individus. Le recours à une anesthésie adaptée permet de manipuler le poisson sans risque pour celui-ci et de diminuer son stress. Le stade d’anesthésie recherché est l’immobilisation. Pour cela, nous observerons que le réflexe de redressement et la mobilité sont absents, et que la réaction au stimulus et la fréquence des battements operculaires branchiaux soient réduits. Une fois le stade de l’immobilisation atteint, les émetteurs stériles, sont délicatement insérés dans l’estomac avec un tube d’insertion désinfectés. Nous avons choisi le marquage par insertion intragastrique afin de réduire la souffrance en évitant une intervention chirurgicale puisqu’il ne génère pas d’incision du muscle et donc pas de blessure. L’insertion de la marque sera rapide pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des poissons et, d’expériences dans l’insertion de ce type de marque, la manipulation n’excédera pas 3 min minutes puis les aloses seront placées dans une structure flottante (filet cage) de réveil d'1m3 directement située dans le milieu naturel dans la retenue de l’ouvrage. Un léger courant permet d’assurer de bonnes conditions de réveil et de préparer le poisson à son lâché. Une vigilance des opérateurs sera apportée au raffinement dans toutes les étapes de la procédure : Pas de changement d’eau (brancard rempli avec de l’eau de la rivière), • Tri des poissons afin de marquer des poissons sains, Capture avec épuisette réduite pour limiter les risques de pertes d’écailles et de blessure (Un seul passage unique en épuisette (de 43 cm de large et un filet en mailles fines de 4mm), Structure de réveil (filet cage) dans l’eau de la rivière pour observer le comportement du poisson marqué avant la relâche, Surveillance des poissons pendant toutes les phases, de la capture au lâcher.

Choix des espèces

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et l’utilisation de l’habitat des grandes aloses et des aloses feintes en milieu naturel, il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (géniteurs d’aloses en migration). Nous utiliserons les géniteurs d'aloses lors de la phase de remontée sur frayère pour suivre leur comportement de migration de reproduction.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 70
Souffrances
 -
 70
 -
 -
Devenir
 -
 -
 60
 10

Objectifs

Dans les études physiopathologiques chez les animaux, le premier signe clinique mesurable est la température. Afin de bien connaitre ce paramètre en fonction de l'espèce animale, il est nécessaire de collecter des données zootechniques sur des sujets sains pendant une longue période. Chez la volaille, les données sont manquantes. Le premier objectif du projet sera de définir la meilleure zone d’implantation d’une puce télémétrique chez le poulet, parmi plusieurs zones préselectionnées. Ces mêmes puces sont déjà utilisées chez les rongeurs et ce système s’est avéré efficace pour suivre la température corporelle. Le second objectif sera d’obtenir un nombre conséquent de mesures qui valideront l’utilisation de ce système en expérimentation. En expérimentation, cela permettra d’augmenter le nombre de données chez les volailles, en ajoutant la température, paramètre peu exploiter aujourd’hui.

Bénéfices attendus

Il est attendu du projet qu’une zone d’implantation de puce télémétrique soit sélectionnée ce qui permettrait de disposer d'un moyen d'obtenir des mesures fiables de la température corporelle des poules au cours du temps. L’injection induira une légére douleur locale et la puce ne causerait pas de gêne importante à l’animal. Ainsi, il est attendu que les animaux soient moins importunés par cette méthode (mesure de température à distance) comparativement aux mesures rectales, ce qui serait plus éthique.

Procédures

L’anesthésie de l’animal et la pose d’une puce télémétrique sera effectuée une fois et durera environ 5 minutes. Après cela, seule une mesure de la température avec le matérial adéquat sera effectuée. La mesure rectale de température est la référence et la zone d'implantation retenue sera dépendante de la pré-expérimentation (en sous-cutanée ailaire, en intra-péritonéal (dans la cavité thoraco-abdominale) et en intramusculaire au niveau du bréchet. L’animal pourra être maintenu en place s’il bouge trop pour que la mesure puisse être effectué, mais n’aura pas besoin d’être soumis à une contention.

Impact sur les animaux

Il est possible que les animaux ressentent une gêne au niveau de la zone d’implantation de la puce télémétrique (légère inflammation) et se « piquent » entre eux (c’est-à-dire se donnent des coups de becs), par exemple s’ils remarquent la zone d’implantation de la puce sur un autre animal dans les 24-48h. Une infection au niveau du site d’implatation pourrait éventuellement être observée.

Devenir

Les 10 poussins de l'étude pilotes seront euthanasiés et les tissus distribués et optimisés par la communauté scientifique. Les 60 autres poussins de l'étude seront gardés en vie et introduit au sain de l'élevage pour faire de futurs reproducteurs.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les animaux car la mesure de température d’une autre manière qu’in vivo est impossible. Nous avons besoin d’animaux vivants pour évaluer s’il est possible de mesurer la température au cours du temps. Ces puces ont été utlisées avec succès sur modèle rongeur.

Réduction

Une étude pilote est réalisée sur 10 animaux pour choisir le meilleur emplacement de la puce télémétrique et limiter le nombre de possibilités de localisation pour la seconde partie du projet. Pour cette seconde partie, le nombre d’animaux utilisés (60 animaux) pour obtenir un nombre de mâles et femelles est basé sur l’expérience des animaliers et la littérature. Pas d’analyses statistiques sur l’étude pilote, car l’un des objectifs est de valider le positionnement de la puce chez le poussin. Cependant, les données obtenues sur cette étude pilote pourront rentrer dans la banque de données télémétriques obtenues dans la seconde étude. Il pourrait être envisagé, sur la seconde étude, en s’appuyant sur les données de la littérature et l’expérience des utilisateurs, de faire une étude statistique simple basée sur un test non paramétrique pour déterminer un éventuel effet sexe.

Raffinement

Pour l’étude pilote, comme il n’y a pas de restriction concernant leur statut sanitaire, les poussins seront hébergés au sol sur paille dans des conditions environnementales contrôlées, et disposeront d’un enrichissement social et comportemental (petites rondelles en inox suspendues ce qui permet aux animaux de piquer, de se percher). Pour la seconde étude en élevage à statut sanitaire EOPS (Exempt d’organismes pathogènes spécifiés), les animaux seront hébergés hors-sol en cage dans des conditions environnementales contrôlées, chauffées, avec un accès à un perchoir, un nid, de la paille broyée.

Choix des espèces

Trop peu de données zootechniques sur la température chez les volailles saines comme malades sont recensées alors que pourtant, la température est un paramètre important en expérimentation animale dans le cadre des modèles infectieux. Utiliser ces puces télémétriques en expérimentation animale permettrait à la fois d’identifier les animaux et d’obtenir des données pertinentes pour les études, tout en raffinant nos pratiques. Les puces seront implantées 1 jour après la naissance. En expérimentation animale pour l’étude des maladies infectieuses aviaires, il est fréquent que les protocoles commencent à la naissance (1 jour) et ne dépassent pas 35 jours d’âge. Ce choix a été effectué pour se rapprocher le plus possible des conditions expérimentales.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Autres poissons : 550
Souffrances
 -
 550
 -
 -
Devenir
 -
 100
 -
 450

Objectifs

Avec une demande mondiale croissante en protéines de poisson et la stagnation des captures halieutiques, les productions aquacoles ont fortement augmenté ces dernières décennies et représentent désormais 46% de l'offre mondiale de poissons. La majorité de cette offre provient de l'aquaculture continentale. Cependant l'intensification des modes de production soulève de nombreux défis environnementaux. Ainsi les antibiotiques et autres produits pharmaceutiques souvent appliqués à haute densité peuvent s'accumuler sur les zones de production. Récemment l'émergence d'agents pathogènes résistants a conduit au développement de stratégies visant à minimiser l'utilisation des antibiotiques pour oeuvrer à un développement plus durable de l'aquaculture. Le sandre européen (Sander lucioperca) est un poisson de consommation très populaire et une espèce aquacole très prometteuse en Europe. Toutefois cette espèce, en cours de domestication, reste très sensible aux facteurs de stress environnementaux et aux manipulations. Ces dernières années, une attention croissante a été accordée aux plantes en tant qu'immunostimulants et alternatives à la chimiothérapie conventionnelle pour réduire le stress et améliorer la croissance et l'immunité des poissons avec un usage soit comme additifs alimentaires soit en balnéation.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus viseront à démontrer le rôle bénéfique de biomolécules d'origine végétale présentes dans les systèmes aquaponiques sur la santé et le bien-être des poissons et conforter l'hypothèse que les plantes cultivées en aquaponie, sont non seulement une ressource agronomique pour l'alimentation humaine, mais également un lévier agroécologique à mobiliser pour permettre un biocontrôle de la santé des poissons. En conséquence, une réduction de l'usage des pestides en aquaculture est visée à plus long terme. Cette perspective est particulièrement innovante dans le secteur de la pisciculture en condition hors-sol.

Procédures

Les animaux sont soumis à des manipulations pour les suivis de croissance individuelle et seront à ce titre sédatés. Cela concerne tous les animaux des deux expériences (1 - effets de biomolécules apportées par un dopage de l'eau, 2 - effets de biomolécules apportées par les exsudats racinaires). Ces pesées et mesures individuelles seront réalisées à T0, T42 (exp. 1 uniquement) et T84. Les pesées et mesures des poissons, y compris la phase d'anesthésie, durent au maximum 3 minutes. Aux trois dates T0, T42 et T84, des prélèvements de matrices biologiques (sang, prélèvement de moins de 3 minutes) seront réalisés sur des poissons préalablement anesthésiés (5 poissons par aquarium, 450 poissons au total).

Impact sur les animaux

Le travail s'inscrit dans le domaine de la recherche appliquée ce qui explique que les animaux sont placés dans des conditions simulant des conditions et environnements proches de conditions rencontrées en élevage (qualité d'eau). Toutefois nos conditions sont très éloignées d'un milieu d'élevage, par exemple nous sommes très éloignés d'une densité de 50 kg/m3 appliquée en élevage commercial. Cependant, en termes de nuisances ou d'effets indésirables, soulignons que le projet nécessite l'application de sédations (contrôles de croissance) et d'anesthésies (prise de sang) qui impliquent une manipulation et une émersion temporaire des poissons.

Devenir

Procédure 1 - Suivi de croissance : Cela concernera la totalité des 550 sandres qui seront utilisés pour les deux expériences (400 pour l'expérience 1, 150 pour l'expérience 2). Procédure 2 - Evaluation de l'état de stress et du statut immunitaire : Cela concernera 450 sandres (300 pour l'expérience 1 et 150 pour l'expérience 2), ils seront tous mis à mort pour les prélèvements de matrices biologiques. Sur les 450 sandres utilisés, 450 seront mis à mort et 100, en l'absence de mortalité durant la conduite des expérimentations, seront réhabilités (placement dans une structure d'élevage). Les 100 poissons restant en vie seront tous donnés à un pisciculteur sous réserve d'un avis favorable de la SBEA et des Services vétérinaires. Dans le cas contraire, ils seront tous mis à mort.

Remplacement

Les systèmes de production en aquaponie sont des systèmes agronomiques émergents représentant des systèmes multitrophiques complexes (production de plusieurs organismes vivants dans le même milieu de vie) qui sont très peu étudiés. Très peu de travaux concernent l'étude de ces systèmes et encore moins les effets des plantes et des biomolécules qu'elles produisent via leurs racines (exsudats racinaires) sur la physiologie des poissons. Aussi il n'existe aucune modélisation ou simulateur capable de suppléer l'expérimentation. A ce jour, il n'est pas possible de remplacer l'exprimentation dans ce domaine.

Réduction

Dans le but de réduire au maximum le nombre d'animaux mobilisés pour cette étude, nous avons conçu des expérimentations dans des petites unités expérimentales et même des petits pilotes aquaponiques que nous avons spécialement conçus. Nous avons minimisé le nombre des prélèvements intermédiaires en nous focalisant surtout le prélèvement final (T84). Ainsi les prélèvements des matrices biologiques (sang, foie, rate, cerveau) se feront sur un nombre limité d'individus et un maximum de matrice sera prélevé sur un même poisson. Cette stratégie a été décidée sans altérer la puissance statistique de nos expériences (analyse sur 5 poissons par réplica).

Raffinement

Les expériences seront conduites dans une plateforme spécifique et particulièrement adaptée à ce type d'expérience. La plateforme a été conçue pour sécuriser au maximum les conditions d'élevage des poissons (contrôle de l'environnement et de la qualité d'eau) dans des box isothermes et insonorisés protégeant les animaux. Le personnel est particulièrement compétent et sensibilisé aux règles à respecter. De plus, le sandre est une espèce que nous maitrisons bien, puisque nous menons des expérimentations sur cette espèce depuis 10 ans. Pour toute manipulation d'un animal (ex : contrôle de croissance), nous pratiquons la sédation, avec le respect d'un jeûn préalable d'un jour, sur la base d'un protocole validé par notre vétérinaire référent.

Choix des espèces

Le sandre a été choisi car cette expérience vise au développement de l'élevage du sandre en aquaponie. Tous les sandres utilisés seront des juvéniles d'un moyen initial modeste (15 g) ce qui permet d'avoir des animaux de poids suffisant pour les prélèments de matrices biologiques, comme le sang, et assez petits pour limiter les biomasses dans les unités expérimentales (risques limités d'une éventuelle dégradation de la qualité d'eau - production d'ammoniac ou consommation en oxygène) et observer des effets sur la croissance. Plus les animaux sont juvéniles, plus leur potentiel de croissance est élevé.