Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
Identification de nouveaux traitements antiépileptiques et/ou antiépileptogéniques dans un modèle d’épilepsie du lobe temporal chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Objectifs
Les désordres de type épileptique représentent l’une des atteintes cérébrales les plus importantes au monde. En effet environ 1% de la population mondiale va dans sa vie avoir une crise d’épilepsie. Au niveau de l’activité cérébrale lors d’une crise de type épileptique, il est observé une modification transitoire du fonctionnement d’un ou plusieurs réseaux de neurones qui vont mal fonctionner. Malgré le développement de plus de 20 antiépileptiques lors des 30 dernières années, plus de 30% des patients épileptiques n’ont pas leur épilepsie contrôlée par les antiépileptiques. De plus, les principaux antiépileptiques utilisés en clinique montrent certes une efficacité sur les décharges épileptiques mais provoquent de nombreux effets secondaires (fatigabilité, somnolence, tremblement, troubles de l’apprentissage ou de l’humeur, prise ou perte de poids…). Il apparait donc comme critique de développer de nouveaux traitements antiépileptiques afin de traiter les patients épileptiques résistants aux traitements déjà existants et qui provoquent moins d’effets secondaires afin d’améliorer le contrôle de la maladie et la qualité de vie des patients. Dans ce projet, nous nous proposons de tester, sélectionner et valider de nouveaux candidats médicament développées par les industriels du médicament. Cette approche repose sur l’utilisation d’un modèle de souris reproduisant les principales caractéristiques d’une forme d’épilepsie humaine : l’épilepsie du lobe temporal. Une étude pharmacologique extensive de ce modèle de souris du lobe temporal a montré une certaine résistance à certains antiépileptiques. Ce modèle apparait donc comme un modèle pertinent pour la sélection et la validation de nouveaux traitements antiépileptiques. Ce projet facilitera le développement de candidats médicament antiépileptiques plus efficaces et présentant moins d’effets secondaires pour des patients souffrant d’épilepsies non contrôlées efficacement par les traitements actuels.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels contre l’épilepsie ne sont pas satisfaisants, il est donc nécessaire de valider de nouveaux candidats médicament. Ce projet vise à aider les industriels du médicament à identifier, sélectionner et valider de nouveaux médicaments afin de pallier au manque d’alternatives thérapeutiques disponibles.
Procédures
Les animaux de ce projet vont subir jusqu’à 3 neurochirurgies d’environ une heure chacune, et potentiellement une chirurgie (pose de pompe). Ces chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale. Une première chirurgie permettra l’induction du modèle par injection de molécule chimique dans le cerveau (durée 2 minutes). Par la suite, les animaux pourront subir d’autres sessions de chirurgie pendant lesquelles les animaux vont avoir soit une seconde injection de matériel génétique ou de vecteur viral (quelques minutes), et/ou la mise en place d’un dispositif d’enregistrement, et/ou la mise en place de chambre implantable en sous cutané pour la délivrance des médicaments (quelques minutes). Les animaux pourront être soumis à des enregistrements (d’une dizaine d’heures maximum) une à deux fois par semaine. Lors de ces enregistrements des traitements pharmacologiques seront administrés : au maximum 2 injections (quelques minutes) par enregistrement (maximum 10h) avec un maximum de 10 enregistrements par plan d’étude croisé. Une période de repos de 2 jours minimum sera respectée entre 2 sessions (en fonction du délai possible d'admission des candidats médicaments). Lors des tests pharmacologiques en administration de longue durée (chronique), les injections pourront être réalisées une à 2 fois par jour, sur une durée maximum de 4 semaines. Des prélèvements sanguins (d'une durée de quelques minutes) pourront être faits en fonction du plan expérimental établi. Le nombre maximum de prélèvements pouvant être effectués est dépendant de la technique de prélèvement utilisée.
Impact sur les animaux
Les animaux vont subir une à trois neurochirurgies d’environ une heure comprenant la période d’anesthésie, et potentiellement une chirurgie « simple » pour la pose sous cutanée de pompe. Suite à la chirurgie, une diminution de l'activité locomotrice et une déshydratation passagère pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaitre dans les heures suivant l'intervention chirurgicale. Un état de mal-être pourra persister quelques heures après l’injection qui rend les animaux épileptiques. Malgré les études toxicologiques préalablement conduites et exigées avant tout test de composés sur nos animaux, certains effets indésirables non attendus peuvent survenir lors des injections des candidats médicament, notamment une perte de tonus musculaire, une somnolence ou à l'inverse une excitation due aux mécanismes d'action des molécules testées. Les prélèvements sanguins pourront produire une douleur modérée (piqure d’aiguille). La répétition des injections peut engendrer un stress léger lors de la manipulation de l’animal et une douleur modérée au point d’injection (piqure d’aiguille). Les enregistrements peuvent engendrer un stress léger du fait de la manipulation des animaux. Des pertes de dispositif permettant l’enregistrement des neurones du cerveau peuvent survenir, entrainant la mise à mort de l’animal.
Devenir
Les animaux seront mis à mort dans le but de faire des prélèvements et des analyses du cerveau et des tissus. Si les animaux ne sont pas mis à mort, ils pourront être réutilisés (pour de la formation ou pour un autre plan d'étude) si : - le nombre d'injection maximum n'a pas été atteint - le bien-être de l'animal le permet. Une procédure de ré-utilisation des animaux a été écrite et validée par le vétérinaire référent.
Remplacement
Cette étude nécessite donc l'utilisation de modèles animaux car elle cible des mécanismes physiopathologiques complexes qui ne peuvent pas être récapitulés par des modèles plus simples (ex. culture de neurones).
Réduction
Dans le cas des études de test pharmacologique, chaque animal sera testé avant et après les injections pour permettre de comparer les effets du médicament et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisé. Le nombre d’animaux a ainsi été déterminé de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité scientifique des expériences menées
Raffinement
Les souris qui entrent dans ce projet ont au minimum une semaine d’acclimatation à la zone d’hébergement. Le projet implique la mise en place d’un système d’enregistrement de l'activité des neurones chez le rongeur avec une chirurgie. Une injection d’analgésique sera faite avant la neurochirurgie et sera renouvelée 6 à 8 h après afin de prévenir toute douleur liée à la phase de chirurgie. Après la neurochirurgie, l’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille mesurant le niveau de douleur et les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Dès l’apparition d’un signe clinique d’alerte (poids, comportement...) nous nous réfèrerons à une grille de cotation interne spécifique permettant de prendre les mesures nécessaires en fonction des points limites identifiés afin de préserver le bien-être animal. L’évaluation est réalisée jusqu’à disparition du signe d’alerte. Lors des injections, une surveillance particulière est portée sur les animaux. Un arbre décisionnel peut être consulté en cas d’altération de l’état général de l’animal après l’injection afin de le soulager.
Choix des espèces
Dans ce projet nous utiliserons des souris. Le modèle a été développé chez la souris, car il reproduit les principales caractéristiques observées chez les patients souffrant d’épilepsie du lobe temporal. Ce modèle permet une quantification précise des crises pour évaluer l’effet des candidats médicament. Des animaux adultes seront utilisés dans ce projet. En effet, ce modèle a été développé chez des animaux adultes afin de travailler sur un cerveau mature qui restera stable tout au long de l’étude.
?valuation de l?efficacit? th?rapeutique de nouveaux traitements contre l?arthrose chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Rats : 600
Objectifs
L?arthrose est une pathologie chronique et invalidante pour laquelle les traitements actuels ne s?attaquent qu?aux sympt?mes, sans permettre de stopper ou d?inverser la d?gradation du cartilage. Ce projet vise ? tester de nouvelles mol?cules pr?sentant un potentiel th?rapeutique dans le traitement de l?arthrose, en modulant la r?ponse inflammatoire locale et en ralentissant la destruction du cartilage. L?objectif principal est de d?montrer, chez la souris et le rat, l?efficacit? et la tol?rance de ces mol?cules apr?s des r?sultats pr?alables prometteurs obtenus in vitro sur des marqueurs inflammatoires. Ces travaux pourraient permettre le d?veloppement de traitements innovants ciblant les m?canismes physiopathologiques de l?arthrose et am?liorant durablement la qualit? de vie des patients.
Bénéfices attendus
Le principal b?n?fice attendu de cette ?tude est la validation de nouvelles mol?cules ? vis?e anti-arthrosique, en d?terminant leur efficacit? th?rapeutique et leur tol?rance chez les mod?les animaux. Ces traitements pourraient permettre de freiner la d?gradation des tissus articulaires, de r?duire l?inflammation, et potentiellement de favoriser leur r?g?n?ration. Ils offriraient ainsi une avanc?e majeure dans la prise en charge de l?arthrose, aujourd?hui limit?e ? des traitements uniquement symptomatiques. Les r?sultats attendus pourraient ouvrir la voie ? de nouvelles alternatives th?rapeutiques pour les patients atteints d?arthrose, en particulier ceux pour lesquels les options actuelles sont insuffisantes. Les retomb?es potentielles incluent ?galement une meilleure compr?hension des m?canismes physiopathologiques de l?arthrose et du mode d?action des mol?cules test?es, permettant ainsi d?affiner les strat?gies th?rapeutiques. ? terme, ces travaux pourraient contribuer ? l?am?lioration significative de la qualit? de vie des patients, en retardant ou ?vitant des interventions lourdes comme la chirurgie proth?tique.
Procédures
Les animaux subiront une seule intervention au d?but du protocole : soit une injection unique (environ 3 ? 5 minutes sous anesth?sie g?n?rale), soit une chirurgie (10 ? 15 minutes sous anesth?sie g?n?rale). Ils seront ensuite suivis pendant 6 semaines, avec quatre pr?l?vements sanguins r?alis?s sous anesth?sie g?n?rale (environ 3 minutes chacun) aux semaines 0, 2, 4 et 6. Pendant ces 6 semaines les animaux recevront 1 ou 2 doses de mol?cule (suivant la voie d'injection), cette ?tape dure entre 1 et 3 min.
Impact sur les animaux
Les principaux effets ind?sirables attendus incluent une g?ne locomotrice li?e ? l?induction de l?arthrose, pouvant se manifester par une boiterie transitoire, une r?duction de l?appui sur le membre op?r? et une baisse d?activit? g?n?rale. La chirurgie peut ?galement induire une douleur post-op?ratoire, une inflammation locale, voire un risque mod?r? d?infection au niveau de l?articulation. Des pertes de poids mod?r?es et des alt?rations comportementales (diminution du toilettage, moindre interaction sociale) peuvent survenir. Les manipulations r?p?t?es, notamment les tests comportementaux, les pr?l?vements sanguins et les injections, peuvent occasionner un stress ponctuel ou une l?g?re fatigue.
Devenir
Les rongeurs seront euthanasi?s ? la fin de l??tude, conform?ment aux protocoles ?tablis. La r?utilisation des animaux n?est pas envisageable en raison du risque d?interactions entre les mol?cules test?es et des alt?rations tissulaires li?es aux proc?dures, notamment chirurgicales. ? l?issue du protocole, les genoux (articulations op?r?es et controlat?rales) seront pr?lev?s pour des analyses histologiques (colorations HES et Safranin-O/Fast Green) visant ? ?valuer la d?gradation du cartilage et l?inflammation synoviale. Des organes p?riph?riques tels que le foie, le rein et le muscle pourront ?galement ?tre collect?s pour des analyses biochimiques compl?mentaires destin?es ? ?valuer la tol?rance syst?mique des mol?cules.
Remplacement
Le recours ? l?exp?rimentation animale dans ce projet d?coule directement des r?sultats in vitro d?j? obtenus sur les mol?cules candidates, qui ont montr? des effets anti-inflammatoires prometteurs (inhibition de la production d?IL-1? et de TNF-? sur des cultures de chondrocytes et de synoviocytes). Ces approches cellulaires, ainsi que des mod?lisations in silico de la pharmacocin?tique, ont permis de s?lectionner les mol?cules les plus pertinentes avant tout passage ? l?animal. Cependant, les syst?mes in vitro et in silico ne permettent pas de reproduire la complexit? d?une articulation vivante : interactions m?caniques, vasculaires, immunitaires et nerveuses impliqu?es dans la douleur et la d?gradation du cartilage. Ces ?l?ments sont essentiels pour ?valuer la tol?rance locale, la biodistribution et l?efficacit? fonctionnelle d?un traitement anti-arthrosique. Ainsi, le remplacement complet par des m?thodes alternatives n?est pas envisageable ? ce stade du d?veloppement. Les mod?les animaux (rat et souris) sont donc utilis?s uniquement pour confirmer la pertinence th?rapeutique dans un organisme entier, apr?s s?lection pr?alable et validation des mol?cules in vitro. Cette d?marche progressive ? in vitro puis in vivo ? limite strictement le recours aux animaux tout en garantissant la validit? scientifique du projet, conform?ment aux principes des 3R.
Réduction
Le nombre d?animaux sera calcul? sur la base d?une analyse de puissance statistique r?alis?e ? l?aide du logiciel G*Power v3.1, en s?appuyant sur les donn?es de la litt?rature et sur l?exp?rience ant?rieure du laboratoire acquise dans des mod?les similaires d?arthrose. Les param?tres retenus sont un risque ? = 0,05, une puissance de 80 % et un effet attendu mod?r? (d ? 1), ce qui conduit ? un effectif minimal de 7 ? 12 animaux par groupe, selon l?esp?ce et la variabilit? du mod?le. La r?duction du nombre d?animaux est appliqu?e ? plusieurs niveaux : Conception exp?rimentale : recours ? des mod?les unilat?raux (un seul genou trait?), permettant des comparaisons intra-individuelles et r?duisant de moiti? le nombre d?animaux n?cessaires pour une puissance ?quivalente. Plan factoriel int?gr? : regroupement des mesures histologiques, biochimiques et comportementales sur les m?mes individus afin d??viter des ?tudes parall?les. Suivi adaptatif des effectifs : possibilit? d?ajuster les effectifs ? la baisse en fonction des r?sultats des analyses interm?diaires (tol?rance, variabilit? biologique, puissance observ?e), sur la base de crit?res statistiques valid?s avant chaque ?tape suivante. Remplacement partiel en amont : les ?tudes pr?liminaires de tol?rance et de cin?tique sont men?es sur un nombre restreint d?animaux (n = 3 ? 5) avant les tests d?efficacit?, ce qui permet d?optimiser les doses et d??viter des exp?rimentations redondantes. Cette m?thodologie garantit que chaque animal utilis? apporte une donn?e essentielle, tout en limitant strictement les effectifs conform?ment au principe de R?duction du cadre des 3R.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel d?animalerie et notre ?quipe afin de d?tecter rapidement tout signe de douleur ou de d?tresse. Ils seront anesth?si?s par isoflurane ou par k?tamine/m?d?tomidine pour chaque proc?dure. Un syst?me de scoring sera instaur? pour attribuer une note journali?re ? chaque animal. En fonction des r?sultats, des traitements antalgiques adapt?s seront administr?s, ou une euthanasie sera r?alis?e si les seuils critiques sont atteints. Ces mesures visent ? limiter la douleur, le stress et la souffrance animale tout au long de l??tude.
Choix des espèces
L?utilisation combin?e des souris et des rats est justifi?e par leur compl?mentarit? en recherche pr?clinique. Les souris permettent de tester des volumes r?duits de produit gr?ce ? leur faible poids et ? la disponibilit? de nombreuses lign?es g?n?tiquement caract?ris?es, ce qui facilite certaines approches m?canistiques. Les rats, en revanche, pr?sentent une physiologie et une taille plus adapt?es ? la r?alisation de mesures fonctionnelles pr?cises et ? la collecte d??chantillons r?p?t?s. Les animaux seront utilis?s ? l??ge adulte (5 ? 6 semaines), ?ge correspondant ? une maturit? physiologique garantissant la stabilit? des param?tres biologiques et la fiabilit? des r?sultats.
Etude du r?le de m?tabolites de la flore microbienne intestinale dans le traitement de l’ob?sit? du diab?te et de l’asthme chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système respiratoire
Objectifs
Ce projet vise ? mieux comprendre comment les bact?ries pr?sentes dans l?intestin influencent certaines maladies chroniques fr?quentes, comme l?ob?sit?, le diab?te de type 2 et l?asthme. Ces maladies sont souvent li?es entre elles et partagent des m?canismes communs, notamment une inflammation persistante de l?organisme et un d?s?quilibre du microbiote intestinal (ensemble des bact?ries vivant dans l?intestin). Certaines bact?ries intestinales produisent naturellement des substances appel?es m?tabolites, qui peuvent avoir des effets b?n?fiques sur la sant?. L?un de ces m?tabolite, est produit uniquement par la flore intestinale, mais son r?le exact dans ces maladies reste encore mal connu. L?objectif de ce projet est d??tudier comment ce m?tabolite d'int?r?t et les bact?ries le produisant, influence le m?tabolisme du glucose et des lipides, ainsi que l?inflammation des voies respiratoires. Pour cela, nous utiliserons des mod?les de souris pr?sentant des caract?ristiques proches de celles observ?es chez l?Homme dans l?ob?sit?, le diab?te et l?asthme. Les effets de ce m?tabolite seront ?tudi?s sur le contr?le de la glyc?mie, la prise de poids, l?accumulation des graisses au niveau du foie et l?inflammation des poumons. Ce projet, men? sur cinq ans, respectera strictement les r?gles ?thiques et le bien-?tre animal. Les r?sultats attendus pourraient contribuer au d?veloppement de nouvelles approches pr?ventives ou th?rapeutiques bas?es sur le microbiote intestinal.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche ouvre des perspectives prometteuses pour le d?veloppement de nouvelles strat?gies th?rapeutiques chez l?Homme fond?es sur des produits probiotiques. L?enrichissement cibl? en bact?ries productrices de m?tabolites b?n?fiques, comme le 4-cr?sol, pourrait non seulement am?liorer l?hom?ostasie glucidique et lipidique, mais aussi att?nuer l?inflammation syst?mique impliqu?e dans l?ob?sit?, le diab?te de type 2 et l?asthme allergique. Le brevet sur lequel ce projet se fonde (Compounds for the prevention and treatment of glucose intolerance related conditions and obesity. Patent Ref. EP 17306326.4 -1466, filed 4 October 2017), et les essais cliniques en cours pour ?valuer l?efficacit? de produits probiotiques, en particulier pour le traitement de la maladie de Crohn, illustrent l?importance des applications th?rapeutiques potentielles des r?sultats des proc?dures exp?rimentales. Les m?canismes sous-jacents, impliquant des interactions complexes entre le microbiote, l'h?te et son environnement, font l'objet de recherches intensives. Bien que des d?fis persistent concernant la s?lection des souches, le dosage ou la variabilit? interindividuelle, ce projet pourrait contribuer ? l??mergence de th?rapies probiotiques de nouvelle g?n?ration en compl?ment ou en alternative aux traitements actuels.
Procédures
Proc?dure 1 Les animaux sont soumis ? des interventions non chirurgicales, r?alis?es chez des animaux vigiles ou sous anesth?sie l?g?re. Ils re?oivent un traitement antibiotique dans l?eau de boisson pendant 11 jours, suivi d?un enrichissement de la flore intestinale par inoculation de bact?ries non pathog?nes, comprenant un gavage oral trois fois par semaine chez l?animal vigile (contention < 30 s) et une inoculation rectale une fois par semaine sous anesth?sie l?g?re ? l?isoflurane. Le poids et la glyc?mie sont mesur?s une fois/semaine ? partir d?une goutte de sang pr?lev?e ? la queue. Un premier test de tol?rance au glucose par voie intrap?riton?ale (IPGTT, dur?e ? 2 h) est r?alis? ? J15, avec 6 pr?l?vements glyc?miques (< 3 ?l) aux temps 0, 15, 30, 60, 90 et 120 minutes, et 4 pr?l?vements sanguins suppl?mentaires (10?15 ?l) aux temps 0, 15, 30 et 90 minutes pour le dosage de l?insuline. Un second IPGTT est r?alis? deux mois apr?s le d?but des inoculations. Un test de tol?rance au pyruvate (PTT, ? 2 h) est r?alis? ? J30 avec 7 pr?l?vements glyc?miques (0, 15, 30, 45, 60, 90, 120 min). Un test de tol?rance ? l?insuline (ITT, ? 2 h) est r?alis? ? J45 avec 7 pr?l?vements glyc?miques selon le m?me sch?ma temporel. Proc?dure 2 Les animaux subissent une proc?dure chirurgicale unique correspondant ? l?implantation sous-cutan?e dorsale d?une minipompe osmotique, r?alis?e sous anesth?sie ? l?isoflurane et analg?sie pr?ventive. Cette intervention de courte dur?e (? 10 min) permet une perfusion continue de solution saline ou de 4-cr?sol pendant 6 semaines. Deux semaines apr?s l?implantation, les animaux sont soumis ? 4 administrations intranasales d?extraits d?acariens ou de solution saline (J0, J11, J12, J13), r?alis?es chez des animaux vigiles et de tr?s courte dur?e (< 1 min). Proc?dure 3 Les animaux sont soumis ? des interventions non chirurgicales. Ils re?oivent un traitement antibiotique pendant 11 jours, suivi d?un enrichissement de la flore intestinale par gavage oral r?p?t? trois fois par semaine chez l?animal vigile et une inoculation rectale hebdomadaire sous anesth?sie l?g?re ? l?isoflurane. Un suivi clinique hebdomadaire (poids, glyc?mie) est r?alis?. Les animaux sont ?galement soumis ? 4 administrations intranasales d?extraits d?acariens ou de solution saline (J0, J11, J12, J13), chacune de courte dur?e et sans proc?dure chirurgicale.
Impact sur les animaux
Compte tenu de notre exp?rience dans les proc?dures mises en ?uvre dans ce projet, toutes optimis?es et publi?es, nous ne pr?voyons pas de nuisances ou d?effets ind?sirables conduisant ? une mise ? mort anticip?e. Induction de l?ob?sit? et du diab?te par r?gime HFD (Proc?dure?1) : l?ob?sit? induite reste mod?r?e et n?entrave ni les mouvements ni l?acc?s ? la nourriture ; les troubles associ?s correspondent ? une nuisance l?g?re. Enrichissement de la flore par des bact?ries productrices de 4?cr?sol (Proc?dures?1&3) : l?inoculation par gavage, n?cessitant une contention br?ve (10?% avec diarrh?e, une injection sous-cutan?e de s?rum physiologique est r?alis?e. Tests de tol?rance au glucose et ? l?insuline (Proc?dure?1) : les volumes sanguins pr?lev?s sont minimes et espac?s d?une semaine. La micro-coupure distale de la queue induit une douleur mod?r?e ? cicatrisation rapide (nuisance mod?r?e). Administration chronique de 4?cr?sol par minipompes osmotiques (Proc?dure?2) : l?implantation sous?cutan?e dorsale est r?alis?e sous analg?sie par bupr?norphine (0,03?mg/ml, vol. = poids ??6, i.p.) et 30 min plus tard sous isoflurane 3,5?% induction, 1,5?% maintien. Cette proc?dure induit une nuisance mod?r?e avec douleur postop?ratoire transitoire, soulag?e par m?loxicam (5 mg/kg). Les minipompes implant?es pendant 6?semaines sont bien tol?r?es, sans rejet ni infection, et n?entravent ni les mouvements ni l?acc?s ? la nourriture (Brial et al., Cell Reports?2020 ; Gut?2021). Induction de l?asthme par administration intranasale d?extrait d?acariens (HDM) (Proc?dures?2&3) : l?administration intranasale est peu invasive et induit une nuisance l?g?re et transitoire. Les administrations aux jours 0, 11, 12 et 13 (Wypych et al., Nature Immunology, 2021) conduisent ? l?installation progressive d?un mod?le d?asthme allergique exp?rimental avec inflammation des voies a?riennes, sans crise aigu? imm?diate, correspondant ? une nuisance mod?r?e. Les animaux peuvent pr?senter une respiration l?g?rement plus rapide ou superficielle mais conservent activit? normale et acc?s ? nourriture et eau. Une surveillance quotidienne (respiration, activit?, poids) est r?alis?e, et toute aggravation s?v?re, notamment perte de poids >15?%, entra?nera une mise ? mort anticip?e.
Devenir
Les 688 animaux de la proc?dure seront euthanasi?s ? la fin de la proc?dure.
Remplacement
Le contr?le du m?tabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux, avec la contribution de produits du microbiote intestinal, en permanence pour informer l'organisme des besoins ?nerg?tiques et contr?ler les flux ?nerg?tiques en fonction des besoins. Il est tr?s difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des mod?les animaux vivants est encore n?cessaire.
Réduction
Pour r?duire le nombre d'animaux, nous avons effectu? un travail en amont qui nous a permis d'identifier les bact?ries, non virulentes et qui peuvent cro?tre dans des conditions compatibles ? la souris, gr?ce ? des analyses in vitro et in silico. Ainsi cette s?lection, effectu?e en partenariat avec l'?quipe de microbiologie, a abouti ? ne retenir que les bact?ries candidates les plus fiables et ce sont elles qui seront test?es in vivo, r?duisant ainsi le nombre d'animaux n?cessaires ? l'?tude. Les ?chantillons pr?lev?s chez chaque animal permettront de g?n?rer un grand nombre d?informations sur des marqueurs mol?culaires. De plus, nous avons estim? la taille des ?chantillons (n=8) permettant une analyse statistique efficace gr?ce aux donn?es de la litt?rature.
Raffinement
Les animaux feront l?objet d?une observation quotidienne durant les phases d?induction exp?rimentale, notamment lors de l?induction de l?asthme allergique. Un suivi du poids corporel sera ensuite r?alis? trois fois par semaine afin de d?tecter pr?cocement tout signe de mal-?tre ou de d?tresse respiratoire. Toute souris atteignant un point limite pr?d?fini, notamment une perte de poids sup?rieure ? 15 % ou des signes respiratoires s?v?res, sera imm?diatement euthanasi?e conform?ment aux proc?dures en vigueur. Afin de r?duire le stress et l?inconfort, l?enrichissement de la flore intestinale par voie rectale sera r?alis? sous anesth?sie l?g?re apr?s induction ? l?isoflurane. Les sondes utilis?es seront souples et de diam?tre adapt? ? la taille de l?animal afin d??viter toute l?sion. L?inoculation par voie orale sera r?alis?e chez l?animal vigile, cette m?thode ?tant mieux tol?r?e et ne n?cessitant qu?une contention de courte dur?e. Lors des tests de tol?rance au glucose, le volume de sang pr?lev? sera strictement limit? au minimum n?cessaire au dosage de l?insuline (5 ?l de plasma), afin de r?duire la contrainte li?e aux pr?l?vements r?p?t?s. Apr?s l?implantation des minipompes osmotiques, les animaux seront surveill?s attentivement et une analg?sie appropri?e (m?loxicam (5 mg/kg)) toutes les 12h pendant 2 jours sera syst?matiquement mise en place pour pr?venir la douleur postop?ratoire. Enfin, les animaux seront pr?alablement habitu?s ? la contention et au gavage avant le d?but des inoculations, afin de limiter le stress li? aux manipulations r?p?t?es.
Choix des espèces
Les mod?les murins pr?sentent de fortes homologies physiologiques et immunologiques avec l?Homme et constituent des outils indispensables pour ?tudier les m?canismes de r?gulation de l?hom?ostasie ?nerg?tique, incluant les m?tabolismes glucidique, lipidique et inflammatoire. La majorit? des lign?es isog?niques de souris d?veloppent une prise de poids, une hyperglyc?mie et une st?atose h?patique en r?ponse ? un r?gime riche en graisses, reproduisant des caract?ristiques cl?s de l?ob?sit? et du diab?te de type 2 humains. Les voies mol?culaires impliqu?es dans ces pathologies sont largement conserv?es entre la souris et l?Homme. La souris est ?galement le mod?le de r?f?rence pour l??tude de l?asthme allergique. L?exposition intranasale ? des allerg?nes tels que les extraits d?acariens permet de reproduire les principales caract?ristiques de l?asthme humain, notamment l?inflammation des voies a?riennes, le recrutement de cellules immunitaires et les r?ponses de type 2. Les m?canismes immunopathologiques sous-jacents sont fortement conserv?s, justifiant l?utilisation de ce mod?le. Nous utiliserons des souris C57BL/6J ?g?es de 2 ? 6 mois. Cet ?ge a ?t? choisi pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ? cet ?ge, le microbiote intestinal est relativement stable, ce qui permet de minimiser les variations interindividuelles et de mieux contr?ler les effets de la manipulation exp?rimentale. De plus, les souris ont atteint leur maturit? physiologique, ce qui est essentiel pour ?tudier les m?canismes sous-jacents ? la question scientifique. Enfin, cet ?ge a ?t? largement utilis? au laboratoire dans des ?tudes pr?c?dentes sur le m?me mod?le, en particulier dans des protocoles de perfusion de 4-cresol avec des minipompes osmotiques (Brial et al. Cell Reports 2021), ce qui peut r?duire le nombre de souris en retirant le besoin d?exp?riences exploratoires, et facilite la comparaison de nos r?sultats avec la litt?rature existante.
Effets anti-stress d’un produit d’origine animale (contrôle de lots de production), administré en aigu par voie orale, dans le test d’enfouissement défensif conditionné (EDC) chez le rat mâle Wistar adulte. (Acronyme : EDC-LPL-2026-2031)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Objectifs
Les troubles anxieux et liés au stress sont particulièrement fréquents dans les pays industrialisés. Il est estimé que 13 à 22% des habitants de ces pays développeront une pathologie anxieuse au cours de leur vie. Selon l'American Institute of Stress, ce problème est à l'origine de 75 à 90% des nouvelles consultations médicales et de 60 à 80% des accidents de travail. Les traitements disponibles concernant l’anxiété et le stress présentent de nombreuses limites dues aux effets secondaires importants et/ou à l’efficacité limitée. En effet, différents traitements médicamenteux peuvent être prescrits (anxiolytiques, anti-dépresseurs) mais l’indication de ces traitements n’est pas toujours prioritairement l’effet anti-stress et ils ne sont pas dénués d’effets secondaires. Dans ce contexte, la recherche de nouveaux produits plus efficaces représente donc un enjeu sociétal et économique majeur.
Bénéfices attendus
L'enjeu de ce projet est d'évaluer et de vérifier l'efficacité de traitements dans la lutte contre le stress et l'anxiété qui sont développés pour une utilisation chez l'Homme et chez l'animal.
Procédures
Dans cette étude, un traitement sera administré une fois par jour sur les 1080 animaux vigiles (éveillés) par voie orale et ce une seule fois. L’administration ndu traitement e prend pas plus de 15 secondes par animal et ne nécessitent pas une anesthésie. Un test comportemental sera réalisé une fois pendant 5 minutes sur ces 1080 animaux pour évaluer les effets des traitements sur le stress et l'anxiété. Aucune procédure n’engendrera de douleur.
Impact sur les animaux
Les traitements administrés par voie orale s’effectueront sur animal vigile. De plus, l’administration orale sur animaux vigiles limite le risque de fausses routes et aucune médication, analgésique ou anti-inflammatoire, n’est nécessaire et ne sera donc utilisée. Le test comportemental s’effectuera sur animal vigile sans aucune médication, analgésique ou antiinflammatoire, pour ne pas perturber l’activité des animaux. Le test comportemental (enfouissement défensif conditionné) réalisé s’appuie sur le comportement naturel des rongeurs qui consiste à projeter le matériel présent sur le sol de leur environement vers une source potentiel de danger aversif.
Devenir
Lorsque cela sera possible, les animaux seront réutilisés pour la formation aux gestes pratiques au sein de l’établissement. Tous les animaux non réutilisés seront mis à mort dans des conditions éthiques.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet, les études in silico (modélisation informatique) ou in vitro ne permettant pas de prédire ou d’évaluer les effets sur l’anxiété d’un traitement. Le modèle rongeur est utilisé régulièrement par les industriels pour évaluer l’efficacité de produits contre ces pathologies. La complexité des mécanismes mis en jeux ne sont actuellement pas modélisés par des méthodes alternatives alors qu’ils sont présents de façon similaire chez le rongeur. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut donc être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Les données historiques de notre laboratoire, une étude de puissance statistique en amont, et notre expérience du modèle, permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non des traitements testés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles et isolés de tous bruits extérieurs et auront de la nourriture et de l’eau ad libitum. Les animaux seront hébergés dans une pièce en cycle de lumière inversé avec une température qui sera maintenue à 22±2°C et une hygrométrie de 50±20%. Les animaux auront une semaine d’acclimatation aux conditions de laboratoires avant de procéder au test comportemental, soit moins de deux semaines en tout. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Une attention toute particulière sera portée aux animaux pendant la phase de test comportementale. Les expérimentateurs sont formés et habitués aux évaluations comportementales et prendront toutes les dispositions nécessaires à la bonne réalisation de celle-ci. Les traitements seront effectués sur animaux vigiles par du personnel entrainé ayant les compétences requises pour effectuer ces gestes et une observation régulière des animaux sera effectuée après la réalisation de chaque traitement. Des points limites adaptés sont fixés, si nous constatons l'atteinte d'un de ces points limites, l'animal sera mis à mort dans des conditions éthiques.
Choix des espèces
Le modèle rat est utilisé régulièrement par les industriels pour évaluer l’efficacité de produits contre le stress. De plus, ce modèle est déjà très utilisé et validé dans les tests défensifs visant à étudier les comportements de type anxieux. Des rats mâles adultes seront utilisés afin de pouvoir comparer les données de cette étude à l'ensemble des données déjà disponibles et validés pour le contrôle de production des lots de produits précédents.
Etude in vivo des effets d’un candidat médicament sur le métabolisme dans un modèle murin d’obésité
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
Objectifs
L’obésité constitue un problème majeur de santé publique, avec une augmentation importante de sa prévalence au niveau mondial depuis plusieurs décennies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un milliard de personnes étaient concernées en 2022. Malgré l’existence de traitements récemment autorisés, tels que le sémaglutide, certaines limitations ont été rapportées, notamment une perte concomitante de masse musculaire, susceptible d’aggraver la faiblesse musculaire chez les sujets obèses. Le présent projet s’inscrit dans une étude menée à un stade précoce du développement d’un candidat médicament de notre client. Ce projet a pour objectif d’évaluer les effets d’un traitement sur le métabolisme et l’équilibre énergétique dans un modèle murin d’obésité induite par l’alimentation, maintenu dans des conditions de température proches de celles de l’être humain (thermoneutralité), en analysant la prise alimentaire, le poids corporel, la composition corporelle, la dépense énergétique et la régulation du taux de sucre dans le sang.
Bénéfices attendus
L’obésité constitue un problème majeur de santé publique, avec une augmentation importante de sa prévalence au niveau mondial depuis plusieurs décennies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un milliard de personnes étaient concernées en 2022. Malgré l’existence de traitements récemment autorisés, tels que la sémaglutide, certaines limitations ont été rapportées, notamment une perte concomitante de masse musculaire, susceptible d’aggraver la faiblesse musculaire chez les sujets obèses. Dans le cadre du présent projet, le sémaglutide sera considéré comme composé de référence, afin de situer les effets du candidat médicament évalué par rapport à un traitement actuellement utilisé en pratique clinique. Ce projet s’inscrit dans une étude menée à un stade précoce du développement d’un candidat médicament de notre client. Ce projet a pour objectif d’évaluer les effets d’un traitement pharmacologique (composé A) sur le métabolisme et la régulation de l’équilibre énergétique dans un modèle murin d’obésité induite par un régime riche en graisses, maintenu à thermoneutralité (environ 30 °C). Les paramètres étudiés incluront la prise alimentaire, le poids corporel, la composition corporelle, le métabolisme énergétique (par calorimétrie indirecte), ainsi que la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline. Cette approche permettra de différencier les effets directs du traitement sur le métabolisme de ceux liés à une modification de l’appétit, dans des conditions proches de la physiologie humaine.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : 1) Hébergement individuel (max. 63 jours) ; 2) Injection quotidienne de traitements ou véhicule (max. 49; durée : env. 1 minute) ; 3) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (max. 18 mesures; durée : env. 1 minute) ; 4) Analyse non invasive de composition corporelle (3 mesures, durée de la mesure : 2 minutes) ; 5) Mise à jeun en présence d'eau (4 fois, durée: 4h à 6h) ; 6) Injection de glucose (1 fois, durée : env. 1minute); 7) Prélèvements sanguin à la queue (max. 9 prélèvements, durée du prélèvement : 2 minutes); 8) Mesure de dépenses énergétiques (2 session de mesures de 72h).
Impact sur les animaux
Les mesures de poids corporel, de composition corporelle ainsi que le placement en boite de contention lors des prélèvements sanguins pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations des traitementset les prélèvements sanguins occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. La mise à jeun de 4h ou 6h pourra induire une sensation de faim. De par leur caractère social, l'hébergement en cage individuelle constituera une nuisance d’isolement sur les animaux. Les animaux garderont toutefois un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure pour des prélèvements d’organes et de sang.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre de 12 animaux par groupe pour les souris obèses a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Le groupe témoins non obèse a été réduit à 10 animaux compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l’étude mais les animaux conserveront des contacts olfactifs et visuels. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. L'administration des traitements par voie sous-cutanée et par voie orale sera réalisée par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique à l'aide d'une canule avec embout souple pour l'administration orale. Avant la mesure de la composition corporelle, les animaux seront habitués à être installés dans le tube de couleur rouge permettant de réduire le stress des animaux au cours de la mesure. Les animaux seront habitués par deux fois aux systèmes de contention pour les prélèvements sanguins via la veine de la queue avant de pratiquer ces procédures et seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs. De plus une crème analgésique sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements sanguins. Avant la mesure des dépenses énergétiques en cages métaboliques , les animaux seront également habitués à leur nouvel environnement durant 20h. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.
Choix des espèces
Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 18 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.
Développement d’un modèle expérimental de nécrose mandibulaire post-radiothérapie chez le rat pour évaluer l’efficacité de traitements à base de biomatériaux buccaux.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre au point un modèle chez le rat pour étudier la nécrose osseuse de la mandibule causée par la radiothérapie. Ce modèle permettra de tester un traitement appliqué directement dans l’alvéole dentaire, en combinant une molécule thérapeutique avec un support biomatériel, qui sera maintenu en place grâce à une petite suture des gencives. • Le premier objectif est de déterminer la dose d’irradiation minimale permettant d’induire l’ORN mandibulaire à la suite d’une extraction de 2 molaires et suture des berges ; Afin de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de l’évolution de l’ORN. • Le second objectif est de déterminer une procédure de traitement appliquée localement, éventuellement complétée par des injections répétées, et d’évaluer son efficacité grâce à des analyses d’imagerie, d’histologie et d’expression génétique.
Bénéfices attendus
À la suite d’une radiothérapie pour traiter un cancer des Voies Aéro-Digestives Supérieures (VADS), une ostéoradionécrose (ORN) peut survenir chez certains patients (5%) principalement au niveau de la mandibule. Le développement de l’ORN est une complication tardive de la radiothérapie parmi les plus redoutée par les cliniciens car elle peut engager le pronostic vital du patient. Il s’agit d’un processus lent, qui ne guérit pas spontanément. Les différents processus cellulaires et moléculaires induisant une ORN ne sont pas complètement élucidés. Au niveau clinique, l’ORN se caractérise par une nécrose chronique et douloureuse associée à une perte et une déformation osseuse permanente. Aujourd’hui aucun traitement curatif n’est disponible. Le traitement de référence est la chirurgie avec une greffe osseuse autologue sur un site ectopique. Ce traitement est extrêmement invasif et ne peut pas être toléré par les patients présentant un état général dégradé. Ces recherches visent à mieux modéliser la pathologie humaine, étudier les mécanismes moléculaires et surtout d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement. L’objectif final est de mettre au point de nouvelles stratégies thérapeutiques pour prévenir ou traiter la maladie, en utilisant un modèle de rat présentant des lésions osseuses causées par la radiothérapie similaires à celles observées chez les patients. Ce traitement résulte de notre collaboration avec un partenaire du projet ANR Iceberg. Les molécules utilisées auront déjà été testées et analysées en laboratoire (in vitro) avant leur application dans le modèle animal.
Procédures
Pour tous les animaux : • Extraction dentaire (sous anesthésie, 1 fois, durée 20min) • Micro-scanner (sous anesthésie, max 5 fois, durée 5min) • Coupes des incisives supérieures si nécessaire en parallèle du micro-scanner (sous anesthésie, max 5 fois, 30s) • Injection dans la muqueuse (sous anesthésie, max 7 fois, 5min) Selon le groupe expérimental : • Irradiation (sous anesthésie, 1 fois, 10min max) • Mise à mort des animaux par perfusion intracardiaque de sulfate de baryum (sous anesthésie, 1 fois en terminale)
Impact sur les animaux
Selon les expériences réalisées sur une autre souche de rats (consanguine rat Lewis), à la suite de l’irradiation de la mandibule et l’extraction dentaire, les animaux auront du mal à s’alimenter. Pour pallier ce déficit, les animaux seront nourris avec des croquettes humidifiées et si nécessaire par un gel hyper-énergétique . Cependant cette alimentation molle ne permettra pas l’usure des incisives supérieures qui poussent continuellement chez les rongeurs. Pour cela les incisives seront coupées toutes les 3 semaines environ. Un analgésique sera administré lors de l’extraction dentaire et poursuivi pendant 48 heures pour soulager la douleur. La surveillance des animaux sera quotidienne, avec une évaluation plus détaillée deux fois par semaine portant sur le poids, le comportement, l’activité et l’état général, afin de détecter précocement toute souffrance.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés, les mandibules seront prélevées pour des analyses histologiques ou moléculaires.
Remplacement
Le développement des lésions osseuses nécessite l’interaction entre différents compartiments tissulaires (vasculaire, muqueux, inflammatoire et osseux), conditions retrouvées chez le modèle animal vivant. A ce jour, il n’existe pas d’alternative au modèle animal pour étudier les processus physiopathologiques de l’ostéoradionécrose mandibulaire ni pour la mise en place de procédure de traitements.
Réduction
Les modèles d’expérimentation pour l’étude tardive des lésions radio-induites sont fortement influencés par la physiologie. Dans le but d’effectuer des tests statistiques paramétriques sur les analyses histologiques (mesure de volume osseux), vasculaires et d’expression génique, des groupes de 12 animaux sont nécessaires. Des tests statistiques seront réalisés afin de comparer tous les groupes entre eux. Afin d’avoir des résultats robustes, nous avons identifié 3 techniques d’analyses différentes et complémentaires pour étudier la physiopathologie et le bénéfice thérapeutique des traitements. L’utilisation du scanner in vivo nous permet d’utiliser le même groupe d’animaux pour l’analyse au cours du temps du volume osseux et l’histologie.
Raffinement
Différentes mesures spécifiques sont prises pour réduire au maximum l’impact sur le bien-être des animaux - Diminution de la dose d’irradiation afin d’avoir développement des lésions attendues - Hébergement en groupe (4 animaux par cage duplex « Double Decker ») avec enrichissement (bâtons de bois et tunnel rouge) - Alimentation : les animaux sont nourris avec un aliment mou et mise à disposition de croquettes directement dans la cage - Suivi des animaux : Observation des animaux tout au long de l’expérimentation, pesée 2 fois par semaine, coupe des incisives supérieures toutes les 3 semaines - Douleur : Traitement à la buprénorphine après l’irradiation, avant et après l’extraction dentaire - Chirurgie dentaire : Utilisation d’anesthésiques spécifiques pour l’extraction dentaire : myorelaxation et sédation profonde suivi d’une réversion permettant un réveil très rapide des animaux. - Utilisation d’une plaque chauffante et de de gel oculaire pendant la chirurgie - Utilisation de thermacages pour les phases d’endormissement et de réveil.
Choix des espèces
Chez l’homme, l’extraction dentaire est un des facteurs qui favorise le développement de l’ostéoradionécrose mandibulaire. Le rat est un animal de taille suffisante pour permettre cette extraction et permettre des approches de médecine régénératrice par comblement local. Pour reproduire la pathologie humaine, des animaux jeunes adultes seront utilisés, afin qu’ils aient un poids suffisant pour supporter les effets secondaires de l’irradiation.
Évaluation d’une approche thérapeutique innovante pour prévenir la perte de masse musculaire associée à un traitement anti-obésité chez la souris obèse.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
Objectifs
L’obésité constitue un problème majeur de santé publique, avec une augmentation importante de sa prévalence au niveau mondial depuis plusieurs décennies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un milliard de personnes étaient concernées en 2022. Malgré l’existence de traitements récemment autorisés, tels que la sémaglutide, certaines limitations ont été rapportées, notamment une perte concomitante de masse musculaire, susceptible d’aggraver la faiblesse musculaire chez les sujets obèses. Cette étude a pour objectif d’évaluer, chez la souris, l’efficacité d’un traitement expérimental destiné à protéger les muscles lors d’une perte de poids induite par un médicament. En situation d’obésité, la perte de poids peut s’accompagner d’une diminution de la masse musculaire et de ses capacités fonctionnelles, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur la santé. Le projet vise à déterminer si ce traitement permet de préserver la masse et la fonction musculaires tout en conservant les effets bénéfiques de la perte de masse grasse. Cette étude contribuera également à une meilleure compréhension des mécanismes responsables de la fragilisation des muscles lors d’une perte de poids, dans le but de développer à terme des stratégies thérapeutiques plus sûres et plus efficaces.
Bénéfices attendus
L’obésité représente un problème majeur de santé publique, souvent associé à des complications graves. Certaines stratégies de perte de poids peuvent entraîner une diminution de la masse et de la force musculaires, ce qui peut fragiliser les patients et limiter les bénéfices du traitement. Ce projet vise à identifier une approche thérapeutique permettant de préserver ou de restaurer les muscles tout en maintenant les effets positifs de la perte de masse grasse. Les résultats attendus pourraient contribuer au développement de traitements plus sûrs et mieux tolérés, améliorant ainsi la capacité fonctionnelle et la qualité de vie des personnes concernées.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (24 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Analyse non invasive de composition corporelle (6 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 3) Administration de traitements (49 administrations; durée : 1 minute); 4) Mesures de la force musculaire sous anesthésie avec réveil (2 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 20 minutes), 5) Prélèvements sanguins (2 prélèvements, durée du prélèvement : 5 minutes); 6) Mesures de l'endurance sur tapis roulant (2 mesures; durée du test : 20 à 30 minutes); 7) Test de force de préhension (2 mesures; durée du test : 2 minutes); 8) Anesthésie générale avant euthanasie et prélèvement d'organes (durée: 10 minutes).
Impact sur les animaux
Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle, les prélèvements sanguins, le test de force de préhension et les administrations des traitements pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations des traitements et les prélèvements sanguins occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. Les mesures de force musculaire nécessiteront une anesthésie avec réveil qui peut être source de stress. Les mesures de l'endurance des animaux pourront être source de stress du fait du caractère forcé de la course, ainsi que d'une fatigue musculaire. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de récupérer les muscles pour analyses.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, et les paramètres de performance musculaire dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre de 12 animaux par groupe pour les souris obèses a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Le groupe témoins non obèse a été réduit à 10 animaux compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés à l'aide d'une sonde avec embout souple et par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages individuelles et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Une crème analgésiante sera appliquée sur la queue des animaux 30 minute avant chaque prélèvement sanguin et seront limités au volume minimum nécesaire aux dosages ultérieurs. Durant la phase d'habituation les animaux seront habitués aux tubes de contention nécessaire à la mesure de composition corporelle et aux prélèvements sanguins ainsi qu'aux tapis de course (à faible vitesse) utilisés pour les tests d'endurance. Les mesure de force musculaire in vivo seront réalisées sur animal anesthésié et une attention particulière sera apportée pendant la phase de réveil. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée. Il est a noter que des études préalables de toxicité seront réalisée avant chaque étude par le laboratoire développant les candidats médicaments afin de déterminer une dose de composé non toxique à employer pour chaque étape du présent projet.
Choix des espèces
Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 18 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.
Évaluation de l’effet in vivo de combinaisons de traitements agissant sur la multiplication des cellules du cancer du sang. MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) sont des cancers du sang de mauvais pronostic. De nouvelles options thérapeutiques sont donc nécessaires. Afin d’identifier de nouvelles combinaisons de médicaments limitant la multiplication de cellules leucémiques, nous avons procédé à une première étape in vitro (sans utilisation d’animaux) sur 3 types de cellules leucémiques différentes, ce qui nous a permis d’identifier plusieurs combinaisons de traitements intéressantes. La deuxième étape in vitro à partir d’échantillons de patients, nous a permis de confirmer l’effet combiné pour deux combinaisons innovantes. Parallèlement, le projet intègre une étude sur une nouvelle formulation d’un médicament qui est capable de détruire les cellules cancéreuses en utilisant le fer présent dans l’organisme. Notre projet a pour but de tester ces combinaisons et cette nouvelle formulation de médicament sur des modèles de souris afin de les valider et de pouvoir envisager leur utilisation dans des essais cliniques chez l’homme.
Bénéfices attendus
Nos travaux pré-cliniques, qui évaluent la pertinence d’un traitement sur les cellules et dans des modèles de souris avant de le donner à l’homme, devraient permettre de mettre en évidence une nouvelle stratégie thérapeutique dans les LAM, grâce au développement d'une thérapie basée sur l’administration de deux médicaments en simultané et d’une nouvelle formulation d’un autre médicament . Ces nouveaux traitements ont pour ambition d'être à la fois efficaces et bien tolérés pour améliorer le pronostic des patients atteints de LAM.
Procédures
Dans un premier temps, pour déterminer la toxicité des traitements, il sera administré sur un premier lot d’animaux une molécule thérapeutique par injection au niveau de l’abdomen 1 fois tous les 2 jours pendant 14 jours. Un deuxième lot recevra une deuxième molécule par voie orale 2 fois par jour pendant cinq jours avec une pause de 3 jours, un troisième lot une troisième molécule au niveau de l’abdomen 1 fois par jour pendant 14 jours, un quatrième lot une combinaison de la première molécule combinée avec la deuxième et un cinquième lot une combinaison de la première molécule combinée avec la troisième molécule. En parallèle, pour l’étude de formulation d’un nouveau médicament, un groupe d’animaux (souris vigiles) recevront ce traitement par injection au niveau de l’abdomen et une autre groupe par voie orale 1 fois par jour à des temps déterminés ou 2 fois par jour pendant 4 jours à 8h d’intervalle. Pour suivre l’efficacité du médicament nous effectuerons un prélèvement de sang juste avant l'euthanasie sous anesthésie générale (durée: 2 min). Chaque injection dans l'abdomen dure 30s, l'administration par voie orale dure 1 min. Dans cette même étude, pour suivre la maladie, les souris malades bénéficieront d’un suivi par imagerie (caméra spéciale) sous anesthésie générale pour visualiser l’évolution de la maladie de manière non invasive (durée: 20 min). Dans un second temps, un groupe d’animaux vigiles sera irradié (2 min) au préalable pour favoriser une prise de greffe. 3 à 6h après, il sera injecté (souris vigile), au niveau de la veine de la queue, des cellules cancéreuses de souris (30s). Des prélèvements de sang d’une durée de quelques secondes seront réalisés une fois par semaine au niveau de la joue pour établir le développement de la maladie et à deux semaines un prélèvement de moelle osseuse au niveau du femur sur animal anesthésié (5min) renouvelé 2 semaines plus tard (3 fois maximum). Une fois la maladie établie, les traitements vus précédemment seront administrés. Et enfin, un autre groupe de souris sera soumis aux mêmes interventions que le groupe précédent en remplaçant les cellules cancéreuses de souris par des cellules cancéreuses humaines.
Impact sur les animaux
Le développement de la maladie peut entrainer une importante perte de poids, un changement de comportement, de mobilité, une déshydratation et/ou une hypothermie. L’administration orale d’un traitement peut entrainer une possible irritation du tube digestif. Les différents prélèvements et injections peuvent générer un stress et une éventuelle gêne temporaire surtout après le prélèvement de moëlle osseuse.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever la moelle osseuse et la rate afin de caractériser l’effet du traitement sur l’expansion des cellules cancéreuses. Dans le cas où le traitement testé améliore la survie des animaux, alors ceux-ci seront gardés en vie post-traitements et ils ne seront euthanasiés que lorsqu’ils présenteront plusieurs points limites cumulés ou au plus tard 3 mois après la fin du traitement.
Remplacement
Bien que certains modèles cellulaires manipulés in vitro permettent d’obtenir un premier niveau de caractérisation de réponse aux traitements, ils ne sont pas suffisants car ils ne permettent pas de récapituler toutes les conditions pathologiques de croissance de la leucémie observée chez l’homme. Afin d’appliquer nos résultats au stade clinique chez l’homme, il est indispensable d’avoir des preuves d’efficacité dans des modèles pré-cliniques murins.
Réduction
Le nombre minimum de souris nécessaires par groupe a été établi grâce aux études antérieures du laboratoire et à l’utilisation de tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subis par l'animal. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée lors des ponctions osseuses car il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à cette procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites qui seuls ou cumulés vont nécessiter l’euthanasie de l’animal. Une surveillance, une pesée et un suivi clinique quotidien des animaux à l’aide d’une grille d’observation permettront de déterminer des points limites précoces qui conduiront à un renforcement du suivi et/ou à l’euthanasie de l’animal
Choix des espèces
Le modèle souris est à la base de la compréhension du développement du cancer chez l’homme. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine et aident à identifier le traitement qui sera le plus efficace et le plus adapté pour être transféré et testé en clinique chez l’homme. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe.
Persistance des antiparasitaires dans les matières fécales des ovins et compatibilité avec le biocontrôle par des acariens prédateurs
- Protection de l’environnement
Objectifs
L'objectif du projet est de pouvoir proposer aux éleveurs des auxiliaires de lutte biologique, tels les acariens, comme alternative aux traitements chimiques afin de contrôler les infestations par les parasites internes et externes de leurs animaux. Ces acariens sont déjà produits en masse pour être utilisés en productions végétales et s’y avèrent efficaces dans la lutte contre les nématodes libres. Toutefois, dans un proche avenir, il ne sera pas possible de se passer complètement de ces antiparasitaires de synthèse. Or la plupart, comme les lactones macrocycliques et les pyréthrinoïdes, sont éliminés sous forme active dans les matières fécales des ruminants traités et peuvent se retrouver sur la pâture avec des conséquences dommageables pour la faune du sol. Dès lors, il est indispensable d’évaluer d’une part la concentration et la persistance de ces médicaments dans les matières fécales des animaux en fonction des conditions environnementales ainsi que l’effet de ces traitements sur le développement, l’activité et la survie de ces acariens. La connaissance de ces effets permettra de définir les conditions optimales d’utilisation des acariens prédateurs dans les parcelles, en évitant les périodes où des résidus d’antiparasitaires dans les matières fécales viendraient anéantir l’effet bénéfique souhaité. L’information recueillie dans cette étude permettra de renseigner l’effet de ces molécules antiparasitaires sur une espèce non-cible d’acarien, Macrocheles robustulus. De plus, cette nformation permettra d'une part de renseigner l'éleveur sur la façon de gérer l'utilisation d'antiparasitaires, d'autre part de le sensibiliser à des méthodes alternatives afin qu'il utilise de moins en moins des antiparasitaires chimiques dans son élevage.
Bénéfices attendus
Alors que les enjeux de préservation de la biodiversité dans les socio-écosystèmes agricoles sont de plus en plus considérés au jour de la transition agroécologique, cette étude doit permettre de diminuer significativement l’utilisation d’antiparasitaires et donc l’impact négatif des traitements chimiques sur l’environnement.
Procédures
Pour le traitement parasitaire, la posologie médicamenteuse administrée sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), aussi l'animal sera pesé afin qu'il reçoive la dose adéquate. Chaque animal (à l'exception de 2 agnelles qui n'auront pas de traitement car leurs fèces serviront de contrôles négatifs) sera traité qu'une seule fois (J0) : éprinomectine (injection intra musculaire), moxidectine (administration orale), deltaméthrine (application cutanée) et ivermectine (administration orale). L'administration des médicaments sera faite par le vétérinaire. Pour le prélèvement rectal (16 au total/animal : T0, T1=12h, T2=24h, T3=36h, T4=2jours, T5=3J, T6=4J, T7=5J, T8=6J, T9=7J, T10=10J, T15=15J, T20=20J et T30=30J puis à 1,5 et 2 mois): les prélèvements individuels de fèces (50 grammes par animal) seront réalisés sur tous les animaux par le personnel compétent ( toujours la même personne); le sujet ne sera jamais isolé de ses congénères et la contention sera d'1 minute maximum; si l'animal est sans matière fécale, il n'y aura pas de prélèvement sur celui-ci.
Impact sur les animaux
La posologie médicamenteuse administrée, une seule fois aux agnelles, sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) des spécialités pharmaceutiques ici nommées , éprinomectine, moxidectine, deltaméthrine et ivermectine. L'animal sera pesé pour recevoir une dose appropriée. Dans ce contexte, il est mentionné comme effets indésirables : *Pour l’éprinomectine : Des gonflements légers à modérés au niveau du site d'injection sont très fréquents. En règle générale, le gonflement disparaît dans les 16 à 18 jours. *Pour la moxidectine : Aucun symptôme n'a été observé en dessous de 5 fois la dose recommandée. Ces symptômes se manifestent par une salivation transitoire, une dépression, une somnolence et une ataxie 8 à 12 heures après le traitement. Aucun traitement particulier n'est généralement nécessaire et la récupération est généralement complète en 24 à 48 heures. Il n'existe pas d'antidote spécifique. *Pour la deltaméthrine : rien de signalé pour les ovins. *Pour l’ivermectine : par voie orale, rien de signalé. Ensuite, la seule manipulation faite sur les animaux est le prélèvement de fèces qui est un geste noté indolore en médecine humaine. Néanmoins, s'il s'avérait qu'un animal présente un problème, il sera immédiatement examiné par le vétérinaire et si nécessaire écarté du projet.
Devenir
Les animaux étant en bonne santé et état, ils seront gardés en bergerie pour être réutilisés ultérieurement après validation par le vétérinaire.
Remplacement
L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. Il n'y a pas moyen de reproduire in vitro cet essai où le métabolisme du ruminant est impliqué dans le process de transformation de la molécule lors de son passage dans l'animal.
Réduction
Nous aurons 5 Lots de 2 Agnelles. nous avons deux animaux par lot au cas où un soit vide, c'est à dire n'aurait pas de matière fécale, au moment du prélèvement. Nous n'avons pas besoin de plus d'animaux par lots car les observations de l'étude ne portent pas sur les animaux mais sur le dosage des molécules émises dans les fèces. Nonobstant les variabilités inter-individuelles de l'excrétion fécale des molécules testées, celles-ci ne sont pas suffisament significatives pour impacter l'objectif de l'étude.
Raffinement
Les 10 agnelles seront hébergées ensemble sur une litière paillée de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Des brosses et des pierres à sel seront mis à disposition des animaux. Après chaque manipulation du granulé sera distribué.
Choix des espèces
L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. L’âge des animaux n’a pas d’influence sur nos objectifs.
Nouveaux complexes organométalliques en tant que radiosensibilisants dans le traitement de cancers incurables
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
La combinaison de la chimiothérapie avec la radiothérapie est une stratégie habituelle dans le traitement de certains cancers. Si cette stratégie a fait ses preuves, pour certains cancers le taux de survie globale des patients reste faible, des résistances aux traitements de chimiothérapie apparaissent fréquemment de même que des effets indésirables avec de fortes toxicités secondaires. Nous avons donc développé une nouvelle série de complexes de platine présentant des capacités radiosensibilisantes supérieures au traitement de chimiothérapie de référence. De plus, certains de ces complexes exercent leur effet radiosensibilisant à des doses n’engendrant pas de toxicités ce qui peut constituer un réel bénéfice pour le traitement des patients. Une première étude nous a permis de tester nos complexes sur des lignées de cancer du col de l’utérus, cancer pour lequel les traitements actuels restent insuffisants, en particulier avec le développement des phénomènes de résistance à plusieurs chimiothérapies. Les résultats obtenus in vivo sont très encourageants, nous avons donc étendu notre étude à des lignées de cancer de l’œsophage, dont les traitements actuels sont dans une impasse thérapeutique. Nous avons identifié deux nouveaux complexes qui présentent des activités supérieures à la chimiothérapie de référence in vitro et dont les solubilités sont compatibles avec une étude in vivo. C’est pourquoi nous souhaitons à présent, tester ces complexes in vivo, Cette étude permettra de valider les nouveaux complexes sur des modèles in vivo de tumeurs issues de différentes lignées cellulaires cancéreuses de l’œsophage dans un premier temps. Si les résultats sont positifs, nous envisageons de valider les composés hit sur d’autres modèles de tumeurs issus de lignées cellulaires résistantes à certaines chimiothérapies, telles que les cancers d’ovaires, de poumons, de sein.., après validation in vitro. Cette étude a pour but de déterminer si les complexes choisis pourraient être envisagés comme de potentiels nouveaux médicaments qui, administrés en combinaison avec la radiothérapie, auraient des effets supérieurs aux traitements radiothérapie-chimiothérapie actuellement utilisés.
Bénéfices attendus
Les expériences programmées in vivo ont pour but de valider la stratégie de combinaison radiothérapie-chimiothérapie avec de nouveaux complexes métalliques sur les xénogreffes issues de lignées cellulaires commerciales issues de différents cancers dont les traitements actuels chimio/radiothérapie restent insuffisants Ainsi, si cette étude préclinique combinant des deux traitements apporte un effet synergique comparé aux traitements isolés, alors ces complexes pourraient être envisagés dans le cas des cancers de l’œsophage. Ces complexes pourraient également être pertinents sur des modèles tumoraux ayant acquis une résistance au traitement de chimiothérapie de référence et dans le cas d’autres cancers incurables pour lesquels la combinaison chimiothérapie/ radiothérapie est déjà préconisée mais pas assez efficace. A plus long terme, nous pourrons donc envisager de proposer un traitement plus efficace et présentant moins d’effets secondaires aux patients.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, des cellules tumorales seront injectées en sous-cutané (une fois au cours de l’expérience, durée du geste inférieur à 1 min par souris) sur animal vigile. La croissance des tumeurs est observée par mesure au pied à coulisse deux fois par semaine (durée de la mesure inférieure à 1 min). Lorsque les tumeurs atteignent un volume tumoral seuil, les souris sont placées sous anesthésie générale gazeuse afin de procéder aux différents schémas d’irradiations (durée maximale de 20 min par souris, répétée au maximum 5 fois au cours de l’expérience). Le poids des animaux et la croissance tumorale sont ensuite observés jusqu’à la fin de l’expérience. Dans un second lot d’animaux, des cellules tumorales seront injectées en sous-cutané (une fois au cours de l’expérience, durée du geste inférieur à 1 min par souris) sur animal vigile. La croissance des tumeurs est observée par mesure au pied à coulisse deux fois par semaine (durée de la mesure inférieur à 1 min). Lorsque les tumeurs atteignent un volume tumoral seuil, les composés d’intérêt sont injectés aux souris vigiles, puis elles sont placées sous anesthésie générale gazeuse afin de procéder aux irradiations (dose et fractionnement défini avec le premier lot d’animaux, durée de l’injection des composés inférieur à 1 min, durée de l’irradiation inférieur à 20min). Le poids des animaux et la croissance tumorale sont ensuite observés jusqu’à la fin de l’expérience.
Impact sur les animaux
L’inoculation de cellules cancéreuses conduira au développement de tumeurs sous la peau. Pour cette inoculation la gêne occasionnée sera équivalente à celle d’une piqure d’aiguille (gêne de courte durée) Le développement de la tumeur si elle devient trop grosse peut engendrer une gêne lors des déplacements de l’animal. L’administration des traitements peut induire une douleur équivalente à celle d’une piqure d’aiguille (gêne de courte durée). Du stress peut être induit chez l’animal lors de la contention (durée du geste
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Des études in vitro ont été menées au préalable afin de valider nos hypothèses. Pour l'évaluation pré-clinique des traitements, il est nécessaire de vérifier ces résultats dans un système plus physiologique représentant un organisme vivant intégré tel que la souris avant une application clinique chez l’homme.
Réduction
Avant toute procédure sur animal, des tests in vitro sont pratiqués afin de procéder à plusieurs vérifications (radiosensibilité des lignées cellulaires, réponses des lignées aux complexes de platine…) et permettre la sélection des lignées d’intérêts, des complexes les plus efficaces et donc une réduction du nombre d’animaux utilisés. De plus, le nombre d’animaux que nous prévoyons d’utiliser dans la procédure 2 pourrait être réduit de moitié si aucune différence significative n’est trouvé entre les sexes lors de l’analyse des résultats de la procédure 1. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de résultats fiables et statistiquement significatifs, nous avons déterminé le nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe expérimental à l’aide d’un test statistique adapté.
Raffinement
Une grille de score sera mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. Les souris seront suivies deux fois par semaine pour s’assurer de leur bien-être et les expériences seront arrêtées en cas d’atteinte de points limites définis dans la grille de score. Dans le cas d’une perte de poids liée aux traitements, des aliments gélifiés, des croquettes humides et une réhydratation parentérale seront mis en œuvre. Les souris seront placées sous anesthésie générale gazeuse pendant toute la durée de l’irradiation. Un tapis et/ou une lampe chauffante sont utilisés lors des phases d’endormissement et de réveil afin de maintenir la température corporelle de l’animal. En cas d’apparition d’une toxicité cutanée suite à l’irradiation, une crème cicatrisante sera appliquée jusqu’à disparition des lésions.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent pour les expériences menées en cancérologie et radiothérapie : les souches sont parfaitement décrites et la parenté biologique des souris avec l’Homme va nous permettre d’obtenir des informations extrapolables à la pratique clinique humaine. Les animaux seront utilisés au stade adulte, car les cancers ciblés se développent chez l’adulte. Les souris Nude arriveront à l'animalerie, âgées de 6 semaines. Après une période d'adaptation de 7 jours à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 8 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats.
Evaluation de l’efficacité d’un traitement innovant anti-tumoral chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
Objectifs
L’objectif de ce projet est de tester des thérapies géniques innovantes (en utilisant la technologie de l’ARN messager, similaire à l’utilisée pour fabriquer les vaccins contre le covid) en introduisant des mutations toxiques spécifiquement dans des cellules tumorales injectées au préalable chez la souris. Ce projet nous apportera les preuves précliniques du potentiel de ce type de traitement comme thérapie innovante anti-cancéreuse.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider la capacité du nouveau traitement à induire la mort des cellules cancéreuses dans un modèle tumoral. Les résultats serviront également de base à l’exploration de l’efficacité de notre traitement innovant pour traiter d'autres cancers, en particulier des tumeurs solides à mauvais pronostic.
Procédures
- Souris injectées (21 fois au maximum / souris.) Durée de l’intervention : quelques secondes par souris. - Souris anesthésiées (10 fois maximum / souris). Durée de l’intervention : quelques minutes par souris. - Imagerie sur souris anesthésiées (8 fois maximum /souris). Durée de l’intervention : environ 10 minutes. - Souris qui subiront des prélèvements de sang (2 prélèvements au maximum). Durée de l’intervention : quelques secondes par souris.
Impact sur les animaux
Les tumeurs (issues des cellules cancéreuses injectées) peuvent induire une perte de poids et un mal être général. D’autres effets indésirables pourraient être attendus : - Les injections et prélèvement de sang causent un stress et douleur modéré de courte durée. - La contention nécessaire pour l’imagerie cause un stress et douleur légère de courte durée. Une anesthésie sous forme gazeuse sera réalisée avant la manipulation de la souris.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour les raisons suivantes : prélèvements des tissus d’intérêt à la fin de la procédure expérimentale ou point limite atteint avant.
Remplacement
L’efficacité des approches de thérapies innovantes antitumorales ne peut être évaluée que dans un modèle mimant la pathologie. Les expériences sur l’animal sont donc nécessaires et justifiées avant leur application chez l’homme.
Réduction
Le nombre de souris est le minimum nécessaire pour obtenir des données reproductibles tout en s’assurant d’une interprétation statistique fiable pour évaluer l’effet thérapeutique des produits testés. En plus, les mesures nécessaires sont effectuées sur les mêmes animaux tout au long de l’expérimentation.
Raffinement
L’imagerie sera faite en même temps que les observations nécessaires au suivi des animaux. Des points limites strictes et spécifiques au projet sont mis en place.
Choix des espèces
Les souris ont été décrites dans la littérature scientifique depuis plusieurs années comme le meilleur modèle pour étudier le développement des leucémies humaines et servir de modèles pour l’évaluation de nouvelles thérapies. L'utilisation de la souris est parfaitement adaptée à la durée du projet, aux quantités de cellules leucémiques nécessaires pour la réalisation du projet, et pour modéliser l'administration de molécules thérapeutiques chez l'Homme. Nous allons utiliser des souris jeunes adultes au début des expérimentations (6-10 semaines de vie), choix le plus approprié par rapport au développement des leucémies aigues chez l’homme.
Mesure de la clairance de l’inuline et de la réabsortion du glucose dans un modèle de rat hyperglycémique et en diurèse.
- Enseignement supérieur
Objectifs
L’objectif de ce travail pratique est d’offrir aux étudiants une première approche structurée de l’expérimentation sur animal vivant (mais endormi), en leur permettant d’observer et de mesurer quelques fonctions rénales chez le rat. Ce TP vise avant tout à les familiariser avec les bonnes pratiques de travail in vivo : compréhension du rôle de l’animal dans l’étude, respect des règles encadrant son utilisation, soin apporté à la manipulation et à la collecte de données. Il s’agit également, pour beaucoup d’entre eux, de leur premier contact avec un animal de laboratoire. À travers cette activité, les étudiants apprennent à réaliser des gestes simples en situation réelle, à comprendre l’importance de la précision et du respect des protocoles, et à se sensibiliser à la qualité des échantillons obtenus pour permettre une analyse fiable.
Bénéfices attendus
Ce TP permet aux étudiants d’acquérir des compétences essentielles en physiologie rénale et en techniques expérimentales impossibles à reproduire autrement qu’avec un modèle vivant. Il renforce leur compréhension de la physiologie à l'échelle inégrative et de l’interprétation de données biologiques. Sur le plan pédagogique, il favorise l’apprentissage rigoureux de gestes techniques, la compréhension concrète de la biologie intégrative (à l'echelle d'un organisme), la formation au respect de l’animal, à l’éthique et à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Ce TP constitue ainsi un outil de formation complet, alliant exigence scientifique et sensibilisation au bien-être animal.
Procédures
Les rats sont utilisés dans le cadre d’un travail pratique réalisé sous anesthésie générale. Un traitement antalgique est administré avant l’anesthésie afin de prévenir toute douleur. Les animaux sont maintenus profondément endormis pendant toute la durée de l’expérience. Des dispositifs sont mis en place pour administrer des solutions, recueillir les urines et prélever du sang, afin d’étudier le fonctionnement du rein. L’ensemble des manipulations est effectué sans réveil de l’animal. À la fin de l’expérience, les rats sont mis à mort immédiatement, conformément aux règles en vigueur.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont limitées, principalement liées aux cathétérisations et à l’induction d’une diurèse et d’une hyperglycémie contrôlées. Toute douleur est prévenue par une analgésie préventive (buprénorphine) et par le maintien des animaux sous anesthésie générale profonde pendant toute la procédure, avec vérification systématique de l’absence de réflexes. Les effets physiologiques induits sont attendus, maîtrisés et réversibles, sans souffrance consciente. Les animaux ne sont pas réveillés et sont euthanasiés en fin de procédure par une méthode réglementaire. Le niveau de gravité est considéré comme modéré.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure en raison du caractère terminal des interventions réalisées (notamment la cathétérisation invasive) et de leur sortie du confinement de l’animalerie (sortie en salles de TP), qui ne permet pas leur réintégration dans les structures d’hébergement. La mise à mort est réalisée selon des méthodes réglementaires, garantissant la minimisation de la douleur et de la souffrance.
Remplacement
Ce TP s’inscrit dans la formation d’étudiants dont le cursus implique une compréhension pratique de la physiologie animale. La complexité d’un organisme entier, notamment la régulation des fonctions rénales, ne peut aujourd’hui être reproduite in vitro. Il n’est donc pas possible de remplacer l’expérimentation animale par une approche cellulaire pour atteindre les objectifs pédagogiques et scientifiques de ce TP.
Réduction
Le nombre d’animaux est limité au strict minimum nécessaire. Chaque rat est utilisé par un binôme d’étudiants (1 rat pour 2 étudiants), et les résultats obtenus sont mutualisés au sein de la salle afin d’optimiser l’exploitation des données sans augmenter le nombre d’animaux. Cette organisation permet de garantir la validité pédagogique et scientifique tout en respectant la règle de réduction.
Raffinement
Les rats sont maintenus dans des conditions d’hébergement conformes à la réglementation, en binômes dans la même cage afin de respecter leur organisation sociale. La cage est enrichie avec des nids en papier kraft et des bâtonnets de bois à ronger pour favoriser le bien-être et l’expression de comportements naturels. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale, avec une prise en charge de la douleur avant, pendant et après l’intervention, afin de minimiser l’inconfort et la souffrance conformément au principe de raffinement.
Choix des espèces
Les techniques et protocoles utilisés pour étudier la clairance de l’inuline et la réabsorption du glucose par le rein sont largement validés chez le rat, comme en témoignent de nombreuses publications scientifiques. Le rat constitue l’espèce de choix pour ce type d’expérimentation, en raison de la facilité de pose des cathéters et de la possibilité de réaliser des prélèvements sanguins et urinaires de volumes suffisants, supérieurs à ceux réalisables chez d’autres rongeurs comme la souris. Ces caractéristiques garantissent des mesures fiables et reproductibles, tout en limitant le nombre d’animaux nécessaires. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (environ 10 à 12 semaines), car ce TP se consacre à la physiologie rénale adulte.