Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
1062 contenus
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 130
Souffrances
 30
 100
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Devenir
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 130

Objectifs

Lors du processus inflammatoire de nombreuses molécules sont libérées dans le milieu extracellulaire. Cela va induire notamment un environnement favorable à la fibrose pulmonaire et au Cancer. De nouvelles molécules ont été identifiées et pour valider leur impact sur la fibrose et le cancer pulmonaire il faut alors pouvoir disposer d'un modèle animal et d'une technique de délivrance de ces molécules dans les poumons. Pour cela il faut maitriser le geste technique qu' est l’intubation sur souris anesthésiées. C'est l'objectif de ce protocole.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de maitriser un geste technique qui sera primordial pour le développement de beaucoup de projets en lien avec la fibrose et le cancer pulmonaire. C’est une technique qui permet de délivrer spécifiquement au niveau pulmonaire les molécules d’intérêt, sans avoir d’impact sur l'oesophage, la bouche, la langue notamment.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie par injection en sous cutané du produit anesthésique, puis à une intubation. Ce geste durera environ 10 minutes. Il y aura une seule intubation pour chaque animal inclus dans ce projet.

Impact sur les animaux

La contention de l'animal lors de l'injection du produit anesthésiant en sous cutané pourra générer un léger stress. De même la piqure en sous cutané pourra générer une légère douleur. La phase de réveil après l'intubation pourra générer un léger stress, ainsi que la manipulaiton des animaux pour les pesées hebdomadaires. La fibrose pulmonaire pourrait être source de nuisances également.

Devenir

Tous les animaux des deux procédures seront mis à mort car les prélèvements à réaliser ne permettent pas le maintien en vie de l'animal.

Remplacement

L'étude des molécules impliquées dans la fibrose pulmonaire et l’apparition du cancer des poumons nécessite l’utilisation d’un modèle animal complexe qui ne peut pas être remplacé par des modèles cellulaires in vitro. Ce projet vise à mettre en place une technique qui sera cruciale pour la suite des sujets d’étude de l’équipe.

Réduction

Ce projet est un projet de validation d'un geste technique crucial pour les études sur la fibrose pulmonaire. le nombre d'animaux a été réduit au minimum pour permettre de s'assurer de la maitrise du geste technique et également avec des informations solides sur la répartition pulmonaire. Cette base permettra de ne pas avoir à répéter ce type de mise au point, limitant alors le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) expérimentateur(s) de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine. Cette pesée entre dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Les animaux seront observés lors du change par le personnel animalier et deux à trois fois par semaine par les expérimentateurs. Une liste précise permettant de quantifier les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour les études sur l’animal, de par son homologie avec le génome humain (plus de 90% d’homologie) et également de par les différents modèles qui ont été développés. Ce projet vise à maitriser une technique permettant d’appréhender le rôle de certaines molécules dans la fibrose pulmonaire et le cancer. Les animaux utilisés ici seront des animaux jeunes adultes de 6 à 8 semaines, car pour les projets ultérieurs des animaux jeunes adultes seront utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 186
Souffrances
 186
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 -
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Devenir
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 186

Objectifs

Les plaquettes sont des cellules du sang dépourvues de noyau. Elles jouent un rôle essentiel dans l’organisme : en conditions normales, elles permettent l’arrêt du saignement après une blessure en formant un «clou hémostatique», tandis qu’en conditions pathologiques, elles peuvent contribuer à la formation de caillots sanguins obstruant les vaisseaux, un phénomène appelé thrombose. La production et le bon fonctionnement des plaquettes reposent sur des mécanismes complexes impliquant le remodelage du squelette interne de la cellule, appelé cytosquelette. Des anomalies de ces mécanismes peuvent entraîner des troubles hémostatiques sévères, c’est-à-dire l’arrêt du saignement en cas de lésion des vaisseaux sanguins. Ces troubles se traduisent soit par une diminution du nombre de plaquettes, soit par la production de plaquettes dont la fonction est altérée. Ils peuvent conduire à deux situations opposées : une obstruction des vaisseaux sanguins (thrombose) ou, au contraire, une incapacité à arrêter un saignement après une lésion vasculaire (hémorragie). Des anomalies de ces processus ont récemment été identifiées chez certains patients et sont associées à des défauts de la fonction plaquettaire, en particulier une incapacité à stopper correctement un saignement. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle d’une protéine spécifique du cytosquelette, présente dans les plaquettes, afin de mieux appréhender les mécanismes à l’origine de ces troubles et, à terme, d’améliorer la compréhension des maladies liées à un dysfonctionnement plaquettaire.

Bénéfices attendus

Dans l’ensemble, ce projet vise à mieux comprendre comment des anomalies du cytosquelette des plaquettes affectent leur fonctionnement. Ces recherches permettront de mieux saisir les mécanismes à l’origine de certaines maladies du sang, qu’il s’agisse de troubles entraînant des saignements excessifs ou, au contraire, des caillots sanguins anormaux. À terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour aider les patients touchés par ces maladies.

Procédures

Ce projet comporte trois types de procédures, toutes réalisées sous anesthésie générale. Les interventions prévues comprennent : un prélèvement sanguin unique par ponction intracardiaque (acte chirurgical terminal). La durée de cet acte est inférieure à une minute. L’animal est placé sous anesthésie générale et reçoit un traitement analgésique ; une section distale de l’extrémité de la queue sur 3 mm, réalisée sous anesthésie générale, pour une durée maximale de 10 minutes ; la mise en place d’un dispositif exploratoire (sonde Doppler) au niveau d’une artère carotide. Cet acte est pratiqué une seule fois par animal et la durée totale de la procédure n’excède pas 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour l’animal sont principalement associées à l’anesthésie, l’ensemble des procédures étant réalisées sous anesthésie générale et suivies d’une mise à mort sans retour à la conscience. Les effets indésirables potentiellement liés à l’anesthésie comprennent principalement une hypothermie ainsi qu’un dessèchement des muqueuses, notamment cornéennes. Par ailleurs, les différents actes chirurgicaux prévus sont susceptibles d’induire une douleur per-opératoire. Celle-ci sera prise en charge par l’administration d’une analgésie adaptée.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure expérimentale, car ces manipulations ne permettent pas de garantir une survie de l'animal ou une reprise d’une vie normale et sans douleur après le réveil. Cette mesure assure le respect du bien-être animal et évite toute souffrance post-procédure.

Remplacement

Ce projet s’appuie sur des recherches réalisées à partir de plaquettes provenant d’un patient présentant un trouble rare affectant ces cellules. Les plaquettes sont des cellules du sang qui ne peuvent pas être conservées longtemps hors de l’organisme et ne peuvent pas être cultivées en laboratoire. Pour les étudier, il est donc nécessaire de travailler avec du sang frais. Or, il n’est possible de prélever le sang du patient que très rarement, ce qui limite fortement les analyses. Certaines expériences, comme l’évaluation de la capacité des plaquettes à former un caillot dans un vaisseau sanguin, ne peuvent pas être réalisées directement chez l’homme pour des raisons évidentes de sécurité. C’est pourquoi l’utilisation d’un modèle animal permet de mieux comprendre le fonctionnement des plaquettes dans un environnement complet, où toutes les composantes du sang et les vaisseaux interagissent. Les résultats obtenus chez l’animal pourront ensuite être confirmés sur des prélèvements réalisés chez le patient, afin de compléter nos connaissances et améliorer la compréhension de cette maladie.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires pour les procédures expérimentales a été estimé à 186. Ce nombre a été déterminé de manière optimale, afin de garantir que les résultats restent statistiquement fiables, tout en limitant l’usage d’animaux au strict nécessaire. Cette estimation repose sur notre expérience, sur les données publiées dans la littérature, et a été validée à l’aide d’un logiciel de calcul statistique.

Raffinement

Toutes les manipulations seront réalisées dans le souci constant de minimiser l’inconfort et la souffrance des animaux. Les points limites seront surveillés, l’anesthésie sera adaptée à chaque procédure et des traitements analgésiques seront administrés si nécessaire. Les animaux seront observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être. Le personnel impliqué dans ce projet est qualifié et expérimenté, et bénéficie d’une formation continue aux bonnes pratiques en expérimentation animale. Les souris resteront sous anesthésie efficace tout au long des procédures expérimentales afin de garantir leur confort et l’absence de douleur.

Choix des espèces

Le choix d’utiliser des souris pour ce projet repose sur des raisons scientifiques, pratiques et éthiques. La souris est l’animal dont la génétique est la mieux connue, ce qui permet de créer des modèles adaptés aux études que nous souhaitons réaliser. Notre laboratoire travaille principalement avec des souris, ce qui offre de nombreux avantages : les infrastructures d’élevage sont adaptées, le suivi vétérinaire et sanitaire est optimisé, et le personnel est expérimenté dans les manipulations de cette espèce. De plus, la souris est le modèle de laboratoire le plus utilisé dans le monde, ce qui facilite la comparaison et la validation des résultats avec ceux d’autres équipes scientifiques. Les méthodes prévues pour ce projet sont parfaitement adaptées à ce modèle, et notre équipe possède une solide expérience et de bonnes pratiques reconnues avec cette espèce. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adultes mâles et femelles, âgées de 10 à 20 semaines, correspondant à un stade de développement dont les paramètres sanguins et vasculaires sont bien connus.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 12
Souffrances
 12
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Devenir
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 12

Objectifs

Malgré les progrès réalisés en transplantation, le nombre de patients en attente de greffe ne cesse de croitre dû à la pénurie d’organe. Cette limite persistante a relancé la recherche en xénotransplantation (entre individus d’espèces différentes). Bien que le porc soit l'espèce donneuse de choix (similitude anatomique avec l’Homme), et que ces organes porcins soient déjà utilisés dans les premières xénotransplantations réalisées chez l’Homme aux Etats-Unis et en Chine, les mécanismes de rejet découlant d’une combinaison Porc/Homme restent un défi majeur, impliquant de nombreux mécanismes immunitaires complexes. Nous avons montré in vitro que les vésicules extracellulaires issues de certaines cellules immunes pouvaient bloquer une réponse immune entre « donneurs » et « receveurs » d'une même espèce. L’objectif de ce projet est de réaliser une preuve de concept en utilisant ces mêmes vésicules comme agent immunosuppresseur ciblé dans un système ex vivo de perfusion de rein xénogénique simulant une xénotransplantation.

Bénéfices attendus

Cette première approche- preuve de concept- dans un système simulé de xenotransplantation, est une étape essentielle dans la validation préclinique de cette immuno-thérapie ciblée, avant de la tester sur des organes porcins génétiquement modifiés qui sont déjà utilisés chez les patients à l’étranger.

Procédures

- Procédure chirurgicale unique de prélèvement des reins sous anesthésie générale (1h)- Procédure sans réveil.

Impact sur les animaux

Procédure sans réveil, après anesthésie profonde pouvant causer un stress et des effets secondaires systémiques liés à l’anesthésie générale et/ou aux médicaments administrés pendant la procédure chirurgicale.

Devenir

Les porcs donneurs d’organes seront mis à mort sous procédure complète d’anesthésie générale, en fin de procédure.

Remplacement

L’étude de l’effet de traitement pendant la perfusion d’un organe (pré-conditionnement), compatibles avec une transplantation, ne peut se concevoir que dans un modèle préclinique (donneur d’organes). Il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations. Néanmoins, l’utilisation de machine de perfusion normothermique oxygénée, constitue une méthode de remplacement. Effectivement l’utilisation d’un tel système simulé permet de tester l’effet d’un pré-conditionnement thérapeutique sur la réponse immune d’un receveur vers le greffon, la revascularisation et le contrôle de la fonction rénale. D’autre part, nous avons préalablement montré in vitro puis in vivo dans un modèle murin que le traitement qui sera testé lors de ce pré-conditionnement, bloque la réponse « receveur » contre « donneur ».

Réduction

Un calcul statistique montre que des groupes de 6 à 8 reins sont suffisants pour permettre une analyse statistique des résultats. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux utilisés, les porcs des groupes tests ne seront utilisés seulement si la mise au point de la perfusion dans un contexte xénogénique a abouti.

Raffinement

Le raffinement concernera principalement la phase en amont du projet et la phase per-opératoire sachant qu’il s’agit d’une procédure unique sans réveil. Enrichissement du milieu : des jouets et une diversification seront à disposition pendant toute la phase d’acclimatation pendant laquelle les animaux seront hébergés collectivement. La procédure chirurgicale se déroulera sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant la chirurgie, les porcs seront installés sur des tapis chauffants.

Choix des espèces

L’étude des paramètres de préservation des organes et de leur reperfusion ne peut se concevoir que dans un modèle animal préclinique. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc de 70/80 kg sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle préclinique pour l’analyse des transplants rénaux. Pour ces mêmes raisons, le porc est l’animal de choix comme donneur d’organes dans les stratégies de xénotransplantation. Jeunes mâles ou femelles, 70/80Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Cochons : 20
Souffrances
 20
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Devenir
 -
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 20

Objectifs

Ce projet vise à créer un modèle porcin qui reproduit au mieux ce qui se passe chez les donneurs d’organes décédés après un arrêt circulatoire contrôlé. L’objectif est de comprendre comment l’interruption du sang (appelée « ischémie chaude ») abîme les organes comme le cœur, les poumons, le foie et les reins. Pour cela, plusieurs analyses seront réalisées pour suivre très précisément les changements biologiques dans ces organes juste après l’arrêt de la circulation. Les organes seront ensuite testés sur des machines de perfusion pour vérifier leur capacité réelle à fonctionner après ce type d’ischémie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’améliorer la compréhension des effets de l’ischémie chaude sur les organes destinés à la transplantation. Les résultats aideront à mieux définir quels organes peuvent être greffés en toute sécurité, à réduire le nombre d’organes refusés et, à terme, à augmenter les chances de succès des greffes. Les analyses réalisées pourraient également conduire au développement futur de nouveaux outils d’évaluation des organes avant transplantation.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés profondément puis mis à mort selon une procédure réglementaire. Après le décès, les organes seront prélevés. Aucune intervention n’est réalisée sur des animaux conscients. Il n’y a pas de procédures prolongées, ni de réveil après chirurgie.

Impact sur les animaux

Aucun effet secondaire autre qu'un stress léger à modéré de courte durée lors de la contention n’est attendu puisque toutes les interventions ont lieu sous anesthésie générale suivie immédiatement de la mise à mort.

Devenir

Les animaux sont mis à mort sous anesthésie générale car les organes doivent être prélevés immédiatement pour l’analyse scientifique. Cette étape est indispensable pour obtenir des échantillons représentatifs des conditions rencontrées chez les donneurs d’organes humains. Aucun animal ne peut être replacé ou adopté car la procédure implique leur mise à mort.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative permettant d’étudier l’effet réel de l’ischémie chaude sur plusieurs organes simultanément dans des conditions proches de celles de la transplantation humaine. Les modèles informatiques, les cultures cellulaires ou les organes isolés ne peuvent pas reproduire l’ensemble des interactions physiologiques.

Réduction

Le modèle multi organes permet d’étudier quatre organes chez un même animal, ce qui réduit très fortement le nombre total d’animaux nécessaires par rapport à des études séparées organe par organe. Chaque animal fournit de nombreuses données, limitant l’effectif global au strict minimum scientifique.

Raffinement

Lors de la période d'acclimatation, les animaliers profitent du temps du change de litière dans les hébergements et de la distribution d'aliment et d'eau pour les habituer à la présence de l'homme et distribuer caresses ainsi que friandises. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale profonde, suivie immédiatement de la mise à mort. Les animaux ne se réveillent pas et ne ressentent pas de douleur. Les manipulations sont limitées au minimum nécessaire, en accord avec les bonnes pratiques vétérinaires.

Choix des espèces

Le porc est choisi car son anatomie, sa physiologie et la taille de ses organes sont proches de celles de l’être humain. Cela en fait un modèle de référence pour les études liées à la transplantation. Les animaux utilisés sont des juvéniles, en bonne santé, ce qui permet d’obtenir des organes comparables à ceux des donneurs humains tout en garantissant un haut niveau de bien être animal avant la procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 210
Souffrances
 20
 -
 190
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Devenir
 -
 -
 -
 210

Objectifs

Ce projet vise à déterminer quelles sont la, ou les, structures du système auditif qui permettent de discriminer comportementalement, des signaux de communication dans des environnements particulièrement bruyants. Comportementalement, la discrimination peut se quantifier chez l’humain ou l’animal par la capacité à répondre différemment à deux sons distincts. En combinant des enregistrements de neurones dans les structures du système auditif, l’inactivation de certaines structures et une tâche comportementale, nous serons en mesure de déterminer quelle est la structure du système auditif qui est cruciale lorsqu’une souris arrive à discriminer deux sons de communications dans un environnement bruyant.

Bénéfices attendus

Il a souvent été affirmé que le cortex auditif était la structure qui permettait d’avoir de bonnes performances dans des environnements bruités. Pourtant, des données très récentes suggèrent que les réponses neuronales des structures sous-corticales sont plus résistantes au bruit que les réponses corticales. Grâce à ce projet, où nous obtiendrons des donnés neuronales en simultané de la tâche comportementale et nous pourrons estimer quelle structure est le plus corrélée avec la réponse comportementale et ainsi évaluer quelle structure est essentielle et joue le plus grand rôle pour permettre de discriminer des sons en situations bruitées. Avec l’inactivation du cortex auditif nous pourrons estimer si ce dernier est nécessaire ou non à cette discrimination. Il est possible qu’en condition facile (bruit à une intensité sonore plus faible que les sons cibles à discriminer) le cortex auditif ne soit pas nécessaire mais qu’en condition difficile (avec du bruit à une intensité sonore plus forte que les sons cibles), sa présence permette de discriminer correctement les sons cibles. Ce projet permettra donc d’étendre nos connaissances sur le fonctionnement du système auditif en conditions bruitées ce qui représente une grande partie de situations rencontrées au quotidien.

Procédures

Les animaux seront soumis sous anesthésie générale à deux chirurgies d’environ une heure chacune espacées de plusieurs semaines et devront réaliser une tâche comportementale de façon quotidienne pendant 2 à 3 mois allant de 30 minutes à 1 heure par jour.

Impact sur les animaux

Les nuisances que pourraient subir les animaux seraient dues aux chirurgies, potentiellement à la contention lors du comportement et à la restriction hydrique. Cependant, après chaque chirurgie un suivi post-opératoire rigoureux aura lieu et les animaux auront un examen quotidien post-chirurgie jusqu’à la fin du comportement pour s’assurer de leur santé. Lors du comportement, les animaux seront placés en contention mais installés dans un tube en plastique qui sera adapté en hauteur et orientation en fonction de chaque souris pour limiter tout inconfort de position. La souris pourra remuer les pattes et le corps dans ce tube. La dose d’eau ingéré via le comportement sera enregistrée automatiquement et les souris entraînée auront un complément individuel et adapté tout les jours en fin de journée pour qu’elles aient une dose d’eau quotidienne de 3 ml qui est la dose recommandé pour les souris de 20g. Les souris contrôles, elles, auront un accès illimité à l’eau durant la journée et ne seront privées que la nuit. La tâche comportementale en elle-même n’apporte pas de nuisances car l’intensité des sons est contrôlée (75dB, niveau d’une conversation courante) pour de pas créer de dommage au système auditif. Précisons bien que nos souris ne pourront pas faire de bonnes performances si elles sont stressées ou si elles éprouvent des douleurs. SI cela devait se produire elles seront prises en charge rapidement. Si nous n’arrivons pas à éliminer le stress et/ou les douleurs occasionnées, les animaux seront euthanasiés car ils ne pourront pas être utilisés dans la tâche comportementale.

Devenir

Pour toutes les procédures, les cerveaux des animaux sont récupérés à la fin des enregistrements pour vérifier histologiquement les positions d’implantation des electrodes, l’emplacement de la position de la fibre optique pour l’optogénétique. En récupérant les cerveaux nous apportons une preuve histologique que nous avons bien enregistré les neurones de structures désirées.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle des neurones du cortex auditif, du colliculus inférieur et du thalamus auditif dans la discrimination des signaux de communication dans le bruit. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir travailler au niveau neuronal sur un animal engagé dans une tâche comportementale. Le recours à des modèles in vitro n’est donc pas possible. De plus le système auditif n’est pas assez connu pour avoir recours à des modèles biomathématiques et donc le modèle in silico n’est pas possible non plus. Il est nécessaire de travailler sur la souris car son système auditif est proche et comparable avec celui de l’homme. De plus nous voulons étudier les différentes structures en simultané d’une tâche comportementale ce qui seraient difficilement faisable chez un modèle invertébrés.

Réduction

Selon des méthodes d’analyses statistiques basées sur des expériences précédentes nous avons déterminé qu’il fallait 15 animaux par groupe pour avoir des résultats interprétables statistiquement. Cependant nous réaliserons un groupe de 10 souris de mise au point afin de garantir la réussite des enregistrements chez les animaux entrainées et contrôles ce qui nous permettrait de n’avoir plus que 10 animaux par groupe au lieu de 15. De plus pour la partie optogénétique, nous n’utiliseront pas de groupe contrôle car les contrôles pourront avoir lieu sur une même souris en comparant les moments avec et sans inactivation corticale. On passe donc a un groupe 10 animaux pour cette partie.

Raffinement

Toutes les chirurgies seront réalisés dans des conditions d’anesthésie et analgésie adaptées afin de minimiser au maximum la douleur des animaux. Suite aux procédures chirurgicales, un suivi post-opératoire adapté aura lieu et le suivi continuera sur toute la durée de entraînement comportementale (animaux pesés tous les jours et comportement en cage avec leur congénère observé: vivacité, contact, isolement, harcèlement dans un même cage...). Des points limites strictement définis dans les différentes procédures seront utilisés afin de ne pas continuer l'expérience sur des animaux présentant des signes de souffrance. L’animalerie dans laquelle les animaux seront hébergés est agrée et les animaux seront minimum 2 et maximum 5 par cage. Dans chaque cage des enrichissement adaptés et recommandés par les réglementations seront mis (tunnel, maison en carton, matériel pour des

Choix des espèces

Les rongeurs ont un système auditif similaire au système auditif humain et la souris est capable de discriminations fines entre les signaux de communication acoustique qu’ils soient conspécifiques ou hétérospecifiques. Les outils génétiques étant bien développés chez cette espèce, il sera possible de poursuivre ces expériences en utilisant des modèles transgéniques pour mieux cerner les mécanismes impliqués dans certains des résultats obtenus. Les animaux utilisés subiront une première chirurgie à 8 semaines et commenceront l’apprentissage à 9 semaines. La souche de souris utilisée (CBA) conserve une audition normale jusqu'à plus de 6 mois. Ainsi en commençant entre 2 et 3 mois, les souris sont considérées comme adultes et cela nous permet de réaliser l’apprentissage et les enregistrements neuronaux avant que des pertes auditives ne surviennent.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 858
Souffrances
 15
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 843
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Devenir
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 -
 858

Objectifs

Apprendre un nouveau geste, comme faire du vélo ou jouer d’un instrument, repose sur la capacité du cerveau à se transformer. Cette capacité, appelée plasticité cérébrale, permet aux neurones de modifier leurs connexions pour s’adapter à de nouvelles situations. Ce projet de recherche s’intéresse à un réseau précis du cerveau, essentiel pour le contrôle des mouvements et l’apprentissage moteur. Dans ce réseau, les neurones peuvent parfois créer de nouvelles connexions ou, au contraire, en supprimer. Ce phénomène de « recâblage » du cerveau a été identifié récemment et reste encore mal compris. Pour mieux étudier ce mécanisme, les chercheurs ont développé une technologie innovante, qui permet de contrôler ce recâblage à l’aide de la lumière. Selon la version utilisée, cette technologie peut soit favoriser la croissance de nouvelles connexions entre neurones, soit provoquer leur disparition. Plusieurs versions de cet outil ont été conçues et testées, certaines encourageant la formation de connexions, d’autres leur retrait. L’objectif principal du projet est d’observer, chez l’animal vivant, comment ces outils influencent l’organisation des connexions cérébrales, comment ces changements évoluent dans le temps, et quelles sont leurs conséquences sur l’activité du cerveau et sur les mouvements. Dans un second temps, les chercheurs étudieront l’impact de ces modifications cérébrales sur l’apprentissage d’une tâche motrice. Ils chercheront à déterminer si certaines formes de recâblage facilitent l’apprentissage, tandis que d’autres pourraient le ralentir ou le perturber. Finalement, ce projet vise à mieux comprendre comment les changements de connexions dans le cerveau influencent nos capacités motrices, et à explorer le potentiel d’une nouvelle technologie permettant de moduler de façon ciblée les réseaux cérébraux.

Bénéfices attendus

LLe cerveau a une capacité remarquable à se transformer lorsqu’on apprend : ses cellules nerveuses peuvent modifier leurs connexions pour s’adapter à de nouvelles expériences. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre comment ces changements se produisent et comment ils influencent nos capacités sensorielles et motrices. Pour cela, les chercheurs ont mis au point une technologie innovante qui permet de contrôler, à l’aide de la lumière, la façon dont certaines connexions entre neurones se forment ou disparaissent. Cette technologie, agit sur des réseaux cérébraux bien définis, impliqués à la fois dans la perception et dans le mouvement. En utilisant cet outil dans le cerveau de souris adultes, le projet cherche à établir un lien direct entre les modifications des connexions neuronales, le fonctionnement des réseaux cérébraux concernés, et les performances individuelles dans des tâches comportementales. Ce lien est aujourd’hui largement soupçonné par la communauté scientifique, mais n’a jamais pu être démontré directement, faute d’outils adaptés. Notre technologie offre pour la première fois la possibilité de tester cette relation de manière directe. La validation de cet outil chez l’animal permettra d’explorer de façon nouvelle et ciblée la capacité du cerveau à se réorganiser. Au-delà de la recherche fondamentale, cette approche pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour mieux comprendre les dysfonctionnements des circuits cérébraux et, à plus long terme, contribuer à l’identification de pistes thérapeutiques pour certaines maladies neurologiques ou psychiatriques, lorsque la plasticité du cerveau est altérée.

Procédures

Ce projet expérimental sera mené exclusivement sur des souris. Les animaux seront répartis en plusieurs groupes selon les procédures prévues. Un premier groupe sera soumis à une intervention chirurgicale d’une durée variant entre 20 et 40 minutes, sans réveil. Tous les groupes suivants seront tous soumis à la même intervention chirurgicale mais avec réveil, pour une période d'environ 2 semaines. A ce stade, les interventions pourront inclure, selon les besoins expérimentaux, des procédures terminales ou des manipulations préparatoires au cours desquelles les souris seront stimulées par la lumière, libres de leur mouvement dans une cage de test enrichie. Ces différentes expérimentations pourront induire un risque d’infection, un risque d’inflammation ou encore du stress. Les souris seront testées sur leurs performances afin d’évaluer leur coordination motrice ou sur leur motricité fine.

Impact sur les animaux

Les manipulations courantes (prise en main, transport, changement d’environnement) seront quotidiennes dès l’arrivée des animaux. Les chirurgies sont associées à un degré de sévérité modéré (risque d’infection, risque d’inflammation, stress), limité à la période autour de l’opération. Lors de la chirurgie, les animaux peuvent présenter du stress et un risque d’inflammation pendant plusieurs jours. Les tests comportementaux sont non invasifs, induisent un stress léger et temporaire lié à la mise en situation expérimentale, et seront réalisés une fois par jour pour chaque test lors des périodes expérimentales. Les procédures de stimulation par la lumière et un risque d’échauffement local du tissu. Aucun effet indésirable durable n’est attendu. Les expérimentations seront interrompues et l’animal retiré du protocole si un point limite clinique est atteint.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure. Cet acte est justifié par l’un des points clés du présent projet, le but est de prélever le cerveau et d’identifier le degré de réarrangement du cerveau avec notre technologie.

Remplacement

Une phase de validation approfondie de notre technologie a été réalisée en laboratoire, à l’aide d’un modèle de cerveau sur puce développé sur place. Cette étape a permis de : • sélectionner les versions les plus efficaces de notre technologie, • déterminer les niveaux pertinents pour l’intensité lumineuse, • définir les modes de stimulation efficaces, • et optimiser les durées d’illumination (les durées longues étant plus efficaces que les courtes). Cette optimisation en laboratoire a considérablement réduit le nombre de conditions à tester chez l’animal. Cependant, l’objectif du projet est d’étudier l’effet du réarrangement des cellules nerveuses sur des comportements moteurs et des processus d’apprentissage, qui ne peuvent pas être reproduits de façon fiable sur des systèmes en laboratoire ou informatiques. L’utilisation d’un modèle animal demeure donc indispensable pour répondre aux questions scientifiques posées.

Réduction

Le projet a été conçu pour limiter le nombre d’animaux grâce à plusieurs leviers : • Optimisation préalable en laboratoire : La présélection des prototypes et des paramètres sur des modèles sans animaux permet de réduire le nombre de groupes à tester chez l’animal. • Contrôle interne bilatéral (lorsque possible) : Pour certaines analyses, une expression de notre technologie et une stimulation unilatérale permettront d’utiliser un hémisphère du cerveau comme condition test et l’autre comme contrôle, diminuant ainsi le nombre d’animaux. • Contrôle longitudinal individuel en comportement : Les souris seront testées en comportement avant la stimulation puis à différents temps après, ce qui permet d’utiliser chaque animal comme son propre contrôle pour les mesures comportementales. • Mise au point technique sur un nombre limité d’animaux : Trois souris par groupe seront utilisées pour calibrer les conditions d’expression et d’implantation lors des phases de mise au point. • Calculs de puissance statistique : Pour nos études, les données préliminaires indiquent un effet attendu d’environ 25 % avec une variabilité d’environ 10 %. Une analyse de puissance montre qu’un minimum de 15 souris par groupe est nécessaire pour détecter cet effet. Pour les études comportementales, les données suggèrent un effet d’environ 20 % sur la performance motrice, avec une variabilité d’environ 10 %. Les analyses de puissance indiquent qu’un minimum de 20 souris par groupe est requis pour atteindre la significativité.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une animalerie conventionnelle, dans des pièces où la température est contrôlée et dans des cages avec environnement enrichi. Le nombre optimal d’animaux par cage sera respecté et les animaux auront accès à l’eau et la nourriture sans limite. Les animaux seront anesthésiés pour toutes les procédures chirurgicales. Cette anesthésie, sous forme gazeuse, suit les protocoles standards, en ce qui concerne les pourcentages de gaz dans l’air lors des phases d’induction et de maintien. Elle sera accompagnée d’une analgésie locale et systémique afin de couvrir la douleur induite par ces interventions. Le maintien de la température corporelle sera assuré par un monitorage rectal associé à un tapis chauffant, et l’application d’un gel ophtalmique permettra de protéger les yeux des animaux pendant l’intervention. Un suivi post-opératoire rigoureux d’une durée de 7 jours, incluant une fiche individuelle de suivi, sera mis en place. Les fibres optiques implantées sont miniaturisées et adaptées à une utilisation murine. Leur conception limite la gêne potentielle lors des déplacements de l'animal dans la cage. Les tâches comportementales motrices présentent un stress léger chez l'animal, principalement dû à leur manipulation. Lors de chaque session, les animaux sont soigneusement manipulés et calmés par l’expérimentateur, constituant ainsi une interaction sociale positive pouvant être assimilée à une récompense. Tout le protocole vise à renforcer le confort de l’animal durant la réalisation des tâches et des interventions.

Choix des espèces

La souris est l’espèce la plus adaptée pour ce projet. La zone cible de l’étude est bien caractérisé chez la souris et présente une organisation comparable à celle des mammifères supérieurs, permettant une analyse fiable du réarrangement des cellules nerveuses et de ses conséquences fonctionnelles. Les outils génétiques utilisés sont largement validés et couramment employés chez la souris, assurant une expression spécifique, stable et reproductible. Le petit gabarit de l’animal facilite les chirurgies et l’implantation d’une fibre avec un risque limité. Les tests comportementaux moteurs sont standardisés et bien établis chez la souris, garantissant des mesures robustes des effets. La majorité des lignées transgéniques pertinentes pour de futurs développements du projet sont disponibles chez la souris. Optimiser dès à présent l’ensemble des paramètres techniques dans cette espèce évitera de devoir réimplémenter les protocoles dans un autre modèle, limitant ainsi la durée et le nombre total d’animaux utilisés à long terme. Les animaux utilisés auront entre 30 et 90 jours, correspondant à des stades de jeune adulte. Les injections seront effectuées après le sevrage. À l’issue des différentes procédures expérimentales, les animaux seront âgés au maximum de 90 jours. À cet âge, le cerveau possède encore un degré de plasticité suffisant pour étudier le réarrangement des cellules nerveuses tout en présentant une organisation fonctionnelle stable. Ces caractéristiques en font une période optimale pour évaluer l’effet de notre technologie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 511
Souffrances
 152
 359
 -
 -
Devenir
 -
 -
 -
 511

Objectifs

Les maladies hémorragiques familiales, telles que la maladie de Willebrand, restent assez méconnues. Ces maladies empêchent l’arrêt des saignements. En fonction des différentes anomalies génétiques, les patients présentent des formes plus ou moins sévères. Les traitements disponibles sont lourds (injections intraveineuses répétées) et pas toujours efficaces. Récemment, une nouvelle molécule thérapeutique administrée par voie sous-cutanée a été développée, pouvant augmenter la demi-vie des facteurs de coagulation, facteur Willebrand et facteur VIII, déficitaires dans la maladie de Willebrand. Par contre, la co-administration de cette molécule avec un concentré de FW/FVIII n’a jamais été testée. Notre projet va consister à tester chez un modèle de souris mimant la maladie de Willebrand humaine l’efficacité de cette nouvelle double thérapie en utilisant des tests de saignement bien standardisés.

Bénéfices attendus

A court terme, les résultats de cette étude doivent permettre d'établir la preuve de concept de l'efficacité de cette double thérapie dans la maladie de Willebrand. A terme, ce projet devrait pouvoir servir de base pour la mise en place d'essais cliniques visant à déployer cette double thérapie , moins lourde que les thérapies actuelles, chez les patients.

Procédures

Toutes les souris sont anesthésiées. Un groupe reçoit un seul prélèvement rapide (moins d’une minute). Un groupe reçoit une ou deux injections rapides (moins de 15 secondes) suivies d’un test de saignement (30 minutes). Un groupe reçoit uniquement un test de saignement (30 minutes). Toutes les souris sont euthanasies en fin d’expérimentation selon une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Stress léger lors de la préhension des animaux. Douleur légère et transitoire après les injections et après les prélèvements du sang.

Devenir

Les actes expérimentaux finaux sont sans réveil du fait de la collecte de quantités importantes de sang, indispensables pour nos recherches scientifiques.

Remplacement

Le système de la coagulation est complexe, nécessite absolument un organisme vivant entier pour pouvoir être reproduit de manière pertinente. Actuellement, il n'existe pas de tests adaptés qui pourraient éviter le recours à l'animal.

Réduction

Afin de déterminer le plus petit nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse mathématique de puissance. Les hypothèses sous-jacentes à nos calculs sont basées sur la littérature existante et sur notre expérience en utilisant ces modèles en prenant en compte les variabilités de chaque test.

Raffinement

Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. Les animaux ne sont jamais seuls dans les cages d’hébergement et ils ont un accès libre à la nourriture et à l'eau. L’ensemble des expériences sera effectué par une personne habilitée à expérimenter sur animaux et l'acte expérimental aura lieu principalement sous anesthésie et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement ré-évaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet. Les souris sont sous observation quotidienne (une fois pendant le weekend) et la quantification des points limites, susceptibles d'entraîner une procédure d’euthanasie immédiate de l'animal, sont strictement appliquée.

Choix des espèces

Ce projet fait appel à un modèles murin des maladie hémorragique familiale permettant de tester un thérapie déjà utilisé chez les patients. Ces modèle ne manifestent pas des saignements spontanées. Les souris adultes, entre 8 et 30 semaines d’âge seront utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 422
Souffrances
 194
 -
 144
 84
Devenir
 -
 -
 -
 422

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique survient lorsqu’un caillot bloque une artère du cerveau. Cette obstruction empêche le sang et l’oxygène d’atteindre les cellules cérébrales, provoquant des lésions rapides et parfois irréversibles. Même lorsque la circulation est rétablie par un traitement, l’arrivée soudaine de sang peut déclencher une forte réaction inflammatoire au niveau cérébral et la formation de nouveaux caillots qui aggravent les lésions. Aujourd’hui, les traitements disponibles doivent être administrés très tôt après l’AVC et restent peu efficaces. Le projet a pour objectif de développer un nouveau traitement pour améliorer la reperfusion sanguine au niveau du cerveau. Pour cela, nous utiliserons des vésicules extracellulaires : de minuscules particules naturellement produites par certaines cellules et capables de transporter des traitements. Ces vésicules seront modifiées pour y intégrer une protéine ayant des propriétés antithrombotiques (dissolution des caillots) et anti-inflammatoires. Les vésicules seront testées dans des modèles cellulaires, tissulaires et animaux de formation de caillot et d’ischémie cérébrale afin d’évaluer leur efficacité et leur sécurité. Nous pensons que cette nouvelle stratégie pourrait faciliter la dissolution des caillots, atténuer l’inflammation, limiter la formation de nouveaux caillots et donc de limiter les lésions cérébrales après un AVC ischémique. Ces travaux pourraient préparer le développement de nouveaux traitements destinés à améliorer la prise en charge des patients victimes d’AVC.

Bénéfices attendus

Nous pensons que ce nouveau traitement pourrait faciliter la dissolution des caillots, atténuer l’inflammation, limiter la formation de nouveaux caillots et donc limiter les lésions cérébrales après un AVC ischémique. Ces travaux pourraient préparer le développement de nouveaux traitements destinés à améliorer la prise en charge des patients victimes d’AVC.

Procédures

Certaines souris sont soumises à un prélèvement sanguin sous anesthésie (15 minutes), puis à une thrombose sous anesthésie (1h). D’autres souris seront soumises à une injection et une thrombose sous anesthésie (1 h). D’autres souris seront soumise à une chirurgie sous anesthésie (45 min), sont réveillées (1h), soumises à une 2e chirurgie et une injection (45 min) puis réveillées pendant 23h. Les dernières souris seront soumises à une injection et une coupure sous anesthésie (40 min), puis 2 semaines plus tard à 3 injections et une inflammation (4h).

Impact sur les animaux

La contention de l’animal entraine un stress. Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée). Les piqures par une aiguille pour les injections entrainent une douleur légère de courte durée au point d’injection. De plus, l’induction d’un AVC induit des troubles moteurs chez la souris au réveil. Dans les modèles de saignement, d’éventuels douleurs légères pourraient être ressenties au réveil de l’animal à cause de l’inflammation locale.

Devenir

A l’issue du prélèvement de sang en quantité importante, des thromboses, de l’AVC et de l’évaluation du risque de saignement, les animaux sont mis à mort car la perte de sang en quantité importante, le développement d’une thrombose ou le prélèvement de tissus ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact d’un nouveau traitement à base de vésicules modifiée sur la thrombose artérielle et l’inflammation dans le contexte de l’AVC. Ces mécanismes étant particulièrement complexes et faisant intervenir plusieurs types cellulaires (plaquettes, globules rouges, globules blancs, cellules endothéliales) ainsi que les conditions hémodynamiques (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), les modèles in vitro ne sont pas assez sophistiqués pour en reproduire toute la complexité.

Réduction

Le projet se fera par étapes. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum et permet l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Ce nombre est calculé par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation et à la contention est prévue au minimum 5 jours avant le début des expérimentations. Le stress et la douleur des animaux seront diminués au minimum : • Par l’hébergement en groupes sociaux. • Par l’enrichissement de l’environnement des cages avec du coton compressé, des frisures de papier kraft (construction de nid), des bâtonnets à ronger, des tunnels et dômes en cartons. Ce qui permet d’augmenter la diversité de leur comportement • Par une anesthésie avant et pendant la durée des procédures. • Par l’injection d’antalgique et d’anesthésique locaux lors des procédures. • Par l’application de gel ophtalmique afin de protéger les yeux pendant les anesthésies • Contre la déshydratation, une injection de sérum physiologique est réalisée avant la procédure. • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée afin de lutter contre l’hypothermie pendant les procédures et son réveil dans une chambre thermostatée pour les procédures avec réveil

Choix des espèces

- La souris est un modèle approprié pour cette étude car : les modèles d’étude sont bien connus, maitrisés et caractérisés. Aussi la majorité des mécanismes d’arrêt du saignement et de thrombose artérielle sont conservés et les médicaments antithrombotiques utilisés chez l’homme ont prouvé leur efficacité chez la souris. - Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période ou les souris sont pubères et ne présentent pas encore de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 200
Chiens : 300
Souffrances
 40
 460
 -
 -
Devenir
 -
 -
 460
 40

Objectifs

Paramétrer et qualifier des équipements de mesure analytique appartenant à des laboratoires rattachés au Département Recherche et développement, soit au Département Controle Qualité de l'établissement ; Développer et valider de nouvelles méthodes analytiques telles que le dosage de principes actifs ou de biomarqueurs (biochimie, hématologie, anticorps) ; Renouveler le stock de sang ou dérivés du sang nécessaire aux contrôles des lots de vaccins (Contrôle Qualité). La procédure est déclenchée suite à des demandes internes validés par les directions techniques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de disposer d'échantillons sanguins pour paramétrer et qualifier les équipements de mesure analytique, ainsi que pour valider de nouvelles méthodes de dosage de principes actifs ou de biomarqueurs. Ces échantillons alimentent également le stock de sang ou de dérivés du sang (hématies) nécessaire aux contrôles qualité de routine des médicaments. Les prélèvements par animal sont optimisés et la réutilisation des carnivores est privilégiée dans les limites éthiques. Ceci contribue à réduire le nombre total d'animaux utilisés tout en garantissant la fiabilité des études précliniques indispensables à l'élaboration de nouveaux médicaments.

Procédures

La prise de sang non terminale est toujours un acte unique (non répété sur la journée) effectué chez le chien vigile, chez le chat vigile ou anesthésié. La contention de l’animal dure environ 1 minute pour la réalisation d’une prise de sang qui comprend la tonte de la zone de prélèvement, la désinfection de cette zone et la prise de sang elle-même. La prise de sang terminale est un acte unique effectué chez un animal (chien ou chat) profondément anesthésié. Ce type de prélèvement sanguin dure au maximum 10 minutes y compris la tonte et la désinfection de la zone de prélèvement.

Impact sur les animaux

Les animaux ont été habitués à la manipulation et à la contention afin de réduire au maximum le stress et permettre ainsi la réalisation du prélèvement sanguin chez des animaux vigiles. Cependant, certains chats sont stressés par la contention qui nécessite, dès lors, une anesthésie pour le bien-être de l’animal et la sécurité du manipulateur. Les prises de sang entraînent, au plus, une douleur légère au point de ponction mais cette dernière disparaît chez l’animal anesthésié. Aucun effet indésirable n’est attendu excepté un hématome dans de très rare cas. En cas de dégradation de l'état général, qui n’a jamais été observé pour ce genre de prélèvement, l'animal sera immédiatement pris en charge par un vétérinaire afin d’établir un diagnostic et d’instaurer un traitement symptomatique.

Devenir

Tous les animaux, utilisés pour une prise de sang non terminale, retournent dans le cheptel. Tous les animaux, utilisés pour une prise de sang terminale, sont euthanasiés.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode alternative à l’utilisation de sang (ou de ses dérivés plasma et sérum) pour la mise au point de méthodes d’analyse ou à la réalisation de test in vitro. De plus, ces dernières répondent à des exigences réglementaires BPL ou BPF ou à la Pharmacopée Européenne.

Réduction

Le projet est conçu pour limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés : 1) Optimisation du nombre d'animaux : le nombre nécessaire d'animaux est systématiquement justifié avant chaque procédure pour répondre aux besoins scientifiques tout en évitant toute duplication inutile. 2) Réutilisation éthique : la réutilisation des carnivores est privilégiée dans le respect du bien-être animal et sous réserve d'une évaluation de la sévérité réelle encourue lors des études précédentes. 3) Évaluation vétérinaire : le choix des animaux inclut une évaluation par le vétérinaire de l'établissement basée sur le cumul des procédures, l'état général, le comportement en colonie et le temps d'élimination des principes actifs: : possiblement present pour des animaux entrant dans d'autres projets et recevant des produits à longue remanencepossiblement interferents avec l'utilisation programmée du sang ou de ses dérivés. 4) Rotation des animaux : Une rotation des animaux prélevés est effectuée, car les prélèvements sont effectués sur des animaux non inclus dans des études. Celles-ci pouvant être faites à tout moment, la règle générale observée est qu’il est rare qu’un même animal soit prélevé deux fois de suite sur une période de l’ordre du trimestre.

Raffinement

Afin de limiter l'impact physiologique des prélèvements et de réduire le stress et la douleur au strict minimum, les mesures suivantes sont mises en œuvre : 1) Optimisation des volumes : les prélèvements sont réalisés selon les lignes directrices EFPIA / ECVAM afin de minimiser le volume et la fréquence. Innovation méthodologique : un volume minimal est déterminé pour chaque acte (ex : entre 3 et 10 mL pour le maintien du stock de sang dans une solution isotonique permettant la conservation des hématies, jusqu’à des quantités très faibles de « micro-échantillons de 0,5 ml pour les études de qualification pharmacocinétique selon les protocoles techniques. 2) Compétence du personnel : les prélèvements sont réalisés par du personnel formé et expérimenté, garantissant une procédure peu invasive et peu douloureuse selon les standards EFPIA / ECVAM. 3) Habituation et renforcement positif : les chiens et les chats sont habitués à la manipulation, à la contention et à l'acte de prélèvement pour prévenir le stress. 4) Récompense : une friandise est systématiquement administrée après l'intervention pour favoriser une association positive avec le personnel et la procédure. 5) Gestion du stress par la non-exposition : Le prélèvement est effectué dans une autre zone que celle de l’hébergement et un animal ne sera jamais prélevé en présence d’un autre animal afin de prévenir tout stress chez ce dernier. 6) Gestion du stress par l'anesthésie : bien que le prélèvement soit réalisé sur animal vigile, une sédation ou une anesthésie est pratiquée si la contention induit un stress ou pour prévenir des lésions vasculaires chez un animal agité (ex: jeune animal). 7) Prévention des hématomes : un point de compression manuelle est appliqué au niveau du point de ponction vasculaire immédiatement après le prélèvement. 8)Prévention des infections : la zone de prélèvement est tondue et désinfectée avant ponction veineuse. De plus, du matériel stérile à usage unique est utilisé. 9)Confort thermique : lors d'une sédation ou anesthésie, les animaux sont placés, pendant la phase de réveil, sur un matelas chauffant ou sous une lampe infrarouge afin de prévenir toute hypothermie. Les animaux sont surveillés jusqu’à leur réveil complet afin de s’assurer de leur bon état général. 10) Suivi clinique post-prélèvement : un suivi est instauré jusqu'au réveil complet avec une évaluation de l'état général et, en cas de doute, un examen spécifique des fonctions neurologiques par un vétérinaire

Choix des espèces

Les chiens et les chats sont les modèles expérimentaux choisis car l’établissement utilisateur développe spécifiquement des médicaments destinés aux carnivores domestiques. L'utilisation de ces espèces cibles est indispensable pour garantir la validation du matériel et des méthodes d’analyses employées lors des études d’innocuité et d’efficacité. Ces espèces sont recommandées par les instances réglementaires pour assurer la fiabilité des données pharmacocinétiques et bioanalytiques. L'utilisation des espèces cibles permet d'obtenir une qualité d'information optimale sur la réponse biologique réelle, facilitant ainsi la comparaison et la transférabilité des méthodes vers les études cliniques ultérieures. De plus, les techniques doivent être validées sur les espèces les plus couramment utilisées au sein de l'installation d'essai afin de maintenir un référentiel de données historiques robuste. Dans le cadre de ce projet, les animaux adultes sont privilégiés par rapport aux individus plus jeunes. Ce choix se justifie par le fait que le volume sanguin total d'un animal est directement proportionnel à son poids. Ainsi, l'impact d'un prélèvement sanguin sur l'état général est moindre chez un adulte plus lourd, ce qui constitue un raffinement physiologique important. Toutefois, en cas d'indisponibilité ponctuelle des animaux adultes (par exemple s'ils sont déjà inclus dans d'autres protocoles d'études), des jeunes adultes (à partir de 5 mois) pourront être utilisés de manière exceptionnelle pour répondre aux besoins analytiques du laboratoire. Seuls des animaux sevrés et cliniquement sains seront inclus dans les procédures. Un examen préalable par le personnel vétérinaire ou par le personnel technique qualifié sera systématiquement réalisé avant toute inclusion pour garantir le bien-être des sujets.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4984
Souffrances
 1650
 -
 144
 3190
Devenir
 -
 -
 -
 4984

Objectifs

La consommation excessive d’alcool constitue un problème important de santé publique. Elle peut conduire au trouble de l’usage d’alcool, une forme de dépendance caractérisée par une perte de contrôle de la consommation et des conséquences négatives pour la santé physique, mentale et sociale. Malgré l’ampleur de ce problème, les traitements actuellement disponibles restent limités et ne sont pas toujours efficaces pour toutes les personnes. Il est donc essentiel de mieux comprendre les mécanismes biologiques qui contribuent à la dépendance à l’alcool afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le cerveau joue un rôle central dans les comportements liés à la consommation d’alcool. Certaines régions cérébrales participent à la régulation de la motivation, de la prise de décision et de la sensation de récompense. Ces processus reposent sur l’action de molécules appelées neurotransmetteurs, dont la dopamine, qui est impliquée dans la sensation de plaisir et dans la motivation à répéter certains comportements. Des perturbations du système dopaminergique sont souvent associées aux comportements addictifs. Des études scientifiques récentes suggèrent qu’une protéine appelée OCT3 pourrait participer à la régulation de ce système dans le cerveau et influencer certains effets de l’alcool. Cependant, son rôle exact dans la consommation répétée et excessive d’alcool reste encore mal compris. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle de cette protéine dans les mécanismes cérébraux impliqués dans la consommation d’alcool. Pour cela, des études seront réalisées chez l’animal, ce qui permet d’examiner de manière contrôlée les effets de certaines modifications biologiques sur le fonctionnement du cerveau et sur le comportement. Nous analyserons notamment l’influence de cette protéine sur la consommation d’alcool, les comportements associés à cette consommation, ainsi que certains mécanismes biologiques dans le cerveau. Ces travaux permettront d’améliorer les connaissances scientifiques sur les mécanismes impliqués dans la dépendance à l’alcool. À plus long terme, les résultats de ce projet pourraient contribuer à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et au développement de stratégies innovantes pour le traitement des troubles liés à l’usage d’alcool.

Bénéfices attendus

Sur le plan scientifique, ce projet permettra de mieux comprendre comment la dopamine agit sous l'effet de l'alcool, grâce à deux protéines clés : le DAT et l'OCT3, qui joue un rôle complémentaire. Nous étudierons comment ces protéines captent la dopamine après sa libération, et comment les bloquer modifie les effets de l'alcool. Nous évaluerons également les impacts sur le comportement et sur certaines fonctions cérébrales des animaux ne possédant pas ces protéines, ainsi que les changements génétiques dans différentes zones du cerveau impliquées dans la régulation de la dopamine. Sur le plan applicatif, ces connaissances constitueront une base solide pour envisager des stratégies thérapeutiques ciblées sur OCT3 ou des transporteurs associés (comme le DAT) dans le traitement des troubles liés à l’usage d’alcool et, plus largement, des addictions aux substances psychoactives. En résumé, il s’agit d’un projet à forte valeur ajoutée, à la fois pour la compréhension de l’addiction et pour l’exploration de médicaments innovants.

Procédures

Les animaux issus des lignées transgéniques seront générés par reproduction ciblée, avec un génotypage effectué entre 10 et 21 jours d’âge. Une partie des animaux génotypés subiront une chirurgie (environ 30 minutes) permettant l’injection d’un vecteur viral spécifique. La consommation volontaire d’alcool sera évaluée selon un protocole d’accès intermittent à deux bouteilles, dont environ 50 % (2420) affectés à un groupe contrôle ayant accès uniquement de l’eau. La durée de cette phase sera de deux mois, à partie de la 5ème semaine d’âge. Pour la voltamétrie, les animaux (14ème semaine de vie) sont anesthésiés avec un anesthésique gazeux, afin d’implanter une électrode de stimulation et une électrode d’enregistrement. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure qui dure 2 à 3 heures. Des sessions d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de 1h seront réalisées sous anesthésie gazeuse, avec réalisation d’injection au cours de l’anesthésie.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus chez les animaux dans le cadre de ce protocole incluent principalement l’hébergement individuel tout en conservant un contact visuel et auditif avec les autres cages. Les manipulations comme les injections de molécules et les tests comportementaux seront réalisés après une habituation progressive, incluant des séances quotidiennes de manipulation et d’exposition aux dispositifs expérimentaux. L’état des animaux sera surveillé quotidiennement et toute anomalie fera l’objet d’une prise en charge adaptée. Le génotypage par biopsie de queue ou d’oreille chez des souris âgés de 10 à 21 jours est classé comme procédure légère. Cet inconfort temporaire se résout spontanément en quelques minutes sans traitement spécifique requis. Cette procédure sera réalisée par du personnel formé et expérimenté afin de minimiser le stress et la douleur. La voltamétrie utilise des micro électrodes implantées sous anesthésie générale et gestion de douleur appropriée. Les animaux sont euthanasiés à l'issue de la procédure. L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) est réalisée sous anesthésie légère avec maintien strict de la température (température 37°C), monitoring respiratoire continu

Devenir

Mis à mort

Remplacement

Le remplacement par des méthodes alternatives n’est pas possible pour les objectifs de ce projet. L’étude des comportements volontaires liés à la consommation d’alcool requiert l’usage d’organismes murins, car ces comportements impliquent des processus neurobiologiques complexes (motivation, récompense, apprentissage) qui ne peuvent pas être reproduits de manière pertinente par des approches expérimentales ne faisant pas intervenir l’organisme entier. Les souris constituent un modèle bien établi pour l’étude des mécanismes neurocomportementaux et permettent une transposition fiable des résultats chez les mammifères. Les conséquences de l’exposition répétée à l’alcool sur le circuit de la récompense ne peuvent pas être étudiés en utilisant des modèles cellulaires. En effet, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité de l’organisation cérébrale et des interactions dynamiques entre réseaux neuronaux L’étude des modifications fonctionnelles des circuits cérébraux induites par l’alcool nécessite donc le recours à des organismes vivants et entiers.

Réduction

Le nombre d’animaux (4984 animaux) prévu a été déterminé sur la base d’analyses de puissance statistique et de données issues d’expériences antérieures avec des modèles de consommation volontaire d’alcool du laboratoire, afin d’identifier le nombre minimal nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Le nombre initial d’animaux prend également en compte les pertes prévisibles liées à l’acquisition de la consommation d’alcool et aux manipulations expérimentales, réduisant ainsi la nécessité de répéter les expériences. Les analyses par IRM seront réalisées sur une cohorte distincte d’animaux n’ayant pas participé au paradigme de consommation volontaire d’alcool. Afin de répondre au principe de réduction du nombre total d’animaux utilisés, ces sujets ne seront pas systématiquement euthanasiés à l’issue de l’IRM. Sous réserve de compatibilité avec leur état de santé et les exigences des autres protocoles, ils pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales autorisées ou transférés vers des projets complémentaires, conformément à la réglementation en vigueur et après validation par le comité d’éthique. Par ailleurs, tous les animaux seront surveillés quotidiennement pour garantir leur bien-être et prévenir toute perte évitable. Cette stratégie garantie l’utilisation du nombre minimal d’animaux nécessaire tout en maintenant la rigueur scientifique et la fiabilité des résultats.

Raffinement

À partir de la 5ᵉ semaine d’âge, les animaux seront hébergés individuellement pour permettre le suivi précis de la consommation d’alcool dans le paradigme de libre choix à deux bouteilles avec accès intermittent. Cet hébergement, limité à la durée du protocole (2 mois), permet une mesure fiable de la consommation tout en maintenant un contact visuel et auditif entre animaux. Le bien-être sera préservé grâce à des enrichissements adaptés (matériaux de nidification, abris, roue). Une période d’acclimatation (1 semaine) et d’habituation (5 jours) précédera toute manipulation afin de réduire le stress et d’améliorer la fiabilité des mesures comportementales. Les manipulations et injections seront précédées de séances progressives de familiarisation, incluant des manipulations quotidiennes et trois injections d’habituation de solution saline (même voie et volume que les injections expérimentales). Cette approche progressive vise à diminuer la réponse au stress et à garantir la reproductibilité des données. Les procédures chirurgicales (implantation de microélectrodes pour voltametrie) seront réalisées sous anesthésie générale et locale, associée à une prise en charge de la douleur avant et après l’intervention. La température corporelle sera maintenue sur un tapis chauffant jusqu’au réveil complet. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure. L’IRMf sera réalisée sous anesthésie légère, en veillant au bon fonctionnement des fonctions physiologiques (température maintenue à 37 °C, surveillance de la respiration). Cette technique, non invasive, ne provoque pas de nuisance mesurable ni d’altération tissulaire. Les effets potentiels liés à l’exposition à l’alcool (modifications transitoires de l’activité motrice) seront surveillés quotidiennement à l’aide d’une grille d’observation spécifique. L’ensemble de ces mesures – acclimatation, enrichissement, contrôle rigoureux de la douleur et surveillance continue – vise à minimiser le stress, la douleur et l’inconfort, conformément aux principes de raffinement et de bien-être animal.

Choix des espèces

Le choix de la souris OGM repose sur sa pertinence scientifique pour l'étude des mécanismes neurobiologiques et comportementaux impliqués dans la dépendance à l'alcool. Cette espèce est un modèle de référence en neurosciences comportementales et en pharmacologie permettant une approche complémentaire entre manipulations génétiques fines et études comportementales complexes. Cette espèce possède, par ailleurs, une proximité physiologique et génétique suffisante avec l’humain, essentiels pour comprendre les mécanismes de l'addiction, notamment ceux impliquant la neurotransmission dopaminergique. Enfin, leur taille, leur facilité d'élevage, ainsi que la disponibilité d'outils génétiques avancés font des modèles adaptés à des études précliniques rigoureuses, tout en respectant les principes éthiques des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner). Les analyses par IRM seront réalisées sur une cohorte distincte, n’ayant pas participé au paradigme de consommation volontaire d’alcool. Ces animaux recevront uniquement des injections aiguës d’alcool au cours de l’imagerie. Nous utiliserons des animaux à partir de la 5ème semaine d’âge. À ce jour, aucune alternative ne permet de reproduire de manière intégrées les interactions moléculaires, cellulaires et comportementaux les effets de la consommation d’alcool, ce qui rend indispensable le recours à ces modèles animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 416
Souffrances
 40
 -
 40
 336
Devenir
 -
 -
 -
 416

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative grave qui touche 7000 adultes en France, caractérisée par une atteinte des motoneurones au niveau du cortex et de la moelle épinière et résultant par la paralysie et le décès des patients 2 à 5 ans après le diagnostic. Le seul traitement utilisé en clinique, le Riluzole, ne permet de prolonger la survie que de 2 mois en moyenne. Les barrières entre le sang et le cerveau, hémato encéphalique et entre le sang et la moelle épinière, hémato médullaire sont des structures limitant le passage des molécules du sang vers le système nerveux central et représentent donc un challenge dans le traitement des maladies neurologiques et particulièrement de la sclérose latérale amyotrophique, qui ne trouve à ce jour pas de traitement satisfaisant. Il est aujourd’hui possible d’ouvrir cette barrière de manière transitoire et sans danger. Il a été montré que certaines cellules immunitaires dans des modèles murins de sclérose latérale amyotrophique permettaient de ralentir la progression de la maladie. L’objectif de notre étude sera de réaliser une approche combinée, avec une stimulation de ces cellules immunitaires associée à une ouverture transitoire des barrières hémato-médullaire et encéphalique, permettant d’augmenter leur infiltration dans le système nerveux central pour ralentir d’autant plus la progression de la maladie.

Bénéfices attendus

L’objectif de cette étude est de chercher à ralentir la progression de la maladie, en induisant une immunomodulation locale par ouverture des barrières hémato-médullaire et encéphalique, et stimulation de certaines cellules immunitaires. A plus long terme, en cas d’efficacité, un passage en essai clinique chez l’homme est envisagé. Des méthodes existent déjà chez l’homme pour ouvrir la barrière hémato encéphalique et un dispositif d’ouverture adapté aux patients atteint de sclérose latérale amyotrophique pourrait voir le jour si l’étude préclinique s’avère positive.

Procédures

Les modèles murins de sclérose latérale amyotrophique et les souris non génétiquement modifiées commerciales seront soumis à plusieurs injections d’un traitement immunomodulateur (animal vigil, 23 injections sur 10 semaines, 1 minute), des prélèvements sanguins (animal vigil, 10 maximum sur 10 semaines, 1 minute), des mesures de force musculaire et ou d’endurance (animal vigil, 17 fois sur 17 semaines, 5 minutes), contrôle du poids (animal vigil, 1 fois par semaine pendant 17 semaines, 2 minutes). Une biopsie sera réalisée pour unne vérification du génotype des souris provenant de fournisseurs extérieurs (animal anesthésié/analgésie lors de la première anesthésie pour ultrasons, 1 seule fois, 30 secondes) Ouverture des barrières hémato-médullaire ou encéphalique (animal sous anesthésie générale et analgésie, pendant 1h, 1 fois toutes les 2 semaines pendant 7 semaines, 5 minutes pour la procédure d’ouverture). Mesures électromyographiques pour tester la fonctionnalité des neurones moteurs au stade symptomatique de la maladie sous anesthésie générale, avec une analgésie (procédure durant 8minutes).

Impact sur les animaux

Les souris seront soumises à plusieurs injections qui pourront engendrer une douleur légère, de courte durée. Dans de rares cas, les injections répétées pourront, par exemple, engendrer une péritonite ou une inflammation au niveau oculaire. Les tests de mesure de force pourront engendrer un léger stress. Les prélèvements sanguins pourront créer un hématome. Le phénotype des animaux pourra entrainer une faiblesse musculaire conduisant à une paralysie. L’exposition aux ultrasons requiert un rasage et pourra engendrer un léger stress aux animaux. Cependant, toute la procédure, rasage et exposition aux ultrasons, se fait sous anesthésie générale. L’anesthésie pourra engendrer une hypothermie et un risque de détresse cardio-respiratoire. Le phénotype des modèles murin de sclérose latérale amyotrophique (SLA) se traduit par une perte de poids, une perte de force musculaire et une paralysie progressive, au cours de la maladie. Les sites d’injection et de prélèvement peuvent s’infecter. La manipulation des animaux pourra induire un stress. Les biopsies réalisées chez les souris provenant de fournisseurs extérieurs (sous anesthésie générale, lors de la première anesthésie pour ultrasons) pourront induire une douleur légère et de courte durée.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux sont euthanasiés pour permettre le prélèvement des différents tissus d’intérêt qui sont affectés par la maladie, notamment le tissus nerveux, les nerfs, les muscles et les cellules sanguines, pour des analyses histologiques ou transcriptomiques.

Remplacement

Ces modèles animaux sont actuellement les seuls qui permettent de reproduire la paralysie progressive chez l’adulte dans le cadre de la sclérose latérale amyotrophique et donc de modéliser la physiopathologie humaine. Ils sont aussi le seul modèle permettant d’étudier un effet sur la progression de la maladie, raisons pour lesquelles notre projet nécessite l’utilisation de modèle de souris à progression rapide et lente. Divers travaux ont déjà mis en œuvre des expériences utilisant des cultures cellulaires pour montrer l’intérêt des molécules que nous souhaitons tester. Dans le cadre de ce projet combinant l’administration d’un traitement anti-inflammatoire et l’ouverture transitoire des barrières hémato-médullaire et encéphalique, il n’est pas possible d’évaluer leurs effets sur la progression de la maladie et de mesurer un infiltrat cellulaire dans le système nerveux central avec de telles cultures cellulaires. L’intérêt du projet est de mesurer un effet de l’entrée de ces cellules protectrices dans le système nerveux central, par rapport à l’effet de la périphérie, afin de pouvoir augmenter l’effet bénéfique. Nous avons donc besoin d’un modèle ayant un système nerveux central, un système vasculaire et un système nerveux périphérique, donc, un système animal. Nous utilisons la souris car, c’est dans cette espèce que le modèle de SLA est le plus représentatif de la progression de la maladie qui se développe chez les patients atteints de SLA.

Réduction

Nous utiliserons au maximum 416 souris dans ce projet, la taille des effectifs a été établie de façon à obtenir un résultat statistiquement significatif et d’obtenir une conclusion scientifique à l’ensemble de nos travaux. Le nombre de souris par groupe sera déterminé par un calcul de puissance utilisant les mêmes aspects méthodologiques nous ayant permis d’obtenir des résultats significatifs pour nos travaux précédents.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Acclimatation minimale de 7 jours pour les animaux provenant des fournisseurs extérieurs. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères du même sexe (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et l’état des animaux est vérifié quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Des petites maisons en carton et des carrés de coton seront intégrés dans les cages pour permettre de faire des nids. Si la maladie des souris n’est pas synchrone d’une souris à l’autre, les souris ayant du mal à se déplacer (pour cause de paralysie engendrée par la maladie) seront séparées pour éviter que les souris plus vives ne les piétinent. Elles seront alors placées en hébergement individuel ou avec les autres souris paralysées (2 à 5 souris par cage sauf cas exceptionnel et peu probable où il n’y aurait qu’une souris dans cet état). Un mélange de poudre de nourriture et d'eau (bouillie) sera proposé dans la cage aux souris ayant des difficultés à se déplacer afin d'éviter une déshydratation et une dénutrition. Une attention particulière sera portée aux yeux des souris qui seront fréquemment nettoyés (à l’eau stérile) en cas de suintement, pour éviter toute infection. De la solution antiseptique sera utilisée si les yeux paraissent trop souillés comme désinfectant. Proche du stade terminal, les souris seront surveillées 1 à 2 fois par jour, tous les jours de la semaine (week-ends inclus). Toutes les précautions seront prises afin de n’imposer aucune souffrance ou une contrainte minimale aux souris utilisées et nous avons, pour chaque procédure, défini un point limite.

Choix des espèces

Il existe différents modèles animaux utiles pour étudier la sclérose latérale amyotrophique (SLA), souris, rats, poissons, mouches, vers. Cependant, nos questions concernent les interactions entre différents types cellulaires et la communication entre des cellules immunitaires infiltrant depuis la périphérie, dans un système nerveux central mammifère. Par conséquent, poissons, mouches, vers ne sont pas de bons modèles pour répondre à nos questions. Nous utilisons aussi des cultures cellulaires mais, celles-ci ne peuvent pas permettre d’évaluer un effet sur la progression de la maladie dans un modèle intégré et de mesurer un infiltrat cellulaire dans le système nerveux central. Nous avons donc besoin d’un modèle ayant un système nerveux central, un système vasculaire et un système nerveux périphérique, donc, un système animal. Nous avons une grande expérience des souris et le modèle est mieux établi chez la souris que chez le rat, c’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser les souris comme modèle pour ce projet. C’est dans l’espèce souris que le modèle de SLA est le plus représentatif de la progression de la maladie qui se développe chez les patients atteints de SLA. Les souris SLA seront utilisées à l’âge adulte entre 7 semaines et 24 semaines pour les modèles à progression rapide et entre 7 semaines et 52 semaines pour le modèle à progression lente. L’utilisation de modèles murins dans ce projet va donc permettre d’évaluer l’effet du traitement sur la progression de la maladie, et évaluer la possibilité d’un essai thérapeutique chez l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles urogénitaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 380
Souffrances
 180
 -
 200
 -
Devenir
 -
 -
 -
 380

Objectifs

Ce projet de recherche et de développement vise à répondre à différentes demandes de validation préclinique de dispositifs médicaux (DM) innovants sur modèle porcin. Selon la réglementation, on entend par DM, tout instrument, implant, appareil, équipement, logiciel ou réactif utilisé, seul ou en association, à des fins médicales chez l’Homme. Ce projet détaille les procédures pouvant être utilisées chez les porcs pour évaluer des DM, en assurant leur prise en charge médicale selon les niveaux de complexité des interventions. La mise en œuvre du projet s’appuie sur l’expertise de nos équipes dans les approches chirurgicales mini-invasives, pour tester l'efficacité et la sécurité de DM en recourant à des méthodes et des équipements à la pointe de la technologie et de l’innovation. Dans le but de répondre à la demande de prestation de service aussi bien en recherche et développement que pour la réalisation d’études conformes aux BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire), ce projet vise à couvrir de façon générale plusieurs DM dont la pertinence scientifique et la licéité de mise en œuvre chez l’animal auront été préalablement évaluées par le comité scientifique de l’établissement. Dans le cadre de ces tests réalisés pour des équipes internes ou externes, deux types d’événements sont explorés : ceux liés directement au DM testé et ceux qui sont en rapport avec la technique d’implantation ou opératoire. L’objectif est d’évaluer les principales complications pouvant apparaitre pour établir le rapport bénéfice/risque du dispositif médical testé. MODIFICATION : Des imageries supplémentaires (IRM, scanner et/ou angiographie) seront réalisées afin d’apporter une valeur ajoutée au protocole initial, en permettant une caractérisation plus précise des structures d’intérêt, une évaluation fine des modifications morphologiques et fonctionnelles induites par la procédure expérimentale, et la détection d’éventuelles complications. Les animaux seront transportés dans un autre établissement pour la réalisation de ces examens, dans des conditions sécurisées, sous anesthésie générale et avec un monitoring continu, afin de garantir leur sécurité et leur bien-être tout au long du transport et de la procédure.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus lors de ce projet concernent l’effiacité thérapeutique et la sécurité (éviter les effets secondaires) de dispositifs médicaux utilisables chez des patients humains principalement dans le domaine chirurgical.

Procédures

Les interventions se dérouleront sous anesthésie générale pendant la durée de l'intervention pouvant aller jusqu'à 4h maximum. MODIFICATION : Des imageries en plus des échographies seront réalisées un nombre défini de fois par animal, en fonction des objectifs expérimentaux, généralement en pré-opératoire pour obtenir une évaluation de référence et en post-opératoire pour suivre les modifications induites par la procédure. Sur une période de suivi longue durée suite à l‘implantation d’un dispositif, la position du dispositif pourra être contrôlé par imagerie de façon régulière (1à 2 fois par mois selon le dispositif sur une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois). Ces examens d'imagerie sont d'une durée approximative de 15 minutes par animal. Des prises de sang sur animal anesthésié pourront également être réalisées afin de réaliser des bilans sanguins ou de suivre des paramètres biologiques spécifiques. Le nombre maximum de prises de sang et le délai entre chaque dépendra du volume prélevé. Ainsi ce délai pourra aller de 24h pour des petits volumes de sang jusqu’à 3 semaines si un volume de sang important venait à être prélevé.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pour les animaux sont liés aux actes suivants : - Anesthésie : injection intra-musculaire (douleur transitoire au site d'injection), pose de cathéter à la veine auriculaire (douleur locale au site d'insertion du cathéter, risque d'hématome), risque d’hyperthermie maligne liée aux anesthésiques, risque de défaillance cardiorespiratoire - Pose du dispositif ou test d’un instrument/équipement/réactif/logiciel : douleur et/ou infection au site de pose/test, réaction inflammatoire locale, saignement transitoire - injections : * intra-veineuses: elles sont faites dans le cathéter limitant ainsi la douleur locale (on ne pique qu'une fois) et le risque d'hématome. * sous-cutanées ou intra-musculaire : douleur locale. * Les susbtances injectées sont toutes médicamenteuses, un des rares effets indésirables potentiels serait une réaction allergique

Devenir

L’ensemble des animaux est mis à mort en fin de projet car une autopsie doit être réalisée afin de prélever des organes et ainsi d’étudier l’effet du dispositif médical.

Remplacement

Toute évaluation d’un dispositif médical doit apporter des preuves suffisantes de son efficacité et de sa sécurité pour autoriser son utilisation sur des patients avec un taux de réussite optimal (durée d’intervention, efficacité du geste). L’étude initiale du DM sur simulateurs et modèles ex vivo permet d’en tester le concept et la faisabilité technique. Elle doit être souvent complétée par des études de compatibilité, d’efficacité et de sécurité qui nécessitent une phase d’expérimentation sur organisme entier vivant. Les procédures innovantes sont ainsi reproduites dans des conditions proches de la clinique, précliniques, qui incluent également les situations parfois difficiles liées aux voies d’abord, repères anatomiques, complications. Il n’existe pas de modèle ex-vivo ou d’autres possibilités de remplacement suffisantes pour valider intégralement l’efficacité et la sécurité de certains DM avant leur utilisation chez l’Homme, en particulier dans les contextes d’indications chirurgicales effectuées par des approches mini-invasives innovantes. A un stade de développement avancé, il devient nécessaire d’intervenir sur organisme entier vivant pour reproduire des situations cliniques, parfois complexes, de façon réaliste, en prenant en compte les complications éventuelles (voies d’abord, repères anatomiques, hémorragie, nécrose, viabilité des organes, compatibilité…). Les résultats des expérimentations animales permettront de rejeter des DM /procédures inefficaces et/ou dangereux en conditions « réelles », d’élaborer de manière optimale les protocoles de recherche cliniques en cas de résultats positifs et, à terme, de valider de nouveaux DM/ procédures cliniques innovantes utilisables chez les patients humains.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’envisager une application chez l’Homme. Les interventions sont réalisées par des chirurgiens experts, ce qui limite le nombre d’animaux nécessaires en optimisant le taux de succès. Chaque DM sera testé préalablement sur un faible effectif d’animaux (2 à 6) avant d’engager une étude plus complète après avis d’experts et d’éventuelles améliorations du dispositif et/ou de la procédure. 380 porcs sont prévus. Ceci est une estimation a priori pour tester une trentaine de DM innovants sur la durée de ce projet. Le nombre requis précisément dépendra des caractéristiques de chaque DM, de son caractère innovant, de la complexité de la procédure, de l’expérience du chirurgien et des risques estimés. Nous ne faisons pas de tests statistiques car il s’agit de preuves de concept sur un très faible nombre d’animaux. Les usages sur le marché du DM et notre expérience montrent que 6 porcs sont généralement nécessaires pour les études de faisabilité et preuves de concept (principalement sans réveil, mais pouvant parfois être réalisées en survie sur un faible effectif), puis en moyenne 10 pour l’évaluation préclinique (sans réveil ou en survie). Nous estimons que sur les 30 DM testés en faisabilité, 70% pourraient passer en phase d’évaluation préclinique : les procédures seront d’abord soumises à un expert pour validation, puis réalisées étape par étape avec évaluations intermédiaires et propositions d’amélioration.

Raffinement

Le protocole prévoit des procédures mini-invasives réalisées sous anesthésie générale. Dans les études de faisabilité, de nombreux DM peuvent être évalués sans nécessité de réveiller l’animal en fin d’expérimentation. Dans les études de compatibilité, d’efficacité et de sécurité du DM, les animaux seront réveillés après l’intervention et seront soumis à un suivi clinique quotidien par du personnel qualifié, sous couverture antalgique dès que nécessaire, et hébergés dans un environnement contrôlé (température, hygrométrie) et enrichi : Les porcs sont des animaux sociaux, propres, avec un instinct de fouissement et d’exploration des matériaux. L’enrichissement apporté pour favoriser leurs comportements naturels comprend une stabulation en groupe social lorsque possible, la mise à disposition de jouets à mâchouiller, à manipuler (balles, jouets, chainettes...), l’accès à des zones de repos distinctes des zones de défécation. L’environnement sonore en animalerie est aussi apaisé par la diffusion de musique. Toute altération de leur état général sera reportée au vétérinaire et au responsable de l’intervention médicale qui mettront en œuvre des traitements adaptés. Des critères d’arrêt anticipé en cas de survenue de complications sont définis et validés par la structure en charge du bien-être animal. Toutes les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec monitoring et gestion de la douleur. Une surveillance rapprochée des animaux permettra d’adapter le traitement à leur état clinique sur avis vétérinaire. Les modalités d’hébergement (paramètres environnementaux, alimentation, enrichissement, socialisation) sont contrôlées quotidiennement par des animaliers habilités. Si certains animaux présentaient des signes de souffrance ou de mal-être avant la fin de la période de survie, ils seraient euthanasiés et les données exploitables collectées. Le protocole sera alors revu avec les experts et affiné avant de recommencer une nouvelle série d’animaux. La SBEA (Structure du Bien-Etre Animal) est associée aux décisions relevant du bien-être des animaux en cours d’étude. A la fin du protocole, une étude rétrospective sera réalisée afin d’améliorer de façon continue nos protocoles et nos modèles. MODIFICATION: Les animaux seront transportés anesthésiés vers le deuxième établissement, avec monitoring des paramètres vitaux et maintien de la température à l’aide de couvertures de survie, assurant sécurité et confort.

Choix des espèces

Le Porc est un modèle de choix de par sa taille et son anatomie comparables à l’Homme, il permet l’utilisation d’instruments et équipements de chirurgie, endoscopie notamment, conçus pour l’Homme, et ainsi de reproduire de façon pertinente les procédures en clinique. Notre laboratoire dispose d’une forte expertise sur ce modèle avec de nombreuses données scientifiques disponibles (anatomie, chirurgie…). Des porcs, jeunes adultes entre 25 et 60 Kg, seront utilisés. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’Homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient. Dans certains cas, en particulier pour les survies supérieures à 3 mois, le modèle « miniporc » (15-30 kg) pourra être retenu pour ses caractéristiques de croissance plus faible. Ce modèle de cochon « miniature » permet en effet de suivre sur du long terme un dispositif in situ sans qu’il soit trop impacté par la croissance rapide de certains organes (le porc charcutier « standard » peut prendre jusqu’à 800g par jour). Pour les porcs charcutiers, la durée de survie maximale a été fixée à 6 mois afin de limiter les contraintes zootechniques liées à la manipulation d’animaux pouvant dépasser les 100kg.