Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.


NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées :

  • 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
  • 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
182 contenus
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Autres carnivores : 25
Souffrances
 -
 25
 -
 -
Devenir
 -
 -
 25
 -

Objectifs

Taenia crassiceps est un parasite intestinal contaminant des rongeurs (au stade larvaire) et des carnivores comme les renards (Vulpes Vulpes) (au stade adulte sous forme de vers produisant des œufs). Ce projet vise à induire pour la première fois une infection expérimentale par Taenia crassiceps chez des renards captifs et de déterminer combien de jours après l’inoculation les œufs parasitaires et l’ADN parasitaire sont détectables. Le développement des méthodes moléculaires a permis de grandement améliorer la capacité de détection de l’infestation via l’ADN parasitaire fécal (copro-ADN) y compris en l’absence d’œufs car l’ADN parasitaire peut également provenir de la desquamation ou de la lyse de vers dans l’intestin. L’utilisation en routine d’une approche moléculaire à partir de copro-ADN permettrait d’augmenter grandement la sensibilité du diagnostic d’infection par des Taenia chez les carnivores sauvages et domestiques, de réaliser des études épidémiologiques plus robustes et d’évaluer le risque d’infection pour les populations humaines et domestiques exposées. De plus, l’analyse des réponses sanguines (cellulaire et serologique) au cours de l’infection permettra de mieux comprendre les paramètres immunitaires clefs pour l’implantation des vers de Taenia et leur maturation dans l’intestin des renards. A terme, ces connaissances permettront d’appréhender des méthodes de lutte éventuelles et de standardiser le modèle infectieux chez les renards captifs.

Bénéfices attendus

Ce projet validera la possibilité d’infestation expérimentale de renards roux par Taenia sp. et permettra de mesurer la durée de période prépatente pour T. crassiceps chez le renard. Les échantillons obtenus de fèces de renards contenant des œufs du parasite ainsi que de copro-ADN parasitaire permettront de valider la meilleure sensibilité de l’approche par détection de copro-ADN en comparaison avec les techniques coprologiques classiques d’observation des œufs.

Procédures

Les prélèvements de fèces seront réalisés par collecte sous les cages sans manipulation d’animaux. La distribution des larves et des comprimés d’antiparasitaires sera réalisée dans une gamelle contenant aussi des aliments aimés par les animaux. Les animaux seront anesthésiés par inhalation d’un gaz anesthésique pour les prélèvements de sang (un maximum de 10 fois sur la durée de chaque étude à intervalle de 3-4 jours minimum et chaque procédure dure environ 10min ; 5 min de mise en place du masque délivrant le gaz et 5 min de prise de sang).

Impact sur les animaux

Aucune nuisance n’est attendue dans ce projet. Les renards seront dans des cages habituelles. L’infestation intestinale par un taenia ne cause normalement pas de symptômes chez les carnivores, hormis lors de très fortes infestations (correspondant à plus d’une cinquantaine de vers) pouvant induire une diahrrée. Dans cette étude, il est prévu d’administrer un maximum de 20 vers/renard comme lors d’une infestation classique. Toutefois, en cas de troubles digestifs trop importants (diarrhée profuse sur au moins 3 jours, ou sanguinolente, perte de poids inhabituelle ou signes de douleur abdominale), l’animal sera vermifugé pour mettre fin à l’infestation et traité par un vétérinaire pour soulager les symptômes.

Devenir

Chaque renard traité à l’antiparasitaire pourra être réutilisé pour d’autre procédures légères si aucun effet d’accumulation n’est détecté.

Remplacement

Il n’est pas possible de reproduire in-vitro la maturation et la production d’œufs par des vers de Taenia dans des conditions identiques à celles de l’intestin de renard, et d’induire des réponses immunitaires. L’utilisation de renards reste donc indispensable pour ce projet.

Réduction

Aucune comparaison statistique n’est attendue et les résultats seront purement descriptifs. Etant donnée la longue durée d’infection et la disponibilité d’hébergement permettant de récolter les fèces dans un plateau sous les cages, un maximum de 5 inoculations (5 renards) sera réalisé par an.Dans ce projet préliminaire, aucune comparaison statistique n’est attendue et les résultats seront purement descriptifs. A ce stade, la variabilité du niveau d’infection expérimentale par Taenia crassiceps chez des renards n’est pas connue. Par extrapolation aux réponses à un autre cestode dont le renard est hôte définitif, Echinococcus multilocularis, il est possible que seules environ 2/5 inoculations résulteront en la maturation au stade adulte des vers de Taenia. Sur cette base, un maximum de 5 inoculations seront réalisées par an sur 5 ans, afin d’obtenir au moins 2 renards infectés par an et un maximum de 25 renards naïfs sera donc utilisé. L’impact de la réutilisation des renards entre les études sera également testée la 2eme année sur 2 renards déjà utilisés la première année, et si elle ne fait pas baisser le taux d’infection par Taenia crassiceps, certains renards seront réutilisés entre études. Le nombre total de renards utilisés pourra donc être inférieur à 25.

Raffinement

Les protocoles d’inoculation seront les mêmes que ceux déjà régulièrement mise en œuvre pour un modèle expérimental similaire avec Echinococcus multilocularis autorisé chez les renards. L’inoculation et le recueil des échantillons fécaux ne nécessiteront aucune manipulation stressante pour les animaux. Des prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse un maximum de 2 fois par semaine et un maximum de 10 fois au total. Les cages d’hébergement des renards seront identiques à celles hors protocoles (4m2), et à proximité de congénères auxquels ils sont habitués. Le régime alimentaire et l’abreuvement seront fournis de façon habituelle et le projet ne nécessitera aucune période d’habituation. Le suivi quotidien des animaux sera renforcé avec des vidéos pour suivre le cas échéant des signes d’inconfort digestif, et des pesées sans manipulation dans des cages de pesées pour détecter une perte de poids inhabituelle (>25% en 1 mois). L’hébergement des renards d’élevage en cages est raffinée par les enrichissements suivants: - Zones d’observations : plateformes d’observation 1/ fixe au fond de la cage, et 2/ mobile sous laquelle les animaux peuvent aussi se cacher s’ils le souhaitent - Zones de séparation : petit tunnel par lequel l’animal doit sauter pour passer d’un côté de la cage à un autre, et se mettre à distance des observateurs - Zones de repos : cartons ouverts sur le sol des cages, boites en bois dont le fond est garni d’une litière (sous forme de matelas apprécié par les animaux) - Zones d’exploration : cartons « construits » avec des aliments cachés à l’intérieur, jeux résistants (balles en plastique, os à ronger, cordes tressées, morceaux de bois) - Zones de marquage par l’urine et les fèces de chaque animal dans sa cage : carreaux, morceaux de cartons changés moins fréquemment que d’autres.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans ce projet sont des renard roux (Vulpes vulpes) comme hôte définitif majeur de T. crassiceps. Les animaux seront adultes ou jeunes d’au moins 6 mois.

  • Protection de l’environnement
Loups de mer : 96
Souffrances
 -
 48
 48
 -
Devenir
 -
 -
 -
 96

Objectifs

Le pr?sent projet vise ? compl?ter les donn?es existantes par une approche chronique, c?est???dire une ?tude des effets d?une exposition r?p?t?e et prolong?e dans le temps, conduite dans des conditions r?alistes et ?cologiquement coh?rentes. Cette approche va simuler les rejets associ?s ? une unit? offshore de production d?hydrog?ne par ?lectrolyse d?une puissance ?lectrique install?e de 850 m?gawatts (MW). L?objectif est d??valuer les effets subl?taux, c?est???dire des effets biologiques n?entra?nant pas la mortalit? imm?diate mais pouvant alt?rer le fonctionnement de l?organisme, d?une exposition prolong?e chez des juv?niles de bar. Cette ?valuation repose sur des mesures biologiques incluant la croissance, l?osmolarit? sanguine (?quilibre hydrique et ionique), l?accumulation des substances chimiques dans les tissus (bioconcentration), le fonctionnement des branchies et du foie, ainsi que le m?tabolisme musculaire. Ces param?tres permettent de mieux comprendre les m?canismes d?impact, c?est???dire les processus biologiques par lesquels l?exposition aux rejets peut affecter la physiologie des poissons, et d?alimenter les d?marches de gestion du risque chimique en milieu marin.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d?anticiper les risques environnementaux potentiels cons?cutifs au d?ploiement d?une nouvelle technologie (production d?hydrog?ne sur des champs d??oliennes offshore) correspondant ? la volont? publique de d?carbonation des activit?s industrielles. Ces travaux vont ainsi fournir des informations cruciales sur la sensibilit? d?une esp?ce de poisson mod?le ? la principale pression environnementale li?e au d?ploiement de cette technologie. Plus globalement, les r?sultats obtenus dans cette ?tude serviront ? caract?riser l?impact environnemental du rejet li? ? cette production d?hydrog?ne via une analyse du risque chimique selon la m?thodologie d?crite dans la directive REACH. Cette ?tude servira de base ? la r?flexion des s?quences ERC (Eviter, r?duire, Compenser) pr?alable ? toute ?tude d?impact environnementale d?une activit? industrielle.

Procédures

96 poissons seront utilis?s dans ce projet. Ils seront divis?s en 4 lots de 24 poissons chacun : 2 lots t?moins et 2 lots expos?s ? une augmentation de la temp?rature, une augmentation de la salinit? et des agents chimiques pendant 30 jours selon un sc?nario r?aliste de d?versement d'eau de production dans le milieu marin. Aux temps J0, J10, J20 et J30, 6 poissons par bassin seront sortis du bac exp?rimental ? l?aide d?une ?puisette. Ils seront ensuite s?dat?s puis un pr?l?vement sanguin sera r?alis?. Ensuite les poissons seront anesth?si?s puis mis ? mort.

Impact sur les animaux

Les effets ind?sirables attendus sont : (1) Le stress li? aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques) et dont les effets ind?sirables attendus sont de gravit?s mod?r?es, au regard de la faible amplitude de variation de ces param?tres et des variations r?alis?es sur 1 heure. Cette hypoth?se repose sur les r?sultats de deux DAP ant?rieures au cours desquelles aucune mortalit? n?a ?t? observ?e jusqu?? un doublement de la salinit? de l?eau de mer (soit 70 g/L), une augmentation de temp?rature de 10?C ou une exposition ? des doses de produits chimiques identiques ? celles utilis?es dans ce projet. (2)Le stress li? au transport et au pr?l?vement sanguin. A chaque temps de pr?l?vement, les poissons seront transport?s du bac exp?rimental jusqu?au bain de s?dation ? l?aide d?une ?puisette et suivi d?une prise de sang. Ce transport peut induire un stress de faible intensit?, limit? dans le temps (environ 1 minute). Ce stress est consid?r? comme l?ger et transitoire. Le stress li? ? la prise de sang r?alis?e sous s?dation est consid?r? comme mod?r?. Concernant les nuisances li?es aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques), les effets ind?sirables attendus sont de gravit? mod?r?e. Ces effets peuvent inclure une augmentation de l?activit? m?tabolique, li?e principalement aux efforts n?cessaires pour maintenir l??quilibre hydrique et salin de l?organisme.

Devenir

Les animaux seront mis ? mort ? l'issue de la proc?dure. Les analyses r?alis?es sur les tissus permettront de mieux comprendre les effets des rejets d'eau de production dans le milieu marin.

Remplacement

Des essais de toxicit? aigu? ont ?t? r?alis?s en amont sur des juv?niles de bar, ? l??chelle de l?individu et des tissus. Ces analyses ont permis d?identifier des seuils de toxicit? pour les substances pr?sentes dans les rejets simul?s, ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces donn?es ont orient? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre, mais ne permettent pas d??valuer les effets int?gr?s d?une exposition prolong?e dans un sc?nario environnemental r?aliste. L?exp?rimentation propos?e vise ? compl?ter ces r?sultats par une approche chronique, en conditions simulant les rejets d?une unit? offshore d??lectrolyse visant ? caract?riser les effets subl?taux d?une exposition chronique dans un contexte environnemental r?aliste. ? ce jour, aucune donn?e bibliographique ne permet de d?crire les effets de ce type de rejet sur les poissons marins, alors que ces rejets peuvent impacter l?ensemble des positions dans la chaine alimentaire.

Réduction

Le protocole a ?t? con?u pour limiter au strict n?cessaire le nombre d?animaux tout en garantissant la robustesse des r?sultats. Les mesures biologiques sont regroup?es sur les m?mes individus (croissance, pr?l?vement sanguin, organes), permettant une exploitation multi-param?trique sans multiplier les pr?l?vements. Les travaux pr?c?dents men?s en toxicit? aigu? sur le bar ont permis d?identifier des seuils de toxicit? ? l??chelle de l?individu ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces r?sultats ont guid? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre dans le pr?sent protocole, permettant de cibler les conditions d?exposition les plus pertinentes. Cette approche garantit une coh?rence ?cologique et une pertinence pr?dictive, tout en r?duisant le nombre d?animaux n?cessaires. Le protocole d?exposition chronique propos? ici s?appuie sur ces donn?es pour ?viter les conditions extr?mes ou non informatives, et se concentre sur un sc?nario r?aliste de rejet en milieu marin.

Raffinement

Les bacs ont ?t? con?us pour assurer un ?quilibre entre le bien-?tre des animaux et les contraintes exp?rimentales. Les volumes permettent une nage libre et le maintien du comportement de banc, essentiel pour le confort des juv?niles de bars. Les modifications des param?tres physico-chimiques dans la condition expos?e sont mod?r?es et transitoires. Elles sont bas?es sur un sc?nario r?aliste de rejet en mer et ne g?n?rent pas de contraintes physiologiques extr?mes pour les poissons. Le suivi des animaux se fait selon des crit?res de suivi stricts et sp?cifiques du projet.

Choix des espèces

Le bar est une esp?ce de poisson mod?le en ?cophysiologie et en ?cotoxicologie. De plus, cette esp?ce d?mersale, c?est ? dire un poisson vivant principalement ? proximit? du fond marin, est repr?sentative des eaux marines europ?ennes, lieu potentiel de zones de productions d?hydrog?ne offshore. Enfin, gr?ce ? la maitrise de son cycle de vie, le bar est une esp?ce importante en pisciculture et permet ? la recherche exp?rimentale de disposer d?individus issus d??levage ? tous les stades de son cycle de vie. L?utilisation de juv?niles est courante en ?cotoxicologie en raison de leur sensibilit? accrue aux variations de param?tres environnementaux, notamment la salinit?, la temp?rature et la pr?sence de substances chimiques. La dur?e d?exposition pr?vue (un mois) permet d??valuer non seulement les alt?rations subl?tales ? un niveau int?gratif telle que la croissance, mais aussi ? des niveaux d?organisations cellulaire ou subcellulaire telles que des perturbations m?taboliques ou osmor?gulatrices, c?est???dire des difficult?s ? maintenir l??quilibre en eau et en ions.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 16
Bovins : 16
Souffrances
 -
 -
 32
 -
Devenir
 -
 16
 16
 -

Objectifs

Pour préserver l’efficacité des antibiotiques « récents » en médecine humaine, il est recommandé d'utiliser des antibiotiques « anciens » en médecine vétérinaire. Ces antibiotiques « anciens » sont déjà utilisés chez les ruminants mais du fait de l'ancienneté des autorisations de mise sur le marché de ces antibiotiques, une révision et une optimisation des modalités de traitement (doses, voies d'administration, intervalles de traitement) sont nécessaires pour garantir l'efficacité des molécules pour traiter les infections chez les ruminants. Les objectifs de ce projet seront donc de (1) déterminer le devenir de certains antibiotiques « anciens » dans l’organisme d'agneaux et de veaux selon plusieurs modalités d'administration, (2) prédire par des modèles mathématiques l'efficacité ou non des différents traitements antibiotiques contre des bactéries rencontrées fréquemment chez ces espèces, et (3), dans l'éventualité d'une inadéquation des protocoles de traitements actuels, proposer par des modèles mathématiques des doses et intervalles d'administration permettant une lutte efficace contre les bactéries les plus fréquemment responsables d’infection chez les ovins et les bovins.

Bénéfices attendus

Les applications attendues sont (1) une utilisation plus efficace des tétracyclines largement utilisées chez les ovins et les bovins, afin de préserver leur efficacité plus longtemps pour l'animal comme pour l'Homme et ainsi éviter au maximum d'utiliser les antibiotiques de seconde et de troisième génération; (2) la réduction de l’utilisation des antibiotiques « récents » en médecine vétérinaire ce qui permettra de les préserver pour la médecine humaine.

Procédures

Il y aura 2 phases expérimentales pour chaque animal comportant 15 prises de sang au maximum et une administration d'antibiotique. L'administration durera de 2 min à 5 min environ. La durée des prises de sang sera de 30 secondes au maximum (contention comprise).

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins nécessaires à l’obtention de plasma seront réalisés de manière répétée et peuvent entrainer un stress qui sera diminué au maximum notamment en utilisant le renforcement positif. En ce qui concerne les effets indésirables attendus, aux doses utilisées dans notre étude, leur survenue sera peu probable mais ils ne peuvent pas être exclus. Les animaux seront alors observés plus particulièrement dans l’heure suivant les administrations, en plus des deux suivis quotidiens.

Devenir

Les agneaux pourront être conservés au sein de laboratoire et rejoindront le cheptel de TP. Les veaux ne pourront pas être conservés au laboratoire et rejoindront le circuit de consommation humaine après respect du temps d'attente pour viande et abats, les antibiotiques étant utilisés selon les formulations et les doses autorisées chez les bovins.

Remplacement

Pour optimiser les posologies des tétracyclines en élevage, il serait en théorie nécessaire de déterminer : - le devenir des médicaments dans l'organisme d'animaux sains, - à partir de ces données et de données sur les pathogènes ciblés, de tester sur des animaux infectés de nouveaux schémas posologiques. Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour la première partie sur animaux sains car le devenir d'un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) n'est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale...). Cependant, nous allons remplacer les optimisations de posologie suivantes sur animaux infectés par modélisation in silico à partir des données in vivo sur animaux sains et de données d'efficacité des traitements obtenues in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire pour cette étude a été déterminé à partir de données obtenues pour un des deux antibiotiques testés chez le porcelet. Il serait alors nécessaire d'utiliser 8 agneaux et 8 veaux pour tout le projet. Cependant, il n'est possible de réaliser que 2 des 4 administrations sur les mêmes animaux car il serait nécessaire de faire un trop grand nombre de prises de sang par animal. Le nombre total d'animaux sera alors de 16 agneaux et de 16 veaux.

Raffinement

Les agneaux comme les veaux seront hébergés en groupe, même lors de la réalisation des cinétiques. La stalle des veaux et la bergerie des agneaux seront équipées de brosses, de pierres à lêcher, de ballons et de balles de foin à faire rouler. Pour faciliter les administrations intramusculaires sur les veaux, ils seront habitués en amont à venir se placer d'eux-mêmes dans un cornadis et à y rester le temps de la distribution de l'aliment concentré. Pour faciliter les administrations par voie orale sur les agneaux, ils seront entrainés à boire via une seringue. Le stress des prélèvements sanguins sera diminué au maximum en utilisant le renforcement positif (récompenses alimentaires lors de la réalisation des prises de sang), mais également en habituant en amont les animaux à être contenus, à ressentir une compression de la jugulaire, à voir approcher une aiguille. Les animaux seront observés au moins deux fois par jour et une observation plus détaillée sera également réalisée dans l'heure suivant l'administration. Si le suivi clinique d'un animal révèle une intolérance ou un effet secondaire majeur, l'expérimentation sera arrêtée pour cet animal et des soins appropriés seront effectués.

Choix des espèces

Les ovins et les bovins sont les espèces cibles du projet. Agneaux et veaux sevrés car : - il est nécessaire de mener l'étude sur des animaux ruminants et non au stade pré-ruminant pour pouvoir extrapoler les données aux utilisations en élevage, - les agneaux à l'engraissement et les veaux de boucherie sont les animaux les plus traités aux antibiotiques en élevage par rapport à des animaux adultes.

  • Protection de l’environnement
Moutons : 10
Souffrances
 -
 10
 -
 -
Devenir
 -
 -
 10
 -

Objectifs

L'objectif du projet est de pouvoir proposer aux éleveurs des auxiliaires de lutte biologique, tels les acariens, comme alternative aux traitements chimiques afin de contrôler les infestations par les parasites internes et externes de leurs animaux. Ces acariens sont déjà produits en masse pour être utilisés en productions végétales et s’y avèrent efficaces dans la lutte contre les nématodes libres. Toutefois, dans un proche avenir, il ne sera pas possible de se passer complètement de ces antiparasitaires de synthèse. Or la plupart, comme les lactones macrocycliques et les pyréthrinoïdes, sont éliminés sous forme active dans les matières fécales des ruminants traités et peuvent se retrouver sur la pâture avec des conséquences dommageables pour la faune du sol. Dès lors, il est indispensable d’évaluer d’une part la concentration et la persistance de ces médicaments dans les matières fécales des animaux en fonction des conditions environnementales ainsi que l’effet de ces traitements sur le développement, l’activité et la survie de ces acariens. La connaissance de ces effets permettra de définir les conditions optimales d’utilisation des acariens prédateurs dans les parcelles, en évitant les périodes où des résidus d’antiparasitaires dans les matières fécales viendraient anéantir l’effet bénéfique souhaité. L’information recueillie dans cette étude permettra de renseigner l’effet de ces molécules antiparasitaires sur une espèce non-cible d’acarien, Macrocheles robustulus. De plus, cette nformation permettra d'une part de renseigner l'éleveur sur la façon de gérer l'utilisation d'antiparasitaires, d'autre part de le sensibiliser à des méthodes alternatives afin qu'il utilise de moins en moins des antiparasitaires chimiques dans son élevage.

Bénéfices attendus

Alors que les enjeux de préservation de la biodiversité dans les socio-écosystèmes agricoles sont de plus en plus considérés au jour de la transition agroécologique, cette étude doit permettre de diminuer significativement l’utilisation d’antiparasitaires et donc l’impact négatif des traitements chimiques sur l’environnement.

Procédures

Pour le traitement parasitaire, la posologie médicamenteuse administrée sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), aussi l'animal sera pesé afin qu'il reçoive la dose adéquate. Chaque animal (à l'exception de 2 agnelles qui n'auront pas de traitement car leurs fèces serviront de contrôles négatifs) sera traité qu'une seule fois (J0) : éprinomectine (injection intra musculaire), moxidectine (administration orale), deltaméthrine (application cutanée) et ivermectine (administration orale). L'administration des médicaments sera faite par le vétérinaire. Pour le prélèvement rectal (16 au total/animal : T0, T1=12h, T2=24h, T3=36h, T4=2jours, T5=3J, T6=4J, T7=5J, T8=6J, T9=7J, T10=10J, T15=15J, T20=20J et T30=30J puis à 1,5 et 2 mois): les prélèvements individuels de fèces (50 grammes par animal) seront réalisés sur tous les animaux par le personnel compétent ( toujours la même personne); le sujet ne sera jamais isolé de ses congénères et la contention sera d'1 minute maximum; si l'animal est sans matière fécale, il n'y aura pas de prélèvement sur celui-ci.

Impact sur les animaux

La posologie médicamenteuse administrée, une seule fois aux agnelles, sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) des spécialités pharmaceutiques ici nommées , éprinomectine, moxidectine, deltaméthrine et ivermectine. L'animal sera pesé pour recevoir une dose appropriée. Dans ce contexte, il est mentionné comme effets indésirables : *Pour l’éprinomectine : Des gonflements légers à modérés au niveau du site d'injection sont très fréquents. En règle générale, le gonflement disparaît dans les 16 à 18 jours. *Pour la moxidectine : Aucun symptôme n'a été observé en dessous de 5 fois la dose recommandée. Ces symptômes se manifestent par une salivation transitoire, une dépression, une somnolence et une ataxie 8 à 12 heures après le traitement. Aucun traitement particulier n'est généralement nécessaire et la récupération est généralement complète en 24 à 48 heures. Il n'existe pas d'antidote spécifique. *Pour la deltaméthrine : rien de signalé pour les ovins. *Pour l’ivermectine : par voie orale, rien de signalé. Ensuite, la seule manipulation faite sur les animaux est le prélèvement de fèces qui est un geste noté indolore en médecine humaine. Néanmoins, s'il s'avérait qu'un animal présente un problème, il sera immédiatement examiné par le vétérinaire et si nécessaire écarté du projet.

Devenir

Les animaux étant en bonne santé et état, ils seront gardés en bergerie pour être réutilisés ultérieurement après validation par le vétérinaire.

Remplacement

L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. Il n'y a pas moyen de reproduire in vitro cet essai où le métabolisme du ruminant est impliqué dans le process de transformation de la molécule lors de son passage dans l'animal.

Réduction

Nous aurons 5 Lots de 2 Agnelles. nous avons deux animaux par lot au cas où un soit vide, c'est à dire n'aurait pas de matière fécale, au moment du prélèvement. Nous n'avons pas besoin de plus d'animaux par lots car les observations de l'étude ne portent pas sur les animaux mais sur le dosage des molécules émises dans les fèces. Nonobstant les variabilités inter-individuelles de l'excrétion fécale des molécules testées, celles-ci ne sont pas suffisament significatives pour impacter l'objectif de l'étude.

Raffinement

Les 10 agnelles seront hébergées ensemble sur une litière paillée de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Des brosses et des pierres à sel seront mis à disposition des animaux. Après chaque manipulation du granulé sera distribué.

Choix des espèces

L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. L’âge des animaux n’a pas d’influence sur nos objectifs.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 240
Souffrances
 -
 -
 240
 -
Devenir
 -
 240
 -
 -

Objectifs

L’étude vise à acquérir des connaissances sur le comportement de deux espèces de poisson migrateurs menacés, la grande alose et la lamproie marine. Ces espèces vivent en milieu marin et remontent se reproduire dans les fleuves. Il s’agira d’évaluer les remontées des individus dans un grand fleuve et le franchissement d’un secteur récemment restauré, en utilisant une technologie de suivi à distance (télémétrie acoustique). Des émetteurs seront implantés dans les poissons avant leur reproduction, de manière à les localiser ensuite à l’aide de récepteurs répartis dans l’aire d’étude pour mieux comprendre leur comportement, les entraves potentielles à la migration et les taux de prédation par le silure. Il s’agit d’une étude réglementaire, fixé par arrêté inter-préfectoral.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer les connaissances sur le comportement de la grande alose et de la lamproie marine pendant leur migration de reproduction dans un grand fleuve, et de comparer les résultats à une étude antérieure réalisée avant des travaux de restauration du fleuve, afin d'améliorer ensuite la gestion et la conservation de ces espèces.

Procédures

Les aloses capturées seront anesthésiées puis marquées par implantation gastrique d'émetteur acoustique (100 individus), et feront l’objet de prélèvements d’écailles et de nageoire. Les lamproies marines (130 individus) et les silures (10 individus) seront anesthésiés puis marqués par implantation chirurgicale d'émetteur acoustique. La manipulation n’excédera pas 3 minutes.

Impact sur les animaux

La capture, le transport, la stabulation, le marquage ainsi que les prélèvements d’écailles et de nageoires sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux. Le marquage gastrique ou chirurgical génère un stress supplémentaire lors de la préhension, l’anesthésie et l’incision, et un risque de douleur post-implantation.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement dans le milieu naturel.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. Nous attendons des données sur la propension des individus à se déplacer et poursuivre leur migration jusqu’aux zones de reproduction accessibles. Il est donc nécessaire d'avoir recours à des animaux sauvages pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le projet est prévu en principe sur une durée de deux années, mais sera reconductible l’année suivante (3 ans au total) en cas de difficultés de capture. Il prévoit le marquage de 100 aloses, 130 lamproies et 10 silures, ce qui est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire les comportements. Cet effectif tient compte d’un taux de mortalité post-opératoire assez faible (jusqu’à 3% généralement), de la prédation potentielle, et de la capture par la pêche. Grâce au réseau de récepteurs déployés, les détections des individus marqués seront a priori importantes, d’où une limitation à un maximum de 240 poissons. Cet objectif apparaît comme une cible réaliste au vu des effectifs en migration sur le fleuve étudié. Des analyses descriptives seront réalisées (taux de redétection, distances de déplacement, vitesses de déplacement, …).

Raffinement

Le protocole a été pensé pour tenir compte de la sensibilité des espèces migratrices, en particulier l’alose, aux opérations de capture-biométrie-marquage. Toutes les étapes des procédures jusqu’au réveil seront réalisées précisément sur le même site, soit directement sur le bateau, soit à proximité du fleuve. Pour les aloses et les silures, l’utilisation d’un brancard pour l’anesthésie permet de réduire le stress. Le marquage des aloses est réalisé directement dans le brancard. Le marquage des lamproies et silures sera réalisé dans un bac avec recirculation, pour maintenir l’oxygénation des branchies. Les poissons seront régulièrement observés et la qualité de l’eau surveillée. Les méthodes de marquage tiennent compte des spécificités et de la sensibilité des espèces et ont déjà été expérimentées et validées lors d’études précédentes. Des mesures sont prises pour réduire les effets délétères sur la survie (stress, souffrance, infection) et le comportement des animaux, en utilisant des points limites adaptés. Le ratio entre le poids des émetteurs implantés et celui des poissons sera largement inférieur à la limite préconisée pour les marquages d’animaux. Enfin, la phase de réveil se déroule soit directement dans le fleuve soit dans des bacs de grand volume alimentés par l’eau du fleuve. Dès reprise de la nage, les individus seront relâchés.

Choix des espèces

Les espèces cibles sont la grande alose et la lamproie marine. Ces deux espèces migratrices peuvent être considérées comme des indicateurs de la bonne connectivité des fleuves. Le projet porte plus spécifiquement sur la phase de migration de reproduction des 2 espèces, afin d’évaluer l’effet de travaux de restauration d’un grand fleuve sur cette étape majeure du cycle de vie des deux espèces. Le silure glane est la troisième espèce étudiée, en tant que prédateur des espèces migratrices. Les poissons seront marqués au stade adulte reproducteur, juste avant la reproduction (février-avril pour la lamproie marine, début mai pour la grande alose).

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5700
Autres poissons : 2300
Souffrances
 -
 -
 8000
 -
Devenir
 -
 8000
 -
 -

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent les cours d’eau. Des suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …). La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces concernées sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille et les aloses. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au règlement européen (n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être relâchés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâcher est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture, la manipulation pour les mesures biométriques, les prélèvements et le marquage peuvent générer un stress ponctuel des poissons et peut provoquer dans de très rares cas des mortalités. Il est de l’intérêt même des observateurs scientifiques de minimiser les perturbations induites sur les animaux d’étude dans un contexte de compréhension de processus naturels à l’œuvre.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur de vie d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale (suivant que l’on considère l’effectif total ou celui d’un stade particulier) dans nos protocoles.

Raffinement

Des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisées pour transférer les individus d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant). Le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins bien oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur réveil post-manipulation terminé. Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure. Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume étant de 12 et 4 m3 Elles sont relevées tous les jours, entre 1 et 3 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons sortent le moins possible de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâcher.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent. Les animaux sont observés aux stades juvéniles et adultes. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement des populations et d'évaluer la capacité des espèces à faire face à des environnements changeants.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1000
Rats : 1000
Autres rongeurs : 1000
Souffrances
 -
 300
 1500
 1200
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Objectifs

Le présent projet a pour objectif d’évaluer, dans des conditions expérimentales contrôlées, l’efficacité, la palatabilité et la sécurité environnementale de différents appâts rodenticides, en vue d’optimiser leur formulation et d’améliorer la performance des substances actives incorporées. L’enjeu principal est de concevoir des appâts capables de maximiser l’ingestion par les rongeurs cibles tout en minimisant les risques de contamination secondaire et d’impact sur les organismes non ciblés. Les travaux porteront sur la sélection et la caractérisation de matrices porteuses (grains, pâtes, blocs, gels, mousses, etc.) présentant une appétence élevée et une attractivité suffisante pour surmonter la néophobie naturelle des rongeurs. Ces formulations viseront à assurer une consommation rapide et complète, sans rejet ni dispersion de la matière active dans l’environnement (matières fécales, eau ou sol). Une attention particulière sera portée à la cinétique d’action : l’effet toxique devra demeurer différé et asymptomatique durant la phase d’exposition, afin d’éviter tout phénomène d’aversion conditionnée, mais induire une mortalité rapide dès l’apparition des premiers signes cliniques. Les appâts seront conçus pour offrir une stabilité physico-chimique élevée et une résistance accrue aux conditions environnementales extrêmes (humidité, chaleur, gel), garantissant une efficacité constante sur une période minimale de deux ans. Les données obtenues contribueront à démontrer l’efficacité de ces appâts sur les principales espèces cibles (Rattus norvegicus, Rattus rattus, Mus musculus), conformément aux exigences du guide de l’ECHA “Guidance on the Biocidal Products Regulation – Volume II: Efficacy – Assessment and Evaluation”, et à constituer les dossiers techniques nécessaires à leur homologation. Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche intégrée visant le développement de rodenticides de nouvelle génération, plus sélectifs, plus écocompatibles et répondant aux exigences actuelles de durabilité et de protection de l’environnement.

Bénéfices attendus

Chaque année, les rongeurs causent des pertes considérables dans les cultures céréalières, estimées à environ 10 % de la production mondiale, par consommation directe ou dégradation des récoltes liée à leurs excrétas. Au‑delà des pertes agricoles, les rongeurs représentent un réservoir de plus de 60 zoonoses, responsables de milliers de décès chaque année dans le monde. Le contrôle de leur prolifération constitue donc un enjeu majeur de santé publique. En Europe, ce contrôle repose actuellement sur des appâts contenant des molécules rodenticides. Cependant, les rongeurs étant des animaux néophobes, ces appâts doivent être hautement appétents, surtout lorsqu’ils sont utilisés dans des environnements où la concurrence alimentaire est forte. Avant leur mise sur le marché, ces appâts doivent être homologués par les autorités compétentes, et les dossiers d’homologation exigent des données d’efficacité en laboratoire sur les espèces ciblées. Le projet permettra de : -Produire les données expérimentales nécessaires pour l’homologation des appâts rodenticides, conformément aux exigences européennes. -Acquérir des connaissances essentielles sur la formulation des appâts, notamment la composition optimale permettant de contourner la néophobie des rongeurs et d’améliorer leur appétence. -Éviter la mise sur le marché d’appâts inefficaces ou peu appétents, garantissant des formulations véritablement opérationnelles sur le terrain. -Faciliter une lutte ciblée et efficace contre les rongeurs commensaux, réduisant à la fois les dégâts aux infrastructures et les risques sanitaires pour les populations humaines et animales. -Soutenir des stratégies de lutte plus responsables, en offrant aux acteurs industriels et aux collectivités des outils fiables et sécurisés pour la gestion des populations de rongeurs.

Procédures

aucune intervention

Impact sur les animaux

Les manipulations par l'experimentateur peut induire un stress. La capture en terrarium peut induire un stress. L'isolement peut induire un stress

Devenir

les animaux exposés à des appâts rodenticides survivants au terme de la procédure seront euthanasiés Les animaux exposés à des appâts placebo ne contenant pas de substances actives pourront être réutilisés (tous) ou pourront être libérés dans leurs enclos extérieurs d'origine (rats noirs et rats bruns à phénotype sauvage)

Remplacement

Il n’est pas actuellement possible de substituer l’utilisation d’animaux pour évaluer l'efficacité et l'appétence d'appats rodenticides; les appâts avant commercialisation doivent être testés chez les espèces cibles pour démontrer qu'ils sont suffisamment appétents en raison de la néophobie des rongeurs et qu'ils sont suffisamment efficaces (>90% d'efficacité) afin d'éviter d'appliquer des produits biocides inutilement dans l'environneement. ces essais sont requis dans les dossiers d'homologation.

Réduction

le nombre d'animaux par essai a été réduit au minimum (5 mâles et 5 femelles). Des tests in vitro ont de plus été développés pour mesurer la capacité de substances anticoagulants (principales molécules actuellement utilisée comme substancee active rodenticide) à inhiber l'activité vitamine K époxyde réductase (activité cible des molécules abticoagulantes antivitamine k). Le nombre d’essais a été défini en concertation avec les partenaires industriels afin de garantir des résultats fiables tout en minimisant le recours aux animaux.

Raffinement

Les animaux sont soumis à des phases d’acclimatation adéquates afin de minimiser le stress lié à leur transfert en animalerie. Leur hébergement est conçu pour reproduire au mieux leur habitat naturel : les cages, placées dans la pénombre, comprennent des cachettes et du matériel permettant aux rongeurs de construire leur nid et d’adopter une activité normale. Même lorsqu’ils sont hébergés de manière isolée, les cages sont transparentes ou grillagées, permettant aux animaux de voir et de percevoir leurs congénères, réduisant ainsi l’isolement social. Les manipulations sont réalisées avec précaution par un personnel formé à l’élevage et à la manipulation d’animaux de faune sauvage. Des points limites ont été définis et, dès leur apparition, les animaux sont euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. Par ailleurs, le recours aux tests d’efficacité est réduit au strict minimum, privilégiant les tests d’appétence afin de limiter l’exposition des animaux aux substances actives.

Choix des espèces

LLe choix des espèces étudiées repose sur le fait qu’il s’agit des espèces cibles des appâts rodenticides. Les expérimentations doivent être réalisées sur les mêmes espèces que celles faisant l’objet du contrôle en conditions naturelles, afin de garantir la pertinence et la transposabilité des résultats. Cette approche permet de démontrer que les appâts présentent une appétence suffisante pour les espèces ciblées et qu’ils assurent une efficacité complète dans les conditions d’utilisation prévues. L’utilisation de ces espèces spécifiques est donc essentielle pour obtenir des données fiables et directement exploitables pour la mise sur le marché et l’homologation des appâts rodenticides. Par ailleurs, pour les appâts revendiqués comme efficaces chez le rat, leur efficacité doit être démontrée à la fois chez le rat brun et chez le rat noir en conditions de laboratoire, conformément aux exigences réglementaires. Les animaux doivent être utilisés à différents stades de développement. En effet les réponses en termes d’efficacité et de résidus peuvent varier en fonction du stade de développement, l’équipement métabolique évoluant en fonction de l’âge

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies des plantes
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Autres mammifères : 375
Souffrances
 -
 375
 -
 -
Devenir
 175
 200
 -
 -

Objectifs

MODIFICATION : L’objectif de ce projet est de produire des anticorps polyclonaux à usage thérapeutique. Les anticorps polyclonaux ont plusieurs cibles sur l'antigène, tandis que les anticorps monoclonaux n'en ciblent qu'une seule. Après plusieurs étapes de sélection, un anticorps monoclonal sera sélectionné parmi la masse d’anticorps polyclonaux sur la base de son potentiel thérapeutique, par example le traitement de maladies inflammatoires comme la myasthénie grave. Les anticorps polyclonaux sont obtenus par immunisations de lamas, car les anticorps du lama ont une structure très proches des anticorps humains, ce qui pourrait de fait limiter les risques de rejet thérapeutique chez l’homme et accélérer le développement pré-clinique. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors d’une stimulation spécifique. Le lama ne sera pas utilisé pour la production en masse du produit thérapeutique, mais celle-ci se fera en laboratoire. L’objectif de ce projet est donc de produire des anticorps à la demande de clients (prestation de services) à but thérapeutique dans le cadre des recherches translationnelles ou appliquées réalisées par ceux-ci. La recherche translationnelle (ou recherche de transfert) se situe entre la recherche fondamentale, dont le travail consiste à comprendre les mécanismes à l’origine du développement d’un cancer par example, et la recherche clinique (ou appliquée) qui vise à évaluer l’efficacité et thérapeutique dans des champs d’application aussi variés que: La prévention, la prophylaxie, le diagnostic ou le traitement de maladies, de mauvais états de santé ou d’autres anomalies, ou de leurs effets chez l’homme, les animaux ou les plantes. L’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques chez l’homme, les animaux ou les plantes. Le bien-être des animaux et l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques. La protection de l’environnement naturel dans l’intérêt de la santé ou du bien-être de l’homme ou de l’animal. MODIFICATION : L’objectif additionnel améliore l’affinité et augmente la réactivité croisée des anticorps candidats grâce à la réutilisation des animaux les plus réactifs pour entre une à trois immunisations supplémentaires (rappel utilisant un déterminant antigénique éprouvé ou un changement d’antigène) après un délai minimal de six mois entre chaque procédure.

Bénéfices attendus

MODIFICATION: Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez des patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques. Ils sont particulièrement petits, ce qui leur permet de pénétrer des tissus autrement impénétrables (barrière sang/cerveau) et de plus elles résistent à des environnements hautement acides ou des températures élevées. Leurs qualités se sont avérées très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre de nombreuses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Chaque immunisation a pour but d’augmenter la réponse immunitaire et d’accroitre l’affinité des anticorps générés par le lama pour obtenir une grande variété de candidats anticorps à portée thérapeutique. Plus le nombre de candidats est élevé, plus la chance d’avoir un anticorps efficace en clinique dans une maladie donnée est élevée. MODIFICATION : Les immunisations supplémentaires (au maximum 3) accroissent la probabilité d’obtenir des anticorps de plus forte affinité et/ou à réactivité croisée vers des gènes communs à différents espèces et réagissant spécifiquement entre eux. Ceci permet des programmes non cliniques plus efficaces tout en épargnant des espèces supérieures. Les comparaisons intra-individuelles réduisent la variabilité et diminuent le nombre d’animaux requis.

Procédures

MODIFICATION - Au jour 0, un prélèvement de sang non-encore immunisé est prélevé du lama (durée du geste 1 à 2 minutes), après quoi l'animal reçoit immédiatement la ou les injections d’immunisation qui prennent quelques secondes. La quantité totale injectée ne dépassera pas les 4ml. L'injection du cocktail d'antigènes et de l'adjuvant est effectuée 1x/semaine ou à des intervalles de temps plus longs (2 semaines, ou jusqu’à 4 semaines dans de rares projets pour lesquels le nombre d’injections sera alors réduit à 3), répétée généralement 6 fois, rarement jusqu’à un maximum de 8 épisodes d’injections. Un prélèvement sanguin unique (1 à 2 minutes) ou à intervalles réguliers (2-4 semaines) pendant les séquences de « vaccination » pourra permettre d’évaluer la réponse immunitaire avant la fin de la procédure. Dans un délai de 4 à 14 jours après la dernière injection d'antigène, un prélèvement de sang sera réalisé en bas du cou. La prise de sang finale dure 5 à 10 minutes pendant lesquelles l'animal sera immobilisé dans un couloir de contention à l'aide d'un licol et de sangles sous-ventrières. Tous les gestes sont réalisés sur animal vigile. MODIFICATION - Les lamas ayant produit les meilleures réactions à la première immunisation pourront être utilisés pour 1 à 3 campagnes supplémentaires maximum (après un délai de repos d’au moins six mois entre chacune d'elles), suivant un protocole similaire à la première immunisation (prélèvements décrits ci-dessus). Ceci pour créer premièrement des réactions croisées améliorant les anticorps identifiés pendant la première campagne, en se concentrant sur les parties de la protéine qui importent le plus, afin d’augmenter leur efficacité. Le deuxième but est de trouver des anticorps capables de réagir avec différentes espèces afin de développer des traitements tout en réduisant l’utilisation d’espèces supérieures, conformément au principe du bien-être animal.

Impact sur les animaux

L’utilisation d'un adjuvant lors des immunisations peut provoquer une réponse inflammatoire locale classique, accompagnée d'un gonflement. Comme pour toute vaccination, un épisode de fièvre peut survenir accompagnant cette inflammation. Les injections peuvent provoquer des douleurs aiguës transitoires (selon le produit injecté), ainsi qu’un inconfort dû à la contention légère nécessaire à la réalisation des gestes, un bras autour du cou pour quelques secondes. Même s’il peut y avoir un risque théorique de choc anaphylactique par l’utilisation d’un cocktail antigénique, il est finalement quasi nul, car les antigènes utilisés (protéines ou séquences ADN humaines) n'ont rien en commun avec le lama. Les prises de sang finales nécessitent une immobilisation plus longue, source d’un inconfort, voire d’un stress de 10 à 15 minutes, d’intensité et de durée variable selon les individus.

Devenir

Les femelles resteront en grande partie à l'élevage en tant que reproductrices, les mâles et les autres femelles seront placés chez des détenteurs qualifiés. Ceci après inspection par notre vétérinaire sanitaire en vue de leur état de santé et de leur socialisation.

Remplacement

Il est indispensable, du moins pour le moment, d’obtenir les anticorps polyclonaux en utilisant le système immunitaire d’animaux (in vivo). En effet, les techniques pour produire des anticorps à partir de librairies d’anticorps synthétisées (in vitro) ne sont pas encore au point et leur utilité est limitée à un nombre de domaines restreint (certains experts estiment qu’il faudrait au moins encore une dizaine d’années de recherches pour améliorer leurs capacités même dans ceux-ci). Elles génèrent des anticorps de moins bonne qualité car nous sommes encore loin de la complexité et de l’efficacité des anticorps obtenus via le système immunitaire des mammifères (ou même des humains dans le cas du covid), qui a évolué sur des millions d’années. De produire des anticorps à l’aide d’animaux fait usage d’une série de processus naturels améliorant, entre autres, leur capacité de se lier aux molécules de la maladie. Ceci car l’organisme animal est capable de sélectionner l’anticorps le mieux à même de se lier à une cible spécifique parmi mille milliards d’anticorps à l’aide un processus hautement complex, impossible à réaliser in vitro. Ce processus est déclenché par le démarrage de la réponse immunitaire de l’animal. La plus efficace des techniques in vitro arrive à gérer dix milliards. Étant donné que les anticorps des camélidés sont structurellement très proches des anticorps humains, il n'y aura que des modifications minimes qui seront nécessaires pour convertir les anticorps de lamas en anticorps pleinement tolérés par le système immunitaire humain. Ces qualités rendent les petits camélidés uniques. Les anticorps polyclonaux obtenus par immunisations de lamas sont la base pour les anticorps thérapeutiques sélectionnés (monoclonaux) qui seront séquencés et produits en masse en laboratoire (in vitro) sans utilisation d'animaux. Les anticorps prennent une place de plus en plus importante dans la recherche et les thérapeutiques humaines et vétérinaires, voir même agricoles. Nous avons donc besoin d’anticorps de la plus haute qualité. Naturellement les conditions dans lesquelles ces immunisations sont réalisés doivent obligatoirement se faire sous les meilleures conditions, afin d’éviter toutes souffrances inutiles aux animaux.

Réduction

MODIFICATION: En utilisant des cocktails de différents antigènes cibles, sous forme de protéine purifiée par exemple, le nombre d'animaux dans les essais est fortement réduit, tout en préservant le rendement expérimental. Nous visons une compatibilité suffisante des différentes protéines pour maximiser le nombre de cibles dans le cocktail. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors de chaque stimulation spécifique. Pour chaque expérience d’immunisation ciblée, 2 à 4 animaux maximum seront utilisés, car un individu seul pourrait produire des réactions atypiques ou non-concluantes. Le nombre d'animaux est basé sur les résultats des expériences précédentes. Des lamas non consanguins sont utilisés; donc des lamas qui sont génétiquement éloignés les uns des autres, ce qui rend leurs systèmes immunitaires plus efficaces. MODIFICATION : L’utilisation continue d’animaux présentant une forte réponse immunitaire réduit la nécessité de constituer de nouveaux groupes d'animaux naïfs pour des objectifs similaires, diminuant ainsi le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

MODIFICATION: Toutes nos installations sont conçues pour permettre aux lamas de vivre de sorte que soient respectés le mieux possible leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux sont logés en groupes sociaux stables, formés d’individus compatibles. Nous élevons des animaux de pâturage et les hébergeons sur nos 30 hectares de prairies permanentes et de bois. Dans le cours des soins de routine, nos lamas sont régulièrement manipulés. Traitements vermifuges par injections sous-cutanées et par solutions administrées oralement, tous les trois mois (Moxidectine, Praziquantel, Fenbendazol). Prises de sang pour les analyses de santé, tonte, coupe des ongles etc. La tonte annuelle étant l’intervention la plus stressante dans ce cadre, mais entièrement réalisée pour le confort des lamas, nous ne commercialisons pas la laine. Ces interventions ont comme effet collatéral d’habituer les animaux aux interventions humaines, ce qui nous permet de limiter le stress ou l’inconfort liés aux gestes d’injection ou de prélèvements sanguins répétés. Comme nos lamas sont destinés à une utilisation en tant qu’animaux de loisirs et de bât, voir de médiation animale, ils suivent également un entrainement à la longe. Nous sélectionnons nos lignées depuis plus de 30 ans selon des critères d’anatomie, de laine, de couleur, mais avant tout de caractère. Même dans ces conditions il y a toujours des individus plus sensibles que d’autres, qui auront droit à des séances d’éducation complémentaires. Nos interventions durant les procédures expérimentales prévues ne dépassent pas le cadre de ce qu’ils sont habitués à subir pour leurs soins courants et sont réalisés sur des animaux vigiles. L’impact léger de ces procédures ne donne pas lieu à prévoir des points limites, ni de traitements antalgiques. Naturellement les animaux peuvent avoir un problème de santé sans relation avec la procédure durant celle-ci, en quel cas la vétérinaire les traitera selon leurs symptômes et décidera, en consultation avec le donneur d’ordre, s’ils doivent être retirés de la procédure. Les gestes réalisés sont de nature à ne provoquer qu’un inconfort voire du stress sur les animaux les plus sensibles au contact, malgré les séances d’habituation lors des soins quotidiens. MODIFICATION : Un intervalle minimal de six mois entre deux nouvelles campagnes d’immunisation est systématiquement respecté.

Choix des espèces

Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez les patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques telles que leur taille et leur stabilité. Leur spécificité et leur sélectivité se sont avérés très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre diverses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin, c’est à dire 250ml pour les lamas de moins de 100kg et entre 250 et 400ml pour les individus plus lourds. Nos clients potentiels nous indiquent que 250ml pourraient désormais être la norme et que le maximum de 400ml sera normalement abandonné, ce qui constituerait un raffinement de la procédure.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 1125
Souffrances
 -
 -
 1125
 -
Devenir
 -
 1125
 -
 -

Objectifs

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, grâce à l’utilisation de suivis télémétriques (RFID et acoustique), le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe localisé sur un grand fleuve. Compte tenu du dimensionnement des ouvrages hydroélectriques présents sur de tels fleuves, anticiper le comportement des poissons et dimensionner des dispositifs de franchissement efficaces pour un large panel d’espèces avec différentes capacités de nages relève d’un véritable défi technique. Il s’agit ici d’analyser le comportement et de suivre le déplacement de différentes espèces de poissons sur un site comportant plusieurs voies de passage et de valider l’efficacité du dispositif de franchissement actuellement en place.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude pourront permettre d’identifier les freins éventuels à la continuité écologique sur le site étudié, et serviront de base pour les réflexions d’aménagement ou de gestion des ouvrages dans un objectif de permettre la libre circulation des poissons, voire d’orienter la conception d’ouvrages aux enjeux similaires.

Procédures

L’objectif est de procéder à l'identification individuelle de 975 poissons d’espèces de rivière (aspe, barbeau, brème, hotu) et 150 anguilles, puis de les relâcher vivants dans le milieu naturel en aval des ouvrages à étudier. L’intervention sur chaque poisson consiste en une anesthésie suivie de l’implantation de deux puces RFID. La procédure est rapide, d’une durée maximale de 5 minutes par poisson.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles pourront subir un stress au moment de la capture et de leur manipulation avant anesthésie. Il est possible que les puces d'identification insérées puissent représenter une gêne ou un inconfort pour les poissons (corps étranger). Le transport des individus marqués depuis le site de marquage vers les points de lâcher (trajet d’une demi-heure à 1h30 en cuve oxygénée) peut également constituer une phase stressante pour les poissons.

Devenir

L’objectif étant d’analyser le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, il est nécessaire que tous les animaux capturés et marqués d’émetteurs soient relâchés vivants dans le milieu naturel, en aval du système que l'on cherche à étudier.

Remplacement

L’étude vise à étudier le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, mais également leurs comportements fins au droit d’une passe à poissons. Leur comportement est intégrateur de facteurs biologiques (instinct, anatomie et physiologie), environnementaux (température de l’eau, luminosité, débit, autres individus présents dans la passe) et physiques liés au dimensionnement de l’ouvrage et de la passe à poissons elle-même (vitesses, hauteurs de chute, etc..). Les poissons sont ici au centre du questionnement ; il n’est donc pas envisageable de remplacer le modèle animal dans cette étude.

Réduction

Le rétablissement de la continuité écologique est une obligation règlementaire qui doit bénéficier à un maximum d’espèces avec des comportements et capacités de nage variés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, 5 espèces ont été retenues (aspe, barbeau, brème, hotu, anguille européenne) parmi plus d’une vingtaine migrant sur le fleuve étudié. Ces espèces ont été choisies car elles comptent parmi les plus abondantes dans le fleuve où est implanté l’ouvrage étudié, ont des capacités de nage variées et ont déjà été utilisées dans le cadres d’études similaires (comportements bien documentés). Le nombre d’individus minimum nécessaire prend en compte la complexité du site à étudier, le nombre de paramètres environnementaux pouvant influencer le déplacement des poissons ainsi que les taux de redétections des espèces cibles (entre 30 et 80% selon l’espèce). L’effectif total par espèce est réduit au maximum mais doit permettre de disposer d’un nombre d’individus suffisant s’orientant dans les différentes voies de passage du système et de vérifier la significativité des facteurs comme l’espèce, la rive de relâcher, les conditions hydrologiques pendant la migration. Ainsi, 150 aspes, 225 barbeaux, 300 brèmes et 300 hotus seront étudiés ainsi que 150 anguilles. Au total, un maximum de 1125 poissons sera étudié, réparti sur trois campagnes de marquage.

Raffinement

Capture : Les poissons seront capturés dans des passes à poissons entre les mois de mars et juillet, période propice à leur activité migratoire. Plusieurs méthodes non dommageables aux poissons ont été retenues pour leur complémentarité. Stabulation (post capture et réveil) : Les poissons utilisés dans le cadre du projet seront maintenus dans des conditions de stabulation optimales : grand volume d’eau renouvelé et provenant directement du milieu dans lequel ils ont été capturés pour garantir une bonne oxygénation et une température stable. L’anguille étant une espèce qui évite la lumière, les individus seront mis en stabulation à l’obscurité pour réduire le stress. Manipulations et marquage : Des précautions seront prises pour minimiser les risques d’infection liés aux procédures ; les opérateurs utiliseront des gants stériles et le matériel utilisé pour le marquage des poissons sera stérilisé. Seuls les poissons présentant un état sanitaire satisfaisant (non moribond, absence de malformations, sans blessure majeure) seront retenus pour l’étude. Le marquage sera réalisé sous anesthésie afin de limiter au mieux la douleur et le stress. Des points limites sont établis au préalable et régulièrement vérifiés pendant la durée de l’expérimentation. L’objectif est de retirer des procédures (avant marquage par exemple) tout individu ayant une mauvaise réaction à l’anesthésie et de s’assurer du bien-être des animaux à toutes les étapes du protocole. Dans le cas où un poisson présenterait un ou des signes cliniques sévères, celui-ci pourra être mis à mort selon un protocole défini en amont. Enfin, les poissons ne seront relâchés dans le milieu naturel qu’après réveil complet ; retour à une nage normale, absence de perte d’équilibre, rythme respiratoire normal et réactions aux stimuli extérieurs normaux (fuite). Transport : Afin de garantir de bonnes conditions de transport des poissons marqués jusqu’au site de lâcher, l’eau de transport sera alimentée en continu en oxygène.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont le barbeau fluviatile, la brème commune, l’aspe, le hotu et l’anguille européenne. Des comptages réalisés sur les passes à poissons ont montré que ces espèces totalisent plus de 94% des migrations dans le fleuve où sont implantés les ouvrages étudiés. Ces espèces présentent des comportements et capacités de nage différentes, dont le comportement de migration et le franchissement de passe à poissons a déjà été documenté ce qui permettra des comparaisons. De plus, les individus adultes (de grande taille) de barbeau et de hotus présentent des capacités de nage plutôt élevées et proches de celles de saumons atlantiques de taille moyenne, ce qui en fait de bons modèles de substitution de cette espèce migratrice rare. Ces espèces sont suffisamment abondantes pour envisager des analyses statistiques robustes. Dans le cas des espèces holobiotiques (barbeau, brème, hotu, aspe), les individus étudiés seront des adultes (de plusieurs années) en recherche active d’habitats favorables à leur reproduction. Pour l’anguille, espèce migratrice amphihaline se reproduisant en mer, le stade biologique concerné par l’étude est l’anguille jaune ; stade juvénile (plusieurs mois à années) en migration de montaison pour coloniser le bassin en recherche de zones de grossissement.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 1020
Souffrances
 -
 -
 1020
 -
Devenir
 -
 1020
 -
 -

Objectifs

L'anguille européenne est classée en danger critique d'extinction au niveau mondial. Actuellement, très peu de données existent sur les populations d'anguilles en zone littorale. Le site étudié, d'environ 200 hectares, fait l'objet d'un classement Natura 2000 pour ses habitats et sa biodiversité remarquable. Ce marais est composé de plusieurs sous-unités avec des usages et des gestions différents qui pourraient impacter la population d'anguilles en place mais aussi ses migrations. L'objectif du projet est ainsi d'estimer la population d'anguilles présente sur ce marais litoral en étudiant particulièrement 6 sous-unités du marais. Cette estimation de population sera réalisée par une méthodologie de Capture-Marquage-Recapture (CMR). Les résultats obtenus en termes de densités seront confrontés et comparés aux usages et à la gestion en place sur les 6 sous-unités afin d'en améliorer la gestion en faveur de l'anguille.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux connaitre la population d'anguilles du marais et ainsi d'améliorer la gestion en place tout en conciliant les différents usages.

Procédures

Anesthésie. Marquage intra-péritonéale par incision au scalpel. Une seule fois par poisson. La durée de la chirurgie est estimée entre 1 et 2 min maximum.

Impact sur les animaux

Nuisances induites par les mesures de taille et de poids : stress, perte de mucus, dessèchement, éblouissement. Nuisances induites par le marquage : saignement léger lors de l'incision, stress, douleur modérée de courte durée, gêne légère par la présence de la marque.

Devenir

Poissons remis en liberté dans la rivière pour pouvoir réaliser le projet

Remplacement

L'espèce, anguille, doit être étudiée dans son environnement, il n'est pas possible de remplacer l'espèce.

Réduction

Les études utilisant la méthode de Capture-Marquage-Recapture en milieu naturel mettent en évidence des taux de recapture entre 10 et 25 % selon la littérature. Il est prévu de marquer un maximum de 1020 anguilles, soit 170 par sous-unités de marais. Un taux de recapture entre 10 et 25% devrait permettre de recapturer entre 17 et 43 anguilles, soit en moyenne une trentaine d'anguilles par sous-unités de marais. Ce nombre de 30 anguilles permet d'effectuer des analyses statistiques. Il semble important de ne pas descendre trop sous ce seuil pour la robustesse des analyses. Le nombre de 1020 anguilles semble donc adapté et raisonnable.

Raffinement

Des mesures de Raffinement sont prises pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse infligées aux anguilles. Pour toutes les phases de stabulation avant et après marquage, les anguilles sont maintenues dans de l’eau bien oxygénée et dans une totale obscurité. Avant le marquage, les anguilles sont préalablement anesthésiées. Pour le marquage, le poids de la marque sera inférieur à 2% du poids du poisson afin de s’assurer qu’aucune modification comportementale ne soit susceptible d’entrainer des biais. De plus, compte-tenu de la morphologie des anguilles, il est décidé de ne pas marquer celles de moins de 200 mm. Les anguilles présentant un état sanitaire externe anormal (maigreur, blessure, ...) ne seront pas marquées. Pour le marquage, les marques et la zone de marquage sont désinfectées pour prévenir les infections. L’intervention de marquage est rapide et maitrisée, 1 à 2 minutes, permettant un retour rapide dans le bac de réveil. Lors de la remise à l'eau de l'anguille, un contrôle des températures d'eau bac de réveil/milieu récepteur est effectué afin de garantir l'absence de choc thermique. La remise à l'eau s'effectue lorsque l'anguille est totalement réveillée et à proximité d'un habitat constituant une cache préférentielle pour l'anguille. Une mise à mort par surdosage progressif d’anesthésiant pourra être justifiée par atteinte des points limites.

Choix des espèces

L'étude est ciblée sur l'anguille qui est présente naturellement sur le site d'étude, il n'est donc pas pertinent d'utiliser un autre modêle biologique. Il s'agit d'anguilles dîtes "jaunes". Ces individus sont agés de 3 ans à plus de 10 ans et présentent des tailles approximativement comprises entre 200 mm et 900 mm.

Génotypage épinoche

(NTS-FR-849820v1 – 18/03/2026)
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Autres poissons : 1200
Souffrances
 -
 1200
 -
 -
Devenir
 -
 -
 1200
 -

Objectifs

La nécessité de génotyper les individus est liée au fait que les épinoches doivent être séparées selon le sexe pour diminuer le risque d'aggressivité pendant les encagements en période de reproduction. D’un point de vue pratique une dizaine de sites par an seront étudiés au printemps ce qui correspond à 1200 poissons pour la totalité de l’étude.

Bénéfices attendus

Ce projet de prélèvement de tissus pour génotypage permet une sélection des animaux d'intérêt. Les bénéfices à court terme concernant les épinoches, sont de réduire les risques de compétition lors des encagements qui seront prévus par la suite au printemps en séparant les mâles des femelles. Sur le long terme, les animaux pourront ensuite être utilisés dans d'autres projets avec un sexe-ratio adapté afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au strict minimum.

Procédures

Pour le génotypage, les épinoches seront anesthésiées par balnéation. L'inconscience est vérifiée par l'arrêt de la nage, la perte d'équilibre et l'absence de réaction au stimuli avant petit prélèvement de la pointe de la troisième épine dorsale. A la suite du génotypage, les individus sont maintenus en bassin extérieur pendant un minimum de 5 jours afin de vérifier qu'il n'y ai pas d'effet sur l'organisme (développemennt bactérien, lésions externes visibles, comportement de nage anormal, perte d’équilibre ou respiration anormale), les poissons concernés seront immédiatement mis à mort afin d’éviter toute souffrance inutile.

Impact sur les animaux

Un stress léger de courte durée peut être engendré lors de l'anesthésie (5 minutes) puis une sortie de l'eau pour prélèvement d'1mm d'épine dorsale (30 secondes). A la suite du génotypage, certains individus peuvent développer dans les 5 jours des symptômes secondaires du fait du prélèvement, du stress ou de la manipulation.

Devenir

Les individus géntotypés seront maintenus avec des animaux du même sexe en bassin extérieur pour des analyses futures d'encagement de terrain.

Remplacement

Des méthodes de sexage par morphométrie existent, permettant de différentier les animaux à partir d'une photo de leur tête et de la mesure numérique de distances morphologiques. Cependant ce modèle discriminant n'est plus utilisable à l'heure actuelle pour nos animaux et nécessite une nouvelle phase de développement. Le nombre d'erreurs de sexage par morphométrie étant trop élevé actuellement nous devons procéder à un séxage génétique des épinoches pour garantir la fiabilité des résultats.

Réduction

Le sexage génétique préalable nous permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés par la suite pendant le projet et d'adapter le sexe-ratio au strict nécessaire.

Raffinement

Afin de veiller au bien-être animal, les individus adultes bénéficieront d’enrichissements (tubes) lors du maintien dans les bassins extérieurs. Les poissons seront maintenus à une densité adaptée à leur age. Les animaux seront nourris tous les jours avec une alimentation appropriée à leur stade de développement et diversifiée, l'eau est renouvelée en continu. Les paramètres physico-chimiques (oxygène, pH, conductivité, température) seront vérifiés à minima une fois par semaine. Au niveau expérimental, pour la récupération des épines, les poissons sont anesthésiés en étant placés dans un bain d'anesthésique pour réduire le stress et la douleur. Après prélèvement, les individus sont remis dans des bassins séparés et observés en se référant à la grille d'évaluation des points limites chez les poissons validée par la Structure en charge du Bien-Etre Animal. Si nécessaire, des actions correctives peuvent être mises en oeuvre. Dans ce cadre, en cas d'atteinte de points limites, la mise à mort anticipée est effectuée.

Choix des espèces

L’épinoche à trois-épines est une espèce de poisson largement utilisée pour les études écotoxicologiques et présente des intérêts pour l’étude des contaminations environnementales. Cette espèce s'adapte à tout type de milieu (eaux douce, salée et saumâtre, rivière, étangs). Le laboratoire a plusieurs années d'expérience dans le développement de biomarqueurs et le génotypage sur l'épinoche. Le génotypage est effectué sur des individus adultes afin de pouvoir définir le sexe des individus avant encagemennt.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 140
Souffrances
 -
 35
 105
 -
Devenir
 -
 140
 -
 -

Objectifs

Le projet de recherche vise à améliorer les connaissances sur les interactions entre les espèces pélagiques et les dispositifs de concentration de poissons (DCP) ancrés, en lien avec la pêche artisanale et palangrière. Il s’appuie sur quatre volets complémentaires impliquant l’utilisation de poissons sauvages, capturés en mer puis relâchés vivants après manipulation, afin d’acquérir des données biologiques, comportementales et halieutiques. L’utilisation d’animaux vivants concerne l’étude du comportement spatial et des déplacements des espèces pélagiques autour des DCP ancrés, ainsi que l’analyse des interactions entre ces espèces et les pratiques de pêche. Les principaux objectifs sont de documenter l’utilisation des DCP ancrés par les poissons pélagiques, en particulier les phénomènes d’agrégation les temps de résidence, les échanges entre dispositifs et les déplacements à différentes échelles spatiales. Une attention particulière sera portée à l’influence de la saisonnalité sur la fréquentation des DCP ancrés, ce qui pourrait révéler des patterns migratoires annuels ou saisonniers encore méconnus.

Bénéfices attendus

Les connaissances attendues sont essentielles pour assurer une gestion durable des ressources halieutiques dans un contexte de changement climatique et de pression croissante sur les écosystèmes marins. À court terme, le projet apportera (i) des données précises sur la fréquentation des DCP ancrés par différentes espèces de poissons pélagiques, (ii) une meilleure compréhension des temps de résidence, des déplacements entre DCP ancrés et de l’influence de la saisonnalité, (iii) des informations sur la structure des captures, des rejets et de l’effort de pêche associés aux DCP ancrés, issues du programme d’auto-échantillonnage, (iv) un renforcement de la collaboration entre scientifiques et pêcheurs, en valorisant les savoirs empiriques dans un cadre scientifique, (v) le développement de compétences locales en suivi écologique marin et en techniques de marquage. À long terme, les résultats permettront (i) de mieux estimer les interactions entre les DCP ancrés et les stocks halieutiques, en distinguant les effets liés aux comportements d’agrégation naturelle de ceux liés à la pêche, (ii) de proposer des recommandations pour une utilisation raisonnée des DCP ancrés, en lien avec les objectifs de durabilité de la pêche artisanale, (iii) de contribuer à la conservation des espèces pélagiques par une meilleure connaissance de leurs routes migratoires et de leur connectivité, (iv) d’alimenter les politiques publiques locales, régionales et internationales, grâce à des indicateurs scientifiques issus de données de terrain, (v) de réduire indirectement la pression sur les espèces côtières fragiles, en optimisant l’effort de pêche sur les espèces ciblées. Enfin, ce projet s’inscrit dans une démarche d’acquisition de connaissances en associant innovation technologique, rigueur scientifique et prise en compte du bien-être des poissons lors des opérations de capture, de manipulation et de remise à l’eau.

Procédures

• Capture en milieu naturel (pêche sélective à l’hameçon circulaire) : 1 fois par individu, la capture depuis la rpise de l'appât jusqu'à la montée à bord de la prise pourra durer jusqu'à une minute ; • Sortie de l’eau et contention à bord : 1 fois par individu, cette durée sera inférieure à 2 mn (temps maximum pour que le poissons soit relâché dans de bonns conditiosn de survie) ; • Mesures morphométriques simples : 1 fois par individu, ces mesures seront réalisées en quelques secondes pendant la durée de contention globale ; • Marquage interne chirurgical pour les 60 poissons de la procédure 2 : 1 fois par individu concerné, cette procédure comprend l'incision abdominale, l'implantation de la balise et la suture de l'incision (2 points). L'intervention est de courte durée et comprise dans les 2 minutes de contention du poisson à bord ; • Marquage externe (PSAT et/ou marque spaghetti) pour tous les poissons : 1 fois par individu, ces marquages seront réalisés en 10 à 15 secondes (compris dans les 2 minutes de contention à bord) ; • Remise en liberté en milieu naturel : 1 fois par individu. Cette intervention est réalisée sans délais à la fin du marquage, sous réserve de non atteinte d’un point limite.

Impact sur les animaux

• Stress lié à la capture et à la manipulation Durée estimée : quelques minutes (temps de pêche de quelques secondes + 2 minutes maximum de manipulation) • Fatigue transitoire liée à la lutte lors de la capture et à la manipulation hors de l’eau Durée estimée : quelques heures après la remise à l’eau. • Altérations comportementales transitoires (agitation, modification temporaire de la nage immédiatement après la libération) Durée estimée : une dizaine de minutes. • Irritation ou inconfort localisé au site de marquage externe (PSAT ou marque spaghetti) Durée estimée : quelques minutes • Douleur et inconfort transitoire lié à l’incision chirurgicale (procédure 2 uniquement) Durée estimée : quelques heures à quelques jours. • Exsudation ou léger saignement transitoire au site d’incision (procédure 2 uniquement) Durée estimée : quelques secondes. • Risque rare de complications locales (saignement persistant, fatigue), conduisant à l’arrêt de la procédure et à une mise à mort conformément aux points limites définis. Durée : immédiate, prise en charge pendant la procédure. • Risque très rare infectieux au site d’incision, limité par l’utilisation de matériel et consommable stérile Durée : quelques jours.

Devenir

La réalisation du projet prévoit la remise à l'eau des poissons marqués pour permettre l'enregistrement de données sur leurs déplacements. sauf en cas d'atteinte d'un point limite, les poissons seront relâchés dans leur milieu naturel, à proximité du site de capture, après la procédure de marquage et une vérification de leur capacité à nager normalement. Aucun animal ne sera réutilisé, adopté ou maintenu en captivité.

Remplacement

Le recours à des animaux vivants est nécessaire au regard des objectifs scientifiques du projet, qui portent sur l’étude du comportement, des déplacements et de l’utilisation des dispositifs de concentration de poissons (DCP) ancrés par des poissons pélagiques dans leur environnement naturel. Les phénomènes étudiés (agrégation autour des DCP ancrés, temps de résidence, connectivité entre dispositifs, déplacements à différentes échelles spatiales) dépendent de conditions écologiques et comportementales qui ne peuvent être reproduites ni en captivité ni à l’aide de modèles alternatifs. Les méthodes non animales ou indirectes (analyses des captures commerciales, déclarations de pêche, observations visuelles, modélisation ou suivis acoustiques passifs sans marquage individuel) ne permettent pas d’obtenir des données individuelles continues sur les trajectoires, les déplacements fins, les temps de résidence ou l’utilisation successive de plusieurs DCP ancrés. Le recours au marquage individuel (interne et externe) constitue donc la seule approche actuellement disponible pour répondre aux objectifs du projet. Aucun prélèvement biologique n’est réalisé, aucun animal n’est maintenu en captivité, et les procédures sont non létales, avec remise en liberté systématique des individus dans leur milieu naturel.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été strictement limité et réparti entre les trois procédures en fonction des objectifs scientifiques spécifiques, des espèces ciblées et des types de marquage mis en œuvre. Chaque individu ne fait l’objet que d’une seule procédure expérimentale, sans répétition. La combinaison de différents types de marquages (marquages internes acoustiques, marques archives, balises satellitaires externes PSAT et marques externes de type spaghetti) permet de maximiser les informations recueillies à partir d’un nombre restreint d’individus, en couvrant des échelles spatiales et temporelles complémentaires. Le projet repose sur une coordination étroite entre les partenaires scientifiques et professionnels impliqués dans la zone, permettant d’éviter toute redondance avec des marquages antérieurs ou parallèles. Les données existantes sont systématiquement prises en compte lors de la planification des campagnes, et chaque dispositif de marquage est identifié de manière unique afin d’éviter tout double emploi injustifié. Ces dispositions permettent de limiter le nombre total d’animaux utilisés au strict nécessaire, conformément au principe de réduction. Les effectifs retenus pour chaque procédure sont détaillés et justifiés ci-après, en lien avec les objectifs scientifiques propres à chaque type de marquage.

Raffinement

La procédure 1 a été mis en place dans un objectif de raffinement : cette phase exploratoire, sur un très faible nombre d’individus, mesurera la tolérance des thons germons à la pose de marquage externe. Les résultats permettront d’adapter la procédure 3 : en cas de non tolérance, le marquage de cette espèce ne sera pas réalisé. L’ensemble des procédures a été conçu afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance, le stress et les effets indésirables potentiels associés à la capture et au marquage. Les principales mesures de raffinement mises en œuvre sont : (i) recours à des techniques de pêche sélectives et non destructrices (pêche à l’hameçon circulaire qui limite les blessure, remontée rapide des prises) par la mises en œuvre par des pêcheurs professionnels expérimentés ; (ii) limitation du temps de manipulation et du maintien hors de l’eau à 2 minutes ; (iii) maintien des poissons sur des surfaces humides et antidérapantes graduées, permettant de coupler le marquage et les mesures morphométriques ; (iv) réduction des stimuli visuels par recouvrement de la tête à l’aide d’un tissu humide ; (v) utilisation de dispositifs de marquage adaptés au poids et à la taille des animaux (poids < 2 % du poids corporel), biocompatibles et hydrodynamiques ; (vi) utilisation de matériel chirurgical stérile (fils de sutures et lames de scalpels à usage unique, pinces et portes aiguilles désinfectés entre chaque animal à la bétadine) ; (vii) incision de la cavité abdominale dans une zone peu innervée pour limiter la douleur ; (viii) définition de points limites clairs et précoces (position de l’hameçon, durée de manipulation, altérations cliniques, saignements persistants). L’absence d’utilisation d’anesthésiques, d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires s’inscrit également dans une démarche de raffinement, en favorisant un relâché immédiat en milieu naturel plutôt qu’un rallongement du temps de récupération susceptible d’augmenter le stress post-libération chez les espèces pélagiques actives et le risque d'exposition aux prédateurs naturels. Par ailleurs, une phase d’entraînement avec des poissons morts sera réalisée avant le démarrage des procédures expérimentales sur poissons vivants. L’entrainement permettra de s’assurer du respect du temps de manipulation (2 minutes), de repérer la zone d’incision grâce à des repères visuels anatomiques clairs, d’appliquer les bonnes pratiques chirurgicales (respect de l’asepsie, sutures solides).

Choix des espèces

Les espèces ciblées pour les marquages acoustiques dans le cadre du projet sont des poissons pélagiques côtiers et hauturiers qui fréquentent les DCP ancrés. Il s’agit du thon albacore (Thunnus albacares), du thon banane (Acanthocybium solandri), du thon germon (Thunnus alalunga), ainsi que la daurade coryphène (Coryphaena hippurus). Ces espèces ont été choisies pour plusieurs raisons scientifiques, écologiques et socio-économiques : - Pertinence scientifique et écologique : les poissons ciblés jouent un rôle central dans les réseaux trophiques océaniques. Ils sont également très mobiles et utilisent potentiellement différents DCP ancrés au cours de leurs cycles de vie. Les suivre grâce au marquage acoustique est donc pertinent pour documenter les mécanismes écologiques influencés par ces dispositifs artificiels. Ces espèces sont fortement représentées autour des DCP ancrés, ce qui en fait des modèles biologiques idéaux pour étudier : le comportement agrégatif autour des dispositifs, les mouvements entre DCP ancrés, la durée de résidence et la connectivité des populations à l’échelle régionale ; - Importance pour la pêche locale : ces espèces représentent une part significative des captures de la pêche artisanale locale, en particulier dans les zones associées aux DCP ancrés. La majorité des navires de la petite pêche côtière ciblent ces dispositifs, qui sont devenus des outils centraux de l’activité halieutique. Dans ce contexte, il est fondamental de comprendre le comportement réel de ces espèces autour des DCP ancrés. Ce projet repose sur une collaboration étroite entre pêcheurs professionnels et scientifiques, permettant de produire des données objectives et utiles à la gestion durable de la ressource. Le choix de ces espèces vise ainsi à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des professionnels, dans une logique de co-construction des connaissances.