Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine
Enseignement de propédeutique de l’appareil génital des carnivores domestiques
- Enseignement supérieur
Un léchage excessif, une perte de poils ou des déplacements répétitifs entraînent l'évaluation immédiate du chien concerné et, s'il le faut, l'interruption du protocole pour lui. 14 chiens adultes, âgés de 4 à 6 ans, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous restent en vie à l'issue. Les femelles subissent un frottis vaginal et une insémination artificielle, les mâles une récolte de sperme, une heure par semaine pendant dix semaines ou deux fois par semaine pendant cinq semaines, selon les emplois du temps des étudiants. Ces examens servent à former 160 étudiants vétérinaires par an, l'intérêt du projet résidant, selon l'établissement, dans une "offre de formation" destinée à leur donner un niveau d'expertise.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est la formation d’étudiants vétérinaires. Il est nécessaire pour permettre aux étudiants de comprendre la mise en œuvre des différents examens de l’appareil génital et de les pratiquer en toute sécurité tant pour l’animal, pour le propriétaire que pour eux-mêmes. Ces examens sont dans un premier temps réalisé par l’enseignant pour démonstration puis, sous son contrôle direct, par les étudiants pour apprentissage.
Bénéfices attendus
L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches d'enseignement dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des étudiants vétérinaires.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un examen clinique de leur appareil génital. Les femelles seront soumises à un frotti vaginal et une insemination artificielle et les males à une récolte de sperme. La procédure dure 1h maximum, une fois par semaines pendant 10 semaines ou 2 fois par semaines pendant 5 semaines selon les emplois du temps des étudiants.
Impact sur les animaux
D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux. Les examens réalisés ne sont pas douloureux dans les conditions de mise en œuvre mais peuvent être générateurs de stress.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux sont maintenus en vie car la procédure est très bien tolérée par les animaux. il n'y a pas d'effet cumulatif.
Remplacement
Le chien est l’espèce cible et il n’existe pas de modèle ou moyen alternatif.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum ainsi que la taille des sous-groupes d’étudiants afin de pouvoir effectuer les démonstrations et les gestes pratiques dans les meilleures conditions pour les animaux. Cette procédure permettra de former 160 étudiants par an.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera surveillé tout au long des journées d’enseignement et également les journées suivantes par le personnel animalier. Une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible. Eu égard à la nature de ce projet, il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait leur remplacement Les animaux sont des adultes (4 et 6 ans) afin de reproduire le type d’examen clinique que les étudiants auront à faire dans l’exercice professionnel.
Diplôme universitaire de microchirurgie – MODIFICATION
- Enseignement supérieur
1 060 rats vont être opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chacun subit une seule intervention de microchirurgie, d'une durée pouvant aller jusqu'à quatre heures trente, pratiquée au microscope sur ses vaisseaux abdominaux ou carotidiens par des chirurgiens qualifiés ou en formation et par des vétérinaires. Le porteur signale, pendant l'intervention, des risques de ralentissement cardiaque, de difficulté respiratoire, d'hypothermie et de rupture vasculaire, et présente l'absence de réveil comme la façon d'épargner aux rats les douleurs, hémorragies et caillots post-opératoires. Ces séances valident un diplôme universitaire, que le porteur décrit comme une formation "indispensable" pour tout chirurgien ou vétérinaire se destinant à la microchirurgie, sous le credo qu'il attribue à la haute autorité de santé, "Jamais la première fois sur le patient".
Objectifs
Ce diplôme universitaire (DU) a pour but l’enseignement de la microchirurgie (chirurgie qui permet de pratiquer avec un microscope opératoire et grâce à des instruments spéciaux des interventions très précises sur des organes de petites dimensions) dans le cadre de spécialité chirurgicales, pour des chirurgiens qualifiés ou en formation et des vétérinaires. Ce DU concerne de nombreuses spécialités : chirurgie maxillo-faciale, plastique, orthopédique, ophtalmologique, Orl, urologie, pédiatrie mais aussi les vétérinaires. Les applications de la microchirurgie sont nombreuses : réimplantation de membre, transplantation d’organe, réparation de lésions nerveuses et vasculaires, et les cas de reconstructions. Cette activité nécessite une formation spécifique en dehors de la formation au bloc opératoire. Après de nombreuses séances d’observation vidéo, de chirurgie sur substituts et pièce anatomiques, il est encore nécessaire de recourir à des séances de formation avec des animaux pour se retrouver dans la situation d’un tissu vivant, mobile et vascularisé et de pouvoir contrôler la perméabilité vasculaire.
Bénéfices attendus
L’acquisition des compétences à la dissection et à la suture sous microscope est grandement facilitée et sécurisée tant en chirurgie humaine que vétérinaire après une initiation suivie d’un entrainement solide sur modèle vivant. Il s’agit d’une formation indispensable pour tous chirurgiens ou vétérinaires qui se destinent à pratiquer l’une au l’autre des techniques microchirurgicales. Les compétences acquises seront applicables dès la fin de la formation.
Procédures
Les animaux sont susceptibles d’être soumis à de la contention, à une procédure d’anesthésie par injection ou par voie gazeuse, et à des procédures chirurgicales. Même si différentes techniques microchirurgicales seront enseignées à l'occasion de cette formation, chaque animal ne suivra qu'une seule procédure chirurgicale qui sera sans réveil et d'une durée n'exédant pas 4h30.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pouvant être observés sont : contention, douleur et/ou stress liés à la réalisation de l'anesthésie des animaux (par injection ou voie gazeuze). Par ailleurs, compte tenu du caractère « formatif » de ce projet, aucune des techniques opératoires étudiées ne se clôturera par le réveil de l’animal qui pourrait l’exposer à des complications post-opératoires telles que des douleurs, des hémorragies ou la formation de caillots sanguins. Néanmoins, demeure présent en cours d’intervention, le risque de survenue d’un problème anesthésique (ralentissement cardiaque, difficulté respiratoire), d’une hypothermie, ainsi que celui d’une rupture vasculaire.
Devenir
Afin d'éviter aux animaux utilisés dans ces travaux pratiques d'être exposés à des complications post-opératoires, l'ensemble des animaux sont euthanasiés avant leur réveil.
Remplacement
Préalablement aux travaux sur les animaux, différentes techniques alternatives, ne faisant pas appel à l’utilisation d’animaux, sont mise en place. En effet, l’acquisition de la gestuelle de base en microchirurgie sera réalisée grâce à des travaux pratiques sur substituts, et pièces anatomiques, en remplacement de l’animal. L'acquisition des gestes de base par des méthodes alternatives est un pré-requis obligatoire à l'apprentissage sur animaux.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux est rendue possible par la mise en place de phase successive d'acquisition des techniques microchirurgicales : d’abord sur substituts et pièces anatomiques et enfin sur animaux, d’une part. Et d'autre part, lorsqu’une procédure chirurgicale est réalisée, plusieurs techniques microchirurgicales pourront, si cela est possible, être réalisées et/ou enseignées au cours de cette même intervention (même période anesthésique). Toutefois, chaque animal ne sera soumis qu’à une seule procédure chirurgicale et ne participera pas à plusieurs interventions distinctes. Le nombre d’animaux est limité au minimum (1060 animaux). L’utilisation de substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP permet d’acquérir les compétences de base en microchirurgie sans recourir directement à l’animal, contribuant ainsi à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Par ailleurs, lorsque cela sera possible, et afin de diminuer au maximum le recours aux animaux, nous réemploirons des animaux issus de procédures classées légères ou modérées.
Raffinement
Ce n'est qu'après la validation de l'acquisition de la gestuelle de base, que les étudiants pourront continuer leur apprentissage sur des animaux. L’entraînement sur substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP contribue au raffinement des procédures, en garantissant la maîtrise des gestes de base avant leur application sur l’animal. Afin d’assurer le bien-être de ceux-ci, ils seront hébergés dans des conditions de température, d’humidité et de ventilation optimales. Ils bénéficieront d’un enrichissement varié : - tactile (buchette, litière foisonnante, tube en carton), - sociale (groupe sociaux stables), - visuel (cages transparente) - et sonore (fond musicale). Par ailleurs, toutes douleurs interventionnelles seront exclues par l’utilisation d’anesthésique et d’analgésique. Il est à noter qu’aucun animal ne fera l’objet de plus d’une procédure chirurgicale ni ne sera réveillée au terme de cette procédure. De plus, des points limites ont été définis permettant de stopper immédiatement la chirurgie et de mettre fin à la vie d'un animal si cela s'avérait nécessaire (problème respiratoires, hemorragie, lésion d'un organe).
Choix des espèces
"Jamais la première fois sur le patient", tel est le credo de la haute autorité de santé. Il est bien évident que pour des raisons de sécurité, l'apprentissage des techniques microchirurgicales ne peut s'effectuer sur le patient. Ce type de chirurgie nécessite de travailler in vivo pour maitriser les problèmes liés au sang (thrombose, hémorragie, hémostase…) et pour vérifier la perméabilité des sutures. L’animal de prédilection est le rat, tant pour sa robustesse à l’anesthésie, que pour ses dimensions et son anatomie. En effet la taille de ses vaisseaux en particulier abdominaux et carotidiens, sont comparables aux structures vasculaires observées chez l’homme. Les rats utilisés seront de jeunes adultes (rats de 7 à 9 semaines). Leur taille étant adaptée au matériel chirurgical utilisé. Et de constitution suffisamment robuste pour supporter sans difficulté une anesthésie de 3 à 4 heures.
Utilisation d’animaux pour l’entretien de l’insectarium et pour les travaux pratiques de parasitologie
- Enseignement supérieur
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 18
Chiens : 6
Bovins : 6
Répartis en 18 lapins, 18 chats, 6 chiens et 6 bovins, 48 animaux non-humains sont utilisés pour nourrir des élevages de phlébotomes, de moustiques, de stomoxes et de puces, et pour fournir du sang aux travaux pratiques d'étudiants vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque lapin peut subir jusqu'à 78 infestations d'une heure par 80 phlébotomes ou moustiques posés sur ses oreilles, chaque chat jusqu'à 160 infestations de vingt puces qui piquent jusqu'à une dizaine de fois par jour, chaque chien jusqu'à 260 prises de sang en cinq ans et chaque bovin jusqu'à 90. Les chats et les lapins passent leurs nuits en cage individuelle pour permettre le recueil des œufs de puces ou des fèces, le porteur précisant que pour les chats ces cages sont plus petites que les normes standard d'hébergement. Le porteur écrit que ces lapins, chats, chiens et bovins sont maintenus en vie et pourront être réutilisés ou proposés à l'adoption, sans mentionner les huit mises à mort que le décompte structuré du résumé fait apparaître.
Objectifs
L’objectif de ce projet est l’entretien d’un insectarium maintenant en élevage de laboratoires des phlébotomes, des moustiques, des stomoxes et des puces dans l’établissement, afin de pouvoir réaliser des études de développement de médicaments antiparasitaires, ainsi que la formation des étudiants vétérinaires à la réalisation d’examen complémentaires (frottis sanguins) en parasitologie. Les parasites externes des carnivores domestiques (insectes ou acariens : phlébotomes, moustiques, puces, tiques) et des animaux de production (mouches piqueuses hématophages) peuvent causer diverses nuisances aux animaux (prurit, douleur, allergies…) et transmettre des maladies vectorielles qui sont, pour certaines, des zoonoses. La leishmaniose par exemple, transmise par la piqûre des phlébotomes, est une des maladies vectorielles les plus importantes en Europe chez le chien. Présente dans 80 pays du monde et en extension, cette maladie transmissible à l'homme peut provoquer chez le chien des signes cutanés et viscéraux, qui sans traitement conduisent à la mort de l’animal. Tout chien infecté le reste à vie et représente une source de parasites pour l’homme. Les stomoxes, quant à eux, sont des mouches piqueuses harcelantes des bovins, à l’origine de nuisances directes (perturbation du bien-être, piqures douloureuses, spoliation sanguine) et indirectes (transmission d’agents pathogènes : bactéries, parasites, virus, tel que celui de la dermatose nodulaire contagieuse). Elles sont également à l’origine de pertes économiques importantes pour les éleveurs. Le développement d'antiparasitaires externes ayant pour but de protéger les animaux contre ces parasites est donc un enjeu de santé animale et humaine. Pour évaluer un nouveau produit ou pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament vétérinaire, différentes études sont obligatoires et nécessitent de disposer des insectes ou acariens ciblés. Ceux-ci ont besoin d’être nourris régulièrement avec du sang de mammifères afin de pouvoir se reproduire et certaines de leurs larves sont nourries avec un aliment dont la préparation nécessite des fèces des lapins. Il est par ailleurs essentiel que les étudiants vétérinaires soient formés au diagnostic de ces maladies vectorielles au cours de leur cursus de formation et l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguin fait partie des travaux pratiques en parasitologie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont, à court terme, la formation des étudiants en parasitologie, ainsi que la pérennité de l’insectarium et la reproduction des insectes, permettant de disposer des parasites nécessaires aux tests d’efficacité d’antiparasitaires vétérinaires, et à moyen terme, la mise sur le marché de ces médicaments. Ces insectes servent également à des projets de recherche permettant de mieux comprendre les modalités de transmission vectorielle et les mécanismes de résistance aux insecticides. A plus long terme, les produits développés et testés au sein de l’établissement utilisateur ont pour objectifs de prévenir la transmission des maladies vectorielles à l’animale et pour certains à l’homme. Une meilleure compréhension des mécanismes de transmission des agents infectieux vectorisés et de la résistance aux insecticides permettra respectivement de proposer des méthodes de lutte adaptées pour la prévention des maladies et contourner la résistance
Procédures
- Les lapins seront soumis à des piqures d’insectes (80 phlébotomes ou moustiques) au niveau de leurs oreilles uniquement, sur animal vigile, pendant 1h maximum, toutes les 2 semaines maximum, soit un maximum de 78 infestations d’une durée d’1h pendant toute la durée du projet. Chaque insecte pique généralement une seule fois à chaque infestation. La piqure est très brève (environ 1 seconde), puis l’insecte reste fixé le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les lapins sont également utilisés pour des recueils de fèces permettant de préparer l’aliment des larves de phlébotomes. Pour cela, ils doivent ponctuellement, 2 à 3 nuits par mois, être placés en cages individuelles sur grille pendant la nuit (15h maximum). - Les chats seront soumis à des piqures de puces sur animal vigile avec 20 puces par infestation hebdomadaire, pendant une durée de 2 mois, tous les 3 mois maximum, soit un maximum de 160 infestations (dépôt de 20 puces sur leur pelage) pendant toute la durée du projet. Chaque puce peut piquer jusqu’à une dizaine de fois chaque jour. La piqure de puce est très brève (environ 1 seconde), puis la puce reste fixée le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les chats recevront également un comprimé d’antiparasitaire externe par voie orale tous les 3 mois maximum soit 20 administrations maximum pendant toute la durée du projet. Chaque administration dure 2 minutes. Pendant les périodes d’infestation, les animaux sont isolés chaque nuit (15h maximum) dans une cage individuelle de 1 m2 permettant de recueillir les œufs de puces qui tombent de leur pelage afin de maintenir l’élevage d’insectes. - Les chiens seront soumis au maximum à une prise de sang par semaine, d’une durée de 3 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 260 prises de sang sur 5 ans. - Les bovins seront soumis à une prise de sang toutes les 3 semaines, d’une durée de 15 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 90 prises de sang sur 5 ans.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pour les animaux sont : - une douleur, un prurit excessif ou le développement d’une allergie liés aux piqures d’insectes - une douleur ou une phlébite liée aux prélèvements sanguins répétés - un isolement temporaire en cage individuelle au cours de la nuit pour les chats et les lapins. Pour les chats, les dimensions de ces cages individuelles sont inférieures aux normes standard d’hébergement.
Devenir
Pendant toute la durée du projet, les animaux sont maintenus en vie, ont un suivi vétérinaire régulier et restent dans la colonie de l’établissement utilisateur. A la fin de ce projet, ou en cas d’exclusion de ce projet, ils pourront soit être utilisés dans un autre projet (après évaluation vétérinaire), soit être proposés à l’adoption.
Remplacement
Les nourrisseurs artificiels permettent de remplacer partiellement l’exposition directe d’animaux aux piqures d’insectes. Des essais ont préalablement été réalisés pour essayer des solutions nutritives artificielles afin de nourrir les insectes, mais elles ne permettent pas leur reproduction en quantité suffisante pour l’entretien d’un insectarium. Le développement de solutions adaptées reste une alternative potentielle pour l’avenir mais ne peut pas encore actuellement être mis en œuvre. De plus, les insectes sont principalement élevés pour réaliser des tests d’efficacité d’antiparasitaires sur animaux. Or, lorsqu’ils sont exclusivement nourris sur des systèmes artificiels, ils perdent progressivement leur attraction naturelle vers l’animal, ce qui les rend inutilisables pour cet objectif scientifique. Enfin, lorsqu’il s’agit de sélectionner des puces résistantes à certains antiparasitaires spécifiques, il n’est pas possible de reproduire artificiellement la peau d’un animal traité. Du sang animal reste donc nécessaire pour remplir ces nourrisseurs et ces dispositifs ne permettent qu’une substitution partielle des infestations directes sur animal. Des fèces de lapin restent également nécessaires pour la préparation de l’aliment des larves de phlébotomes, ainsi que du sang animal pour l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguins à des fin de diagnostic vétérinaire, sans méthodes alternatives existantes.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d'animaux de chaque espèce pour réaliser en continu les travaux pratiques de parasitologie et l’entretien de l’élevage en adaptant les prélèvements et infestations aux besoins strictement nécessaires.
Raffinement
Tous les animaux disposent d’élément d’enrichissement adaptés à l’expression de leur comportements naturels dans leurs hébergements et ont un programme de sorties, de jeu et/ou de manipulation : Les chiens disposent de balles, jouets en caoutchouc, plateformes de repos, et sont sortis quotidiennement dans le couloir de l’hébergement pour une courte activité de jeu avec le personnel. Ils sont également sortis dans un parc extérieur de détente ou promenés en laisse une fois par semaine (sauf conditions météo défavorables). Ils sont régulièrement habitués à monter sur la balance, être brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les chats disposent de paniers maisonnettes, griffoirs, jouets, tablettes surélevées et d’arbre à chats, ils sont sortis dans le couloir de l’hébergement une fois par semaine. Ils sont également régulièrement habitués à être pesés, brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les lapins disposent de maisonnettes, d’éléments à ronger et sont régulièrement caressés et manipulés. Ils sont également sortis dans le couloir de leur hébergement pendant le nettoyage de leur enclos. Les bovins sont hébergés en extérieur et sont régulièrement manipulés, habitués au licol et récompensés à chaque occasion. Le nourrissage des insectes sans infestation directe des animaux est préférentiellement pratiqué quand cela est possible. Lorsque des infestations sont pratiquées sur les lapins, une crème antiprurigineuse est systématiquement appliquée localement. Lorsqu’ils ne sont plus utilisés, les animaux sont tous proposés à l’adoption.
Choix des espèces
Ces espèces répondent aux critères biologiques naturels des insectes hématophages (attractivité, compatibilité physiologique) et aux contraintes pratiques nécessaires. Les lapins sont utilisés pour les infestations par les phlébotomes et moustiques, leur taille et leur docilité permet de réaliser des infestations sur animal vigile, en exposant seulement leurs oreilles, qui offrent une grande surface cutanée facile d’accès permettant aux insectes de se nourrir efficacement. Leurs fèces sont pertinentes pour le nourrissage des larves de phlébotomes. Les chats sont pertinents pour le nourrissage et la reproduction des puces, car ce sont les hôtes préférentiels de ces parasites et ils les supportent naturellement. Les chiens sont utilisés pour les prélèvements de sang utilisés lors des travaux pratiques de parasitologie car ils sont représentatifs des carnivores domestiques soignés en clientèle. Les chiens sont également utilisés, de même que les bovins, pour obtenir le sang nécessaire à l’entretien des élevages de stomoxes et pour les nourrisseurs artificiels : les prélèvements sont faciles à réaliser et ils peuvent fournir en quantité suffisante le sang nécessaire pour alimenter les insectes. Des animaux adultes, sans préférence d’âge sont nécessaires. Nous prévoyons de travailler sur des animaux âgés de plus de 6 mois.
Travaux Pratiques d’introduction à l’expérimentation animale et de physiologie animale chez le rongeur
- Enseignement supérieur
Pour que des étudiants d'IUT s'exercent à tenir une souris dans la main et à lui faire une injection, 70 souris femelles vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit plusieurs contentions brèves pendant une heure de séance, puis jusqu'à deux injections de sérum physiologique, les mêmes souris servant à deux groupes successifs dans la journée. Le porteur prévoit d'interrompre l'exercice en cas de ventilation anormale, de mettre à part une souris tombée au sol et de la surveiller un quart d'heure, et de tuer sur place tout animal montrant des signes de détresse après une injection. Toutes sont tuées à l'issue, un règlement sanitaire interdisant leur retour en animalerie, puis congelées et disséquées l'année suivante dans d'autres travaux pratiques, ce qui évite d'en acheter.
Objectifs
L'objectif de ces TP est de répondre au programme pédagogique national (PPN) et permettre à nos étudiants d'avoir des compétences qui leur permettent, à la suite de la formation ou lors de leur stage obligatoire, de travailler directement dans des laboratoires de recherche dont les projets nécessitent l'usage de modèles animaux.
Bénéfices attendus
Ces TP sont très importants dans le cursus des étudiants et entrent dans le cadre d'une formation applicateur que nous avons mise en place à l'IUT. Leur formation doit les amener à être directement opérationnels en laboratoire de recherche, et notamment pour avoir l'autorisation d'accéder aux animaleries de recherche. La séance de TP (contention sur la souris) permet de les confronter à la réalité de l’expérimentation animale, et de les sensibiliser au respect absolu de la réglementation (respect de la règle des 3R), en particulier aux procédures de raffinement.
Procédures
Les animaux seront utilisés pour l’apprentissage de la contention manuelle et, pour les étudiants volontaires, pour la réalisation d’une injection de sérum physiologique sous supervision directe des enseignants. Contention manuelle : chaque étudiant s’exercera à la contention sur des périodes très courtes, de l’ordre de quelques secondes par tentative. La période d’apprentissage de la contention dure environ 1 heure par groupe. Chaque animal pourra faire l’objet de plusieurs contentions brèves au cours de cette période. Injection de sérum physiologique : les étudiants volontaires pourront réaliser une injection de sérum physiologique sous le contrôle direct des enseignants. La durée de contention/manipulation associée à l’injection est estimée à environ 45 secondes par animal. La partie dédiée aux injections dure environ 45 minutes par groupe. Les mêmes animaux pouvant être utilisés pour deux groupes successifs au cours d’une même journée, chaque animal recevra au maximum deux injections de sérum physiologique sur la journée.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables possibles liés à ce projet sont : 1) un stress lié à la manipulation des souris pour l'apprentissage de la contention, 2) une douleur de courte durée suite aux injections pratiquées par les apprenants.
Devenir
Pour des raisons sanitaires, pour éviter toute introduction de germe qui pourrait s'avérer fatale pour l'ensemble des animaux de l'animalerie, le règlement interdit la ré-introduction d’animaux après expérimentation. Ainsi, tous les animaux sont euthanasiés à l'issue des TP. Une fois euthanasiés, les animaux seront congelés et utilisés ultérieurement pour des TP d’anatomie/dissection.
Remplacement
Nos étudiants sont destinés à être de futurs techniciens de laboratoire, devant assister leurs collègues, notamment dans leurs projets impliquant de l'expérimentation animale. Il n’existe actuellement aucune méthode substitutive satisfaisante qui permettrait le remplacement de ces séances telles qu’elles ont été conçues pour préparer les étudiants à la réalité des procédures en laboratoire de recherche et au respect de la règle des 3R. Pour autant, nous avons introduit une séance de travaux pratiques sur animaux factices (peluche) afin de préparer les étudiants à la séance de TP portant sur la contention et les voies d'administration. Cette séance complète les tutoriels et poster que nous leur montrons au cours des enseignements théoriques. Par ailleurs, des casques de réalité virtuelle ont été commandés par un autre département de notre IUT avec lequel nous projetons de monter un nouveau module pour montrer les étapes de dissections et de chirurgie.
Réduction
Les mêmes souris seront utilisées pour les TP de contention des 2 groupes, qui se déroulent l'un à la suite de l'autre. Ainsi, 14 souris seront utilisées (une souris par étudiant de chaque groupe) par an, soit 70 souris pour 5 ans. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de la formation, toutes les souris seront des souris femelles. En effet, dans le cadre des TP d’anatomie/dissection qui ont lieu l’année suivante, le système de reproduction femelle est étudié. Ainsi, après euthanasie, les souris des TP seront congelées et réutilisées pour des TP d’anatomie/dissection l’année suivante, évitant ainsi d'acheter des animaux déjà euthanasiés et congelés chez un fournisseur. Aucune analyse statistique ne sera entreprise dans la mesure où le projet est totalement dédié à la formation (travaux pratiques).
Raffinement
La formation ne dispose pas d’animalerie. Nous utilisons donc l’animalerie dédiée à la recherche qui existe sur le site. Les animaux sont réceptionnés au minimum 5 jours avant chaque TP. Les animaux sont stabulés dans des cages adaptées à la règlementation pour les souris. Afin de préparer au mieux les étudiants aux TP nécessitant une contention des souris, une vidéo tutorielle et un poster sont présentés en cours, puis une première séance pratique est réalisée avec des animaux factices pour apprendre la contention. Cette séance permet de réduire le stress des étudiants et des souris. Dans le cadre des séances de TP sur les souris, les essais de contention seront interrompus en cas de signe de ventilation anormale du fait d'une mauvaise manipulation des animaux. Si une souris tombe à terre, elle sera mise de coté et surveillée pendant environ 15 minutes. Par ailleurs, les injections seront réalisées uniquement sur la base du volontariat des étudiants et sous le contrôle exclusif des enseignants qui veillent à ce que la gestuelle soit appliquée correctement avant l’injection proprement dite. Si, après l'injection, la souris montre des signes anormaux (ventilation anormale, absence de locomotion), suggérant un état de souffrance, de détresse, une euthanasie par méthode règlementaire sera pratiquée par l'enseignant dans la foulée.
Choix des espèces
La souris a été retenue pour ces séances de travaux pratiques car c'est un petit mammifère couramment utilisé en expérimentation animale. La contention manuelle et l’injection font partie des gestes techniques de base à acquérir par les étudiants. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à maturité sexuelle, afin de disposer d’animaux de taille suffisante pour permettre une contention correcte. L’utilisation d’animaux plus jeunes ou trop petits rendrait les manipulations plus difficiles et pourrait augmenter le risque de geste inadapté ou prolongé. Les souches utilisées seront choisies pour leur comportement calme et leur bonne aptitude à la manipulation, afin de limiter le stress des animaux et de sécuriser l’apprentissage.
Séances de travaux pratiques de formation règlementaire
- Enseignement supérieur
Rats : 605
Lapins : 75
Réutilisés d'une séance à l'autre avant, pour certains, d'être proposés à l'adoption, 1 605 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation réglementaire. Les rongeurs et lapins vigiles subissent jusqu'à trois gestes techniques par séance, injections, gavages ou prélèvements sanguins, et une partie des rats une chirurgie sous anesthésie sans réveil. Le niveau de souffrance déclaré va de léger à modéré, les souris étant tuées à la fin de la séance. La finalité n'est pas de produire des connaissances mais de faire pratiquer les gestes de base sur animal vivant à des stagiaires en formation.
Objectifs
Les formations règlementaires nécessaires à l’application de procédures, à leur réalisation ou à leur conception prévoient des parties pratiques. La conception de ces programmes pédagogiques suit la trame imposée par l’Arrêté du 1er Février 2013, qui inclut le module 8b intitulé « Procédures expérimentales faiblement invasives : éléments pratiques par groupe d’espèces ». D’autre part, la règlementation française prévoit une formation spécifique pour les personnes qui réalisent et conçoivent des projets incluant de la chirurgie. Le module de formation 8b et la formation à la chirurgie expérimentale sont susceptibles d’inclure des travaux pratiques sur animaux vivants. L’objectif pédagogique : - pour le module 8b de la formation « concepteur » : est de montrer aux futurs chercheurs les enjeux de l’inclusion d’animaux dans des procédures faiblement invasives, pour que par la suite, ils connaissent les bonnes pratiques en matière de contention, administration et prélèvement et qu’ils les utilisent pour concevoir les projets. - Pour le module 8b de la formation « applicateur » : de montrer, et faire pratique avec un encadrement très attentif, les bonnes pratiques dans les mêmes domaines. - Pour la formation à la chirurgie expérimentale : de mettre en pratique avec un encadrement poussé et attentif, pour la première fois, les gestes de base en chirurgie, après qu’ils auront été travaillés sur des modèles inertes et des cadavres. Dans tous les cas, le tutorat, qui doit être mis en place à la prise de poste, est la véritable formation pratique, adaptée aux tâches de chacun. Il peut commencer quand la personne a validé la formation règlementaire. Ce projet présente les séances de travaux pratiques sur animaux vivants prévues dans les programmes de formation de notre établissement, destinées à des étudiants en formation initiale, inclus dans des programmes de licence pro, master ou en formation continue.
Bénéfices attendus
Le bénéfice est pédagogique. Il permet de montrer aux étudiants les bonnes pratiques, passer des messages généraux en matière d’éthique et permet aux stagiaires d’essayer, avec un encadrement attentif, de pratiquer des gestes pour la première fois sur un animal vivant, selon les meilleurs standards actuels. A la différence du tutorat, le stagiaire est ici très encadré et n’est pas sur son lieu de travail, il se consacre totalement à sa formation et se prépare au futur tutorat.
Procédures
. Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.
Devenir
A l'issue des séances de TP qui ne sont pas sans réveil, l'état de santé des animaux est évalué. S'ils sont en bonne santé, sans lésion dûes aux erreurs des stagiaires, ils sont gardés en vie pour être réutilisés dans d'autres séances de formation. Au terme de plusieurs utilisations pédagogiques, ils peuvent être proposés à l'adoption.
Remplacement
Pour le module de formation règlementaire, de formation pratique aux procédures peu invasives, les cours qui précèdent les activités sur animaux montrent des images et des vidéos qui réduisent le nombre d’animaux au minimum nécessaire. La formation à la chirurgie expérimentale est un programme de 28h dans lequel les premières séances de travaux pratiques sont réalisées sur modèles inertes puis sur cadavre. La séance de TP sur animaux arrive en fin de formation quand la gestuelle a déjà été travaillée avec ces outils sans animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux est déterminé en fonction du nombre de stagiaires inscrits à la séance. Il est limité au nombre nécessaire pour que chaque stagiaire puisse apprendre suffisamment en manipulant l’animal et en essayant les gestes sans que le même animal ne serve trop. Le nombre ne peut donc pas être trop bas pour limiter l’impact sur l’animal, cependant, nous préférons, en particulier pour les souris, qui sont euthanasiées à la fin de la séance, et chez qui les gestes sont réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée, réaliser plus de gestes faiblement invasifs par animal pour réduire le nombre d’animaux. Le calcul est, au maximum, de 1 lapin pour 3 stagiaires, 1 rat pour 2 stagiaires, 1 souris par stagiaire
Raffinement
Des règles internes on été définies pour limiter le nombre de gestes par animal : pas plus de 3 gestes faiblement invasifs comme une injection ou prélèvement sanguin par animal vigile et par séance pour les lapins, les rats et les souris dans le module pratique de formation aux procédures peu invasives. - recours à l’anesthésie générale avec analgésie adaptée des souris pour les TP du module 8b où l’on pratique plus de gestes. - anesthésie et analgésie de niveau chirurgical pour le TP de cathétérisme chirurgical chez le Rat. - application de points limites précoces pour retirer des séances des animaux trop stressés ou en cas d’échec d’un geste. Dans l’ensemble, comme l’objectif est de faire la démonstration des bonnes pratiques, les séances se passent dans le calme, étape par étape, avec un nombre important d’encadrants, ce qui laisse le temps de bien prendre en compte le stress potentiel induit.
Choix des espèces
Les modules de formation règlementaire pratique aux procédures peu invasives s’inscrivent dans des modules spécifiques d’espèces rongeurs, ou rongeurs et lagomorphes. La formation à la chirurgie expérimentale utilise des rongeurs parce que ce sont les espèces les plus couramment utilisées en recherche et qu’il est trop complexe d’organiser des TP d’initiation à la chirurgie avec d’autres espèces. Les animaux sont commandés en fonction de leur poids, ce sont des animaux jeunes adultes, tels qu’ils sont utilisés en recherche : Souris de 30g, Rats entre 250 et 300 g, Lapin de 2,5 à 2,8 kg.
MODIFICATION : Formation « Application de procédures expérimentales chez le rongeur » à destination des étudiants de BUT 1 BMB et des professionnels / diplômés en formation continue.
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former des étudiants et des professionnels aux gestes de l'expérimentation animale mobilise 440 rats, utilisés dans des procédures classées en souffrance légère. Chaque animal sert de support d'entraînement à des injections et à des administrations orales répétées, avant d'être réutilisé d'une procédure à la suivante. Le RNT signale qu'une erreur d'anesthésie peut provoquer un œdème pulmonaire et une insuffisance respiratoire, et que la contention fait parfois vocaliser les rats. Les animaux sont tués à la fin pour une étude anatomique post-mortem, la chirurgie sur animal anesthésié n'étant pas permise aux apprenants.
Objectifs
MODIFICATION / Le projet a pour objectif de former les étudiants de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) aux fondamentaux de l’expérimentation animale, en les sensibilisant à la réglementation, à l’éthique et au bien-être animal, tout en leur permettant d’acquérir les gestes techniques de base nécessaires à leur insertion professionnelle. AJOUT : IL S’INSCRIT EGALEMENT DANS LE CADRE DE LA FORMATION D’APPLICATEUR DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ LE RONGEUR, CONFORMEMENT AUX REFERENTIELS EN VIGUEUR. À CE TITRE, IL VISE AUSSI A FORMER UN PUBLIC DE PROFESSIONNELS OU DE STAGIAIRES EN FORMATION CONTINUE, AMENES A METTRE EN ŒUVRE DES PROCEDURES EXPERIMENTALES DANS UN CADRE REGLEMENTE. Deux types de procédures sont proposés. La première porte sur le suivi de l’animal anesthésié et la surveillance des paramètres physiologiques. La seconde concerne la manipulation de l’animal vigile (rat) et l’étude anatomique post-mortem : apprentissage de la préhension et de la contention, initiation aux principales voies d’administration et sensibilisation à l’impact du stress, dans le respect de la réglementation et des principes de raffinement et mise en œuvre de procédures d’euthanasie conformes à la réglementation, et observation anatomique permettant d’établir des liens avec l’anatomie comparée. Ainsi, ce projet propose une approche progressive et complète de l’expérimentation animale, intégrant réglementation, éthique et pratique, et préparant les APPRENANTS TANT EN FORMATION INITIALE QUE CONTINUE A LA MISE EN ŒUVRE DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ L’ANIMAL DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION, LA CONNAISSANCE DES ACTEURS INSTITUTIONNELS IMPLIQUES (COMITE D’ETHIQUE, AUTORITE COMPETENTE, STRUCTURE DE BIEN-ETRE ANIMAL) ET L’APPLICATION DES PRINCIPES DES 3R.
Bénéfices attendus
MODIFICATION Les bénéfices attendus du projet concernent directement l’acquisition de compétences pratiques et la sensibilisation éthique des APPRENANTS, en lien étroit avec les activités réalisées en travaux pratiques. AJOUT : LEUR PERMETTANT DE VALIDER LA FORMATION APPLICATEUR DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ LE RONGEUR. Au cours des séances sur rat vigile, les APPRENANTS découvrent d’abord le comportement normal de l’animal et apprennent à interagir de manière non stressante (tickling). Ils développent ensuite la capacité à réaliser une contention correcte et sécurisée, préalable indispensable à toute procédure expérimentale. L’apprentissage progressif des différentes voies d’administration (per os, sous-cutanée, intrapéritonéale) leur permet de s’exercer à des gestes techniques précis, de comprendre leurs indications respectives et d’acquérir l’assurance nécessaire à leur bonne réalisation. L’ultime séance, consacrée à l’induction de l’anesthésie, permet de valider ces apprentissages par une situation complète, en liant technicité du geste, suivi physiologique et vigilance sur le bien-être animal. Au cours des séances sur rat anesthésié, les APPRENANTS apprennent à surveiller et interpréter certains paramètres physiologiques sous anesthésie. Ils comprennent ainsi concrètement les enjeux du monitoring et de la profondeur anesthésique. AJOUT : UNE DEMONSTRATION DE PRELEVEMENT SANGUIN AU NIVEAU DE LA VEINE CAUDALE SUR UN RAT ANESTHESIE SERA EGALEMENT REALISEE. La phase post-mortem offre l’opportunité d’étudier l’anatomie topographique des grands appareils, renforçant les connaissances acquises en biologie animale et leur permettant d’établir des liens entre structure et fonction. Ces activités procurent un bénéfice pédagogique direct : elles ancrent les notions de réglementation, d’éthique et de bien-être animal dans une pratique concrète, tout en développant les compétences techniques qui seront attendues dans leur futur parcours professionnel. Les APPRENANTS ne se limitent pas à une approche théorique de l’expérimentation animale : ils acquièrent par l’expérience les gestes de base, la compréhension du rôle des différents acteurs, et une posture responsable vis-à-vis de l’utilisation de l’animal.
Procédures
- Procédure 1 : deux injections par animal - Durée totale d’injection : 30 secondes MODIFICATION : 1 prélèvement sur un des 2 animaux – durée totale :30 secondes - Procédure 2 : 1 administration orale répétée sur 3 séances différentes - Durée de l’administration : 5 secondes MODIFICATION : 6 injections réparties sur 3 séances différentes : Durée totale d’injection : 2,5 minutes
Impact sur les animaux
L’administration des substances nécessaire à l’anesthésie au début de la procédure peut conduire au développement d’un œdème pulmonaire à l’origine d’une insuffisance respiratoire. Une partie des manipulations se produiront sur animal vigile : un risque de stress léger peut être encouru lors de la préhension / contention rats, cela peut engendrer occasionnellement des vocalisations. Lors des phases d’apprentissage des méthodes d’administration : - Per os : gêne légère possible lors de l’introduction de la sonde. - Sous-cutanée et intrapéritonéale : douleur légère brève au point d’injection.
Devenir
Les animaux de la première procédure sont réutilisés dans la procédure suivante. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la dernière procédure afin que l’étude anatomique soit réalisée post-mortem, évitant ainsi le recours à une chirurgie sur animal anesthésié, non autorisée pour les APPRENANTS.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins expérimentales demeure, à ce jour, indispensable dans le cadre de notre formation, conformément aux exigences définies dans le Programme Pédagogique National. En effet, celui-ci précise que les diplômés doivent être en capacité de « participer à des activités mettant en œuvre de l’expérimentation sur animaux de laboratoire », compétence essentielle à leur insertion professionnelle. Les secteurs dans lesquels les diplômés sont susceptibles d’évoluer (pharmacologie, physiologie pharmaceutique, toxicologie, biotechnologies, etc.) continuent de recourir à l’expérimentation animale dans un cadre strictement réglementé. La maîtrise des techniques in vivo, associée à une compréhension rigoureuse des protocoles expérimentaux, constitue donc un savoir-faire fondamental garantissant l’adéquation entre la formation et les attentes du milieu professionnel, qu’il soit académique ou industriel. Le projet présenté s’intègre donc dans une approche réfléchie et progressive de l’expérimentation animale, limitée aux apprentissages pour lesquels aucune alternative pédagogique équivalente ne permet actuellement de transmettre les compétences pratiques visées. DE PLUS, LE PROJET VISE AUSSI A FORMER UN PUBLIC DE PROFESSIONNELS OU DE STAGIAIRES EN FORMATION CONTINUE, AMENES A METTRE EN ŒUVRE DES PROCEDURES EXPERIMENTALES DANS UN CADRE REGLEMENTE. Ce projet propose donc une approche progressive et complète de l’expérimentation animale, intégrant réglementation, éthique et pratique. Elle prépare ainsi les APPRENANTS TANT EN FORMATION INITIALE QUE CONTINUE A LA MISE EN ŒUVRE DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ L’ANIMAL DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION, LA CONNAISSANCE DES ACTEURS INSTITUTIONNELS IMPLIQUES (COMITE D’ETHIQUE, AUTORITE COMPETENTE, STRUCTURE DE BIEN-ETRE ANIMAL) ET L’APPLICATION DES PRINCIPES DES 3R.
Réduction
MODIFICATION / Nous limiterons le nombre de rats à 2 par groupe TP pour la première procédure, chaque groupe TP étant constitué de 14 APPRENANTS maximum. C’est un nombre minimum pour permettre une démonstration efficace. Pour la seconde procédure, nous utiliserons un rat par APPRENANT EN APPLIQUANT UN TAUX D’ENCADREMENT DE 1 ENCADRANT POUR 4 APPRENANTS et nous réutiliserons les rats de la procédure précédente). Ce nouveau projet permet de diminuer de 50 % le nombre d’animaux utilisés par rapport au précédent projet accepté.
Raffinement
Avant tout apprentissage pratique, les APPRENANTS bénéficient d’un enseignement théorique complet et spécifique dédié au bien-être animal, à l’éthique ainsi qu’à la réglementation en vigueur en matière d’expérimentation animale. Cet enseignement vise à sensibiliser les étudiants à leur responsabilité vis-à-vis de l’animal et à les former aux bonnes pratiques expérimentales. Chaque procédure expérimentale fait l’objet d’une séance préparatoire de Travaux Dirigés, au cours de laquelle les différentes étapes pratiques sont analysées à l’aide de supports vidéo et de documents pédagogiques. Cette préparation a pour objectif de garantir une prise en charge optimale de l’animal, en minimisant l’inconfort, le stress et la douleur, conformément au principe de Raffinement. Les animaux sont hébergés dans des conditions répondant pleinement à leurs besoins physiologiques et comportementaux : ils sont maintenus en groupes, dans un environnement enrichi, et font l’objet d’un suivi quotidien par le personnel compétent. Une période d’acclimatation d’au moins une semaine est systématiquement respectée après leur arrivée dans l’animalerie de l’établissement, avant toute manipulation. Sur le plan analgésique et anesthésique, une analgésie préventive est assurée 20 minutes avant l’induction de l’anesthésie. Durant chaque procédure, l’animal est placé sur un tapis chauffant afin de prévenir l’hypothermie, et un monitoring continu de la température corporelle est effectué. La profondeur anesthésique est rigoureusement surveillée tout au long de la séance par l’enseignant responsable, à l’aide de plusieurs critères : réflexe de retrait de la patte, mouvements des vibrisses, fréquence respiratoire. En cas de signes indiquant une diminution de la profondeur de l’anesthésie, un renforcement immédiat de l'anesthésie est effectué par l'enseignant afin de maintenir un niveau anesthésie stable et compatible avec la procédure. Des points limites sont préalablement définis pour l'ensemble des procédures permettant d'interrompre l'expérimentation dès l'apparition de signes dépassant les critères d'acceptabilité. L’ensemble de ces mesures vise à garantir une expérimentation respectueuse de l’animal, tout en assurant un apprentissage de qualité dans un cadre éthique et réglementé.
Choix des espèces
Les rats présentent des caractéristiques physiologiques et anatomiques qui permettent l’apprentissage plus aisé des diverses techniques d’administration et de l’étude anatomique. De plus, le rat est un animal docile parfaitement adapté à l’apprentissage par les étudiants des principales procédures pratiques. Enfin, le rat est une des espèces les plus couramment utilisées dans les laboratoires de recherche recrutant nos étudiants futurs techniciens. En effet, de très nombreux modèles expérimentaux animaux sont développés chez cette espèce. Il s’agira précisément de rats jeunes adultes : Les organes sont de taille suffisamment importante ce qui facilite les études anatomiques. La taille des animaux adultes rend également leur manipulation plus aisée par les étudiants.
Formation pratique d’étudiants de Master à la visualisation des connexions cérébrales du cortex moteur par l’injection d’un traceur chez la souris
- Enseignement supérieur
24 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie une injection stéréotaxique d'un traceur dans le cerveau, suivie de sept jours d'observation puis d'une mise à mort au CO2. L'exercice n'a pas de finalité de recherche, il sert à former des étudiants de Master aux gestes de stéréotaxie et à la dissection du cerveau. Le porteur retient un ratio d'un animal pour trois étudiants et juge la formation pratique impossible à remplacer par une vidéo ou un simulateur.
Objectifs
La réalisation de cette procédure expérimentale s’inscrit dans un objectif strictement pédagogique visant à permettre aux étudiants de Master de comprendre concrètement les bases anatomiques, méthodologiques et techniques des approches neuroanatomiques utilisées en recherche biomédicale. L’objectif est précisément de former les étudiants aux techniques de stéréotaxie et de neuroanatomie chez la souris, compétences indispensables à leur formation en neurosciences expérimentales. Environ 2/3 des étudiants de Master pratiquent l’expérimentation animale dans le cadre de leur stage obligatoire en 1ère année et cette proportion augmente en 2e année, la grande majorité des étudiants travailleront avec le rongeur. La stéréotaxie est une méthode de référence permettant la localisation tridimensionnelle précise de structures cérébrales chez un animal anesthésié, à partir de coordonnées issues d’un atlas neuroanatomique standardisé. Ces coordonnées sont reportées sur un appareil stéréotaxique afin de cibler une région d’intérêt et d’y injecter un traceur. L’utilisation d’un animal vivant est indispensable, la diffusion du traceur au sein des réseaux neuronaux nécessitant l’intégrité anatomique et fonctionnelle des circuits cérébraux. Aucune méthode in vitro ou in silico ne permet de reproduire la complexité des connexions neuronales à l’échelle de l’organisme entier dans un objectif d’apprentissage pratique. La maîtrise de ces techniques ne peut être acquise de manière exclusivement théorique : elle requiert l’apprentissage encadré des gestes techniques, du positionnement sur cadre stéréotaxique, de la gestion de l’anesthésie et du respect des coordonnées anatomiques. Cette formation contribue à améliorer la rigueur méthodologique, la reproductibilité scientifique et, à terme, à limiter les échecs expérimentaux et l’utilisation d’animaux dans les projets futurs. Elle garantit également l’acquisition de compétences conformes aux exigences scientifiques et réglementaires encadrant l’expérimentation animale.
Bénéfices attendus
La compréhension des méthodes de stéréotaxie et d’injection de traceur cérébraux est indispensable pour l’interprétation des données issues de modèles pré-cliniques et pour la conception de futurs protocoles expérimentaux. Au cours de ces travaux pratiques, les étudiants acquièrent une compréhension concrète des principes méthodologiques, des contraintes techniques ; des exigences réglementaires et des mesures de raffinement mises en œuvre pour limiter la douleur, la souffrance et le stress des animaux, sans réalisation directe d’actes invasifs. Le bénéfice attendu est principalement pédagogique et formatif. Cette formation permet aux étudiants d’acquérir des compétences essentielles à leur insertion professionnelle dans le domaine de la recherche biomédicale, académique ou industrielle. Elle contribue également à leur sensibilisation approfondie aux principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), aux exigences réglementaires et aux responsabilités éthiques associées à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. La compréhension des contraintes expérimentales et des mesures de bien-être animal participe à la formation de futurs professionnels capables de concevoir et de conduire des projets respectueux des exigences scientifiques et éthiques.
Procédures
Chaque animal suivra une seule procédure en 6 principales étapes : 1. Pesée (durée 1 minute). 2. Administration en injection sous-cutanée d’un anti-inflammatoire 30 minutes avant la chirurgie. 3. Anesthésie générale gazeuse d’une durée d’environ 15 à 20 minutes. 4. injection stéréotaxique dans le cerveau d’une molécule (appelée traceur) visant à identifier les réseaux de neurones. 5. Suivi post-opératoire pendant 7 jours avec pesées, évaluations du comportement, de l’apparence du pelage et de l’état de la suture. 6. Mise à mort par inhalation croissante de CO2.
Impact sur les animaux
Un stress peut être induit par la manipulation et la pesée individuelle des animaux L’acte chirurgical réalisé sous anesthésie générale est susceptible d’induire un inconfort, un stress ou encore une perte de poids.
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. Le cerveau sera ensuite prélevé par les étudiants dans le but de les former sur ce geste et sur les expériences permettant la visualisation et l’identification des réseaux neuronaux.
Remplacement
L’objectif du projet est de caractériser l’organisation anatomique des réseaux neuronaux dans le cerveau de souris. A l’heure actuelle, aucune méthode alternative ne permet de reproduire de manière équivalente la complexité des interactions cellulaires, l’intégrité structurale du tissu nerveux ni la dynamique de migration des traceurs neuronaux au sein d’un cerveau dans son environnement physiologique. Les approches in vitro ou in silico ne permettent pas d’observer la distribution anatomique des traceurs dans un contexte tridimensionnel intégrant les connexions neuronales fonctionnelles. De plus, il n’existe pas à l’heure actuelle de logiciel de réalité virtuelle permettant l’injection cérébrale stéréotaxique chez le rongeur de manière réaliste. Ces travaux pratiques consistent à observer l’animal vivant lors de la chirurgie afin de contrôler ses paramètres vitaux ainsi que son endormissement à l’anesthésie et son réveil et d’appréhender les techniques d’asepsie. Enfin, une vidéo de la chirurgie n’est pas envisageable car l’acte chirurgical n’est pas l’unique finalité de ces travaux pratiques, c’est une étape dans l’étude globale des projections motrices du cerveau, les étudiants ont donc besoin aussi d’apprendre les manipulations post-mortem comme la dissection du cerveau, et d’appréhender les techniques de traitement du tissu cérébral très fréquemment utilisées en neurosciences (perfusion cardiaque, coupes du cerveau, visualisation du traceur). Par conséquent, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques et pédagogiques du projet. Néanmoins, l’utilisation du modèle animal est strictement limitée au minimum nécessaire, et l’ensemble des procédures est conçu de manière à limiter la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Des méthodes alternatives sont utilisées lorsque cela est possible, notamment pour la formation théorique des étudiants, l’analyse des données et l’interprétation des résultats expérimentaux.
Réduction
Les méthodes expérimentales utilisées dans ce projet pédagogique sont des techniques déjà validées et maitrisées par les enseignants intervenants dans ces travaux pratiques, ce qui permet de limiter les phases de mise au point et donc d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires à des fins de calibration technique. L’ensemble des procédures est réalisé par un enseignant habilité et formé à l’expérimentation animale, ainsi qu’à la chirurgie, garantissant ainsi la reproductibilité des gestes, limitant les variations expérimentales susceptibles d’augmenter le nombre d’animaux nécessaires, respectueux des contraintes réglementaires, et des mesures de raffinement. Le nombre d'animaux est déterminé en fonction des besoins pédagogiques du module d’enseignement, tout en étant réduit au minimum pour que cela reste compatible avec un apprentissage efficace des étudiants et avec la bonne réalisation des observations scientifiques. La promotion de Master comprend environ 20 étudiants par an. Afin de limiter le nombre d’animaux tout en permettant un encadrement pédagogique efficace, un ratio d’1 animal pour 3 étudiants est appliqué pour les travaux pratiques, ce qui correspond à 7 animaux par an. S’ajoute à cela un animal supplémentaire prévu à des fins de raffinement en cas d’atteinte des points limites et de nécessité d’arrêt anticipé de la procédure. Ainsi, le projet nécessite 8 souris par an, soit un maximum de 24 animaux sur la durée totale du projet de 3 ans. Cette stratégie permet de garantir un équilibre entre les exigences pédagogiques, la qualité de la formation dispensée aux étudiants et le respect du principe de réduction du nombre d’animaux utilisés, conformément aux principes éthiques et réglementaires en vigueur.
Raffinement
L’ensemble des procédures est conçu de manière à réduire au maximum la douleur, la souffrance, et l’angoisse des animaux. Les animaux sont hébergés dans des salles d’animalerie dédiées, éloignées des sources de bruit et des perturbations liées à l’activité d’enseignement. Ces locaux sont agréés pour l’hébergement des rongeurs de laboratoire et l’hébergement comprend une période d’acclimatation de 10 jours. De plus, les animaux sont hébergés en groupe afin de limiter le stress lié à l’isolement avec au moins un matériau de nidification permettant la construction de nids et l’expression de comportements naturels. Les manipulations expérimentales sont réalisées par un enseignant formé et habilité à l’expérimentation animale ainsi qu’aux gestes chirurgicaux, garantissant la maîtrise des procédures, la réduction du temps d’exposition des animaux à la procédure expérimentale et une contention adaptée et de courte durée. Ainsi le stress et l’inconfort qui pourraient survenir pendant la pesée des animaux et durant les manipulations sont réduits. Une anesthésie générale gazeuse est systématiquement utilisée, associée à l’administration d’un traitement anti-inflammatoire et anti-douleur adapté en pré- et post-opératoire afin d’assurer une prise en charge optimale de la douleur. Le bien-être des animaux est contrôlé à chaque étape de la procédure chirurgicale. Pendant l’acte chirurgical, la température corporelle est maintenue à l’aide d’un dispositif de tapis thermorégulé contrôlé par sonde thermique afin de prévenir l’hypothermie associée à l’anesthésie. Après la chirurgie, les animaux sont surveillés par les étudiants immédiatement après la procédure, puis quotidiennement par l’enseignant responsable afin de détecter précocement tout signe de douleur ou de complication. Après euthanasie et prélèvement du cerveau, les autres organes seront proposés à la communauté universitaire. Concernant l’animal surnuméraire prévu dans le protocole, celui-ci sera utilisé uniquement en cas d’atteinte anticipée des points limites. S’il n’est pas utilisé, il pourra être replacé à d’autres projets de recherche ou d’enseignement, contribuant ainsi à la réduction globale du nombre d’animaux utilisés.
Choix des espèces
Les souris de souche Swiss sont utilisées dans le cadre de ce projet car elles constituent un modèle animal de référence largement utilisé en recherche biomédicale et en enseignement en neurosciences. Cette espèce présente une organisation anatomique et fonctionnelle du système nerveux bien caractérisée, permettant l’étude des structures cérébrales et des réseaux neuronaux d’intérêt. L’utilisation de cette espèce facilite également l’interprétation des résultats et la comparaison avec les données scientifiques disponibles dans la littérature spécialisée. Le choix de cette souche permet ainsi de garantir une standardisation des conditions expérimentales et d’assurer un apprentissage fiable des techniques par les étudiants, tout en limitant les variations expérimentales susceptibles d’augmenter le nombre d’animaux nécessaires. Cela s’inscrit dans le respect du principe des 3R, pour atteindre les objectifs pédagogiques. Les animaux utilisés sont des souris adultes âgées d’environ 8 semaines. Ce choix d’animaux adultes est justifié par les caractéristiques techniques des procédures expérimentales prévues, la visualisation des réseaux de neurones nécessitant un animal dont le développement cérébral est achevé et dont l’anatomie cérébrale est stable. L’utilisation d’animaux adultes permet en effet l’utilisation d’atlas cérébraux de référence établis chez la souris adulte, facilitant la reproductibilité des expériences. De plus, le choix d’animaux adultes ne présentant donc pas de vulnérabilité particulière liée au développement ou au vieillissement, est adapté aux procédures prévues dans le protocole. Enfin, la taille du cerveau adulte permet d’obtenir un nombre plus important de coupes histologiques par animal, augmentant ainsi la quantité de données analytiques exploitables par individu et contribuant au principe de réduction du nombre total d’animaux utilisés.
Formation continue en chirurgie cardiaque et digestive sur un modèle ovin
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
40 brebis vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chaque animal, opéré par quatre à cinq chirurgiens, peut subir plusieurs interventions du cœur ou de l'abdomen de trois à quatre heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des praticiens en exercice. Le porteur décrit ces séances comme une "offre de formation" continue, relevant en partie d'une "offre de prestations" commerciale. Il affirme que le remplacement par simulateur est "toujours envisagé" mais "pas toujours possible", et justifie l'ensemble par la "nécessité" de la formation continue.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de s’assurer de la continuité de formation. En effet, les techniques chirurgicales évoluent constamment d’où la nécessité de suivre des formations continues afin de maintenir un niveau de connaissance satisfaisant pour opérer des patients humains (ou animaux s’agissant le cas échéant de chirurgiens vétérinaires) et assurer une médecine de qualité actualisée. L’objectif est de produire des formations « à façon », conçues en fonction des besoins pédagogiques et d’entrainement chirurgical nécessaire à l’acquisition ou à la maîtrise de nouvelles techniques chirurgicales. Elles peuvent faire partie de l’offre de formation continue pour les formations à destinations des vétérinaires, ou bien de l’offre de prestations à destination de chirurgiens de médecine humaine.
Bénéfices attendus
L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches chirurgicales innovantes en cardiologie et gastro-entérologie dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des praticiens en exercice.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie cardiaque ou digestives sans réveil. La procédure devrait durer entre 3 et 4 heures.
Impact sur les animaux
En raison du contexte d’apprentissage, chaque brebis peut subir plusieurs interventions intra-abdominales ou cardiaque simultanées. Les complications rencontrées sont la douleur, les risques de saignement, l'anesthésie prolongée, des traumatismes des viscères abdominaux suite aux interventions.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure chirurgicale. En effet, en raison du contexte d’apprentissage, chaque brebis peut subir plusieurs interventions intra-abdominales ou cardiaques rendant le reveil trop compliqué et dououreux pour les animaux.
Remplacement
Pour les besoins de formations à certaines techniques spécifiques, le remplacement des animaux n’est pas toujours possible (néanmoins la possibilité de remplacer par un simulateur est toujours envisagée en amont de la formation).
Réduction
Le nombre d’animaux est fixé au minimum afin de permettre aux stagiaires de mettre en pratique les gestes enseignés (4 à 5 chirurgiens par animal). La formation inclut un apport de connaissance théorique en premier, puis la pratique sur simulateur en amont de l’intervention sur animal vivant. La manipulation des instruments est ainsi maîtrisée quand l’intervention est réalisée sur l’animal ce qui permet de réduire les manipulations en nombre mais aussi en qualité (moins traumatisantes du fait des gestes mieux contrôlés).
Raffinement
Les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie et de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des vétérinaires anesthésistes/réanimateurs qualifiés. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant la phase intra-opératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage déployés pendant l’intervention chirurgicale.
Choix des espèces
Le choix de la brebis se fait sur plusieurs critères : - animaux avec thorax adaptés pour les formations cardiaques (taille du cœur équivalent à celle d’un homme de corpulence moyenne) - animaux ruminants plutôt accessibles (plus petit que la vache) pour les formations digestives Animaux adultes d’aspect anatomique apprécié pour l’approche chirurgicale et compatible avec une manipulation relativement aisée des animaux.
Formation pratique à l’étude de l’imprégnation stéroïdienne sur la sensibilité de l’utérus de ratte à des agents contracturants ou relaxants
- Enseignement supérieur
36 rattes vont être utilisées, toutes tuées par inhalation de CO2 pour prélever leur utérus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une ovariectomie sous anesthésie puis des injections quotidiennes de stéroïdes pendant six jours. Ces actes servent des travaux pratiques de licence, les gestes sur l'animal vivant étant réalisés par l'enseignant tandis que les étudiants ne manipulent que l'organe isolé. Le porteur justifie l'ensemble par les exigences du Programme Pédagogique National et affirme qu'aucune méthode ne reproduit les effets de l'ovariectomie sur l'"organisme entier".
Objectifs
Dans le contexte d’une formation de Licence de Sciences, Technologies, Santé, le présent projet s’inscrit dans une démarche globale d’initiation à l’expérimentation animale et aux règles éthiques en vigueur dans ce domaine, selon une organisation en 2 ans : - En deuxième année, les étudiants sont sensibilisés à l’acquisition numérique de signaux biologiques à partir de paramètres enregistrables chez l’homme. Ils sont également initiés à la manipulation des animaux dans le cadre d’enregistrements non invasifs de paramètres biologiques chez l’animal vigile. - En troisième année sont réalisés des travaux pratiques sur le rat anesthésié dans le cadre du projet faisant l’objet de la présente demande. L'utilisation d'animaux, ainsi que la chirurgie pratiquée par des personnels formés et habilités, constituent un apprentissage concret de la démarche scientifique et, surtout, des conditions et limites d'utilisation des animaux en expérimentation. Les aspects essentiels de la physiologie et de la pharmacologie seront mis en pratique par les étudiants grâce à la technique de l'organe isolé, permettant l’intégration de leurs connaissances théoriques. Le contexte scientifique du projet porte sur l'impact des hormones stéroïdes sexuelles sur les conséquences physiologiques au niveau de l'utérus, notamment en termes de contractilité et de sensibilité à des agents contracturants ou relaxants. La thématique générale vise ainsi à comprendre le contrôle hormonal de la gestation et de la parturition, ainsi que les mécanismes cellulaires associés au sein d’un système intégré. Ce projet constitue donc la première sensibilisation des étudiants à l'expérimentation animale.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intègre dans une démarche de formation technique et scientifique fondamentale pour l’obtention d'une Licence scientifique dans le domaine de la biologie-santé. Il vise à familiariser les étudiants avec les approches précliniques et l’analyse de signaux biologiques. Dans ce cadre, les gestes sur l’animal vivant sont réalisés exclusivement par du personnel formé et habilité. Les étudiants interviennent uniquement sur des préparations ex vivo (organe isolé), ce qui leur permet d’acquérir les bases méthodologiques de l’analyse physiologique et pharmacologique sans manipulation directe de l’animal vivant. La procédure est organisée sous forme d’un mini-projet intégrant les différentes étapes d’une démarche de recherche préclinique, jusqu’à la rédaction d’un compte rendu des données analysées et la présentation des résultats sous forme d’un exposé scientifique. Ce projet contribue ainsi à la formation des étudiants en vue de leur future activité professionnelle et notamment l’éducation aux 3R.
Procédures
En préopératoire, chaque ratte recevra un antalgique. La durée totale pour chaque contention et injection sera inférieure à 10 secondes. Sous anesthésie générale gazeuse, chaque ratte sera l’objet d’une ovariectomie qui n’excédera pas 60 min. En post-opératoire, les rattes auront une injection d'un antalgique (après 24h) puis des injections journalières sous-cutanées de stéroïdes pendant 6 jours.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les effets connus du stress ainsi qu'une douleur transitoire au moment de la contention, des injections d’analgésique et de l’induction de l'anesthésie lors de la phase d'endormissement. Par la suite, les animaux ont une injection sous-cutanée journalière de stéroïdes qui n'est pas décrite comme irritante, ce qui a été constaté lors des deux précédentes autorisations de projet et publié dans des revues internationales. Un stress lié à la pesée individuelle des animaux et aux injections est possible.
Devenir
La procédure expérimentale n’autorise pas la réutilisation des animaux car nécessite un prélèvement de l'utérus pour la mesure en cuve à organe isolé. Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérience par inhalation de CO2 en caisson automatisé selon la réglementation en vigueur.
Remplacement
Ce projet vise à répondre aux exigences du Programme Pédagogique National prévoyant des travaux pratiques d’initiation à l’évaluation de fonctions physiologiques et de l’activité biologique de molécules médicamenteuses dans un contexte préclinique sur des modèles animaux in vivo. Il constitue un apprentissage concret de la démarche scientifique ainsi que des conditions et limites d’utilisation des animaux dans un cadre expérimental adapté à la formation. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de reproduire de manière intégrée les conséquences physiologiques de l'ovariectomie suivie d’une imprégnation hormonale sur l'organisme entier.
Réduction
La mutualisation des utérus et des résultats entre plusieurs groupes de travaux pratiques permet d’atteindre un nombre minimal d'animaux compatible avec le maintien de la qualité pédagogique et scientifique de la formation. Ainsi, le nombre d'animaux est réduit de moitié, passant de 4 animaux par groupe de TP dans la configuration précédente à 2 animaux par groupe de TP dans la nouvelle organisation. Pour un effectif maximal de 6 groupes de TP, le besoin annuel est de 12 rattes. Sur la durée totale du projet (3 ans), le nombre total d’animaux s’élève donc à 36 rattes, soit une réduction globale de 36 animaux par rapport au projet antérieur.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe de 2 dans des cages ventilées et adaptées au nombre et à l’espèce, avec enrichissement du milieu et accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Ils bénéficient d’une période d’acclimatation de 14 jours à compter de leur arrivée dans l’animalerie. À l’issue de cette période, une habituation progressive aux manipulations et à l’environnement expérimental sera réalisée 24 h avant la chirurgie afin de permettre leur adaptation à cet environnement spécifique. Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse dans des conditions de température contrôlée (tapis chauffant) avec utilisation d’Ocrygel. Une analgésie locale est assurée avant toute incision. Les animaux reçoivent une analgésie préemptive, au moins 30 min avant l’induction de l’anesthésie. À l’issue de la chirurgie, une analgésie efficace durant la phase douloureuse aiguë post-ovariectomie est pratiquée dans une stratégie d’analgésie multimodale visant à prévenir la sensibilisation centrale et à optimiser le bien-être animal ainsi que la récupération post-chirurgicale. Des analgésiques de type AINS sont également utilisés dans les 24h suivant la chirurgie. Les animaux opérés seront maintenus dans une zone chauffée jusqu’à leur réveil complet, puis remis dans leur cage d’origine selon les modalités décrites ci-dessus. L’ensemble des actes de contention, d’injections, de chirurgie et de mise à mort est effectué par l’enseignant qualifié et formé à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et à la chirurgie. Les étudiants assurent la surveillance per- et post-opératoire sous supervision directe de l’enseignant, en suivant une grille d’évaluation individualisée des signes cliniques pour chaque animal. Des seuils d’alerte ont été définis pour chaque phase expérimentale.
Choix des espèces
Le rat est une espèce de référence largement utilisée en recherche biomédicale pour l’étude de la physiopathologie et la pharmacologie. Son organisation anatomique et fonctionnelle, notamment au niveau des systèmes neuroendocriniens et reproducteurs, présente des similitudes pertinentes avec celles de l’Homme. La taille importante des deux cornes utérines chez la ratte permettra une mutualisation des utérus entre différents groupes de TP. Les animaux utilisés sont des rattes adultes matures sexuellement, pesant entre 250 g et 350g. Le recours à des animaux adultes est nécessaire afin de disposer d’un appareil reproducteur pleinement développé et fonctionnel, condition indispensable à la réalisation d’une ovariectomie et à l’étude des effets des traitements hormonaux. Par ailleurs, ce poids garantit une taille corporelle adaptée à la réalisation des gestes chirurgicaux dans des conditions optimales de sécurité et de précision technique.
Étude de la numération formule sanguine et des paramètres biochimiques plasmatiques chez la souris dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale
- Enseignement supérieur
Trois cents souris vont être utilisées puis tuées pour des travaux pratiques d'étudiants de licence, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est mis à jeun, anesthésié à l'isoflurane, subit une ponction sanguine intracardiaque terminale puis une dislocation cervicale, avant le prélèvement du foie, du pancréas, de la rate et du cerveau. Ces séances ont une finalité pédagogique, l'apprentissage de techniques d'hématologie et de biochimie, le sang d'une seule souris étant mutualisé entre quatre étudiants. Le porteur justifie le maintien d'animaux vivants par la nécessité d'étudier des paramètres sanguins dans un "organisme entier".
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la formation universitaire d’étudiants en biologie et en sciences de la santé. Son objectif est d’aider les étudiants à mieux comprendre le fonctionnement du sang à l’aide d’un modèle animal couramment utilisé en recherche scientifique : la souris. Lors de ces travaux pratiques, les étudiants apprennent à observer et analyser les différents composants du sang. Ils réalisent notamment des frottis sanguins afin d’identifier les différentes cellules sanguines, étudient la résistance des globules rouges dans différentes conditions, et effectuent des comptages de cellules sanguines telles que les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Les étudiants analysent également certains paramètres biochimiques du plasma sanguin, comme le taux de sucre et de lipides (cholestérol et triglycérides), afin de mieux comprendre l’équilibre physiologique de l’organisme. Ces activités permettent d’acquérir des compétences pratiques essentielles en hématologie et en biochimie, tout en développant une meilleure compréhension du fonctionnement du sang. Elles sont réalisées dans le respect strict des règles éthiques, du bien-être animal et des bonnes pratiques de laboratoire.
Bénéfices attendus
Ce projet présente un intérêt essentiellement pédagogique et scientifique. Il permettra aux étudiants de niveaux L2 et L3 d’acquérir des compétences pratiques indispensables en physiologie, hématologie et biochimie, à travers la manipulation d’un modèle animal murin largement utilisé en recherche biomédicale.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure unique, terminale et non chirurgicale. Chaque souris sera placée sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane, puis un prélèvement sanguin intracardiaque sera réalisé. Ce prélèvement sera effectué une seule fois par animal, avant la mise à mort, afin de permettre l’analyse des paramètres hématologiques et biochimiques. Après le prélèvement, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie, puis les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate, cerveau) seront prélevés. La durée totale de la procédure par animal est estimée à 5 à 10 minutes, incluant l’induction anesthésique, le prélèvement sanguin et l’euthanasie. Aucune intervention sur animal vigile ni procédure chirurgicale n’est prévue dans ce projet. Ces procédures sont classées comme légèrement à modérément invasives, mais entièrement justifiées par les objectifs pédagogiques et menées dans le respect strict des principes des 3R
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux sont limités et de faible intensité, compte tenu de la nature strictement terminale des procédures. Les principales contraintes pour les animaux sont : • Mise à jeun de 6 heures, pouvant entraîner un inconfort transitoire (sensation de faim), sans impact significatif sur l’état de santé des animaux. • Anesthésie par isoflurane, susceptible d’induire un stress léger et transitoire lors de l’induction, rapidement supprimé par l’effet anesthésique. • Prélèvement sanguin par ponction cardiaque, réalisé sous anesthésie profonde, ne provoquant pas de douleur perçue par l’animal. • Euthanasie par dislocation cervicale, effectuée immédiatement après le prélèvement sanguin sur les animaux profondément anesthésiés Aucune douleur prolongée, souffrance chronique ou atteinte durable du bien-être animal n’est attendue, les animaux étant maintenus sous anesthésie jusqu’à l’euthanasie.
Devenir
Le prélèvement sanguin unique réalisé en fin de procédure est incompatible avec la survie des souris. En conséquence, les animaux ne peuvent être maintenus en vie à l’issue de la procédure. Ainsi, toutes les souris seront mises à mort immédiatement après ce prélèvement sanguin.
Remplacement
Le remplacement complet de l’utilisation d’animaux vivants n’est pas possible dans ce projet, car les objectifs pédagogiques nécessitent l’étude de paramètres physiologiques sanguins et biologiques dans un organisme entier, incluant les interactions entre les différents organes et systèmes. Cependant, le recours à l’animal est limité au strict nécessaire et justifié par l’impossibilité de reproduire fidèlement ces phénomènes par des modèles in vitro, des simulations numériques ou des supports pédagogiques virtuels. Lorsque cela est possible, des supports alternatifs (cours théoriques, vidéos pédagogiques, données expérimentales préexistantes) sont utilisés en amont afin de réduire le nombre d’animaux manipulés et de préparer les étudiants aux expérimentations.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est strictement limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs pédagogiques du projet. Environ 300 étudiants sont concernés. Chaque étudiant nécessite 170 µL de sang ; toutefois, afin de réduire le nombre d’animaux, les manipulations seront mutualisées. Ainsi, au minimum quatre étudiants travailleront sur la thématique de la numération formule sanguine (NFS) à partir d’un même échantillon (besoin total de 680 µL), correspondant à une seule souris. Cette organisation permet d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire significativement le nombre total de souris nécessaires. Par ailleurs, les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate et cerveau) seront prélevés après la mise à mort et utilisés à d’autres fins pédagogiques dans le cadre des travaux pratiques, contribuant ainsi à maximiser l’exploitation scientifique de chaque animal.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans les conditions habituelles de l’animalerie, le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement et une visite quotidienne sera réalisée. Pour le bien-être des souris, du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni en permanence avec un accès libre à la nourriture et la boisson. Une anesthésie générale sera réalisée avant la mise à mort.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus), et plus particulièrement la souche C57BL/6J ou BALB/c, a été choisie pour sa forte pertinence scientifique et pédagogique. Des souris mâles et femelles seront utilisées, âgées de 4 à 20 semaines. L’âge et le sexe ne constituent pas des facteurs déterminants pour les objectifs pédagogiques du projet, qui portent principalement sur l’apprentissage des techniques de base en hématologie et en biochimie plasmatique. D’un point de vue scientifique, la souris est un modèle de référence en recherche biomédicale en raison de sa proximité physiologique avec l’humain, notamment pour l’étude des paramètres hématologiques et métaboliques. D’un point de vue technique, la large disponibilité des outils expérimentaux (anticorps, kits de dosage, réactifs), la standardisation des protocoles, ainsi que les coûts limités de maintenance, en font un modèle particulièrement adapté à un cadre d’enseignement universitaire.
Travaux pratiques de pharmacologie : étude d’une molécule anxiogénique et d’une molécule anxiolytique dans deux tests comportementaux (planche à trous et champ ouvert) chez la souris mâle ou femelle
- Enseignement supérieur
Non pour la recherche mais pour former des étudiants aux métiers de l'expérimentation animale, 170 souris vont être utilisées dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent par injection un anxiolytique ou un psychostimulant, puis passent deux tests de comportement, l'opération étant répétée à sept jours d'intervalle. Elles ne sont pas tuées mais réutilisées dans un autre travail pratique peu invasif. Le porteur décrit ces séances comme un moyen de rendre ses étudiants aptes à candidater dans les organismes publics ou privés d'expérimentation.
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques (TP) chez la souris est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. Cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - Mettre en pratique l’enseignement théorique d’un point vue pharmacologique concernant les effets des médicaments anxiolytiques et d'une substance psychostimulante. - Mettre en pratique l'enseignement éthique vis-à-vis de l’utilisation de l’animal en expérimentation. - Savoir mettre en application un protocole expérimental de pharmacologie comme demandé dans le programme pédagogique et réaliser un tableau de recueil de données approprié au déroulement de ce protocole pour garantir la traçabilité des données brutes expérimentales. - Utiliser deux tests de comportement chez l’animal, prédictifs d’une activité anxiolytique/anxiogénique de molécules afin d’observer la différence de comportement des animaux des différents lots et quantifier les effets des substances étudiées. - Apprendre à réaliser des expériences en aveugle (sans savoir quelle classe pharmacologique est utilisée), prendre conscience des biais pouvant être induits par l’attente de certains effets chez les animaux traités. - Sensibiliser les étudiants à la variabilité des mesures dépendante de l’expérimentateur et des paramètres extérieurs lors d’un test comportemental. - Consolider la manipulation de la souris vigile. -Comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie ip
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, ce diplôme est réglementé au niveau national et le contenu des enseignements est défini selon un programme pédagogique national. Les étudiants doivent acquérir 5 compétences durant leur formation, et notamment la compétence « Mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique la réalisation d'un travail portant sur « Etudier l’effet de xénobiotiques (= molécules étrangères à l'organisme) en pharmacologie ». Lors de ce travail les étudiants doivent notamment : - Rechercher des informations sur le ou les xénobiotiques sujets de l’étude, les procédures expérimentales nécessaires à mettre en place pour évaluer son effet sur un organisme vivant ainsi que la réglementation mise en jeu, en particulier concernant l’expérimentation animale - Mettre en oeuvre le protocole expérimental - Rendre compte des résultats. Il est également précisé que ce travail doit participer à la validation de l’apprentissage « Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre, participe à la bonne formation de nos étudiants dans le domaine de l'expérimentation animale et favorise donc à mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine. De plus, ce TP nous permmettra de comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie ip
Procédures
Les animaux recevront une administration par voie intrapéritonéale ou orale de sérum physiologique, d'un anxiolytique ou d'un psychostimulant. Cette administration durera quelques secondes. Les animaux réaliseront ensuite deux tests comportementaux de 5 minutes chacun.Les animaux recevront deux injections et réaliseront deux fois les deux tests de comportement, avec un intervalle de 7 jours entre les deux sessions.
Impact sur les animaux
Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. La contention peut être source de stress pour les souris ainsi que la réalisation des tests comportementaux.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole de travaux pratiques peu invasif, avec un écart d'au moins 7 jours entre les deux protocoles.. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent
Remplacement
Dans la formation de nos étudiants en tant que techniciens supérieurs, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en œuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). Les médicaments agissant sur le système nerveux central (anxiolytique, psychostimulant) sont des molécules de référence et leur étude se fait via la réalisation de tests comportementaux. Il est donc nécessaire que les étudiants puissent réaliser certains de ces tests lors de leur formation.
Réduction
Ce TP aura lieu sur 4 séances réparties sur deux semaines et concernera 12 à 14 étudiants par séance (52 étudiants maximum par année). Pour chaque séance, chaque étudiant prendra en charge une souris. Afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés, chaque souris participera à deux séances de TP espacées de 7 jours, en prenant soin d’alterner le traitement reçu (chaque souris sera incluse dans un groupe différent lors de la seconde séance de TP). De plus, les étudiants travailleront sur les résultats groupés obtenus par toute la promotion, ce qui permettra la réalisation de tests statistiques sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Ainsi 26 souris seront nécessaires pour 52 étudiants, auxquels s’ajoutent 4 souris surnuméraires (1 par séance de TP) prévues en cas de problème de santé d’un animal ne permettant pas son inclusion dans l’étude. Les étudiants ayant déjà réalisé des IP sur souris, aucun animal de démonstration ne sera inclus à cet effet. Ainsi 26+4=30 souris seront nécessaires par an pour 52 étudiants et 150 souris sur 5 ans pour 260 étudiants. Un effectif de 20 souris supplémentaires est prévu, sur toute la durée de la validation de la saisine, afin de mettre au point les protocoles et également d'effectuer si besoin des améliorations ou des évolutions des protocoles en fonction de l'évolution du programme pédagogique. 170 souris au total pourront donc être utilisées pour ce TP sur 5 ans. Ce chiffre sera bien entendu indexé sur le nombre réel d’étudiants présents dans la formation chaque année. Enfin, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au sein de notre établissement ces animaux seront réutilisés dans un autre protocole de TP peu invasif lors duquel ils recevront des injections de sérum physiologique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence de deux ou trois éléments d’enrichissement (papier absorbant, sizzle nest, tunnel, boîtz à oeufs...). Pendant la semaine précédant les séances de TP, les animaux seront habitués à la manipulation par le personnel afin de limiter leur stress lors de leur utilisation par les étudiants. Concrètement, ils seront uniquement pris en préhension par les mains (cuillère) et recevront des caresses (« caressing »), et pourront se promener librement sur les mains des expérimentateurs. En fin de semaine, la contention sera ajoutée de façon progressive. Après chaque manipulation, les animaux seront récompensés à l'aide de récompenses alimentaires (fruits secs, vers de farine, graines...). Les récompenses seront également poursuivies en TP après la pesée et la réalisation des tests comportementaux. Les étudiants prendront également les souris en préhension dans leurs mains en coupe pour le transfert de cage, la pesée et la préparation des injections. Afin de diminuer leur stress, la répartition des souris dans leur cage d’hébergement sera conservée à l’issue du TP. Les étudiants sont sensibilisés au bien-être des animaux lors de cours théoriques mais également en TP. Ainsi ils seront invités à parler doucement et à limiter les bruits afin de ne pas stresser les animaux.
Choix des espèces
La souris est une des principales espèces utilisées en recherche et notamment en pharmacologie. Il est donc nécessaire que nos étudiants en tant que futurs techniciens supérieurs soient formés à la manipulation et à l’observation de celle-ci. Stade adulte (de 25 à 45 grammes) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie précliniques.
Travaux pratiques de pharmacologie : étude d’une molécule anxiogénique et d’une molécule anxiolytique dans deux tests comportementaux (chambre claire obscure et labyrinthe en croix surélevé) chez le rat mâle ou femelle
- Enseignement supérieur
Pour former des techniciens à la manipulation du rat vigile, 162 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants et réutilisés ensuite. Ils reçoivent par injection un anxiolytique ou un psychostimulant, puis passent deux tests de comportement mesurant l'anxiété, à sept jours d'intervalle. Cette formation vise à placer les étudiants sur le marché du travail de l'expérimentation animale. Le porteur justifie le maintien en vie et la réutilisation par un avis favorable de la structure chargée du bien-être des animaux non-humains et du vétérinaire référent.
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques (TP) chez le rat est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. Cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - Mettre en pratique l’enseignement théorique d’un point vue pharmacologique concernant les effets des médicaments anxiolytiques et d'une substance psychostimulante - Mettre en pratique l'enseignement éthique vis-à-vis de l’utilisation de l’animal en expérimentation. - Savoir mettre en application un protocole expérimental de pharmacologie comme demandé dans le programme pédagogique et réaliser un tableau de recueil de données approprié au déroulement de ce protocole pour garantir la traçabilité des données brutes expérimentales. - Utiliser deux tests de comportement chez l’animal prédictifs d’une activité anxiolytique/anxiogénique de molécules afin d’observer la différence de comportement des animaux des différents lots et quantifier les effets des substances étudiées. - Apprendre à réaliser des expériences en aveugle (sans savoir quelle classe pharmacologique est utilisée), prendre conscience des biais pouvant être induits par l’attente de certains effets chez les animaux traités. - Sensibiliser les étudiants à la variabilité des mesures dépendante de l’expérimentateur et des paramètres extérieurs lors d’un test comportemental. - Consolider la manipulation du rat vigile (contention, administration par voie intrapéritonéale) tout en continuant à raffiner les conditions expérimentales. - Comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie IP.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, ce diplôme est réglementé au niveau national et es étudiants doivent acquérir notamment la compétence « mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique la réalisation de cours portant sur « Etudier l’effet de xénobiotiques (= molécule étrangère à l'organisme) en pharmacologie ». Lors de ces cours les étudiants doivent notamment : - Rechercher des informations sur le ou les xénobiotiques sujets de l’étude, les procédures expérimentales nécessaires à mettre en place pour évaluer son effet sur un organisme vivant ainsi que la réglementation mise en jeu, en particulier concernant l’expérimentation animale -Mettre en oeuvre le protocole expérimental - Rendre compte des résultats. Il est également précisé que ces cours doivent participer à la validation de l’apprentissage «Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre, participe à la bonne formation de nos étudiants dans le domaine de l'expérimentation animale et favorise donc à mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine. De plus, ce TP nous permettra de comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie IP.
Procédures
Les animaux recevront une administration par voie intrapéritonéale ou sous cutanée de sérum physiologique, d'un anxiolytique ou d'un psychostimulant. Cette administration durera quelques secondes.Les animaux réaliseront deux tests comportementaux de 5 minutes chacun. Les animaux recevront deux injections et réaliseront deux fois les deux tests de comportement, avec un intervalle de 7 jours entre les deux sessions.
Impact sur les animaux
Les injections peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. Les différentes contentions peuvent être source de stress pour les rats ainsi que la réalisation des tests comportementaux.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole de travaux pratiques peu invasif, avec un écart d’au moins 7 jours entre les deux protocoles.. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent.
Remplacement
Dans la formation de nos étudiants en tant que techniciens supérieurs, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en oeuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). Les médicaments agissant sur le système nerveux central (anxiolytique, psychostimulant) sont des molécules de référence et leur étude se fait via la réalisation de tests comportementaux. Il est donc nécessaire que les étudiants puissent réaliser certains de ces tests lors de leur formation.
Réduction
Ce TP aura lieu sur 4 séances, réparties sur deux semaines et concernera 12 à 14 étudiants par séance (52 étudiants maximum par année). Pour chaque séance, chaque étudiant prendra en charge un rat. Afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés, chaque rat participera à deux séances de TP espacées de 7 jours, en prenant soin d’alterner le traitement reçu (chaque rat sera inclus dans un groupe différent lors de la seconde séance de TP). De plus, les étudiants travailleront sur les résultats groupés obtenus par toute la promotion, ce qui permettra la réalisation de tests statisques sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Ainsi 26 rats seront nécessaires pour 52 étudiants, auxquels s’ajoutent 4 rats surnuméraires (1 par séance de TP) prévus en cas de problème de santé d’un animal ne permettant pas son inclusion dans l’étude. Les étudiants ayant déjà réalisé des IP sur rat, aucun rat de démonstration ne sera inclus à cet effet. Ainsi 26+4=30 rats seront nécessaires par an pour 52 étudiants et 150 rats sur 5 ans pour 260 étudiants. Un effectif de 12 rats supplémentaires est prévu, sur toute la durée de la validation de la saisine, afin d'effectuer si besoin des améliorations ou des évolutions des protocoles en fonction de l'évolution du programme pédagogique. 162 rats au total pourront donc être utilisés pour ce TP sur 5 ans. Ce chiffre sera bien entendu indexé sur le nombre réel d’étudiants présents dans la formation chaque année. Des rats mâles et femelles de notre élevage seront indifféremment utilisés pour limiter la présence d’animaux surnuméraires. Un seul sexe sera utilisé par séance, afin de tenir compte de l’effet-sexe observé dans ces tests comportementaux. Enfin, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au sein de notre établissement ces animaux seront réutilisés dans un autre protocole de TP peu invasif lors duquel ils recevront des injections de sérum physiologique. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre SBEA ainsi que du vétérinaire référent.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence d’un enrichissement comprenant 2-3 éléments (tunnel en plastique noir et bâtonnet en bois à ronger ou noix). Pendant au moins deux semaines avant les séances de TP, les animaux seront habitués à la manipulation par le personnel afin de limiter leur stress lors de leur utilisation par les étudiants. Concrètement, la première semaine ils recevront quotidiennement des chatouilles (« tickling »), des caresses (« caressing ») et seront pris en préhension. La seconde semaine la contention sera ajoutée de façon progressive. Après chaque manipulation, les animaux seront récompensés à l'aide de récompenses alimentaires (popcorn, fruits secs, vers de farine...). Les récompenses seront également poursuivies en TP après la pesée et la réalisation des tests comportementaux. Pendant tout le TP, les étudiants seront amenés à être particulièrement sensibilisés au stress pouvant être induit chez le rat par la manipulation. Ainsi, ils seront invités à parler doucement et éviter les bruits pour ne pas stresser les animaux. En effet, le stress de la manipulation est non seulement dommageable pour l’animal, mais diminue également la qualité des résultats obtenus dans ce type de tests comportementaux.
Choix des espèces
Le rat est une des principales espèces utilisées en recherche, notamment en pharmacologie. Il est donc important que nos étudiants en tant que techniciens supérieurs soient formés à la manipulation du rat. De plus, l’utilisation du rat dans les deux tests comportementaux utilisés dans ce TP a été très largement documentée dans la littérature. Stade adulte (6 à 8 semaines) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie préclinique.