Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)
Renouvellement projet Production et contrôle d’un vaccin inactivé contre la maladie hémorragique virale du lapin (forme variante et forme classique de la maladie)
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
La maladie hémorragique virale (VHD ou viral hemorrhagic disease) dans sa forme classique a émergé en 1984 en Chine et est apparue en France durant l’été 1988. Il s’agit d’une hépatite virale du lapin sauvage ou domestique due à un calicivirus. La VHD est enzootique dans les populations de lapins sauvages d’Europe, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Sa transmission a lieu essentiellement par voie orofécale et par contact direct. Elle fait partie des maladies transmissibles des lagomorphes considérées comme majeures du point de vue socioéconomique (liste B des maladies notifiables à l’OIE). Il n’existe aucun traitement contre cette affection. Dans sa forme classique elle est habituellement responsable de 30 à 90 % de mortalité. Après une incubation de 2 à 5 jours, le lapin meurt. Seul le développement de vaccins efficaces permet de la contrôler et d’enrayer des pertes économiques importantes. Depuis 2010, des analyses phylogénétiques ont permis de mettre en évidence l’apparition d’un nouveau variant génétiquement distant des autres calicivirus connus. Les foyers se sont multipliés dans l’ouest de la France puis cette forme variante de la maladie a rapidement diffusé vers l’Est et a touché les pays voisins. Depuis 2017 une augmentation de la virulence de ce virus est rapportée avec des taux de mortalité comparables à ceux de la souche classique. Notre laboratoire a développé un vaccin permettant de lutter contre les deux formes de la maladie, il contient d’une part la souche classique inactivée de la VHD et d’autre part la souche variante inactivée de la VHD. Ce vaccin a reçu une première autorisation de mise sur le marché délivrée par l'agence du médicament français, puis par différentes agences d'autres pays. Il est notamment le seul autorisé contre la VHD en Australie, au Canada et à Singapour. Notre objectif est de produire et de contrôler des lots commerciaux de ces vaccins. Pour cela, 4 procédures expérimentales impliquant des animaux sont nécessaires : - la production des foies de lapins infectés pour la fabrication des lots de principe actif du vaccin, - le contrôle d'inactivation des lots de principe actif sur lapins, - le contrôle d'efficacité libératoire des lots de vaccins (activité-épreuve sur lapins) - l'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la protection des lapins contre la maladie hémorragique virale grâce à la production et au contrôle des lots commerciaux de ces vaccins.
Procédures
_ injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre, 3 piqûres maximum par animal) _ prises de sang (20 secondes par piqûre, 1 piqûre maximum par animal)
Impact sur les animaux
_ maintien en animalerie _ piqûres pour les injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre) _ piqûres pour les prises de sang (20 secondes par piqûre) _ symptômes de la VHD (hépatite virale, abattement, difficultés respiratoires, saignements, mortalité)
Devenir
Les procédures nécessitent la mise à mort des animaux en fin d'essai afin de réaliser les prélèvements d'organes nécessaires.
Remplacement
Production : Tous les essais de multiplication du RHDV en culture cellulaire ou sur oeufs embryonnés de poulet, qui auraient permis de s’affranchir de l’animal pour la production du vaccin inactivé, sont restés infructueux. Pour obtenir du virus RHDV, la maladie doit donc impérativement être reproduite expérimentalement chez des lapins sains et sensibles par inoculation d’un broyat d’organes de lapins infectés. Cette méthode de production est celle indiquée par la monographie de la pharmacopée européenne dans le cadre de la préparation d’un vaccin inactivée de la VHD, ainsi que dans le manuel terrestre de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Contrôles : Dans le cadre de la libération des lots de vaccins par le laboratoire, les contrôles obligatoire à effectuer sur l’animal sont le contrôle de l’inactivation du principe actif et le contrôle de l’efficacité du vaccin. L'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain nécessite de réaliser des essais directement sur lapin.
Réduction
Les nombres d'animaux utilisés dans les différentes procédures sont ceux imposés par la pharmacopée européenne (monographie du vaccin inactivé contre la VHD) et le dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin.
Raffinement
Les lapins sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de tuyaux en PVC pour jouer et se cacher, de plate-formes de repos. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Distribution de pebble toys (gallettes de fruits compressés).
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible* du vaccin, sensible au virus de la maladie hémorragique virale du lapin. *espèce à laquelle le vaccin est destiné Les lapins utilisés sont âgés de 4 semaines ou plus, âge de sensibilité au virus de la VHD.
Test d’activité sérologique de produits immunologiques chez les rongeurs.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
Le projet a pour objectif de décrire l’activité de produits immunologiques destinés à la prévention de la rage chez les carnivores domestiques. L’activité des produits sera évaluée au travers de la mesure de la réponse immunitaire induite chez la souris par l’analyse du taux d’anticorps sérique (test sérologique) en comparaison avec le taux d'anticorps sérique obtenu avec le vaccin de la Préparation Européenne de Référence (PER).
Bénéfices attendus
Garantir l’efficacité des lots de vaccins contre la rage et permettre ainsi leur commercialisation au travers des phases de libération pharmaceutique et des tests associés aux mesures de stabilité, ceci à différentes températures de stockage (Analyses ponctuelles en cas d’excursion thermique).
Procédures
Les souris sont vaccinées à J0 (injection d'une durée d’environ 3 secondes) Les souris témoins sont vaccinées avec le vaccin de référence (PER) (injection d'une durée d’environ 3 secondes). 14 jours après la dernière vaccination, les 2 groupes (vaccinés et témoins) sont anesthésiés (une injection, durée d’environ 5 secondes) Prélèvement sanguin intracardiaque terminal. A l'issue de la procédure tous les animaux sont euthanasiés (Durée d’environ une minute)
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux incluent un stress bref lié à la contention et une douleur transitoire lors des injections (vaccination et anesthésie).
Devenir
Le volume sanguin requis étant important, le prélèvement prévu ne permet pas une récupération de l’animal. Le prélèvement est terminal, l’euthanasie est réalisée dans la foulée de la procédure.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative in vitro, reconnues par les autorités des pays concernés, permettant de vérifier l’activité des vaccins testés.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, chaque fois que cela est possible, les témoins peuvent être mutualisés entre plusieurs vaccins de lots différents.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe. Une période d’acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Les installations sont suivies en températures, en hygrométrie et les animaux sont hébergés dans des portoirs ventilés. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24h/24h) permettant une intervention rapide y compris les weekends. La procédure par sérologie constitue un raffinement comparativement à l’alternative proposée dans la pharmacopée, soit un test létal (réduction du nombre et réduction des manipulations). Les animaux sont observés quotidiennement et de manière biquotidienne si l’état de santé d’un animal l’exige. Aucun signe clinique n'est attendu, cependant nous nous référerons aux points limites généraux mis en place et appliqués dans cette étude.
Choix des espèces
La souris est le modèle imposé pour la libération des vaccins par la pharmacopée des pays où sont commercialisés les vaccins Les souris utilisées sont des souris adultes car le test nécessite que leur système immunitaire soit mature.
Contrôle d’innocuité de produits immunologiques chez les rongeurs
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 70
Objectifs
Dans le cadre du processus de libération pharmaceutique des lots à commercialiser, l'objectif de ce projet est d'évaluer l’innocuité des produits immunologiques chez les rongeurs. Procédure n°1 contrôle de l’inactivation d’un vaccin antirabique et des suspensions rabiques (CI) d’une part et contrôle de l’absence de virus étrangers (VE), conformément à la monographie de la Pharmacopée Européenne. Procédure n°2 Contrôle de l’absence de toxicité anormale sur les vaccins CRPviv Japon et Rage Chine
Bénéfices attendus
Garantir l'innocuité des lots de vaccins à usage vétérinaire (CRP, Rage et Lepto-Rage), ceci en vue de leur commercialisation.
Procédures
Les nuisances attendues sont : - Gêne à la contention : elle dure quelques secondes. Le personnel est formé afin de manipuler les animaux dans les meilleures conditions et de réduire le stress engendré. - Contention pour l’anesthésie, d’une durée de 5 secondes environ - Contention pour l'injection, d’une durée de 30 secondes environ - Injection : sa durée est de 5 à 10 secondes au maximum
Impact sur les animaux
- Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux incluent un stress bref lié à la contention et une douleur transitoire lors des injections de vaccination. - Des mortalités (non spécifiques) liées au geste technique de l’injection intracérébrale peuvent survenir dans les 48 heures après l’administration
Devenir
À l'issue de chaque procédure, une réflexion sera systématiquement menée pour statuer sur le devenir des animaux. Dans ce cadre, la possibilité de les proposer à l'adoption sera étudiée et favorisée.
Remplacement
La demande émane des autorités des pays où sont commercialisés les produits. Aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par les autorités des pays où sont commercialisés les produits.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé pour chaque essai est conforme à la Réglementation des pays où les vaccins sont commercialisés.
Raffinement
Les animaux sont observés quotidiennement, une observation biquotidienne sera organisée si l’état de santé d’un animal l’exige. Au cours de la procédure, une anesthésie présentant une composante analgésique est prévue afin de limiter le stress des animaux. Des points limites précis et spécifiques ont été définis et sont d’application. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24h/24h) permettant une intervention rapide y compris la nuit et les weekend.
Choix des espèces
La souris et le cobaye sont les modèles qui ont été utilisés pour développer les tests de référence. Ces espèces sont demandées par les Autorités Les souris et les cobayes utilisés sont des adultes, conformément aux demandes des différentes réglementations.
Evaluation sur rongeurs de l’immunogénicité d’un vaccin anti-clostridien
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
Cette demande concerne le renouvellement quinquennal de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) au Brésil pour un vaccin antibotulinique (types C et D). L'objectif principal de ce projet est d'évaluer la performance du vaccin tout au long de sa durée de vie afin d’assurer ce renouvellement d’AMM. Le projet prévoit une vérification trimestrielle de l'activité du vaccin sur cobayes pendant la première année, puis une vérification semestrielle au cours de la deuxième année, et ce, sur toute la durée de stabilité du produit. Étant donné que le vaccin est disponible en deux volumes de flacons différents (formes commerciales), chaque série de tests sera effectuée sur les deux tailles pour assurer une évaluation complète.
Bénéfices attendus
Garantir l’efficacité du vaccin anti-clostridien et permettre ainsi sa commercialisation selon les exigences réglementaires en application au Brésil. Au Brésil, le même produit est commercialisé sous deux formats différents. La vaccination des vaches mères est essentielle pour protéger les veaux contre les diarrhées néonatales, surtout face à l'antibiorésistance et à la demande de pratiques d'élevage plus respectueuses. La vaccination permettrait de contribuer aux actions de prévention.
Procédures
Les animaux seront vaccinés deux fois à 21 jours d’intervalle (J0 et J21). La durée de chaque vaccination est estimée à 30 secondes au maximum par animal. Un protocole anesthésique profond (une ou deux injections selon le protocole, d’une durée de 1 à 3 secondes) avec analgésie est mis en place à J42, ensuite le même jour, un unique prélèvement sanguin d’une durée maximale de 2 min est effectué en fin de procédure.
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable n’est attendu sur les animaux. A J0, Vaccination, les animaux pourraient ressentir un léger stress lors de la contention nécessaire à l’injection. Une légère douleur sera ressentie par les animaux lors de l’introduction de l’aiguille. Afin de pallier cela, l’ensemble de cette intervention est réalisée par du personnel qualifié et formé, elle dure généralement moins de 2 minutes par animal. Il n’est pas attendu de réaction locale, ni de réaction systémique de la part des cobayes suite à l’administration du vaccin. A l’injection du vaccin, un volume total de 5 ml est requis par les autorités, il sera alors réparti en deux sites d’injection, soit 2x 2,5ml à chaque vaccination. Ceci pourrait causer une gêne pour l’animal. Cette gêne est passagère et durera quelques minutes. A J21 : Vaccination de rappel, les nuisances sont identiques à ceux de J0 A J42 : Le prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie générale avec analgésie, les nuisances engendrées seront donc une gêne à la contention, un stress (30 secondes) au moment de l’injection d'un anesthésiant. L’ensemble de cette intervention sera réalisée par du personnel qualifié et durera environ 2 à 3 minutes par animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de la procédure afin d’assurer un prélèvement sanguin suffisant pour les analyses
Remplacement
La procédure est celle requise par les autorités nationales brésiliennes et les données sont requises afin de statuer sur la libération des vaccins. Il n’existe pas de référence règlementaire, à présenter comme alternative.
Réduction
Le nombre d’animaux à utiliser est déterminé conformément aux exigences réglementaires. La réglementation exige un pool de sérum correspondant à 10 animaux. Il doit répondre aux exigences suivantes: - chaque lot de vaccin doit être testé - Pour chaque lot , 7 temps de stabilité sont contrôlés, à savoir: 0, 3, 6, 9, 12, 18, et 24 mois de stabilité du vaccin - Pour chaque vaccin, chaque format commercialisé du produit doit être testé.
Raffinement
Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde permettant une intervention rapide y compris les weekends. Les animaux sont observés quotidiennement et des passages supplémentaires sont organisés si des signes préoccupants sont observés sur les animaux. Des points limites précis et spécifiques sont mis en place pour cette procédure. Préalablement au prélèvement sanguin terminal les animaux sont soumis à une anesthésie générale profonde associée à une analgésie. Le bien-être des animaux est assuré par une surveillance continue de leur environnement (température, humidité) et de leur santé (observation quotidienne). Une intervention 24h/24 est prévue en cas de problème technique. Pour éviter toute souffrance aux animaux, le prélèvement sanguin en fin d’étude est réalisé sous anesthésie générale profonde avec analgésie et des points limites précis et spécifiques sont mis en place.
Choix des espèces
Le cobaye est imposé par les autorités nationales brésiliennes. Des animaux adultes sont nécessaires car leur système immunitaire doit être mature.
Analyse de la réponse immunitaire, de la protection contre l’infection et de la stabilité d’un candidat vaccin universel antigrippal dans un modèle préclinique murin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Objectifs
La grippe est une maladie virale aigue, fréquente et très contagieuse causée par des virus grippaux circulant dans le monde. Elle provoque chaque année environ 1 milliard de cas, 3 à 5 millions de cas graves (infections respiratoires entraînant des hospitalisations), et entre 300 000 et 650 000 décès particulièrement chez les individus vulnérables (personnes âgées, les enfants et immunodéprimés). Les souches responsables de la grippe, principalement de type A ou de type B, peuvent coexister sur une saison, ce qui rend le taux d’incidence annuel imprévisible. La vaccination reste à ce jour la stratégie la plus efficace pour protéger les populations. Elle agit en induisant des réponses immunitaires contre la souche virale circulante, ciblant les protéines de surface du virus. Cependant ces vaccins présentent une efficacité limitée : ~32 % pour les personnes âgées et ~43% pour les personnes adultes. Cette efficacité réduite s’explique en partie par les mutations très fréquentes, diminuant la correspondance entre le vaccin en cours et la souche circulante. D’autre part, le virus de la grippe renferme une protéine interne, hautement conservée entre les différentes souches virales. Cette caractéristique fait d’elle une cible pertinente pour de nouveaux vaccins universels capables d’induire des protections plus durables et plus efficace, notamment en cas de pandémies. L’objectif est de renforcer l’efficacité en testant de nouveaux candidats, ciblant la protéine interne, chez la souris. Cela se fait via deux axes principaux : élargir la couverture vaccinale en ciblant simultanément les souches A et B, et renforcer la réponse immunitaire grâce à l’ajout d’un adjuvant. Le second axe vise à étudier si une réponse immunitaire préexistante, induite par des expositions antérieures aux virus grippaux, peut améliorer ou modifier la réponse à une vaccination contre la grippe. Ce projet vise ainsi à contribuer à la mise au point d’un vaccin plus performant et mieux adapté aux défis épidémiologiques posés par la grippe.
Bénéfices attendus
Contrairement aux protéines de surface du virus de la grippe qui mutent souvent, la protéine interne, située à l'intérieur du virus, est beaucoup plus conservée entre les différentes souches de grippe. Cette faible variabilité fait d’elle une cible intéressante pour le développement de vaccins à large spectre, pouvant offrir une protection universelle contre diverses souches grippales contre la grippe saisonnière humaine, mais aussi contre d'autres sous types de la maladie actuellement présents chez les espèces aviaires, ayant le potentiel de provoquer une nouvelle pandémie. Le bénéfice attendu du projet est donc d’accroître l’efficacité des vaccins antigrippaux saisonniers et de garantir une préparation optimale en cas de future pandémie grippale. À l’issue de ces recherches, le candidat-vaccin entrera en phase clinique chez l’humain, avec pour objectif de diminuer la mortalité et l’incidence des formes graves de la grippe, apportant un bénéfice majeur à la santé publique.
Procédures
Tous les animaux du projet vont recevoir 2 vaccinations, réalisées par voie intra musculaire dans les pattes sous anesthésie générale légère. Ces injections sont espacées de 21 jours et chaque injection dure quelques secondes. Au moment de la mise à mort, un prélèvement sanguin est réalisé sous anesthésie générale légère dans 3 procédures sur 4 (81% des animaux). Les infections virales (représentant 37,5% des animaux) sont réalisées par inhalation et sous anesthésie profonde par injection. Cette injection est réalisée en quelques secondes, 1 seule fois par souris. L’infection est réalisée en quelques minutes pour chaque souris, afin de garantir la réussite du geste et la sécurité de l’animal. Les souris infectées seront pesées tous les jours sur une période de 14 jours.
Impact sur les animaux
Le geste de l'immunisation intramusculaire peut entrainer une douleur locale mais temporaire suite à l’injection. Les formulations utilisées sont à base de solution saline et les volumes injectés limitent fortement les risques de souffrance. L’infection virale par inhalation peut provoquer un stress léger et transitoire. 2 doses de virus seront utilisées en fonction des expériences : - une dose faible à laquelle une légère perte de poids peut être observée dans les quelques jours suivant l’infection, paramètre qui sera surveillé. - une dose élevée pouvant entrainer une perte de poids plus importante avec des signes cliniques (modification du comportement et altération de l’aspect physique. Une surveillance quotidienne rigoureuse sera mise en place pour minimiser la souffrance animale
Devenir
L'ensemble des animaux du projet sont mis à mort soit après atteinte d'un point limite défini dans le protocole, soit en fin d'étude pour les prélèvements post mortem nécessaires. Cette approche garantit le respect du bien-être animal tout en se conformant aux exigences réglementaires post-exposition.
Remplacement
La vaccination repose sur la mise en place d’une réponse immunitaire dans différents organes de la souris. Aucun modèle in vitro n’est actuellement capable de reproduire une telle dynamique. Des études de remplacement sont en cours de développement, mais cela ne permet pas mimer la physiologie d’un organisme entier. L’utilisation de la souris s’avère donc pertinent et est même nécessaire afin de satisfaire les exigences réglementaires.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est basé sur nos études antérieures et des approches statistiques, afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables et robustes, permettant de détecter des différences significatives entre les groupes. Au sein d’une même procédure, plusieurs candidats vaccins seront testés en parallèle afin de réduire le nombre d’animaux du groupe contrôle. Le nombre d’animaux estimé correspond au nombre maximum d’animaux pouvant être utilisé dans ce projet. Cependant, durant tout le long du projet, en fonction des résultats obtenus à chaque procédure ou chaque temps points, les nombre d’animaux pourront être réduits et certains temps points supprimés.
Raffinement
Les souris seront acclimatées au minimum durant une semaine avant le début d’une procédure. Dans l’ensemble de nos groupes expérimentaux, un enrichissement de l’environnement est systématiquement mis en place dans les cages des souris afin d’améliorer leur bien-être. Cet enrichissement comprend, par exemple, l'ajout de maisonnettes en carton, de morceaux de bois, ainsi que d'autres éléments favorisant l'expression des comportements naturels des animaux. Ces mesures visent à diminuer le stress et à promouvoir un état émotionnel positif tout au long de l’étude. La vaccination est réalisée dans les pattes de la souris sous anesthésie légère, afin de limiter le stress lié à la préhension et la piqure. Les infections virales par inhalation seront réalisées sous anesthésie profonde. Des surveillances régulières sont assurées après les différentes études de pré-infection ou d’infection. Suivant l’infection, des croquettes et de l’eau pourront être mises à disposition dans la cage pour faciliter leur accessibilité. Une eau gélifié contenant l’équivalent nutritifs des croquettes pourra être utilisé comme substitut et déposé directement dans la cage. Enfin, au moment de l’euthanasie, un prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie locale (Collyre anesthésique local) et sous anesthésie gazeuse pour minimiser toute sensation de douleur.
Choix des espèces
Parmi les différentes espèces animales utilisées en expérimentation, la souris est l’animal le mieux adapté pour le développement de modèles immunologiques d’autant plus que notre équipe maîtrise les outils et méthodes associés. Le modèle murin est par ailleurs largement documenté dans la littérature, ce qui nous permet de situer et de comparer nos résultats aux données existantes. Cette espèce offre donc tous les critères requis pour atteindre nos objectifs et mettre au point de nouvelles formulations vaccinales contre les infections grippales. Les animaux âgés de 5 semaines seront réceptionnés par l’animalerie et utilisés seulement après une période d’acclimatation d’une semaine. Nous allons donc utiliser des animaux sevrés de 6 semaines (jusqu’à 12 semaines si besoin). Le système immunitaire est décrit comme mature à partir de cet âge-là et non vieillissant.
Production de réactifs et de tissus issus d’animaux de ferme, dans le cadre de la production et du contrôle qualité des vaccins commercialisés ou en développement.
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Moutons : 60
Poules : 1500
Dindes : 50
Autres oiseaux : 30
Objectifs
La production de vaccins bactériens nécessite la culture de bactéries sur des géloses au sang. L’emploi de ce sang est décrit dans les dossiers d’AMM. Le contrôle de vaccins nécessite l’emploi de réactifs obtenus à partir de sang d’animaux. Les réactifs obtenus sont : - des globules rouges (servant pour des tests d’hémagglutination) - du sang total sur anticoagulant pour le coulage de géloses au sang. La direction de Sanofi Pasteur a décidé de la nécessité de poursuivre les investigations scientifiques et les essais de développement. Ces études de recherche et développement de vaccins nécessitent également l’obtention de sang ou de ses dérivés.
Bénéfices attendus
Les bénéfices escomptés résident dans la mise sur le marché de vaccins destinés à prévenir un large éventail de pathologies chez l’homme.
Procédures
Les animaux sont soumis à des prélèvements sanguins. Un mouton peut produire une poche de sang de 500 mL, le prélèvement dure 5 minutes environ. Il peut être prélevé au moins 4 semaines après ce prélèvement. Un cheval peut produire jusqu’à 10 poches de 200 mL selon les besoins, mais dans les faits, il n’est prélevé que pour une à 2 poches de 200 mL, 5 à 6 fois dans l’année. Le prélèvement dure 3 minutes environ. Une oie ou une dinde peut donner environ 40 mL de sang toutes les 4 semaines. Le prélèvement dure 1 mn. Enfin, une poule donne 40 mL de sang, sous anesthésie générale, par voie intracardiaque et est ensuite euthanasiée.
Impact sur les animaux
Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les gestes techniques sont simples et maitrisés par un personnel qualifié et expérimenté. Pour l’animal, la nuisance équivaut à la pénétration d’une aiguille. La contention adaptée des animaux réduit considérablement le temps et le stress de la manipulation. Elle permet un geste précis et réduit considérablement les risques d’échec des ponctions veineuses.
Devenir
A l’issu d’un test, les animaux seront proposés à l’adoption. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision. Ce n’est toutefois pas le cas des poules qui sont euthanasiées suite à la ponction cardiaque sous anesthésie générale
Remplacement
Lorsque la science le permet, la société utilise des réactifs « animal-free ». La société travaille activement sur des réactifs alternatifs sans produit d’origine animale. C’est le cas par exemple de la production d’Haemophilus qui jusque-là nécessitait l’emploi de sang défibriné de cheval lors de la confection des géloses au sang. La société a mis au point un nouveau procédé qui permet de substituer ce sang. La demande en sang de cheval a considérablement diminué (passant de 400 poches/an à une vingtaine aujourd’hui) couvrant uniquement des besoins spécifiques en développement. Pour autant, il existe encore des procédés ou des contrôles qui nécessitent le recours au sang animal.
Réduction
Le nombre d’animaux donneurs est calculé en fonction des besoins estimés. Les besoins des utilisateurs sont variables et dépendants de la production des vaccins, que ce soit pour la fourniture de gélose ou pour la fourniture de réactif pour les tests de contrôle qualité ou de R&D et amélioration continue. De ce fait, un effectif minimal est nécessaire pour assurer les besoins.
Raffinement
Les protocoles de prélèvement de sang sur animaux vigiles sont classés en léger. Le stress durant l’hébergement est limité par l’hébergement en groupe des animaux et l’enrichissement de leur environnement. Les protocoles de prélèvements terminaux sont classés « sans réveil ». La souffrance est réduite par le recours à l’anesthésie. Les animaux sont systématiquement prélevés dans des installations séparées des zones d’hébergement.
Choix des espèces
Le choix des espèces est historique. Le choix de l’animal est lié à l’acquisition de données par le passé. Par exemple : Certaines bactéries se développent mieux dans du sang de mouton que dans du sang de cheval, d’où le choix de l’espèce ovine. Certains tests de contrôle qualité (par hémagglutination) ne fonctionnent qu’avec des globules rouges d’oie, de dinde ou de poules adultes. Les volailles représentent des espèces de choix concernant les tests d’hemagglutination. Le choix de l’espèce des volailles dépend du type de tests réalisés. Les gros animaux ont été retenus en priorité pour les volumes importants de prélèvements qu’ils permettent. (Chevaux, moutons). Les procédés de production et de contrôle sont déposés dans les dossiers d’enregistrement. Les animaux sont adultes. Ils sont nécessaires afin de recueillir leurs globules rouges, utilisés dans un test d’hémagglutination très spécifique.
Contrôle de l’inactivation de la Toxine Dermonécrotique dans un produit pharmaceutique vétérinaire.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
L’objectif du projet est le contrôle de l’inactivation d’un agent toxique dans le cadre du développement d’un produit immunologique à usage vétérinaire destiné à une espèce de mammifère domestique. Aucun modèle in vitro ne peut permettre de garantir l’inactivation de la toxine contenue dans notre produit. En effet, d’autres composés présents sont susceptibles de provoquer les effets décrits in vitro ce qui rend aspécifique un tel modèle. L’utilisation d’un modèle in vivo réglementaire décrit dans la Pharmacopée Européenne est demandé pour l’enregistrement du futur produit. Ces essais sont nécessaires en plus des contrôles in vitro réalisés sur le vaccin. Le test in vivo ne sera pas utilisé en routine mais sur des lots réglementaires représentatifs du procédé de fabrication reproductible et robuste, avec une étape de détoxification conforme (risques d’activité toxique presque nuls). Le dit agent toxique provoque des signes cliniques identifiables et spécifiques dans un temps court après administration à des souris jeunes. Nous vérifierons l’absence de signes cliniques dans trois lots de vaccins représentatifs du procédé final de fabrication afin de garantir aux autorités l’inactivation de la toxine dans la demande d’autorisation de mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue à la mise à disposition de produits immunologiques pour une maladie respiratoire qui touche l’espèce de destination, auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. La réalisation de ces essais permettra de garantir que les vaccins sont fabriqués avec un procédé robuste et qu’il ne sera pas nécessaire de faire le test d’inactivation de la toxine in vivo en routine.
Procédures
Les animaux seront soumis à une vaccination en 4 injections pour respecter la dose vaccinale à tester et le volume maximal injectable de 50µL. Le groupe contrôle négatif recevra le tampon de formulation du vaccin (sans principe actif) à l’identique. Chaque animal recevra donc 4 injections de 50µL une fois le jour de l’administration. Durée d’une injection sous cutanée/intradermique par animal: environ 1 minute (y compris le positionnement de l’aiguille et de l’animal)
Impact sur les animaux
Stress lors de la contention puisque les animaux sont jeunes, non sevrés, et habitués à rester auprès de la femelle adulte. La période de sommeil induite par l’anesthésie peut représenter un risque de difficultés respiratoires. Inconfort au réveil de l’anesthésie possible avec recouvrement de motricité retardé. L’apparition d’une nécrose dermique sur le site de l’administration représenterait le signe clinique d’une toxicité évoluant entre 3h et 24h. Les animaux souffriraient à 24h d'ataxie, des vocalises à la manipulation démontreraient une douleur. Dès l’apparition de signes cliniques le point limite spécifique sera mis en application de façon à ne pas laisser les symptômes se développer.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés: les souris non sevrées arrivent au sevrage à 21 jours soit un jour après la fin de la procédure, ils ne seront pas réutilisés.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro qui permettrait de contrôler la détoxification de la toxine bactérienne. Selon des études in vitro, la toxine dermonécrotique pure provoque des modifications cytoplasmiques des cellules cibles en culture (Modèle in vitro décrit par Horiguchi et al,1995, 1997, 2002, 2010). Les techniques de microscopie utilisées sont représentatives d’une partie de la population cellulaire mais ne montrent pas la totalité des cellules soumises à l’action de la toxine. Dans notre produit, d'autres protéines peuvent avoir un effet sur l’architecture cellulaire. Ceci rend non spécifique une étude in vitro. La toxine dermonécrotique en faible quantité est toxique in vivo et est le seul agent potentiellement présent dans notre produit à engendrer des signes cliniques identifiables et spécifiques. Pour garantir réglementairement son inactivation dans notre vaccin vétérinaire nous utiliserons un modèle in vivo décrit dans la littérature (Weiss and al, 1994, 1998) et la Pharmacopée Européenne humaine.
Réduction
Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum tel que décrit dans le texte de la Pharmacopée Européenne soit 3 animaux par groupe correspondant à un produit testé. Seuls les trois lots réglementaires utilisés pour la constitution du dossier d’autorisation de mise sur le marché seront vérifiés, ce test ne sera pas utilisé en routine par la suite pour contrôler de futurs lots. Aucun groupe positif ne sera utilisé puisque 100 % des animaux réagissent spécifiquement en présence de toxine active.
Raffinement
Les mesures de raffinement utilisées sont : Conditions d’hébergement : les souris non sevrées seront hébergées dans la même cage que la femelle adulte, sauf pendant l’anesthésie, de manière à réduire leur stress. Une période d’acclimatation de 5 jours leur permettra de s’adapter à leur nouvel environnement, elles seront observées une fois par jour puis surveillées pendant l’expérimentation. Le matériel de nidification non souillé (feuilles de cellulose) présent dans les boîtes de transport sera transféré dans les cages afin de conserver une continuité olfactive (diminution du stress dû au changement d’environnement) et contribuer à la thermorégulation nécessaire aux souris non sevrées. Utilisation d’ un analgésique/anesthésique pour l’administration. Une surveillance mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal et remise dans leur environnement. Les animaux seront réchauffés pendant la phase d’anesthésie par des tapis chauffants. Les femelles adultes seront anesthésiées pendant la réalisation de la procédure pour diminuer leur stress dû à la séparation de la portée. Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier si apparition de signes cliniques) Mise en place de points limites adaptés et spécifiques prédictifs dès 6 heures.
Choix des espèces
Test décrit dans la pharmacopée européenne sur souris non sevrées. Jeunes non sevrés (avant 21 jours) comme demandé par le texte de la Pharmacopée Européenne. Les animaux auront 18 jours au début de l’essai. Ils seront accompagnés d’une femelle adulte (utilisation de portée reconstituée). .
Evaluation de l’efficacité d’un produit immunologique par épreuve virulente sur rongeurs.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
La toux du chenil (TC) est une maladie respiratoire qui affecte les chiens. Elle peut être causée par plusieurs agents pathogènes, dont la bactérie Bordetella bronchiseptica. Ce projet cherche à vérifier si la partie du vaccin visant la bactérie Bordetella est efficace pour protéger les chiens contre cette maladie. Ce test est un requis réglementaire avant commercialisation.
Bénéfices attendus
Garantir la commercialisation de vaccins efficaces contre la toux des chenils.
Procédures
- 10 souris sont vaccinés à deux reprises à 14 jours d'intervalle (injection d'une durée de 3 secondes) - 10 souris témoins ne sont pas vaccinées. - 14 jours après la dernière vaccination, les 2 groupes (vaccinés et témoins) sont inoculés par la souche d’épreuve de Bordetella bronchiseptica (Durée de 15 secondes) A l'issue de la procédure tous les animaux sont euthanasiés
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux incluent un stress bref lié à la contention et une douleur transitoire lors des injections de vaccination. Suite à l'infection expérimentale par Bordetella bronchiseptica, des signes cliniques sont attendus, au sein du groupe témoin. La période la plus critique se situe entre le deuxième et le quatrième jour post-inoculation, où des mortalités soudaines peuvent être observées. Ainsi malgré les observations quotidiennes réalisées, des souris peuvent être retrouvées mortes lors de cette observation quotidienne , sans que l'on ait observé de signes avant-coureurs, qui auraient permis de le prévoir et ainsi anticiper toute souffrance. Pour pallier ce risque, la surveillance sera intensifiée à un rythme biquotidien durant cette phase critique auprès des tous les groupes de souris (groupe témoin et groupe vacciné). Conformément aux principes éthiques, toute souris atteignant les points limites prédéfinis sera immédiatement mise à mort afin de limiter sa souffrance.
Devenir
Tous les animaux étant exposés à l'agent pathogène, ils représentent un risque biologique et ne peuvent donc être conservés. Leur euthanasie est par conséquent requise à la fin de l'expérimentation.
Remplacement
Il s'agit de la méthodologie officielle exigée par les autorités australiennes, avec laquelle elles contrôlent le produit pour procéder à sa libération. Il n'y a pour le moment pas de références réglementaires pouvant être présentées comme des alternatives de substitution.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé pour chaque essai est conforme à la Réglementation australienne. Afin de réduire le nombre d’animaux, chaque fois que c’est possible, il est utilisé des témoins communs à plusieurs lots de vaccins. Le personnel est formé permettant la reproductibilité et la robustesse de l’essai afin d’éviter au maximum des re-contrôles.
Raffinement
Les conditions réglementaires d’hébergement et d’environnement sont respectées. Les installations sont suivies en températures, hygrométrie. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24/h/24h) permettant une intervention rapide y compris les weekend. Les animaux sont observés quotidiennement et de manière biquotidienne durant la phase critique (2ème au 4ème jour post-infection) et au-delà de 4 jours si l’état de santé d’un animal l’exige. Des points limites spécifiques ont été mis en place afin d’anticiper la souffrance des animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal de petite taille, comparativement à une étude similaire menée chez le chien, elle offre des avantages logistiques et éthiques notables. Elle constitue un modèle puissant et polyvalent pour étudier B. bronchiseptica. Elle permet une infection respiratoire contrôlée, une analyse fine de la réponse immunitaire et la mise en place de stratégies thérapeutiques vaccinales, tout en respectant des critères éthiques et scientifiques. L'abondance des données préexistantes offre une base solide, évitant la duplication d'expériences et le recours inutile à des essais in vivo Les souris utilisées sont des souris adultes car le test nécessite que leur système immunitaire soit mature.
Evaluation sur rongeurs de l’immunogénicité d’un vaccin anti-clostridien
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
L'objectif de cette étude est d'évaluer la réponse immunitaire de cobayes par la production d’anticorps spécifiques à la suite d’une vaccination contenant des antigènes de Clostridium botulinum.
Bénéfices attendus
Garantir l’efficacité du vaccin anti-clostridien et permettre ainsi sa commercialisation selon les exigences réglementaires australiennes. La vaccination des vaches mères est essentielle pour protéger les veaux contre les diarrhées néonatales, surtout face à l'antibiorésistance et à la demande de pratiques d'élevage plus respectueuses. Bien que pertinente, elle reste sous-utilisée (18,5% en 2019), soulignant la nécessité de promouvoir activement cette prévention vaccinale. Le projet contribue à promouvoir une action préventive par le biais de la vaccination.
Procédures
Les animaux seront vaccinés à J0. La durée de cette vaccination est estimée à 30 secondes maximum par animal. Un unique prélèvement sanguin d’une durée maximale de 2 min est effectué en fin de procédure. Pour ce faire, un protocole anesthésique profond d’une durée de 1 à 3 secondes avec analgésie est mis en place,
Impact sur les animaux
A J0, les animaux pourraient ressentir un léger stress lors de la contention nécessaire à l’injection. De plus, une légère douleur sera ressentie par les animaux lors de l’introduction de l’aiguille. Toutefois, l’ensemble de cette intervention est réalisée par du personnel qualifié et dure généralement moins d’une à deux minutes par animal. Il n’est pas attendu de réaction locale, ni de réaction systémique de la part des cobayes suite à l’administration du vaccin. A J42, le prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie générale avec analgésie, les nuisances engendrées seront donc une légère gène à la contention, un stress de courte durée (30 secondes) au moment de l’injection de l’anesthésiant. L’ensemble de cette intervention sera réalisée par du personnel qualifié et durera environ 3 minutes par animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de la procédure afin d’assurer un prélèvement sanguin suffisant pour les analyses
Remplacement
La procédure est celle requise par les autorités nationales australiennes (Australian Pesticides and Veterinary Medicines Authority, APVMA) et les données sont requises afin de statuer sur la libération des vaccins vétérinaires. La méthode utilisée est celle enregistrée pour tester l’efficacité des vaccins à clostridium botulinum.
Réduction
Le nombre d’animaux à utiliser est déterminé conformément aux exigences réglementaires de l’APVMA. Le test repose sur l’utilisation de groupes de 10 cobayes, soit un groupe de 10 cobayes vaccinés par lot. Il est prévu de contrôler 30 lots de vaccins sur une période de 5 ans. Un total de 300 cobayes est requis au terme de l’étude.
Raffinement
Le bien-être des animaux est assuré par une surveillance continue de leur environnement (température, humidité) et de leur santé (observation quotidienne). Une intervention 24h/24 est prévue en cas de problème technique. Pour éviter toute souffrance aux animaux, le prélèvement sanguin en fin d’étude est réalisé sous anesthésie générale profonde avec analgésie et des points limites précis et spécifiques sont mis en place.
Choix des espèces
Le cobaye est imposé par les textes réglementaires australiens et la bibliographie a démontré l’intérêt du modèle cobaye pour l’espèce bovine. Animaux adultes et sevrés tels que imposés par les textes réglementaires australiens.
Evaluation sur rongeurs de l’immunogénicité d’un vaccin anti-clostridien
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
L'objectif de cette étude est d'évaluer la réponse immunitaire de cobayes par la production d’anticorps spécifiques à la suite d’une vaccination contenant des antigènes de Clostridium botulinum.
Bénéfices attendus
Garantir l’efficacité du vaccin anti-clostridien et permettre ainsi sa commercialisation selon les exigences réglementaires australiennes. La vaccination des vaches mères est essentielle pour protéger les veaux contre les diarrhées néonatales, surtout face à l'antibiorésistance et à la demande de pratiques d'élevage plus respectueuses. Bien que pertinente, elle reste sous-utilisée (18,5% en 2019), soulignant la nécessité de promouvoir activement cette prévention vaccinale. Le projet contribue à promouvoir une action préventive par le biais de la vaccination.
Procédures
Les animaux seront vaccinés à J0. La durée de cette vaccination est estimée à 30 secondes maximum par animal. Un unique prélèvement sanguin d’une durée maximale de 2 min est effectué en fin de procédure. Pour ce faire, un protocole anesthésique profond d’une durée de 1 à 3 secondes avec analgésie est mis en place,
Impact sur les animaux
A J0, les animaux pourraient ressentir un léger stress lors de la contention nécessaire à l’injection. De plus, une légère douleur sera ressentie par les animaux lors de l’introduction de l’aiguille. Toutefois, l’ensemble de cette intervention est réalisée par du personnel qualifié et dure généralement moins d’une à deux minutes par animal. Il n’est pas attendu de réaction locale, ni de réaction systémique de la part des cobayes suite à l’administration du vaccin. A J42, le prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie générale avec analgésie, les nuisances engendrées seront donc une légère gène à la contention, un stress de courte durée (30 secondes) au moment de l’injection de l’anesthésiant. L’ensemble de cette intervention sera réalisée par du personnel qualifié et durera environ 3 minutes par animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de la procédure afin d’assurer un prélèvement sanguin suffisant pour les analyses
Remplacement
La procédure est celle requise par les autorités nationales australiennes (Australian Pesticides and Veterinary Medicines Authority, APVMA) et les données sont requises afin de statuer sur la libération des vaccins vétérinaires. La méthode utilisée est celle enregistrée pour tester l’efficacité des vaccins à clostridium botulinum.
Réduction
Le nombre d’animaux à utiliser est déterminé conformément aux exigences réglementaires de l’APVMA. Le test repose sur l’utilisation de groupes de 10 cobayes, soit un groupe de 10 cobayes vaccinés par lot. Il est prévu de contrôler 30 lots de vaccins sur une période de 5 ans. Un total de 300 cobayes est requis au terme de l’étude.
Raffinement
Le bien-être des animaux est assuré par une surveillance continue de leur environnement (température, humidité) et de leur santé (observation quotidienne). Une intervention 24h/24 est prévue en cas de problème technique. Pour éviter toute souffrance aux animaux, le prélèvement sanguin en fin d’étude est réalisé sous anesthésie générale profonde avec analgésie et des points limites précis et spécifiques sont mis en place.
Choix des espèces
Le cobaye est imposé par les textes réglementaires australiens et la bibliographie a démontré l’intérêt du modèle cobaye pour l’espèce bovine. Animaux adultes et sevrés tels que imposés par les textes réglementaires australiens.
Production de fournitures biologiques chez différentes espèces (lapins,ovins,caprins,porcins et bovins)
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons : 50
Chèvres : 25
Moutons : 25
Bovins : 50
Objectifs
Le projet a pour objectif la production de dérivés sanguins (sang, plasma,sérum,globules rouges...) ou autres produits biologiques (urines) nécessaires à la recherche et au développement, ainsi qu'au diagnostic.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont variés et dépendent de la demande du donneur d'ordre et/ou de ses experts scientifiques, comme la culture cellulaires, les diagnostiques et les dispositifs médicaux ou autres... Ces matières premières permettront de mieux comprendre certains rôles, mécanismes et contrôle et fournir de nouvelles pistes ex:à court terme test qualité/ à long terme nouvelle thérapie.
Procédures
Des prélèvements sur animaux vigiles ( interventions de quelques minutes) Des prélèvements de matrices biologiques sur animaux vigiles (interventions de quelques minutes ) Nous choisirons les volumes en tenant compte de la fréquence des prélèvements, des limites des mécanismes compensatoires pathophysiologiques et de la vitesse de régénération des cellules sanguines. Pour cela nous utiliserons les recommandations internationales Cette méthode s’applique à toutes les espèces Prélèvements sanguins : Lapins : prélèvement intraveineux à l’oreille en boîte de contention soit par vacutainer ou pompe à vide Ovins/ caprins : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention assis avec point de compression. Prélèvement sous poche, Vacutainer ou pot de prélèvement. Porcs : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention debout tête maintenue vers le haut. Prélèvement sous vacutainer ou poche. Bovins : prélèvement à la veine jugulaire en contention debout dans une cage à contention, tête maintenue vers le haut avec compression manuelle de la veine. Prélèvement par seringue ou vacutainer. Prélèvement par cystocentèse : Même méthodologie pour tous les animaux : Tranquillisation des animaux en intraveineuse. Contention sur le dos puis rasage du bas ventre. Palpation à un main de la vessie puis prélèvement de l’urine avec l’autre main à l’aide d’une aiguille munie d’une seringue. A savoir que chez les bovins nous réalisons exclusivement les prélèvements d’urine sur les veaux.
Impact sur les animaux
Les animaux supportant un prélèvement quel qu'il soit, subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement, ainsi qu'une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement. Un prélèvement de sang peut éventuellement provoquer un léger saignement, une inflammation au niveau de la veine prélevée en cas de répétition.
Devenir
A l'issue de chaque procédure tous les bovins et porcins retourneront dans le circuit d'élevage , les ovins et caprins seront réutilisés dans d'autres procédures expérimentales en respectant une période de récupération suffisante quant aux lapins une partie sera replacée dans le circuit d'élevage et l'autre partie sera réutilisée dans d'autres procédures en respectant les temps de repos suffisant.
Remplacement
Le choix des différentes espèces animales s'est fait au vu de travaux antérieurs des donneurs d'ordres et/ou de ses experts scientifiques dans le cadre de recherches privées . Ils sont de très bons modéles pour ses différents types de protocoles, ce qui permet d'otpimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.
Réduction
Ces méthodes appliquées sont des méthodes validées par le donneur d'ordre et/ou ses experts scientifiques qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs de prélèvements (sang,urine...). Les prélèvemements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que les recommandations internationales, permettant de réduire au maximum l'utilisation d'animaux, et de respecter le bien-être animal. Un animal pourra grâce à ses méthodes être prélevé plusieurs fois tant que cela n'impacte pas son bien-être .
Raffinement
Après chaque prélèvement, une friandise est donnée à l'animal. Le prélèvement est effectué dans une zone à part pour éviter tout stress sur les autres animaux. Les quantités de sang prélevées et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Pour des besoins particuliers, les animaux pourront être mis à jeun 4 à 5h maximum avant le prélèvement. Nous utilisons les recommandations internationales pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poids de l'animal et l'espacement nécessaire entre chaque prélèvements, ce qui nous permet de ne pas porter atteinte au bien-être animal. Nous essayons régulièrement d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux. (Exemple: poser la main sur le crâne des brebis permet de les calmer lors du prélèvement). Une surveillance accrue sera réalisée par les techniciennes en charge du bien-être animal après chaque intervention. Nous disposons d'un tableau d'évaluation des points limites et d'un arbre décisionnel qui seront activés en cas de soucis sur un des animaux. Dans tous les cas la décision finale sera prise par le vétérinaire. Un animal en mauvaise santé pourra être exclu du protocole. Aucune approche statistique n'est effectuée, une estimation est réalisée à chaque procédure.
Choix des espèces
Le choix de ces animaux s'est fait car se sont de très bons modèles pour ces types de protocoles, ce qui permet d'optimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Les espèces répondent à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ses animaux. Si la demande a un stade de développement indifférent nous choisissons des animaux matures. Le lapin est facile à manipuler et à prélever. Les ovins, caprins, porcins et bovins ont une longue durée de vie, sont facile à manipuler et le prélèvement sanguin est facile à réaliser.
Tests réglementaires de contrôle de la pathogénicité des agents infectieux entrant dans la fabrication de vaccins
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 40
Objectifs
Ce projet consiste à évaluer la pathogénicité des agents infectieux (virus/toxine) entrant dans la fabrication de vaccins destinés à l’Homme. Le but est soit : • De s’assurer de la bonne inactivation de l’agent infectieux et ainsi éviter une éventuelle transmission de ce dernier. • De vérifier la virulence biologique d’un lot de semence avant utilisation en production. Les tests de pathogénicité sont des tests de contrôle qualité interne définis par les dossiers d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et par les référentiels réglementaires internationaux : • OMS (TRS 941) • Pharmacopée Européenne (monographie n°1356) Ils peuvent également être réalisés : • Pour les évaluations de stabilité des vaccins requises par la réglementation. • Pour documenter les dossiers de validation de procédés, de matériels et/ou de bâtiments afin de vérifier que les changements réalisés n’ont pas d’impact sur la qualité des vaccins produits.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché (ou éventuellement l’utilisation en essai clinique) de lots de vaccins conformes aux textes réglementaires cités en 3.3.2.1, et ainsi l’amélioration de la qualité de vie des patients.
Procédures
1 seule injection par voie intracérébrale sous anesthésie gazeuse ou 1 seule injection par voie intrapéritonéale est réalisée sur les souris. 1 injection par voie intradermique est réalisée sur les souriceaux. 1 injection par voie sous cutanée est réalisée sur les cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux de ce projet sont très variables : • Une injection de produit par voie intracérébrale chez la souris pour la procédure gradée modéré, ne provoquant normalement pas d’effet • Une injection de virus rabique par voie intracérébrale ou intrapéritonéale pouvant provoquer la mort des souris (procédure sévère) • Une injection de produit en intradermique chez le souriceau pouvant provoquer des nécroses et pouvant aller jusqu’à leur mort (procédure sévère). Les souriceaux subissent également une injection intrapéritonéale (ou per os) d’euthanasiant. • Une injection de toxine en sous-cutanée chez le cobaye provoquant leur mort (procédure sévère)
Devenir
Les 4 procédures du présent projet ne permettent pas la réutilisation des animaux, qui ont tous subi des injections de composés vaccinaux, potentiellement pathogènes. Ils ne peuvent donc pas être inclus dans un autre test sans risque d’apporter un biais ou un risque sanitaire (virus rabique = classe 3).
Remplacement
Arrêt des vaccins rabiques actuels et remplacement par un vaccin nouvelle génération sans test in vivo : cible 2026.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est défini par la réglementation. Le prévisionnel du nombre de lots à tester sur les 5 années à venir et la mise en place des stratégies d’arrêt de ces tests nous permettent de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. Le dépôt réglementaire international pour la suppression des témoins positifs dans la procédure 3 utilisant des souriceaux est en cours, date cible 2026, ce qui entrainera une forte diminution du nombre de souris gradées sévères. La mise au point d’une méthode de marquage des souriceaux a permis de pouvoir diviser par 2 le nombre de mères utilisées : une mère peut garder avec elle les souriceaux inoculés avec 2 produits différents, vs 1 produit lorsque l’on ne marquait pas les souriceaux. La procédure 4 n’est plus qu’un test de caractérisation, à réaliser en cas de changement de procédés.
Raffinement
Les injections intracérébrales sont faites sous anesthésie à l’isoflurane. Toutes les injections sont faites dans une zone séparée de l’hébergement. Les tests d’inactivation rage (procédure 1) ont comme point limite le cumul de 3 symptômes rabiques qui entrainent l’euthanasie des souris. Le dépôt réglementaire international pour la suppression des témoins positifs dans la procédure 3 utilisant des souriceaux est en cours, date cible 2026, ce qui entrainera une forte diminution du nombre de souris gradées sévères. Des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) sont distribuées systématiquement après un acte technique. Cet ajout est également conseillé après tout acte jugé stressant.
Choix des espèces
Les espèces choisies doivent être sensibles à l’agent infectieux dont la pathogénicité est évaluée. Il s’agit de la souris et du cobaye, espèces décrites comme modèles dans les Pharmacopées en vigueur, ainsi que dans les rapports techniques de l’OMS. L’estimation du nombre d’animaux utilisés est basée sur le prévisionnel de production des vaccins, et sur la perspective d’arrêt de ces tests.