Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : 257 projets autorisés en mars 2026 (01/04/2026)
Mise en évidence de l’activité immunostimulante de produits pharmaceutiques sur la réponse immunitaire humorale
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Objectifs
Ce projet vise à déterminer l'activité immunostimulante des produits pharmaceutiques, conformément au dossier d'Autorisation de Mise sur le Marché approuvé par les autorités compétentes. L'objectif est d'assurer la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments lors de leur libération.
Bénéfices attendus
Ce projet permet la libération de lots de médicaments dont les effets thérapeutiques sont approuvés pour le traitement des infections respiratoires ou urinaires. Ces produits ont également la particularité d'être utilisés comme des stimulants du système immunitaire, afin d'augmenter les défenses naturelles de l'individu. Au total, une vingtaine de tests au maximum sont programmés sur une année, soit une centaine de tests seront effectués au maximum au cours du projet.
Procédures
Les animaux ne sont soumis à aucun prélèvement ni à aucune procédure chirurgicale. Ils reçoivent uniquement des administrations par voie orale (traitement médicamenteux pendant 5 jours consécutifs) ou par voie intraveineuse dans la veine de la queue (injection d’un stimulant). Chaque intervention dure moins de 30 secondes par souris.
Impact sur les animaux
Les produits testés ne causent pas de nuisances ni d'effets indésirables sur les animaux. Cependant, la contention de l’animal et l’administration du médicament par gavage oral peuvent entraîner un léger stress et le passage de la sonde de gavage peut occasionner une légère irritation. L’introduction d’une aiguille, lorsqu'elle est effectuée selon les bonnes pratiques vétérinaires, entraîne une douleur légère de courte durée ainsi qu’un léger saignement.
Devenir
A la fin de chaque protocole les animaux seront mis à mort pour récupérer la rate afin d’analyser pour évaluer l’efficacité du médicament testé.
Remplacement
Une méthode alternative sur cellules est en cours de développement, mais les résultats ne sont pas encore suffisants pour remplacer le modèle animal. Actuellement, la technique d'analyse des plages de lyse reste la seule validée dans les autorisations de mise sur le marché, et certains pays n’ont pas encore accepté les alternatives de tests in vitro.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux utilisés, une analyse statistique a été réalisée par des statisticiens à l'aide d'un logiciel spécialisé. Cette étude, basée sur les données collectées entre 2015 et 2016, visait à simuler la probabilité de détecter une différence, existante ou non. Un groupe de 8 souris permet d'obtenir une probabilité d'erreur très faible, tandis qu'un groupe de 7 souris est acceptable mais limite. Grâce à cette analyse, il a été possible de réduire le nombre de souris par groupe de 10 à 8. En dessous de ce seuil, le risque d'obtenir des résultats faussement conformes ou non conformes augmente. Pour réduire le nombre d'animaux utilisés, l’entreprise a réussi à faire accepter, par les pays dans lesquels le produit est commercialisé, que l’analyse soit faite exclusivement sur les produits finis et plus sur les intermédiaires de production (Cela expose le fabricant au risque de découvrir une non-conformité seulement à la fin de la production). Par conséquent, le nombre de tests a été réduit de plus de la moitié.
Raffinement
Les produits administrés sont des médicaments dont nous devons vérifier l’activité thérapeutique immunostimulante. Bien qu'ils soient également formulés pour une administration orale chez l'homme, il n'a jamais été constaté de signes de douleur, de toxicité ou de mortalité des souris à la suite de leur administration. Les gestes techniques sont maîtrisés par le personnel pour minimiser l’angoisse des animaux. L'injection dans la veine de la queue de la souris est réalisée sans contention ni contrainte de l’animal. Pour réduire l'angoisse, les souris seront maintenues en groupes. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement validé, qui favorise leur bien-être et réduit les conflits entre mâles. Si un animal présente des signes de détresse ou un comportement anormal, il sera écarté du protocole et pourra recevoir des soins supplémentaires. Dans le cas d’une constatation de mal-être ou de douleur, un suivi sur 5 jours avec une grille de scoring évaluant l’état de la souris sera effectué. Si l'état est trop sévère, et/ou ne s’améliore pas dans les deux jours après constatation du mal être ou douleur, l'animal sera mis à mort par dislocation cervicale avec sédation préalablement.
Choix des espèces
Les souris utilisées dans ce projet sont âgées de 5 à 6 semaines au début du protocole. On estime qu’à cet âge adulte le système immunitaire des souris est bien développé pour atteindre une réponse immunitaire optimale. La souche des souris est connue pour sa capacité à produire une quantité importante d’anticorps à cet âge-là. De plus, elle a l’avantage d’avoir une génétique similaire à celle de l’Homme.
Production de lait de lapines entrant dans la fabrication d’un médicament humain
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Tests réglementaires
Objectifs
L'objectif de ce projet est la production de lait de lapine entrant dans la fabrication d'un médicament à usage humain, destiné aux hémophiles.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est la production d'un médicament à usage humain.
Procédures
Identification des animaux : à la naissance apposition d'une boucle puis vers 8-9 jours, d'une puce électronique et enfin entre 28 et 35 jours les animaux sont tatoués. Prélèvement de lait, traite des lapines et injection d'ocytocine (3 à 5 jours par semaine pendant 3 semaines, les lapines sont réutilisées plusieurs fois pour la traite après un temps minimum de repos de 46 jours). Lors du renouvellement des mâles homozygotes, réalisation de biopsies de queue sur environ 120 animaux tous les 3-4 ans.
Impact sur les animaux
La traite (10 minutes environ, 3 à 5 jours par semaine sur 3 semaines) et l'injection d'ocytocine de la procédure "Lait" peuvent induire un léger stress. Les étapes de la procédure "élevage" peuvent également entrainer : - un léger stress sur les animaux lors des différentes manipulations : une douleur légère lors de l'identification des animaux (apposition d'une boucle puis d'une puce électronique et enfin réalisation d'un tatouage) - une douleur modérée lors de la réalisation de biopsie. une douleur légère lors des prélèvements sanguins effectués sur chaque mâle homozygote.
Devenir
Les animaux peuvent être utilisés pour le renouvellement des animaux ou dans le cadre de la traite des lapines et dans plusieurs lots. Dans la procédure "élevage", les animaux ayant atteint un point limite tel que défini dans la grille, les animaux reproducteurs ayant de mauvais résultats zootechniques ou ayant atteint la limite zootechnique d'âge ou de nombre de mise-bas pour être maintenus dans la procédure "traite" seront mis à mort. Dans la procédure "traite", à la fin des 3 semaines de traite, les lapereaux des femelles en traite seront mis à mort. De même, au cours de la procédure, les animaux ayant atteint un point limite tel que défini dans la grille et les animaux reproducteurs ayant de mauvais résultats zootechniques ou ayant atteint la limite de nombre de lactations (maximum 18) pour être maintenus dans la procédure de production de lait seront également mis à mort.
Remplacement
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe pas de modèle alternatif au lapin pour la production de cette protéine thérapeutique.
Réduction
Depuis le début de cette activité, les méthodes de production ont constamment été améliorées et continuent de l'être afin d'obtenir la plus grande quantité de matière active par animal et donc de limiter le nombre de sujets utilisés. De plus, l'utilisation de mâles homozygotes (en remplacement des hétérozygotes) pour le renouvellement des femelles productrices de lait permet de produire 100 % d'animaux transgéniques.
Raffinement
Les lapins sont hébergés dans des cages adaptées, conformes aux exigences de la règlementation et de respect du bien être animal. Ils disposent d'un enrichissement adapté (diffusion de radio, mise à disposition de bûchettes de bois à ronger). Le suivi quotidien des animaux est assuré par des personnes expérimentées et formées régulièrement. Des fiches de suivi permettent d’enregistrer les soins adaptés prodigués aux animaux et de suivre l’évolution de l’état de santé des animaux. Une évaluation de la souffrance animale en référence à une grille établie est réalisée chaque jour. La grille permet également de fixer les points limites et de cesser immédiatement l'expérimentation sur tout lapin présentant des signes de souffrance dépassée.
Choix des espèces
La lapine est dotée d'une glande mammaire qui possède toute la machinerie cellulaire permettant d'apporter les modifications post-traductionnelles, nécessaires à l'activité biologique des protéines recombinantes humaines. De plus, le médicament est sous autorisation de mise sur le marché avec utilisation exclusive du lapin. Les mâles et femelles WT et Tg sont utilisés à l'âge adulte de la façon suivante : - mâles WT pour le renouvellement de nos cheptels WT et / ou pour la reproduction des femelles transgéniques productrices de lait, - femelles WT pour le renouvellement des cheptels WT et Tg, - mâles Tg homozygotes pour le renouvellement des cheptels Tg, - femelles Tg hétérozygotes pour la traite ainsi que pour le renouvellement du cheptel de mâles Tg homozygotes (1 fois tous les 3-4 ans). Les lapereaux des femelles en traite sont utilisés pour le déclenchement, l'induction de la production laitière des femelles puis 8 lapereaux sont conservés au nid pour le maintien de la lactation (qui dure 3 semaines). A la fin des 3 semaines, les lapereaux sont euthanasiés. Voir l'annexe "Scheme genetic for milk production" indiquant les différents cheptels nécessaires et les différents croisements réalisés.
Etude des effets d’une nouvelle méthode de radiothérapie
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système respiratoire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Objectifs
De nouvelles méthodes de radiothérapie permettent de réduire ces effets secondaires tout en préservant une efficacité contre les tumeurs comparable aux traitements actuels. Afin de définir les meilleures conditions cliniques de ces nouveaux traitements de radiothérapie , il est nécessaire de i) poursuivre l’étude de la compréhension des mécanismes de ces nouvelles modalités de radiothérapie et ii) réaliser les études précliniques pour définir les meilleures conditions cliniques d’utilisation de ces nouveaux traitements. Pour cela, nous nous intéresserons aux effets de ces nouvelles méthodes de radiothérapie sur du tissu sain comme les poumons et l’intestin. Nous chercherons également à caractériser sur des tumeurs l’impact de ces nouvelles modalités de radiothérapie.
Bénéfices attendus
A l’issue de ce projet, nous aurons défini les conditions cliniques optimales d’une nouvelle méthode de radiothérapie. En cas de résultats positifs, ces paramètres d’irradiation seront intégrés aux futures machines de radiothérapie et permettront une amélioration des traitements par radiothérapie (i.e. moins d’effets secondaires, meilleure contrôle de la tumeur) pour les patients atteints de cancer.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, des animaux vigiles issus de sept lignées de souris génétiquement modifiées seront injectés par voie intrapéritonéale avec du tamoxifène. En fonction des lignées, les animaux recevront entre une et cinq injections de tamoxifène (durée du geste inférieure à 10 sec). Les animaux seront ensuite irradiés avec une nouvelle modalité de radiothérapie. Lors de l’irradiation, les animaux seront anesthésiés (1 fois au cours de l’expérience pendant une durée de 3 à 5 min) puis placés en contention sur un support d’irradiation. Les animaux seront ensuite suivis par imagerie scanner pour petit animal, à partir du 4ème mois après l’irradiation. Lors des séances d’imagerie, les animaux seront anesthésiés pendant une durée de 5 à 10 min. Chaque animal recevra, au maximum, 4 séances d’imagerie. Dans un deuxième lot, des animaux vigiles issus de quatre lignées génétiquement modifiées seront injectés avec un traitement. En fonction des lignées, les animaux recevront entre une et cinq injections de ttraitement (durée du geste inférieure à 10 sec). Dans un troisième lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience - durée du geste inférieure à 10 sec). Les animaux seront ensuite irradiés et suivi par imagerie pour petit animal. Lors des séances d’imagerie, les animaux seront anesthésiés pendant une durée de 5 à 10 min. Chaque animal recevra, au maximum, 6 séances d’imagerie. Dans un quatrième lot, des injections seront réalisées sur des animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience - durée du geste inférieure à 10 sec).
Impact sur les animaux
Lors de l’injection du produit, il est possible de ressentir une légère douleur ou une gêne pendant un court moment. Une petite perte de poids peut aussi survenir dans les 5 à 10 jours suivant le traitement. Trois rythmes d’injection seront testés : une seule injection, trois injections par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi) et cinq injections par semaine. Chez les animaux recevant plusieurs injections, une perte de poids peut apparaître dans la semaine qui suit la fin du traitement. Pour l’étude de la toxicité sur les tissus sains : • Après une irradiation du thorax, les animaux peuvent présenter une inflammation des poumons entre 1 et 3 mois après le traitement. Si la toxicité est forte, cela peut évoluer vers une fibrose (envahissement du tissu pulmonaire) après 4 à 5 mois. Dans ce cas, une perte de poids et des difficultés à respirer peuvent apparaître. • Après une irradiation de l’abdomen, une perte de poids peut être observée dans les 10 à 15 jours suivants, ainsi que la présence possible de sang dans les selles. Pour étudier l’efficacité du traitement contre les tumeurs, les animaux recevront une injection de cellules tumorales. Ces cellules provoqueront le développement de tumeurs dans les poumons, dont la croissance sera suivie régulièrement par imagerie. Selon le degré d’envahissement du poumon, des difficultés respiratoires et une perte de poids peuvent apparaître. L’injection peut entraîner une douleur passagère. Pendant les séances d’irradiation, les souris seront anesthésiées avec de l’isoflurane, un gaz anesthésiant. Cela peut causer une gêne temporaire et sans conséquence durable. À court terme, des irritations de la peau (rougeurs, plaies, nécroses) peuvent survenir à cause du traitement.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Plusieurs mesures ont été prises pour réduire le nombre d’animaux à utiliser tout au long du projet : 1-Des études antérieures ont été réalisées au laboratoire afin de déterminer les doses optimales pour caractériser les effets biologiques de cette nouvelle méthode de radiothérapie. De la même manière, des études antérieures utilisant l’injection de cellules tumorales par voie intra-veineuse ont permis de déterminer la quantité de cellules à injecter, le délai de prise tumorale ainsi que l’évaluation de la pertinence des méthodes de suivi de la progression tumorale. 2-Les temps des prélèvements seront adaptés en fonction de la croissance tumorale et de la radiosensibilité de chaque lignée tumorale. 3-Du fait d’études pilotes antérieures, le nombre d’animaux par groupe est optimisé par un test de puissance statistique lors de la comparaison des différentes modalités de radiothérapie. 4-L’optimisation et l’utilisation d’un suivi du développement des complications par imagerie (scanner ou bioluminescence) permet de suivre les animaux tout en évitant de multiplier les prélèvements ainsi que le nombre d’animaux utilisés pour cette étude. 5-Les deux sexes seront étudiés ce qui permettra de réduire, dans le cas de lignées transgéniques, le nombre d’animaux à produire.
Réduction
Plusieurs mesures ont été prises pour réduire le nombre d’animaux à utiliser tout au long du projet : 1-Des études antérieures ont été réalisées au laboratoire afin de déterminer les doses optimales pour caractériser les effets biologiques de cette nouvelle méthode de radiothérapie. De la même manière, des études antérieures utilisant l’injection de cellules tumorales par voie intra-veineuse ont permis de déterminer la quantité de cellules à injecter, le délai de prise tumorale ainsi que l’évaluation de la pertinence des méthodes de suivi de la progression tumorale. 2-Les temps des prélèvements seront adaptés en fonction de la croissance tumorale et de la radiosensibilité de chaque lignée tumorale. 3-Du fait d’études pilotes antérieures, le nombre d’animaux par groupe est optimisé par un test de puissance statistique lors de la comparaison des différentes modalités de radiothérapie. 4-L’optimisation et l’utilisation d’un suivi du développement des complications par imagerie (scanner ou bioluminescence) permet de suivre les animaux tout en évitant de multiplier les prélèvements ainsi que le nombre d’animaux utilisés pour cette étude. 5-Les deux sexes seront étudiés ce qui permettra de réduire, dans le cas de lignées transgéniques, le nombre d’animaux à produire.
Raffinement
Pour la procédure d’évaluation des effets secondaires de la radiothérapie, une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. En particulier, nous évaluerons le poids de façon hebdomadaire, les difficultés respiratoires, le sang dans les fèces et l’isolement. Le suivi par imagerie sera également un point majeur de notre évaluation du développement de effets secondaires et du suivi de la progression tumorale. Nous pourrons ainsi décider d’augmenter la surveillance et minimer les gênes respiratoires chez les animaux. En particulier, le nombre et la taille des tumeurs seront des éléments importants et déterminants pour assurer le bien-être de l’animal. Pour les procédures incluant une irradiation, une anesthésie générale ainsi qu’une contention physique sur un support adaptée seront réalisées au moment de l’irradiation pour éviter tout inconfort et douleurs des animaux. Ces mesures permettront de minimiser le stress de l’animal induit par les traitements d’irradiation. Aucune douleur n’est attendue au moment de l’irradiation dans ces conditions.
Choix des espèces
La souris est le modèle classiquement utilisé dans les études de toxicité radio-induite car il présente plusieurs avantages : i) il s’agit d’un modèle préclinique pertinent pour la radiothérapie car les réponses moléculaires et cellulaires des tissus murins à l’irradiation sont comparables à celles observées chez l’Homme ii) la souris est un mammifère génétiquement proche de l’Homme iii) son usage en préclinique a permis de mettre au point un grand nombre de nouveaux traitements Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 semaines à 12 mois. Les organes étudiés sont alors matures, limitant les potentiels biais expérimentaux induits par l’irradiation d’organes à des stades de maturation différents. De plus, les animaux adultes supportent également mieux l’anesthésie et l’irradiation.
Production d’un principe actif de médicament à usage humain (antirejet de greffes) à partir de sérum anti-thymocytaire de lapins
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
Objectifs
Ce projet consiste en la production du principe actif d'un produit biologique à usage thérapeutique dit "life saving". Le médicament est un immunosuppresseur sélectif utilisé principalement pour prévenir ou traiter le rejet de greffe après une transplantation d’organe. Il s'inscrit dans un contexte de santé publique mondiale.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce projet vise à produire le principe actif d’un médicament essentiel, distribué dans plus de 80 pays et reconnu comme un traitement vital pour de nombreux patients. Destiné à un usage hospitalier, ce médicament agit comme un immunosuppresseur sélectif, jouant un rôle clé dans la prévention et le traitement des rejets d’organes greffés, tant avant qu’après l’intervention chirurgicale. Le médicament est considéré comme un médicament « life saving », c’est-à-dire indispensable à la survie des patients greffés. Par ailleurs, ce médicament est également utilisé pour soigner l’aplasie médullaire. Classé parmi les médicaments critiques par l’Union européenne, il fait l’objet d’une obligation de stock minimal de quatre mois afin de garantir la continuité de l’approvisionnement et éviter toute rupture pour les patients.
Procédures
Il s'agit d’injections intra-veineuse et sous-cutanée, de prélèvements sanguins au niveau de l'artère à l'oreille sur des animaux vigiles sur lesquels une contention est assurée pendant toute la durée du prélèvement. Les différentes étapes sont les suivantes : - Étapes d’immunisation : Chaque animal vigile va recevoir une injection d’une suspension immunisante en 2 fois. Une première injection en sous-cutanée pour une durée de 1 minute, puis une deuxième injection 14 jours plus tard en intra-veineuse sur une durée de 1 à 2 minutes. - Phase de prélèvements sanguins : Un premier prélèvement sanguin est réalisé au niveau de l’artère médiane de l’oreille sur animal vigile placé dans une boîte à contention pour une durée moyenne de 5 à 6 minutes. Une fois le prélèvement terminé, de la colle chirurgicale est appliquée au niveau du point de prélèvement pour assurer l’hémostase. Le deuxième prélèvement est à l’identique du premier (au niveau de l’artère médiane de l’oreille sur animal vigile pour une durée moyenne de 5 à 6 minutes avec application de colle chirurgicale pour assurer l’hémostase. - Prélèvement terminal : Après une injection sur animal vigile par voie intra-veineuse d’un produit anesthésique (la contention dure environ 1 minute pour effectuer cette opération), l’animal alors sous anesthésie générale est prélevé par voie intracardiaque jusqu’à la mort de l’animal. Cette étape de prélèvement terminal dure environ 10 minutes.
Impact sur les animaux
Le protocole de production prévoit plusieurs étapes successives chez les animaux ; à savoir, 2 étapes d’immunisation, 2 étapes de prélèvements sanguins et 1 dernière étape de prélèvement intracardiaque : 1 - Étapes d’immunisation : Les animaux vont recevoir deux injections pour stimuler le système immunitaire. Une première injection en sous-cutanée d’une suspension cellulaire, puis une deuxième administrée 14 jours plus tard en intra-veineuse. Ces injections se font dans un délai court et peuvent provoquer une légère douleur au point d’injection (liée à la pénétration de l’aiguille et à la pression exercée lors de l’injection). La douleur est généralement immédiate et de courte durée. Elle est minimisée par l’utilisation d’aiguilles adaptées à la taille de l’animal et par la réalisation des injections par du personnel formé. 2 - Phase de prélèvements sanguins : deux ponctions sanguines sont réalisées au niveau de l’artère médiane de l’oreille. La ponction entraîne une douleur légère et brève, liée à la piqûre de l’aiguille. Les animaux peuvent manifester des signes de stress lors de la contention et de la ponction. Ces réactions sont généralement limitées et ne persistent pas après la fin de la procédure. Un petit hématome peut survenir au point de ponction, mais il est généralement minime et se résorbe spontanément en quelques heures. 3 - Prélèvement terminal : Il est effectué par voie intracardiaque sous anesthésie générale. L’induction du produit anesthésique par voie intraveineuse peut provoquer une douleur légère et brève. Ces prélèvements sanguins peuvent induire une anémie (avec une durée comprise entre 2 et 6 jours). Une étude menée en interne en 2023, basée sur la mesure et le suivi du taux d’hématocrite, a permis de démontrer que cette anémie reste légère à modérée.
Devenir
À l’issue de la procédure, l'ensemble des animaux seront mis à mort lors de la prise de sang terminale par voie intracardiaque sous anesthésie générale.
Remplacement
À ce jour, aucun modèle alternatif ne permet de remplacer le lapin pour la production d’anticorps polyclonaux destinés à la fabrication du principe actif du médicament en raison de la complexité et de la diversité épitopique requise. En effet, la diversité et la quantité d’anticorps générés par cet animal offrent une compatibilité optimale avec un large panel de patients greffés, et ce à l’échelle mondiale. Cette complexité immunologique ne peut être reproduite par les méthodes de production in vitro actuelles. Le médicament cible plus de 80 épitopes distincts des cellules immunitaires, induisant ainsi chez le patient une immunosuppression à la fois puissante et prolongée, essentielle pour prévenir les rejets de greffe.
Réduction
La procédure expérimentale mise en œuvre a été définie dans un objectif d’optimisation du rendement en sérum par animal utilisé, tout en assurant l’obtention d’un sérum présentant la concentration requise en anticorps polyclonaux. La réalisation de prélèvements sanguins répétés, effectués dans le respect des exigences réglementaires et sous contrôle du bien-être animal, permet d’accroître la quantité moyenne de sérum collectée par animal. Cette stratégie contribue ainsi à la production d’une quantité accrue de médicament à partir d’un nombre équivalent d’animaux utilisés. Enfin, le protocole prévoit l’utilisation de lapins mâles et femelles (lapins issus de l’élevage et lapins reproducteurs réformés), permettant l’inclusion de l’ensemble des animaux élevés au sein de l’établissement et participant à l’optimisation de l’utilisation des animaux conformément aux principes réglementaires en vigueur.
Raffinement
Les lapins sont hébergés dans des cages conformes aux exigences réglementaires, avec une densité adaptée et une stabilité des groupes sociaux. Un enrichissement environnemental adapté est en place : notamment avec des galets à ronger en cellulose, une stimulation sensorielle contrôlée (radio) ainsi que des plateformes de repos. Dans la mesure du possible, un maintien des groupes constitués précocement est assuré afin de limiter l’agressivité interindividuelle. Un suivi quotidien des animaux est assuré par du personnel qualifié, formé et régulièrement habilité. Des fiches de suivi individualisées permettent de consigner les soins apportés et de documenter l’évolution de l’état de santé de chaque animal. Un suivi renforcé est mis en place durant les phases de prélèvements prévues par le protocole expérimental. L’évaluation de la souffrance animale est réalisée quotidiennement à l’aide d’un poster mis à disposition en zone d’expérimentation. Toute manifestation de souffrance dépassant ces seuils entraîne l’arrêt immédiat de l’expérimentation pour l’animal concerné. Lors de la réalisation du prélèvement intracardiaque, une anesthésie générale est effectuée avec une solution de xylazine et de kétamine adaptée au poids. Enfin, lors des prélèvements sanguins au niveau de l’artère auriculaire, une application de colle chirurgicale est réalisée.
Choix des espèces
D'autres espèces animales pourraient être utilisées (exemples : cheval, chèvre...) mais le lapin est l'animal le plus approprié parce qu'il réunit à la fois faciliter d'élevage, facilité de maintien du statut sanitaire EOPS et facilité de prélèvement et d'atteinte du volume de sérum nécessaire. De plus, le lapin est l'espèce enregistrée par les Autorités de Santé Publique Internationales dans le dossier d'Autorisation de Mise sur le Marché du médicament à fabriquer. On utilise exclusivement des animaux en bon état physique et bonne santé apparente pesant au minimum 2,8 kg et âgés de 14 semaines minimum au moment de la première immunisation. Il s'agit d'un âge optimal pour avoir un lapin suffisamment mâture immunologiquement et suffisamment gros pour supporter les prélèvements de sang.
PRODUCTION DE SERUM DE LAPIN ENTRANT DANS LA FABRICATION D’UN MEDICAMENT HUMAIN
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
Objectifs
Le projet a pour objectif la production de sérum de lapin entrant dans la fabrication d'un médicament à usage humain, immunosuppresseur visant à lutter contre le risque de rejet de greffe chez l'Homme et également utilisé dans le traitement de l'aplasie médullaire.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est la production d'un médicament humain, commercialisé dans plus de 80 pays à travers le monde et considéré comme un "life saving drug", c'est-à-dire un médicament vital pour de nombreux patients. Il est utilisé en milieu hospitalier. Ce médicament est un immunosuppresseur sélectif utilisé pour lutter contre les rejets de greffe chez l'Homme en période pré et post-opératoire. Le médicament est également utilisé dans le cadre de la prévention de la réaction du greffon contre l'hôte aiguë et chronique en cas de transplantation de cellules souches hématopoïétiques ainsi que pour le traitement de la réaction du greffon contre l'hôte aiguë corticorésistante. Enfin, le médicament sert au traitement de l'aplasie médullaire. Il est inclus sur la liste des médicaments critiques de l’Union Européenne (Union list of critical medicines), pour lesquels un stock minimal de 4 mois est requis afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement des pays.
Procédures
Les animaux sont changés de cage au moment de la mise en place en salle de protocole et pesés individuellement. Puis le protocole comprend différentes étapes pouvant impacter les animaux : - une phase d'immunisation : l’injection d'une suspension sur animal vigile simplement contenu (durée : 1 minute) et l’injection d'une suspension sur animal vigile simplement contenu 14 jours plus tard (durée : 1 à 2 minutes) - un premier prélèvement de sang à l'artère médiane de l'oreille sur animal vigile mis dans une boite de contention (durée : environ 5 à 8 minutes), puis l’application de colle chirurgicale au point de prélèvement pour éviter tout saignement. - un second prélèvement de sang à l'artère médiane de l'oreille controlatérale sur animal vigile mis dans une boite de contention (durée : environ 5 à 8 minutes), puis l’application de colle chirurgicale au point de prélèvement pour éviter tout saignement. - l’anesthésie de l’animal par injection intraveineuse d’un mélange d’anesthésiques sur animal vigile mis dans une boite de contention (durée : 1 minute), puis un prélèvement de sang terminal, jusqu'à la mort de l’animal (durée : environ 10 à 12 minutes).
Impact sur les animaux
Le protocole comprend différentes étapes sur les animaux inclus dans le projet : - une phase d'immunisation avec deux injections d'une suspension cellulaire sur animal vigile réalisées à 14 jours d’intervalle, entrainant une douleur légère de courte durée ; - une phase de prélèvements avec deux prélèvements successifs à l'artère médiane de l'oreille sur animal vigile entrainant une douleur légère de courte durée ; - un prélèvement terminal en intracardiaque sous anesthésie générale, entrainant une douleur légère de courte durée lors de l’anesthésie. Les prélèvements peuvent entrainer une anémie de courte durée (entre 2 et 6 jours) et celle-ci reste légère à modérée (selon une étude interne réalisée en 2023 sur le suivi de l’anémie des animaux par le biais de la mesure du taux d’hématocrite).
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure sont mis à mort, puisque le protocole prend fin à la mort des animaux lors du prélèvement de sang sous anesthésie générale.
Remplacement
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe pas de modèle alternatif au lapin pour la production d'anticorps polyclonaux tels qu'inclus dans la composition du médicament final. La diversité et la quantité d'anticorps produits par l'animal permettent une compatibilité sans équivalent avec un nombre très élevé de patients receveurs de greffes dans les différents pays du monde. Cette diversité n’est pas reproductible via la production d’anticorps in vitro. En effet, plus de 80 épitopes différents de cellules de l’immunité sont ciblés par le médicament, ce qui provoque chez le patient une immunosuppression majeure et durable.
Réduction
La procédure expérimentale appliquée a été définie afin d'obtenir la plus grande quantité possible de sérum par animal utilisé (sérum contenant la concentration requise en anticorps polyclonaux). De plus, un travail de sélection génétique mené sur les animaux reproducteurs de l'élevage a permis d'optimiser la quantité de sérum prélevée sur chaque lapin en prélèvement intracardiaque, et d'améliorer la concentration en immunoglobulines du sérum produit. Enfin, la répétition des prélèvements de sang, réalisée sous surveillance du bien-être des animaux, augmente la quantité moyenne de sérum prélevée par animal. Il est donc possible de fabriquer une plus grande quantité de médicament avec un nombre équivalent d'animaux utilisés. Enfin, les lapins mâles et femelles sont utilisés dans le cadre du protocole, ce qui permet d'inclure dans la procédure tous les lapins élevés au sein de l'établissement.
Raffinement
Les lapins sont hébergés dans des cages conformes aux exigences de la règlementation et de respect du Bien-Etre Animal, ils disposent d'un enrichissement adapté (diffusion de radio, mise à disposition de bûchettes de bois à ronger, de tunnels pour se cacher). Les animaux élevés ensemble depuis leur naissance sont de préférence hébergés dans la même cage, afin de limiter le risque d’agression entre lapins. Le suivi quotidien des animaux est assuré par des personnes expérimentées et formées régulièrement ; des fiches de suivi permettent d’enregistrer les soins adaptés prodigués aux animaux et de suivre l’évolution de l’état de santé des animaux. Un suivi renforcé est effectué sur les animaux durant les phases de prélèvements du protocole expérimental. Une évaluation de la souffrance animale en référence à une grille établie est réalisée chaque jour. La grille permet également de fixer les points limites et de cesser immédiatement l'expérimentation sur tout lapin présentant des signes de souffrance dépassée. Une prise en charge spécifique de la douleur par l'application d'un protocole d'anesthésie générale validé est appliquée lors du dernier prélèvement de sang. Enfin, l'utilisation de colle chirurgicale lors de chaque injection intraveineuse ou prélèvement de sang assure un meilleur confort à l'animal.
Choix des espèces
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe aucune méthode alternative permettant de produire le sérum entrant dans la composition du médicament humain in vitro. De plus, le médicament est sous autorisation de mise sur le marché avec utilisation exclusive du lapin, espèce qui fait référence dans la production d'anticorps polyclonaux pour l'usage pharmaceutique. L’AMM du médicament fixe également l’âge et le poids requis pour utiliser les animaux dans le cadre du protocole expérimental. Les lapins ne sont inclus dans la procédure d'expérimentation animale qu'à partir de l'âge de 14 semaines et pour un poids minimum de 2,8 Kg. C'est en effet à partir de cet âge que leur système immunitaire est capable de produire les anticorps nécessaires à la fabrication du médicament humain, en quantité et concentration suffisantes. Les animaux sont également aptes à supporter les différentes phases de la procédure (prélèvements de sang répétés notamment).
Renouvellement projet Production et contrôle d’un vaccin inactivé contre la maladie hémorragique virale du lapin (forme variante et forme classique de la maladie)
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
La maladie hémorragique virale (VHD ou viral hemorrhagic disease) dans sa forme classique a émergé en 1984 en Chine et est apparue en France durant l’été 1988. Il s’agit d’une hépatite virale du lapin sauvage ou domestique due à un calicivirus. La VHD est enzootique dans les populations de lapins sauvages d’Europe, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Sa transmission a lieu essentiellement par voie orofécale et par contact direct. Elle fait partie des maladies transmissibles des lagomorphes considérées comme majeures du point de vue socioéconomique (liste B des maladies notifiables à l’OIE). Il n’existe aucun traitement contre cette affection. Dans sa forme classique elle est habituellement responsable de 30 à 90 % de mortalité. Après une incubation de 2 à 5 jours, le lapin meurt. Seul le développement de vaccins efficaces permet de la contrôler et d’enrayer des pertes économiques importantes. Depuis 2010, des analyses phylogénétiques ont permis de mettre en évidence l’apparition d’un nouveau variant génétiquement distant des autres calicivirus connus. Les foyers se sont multipliés dans l’ouest de la France puis cette forme variante de la maladie a rapidement diffusé vers l’Est et a touché les pays voisins. Depuis 2017 une augmentation de la virulence de ce virus est rapportée avec des taux de mortalité comparables à ceux de la souche classique. Notre laboratoire a développé un vaccin permettant de lutter contre les deux formes de la maladie, il contient d’une part la souche classique inactivée de la VHD et d’autre part la souche variante inactivée de la VHD. Ce vaccin a reçu une première autorisation de mise sur le marché délivrée par l'agence du médicament français, puis par différentes agences d'autres pays. Il est notamment le seul autorisé contre la VHD en Australie, au Canada et à Singapour. Notre objectif est de produire et de contrôler des lots commerciaux de ces vaccins. Pour cela, 4 procédures expérimentales impliquant des animaux sont nécessaires : - la production des foies de lapins infectés pour la fabrication des lots de principe actif du vaccin, - le contrôle d'inactivation des lots de principe actif sur lapins, - le contrôle d'efficacité libératoire des lots de vaccins (activité-épreuve sur lapins) - l'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la protection des lapins contre la maladie hémorragique virale grâce à la production et au contrôle des lots commerciaux de ces vaccins.
Procédures
_ injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre, 3 piqûres maximum par animal) _ prises de sang (20 secondes par piqûre, 1 piqûre maximum par animal)
Impact sur les animaux
_ maintien en animalerie _ piqûres pour les injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre) _ piqûres pour les prises de sang (20 secondes par piqûre) _ symptômes de la VHD (hépatite virale, abattement, difficultés respiratoires, saignements, mortalité)
Devenir
Les procédures nécessitent la mise à mort des animaux en fin d'essai afin de réaliser les prélèvements d'organes nécessaires.
Remplacement
Production : Tous les essais de multiplication du RHDV en culture cellulaire ou sur oeufs embryonnés de poulet, qui auraient permis de s’affranchir de l’animal pour la production du vaccin inactivé, sont restés infructueux. Pour obtenir du virus RHDV, la maladie doit donc impérativement être reproduite expérimentalement chez des lapins sains et sensibles par inoculation d’un broyat d’organes de lapins infectés. Cette méthode de production est celle indiquée par la monographie de la pharmacopée européenne dans le cadre de la préparation d’un vaccin inactivée de la VHD, ainsi que dans le manuel terrestre de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Contrôles : Dans le cadre de la libération des lots de vaccins par le laboratoire, les contrôles obligatoire à effectuer sur l’animal sont le contrôle de l’inactivation du principe actif et le contrôle de l’efficacité du vaccin. L'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain nécessite de réaliser des essais directement sur lapin.
Réduction
Les nombres d'animaux utilisés dans les différentes procédures sont ceux imposés par la pharmacopée européenne (monographie du vaccin inactivé contre la VHD) et le dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin.
Raffinement
Les lapins sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de tuyaux en PVC pour jouer et se cacher, de plate-formes de repos. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Distribution de pebble toys (gallettes de fruits compressés).
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible* du vaccin, sensible au virus de la maladie hémorragique virale du lapin. *espèce à laquelle le vaccin est destiné Les lapins utilisés sont âgés de 4 semaines ou plus, âge de sensibilité au virus de la VHD.
Production liquide d’ascite (produit dérivé)
- Production de routine
- Tests réglementaires
Objectifs
La production de ce liquide d'ascite (produit dérivé) entre dans la formulation de tests de diagnostics de maladies infectieuses tel que la recherche de Toxoplasmose et de Rubéole. Il est utilisé dans son entièreté sans purification préalable et amène une stabilité aux tests.
Bénéfices attendus
Cette ascite issue de la multiplication de la cellule TG 180 est utilisée directement dans nos diluants, sans étape de purification préalable et a un rôle de stabilisant et de ballast. Cela améliore ainsi la spécificité et la stabilité des tests de diagnostics de maladies infectieuses.
Procédures
Selon le protocole chaque souris recevra 1 seule injection de cellules sans injection préalable d'un activateur du système immunitaire. Cette injection dure quelques secondes. L'incubation dure 2 semaines maximum. Durant cette phase de developpement de la cellule, un suivi quotidien est réalisé (à l'aide d'une grille d'évaluation de la douleur afin de d'avoir une objectivité sur l'apparition d'éventuels points limite). La récolte de l'ascite est réalisée stérilement sur les animaux préalablement euthanasiés.
Impact sur les animaux
La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d'ascite. Cela engendre un gonflement de l'abdomen de l'animal. Ce gonflement de l'abdomen fait l'objet d'une surveillance quotidienne. Cependant pour ce protocole, il n'y a pas de phase d'amorce intra péritonéale (pas d'injection d'adjuvant de type huile minérale). Cette absence de phase réduit considérablement la sévérité du protocole.
Devenir
Les animaux dédiés ne sont utilisés que pour ce protocole. A la fin de celui-ci, le liquide d'ascite est récolté post mortem.
Remplacement
La cellule permettant la production de cette ascite est à ce jour conservée in vivo uniquement et il n'y a pas à ce jour d'alternative fiable utilisable en routine pour remplacer cette cellule en l'état, car une perte de viabilité de la cellule très importante est constatée lors des cycles congélation/décongélation. Cela empêche donc la conservation de la cellule en in vitro. Cependant des essais de faisabilité du retrait ou de la substitution de cette ascite sont en cours d’étude.
Réduction
La quantité d'animaux nécessaire est déterminée sur la base de prévisions de fabrication des tests utilisant l'ascite. Afin de réduire l'utilisation de cette ascite, la totalité des cas d'emplois à été répertorié. Chaque cas d'emploi a été analysé afin d'identifier la possibilité d'un retrait ou de substitution de l'utilisation de cette ascite. La réduction de certains cas d'emploi est déjà acquise (arrêt produits et arrêt d'un cas d'emploi). Pour les autres références la faisabilité est en cours d'analyse en travaillant prioritairement sur les plus gros consommateurs de liquide d'ascite. Le développement des nouvelles références se fait systématiquement sans usage de liquide ascite. Développement en cours d'un lignée cellulaire stabilisée congelée afin d'essayer de substituer le mode de conservation in vivo actuel.
Raffinement
Le raffinement sera obtenu par l'application de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, cependant, le protocole ne nécessite pas d'amorce intrapéritonéale (pas d'injection de pristane) et cela fait diminuer considérablement la sévérité du protocole. De plus, les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l'animal. La mise en place de grilles d'évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet au technicien d'être le plus objectif possible sur l'attitude à adopter face à différents symptômes que l'animal pourrait développer. Les animaux sont en hébergés en cages équipées d'enrichissement de type "maison".
Choix des espèces
Le modèle souris est utilisé du fait de l'origine des cellules à multiplier Pour ce protocole, nous utilisons des animaux adultes âgées à minima de 8 semaines. Il est possible également d'utiliser des femelles dites réformées sans impact sur la production de cette ascite. Le choix d’utilisé des femelles âgé de 8 semaines ou plus est selon la disponibilité d’animaux chez le fournisseur. A ce stade, les animaux sont assez matures et robustes pour supporter l'unique injection de cellules sans mortalité en cours d'expérimentation.
Collecte de sang et les prélèvements tissulaires sur différentes espèces dans le but d’améliorer des méthodes analytiques et / ou pédagogique (MODIFICATION)
- Enseignement supérieur
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Tests réglementaires
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Lapins : 100
Chats : 50
Chiens : 50
Furets : 25
Cochons : 100
Objectifs
Le but de ce projet est de pouvoir fournir des échantillons biologiques provenant d’animaux afin de permettre : 1) La réalisation de travaux pratiques (immunologie, histologie, etc.) 2) Le développement, l'amélioration ou le fonctionnement de méthodes analytiques 3) Le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale (in vitro, in silico). Ces échantillons sont utilisés en tant que tels, ou utilisés comme pool de référence pour comparaison avec des échantillons issus d'études pré-cliniques. Pour certaines études cliniques, il est nécessaire de réaliser des prélèvements sur animaux sains. Notre établissement peut fournir ces échantillons pour éviter le prélèvement sur animaux de propriétaires si cela est pertinent.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples, notamment de permettre la réalisation de travaux pratiques, dans le domaine de l'immunologie ou l'histologie. Ce projet permettra également de développer, d'améliorer et de participer au fonctionnement de méthodes analytiques. Pour terminer, ce projet permettra le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale (in vitro, in silico).
Procédures
Dans ce projet, il s’agit principalement de permettre la collecte de sang ou le prélèvement de tissus (biopsie de peau, d'organes). Les prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile, ou sous anesthésie brève en fonction de l'espèce animale. Cet acte technique est très rapide (moins de 2 minutes) et le nombre de prélèvement dépendra des demandes, mais un temps de repos suffisant sera mis en place en fonction du volume de sang prélevé si l'animal doit etre reutilisé. Concernant les biopsies cutanées, cet acte sera très bref (moins de 10 minutes en fonction du nombre de biopsies par animal). En fonction de l'acte technique à réaliser et en fonction de l'espèce animale, les animaux pouront être anesthésiés. Cela nécessitera une injection pour induire l'anesthésie (acte d'une durée de quelques secondes) et l'animal sera anesthésié pour une durée de 15 minutes maximum ou euthanasié si besoin.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles associées aux prélèvements biologiques : stress de la contention et de l’anesthésie (si applicable), hématome, douleur possible.
Devenir
Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasifs. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation. Les animaux qui devront être euthanasiés à l'issue de leur procédure (par exemple pour un prélèvement sanguin de volume important sous anesthésie et sans réveil) seront valorisés pour la formation initiale et continue : formation d'étudiants aux autopsies et à l'anatomie, formation de personnel technique ou d'étudiants vétérinaires à des gestes invasifs sur cadavres/pièces anatomiques. Ces animaux pourront également permettre l'obtention de prélèvements ou données nécessaires à des équipes de recherche. Le nombre d'animaux concernés dépendra des demandes et ce nombre ne peut pas être anticipé pour le moment. Enfin, certains animaux pourront entrer dans un programme d'adoption, en tenant compte de leur utilisation, de leur état de santé et de leur comportement. Il n'est pour le moment pas possible d'anticiper le nombre d'animaux qui seront adoptés.
Remplacement
La récupération de la matière biologique ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est basé sur la base de l'expérience de 5 ans précédents et sur les contraintes scientifiques (nombre suffisant d’animaux permettant le nombre de prélèvements nécessaire pour assurer la validation des méthodes analytiques). Les animaux pourront faire l'objet d'une réutilisation, dès lors que les prélèvements effectués n'impactent ni leur santé, ni leur bien-être (les prélèvements envisagés sont dans leur majorité peu invasifs). Cette réutilisation permet la réduction du nombre d'animaux utilisés. Par ailleurs, la réalisation de ces prélèvements peut permettre la réduction du nombre d'animaux utilisés dans d'autres projets, ou permettre le développement de méthodes de substitution à l'expérimentation animale.
Raffinement
Période d’acclimatation systématique (durée selon l'espèce animale, mais toujours minimum 1 semaine). Animaux hébergés en groupe. Paramètres d’ambiance des salles surveillés avec possibilité de modifier la température, afin d’optimiser le bien-être des animaux. Les animaux ont accès à un enrichissement spécifique à leur espèce. Des points limites, suffisamment prédictifs, permettront de sortir un animal de l’étude afin de limiter la douleur à son minimum. Prélèvements biologiques réalisés dans un contexte de renforcement positif par personnel maitrisant ces actes techniques. Si des prélèvements avec volumes sanguins importants sont à réaliser, alors nous prendrons systématiquement en compte le poids des animaux, afin de respecter un certain volume sanguin total à prélever, prenant en compte le volume sanguin total circulant chez l’animal, et prenant en compte un temps de repos nécessaire ensuite. Pour la collecte de sang chez les rongeurs, afin d'avoir un volume plus important, les animaux seront euthanasiés à la fin de la procedure. Les biopsies cutanées sont sous anesthésie locale. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de la procédure (observation quotidienne et suivi clinique avec pesée minimum une fois par semaine. Quelles que soient les procédures, la douleur est, si nécessaire, rigoureusement contrôlée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (anesthésie/analgésie).
Choix des espèces
L'espèce choisie correspondra à la demande de tissu / fluide, en fonction des analyses à réaliser. Le choix d'espèce a été basé sur l'historique de notre établissement. Par exemple pour le réglage d'une méthode analytique destinée au chien, un pool de sang de chiens sains sera fourni. Le stade de développement sera choisi en fonction des besoins analytiques ou de formation : la plupart du temps des animaux adultes seront utilisés (valeurs physiologiques normales et stables, tissus pleinement développés), mais des animaux plus jeunes pourront être utilisés pour des besoins particuliers (investigations sur des paramètres d'animaux immatures par exemple).
Production de matrices biologiques canines – Modification 1
- Production de routine
- Tests réglementaires
Objectifs
L’objectif de ce projet est de produire différentes matrices biologiques telles que du sang, du sérum, du plasma, du lait, du colostrum, de l’urine, du cérumen, des larmes ou de la salive de chien qui sont nécessaires à la recherche et au développement, ainsi qu’au diagnostic en santé humaine et vétérinaire. Il inclut tous types de prélèvements peu invasifs qui n’engendrent pas de souffrance à long terme et ne requièrent pas une procédure terminale. Sur la base des éléments recueillis des précédentes productions, les matrices biologiques produites sont utilisées dans diverses pays de l’Europe continentale dans le cadre de la mise en place de méthode de dosage de nouvelles molécules dans des laboratoires de recherche ou pour la production de kit de diagnostic en santé humaine et vétérinaire. MODIFICATION : PROLONGATION DE LA DUREE DU PROJET AFIN DE POURSUIVRE 2 ANNEES SUPPLEMENTAIRE ET AJOUT DE 80 ANIMUAUX POUR COUVRIR CETTE NOUVELLE PERIODE
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de dérivés sanguins ou autres matrices biologiques permettant de réaliser des projets in vitro ou de mettre en place des méthodes d’analyses ou de diagnostics.
Procédures
Une des interventions suivantes sera réalisée en fonction des besoins : a) un prélèvement sanguin sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : prélèvement de moins de 15% du volume circulant sanguin suivi d’une période de récupération suffisante (1 semaine de repos pour 7,5% du volume circulant prélevé en 24h, 2 semaines pour 10% et 4 semaines pour 15%). b) un prélèvement de matrice biologique sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : un prélèvement de cérumen, de salive, de larme ou de tout autre substance dont la technique est peu ou pas invasive. c) un prélèvement sur animaux vigiles ou tranquilisés (anesthésie locale et/ou tranquilisation) (intervention de quelques dizaines de minutes) : un prélèvement de toute substance dont la technique est légèrement invasive et/ou difficile à mettre en œuvre sur animal vigile sans infliger un stress non négligeable à l’animal tel qu’un prélèvement d’urine par cystocentèse. Des prélèvements uniques pourront être réalisé sur un même animal lors de différentes utilisations, soit environ une dizaine de prélèvements sanguins et un prélèvement d’une autre matrice par an. Le nombre total, la fréquence et le volume de ces prélèvements respecteront les recommandations internationales et le bien-être de l’animal. Pour chacun de ces prélèvements, les animaux pourront être mis à jeun la veille au soir (pour une durée de moins de 16 heures) dans le cadre de demandes spécifiques, comme une glycémie basse.
Impact sur les animaux
Aucune administration de produit d’essai ne sera réalisée. Les nuisances attendues liées aux prélèvements des animaux sont celles liées au stress de la contention et/ou de l’introduction de l’aiguille sous la peau entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.
Devenir
A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à une période de récupération suffisante.
Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins ou autres matrices biologiques canines nécessaires dans certaines étapes de la recherche. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en oeuvre du projet vérifiera systématiquement chacune des demandes avant que les échantillons ne soient prélevés. MODIFICATION : POUR DES PRELEVEMENTS SORTANT DE L’ORDINAIRE EN TERME DE VOLUME OU DE MATRICE A PRELEVER, LA STRUCTURE CHARGEE DU BIEN-ETRE DES ANIMAUX POURRA ETRE CONSULTEE AFIN DE S’ASSURER QUE LA DEMANDE EST BIEN COUVERTE PAR L’AUTORISATION DE PROJET EN COURS. CETTE MODIFICATION IMPLIQUE UN CHANGEMENT DE METHODE DE VERIFICATION DES DEMANDES QUI NE SONT PLUS SOUMISES EN SYSTEMATIQUE A EVALUATION DU COMITE D'ETHIQUE, MAIS VERIFIER PAR LE RESPONSABLE DE LA MISE EN OEUVRE DU PROJET AVEC LES CONSEILS DE LA SBEA SI NECESSAIRE. REGULIERMENT, LA SBEA EFFECTUERA UN CONTROLE DE DEUXIEME NIVEAU LORS DE REUNION PERIODIQUE. ENFIN A L'ISSUE DU PROJET, UN BILAN DE L'ENSEMBLE DES PRELEVEMENTS REALISES (AVEC LES JUSTFICATIFS, NOMBRE D'ANIMAUX, LES VOLUMES...) SERA TRANSMISE AU COMITE D'ETHIQUE POUR APPRECIATION AVANT LE RENOUVELLEMENT OU LA MODIFICATION DE CE PROJET.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum pour répondre aux besoins en sang, sérum ou plasma (les plus demandés) ou les autres matrices biologiques canines sans impact sur le bien-être des animaux suite aux prélèvements tels que le lait, l'urine, le cérumen, les larmes, la salive, etc.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur le site dans des conditions adaptées à leur âge avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnel/plateforme). Pour des besoins spécifiques, comme une glycémie basse, les chiens adultes pourront être mis à jeun la veille du prélèvement (pour une durée de moins de 16 heures). En fonction des interventions, comme les prélèvements d'urine, les animaux pourront être tranquillisés et/ou anesthésiés localement selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux agités sur la table ne seront pas prélevés afin d’éviter tout stress ou blessure involontaire lors du prélèvement. Les volumes et les fréquences de sang prélevé respecteront les recommandations internationales pour le bien-être des animaux. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : prostration de l’animal, signe de malaise, hématome, saignement, douleur au point de prélèvement…), il sera pris en charge par le vétérinaire désigné et recevra un traitement adapté pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce souhaitée par le Donneur d’Ordre dans le cadre de la recherche privée. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins. MODIFICATION : SUPPRESSION DE L'INTERVENTION SYSTEMATIQUE DU COMITE D'ETHIQUE POUR VERIFIER CHAQUE NOUVELLE DEMANDE. Chiens d’âge et de statut correspondant aux besoins du Donneur d’Ordre dans le cadre de leur recherche et développement (chiots, adultes, femelles allaitantes ou gestantes…).
Production d’anticorps monoclonaux chez la souris
- Production de routine
- Tests réglementaires
Objectifs
L’objectif principal du projet est de générer de nouveaux anticorps thérapeutiques en médecine vétérinaires pour les animaux de compagnie. En effet, les anticorps thérapeutiques représentent une avancée majeure en santé humaine depuis plusieurs dizaines d’années et commencent à être de plus en plus utilisés en médecine vétérinaire. Ils permettent une approche ciblée pour des maladies complexes, ils vont agir sur des cibles moléculaires très précises, limitant ainsi les effets secondaires. Le projet vise à développer de nouveaux traitements répondant à des besoins médicaux non satisfaits, à l’aide d’anticorps thérapeutiques qui cibleront des voies de signalisation bien définies afin de limiter les effets secondaires. Un objectif secondaire sera de générer des anticorps et serums polyclonaux pour des réactifs de laboratoire afin de réaliser des analyses pour une meilleure compréhension des indications ciblées.
Bénéfices attendus
La finalité de ce projet est de développer des traitements vétérinaires innovants, qui présenteront une meilleure efficacité thérapeutique associé à un risque minimal d’effets secondaires. Ces nouveaux traitements permettront d’améliorer significativement la qualité de vie et longévité des animaux de compagnie en leur offrant des solutions mieux adaptées à leur besoins cliniques. Par ailleurs, les analyses réalisées avec des réactifs générés lors de ce projet contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans les pathologies ciblées.
Procédures
Les animaux auront tous les actes suivants : Si animaux immunisés après les 4 premiéres injections : - Injection sous cutanée en 4 points : 4 injections animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang intermédiaire soit en submendibulaire soit à la veine de la queue : 1 animaux vigiles. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - Injection intraperitonéale ou veine de la queue : 1 injection animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang terminale sur animaux anesthésiés en intracardiaque. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - - Euthanasie sur animaux anesthésiés par dislocation des cervicales Si animaux immunisés ne présentant pas de réponse après 4 injections : - Injection sous cutanée en 4 points : 9 injections animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang intermédiaire soit en submendibulaire soit à la veine de la queue : 2 prélèvements sur animaux vigiles. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - Injection intraperitonéale ou veine de la queue : 1 injection possible animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang terminale possible sur animaux anesthésiés en intracardiaque. Pour chaque prélèvement temps inférieur à 1 minute - Euthanasie sur animaux anesthésiés par dislocation des cervicales
Impact sur les animaux
L’administration d’un produit et les prélèvements sanguins peuvent occasionner un stress et une douleur chez l’animal. En fonction de l’adjuvant utilisé une possible apparition de nodules caséeux aux points d’injections sans perte de mobilité de l’animal peuvent apparaitre. Si ces nodules devaient entrainer une perte de mobilité et/ou un éclatement avec nécrose une euthanasie sera réalisée. En cas d’éclatement des nodules sans nécrose des soins locaux seront mis en place selon les recommandations du vétérinaire désigné. Une perte de poids pourrait être observée en cas de boost répétés. Une apathie de moins de 24 heures pourrait être observé en fonction de l’antigène.
Devenir
Les animaux font l’objet d’un prélévement sanguin terminal et sont euthanasiés en fin d’étude. De plus des prélèvements post-mortem sont nécessaires. Dans des cas exceptionnels en cours d’étude si des animaux atteignent des points limites ils seront euthanasiés
Remplacement
L’immunisation d’animaux vivants et notamment de souris est une étape nécessaire car elle permet de générer une réponse anticorps hautement spécifiques et fonctionnels. L’immunisation permet de déclencher une réponse immunitaire complète dans un contexte physiologique. Le schéma d’immunisation s’appuie sur la répétition d’injection de l’antigène ce qui favorise la sélection naturelle des lymphocytes B produisant des anticorps de plus en plus spécifiques. Cette sélection est orchestrée par la système immunitaire dans les centres germinatifs des organes lymphoïdes tels les ganglions ou la rate grâce à des hypermutations somatiques et la maturation d’affinité. Actuellement, ces mécanismes ne peuvent pas être totalement reproduits in vitro. La spécificité et l’affinité sont des critères cruciaux, notamment pour les applications thérapeutiques car elles conditionneront l’efficacité du traitement tout en minimisant les effets secondaires. Bien que des alternatives comme le phage display ou les bibliothèques synthétiques soient disponibles et utiles dans certains contextes, elles présentent des limitations importantes. La diversité des bibliothèques synthétiques, bien que vaste, reste artificielle et ne reflète pas la complexité et diversité du système immunitaire naturel. De plus, les anticorps issus d’animaux immunisés présentent une stabilité et une capacité de reconnaissance des conformations natives des antigènes, souvent supérieures à celles obtenues par des méthodes in vitro. L’utilisation de ces méthodes alternatives sera envisagée lorsque les anticorps recherchés ne nécessitent pas une haute affinité ou une reconnaissance dans un environnement physiologique complexe.
Réduction
Il a été défini que 5 souris par groupe étaient nécessaires afin de pouvoir être sûr d’avoir au moins 4 souris qui répondent à l’immunisation. Une diminution du nombre de souris par groupe entrainerait un risque d’invalidation d’une étude. Différentes souches de souris étant testées à chaque étude en cas d’absence de réponses sur 3 études avec le même antigène une souche pourra être abandonnée (réduisant ainsi le nombre d’animaux par études). Dans le cadre d’évaluation de nouvelles souches de souris il sera possible très occasionnellement de faire une étude avec plus de 5 animaux par groupe. En fonction de leur réponse le nombre d’animaux par groupe pourra être réduit à 3 animaux
Raffinement
Pour chaque protocole une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Des points limites spécifiques sont mis en place et appliqués. Les conditions d’hébergement mis en place sont là pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Une pesée hebdomadaire sera réalisée afin de surveiller la perte de poids possible. Après chaque vaccination et après la prise de sang intermédiaire il est envisagé de mettre un complément alimentaire/hydrique pour le bien-être des animaux et en cas de difficultés à récupérer après un acte technique. Ensuite dans chaque cage sera mis en place un enrichissement spécifique des souris qui pourront être des nids, des igloos, etc… Les animaux seront sous la responsabilité du vétérinaire désigné qui pourra intervenir à tout moment en cas de soin à réaliser.
Choix des espèces
Le modèle murin permet d’avoir une réponse spécifique à un antigène d’une autre espèce. Il permet donc de ne pas avoir recours à l’espèce cible et de produire une grande diversité d’anticorps. Ce modèle animal permet aussi une facilité de manipulations. La production d’anticorps monoclonaux chez la souris est un modèle de référence largement reconnu dans la bibliographie. La procédure est réalisée sur des animaux sevrés (dès 21 jours). Les caractéristiques de ces animaux sont bien connues car communément utilisés à partir de cet âge (bibliographie, données fornisseurs agréés)
Production d’antigènes de Trichine permettant de fabriquer des tests de diagnostic
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Tests réglementaires
Objectifs
Trichinella est un petit ver parasite présent dans de nombreux animaux à travers le monde. Il se trouve principalement chez les animaux sauvages, mais aussi chez certains porcs élevés en plein air. En Europe, on le retrouve surtout chez les renards, loups, sangliers, porcs et petits rongeurs. Ses larves s’installent dans les muscles des animaux infectés et peuvent y rester plusieurs années. La contamination se fait en mangeant de la viande infectée, notamment des carcasses d’animaux. L’humain peut également être contaminé en consommant de la viande crue ou peu cuite, ainsi que certains produits de charcuterie, car les méthodes comme le fumage ou le salage ne permettent pas d’éliminer le parasite. À ce jour, il n’existe ni traitement ni vaccin contre Trichinella. Pour limiter les risques, il faut effectuer un contrôle systématique des carcasses d’animaux sensibles dans les abattoirs. En France, cela concerne tous les chevaux, les porcs élevés en plein air, les porcs reproducteurs et, selon les circuits de distribution, les sangliers. Le projet proposé vise à préparer du matériel de référence pour développer des tests de diagnostic des infections par ce parasite, aussi bien chez l’animal que chez l’humain.
Bénéfices attendus
Le projet permettra des bénéfices immédiats pour le suivi des status sérologiques des animaux (porcs, sangliers) et la détection de la maladie chez l’humain par la production de réactifs de référence fiables et reproductibles destinés aux producteurs de trousses commerciales de diagnostic.
Procédures
La seule intervention qui sera faite sur les animaux consistera en une infestation par voie orale du parasite Trichinella. Les larves sont préparées dans un volume de 20 uL qui est inoculé à l'aide d'une pipette dont le cône est placé au coin de la bouche de la souris en contention manuelle. La souris par reflexe mâche le cône et le liquide est alors éjecté à ce moment-là. La souris est maintenue quelques secondes (5 sec) par le dos, afin qu’elle déglutisse le liquide puis elle est replacée dans sa cage. La durée de l'administration est de l’ordre de 10 sec/souris.
Impact sur les animaux
Les souris sont infestées per os avec des larves du parasite. Elles subiront donc uniquement le stress lié à la contention. L’infection par Trichinella est asymptomatique chez l’animal (contrairement à l’humain) et n’induit pas d’inconfort ou de stress chez l’animal. Les souris infectées ne sont pas contagieuses entre-elles et peuvent de fait rester en groupe dans leur cage.
Devenir
Les souris seront toutes mises à mort afin de collecter les tissus musculaires en post mortem
Remplacement
Il est impossible à l’heure actuelle de réaliser un cycle parasitaire de Trichinella sans recours à l’animal. Nous ne nous pouvons donc pas nous affranchir des modèles souris qui restent à l’heure actuelle les plus communément utilisés à la fois pour l’entretien des souches parasitaires et pour la préparation des antigènes.
Réduction
Nous avons limité au maximum le nombre de souris necessaire pour le maintien du cycle et pour effectuer des lots de production d'antigène en fonction des besoins des différents laboratoires Européens.
Raffinement
Les souris sont hébergées par groupe de 10 dans une même cage. L'hébergement se fera en présence d'enrichissement classique (carré de coton, abri en plastique...). L’infection par Trichinella ne provoque pas de symptômes chez l’animal, ni douleur, ni stress ; nous n'attendons donc pas de symptômes chez les animaux. Néanmoins, si il était observé une douleur ou souffrance chez une souris, selon les points limites, l’animal serait mis à mort. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de contrôler leur état général.
Choix des espèces
L’espèce souris est particulièrement sensible à l’ensemble des souches parasitaires de Trichinella. Les animaux seront utilisées à un poids permettant une infection avec une charge parasitaire optimale pour obtenir le meilleur rendement par animal tout en restant asymptomatique et limiter ainsi le nombre d’animaux. Les souris sont utilisées à un poids de 25 à 30g
Projet matrice témoin chez les rongeurs
- Production de routine
- Tests réglementaires
Rats : 90
Objectifs
L'objectif de ce projet est de fournir la matrice témoin (par exemple du sang, du serum, du plasma, urine , fécès) en utilisant les animaux contrôles et/ou les animaux de remplacement afin de permettre le dosage des échantillons. Si ces animaux ne sont pas suffisants pour recueillir les quantités nécessaires, exceptionnellement des animaux pourront être commandés dans ce but et devra être préalablement validé par la SBEA. Il est indispensable d'avoir à disposition de la matrice témoin, exempte de molécule active, pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages.
Bénéfices attendus
Les matrices témoins permettent de réaliser une gamme ou des contrôles qualités pour quantifier la molécule dans le même type d'échantillon pour éviter un "effet matrice" (réponse de la molécule différente selon l'échantillon). Ainsi la moléculde d'intérêt se comporte de la même manière dans les échantillons qui servent à quantifier que dans ceux qui doivent être dosés. Cela valide le rendement d'extraction de la molécule d'intérêt et permet d'assurer l'exactitude de la méthode. Pour ce projet, il est envisagé d'utiliser environ 90 rats, 1000 souris sur 5 ans soit 18 rats et 200 souris par an. Cela représente environ 6 études rats et 20 études souris par an. C'est le nombre d'animaux minimal pour pourvoir fournir les quantités des différentes matrices témoins nécessaires.
Procédures
Pour un prélèvement de sang: Les animaux seront soumis à une anesthésie générale (anesthésie gazeuse) et un prélèvement terminal sera réalisé. Les animaux seront euthanasiés à la suite du prélèvement. La durée du prélèvement sera de l'ordre de la minute. Ce prélèvement sanguin servira à fournir de la matrice témoin en plasma ou en sang. Pour générer de la matrice témoin de féces ou d'urine, la collection d'échantillons se fera de manière individuelle dans des hébergements dédiés, sans manipulation. Les échantillons d'urine et de fecès seront collectés sans aucune manipulation des animaux, en individuel dans une cage prévue pour une durée maximale de 24h.
Impact sur les animaux
Pour réaliser le prélèvement de sang terminal, le placement de l'animal dans la boite d'anesthésie peut engendrer du stress. Pour effectuer des recueils d'urine ou de fècès de façon individuelle, l'animal sera placé dans une cage de recueil prévu à cet effet. Il aura un contact visuel et olfactif avec ses congénères et la durée maximale inférieure à 24h. Cela peut également engendrer un stress pour l'animal.
Devenir
Les animaux ayant eu un prelèvement sanguin terminal seront tous mis à mort. Le prélèvement terminal correspond à un prélèvement sanguin trop important correspondant la l'exsanguination de l'animal. La survie des animaux et leur réutilisation n'est pas possible. Le prélèvement sanguin terminal sera réalisé selon les bonnes pratiques vétérinaires et la réglementation en vigueur. Les animaux ayant eu seulement un recueil d'urine et de fèces pourront être gardés en vie et être réutilisés dans un autre projet ou pour générer de la matrice témoin sang, plasma, serum.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de générer de la matrice témoin, il est indispensable de recourir à l’animal. En effet la non utilisation de matrice témoin entraine un biais dans la méthode. Si l'échantillon qui permet la quantification est différent de celui à quantifier, la méthode n'est pas exacte.
Réduction
Pour ce projet, il est envisagé d'utiliser environ 90 rats et 1000 souris sur 5 ans soit 18 rats et 200 souris par an. C'est le nombre d'animaux minimal pour générer de la matrice témoin sur une durée de 5 ans. Aucune approche statistique n'a été faite pour réduire le nombre d'animaux dans ce projet. La seule méthode pour réduire ce nombre est de diminuer le seuil de quantification de la méthode analytique ce qui diminue les besoins en matrice et donc les besoins en animaux. Pour chaque demande, un formulaire justifiant les volumes et le nombre d'animaux nécessaire est demandé au Donneur d'Ordre.
Raffinement
Le prélèvement terminal et la mise à mort des animaux seront réalisés sous anesthésie générale en absence d'autres congénères. Les animaux sont placés dans le compartiment d'anesthésie un par un et le délai entre la mise dans le compartiment et le moment de l'endormissement de l'animal est inférieur à 2 minutes. La mise à mort des animaux se fait dans une autre salle pour éviter tout contact visuel ou olfactif chez les autres animaux en attente d'anesthésie, pouvant provoquer un stress pour eux. Pour les recueils d'urine ou de fécès, les animaux seront placés en cage de recueil individuellement mais auront toujours un contact visuel et olfactif entre eux. Une attention particulière sera portée à l'enrichissement du milieu. Les animaux hébergés en groupe auront, dans leurs hébergements, la présence d'enrichissements variés et renouvelés (buchettes et balles en bois, cachettes, tunnels ...). Un visite des hébergements est réalisée à minima 1 fois par semaine par le vétérinaire responsable. Dans ce projet les points limites sont : - Animal présentant une perte de poids supérieur à 20 % par rapport à son poids basal; - Animal ayant un comportement inhabituel (prostré, poils ébouriffé, signes d'agressivités); - Animal présentant des fèces liquides, diarrhéiques. Si l'un des points limites est atteint, alors l'animal sera exclu du projet et sera pris en charge par le vétérinaire désigné. L'animal pourra être euthanasié, décision prise par le vétérinaire désigné, conformément aux bonnes pratiques vétérinaires.
Choix des espèces
Dans les études précliniques, le rat et la souris sont les espèces de référence pour les études réglementaires, il est très souvent nécessaire d'avoir de la matrice témoin (sang, serum, plasma, excretas). Ceci est indispensable pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages. Jeunes adultes ayant un âge entre 7 et 12 semaines environ. Cela dépendra des objectifs de l'étude pour laquelle la ou les matrices témoins seront collectées.