Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées :
- 235 projets autorisés en avril 2026 (01/05/2026)
- 296 projets autorisés en mai 2026 (01/06/2026)
Maintien d’une colonie de souris immunodéprimées NSG
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Objectifs
Ce projet consiste à amplifier et maintenir une colonie de souris immunodéprimées à partir d'animaux reçus d’un éleveur agréé en respectant les recommandations pour un élevage dans des conditions optimales garantissant leur bonne santé et adaptées à la nature immunodéprimée des animaux. Cet élevage, en évitant les transports par camion d’animaux d’un lieu de naissance externe vers notre animalerie, améliorera le bien-être animal et leur disponibilité. Les souris immunodéprimées sont de bonnes reproductrices si elles sont maintenues dans des conditions d'hébergement optimales garantissant leur bonne santé. Nous mettrons en œuvre des mesures d'isolement rigoureuses et des techniques aseptiques pour maintenir ces souris exemptes d'agents pathogènes. Les souris seront utilisées dans des projets scientifiques d’étude sur les cancers déjà approuvés.
Bénéfices attendus
Les souris immunodéprimées seront utilisées dans plusieurs projets de recherche translationnel de cancérologie qui posent les questions de la dynamique des cellules tumorales leucémiques ou métastatiques pour les cancers épithéliaux (cancers intestinaux, cancers du sein, mélanomes, cancers de la prostate). Le maintien d'une colonie de manière rigoureuse nous permettra de disposer à tout moment de souris pour des greffes de cellules cancéreuses avec une réactivité optimale. L'élevage des animaux au sein de notre animalerie évitera également le transport des animaux d'un lieu d'élevage externe vers notre animalerie, ce qui génère du stress pour les animaux, et nous permettra de maîtriser les conditions sanitaires pour les optimiser.
Procédures
Dans le cadre du maintien de la colonie, aucune nuisance n'est attendue si les conditions d'élevage et de stérilité sont respectées. Il s’agit ici d’un élevage et aucune intervention ne sera réalisée sur les animaux.
Impact sur les animaux
Les souris immunodéprimées présentent une immunodéficience sévère et sont sensibles aux infections causées par un large éventail d'agents pathogènes courants, opportunistes et commensaux. Elles seront suivies régulièrement. Le principal risque est le risque infectieux. Ces risques sont quasiment nuls dans les conditions strictes d’élevage proposées dans le projet.
Devenir
Les animaux trop vieux ou surnuméraires seront mis à mort (environ 80 animaux). Les autres animaux issus de cet élevage seront utilisés dans des projets de recherche en cancérologie associés.
Remplacement
Les souris immunodéprimées seront utilisées dans plusieurs projets de recherche translationnel de cancérologie qui posent les questions de la dynamique des cellules tumorales leucémiques ou métastatiques pour les cancers épithéliaux (cancers intestinaux, cancers du sein, mélanomes, cancers de la prostate…). Ces études nécessitent l'utilisation d'animaux vivants pour l'étude de la biodistribution des cellules cancéreuses et de leur interaction avec d’autres cellules de l’organisme pour mimer ce qu’il se passe chez l’Homme. Les méthodes in vitro existantes (tumoroïdes, organoïdes ou « organ on a chip ») ne permettent pas de récapituler la complexité du système médullaire ou de la cascade métastatique.
Réduction
Nous produirons des animaux pour les projets existants autorisés et des projets à venir. La gestion de la colonie sera stricte pour éviter la naissance d'animaux surnuméraires qui ne seront pas nécessaires dans les projets de recherche associés. Les reproductions se feront en continu et seront contrôlées jusqu'à obtention du nombre d'individus nécessaires aux projets autorisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans des conditions sanitaires contrôlées SOPF empêchant le développement d’infection et permettant un bien-être optimal dans des portoirs ventilés. L’environnement des cages est enrichi à l’aide de carrés de cellulose et de frisure pour la construction des nids, de tunnels pour permettre aux animaux de se cacher et ainsi diminuer le niveau de stress. Ils seront manipulés à l’aide d’un tunnel de contention en polycarbonate. La procédure d’élevage a été établie afin de réduire au le stress. Les animaux seront surveillés quotidiennement de la naissance à la mort. En cas de signes d’infection, la plaie sera traitée avec un antiseptique local et un avis vétérinaire sera demandé. Nous avons établi des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Une maximum nourriture adaptée pour les rongeurs et l’eau de boisson sont données ad libitum. Tous les aliments, l'eau, la litière et les cages entrant dans la pièce seront autoclavés ou stérilisés d'une manière ou d'une autre. L'équipement de protection individuelle (blouses stériles, blouses, gants, masques et charlottes) sera porté en permanence afin de couvrir la peau et de minimiser les risques de transmission de bactéries aux souris.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus) immunodéprimée qui permet de greffer des cellules d’une autre espèce sans rejet. Elle représente l’espèce animale la plus propice pour le type d’étude associées à ce projet. Des animaux adultes de plus de 6 semaines seront utilisés pour les reproductions.
Etude du rôle d’une protéine pancréatique dans l’apparition de troubles de la régulation de la glycémie et/ou de tumeurs du pancréas
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Objectifs
Récemment, une nouvelle mutation d’une protéine pancréatique a été décrite dans plusieurs familles de patients. Cette mutation cause un diabète chez les hommes, et des tumeurs du pancréas chez les femmes. Pour le moment, son mode d’action n’est pas connu. Les hommes touchés développent un diabète particulier différent du diabète de type 1 auto-immun et du diabète de type 2 lié à l’obésité. Les femmes présentent quant à elles des tumeurs particulières du pancréas issues des cellules productrices d’insuline, entrainant une sécrétion excessive et incontrôlée d’insuline qui provoque des hypoglycémies répétées (baisse anormale du sucre dans le sang). L’objectif de ce projet est donc de rechercher les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de ces troubles du pancréas. A plus long terme, ces recherches devraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et ainsi de proposer de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Cette étude présente un grand intérêt pour le traitement à la fois du diabète et du cancer du pancréas puisque les mutations de notre protéine d’intérêt ont été décrites dans ces deux pathologies. Sur le plan clinique, nous prévoyons des retombées potentielles à moyen et à plus long terme. En effet, le diabète est une maladie métabolique complexe qui implique souvent plusieurs gènes. Cette hétérogénéité rend difficile son étude. Il existe aussi certaines autres formes de diabète qui n’impliquent qu’un seul gène. Elles sont présentes soit chez des nouveau-nés, soit chez de jeunes adultes. Dans ce contexte, il est plus facile de comprendre les mécanismes à l’origine de la maladie et ainsi de progresser vers des voies thérapeutiques. C’est le cas du facteur que nous étudions au laboratoire, qui est produit dans le pancréas. Une seule mutation du gène codant pour ce facteur suffit à déclencher un diabète. Nous pensons donc que notre étude chez la souris pourra permettre non seulement de décrire une nouvelle forme de diabète monogénique, mais aussi d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant d’élaborer de nouveaux traitements. Le facteur que nous étudions est également associé à l’apparition de tumeurs pancréatiques chez des patients. Son rôle biologique reste toutefois encore mal compris à ce jour. Notre projet permettra d’élucider son implication dans le cancer pancréatique qui représente une cause de mortalité importante.
Procédures
Dans ce projet, nous utiliserons des souris qui portent des mutations représentatives de celles portées par des patients qui présentent soit un diabète, soit des tumeurs du pancréas. Ces souris seront examinées à différents stades de la vie, allant de la vie fœtale à des stades âgés. Certains des animaux utilisés nécessitent l’injection d’un composé pour activer la mutation étudiée. Les animaux adultes vigiles (éveillés) porteurs de cette mutation inductible, recevront une ou cinq administrations de la substance par injection soit une (ou trois) administrations par voie orale, soit une administration par application d’une solution sur la peau (1 ou 3 fois) (durée de chaque geste inf à 30sec). Des fœtus seront également traités en administrant le composé chez la mère gestante : soit par gavage (1 à 2 doses), soit par injection (1 ou 2 fois) soit dans l’alimentation pendant une semaine (durée de chaque geste inf à 30 sec). Ces mêmes animaux seront ensuite étudiés grâce à des expériences de mesure de la régulation de la glycémie. Pour cela, ils auront un prélèvement, puis ils seront placés à jeun pendant 16 heures, et auront un second prélèvement (durée de chaque prélèvement inf à 10sec). Ils recevront une injection (10 sec) suivie de 5 prélèvements d’une goutte de sang durant les 2h suivantes. Trois jours plus tard, ces gestes seront répétés sur ces mêmes souris. Dans le cadre d’une étude longtudinale, ce lot de souris pourra être soumis à ce type d’injection puis prélèvement au maximum 3 fois lors de ces 2 tests (durée de chaque prélèvement inf à 10sec). Enfin, certaines souris seront exposées à un régime riche en graisse pendant des durées allant de 14 jours à 3 mois. Ces mêmes animaux seront ensuite étudiés grâce à des expériences de mesure de la glycémie, impliquants une injection et 7 prélèvements d’une goutte de sang, Trois jours plus tard, ces gestes seront répétés sur ces mêmes souris (durée de chaque prélèvement inf à 10sec).
Impact sur les animaux
Les modèles générés pour l’étude n’ont pas de phénotype dommageable. Les nuisances attendues sont celles liées aux différentes injections. Ces nuisances correspondent à l’introduction d’une aiguille et donc à des douleurs associées à une injection classique. Celles-ci sont de courte durée, et ces différentes injections ne provoquent aucun autre effet secondaire à l’exception de la nuisance de l’injection. Les souris exposées à régime particulier (riche en graisse) peuvent présenter une prise de poids sans conséquence sur le bien-être des animaux. Après injection, nous nous attendons à observer une légère hyperglycémie (élévation de la glycémie) à la fois chez les mâles et les femelles lorsque des tests métaboliques seront effectués. Sur la base de nos premiers résultats, l’hyperglycémie devrait être moindre chez les femelles. Néanmoins, cette hyperglycémie modérée ne sera probablement que passagère, et une glycémie normale sera rétablie après quelques heures. Pour les mesures de glycémie, le premier prélèvement étant réalisé après une légère scarification de la queue et les suivants après le retrait de la croûte, ce geste entraînera une douleur légère et de courte durée. Cela prend 10 à 20 secondes maximum répétées 5 fois sur 120 minutes, les temps de l’expérience.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Les souris que nous utilisons sont des modèles uniques au monde. Les paramètres physiologiques, c’est à dire les mesures de glycémie et d’insulinémie ne peuvent être effectuées que in vivo. De plus, il existe un dialogue entre les différents organes de la souris. Cette interaction entre les différents organes impliqués dans le métabolisme glucidique de la souris -le foie, le muscle et le tissu adipeux- ne peut être analysée que dans un organisme entier vivant. Néanmoins, pour limiter les investigations in vivo, un maximum d’informations proviendra d’analyses sur des tissus fixés et d’analyses bio-informatiques in silico à partir de prélèvement post-mortem. Nous effectuerons également des expériences in vitro quand cela est possible pour limiter les expériences in vivo. Par exemple, la culture d’îlots de Langerhans prélevés sur des souris post-mortem, un animal pouvant générer environ 100 îlots qui sont ensuite stimulés in vitro..
Réduction
Nos modèles représentent des modèles uniques au monde pour étudier les pathologies trouvées chez l’homme. En effet, ce sont le seul moyen d’étudier les effets d’une mutation, qui chez l’homme, déclenche un diabète ou un insulinome. Les stratégies d’accouplement ont été optimisées afin de réduire le nombre d’animaux.. D’après la littérature, nous avons défini la taille de nos groupes pour permettre des résultats concluants et faire des analyses statistiques. Pour réduire le nombre de souris utilisées, une étude pilote sera réalisée pour certains modèles de souris avant de définir les conditions optimales. Une approche Go/No Go sera ensuite appliquée afin de déterminer si les inductions pour activer la mutation étudiée se feront au stade fœtal ou adulte. Cela signifie que nous ferons un choix de la méthodologie utilisée selon les résultats préliminaires obtenus. Si nous constatons que l’activation de la mutation est satisfaisante pendant le développement foetal, nous choisirons plutôt cette méthode et nous n’activerons pas la mutation au stade adulte.
Raffinement
En accord avec les recommandations internationales dans le domaine du diabète et de la cancérologie, les animaux seront suivis régulièrement afin d'assurer leur bien-être et les expérimentations seront arrêtées avant la souffrance des animaux. Une grille de score sera également mise en place. Dans le cadre des procédures, toutes les manipulations seront réalisés pour garantir le meilleur confort à l’animal. En particulier, lors des expériences impliquant des injections, les animaux seront observés de façon quotidienne, de manière à surveiller l'état général de la souris. Pour rappel, nous n’attendons pas de nuisance particulière, hormis une légère hyperglycémie chez les mâles après injection. De plus, les animaux aux stades fœtal et nouveau-né seront utilisés uniquement pour des prélèvements d’organes après injection. Aux stades plus tardifs, les tests réalisés ne nécessitent pas d’utiliser des analgésiques pour ces tests.
Choix des espèces
Nos modèles murins sont uniques et la souris est le seul organisme existant qui puisse permettre d’étudier l’effet de mutations de notre protéine d’intérêt. Etant donné son cycle de reproduction et sa parenté biologique avec l’homme, la souris constitue un modèle de choix pour mener nos expériences. De plus, il est accepté et validé par la communauté internationale que la souris est pleinement appropriée pour les études du métabolisme que nous proposons. Les stades de développement étudiés sont les suivants : fœtus (E18,5), 1 mois, adultes de 3 mois, 6 mois, 12 mois, 18 mois, et 24 mois. En effet, on sait que notre protéine d’intérêt peut jouer un rôle dans la différenciation des cellules pancréatiques pendant la vie fœtale, mais aussi sur leur prolifération pendant la période postnatale jusqu’à un mois.. Nous souhaitons donc déterminer si la mutation étudiée affecte ces cellules à ces stades. Plus tard, cette mutation pourrait déclencher un diabète ou une tumeur pancréatique, selon le stade de la vie de la souris. En effet, on sait que ce type de phénotype est très dépendant du métabolisme et de l’âge de la souris). C’est pour cette raison qu’il est impératif d’étudier le phénotype des souris à ces différents stades de la vie adulte.
Rôle d’une protéine exprimée à la surface des cellules cancéreuses dans la résistance aux traitements du mélanome [MODIFICATION]
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
Le mélanome est un cancer de la peau ayant un mauvais pronostic et une incidence croissante, ce qui en fait un problème majeur de santé publique. De nouvelles thérapies ont permis d’améliorer la prise en charge du mélanome lorsque celui-ci s’est propagé dans d’autres organes, cependant l’échappement thérapeutique et la toxicité sont des phénomènes très fréquents qui limitent grandement leur bénéfice clinique. Ainsi, l’identification de nouveaux marqueurs de la résistance à ces thérapies reste un enjeu considérable. Il a déjà été démontré qu’un récepteur présent à la surface des cellules de la peau, est impliqué dans la progression du mélanome et que son expression est associée à un mauvais pronostic avec une diminution de la survie des patients. Nous souhaitons donc évaluer si ce récepteur est impliqué dans la résistance aux traitements dans le cancer de la peau et pourrait être utilisé comme molécule permettant d’anticiper la non réponses aux traitements des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous permettre de démontrer le rôle du récepteur dans la réponse aux traitements et ainsi confirmer son rôle de cible thérapeutique dans le mélanome. A terme, ce récepteur pourrait être un marqueur prédictif de réponse à ces thérapies chez les patients atteints de mélanome.
Procédures
La mise en place du modèle d’étude consiste dans un premier temps à injecter une seule fois sous la peau des souris (au niveau du flanc) des cellules de cancer de la peau où la protéine d’intérêt est exprimée ou non. Cette injection se fait sous anesthésie et dure environ 1 minute. Lorsque la tumeur sera détectable (taille d’un petit pois), les souris recevront le traitement (3 injections, sur souris éveillée, dans l’abdomen espacées de 3 jours ; durée de l’injection : 15s). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine de la joue (sans anesthésie ; durée : 1 min) seront réalisées avant le début du traitement, puis 1 fois par semaine (4 prélèvements maximum). Pour les groupes de souris où il y a la combinaison des molécules inhibitrices de la protéine d’interêt, en plus des 3 injections d’immunothérapies espacées de 3 jours, s’ajouteront une administration par voie orale (gavage, 1 fois par jour, 5 fois par semaine pendant 4 semaines maximum) (durée : 1 min) ou par injection dans l'abdomen (durée 15s) selon le produit inhibant la protéine d'intérêt utilisé sur souris éveillée. Les tumeurs seront mesurées deux fois par semaine (durée 30s). Au bout de 8 semaines maximum, les souris sont euthanasiées afin de prélever les tumeurs.
Impact sur les animaux
Suite à la croissance des tumeurs et/ou au développement de métastases, une perte de poids peut être observée. Un développement trop important de la tumeur peut également induire une ulcération, un changement de la respiration ou encore une agressivité. Le point d’injection des cellules tumorales étant sur le flanc, les souris peuvent présenter une mobilité réduite si la tumeur atteint une taille trop importante. Enfin, l’immunothérapie peut se révéler légèrement toxique, ce qui se manifestera par une perte de poids principalement ou un gonflement de l’abdomen. Le gavage répété du traitement peut entrainer une ulcération/irritation du tube digestif
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales afin de collecter la tumeur et le sang, qui seront analysés et conservés afin de caractériser au niveau cellulaire l’effet de la thérapie en présence ou non de la protéine d’intérêt.
Remplacement
Nous avons réalisé des expériences en utilisant des cellules en culture (in vitro, sans utilisation d’animaux) qui ont montré que le récepteur avait un impact sur la réponse aux traitements anti-cancéreux. Cependant, pour obtenir des résultats plus proches de ce qui se passe dans le corps humain, nous devons passer à des tests dans des modèles animaux vivants (in vivo). Ces modèles intègrent des caractéristiques importantes des tumeurs humaines, telles que l’hétérogénéité des cellules tumorales, la présence de tissus sains et des barrières qui peuvent limiter l’efficacité des traitements. Il est donc impossible de poursuivre la validation de nos résultats in vitro sans utiliser un modèle animal entier vivant.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Pour cela nous nous sommes basés sur des tests statistiques.
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, un enrichissement sera mis en place (papier kraft pour la fabrication de nid, buchette en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Nous veillerons, par ailleurs, à réduire au minimum l’intensité et la durée des souffrances ressenties par les animaux, en utilisant une fois par semaine une grille d'évaluation prenant en compte la taille de la tumeur, l'apparence physique, le poids et le comportement des animaux. En effet, tout signe de souffrance et/ou douleur caractérisés par une réduction de l’alimentation avec une perte de poids ou une réduction de la mobilité donneront lieu à une mise à disposition de croquettes humidifiées dans les cages avec une surveillance quotidienne. En cas d'irritation du tube digestion avec saignement, la souris sera euthanasiée. Si ces signes sont observés d’une manière prononcée la surveillance de l’animal sera bi-quotidienne avec une mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage et la mise en place d’une analgésie injectée une fois par jour afin de soulager la potentielle douleur. Si deux de ces signes sont observés de manière prononcée simultanément, l’animal sera euthanasié selon une méthode réglementaire. En cas de signe de douleur (expression faciale, posture voutée) et de tumeur d’une taille importante (définie dans la grille de score) avec ou sans ulcération, la souris sera immédiatement euthanasiée selon une méthode réglementaire.
Choix des espèces
Le modèle de greffe de cellules cancéreuses est bien décrit dans la littérature scientifique et est pertinent pour l’étude de l’effet de thérapies sur la croissance des cellules cancéreuse. Pour mener à bien ce projet, nous utiliserons des souris adultes, afin qu’elles disposent d’un système immunitaire complétement développé. Cela nous permet d’être dans des conditions comparables à ce qui est observé chez l’Homme, le cancer de la peau étant un cancer observé chez l’adulte. Le mélanome étant un cancer qui se développe chez l’adulte, ainsi des souris mâles adultes âgées de 7-8 semaines seront utilisées lors de l’expérimentation, ce qui permettra également un suivi durant une période suffisamment longue.
MODIFICATION – La modulation de la voie de signalisation KRAS peut-elle améliorer la réponse des cancers bronchiques à la radioimmunothérapie ?
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Objectifs
Le but du projet consiste en l’étude de l’efficacité antitumorale de la radiothérapie associée à un médicament inhibiteur ainsi qu’à une immunothérapie. Le rôle de la ferroptose dans les effets observés précédemment et comment mieux exploiter cette mort cellulaire afin de potentialiser les effets de la triple combinaison de traitement. L'immunnothérapie permet d'inhiber une molécule qui induit une polarisation des lymphocytes T du microenvironnement tumoral vers un phénotype anti-inflammatoire et pro-tumoral. De récentes études montrent que l’association de la radiothérapie et d’une immunothérapie ciblant cette voie est susceptible d’améliorer la réponse antitumorale en comparaison avec l’immunothérapie seule. De plus, d’autres études ont montré que l’utilisation de cet inhibiteur combiné avec la radiothérapie, entrainait une réponse antitumorale
Bénéfices attendus
Les résultats de ces expériences pourraient, en expliquant le mécanisme d’action des interactions des traitements, ouvrir la voie à de nouveaux schémas thérapeutiques, dans lesquels la triple combinaison thérapeutique pourrait constituer un traitement de référence dans certains cancers. De plus, l’utilisation d’inducteur ou d’inhibiteur pourront nous permettre (i) d’exploiter cette mort cellulaire dont les cellules sont particulièrement dépendantes et (ii) d’élucider la proportion que représente la ferroptose dans les effets observés en réponse à notre triple combinaison de traitement.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection sous-cutanée (anesthésie locale) de cellules tumorales, à des injections intrapéritonéales quotidienne (anesthésie locale) durant environ 14 jours ainsi qu'à trois gavages lors des différentes procédures. Pour finir les souris subiront également sous anésthésie générale une irradiation localisée de la tumeur.
Impact sur les animaux
Le developpement de tumeurs sous-cutané chez la souris peut entrainer une gêne chez ces dernières lorsque la tumeur sous-cutané va grossir. De plus, les diférentes injections sous-cutanées, intra-péritonéales ainsi que les gavages sont suscetibles d'entrainer chez l'animal un stress du a la manipulation de l'animal et aux différents traitements appliqués ainsi qu'une douleur légère et temporaire. Il en est de même pour l'irradiation des tumeurs des souris qui va déclencher un stress chez les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédures, pour examens sur tissus post-mortem.
Remplacement
L’utilisation d’un modèle animal est indispensable car les interactions au sein du microenvironnement immunitaire tumoral est au centre des effets de la triple combinaison, impliquant des composantes cellulaires et moléculaires impossibles à reproduire actuellement dans des modèles ex-vivo. Nous allons donc procéder à des expériences in vivo utilisant des modèles murins, mais aussi des expériences in vitro complémentaires en utilisant le modèle de culture d’organoïdes murins.
Réduction
Pour chaque point expérimental nous utiliserons le nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs d’un point de vue statistique. Nous comptons utiliser 4 lignées cellulaires tumorales (génétiquement modifié pour les différentes voies de signalisation étudiées). Le nombre mnimal d'animaux, nécessaire et suffisant, a été déterminé grâce à un calcul de puissance.
Raffinement
Les animaux seront élevés en groupe, avec un équipement et des conditions sanitaires adéquates. Pendant la durée de l’expérience, ils restent dans leur environnement habituel. Les animaux seront en groupes sociaux de 5. Les protocoles d’exposition aux agents anticancéreux ont déjà été utilisés chez les souris et ne donnent pas lieu à des manifestations de gêne ou de douleur chez les animaux. Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, ils recevront un antiinflammatoire non stéroïdien ou un analgésique. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Dans ce type de combinaison thérapeutique, le recours à l’utilisation d’un modèle animal (organisme vivant entier), est indispensable car les interactions entre radiothérapie et immunothérapie au sein d’une tumeur obéissent à des processus cellulaires complexes impliquant de multiples voies immunitaires et métaboliques impossibles à reproduire in-vitro.
Evaluation de candidats médicaments anti-cancéreux chez le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 300
Objectifs
Le cancer est une maladie complexe qui peut toucher presque tous les organes du corps et prendre des formes très différentes d’un patient à l’autre. Pour développer de nouveaux médicaments anticancéreux, il est indispensable de les tester d’abord chez l’animal afin de vérifier qu’ils sont efficaces et bien tolérés avec d’être administrés pour la première fois à l’homme. Ce projet a pour objectif d’identifier et d’évaluer de nouvelles molécules anticancéreuses prometteuses. Il vise à comprendre si un traitement peut ralentir ou bloquer la croissance d’une tumeur, à évaluer ses effets biologiques sur les tissus et à déterminer comment le médicament se répartit dans l’organisme. Ces informations permettent de choisir les doses qui pourront être testées lors des premiers essais cliniques chez l’homme. Avant d’être testés chez l’animal, les candidats médicaments sont sélectionnés grâce à des tests réalisés sur des cellules. Seuls ceux montrant un profil prometteur passent à la phase d’étude chez le rongeur, principalement la souris et le rat. Ces espèces sont les plus utilisées en recherche anticancéreuse car leurs modèles tumoraux sont bien connus et permettent de reproduire de nombreuses situations observées chez les patients. Le projet comprend plusieurs étapes : - tester la tolérance d’un traitement sur des animaux sains afin d’identifier des doses sûres ; - caractériser et maintenir des modèles de tumeurs (de rongeur ou humaines) ; - évaluer l’efficacité antitumorale de différentes molécules sur des animaux porteurs de tumeurs ; - réaliser des prélèvements sanguins ou de tissus pour analyser l’effet du traitement ou comprendre le comportement du médicament. Ce projet couvrira environ 150 à 200 études par an, selon le nombre de programmes de recherche en cours. Les données générées permettent d’orienter la sélection des candidats médicaments et de soutenir leur entrée dans les phases d’essais cliniques.
Bénéfices attendus
Ce projet participe à améliorer les stratégies de prévention, de diagnostic et de traitements des cancers. Il apporte ainsi une contribution importante aux progrès de la recherche médicale et aux perspectives de soins pour les patients. Il permettra de mieux comprendre comment de nouveaux traitements anticancéreux agissent dans un organisme reproduisant les conditions tumorales humaines, avant d’être testé chez l’homme. Ces études aident à identifier les médicaments les plus prometteurs et à éliminer ceux qui ne seraient pas efficaces ou pourraient présenter des inconvénients. Les modèles utilisés offrent la possibilité d’évaluer la capacité des traitements à ralentir ou stopper la croissance des tumeurs mais aussi de comprendre leurs effets sur des mécanismes biologiques permettant le développement des cancers. Les résultats obtenus contribueront directement à accélérer le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses. Ils permettent de mieux sélectionner les candidats médicaments, d’améliorer la précision des futurs essais chez l’homme et de préparer les dossiers nécessaires à leur autorisation clinique ou plus tard, à leur mise sur le marché.
Procédures
Au cours des différentes études, les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions nécessaires en fonction du type d’étude : - implantation d’une petite quantité de cellules tumorales ou fragment de tumeur sous la peau, sur animaux vigiles ou directement dans un organe sous anesthésie générale, avec traitement contre la douleur (interventions chirurgicales entre 5 et 40 min en fonction de l’organe ciblé) ; - administration de médicaments sur animaux vigiles (quelques secondes, une seule fois ou de manière répétée sur jusqu’à 4 semaines) ; - mesures régulières de tumeurs (2 à 3 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) soit par un pied à coulisse posé sur la peau (tumeur sous la peau), quelques secondes, soit grâce à des techniques d’imagerie non invasives de quelques minutes (échographie, bioluminescence sous anesthésie générale) ; - prélèvement d’une petite quantité sang sur animaux vigiles (quelques secondes une seule fois ou de manière répétée 2 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) ; - observation et pesée quotidienne des animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés dans ces expériences peuvent ressentir différents effets selon les études. Les manipuler pour faire certaines actions (comme les peser, mesurer une tumeur, donner un traitement ou faire une prise de sang) peut leur provoquer un stress ou un léger inconfort de courte durée. Les injections ou les prises de sang peuvent générer une légère douleur de courte durée. Ensuite, certains animaux peuvent perdre du poids, avoir les poils hérissés, le dos un peu courbé, être moins actifs ou changer de comportement en se sentant moins bien progressivement. Quand une tumeur est implantée sous la peau, cela peut être gênant à l’endroit où elle se trouve. Si la tumeur grossit beaucoup, elle peut devenir plus inconfortable et parfois s’abîmer. Si elle est sur le côté du corps, elle peut gêner pour marcher. Parfois, la maladie peut se propager dans le corps, ce qui peut entraîner des problèmes plus importants comme des difficultés à bouger ou à respirer. Lorsqu’une chirurgie est nécessaire, les animaux peuvent présenter une douleur légère à modérée pendant quelques jours, une baisse d’appétit et d’activité. Dans certains modèles avec des cellules humaines, les animaux peuvent perdre du poids transitoirement.
Devenir
A la fin des études de ce projet, la plupart des animaux sont euthanasiés pour pouvoir réaliser des analyses. Certains animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets en accord avec le vétérinaire clinicien.
Remplacement
Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives sont mises en place pour réduire au maximum le recours aux études sur l’animal (in vivo). Tout d’abord en testant les futurs médicaments directement sur des cellules en laboratoire (in vitro). Mais cela ne peut pas reproduire la façon dont le médicament interagit dans un organisme entier vivant. Des outils informatiques sont également utilisés pour prédire comment un médicament pourrait se comporter dans le corps pour atteindre une tumeur ou sa potentielle toxicité. Une autre alternative importante est l’utilisation d’organoïdes, des petites structures créées à partir de cellules et qui reproduisent certains aspects d’une tumeur. Cela donne un environnement plus réaliste que des cellules classiques mais ces modèles sont limités car ils ne possèdent pas le système immunitaire ou vasculaire d’un organisme complet. Toutes ces méthodes sont utilisées progressivement dans un projet afin de garantir que les études in vivo ne sont réalisées que lorsque cela est nécessaire.
Réduction
Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives permettent de réduire leur nombre car les médicaments sont d’abord testés sur des cellules en laboratoire. Cela évite de tester inutilement des composés sans potentiel sur des animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude est déterminé à partir de données scientifiques déjà publiées et grâce à des calculs réalisés avec des biostatisticiens. Cela permet de choisir un effectif minimal pour tirer le maximum d’informations des données recueillies et d’obtenir des résultats fiables. Le partage des tissus et organes entre plusieurs analyses permet de multiplier les informations obtenues à partir d’un même individu.
Raffinement
De nombreuses mesures sont mises en place tout au long du projet pour réduire autant que possible la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les équipes utilisent des techniques de contentions douces et rapide afin de limiter l’anxiété. Les interventions potentiellement douloureuses comme les chirurgies sont toujours réalisées sous anesthésie générale avec traitement de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Dans certains cas, les animaux peuvent être placés dans des cages ventilées connectées équipées de systèmes de suivi automatisés permettant de repérer rapidement une baisse d’activité ou un comportement anormal. Des aliments en gel et enrichis peuvent être ajoutés dans la cage après des procédures sensibles comme une chirurgie, afin d’aider les animaux à récupérer plus rapidement. Les animaux qui n’ont plus ou peu de système immunitaire, des précautions particulières sont prises au niveau des conditions d’hébergement afin d’éviter les infections : manipulation en environnement stérile, cages ventilées. Pour les modèles humanisés avec implantation de cellules humaines, les études sont limitées à une période pendant laquelle le risque de réactions indésirables reste très faible. Des points limites stricts et spécifiques sont définis à l’avance pour chaque type d’étude et appliqués, permettant une action immédiate, validée par le vétérinaire pour éviter que l’animal ne souffre davantage (soin, surveillance renforcée ou arrêt de la procédure pour l’animal en question). L’ensemble de ces mesures garantit que les animaux ne subissent pas de souffrance inutile.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les modèles de choix en pharmacologie. Elles ont une grande similarité génétique avec les humains, permettant de reproduire les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme. Les rongeurs sont des mammifères, ils ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les rongeurs sont utilisés à l’âge adultes (en général entre 8 et 12 semaines d’âge) car le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines et leur poids est stable.
Etude de l’effet d’un sous-type de fibroblastes sur la croissance tumorale du cholangiocarcinome et de leur ciblage par anticorps
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
Les cancers du foie sont la 3ème cause de mortalité attribuable au cancer dans le monde. De nouveaux types de traitements faisant appel à des anticorps ciblant le système immunitaire se sont montrés efficaces dans d’autres types de cancers mais n’ont pas encore fait leur preuve pour les cancers du foie. Il y a donc urgence à améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré dans le cancer du foie que notre anticorps pouvait réduire la taille des tumeurs, influencer le système immunitaire et améliorer les thérapies ciblant ce dernier à la fois chez l’homme et la souris. Cependant, le mécanisme d’action de la thérapie reste encore mal compris. Au cours de nos projets précédents, nous avons mis en évidence un mécanisme potentiel passant par le ciblage des fibroblastes, des cellules de soutien participant à la synthèse de collagène et supportant la progression du cancer. L’objectif de notre projet est de valider notre hypothèse afin d’établir le mécanisme d’action de notre traitement, avec un focus particulier sur le rôle des fibroblastes dans la progression du cancer du foie.
Bénéfices attendus
Les cancers du foie sont un grave problème de santé public. Dans les cas les plus avancés, ils répondent très mal au traitements traditionnels et l’immunothérapie n’est pas. Notre projet est une étape vers la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces. Une meilleure compréhension de son mécanisme d’action permettra de soutenir son développement et sera un pas important vers la mise en place de nouveau traitements efficaces contre le cancer. Nous pensons que notre anticorps peut améliorer l’efficacité des thérapies ciblant le système immunitaire et potentiellement la survie de très nombreux malades dans le futur. Cet anticorps a d’ailleurs déjà passé les tests de toxicité avec succès et est récemment entré en essai clinique pour le traitement d’autres maladies.
Procédures
Les animaux de ce projet seront soumis à une injection unique sous la peau de cellules cancéreuses. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux anesthésiés. Certains animaux recevront un traitement par anticorps 3 fois par semaine pendant 6 semaines par injection réalisée sur animaux vigiles qui prend moins d’une minute. Les animaux anesthésiés subiront un prélèvement de sang unique, d'une durée de 1 minutes.
Impact sur les animaux
Pour les souris injectées sous la peau, la croissance de la tumeur peut entrainer l’apparition d’une ulcération cutanée. Les injections répétées peuvent parfois engendrer une douleur ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection, ou de l’inflammation. La contention des animaux peut engendrer un stress. Par ailleurs, le traitement administré a le potentiel d’améliorer le bien-être des animaux en réduisant la charge tumorale.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires afin de démontrer la validité de notre approche. Celle-ci nécessite en parallèle une validation sur animal entier permettant de reproduire la complexité du système immunitaire avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont. L’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger. Les animaux seront maintenus en groupe. Des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les procédures invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatation de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections répétées.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature. De plus il est préférable de greffer les cellules sur des animaux adultes afin que les tumeurs grandissantes entravent le moins possible leur capacité de mouvement.
Évaluation de 3 nouveaux candidats de radiothérapie interne vectorisée, ciblant le récepteur à l’apeline dans différents modèles murins de tumeurs.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Objectifs
Ce projet vise à créer un nouveau traitement contre le cancer en utilisant la radioactivité ciblée. L'idée est d'envoyer de petites doses de rayonnement directement au cœur des tumeurs pour les détruire, tout en épargnant les tissus sains. Le problème actuel Aujourd'hui, nous utilisons déjà des petites molécules pour transporter la radioactivité vers les tumeurs. Le problème, c'est qu'elles sont éliminées beaucoup trop vite par l'organisme (par les urines). Elles n'ont donc pas le temps de bien se fixer sur la tumeur pour la détruire efficacement. Notre solution : Le "Vecteur à deux mains" Pour corriger cela, nous développons un nouvel outil (appelé nanobody) qui fonctionne comme s'il avait deux mains : Une main pour s'accrocher à la tumeur : elle reconnaît une signature spécifique à la surface des cellules cancéreuses. Une main pour s'accrocher au sang : elle s'agrippe à une protéine naturellement présente dans le sang pour s'en servir comme d'un "bus". Cela permet au médicament de rester circulant beaucoup plus longtemps au lieu d'être éliminé tout de suite. Comment allons-nous procéder ? Pour vérifier que cette idée fonctionne, nous allons comparer quatre outils différents : Le modèle classique (qui est éliminé vite). Un modèle qui s'accroche mieux à la tumeur mais circule peu. Un modèle qui circule longtemps mais ne vise pas la tumeur. Notre candidat final : celui qui sait à la fois voyager longtemps et s'accrocher fermement au cancer. Les étapes du projet En laboratoire : On prépare nos outils et on vérifie qu'ils sont bien "armés" avec la radioactivité. L'étude du voyage : On observe chez la souris comment l'outil se déplace dans le corps et s'il trouve bien le chemin de la tumeur. L'efficacité : On vérifie si ce nouveau traitement permet réellement de réduire la taille des tumeurs et d'améliorer la santé des animaux.
Bénéfices attendus
Le but de cette recherche est de créer une nouvelle arme contre des cancers très agressifs et difficiles à soigner, comme ceux du cerveau (glioblastome) ou du pancréas. (1). Une avancée pour la médecine Actuellement, nous savons utiliser certaines molécules pour "voir" les tumeurs grâce à l'imagerie. Ce projet propose d'aller plus loin : transformer ces outils de diagnostic en véritables outils de soin. Au lieu de simplement montrer où est le cancer, notre molécule servira de véhicule pour transporter un traitement radioactif capable de détruire les cellules malades de l'intérieur. (2). Un traitement plus précis et moins toxique L'un des grands défis de la radiothérapie est d'éliminer la tumeur sans abîmer les organes sains autour. En apprenant à notre "véhicule" à rester plus longtemps dans le sang et à mieux s'accrocher au cancer, on s'assure que la radioactivité se concentre là où elle est utile. C'est ce qu'on appelle la médecine de précision : un traitement sur-mesure, plus efficace et mieux toléré par le patient. (3). Une étape clé avant les tests sur l'humain En testant cette solution sur des modèles qui imitent la réalité de la maladie (avec un système immunitaire actif), nous préparons le terrain pour de futurs essais chez l'homme. Cela permet de vérifier la sécurité et l'efficacité du traitement avec une grande fiabilité. 4. Un moteur pour l'innovation locale Enfin, ce travail ne reste pas enfermé dans un laboratoire. Il est soutenu par des organismes qui aident à transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes. S'il réussit, ce projet pourra déboucher sur la création de brevets et de nouveaux médicaments produits par l'industrie, faisant de notre région un acteur majeur de la lutte contre le cancer.
Procédures
Chaque animal aura : (1) Une mise en place du modèle tumoral sous anesthésie générale : soit par injection sous-cutanée (procédure d'environ 5 min), soit par chirurgie (procédure de 15 à 45 min). (2) Une série d'imageries sous anesthésie générale avec une injection dans la veine de la queue du traceur, durée moyenne : 5 min pour l'injection et 30 minutes pour l'imagerie par session, fréquence maximale : 4 par semaine pendant 2 semaines, ou 1 par semaine pendant 2 mois. (3) Des contentions sur souris vigile 1 à 2 fois par semaine pour mesurer la croissance des tumeurs, environ 2-3 min. (4) Des prélèvements sanguins au niveau de la queue sous anesthésie générale en même temps que les imageries pour limiter le nombre d'anesthésies (temps de prélèvement 1 à 2 min, fréquence : 4 prélèvement le premier jour à 20 minutes d'intervale, puis 1 prélèvement par jour pendant 6 jours).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, l'inconfort pour les animaux peut venir de deux sources : les interventions de l'équipe scientifique et le développement naturel de la maladie. (1). L'inconfort lié aux examens et aux soins Pour tester le traitement, nous devons faire des injections et de petites prises de sang (l'équivalent d'une goutte). Même si ces gestes sont rapides, ils peuvent causer un léger stress ou de petites marques sur la peau. De plus, pour que les images (scanners) soient nettes, les animaux doivent être endormis. Ces anesthésies répétées peuvent fatiguer leur organisme ou rendre leur réveil un peu plus difficile. (2). L'inconfort lié aux interventions chirurgicales Pour certains types de cancers situés à l'intérieur du corps, une petite opération est nécessaire. Comme pour un humain, cela peut provoquer des douleurs juste après l'intervention, des risques de fatigue ou de petites infections au niveau de la cicatrice. (3). L'inconfort lié à l'évolution de la maladie Au fur et à mesure que la tumeur grandit, elle peut gêner l'animal de différentes façons selon l'endroit où elle se trouve : (a) Au cerveau : Elle peut causer des difficultés à se déplacer, des tremblements ou une perte d'appétit. (b) Aux poumons : Elle peut rendre la respiration plus lourde ou plus rapide. (c) Au ventre (pancréas, côlon, prostate) : Elle peut gêner la digestion, provoquer un gonflement du ventre ou des difficultés pour uriner. (d) Au sein : Elle peut créer une gêne physique due à son volume ou fatiguer l'organisme.
Devenir
Les animaux qui développeront des tumeurs seront mis à mort, car ils ne peuvent être soignés et leurs organes et tumeurs seront prélevés afin de faire des analyses post mortem et de potentialiser le maximum d'informations que l'on pourra retirer de cette étude. Les animaux ne développant pas de tumeurs seront gardés en vie et pourront être réutilisés dans un autre projet.
Remplacement
Pour savoir si un médicament contre le cancer fonctionne, il ne suffit pas de regarder s'il tue les cellules dans une éprouvette. Il faut comprendre comment il voyage dans le sang, comment il évite les pièges du corps et s'il arrive à trouver sa cible sans être éliminé trop vite par les reins. Aujourd'hui, aucun ordinateur ni aucun test en laboratoire ne peut reproduire fidèlement cette complexité d'un corps vivant. Pour utiliser le moins d'animaux possible, nous effectuons un tri drastique en amont : (1) Vérification des cibles : Nous ne travaillons qu'avec des cellules dont nous sommes certains qu'elles portent la "serrure" (le récepteur) que notre médicament doit ouvrir. (2) Tests de laboratoire préalables : Avant d'être testé chez la souris, chaque nouveau médicament doit prouver son efficacité dans des tubes à essais. Si la molécule ne s'accroche pas parfaitement aux cellules en laboratoire, elle est abandonnée et n'est jamais testée sur l'animal. Nous utilisons des modèles de souris spécifiques qui permettent soit d'étudier des tumeurs humaines, soit d'observer comment les défenses naturelles (le système immunitaire) réagissent au traitement. C'est cette précision qui nous permet d'obtenir des résultats fiables tout en limitant le nombre d'études nécessaires.
Réduction
Grâce aux caméras de haute technologie (l'imagerie), nous pouvons suivre l'évolution d'une tumeur chez la même souris tout au long de l'étude. Autrefois, il fallait sacrifier des groupes d'animaux à chaque étape pour comprendre ce qu'il se passait. Aujourd'hui, une seule souris nous donne des informations sur plusieurs semaines, ce qui divise massivement le nombre d'animaux nécessaires. Nous ne lançons pas d'études au hasard. Avant de passer à l'étape animale, nous effectuons de nombreux tests en éprouvette. Si nous connaissons déjà bien un modèle de cancer grâce à nos travaux précédents, nous sautons les étapes de mise au point pour aller directement à l'essentiel. Cela évite d'utiliser des animaux pour des étapes de préparation inutiles. Nous utilisons des outils statistiques pour calculer exactement combien d'animaux sont nécessaires pour que nos résultats soient vrais et incontestables : Pour l'étude du voyage du médicament : Nous avons calculé qu'il nous faut environ 10 souris par groupe pour comparer nos 4 molécules de manière fiable. Pour l'étude de l'efficacité du traitement : Nous utilisons 12 souris par groupe. Ce nombre est un peu plus élevé pour nous permettre de suivre la survie des animaux sur le long terme et de garantir que nos conclusions sur l'efficacité du soin sont solides. En résumé, chaque animal compte. Nous n'utilisons que le strict minimum pour garantir que les futurs traitements pour les patients seront basés sur des preuves scientifiques indiscutables.
Raffinement
Le "Raffinement" consiste à mettre en place toutes les mesures possibles pour réduire le stress et la douleur des animaux durant l'étude. (1). Un cadre de vie plus agréable. Pour que les souris se sentent bien, nous aménageons leurs cages avec des accessoires : petites maisons, coton pour faire des nids et tunnels pour se cacher. Si une souris est un peu fatiguée, nous lui facilitons la vie en plaçant une nourriture spéciale (plus molle ou sous forme de gelée) directement au sol pour qu'elle puisse manger sans faire d'effort. Les souris sont hébergées par groupe de 5 afin d’avoir un contact social nécessaire à l’espèce et sont laissées tranquilles pendant une période d’au moins 7 jours lors de leur arrivée pour qu’elles s’habituent à leur nouvel environnement. La zone d’hébergement et d’expérimentation est une zone très propre sans aucun microbe : tout le matériel est stérilisé, le flux d’air est filtré et indépendant pour chaque cage, l’eau de boisson est filtrée et la nourriture est irradiée, afin d’avoir un environnement complètement sain pour nos souris avec un système immunitaire déficient. (2). Une gestion rigoureuse de la douleur et des soins. Contre la douleur : Pour chaque opération, nous utilisons plusieurs types d'antidouleurs. C'est comme pour une chirurgie humaine : nous combinons des médicaments qui agissent sur tout le corps avec des produits anesthésiants appliqués directement sur la zone de l'opération. Soins attentifs : Nous surveillons très précisément la cicatrisation. Si un signe d'infection apparaît, nous donnons des antibiotiques après avis d'un vétérinaire. Maintien de la chaleur : Comme l'anesthésie a tendance à refroidir le corps, les souris sont systématiquement installées sur des tapis chauffants pendant les examens et jusqu'à leur réveil complet. (3). Une surveillance de chaque instant. Les souris sont visitées chaque jour et 2 fois par semaine, nous utilisons une grille de suivi pour noter l'état de santé de chaque animal. Nous avons fixé des limites très claires : si un début de mal-être est perçu, des actions adaptées à la cause sont mises en place, comme des antalgiques, des pommades cicatrisantes, de la nourriture plus appétissante, des antibiotiques ; et si une souris perd trop de poids ou si elle commence à avoir de vraies difficultés à respirer ou à se déplacer, nous prenons la décision de l'endormir définitivement. Le but est d'obtenir des réponses scientifiques sans jamais laisser une souffrance inutile s'installer.
Choix des espèces
La souris est l'animal de référence pour ce projet pour plusieurs raisons pratiques et scientifiques : 1. Une compatibilité avec les cellules humaines Certaines souris ont un système de défense naturel (immunité) volontairement affaibli, ce qui nous permet d'étudier directement des tumeurs humaines. Pour d'autres tests, nous utilisons des souris avec un système immunitaire complet pour observer comment les défenses naturelles réagissent au traitement. 2. Un format idéal pour nos caméras La petite taille de la souris est parfaitement adaptée à nos scanners de haute précision. Cela nous permet de voir avec une grande clarté où se fixe le médicament radioactif dans le corps, tout en utilisant des quantités très faibles de produit. 3. Des connaissances déjà solides Le corps de la souris est très bien connu des scientifiques. Nous savons déjà comment nos cibles (les "serrures" sur lesquelles le médicament se fixe) fonctionnent chez elle. Cela nous permet de comparer nos résultats avec d'autres études déjà réalisées et d'être plus confiants dans nos conclusions. 4. Des réponses prévisibles pour utiliser moins d'animaux Les souris utilisées en laboratoire sont biologiquement très proches les unes des autres. Cette similitude garantit que leurs corps réagiront de façon très semblable au traitement. Cela réduit les différences de résultats "au hasard" et nous permet d'obtenir des preuves scientifiques solides avec un nombre d'animaux réduit au strict minimum.
Evaluation de l’efficacité, de l’innocuité, de la durabilité de nouvelles méthodes et dispositifs pour la santé de la Femme et pour le diagnostic et le traitement des pathologies gynéco-obstétricales par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives – 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Troubles urogénitaux
Moutons : 100
Objectifs
La Santé de la Femme regroupe l’ensemble des spécialités de la médecine s’intéressant à diagnostiquer et/ou soigner les pathologies et les affections gynécologiques, sénologiques, les troubles obstétricaux, les dysendocrinies, l’infertilité et les pathologies de la glande mammaire et du sein comme le cancer et ses conséquences, ce domaine de la santé s'interesse aussi au suivi des cycles hormonaux physiologiques, au diagnostic et au suivi du bon déroulé de la grossesse par exemple. Le développement des techniques et méthodes d’imagerie et de chirurgie interventionnelles, l’essor de la thérapie génique et cellulaire ou la découverte et l’amélioration des connaissances vis-à-vis de nouvelles entités pathologiques comme par exemple l’endométriose dont la lutte est une stratégie nationale depuis 2021, permettent d’envisager le développement de nouvelles techniques chirurgicales et dispositifs médicaux implantables pour améliorer la santé des patientes, et parfois aussi celle du fœtus ou du nourrisson. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. L'évaluation et le développement des nouveaux dispositifs, méthodes et techniques, pour le diagnostic et/ou le traitement des pathologies gynécologiques, obstétricales et sénologiques par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives requièrent une phase pré-clinique de recherche et de développement. La réponse tissulaire et les modifications anatomophysiologiques au cours des cycles ne peuvent être simulés à l’heure actuelle par des méthodes de remplacement. Durant ce projet le recours à l’animal vivant pour évaluer les différentes versions de prototypes pour reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patientes est indispensable. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans sa phase initiale, puis ces versions entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs/méthodes/techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).
Bénéfices attendus
L'avantage escompté et les bénéfices attendus sont une amélioration de la prise en charge des patientes, une amélioration de la durabilité, de l’efficacité et de la sécurité des implants pour améliorer leur tolérance et éviter leur rejet et ainsi les ré opérations parfois multiples des patientes, pour réduire les temps de cicatrisation et le traumatisme tissulaire, corollaires de ces interventions et qui handicapent les patientes, ainsi que l'occurrence d'effets indésirables comme les infections grâce au recours à des méthodes d'implantation mini-invasives. Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patientes avec des durées d'hospitalisation et de convalescence réduites.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures pour les porcs, 12 à 16 heures pour les ovins) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - En fonction des besoins et préalablement à la procédure d'évaluation du dispositif, l'induction d'une lésion à la faveur d'une intervention chirurgicale mini-invasive, - La douleur en phase postopératoire : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique, pour ces derniers points, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours systématique à l'anesthésie générale avec prise en charge multimodale de l'analgésie per, et post-opératoire avec l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur opiacés avec ajout d'anesthésique locaux pour certaines actes chirurgicaux, la protection et la surveillance des plaies, la surveillance du reveil d'anesthésie dans des espaces calmes et spécialement aménagés avec évaluation et scoring de la douleur réguliers, ou la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens spécialement formés supervisés par des Véterinaires).
Devenir
Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des scanners, IRM par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.
Remplacement
La validation des dispositifs médicaux implantables et des méthodes techniques innovantes dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. Le recours à l’animal vivant pour évaluer les différentes versions de prototypes afin de reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients est indispensable. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur l'animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques du projet, aucune approche statistique n'a été réalisée. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.
Raffinement
Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en oeuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateaux techniques opératoires et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Un suivi de la température est réalisé pendant toute la procédure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le système de couverture de réchauffement Bair Hugger© ou des tapis chauffants sont utilisés. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, des protocoles de prise en charge mult imodale de la douleur sont systématiquement appliqués. Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifiques sont appliqués tout au long du projet. Les transports d'animaux réalisés entre les 2 EU (35 km) seront réalisés à l'aide de véhicules de types camionnettes fermées ayant reçu une autorisation AT1 délivrée par la DDPP, ventilés, climatisés et spécialement équipés pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antidérapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des températures lors des trajets, système de surveillance vidéo des animaux). Les personnels en charge sont formés et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est validé par un Vétérinaire. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.
Choix des espèces
Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie semblable à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions. Le porc est par son nombre de mammelles le modèle de choix pour l'évaluation de dispositifs interessant la glande mammaire, le modèle brebis possède une anatomie de la sphère urogénitale et de son appareil suspenseur plus proche de ceux de la Femme. Les modèles utilisés ont fait l'objet d'études similaires et sont considérés comme appropriés à cette fin. - La taille relative de ces modèles animaux permet une visualisation à l'aide d'équipements de chirurgie interventionnelle et d'imagerie standards utilisés chez l'Homme. - L'ovin est le modèle pertinent pour l'évaluation de la durabilité des dispositifs chez l'Homme. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez la Femme.
Evaluation pharmacologique d’approches thérapeutiques dans divers modèles de tumeurs obtenues par greffe ectopique chez le rongeur (rat ou souris).
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 400
Objectifs
Le cancer n’est pas une maladie unique mais un groupe d’affections où des altérations génétiques ont conduit des cellules initialement normales à une croissance anormale et incontrôlée. De plus, au sein d’un même type de cancer, différents sous-types existent et deux patients ayant le même diagnostic initial pourront présenter des différences significatives en termes de localisation dans l’organe, d’agressivité, d’histologie, d’altérations génétiques et de réponse aux thérapies conventionnelles. Un seul type de modèle ne peut donc représenter l’ensemble de ces pathologies. Ce projet consiste à évaluer l’activité antitumorale de différentes approches thérapeutiques dans des modèles de tumeurs obtenues par greffe de matériel biologique d’origine tumorale dans les tissus superficiels (en général souscutanés) de rongeurs (rat ou souris), la souris étant l’espèce animale la plus utilisée. Une masse tumorale se forme alors progressivement au site d’implantation. L’efficacité antitumorale d’une approche thérapeutique est déterminée par l’évolution de la croissance tumorale chez des animaux traités par rapport à des animaux non traités (ou recevant le placebo ayant servi à formulation des produits testés) ou recevant un traitement de référence. Pour ce projet d’une durée de 5 ans, il est prévu de réaliser 9 études par an pour les souris et 1 étude par an pour les rats.
Bénéfices attendus
A long termes, les bénéfices attendus du projet sont le développement et la mise sur le marché de nouvelles approches thérapeutiques telles que des candidtas médicaments et/ou des rayonnements ionisants (radiothérapie) efficaces et présentant un minimum d'effets secondaires dans le traitement des cancers. A court termes, ce projet permettra de démontrer que la candidat médicament est actif dans un modèle expérimental de tumeur et d'évaluer d'eventuels effets secondaires. Il permettra également de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques pour l’espèce utilisée grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.
Procédures
Les animaux peuvent être soumis à des interventions telles que l'implantation du matériel biologique d'origine tumorale (1 fois, 10-15 min) sur l'animal vigile ou anesthésié, des contentions vigiles lors des administrations (2 min, Maximum 2 administrations/jour pendant 35 jours), des prélèvements sanguins (Maximum 5, 2 min) et des suivis réguliers des animaux et des tumeurs (5-10 min, minimum 1 fois /semaine jusqu’à 7 fois/semaine). Ils peuvent subir également des contentions lors des sessions d’imagerie vigiles ou sous anesthésie (5 à 30 min, Maximum 2 fois/semaines pendant 5 semaines), lors des sessions de radiothérapie (5 min, maximum 5 fois/semaine pendant 3 semaines).
Impact sur les animaux
Les effets potentiellement indésirables du/des produits ne sont pas prévisibles à l'initiation du projet. Ils font donc l'objet d'échange avec les responsables Bien-Être Animal pour adapter les outils d'observation des animaux afin de mettre en place des traitements de potentiels signes cliniques. Les contentions des animaux vigiles pour induire l'anesthésie (pour l’implantation des cellules tumorales ou les suivis par imageries) et administrer le produit peuvent engendrer un stress mineur à l'animal. Ils pourront aussi subir un stress lié à une douleur équivalente à la piqûre d'une aiguille ou une contrainte légère lors des administrations suivant le type d’administration utilisé ainsi qu'une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation ou si réalisation de prélèvements terminaux, suite à des effets indésirables provoqués par les produits testés et/ou le modèle.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, un premier tri des candidats-médicaments est réalisé in vitro sur des cellules tumorales en culture pour tester leur efficacité. Puis des tests in vivo sont réalisés avec les candidats-médicaments sélectionnés chez la souris et le rat car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets pharmacologiques d’une nouvelle molécule sur le développement tumoral sur un organisme complet. De plus avant l’administration à l’homme, l’administration chez l’animal permet d’évaluer l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris et le rat sont les espèces qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
De nombreuses études publiées dans ce domaine de recherche et utilisant des modèles animaux similaires, et plus particulièrement ces modèles rongeurs, décrivent l'utilisation de 6-10 animaux par groupe. Ce nombre est suffisant pour réaliser une analyse statistique. et nous l'avons également confirmé et validé. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état de santé des animaux utilisés sera assurée. Les tumeurs seront mesurées régulièrement (au moins une fois par semaine jusqu’à 5 fois par semaine) afin de suivre leur progression et/ou l'apparition de zones de nécrose. Afin de minimiser les effets digestifs des irradiations, une supplémentation nutritive peut être réalisée pendant les jours qui suivent les irradiations. Pour les animaux immunodéficients, ils seront hébergés dans des cages spécifiques fermées avec un filtre qui permettent de protéger les animaux de l’extérieur et éviter ainsi toute infection. Pour les mêmes raisons, la manipulation de ces animaux est faite sous un poste de sécurité microbiologique (PSM). Les souris immunodéficientes sont hébergées en portoirs ventilés. Lors de l’anesthésie pour l’acquisition des données d’imagerie, la température corporelles des animaux est maintenue constante grâce à une couverture chauffante ou un bloc chauffant. Lors du transport à l’extérieur, les cages utilisées seront fermées avec un filtre permettant le maintien du statut sanitaire et éviter une contamination. Et la cage contiendra des éléments hydratants et nutritifs sous forme de gel, des croquettes ainsi que des éléments d’enrichissement. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués avec notamment une échelle de cotation pour la nécrose tumorale. Dans le cas de développement de signes cliniques, de la nourriture humidifiée ou en gel sera mise directement dans les cages pour faciliter l’alimentation et l’hydratation. Des biberons avec des tétines longues pour faciliter l’accès à l’eau pourront être utilisés. Des animaux transgéniques avec ou sans phénotype dommageable peuvent être utilisés. Dans le cas d’animaux avec phénotype dommageable, selon le phénotype, des enrichissements, de la nourriture humidifiée ou en gel sera mise directement dans les cages pour faciliter l’alimentation et l’hydratation. Des biberons avec des tétines longues pour faciliter l’accès à l’eau pourront être utilisés. La SBEA pourra être consulté pour valider les actions mises en place.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les espèces animales les plus adaptées et les plus couramment utilisées dans les modèles animaux de tumeurs obtenues par greffe de matériel biologiques d'origine tumorale dans les tissus superficiels. Généralement, les animaux âgés de 6 à 10 semaines seront utilisés au moment de l’implantation. La prise tumorale est connue pour être moins bonne chez des individus plus âgés.
Évaluation par IRM des ultrasons focalisés pour ouvrir la barrière hématoencéphalique et améliorer le traitement des métastases cérébrales du cancer du sein chez la souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Objectifs
Les métastases cérébrales (MCs) du cancer du sein représentent une complication fréquente et sévère chez les patientes atteintes d’un cancer du sein avancé. L’utilisation de nouveaux traitements, tels que les conjugués anticorps-médicaments, a démontré son efficacité dans le traitement des cancers du sein primaires. Cependant, la barrière hémato-encéphalique en limite l’efficacité dans le cas des atteintes cérébrales. Ce projet vise à évaluer l’efficacité de ces conjugués anticorps-médicaments dans le traitement des MCs, en les combinant avec des ultrasons afin d’ouvrir temporairement la barrière hémato-encéphalique. Grâce à cette technique, qui induit la formation de pores dans la barrière, les traitements pourraient ainsi atteindre plus efficacement les cellules cancéreuses localisées dans le cerveau.
Bénéfices attendus
Le traitement actuel des métastases cérébrales est restreint et permet de prolonger la survie des patientes pour quelques mois seulement. Le frein majeur à l’amélioration des soins reste principalement sur la barrière hémato-encéphalique. Ce projet vise à valider l'efficacité de la combinaison des ultrasons avec les traitements dans le but de poursuivre vers un essai clinique.
Procédures
L’implantation cellulaire par chirurgie sera réalisée une seule fois pendant 30 minutes sur une souris anesthésiée. La pose du cathéter (3 fois par semaine, toutes les deux semaines pendant 6 semaines) et les injections intraveineuses (3 fois par semaine, toutes les deux semaines pendant 6 semaines) sont réalisées sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane, afin de limiter la douleur et le stress.
Impact sur les animaux
Les animaux développeront des tumeurs intracrâniennes qui peuvent entraîner : - Des maux de tête - Des étourdissements - Des symptômes neurologiques - Une perte de poids liée au cancer Les contentions multiples (pesée, traitement, suivi par imagerie) peuvent générer du stress chez l’animal. Les injections de chimiothérapies peuvent s’accompagner d’effets indésirables tels que : - Nausées, perte d’appétit – fatigue. Très rarement, les injections répétitives de traitements au même point d’injection peuvent engendrer des irritations ou infections locales. Les nuisances et effets indésirables prévus sur les animaux par le protocole ultrasons pourraient être : - Une surdose ultrasonore peut entraîner un risque d’œdème cérébral local ou d’hémorragie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour collecter le cerveau, à des fins d’analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
En amont de ce projet, nous avons réalisé des études in vitro préliminaires pour évaluer les traitements sur nos lignes cellulaires, pour affiner les paramètres des ultrasons, et limiter le nombre d’expériences in vivo. Cependant, la barrière du cerveau et son environnement cérébral ne sont pas reproductibles in vitro à ce jour. Ni la modélisation in silico, ni l’expérimentation in vitro ne permettent de prédire l’efficacité de la délivrance des molécules et l’impact du traitement ultrasonore sur le tissu. Il est donc indispensable d’utiliser des modèles animaux.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons utilisé des guides statistiques et des résultats préalables détaillés dans la littérature. Grâce à ces approches, nous avons déterminé que des groupes expérimentaux composés de 12 animaux permettront d’obtenir des résultats statistiquement corrects qui ne compromettront pas l’interprétation de nos résultats.
Raffinement
L’ensemble des actes effectués chez les animaux seront faits par des personnes formées. Chaque suivi par imagerie sera réalisé sous anesthésie et l’animal sera maintenu sur un tapis chauffant pour assurer son bien-être. Lors des sessions de thérapie, les injections seront réalisées sous anesthésie. Les souris seront hébergées en groupe avec un milieu enrichi. Des points limites seront définis en amont des interventions, ceux-ci auront vocation à limiter et surtout éviter une souffrance animale. Une grille de score basée sur ces points limites sera utilisée.
Choix des espèces
Nous avons sélectionné la souris pour notre étude, car il a été démontré, par l’utilisation de cellules de cancer du sein, qu’elle était capable de développer la pathologie avec les mêmes manifestations que l’humain. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines. A cet âge, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise de l’implantations. Les souris sont immunodéficientes car les cellules injectées sont des cellules d’origines humaines ainsi il n’y a pas de rejet de la l’implantation. Les individus sélectionnés sont exclusivement des femelles. Ce choix résulte du fait que la pathologie touche presque uniquement les femmes.
Évaluation de différentes approches thérapeutiques dans 2 modèles de tumeurs mammaires obtenues par greffe orthotopique de matériel biologique d’origine tumorale chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
Les cancers du sein sont les cancers les plus fréquents chez la femme. Ils représentent une pathologie très hétérogène au regard de leurs profils moléculaires et de leurs issues cliniques. En effet, différents sous-types existent et deux patients ayant le même diagnostic initial pourront présenter des différences significatives en termes de localisation dans l’organe, d’agressivité, d’histologie, d’altérations génétiques et de réponse aux thérapies conventionnelles. Un seul type de modèle ne peut donc représenter l’ensemble de ces pathologies. Ce projet vise à évaluer les propriétés anti-tumorales de différentes approches thérapeutiques incluant notamment des candidats médicaments, l’utilisation de rayonnements ionisants (radiothérapie) (associées ou non à une ablation chirurgicale de la tumeur) ou encore l'utilisation de dispositifs médicaux dans des modèles de tumeurs mammaires obtenues par greffe de matériel biologique d’origine tumorale directement dans la glande mammaire de rongeurs (rat ou souris), la souris étant l’espèce animale la plus utilisée.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les cancers du sein qui sont les plus fréquents chez la femme. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de tumeurs mammaires ou d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques.
Procédures
Chaque animal pourra subir : - Des contentions vigiles pour induire une anesthésie et une analgésie, administrer le produit ou pour le suivi pondéral et la mesure de la tumeur avec un pied à coulisse : 1-2 min/ geste. - Une implantation, sous anesthésie, de cellules tumorales dans la glande mammaire, durée : environ 2 à 5 min. - Une administration du candidat-médicament, du véhicule ou d’un molécule référence. Durée : jusqu’à 2 min et au maximum 2/jour pendant 35 jours. - Les suivis du poids et de la croissance tumorale par mesure du volume de la tumeur avec un pied à coulisse sont réalisés au moins 1 fois par semaine et jusqu’à tous les jours en fonction de l’apparition des signes cliniques et de l’évolution de la croissance tumorale. La durée du suivi des animaux dépend du développement tumoral mais sera au maximum de 6 mois, avec une moyenne de 2-3 mois. - L’utilisation d’imagerie nécessitera le transport des animaux vers la plateforme d’imagerie. Durée : inférieure à 30 min. - La durée l’imagerie est comprise entre 1 et 5 minutes et entre 15 et 30 min pour une IRM. - Le suivi des tumeurs par imagerie/IRM se fait au maximum 2 fois par semaine sur 5 semaines mais généralement 1 fois par semaine sur 4 semaines. - Une contention dans le cas d’irradiation locorégionale. La durée d’une irradiation excède rarement 5 minutes, 1 fois/jour pendant 2 à 7 jours. - Potentiellement, l’exérèse de la tumeur, Durée : 5 à 15 min, - Des prélèvements sanguins. Durée : 1 à 5 min La fréquence de ces prélèvements est dépendante du volume prélevé et sera par exemple de 1 /semaine sur 6 mois maximum ou 5 /semaine sur 1 semaine.
Impact sur les animaux
Les contentions des animaux vigiles peuvent engendrer un stress mineur. Ils pourront également subir un stress lié à une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille ou une contrainte légère lors des administrations selon le type d’administration utilisée, ainsi qu’une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins. Le développement de la tumeur mammaire peut amener à un inconfort voire une réduction de la mobilité des animaux. Les tumeurs peuvent également développer une lésion qui sera évaluée par une échelle de cotation. L’ablation de la tumeur par chirurgie peut entrainer des douleurs post-opératoires limitées par l’administration d’un médicament anti-douleur. Le développement des métastases peut entrainer des inconforts voire des douleurs. La surveillance des animaux est d’autant plus nécessaire dans le cas d’atteinte des poumons, les métastases pulmonaires étant les plus fréquentes dans ce modèle de tumeur mammaire. Par ailleurs, les effets potentiellement indésirables du/des produits testés font l’objet d’échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observations des animaux afin d'anticiper au mieux de potentiels signes cliniques et d’ajuster les points limite.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expérimentations car ils auront reçu des cellules tumorales.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les tumeurs mammaires. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris et le rat sont les espèces qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
De nombreuses études publiées dans ce domaine de recherche et utilisant des modèles animaux similaires, et plus particulièrement ces modèles rongeurs, décrivent l'utilisation de 6-10 animaux par groupe. Ce nombre est suffisant pour réaliser une analyse statistique et a également été confirmé et validé en interne. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état de santé des animaux utilisés sera assurée. Le poids des souris sera mesuré régulièrement (au moins une fois par semaine jusqu’à 5 fois par semaine). Lors de l’anesthésie pour les chirurgies, la température corporelles des animaux est maintenue constante grâce à une couverture chauffante ou un bloc chauffant. Les chirurgies se font sous anesthésie et analgésie. Lors du transport à l’extérieur, d'une durée inférieure à 30 min, les cages utilisées seront fermées avec un filtre permettant le maintien du statut sanitaire et éviter une contamination. Et la cage contiendra des éléments hydratants et nutritifs sous forme de gel, des croquettes ainsi que des éléments d’enrichissement. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Sur le site où sont réalisées les expérimentations tout est mis en oeuvre pour limiter les risques de contamination des animaux. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués avec notamment une attention particulière à la prise ou à la perte de poids de l’animal. Dans le cas de développement de signes cliniques, de la nourriture humidifiée ou en gel sera mise directement dans les cages pour faciliter l’alimentation et l’hydratation. Des biberons avec des tétines longues pour faciliter l’accès à l’eau pourront être utilisés. Dans le cas d’animaux avec phénotype dommageable, selon le phénotype, des enrichissements, de la nourriture humidifiée ou en gel seront mis directement dans les cages pour faciliter l’alimentation et l’hydratation. Des biberons avec des tétines longues pour faciliter l’accès à l’eau pourront être utilisés. La SBEA pourra être consultée pour valider les actions mises en place.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les espèces animales les plus adaptées et les plus couramment utilisées dans les modèles animaux de tumeurs mammaires obtenues par greffe orthotopique de matériel biologique d’origine tumorale. Ces espèces permettent en effet de modéliser ce qui se passe dans une pathologie sur des temps raccourcis à l’échelle de vie du rongeur. Elle permet d’étudier les phénomènes en cinétique de la physiopathologie et de tester l’effet de candidats médicaments sur la prévention et/ou la thérapie de la pathologie. Généralement, des animaux femelles adultes âgés de 6 à 10 semaines seront utilisés au moment de l’implantation. La prise tumorale est connue pour être moins bonne chez des individus plus âgés.
Analyse des effets comportementaux d’une irradiation à ultra-haut débit de dose chez la souris saine
- Recherche appliquée
- Cancers
Objectifs
La radiothérapie fait partie des traitements les plus utilisés contre le cancer, souvent associée à la chirurgie ou à la chimiothérapie. Elle consiste à utiliser des rayons pour détruire les cellules cancéreuses. Malgré son efficacité, ce traitement peut aussi endommager les tissus sains proches de la zone traitée, ce qui provoque des effets secondaires parfois importants. Une nouvelle approche, appelée « radiothérapie FLASH », cherche à réduire ces effets indésirables. Elle utilise des rayons délivrés à un débit extrêmement élevé, en une fraction de seconde, contrairement aux irradiations conventionnelles plus lentes. Elle pourrait permettre de mieux protéger les tissus sains tout en conservant la même efficacité de traitement contre le cancer. Le projet présenté a pour but d’étudier plus en détail cette technique innovante. Des souris saines seront irradiées au niveau du cerveau, soit selon la méthode classique, soit selon le mode FLASH. L’originalité de cette étude vient du fait qu’elle ne se limitera pas uniquement à l’observation du cerveau au microscope. Elle visera surtout à évaluer les effets de l’irradiation sur le comportement des animaux, à l’aide de plusieurs tests qui permettront d’étudier leur mémoire, leurs réflexes, leur mobilité, leur sensibilité et leurs émotions. Ces observations seront effectuées au fil du temps, afin d’identifier les éventuels changements de comportement à court et à long terme. Ces tests permettront de mieux comprendre comment le cerveau réagit à ce type d’exposition et de déterminer si la radiothérapie FLASH est réellement moins dommageable pour les fonctions cérébrales. À plus long terme, les résultats pourraient aider à améliorer les traitements pour qu’ils soient plus ciblés et mieux tolérés par les patients. Ainsi, cette recherche constitue une étape importante pour développer une une radiothérapie plus protectrice et pour améliorer la prise en charge du patient.
Bénéfices attendus
L’étude consiste à comparer deux types d’irradiation : une irradiation conventionnelle et une irradiation FLASH. Les souris recevront une exposition ciblée au niveau du cerveau, puis seront suivies pendant plusieurs semaines à l’aide d’une série de tests destinés à analyser leurs comportements : mémoire, locomotion, odorat, motricité, anxiété ou encore interactions sociales. Ces évaluations permettront de détecter, avec précision, d’éventuels changements du comportement à différents moments après l’exposition aux irradiations. Ce travail se distingue des recherches habituellement menées en radiothérapie FLASH, souvent centrées uniquement sur des analyses biologiques ou tissulaires. En s’intéressant aux fonctions cérébrales et au comportement, il apportera une vision plus globale des effets des irradiations et permettra de mieux relier les données observées au laboratoire à des effets concrets sur les fonctions du cerveau. Ce projet contribuera aussi à améliorer les pratiques de recherche animale, conformément aux principes des « 3R ». En observant finement le comportement des animaux, il pourrait permettre d’identifier des signes précoces de souffrance ou de dégradation avant qu’ils ne deviennent trop éprouvants et ainsi arrêter l’expérience. À court terme, ces informations aideront à adapter les protocoles pour améliorer le bien-être animal. À long terme, elles serviront à mieux définir les critères de suivi et de protection dans les futures études. En combinant innovation technologique et approche comportementale, cette recherche représente une étape importante pour comprendre comment la radiothérapie FLASH agit sur le cerveau et pour concevoir, à terme, des traitements anticancéreux plus sûrs, plus efficaces et mieux tolérés.
Procédures
Chaque souris recevra une seule séance d’irradiation sous anesthésie générale. Chaque animal sera ensuite soumis à des batteries de tests comportementaux non invasifs, réalisées à 72h, 2 mois et 6 mois post-irradiation. Chaque session de tests dure entre 3 à 30 minutes par animal. Les animaux ne seront soumis qu’à un seul test de comportement par jour sur une durée maximale de 5 jours consécutifs aux temps 72h et 2 mois post-irradiation, puis à nouveau 5 jours consécutifs sur une période de 14 jours, 6 mois après l’irradiation.
Impact sur les animaux
Les effets attendus dépendent du type d’irradiation utilisé. Chez les animaux exposés à une dose de radiothérapie, des effets indésirables peuvent apparaître, tels que : - des réactions locales sur la peau (rougeurs, inflammation, desquamation), - une fatigue générale, une perte de poids, une baisse d’activité, - des troubles neurologiques progressifs comme des difficultés de mémoire ou une augmentation de l’anxiété. Les tests comportementaux peuvent induire des stress légers à modérés et ou révéler de l’anxiété ou de la dépression sur des durées inférieures à 30 minutes.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort si les points limites sont atteints ou à la fin du projet. Les souris ne peuvent pas être gardées en vie après les tests car les irradiations cérébrales peuvent causer des dommages irréversibles et entraîner une souffrance prolongée.
Remplacement
Une formation sur vidéos pour les tests comportementaux remplace l’utilisation d’animaux lors de la phase d’apprentissage des protocoles. L’utilisation d’animaux pour la formation sera limitée, elle ne sera pas nécessaire pour tous les tests comportementaux. Seuls certains tests cognitifs ou moteurs nécessiteront une pratique sur animaux éveillés, car leur fiabilité dépend directement de la qualité de la manipulation, qui ne peut être acquise juste par la théorie. L’étude de l’effet FLASH ne peut actuellement être menée de façon fiable que sur des animaux vivants, car les réponses du cerveau et de l’organisme (inflammation, fonctionnement des neurones, mémoire, comportement) ne peuvent pas être reproduites sur des cellules en culture ou des tissus isolés. Aucune méthode alternative ne permet de simuler fidèlement une irradiation cérébrale totale et ses conséquences cognitives et émotionnelles.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au minimum nécessaire pour garantir la robustesse statistique des résultats. Une formation sur vidéos réduit le nombre d’animaux nécessaires à l’entraînement expérimental. Après avoir réalisé un calcul pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires, des groupes de souris seront constitués pour comparer de manière fiable les effets des deux types d’irradiation : conventionnelle et FLASH. Aucune répétition inutile ne sera effectuée, et chaque souris participera à plusieurs analyses complémentaires (cliniques, comportementales et histologiques), maximisant ainsi les données recueillies par individu.
Raffinement
Les souris seront hébergées par groupe social dans des cages contenant de la litière, du coton pour la nidation, des bâtons de bois à ronger et un tunnel par cage. L'ensemble des procédures sera réalisé par du personnel qualifié. Avant le début de l’expérience, les souris seront acclimatées pendant deux semaines, puis habituées aux tests comportementaux. Les procédures ont été conçues pour minimiser la douleur, le stress et l'inconfort. Les irradiations auront lieu sous anesthésie générale. Des mesures préventives comme l’utilisation de chaufferettes pour éviter l’hypothermie et l’application d’un onguent ophtalmique pour protéger la cornée seront mises en place. Ensuite, leur état sera contrôlé régulièrement avec des points limites établis permettant de soustraire l’animal à la douleur.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme espèce pour valider l’effet FLASH en irradiation cérébrale est justifié par son utilisation répandue et bien documentée en radiobiologie, avec des résultats transposables à l’humain. Sa taille permet une irradiation ciblée du cerveau avec le dispositif d’irradiation, et les mécanismes biologiques impliqués sont similaires à ceux observés chez l’homme. Les tests comportementaux sont validés pour évaluer de manière fiable les effets du FLASH sur les fonctions cognitives. En utilisant des souris de la même lignée génétique, on réduit la variabilité entre individus et ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Les souris seront âgées de 8 semaines, un stade de jeune adulte où le cerveau est complètement développé et où les animaux présentent un poids stable, garantissant une réponse physiologique homogène. Cela permet d’assurer la fiabilité des analyses comportementales et histologiques après irradiation.