Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : projets autorisés en janvier 2026 (02/02/2026)
Impact de différentes procédures de prélèvements sanguins sur la truite Arc-en-ciel et durée de régénération sanguine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Objectifs
Ce projet a pour objectif de déterminer les conditions à respecter pour mettre en place des suivis sanguins longitudinaux dans les protocoles d’expérimentation animale sur poissons (volume de sang à prélever, temps de régénération sanguine, qualité de la régénération sanguine). Ce travail permettra de proposer un référentiel quant à la réalisation de prélèvements sanguins pour la truite Arc-en-ciel, assurant un respect à la fois de la physiologie particulière de l’animal, de la qualité des résultats expérimentaux obtenus et du bien-être animal. Pour les futures procédures expérimentales impliquant des truites Arc-en-ciel, ce nouveau référentiel garantira à la fois une réduction du nombre d’animaux utilisés (les suivis longitudinaux nécessitant moins d’animaux) et un meilleur raffinement expérimental (influence de prises de sang répétés sur les résultats).
Bénéfices attendus
L’absence de consensus quant au volume de sang que l’on peut prélever sur une truite, et quant à la vitesse de régénération sanguine pour cette espèce, est une contrainte majeure pour rédiger des protocoles expérimentaux plus en phase avec les exigences actuelles de réduction du nombre d’animaux utilisés, et de raffinement des protocoles expérimentaux. Ce projet a vocation à répondre aux questions suivantes : (1) Quel volume de sang peut-on prélever chez la truite Arc-en-ciel, en prélèvement unique ? en prélèvement multiple ? (2) Quelle est la durée de régénération sanguine chez la truite Arc-en-ciel à 14 °C, en fonction de la quantité de sang prélevée ? (3) Comment évolue la composition sanguine (maturité, taille et quantité des hématies) au cours du temps suite à un prélèvement sanguin ? Cette étude participera à l’établissement de nouvelles recommandations pour les poissons en expérimentation animale.
Procédures
Les animaux seront soumis uniquement à des prélèvements sanguins répétés, tous effectués sous anesthésie générale, par un personnel qualifié et expérimenté. En fonction des groupes, il y aura de un à trois prélèvements sanguins le premier jour. Ensuite, tous les poissons seront prélevés une seule fois 24h plus tard, puis une fois tous les mois pendant 3 mois.
Impact sur les animaux
Les nuisances prévues sont les ponctions de sang répétées dans le sinus veineux caudal, sous anesthésie générale. La douleur correspond à la piqure d’une aiguille.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Remplacement
L’objectif étant d’évaluer l’impact clinique, zootechnique et biologique de prélèvements de sang plus ou moins importants ou de prélèvements répétés chez la truite Arc-en-ciel, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’existe pas actuellement de modèle qui permettrait de s’affranchir de ces manipulations.
Réduction
Pour ce projet, nous avons calculé le nombre minimum de poissons nécessaires pour répondre à la question de recherche autour de la quantité de sang qui peut être prélevée chez la truite Arc-en-ciel. Pour ce faire, nous avons utilisé une méthode statistique paramétrique s’appuyant sur les données hématologiques obtenues lors d’une première expérimentation (permettant notamment une meilleure qualification de la variabilité des données). Chaque poisson sera identifié par puce électronique, ce qui permet de réduire le nombre de poissons qui seront utilisés dans le cadre de cette expérimentation, par rapport à une approche qui ne s’appuierait que sur des moyennes de groupe. Par ailleurs, il n’y a pas de lots pour lesquels serait réalisé un prélèvement de sang délibérément excessif (pas de groupe témoin positif) : chaque procédure évaluée devrait permettre de conclure sur la durée de récupération des animaux, et l’absence d’effets significatifs sur leur santé.
Raffinement
Les animaux sont observés chaque jour durant toute la durée du protocole. Les points limites sont : (1) les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine ; (2) la santé des poissons. L’application d’une grille de score clinique adaptée permettra d’évaluer la santé des poissons chaque jour. En cas d’atteinte significative, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés. Dans les bacs, la densité en poissons sera limitée. Par ailleurs, chaque bac est enrichi de structures permettant aux poissons de se cacher. Une période d’acclimatation longue permet de s’assurer d’une bonne adaptation des poissons à leur environnement, d’un ordre hiérarchique stable et défini, et ainsi d’une meilleure résilience des animaux face aux procédures expérimentales (notamment les cycles pêches/anesthésies) qui pourraient biaiser les résultats. Pour améliorer les conditions de vie des poissons, le recours à des bacs de taille importante, permettant de loger un plus grand nombre d’animaux en même temps a été privilégié, car une population trop petite exacerbe les comportements de prédation entre poissons. De même, un travail sur la réduction de l’intensité de l’éclairage au-dessus des bacs permet d’obtenir des animaux plus calmes (une lumière trop forte est une source de stress pour les poissons). Enfin, le choix des volumes de sang que l’on pourrait prélever chez la truite a été défini en s’appuyant sur des travaux antérieurs sur le poisson et les mammifères. Concernant les procédures expérimentales, des précautions particulières seront mises en œuvre pour limiter tout stress aux poissons (ce dernier pouvant impacter les paramètres hématologiques notamment) : réalisation de pêches calmes et lentes, mise en place d’une sédation des animaux dans des bassins intermédiaires , réalisation d’une anesthésie profonde pendant la réalisation de prises de sang, réalisation des prises de sang par un personnel expérimenté, surveillance attentive pendant toute la procédure de chaque animal par un personnel compétent et expérimenté.
Choix des espèces
La truite Arc-en-ciel est l’espèce modèle de notre structure d’expérimentation animale. C’est un salmonidé d’eau douce. Les salmonidés sont les espèces piscicoles les plus fréquemment rencontrées en aquaculture en Europe. La truite est également un modèle habituel dans les laboratoires d’expérimentation animale. Les truites utilisées pèseront plus de 200g, un poids conforme à ce qui est habituellement rencontré en expérimentation animale pour la réalisation de prise de sang. A ce poids (200g), les animaux sont considérés comme physiologiquement proches des animaux d’un poids plus élevé (hors période de gamétogenèse).
Optimisation d’un vaccin contre les mammites chez la vache laitière MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Objectifs
Les infections intramammaires causées par des bactéries (mammites) sont la maladie la plus fréquente chez les vaches laitières. En plus de leur impact important sur le bien-être animal et la rentabilité des exploitations, ces infections sont la première cause d'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage laitier. Face à cette problématique, le projet vise à optimiser une plateforme vaccinale basée sur une levure, dans le but de proposer à la filière laitière une alternative plus efficace aux vaccins actuellement disponibles pour la lutte contre les mammites. Pour répondre aux enjeux soulevés par les parties prenantes de la santé animale et de l’élevage laitier, nous proposons une stratégie axée sur l’amélioration de notre plateforme pour la conception de vaccins polyvalents sûrs, peu onéreux et faciles à produire. Pour cela, nous mettrons en place une évaluation in vivo de l’efficacité de notre formulation candidate (en tant que vaccin préventif et thérapeutique) afin de fournir une preuve de concept sur l’espèce et la catégorie cible qui pourra amorcer de futurs partenariats avec le secteur pharmaceutique vétérinaire. En effet, suite à des échanges avec des partenaires potentiels de l’industrie pharmaceutique vétérinaire, ce projet a pour but d’apporter des améliorations à un vaccin contre les mammites, utilisant une levure comme plateforme vaccinale. Le programme scientifique est reparti sur les tâches suivantes : I) Augmenter la capacité de la levure à produire des antigènes vaccinaux ; II) Tester des méthodes chimiques d’inactivation de la levure ; III) Produire des vaccins polyvalents candidats contre les mammites bovines ; IV) Estimer l’immunogénicité des formulations vaccinales candidates par un test in vitro ; V) Evaluer l’efficacité in vivo préventive et thérapeutique d’un vaccin prototype contre les mammites chez des vaches en lactation. La demande d’autorisation de projet formulée ici concerne donc le point V. Nous estimons que les résultats de ce projet contribueront à l'amélioration de l'efficacité de la production laitière, ainsi qu’à la stratégie globale de lutte contre les maladies infectieuses au sein des élevages visant à protéger la santé de animaux, de l’être humain, des écosystèmes et renforcer la stratégie de diminution de l'utilisation des antibiotiques en élevage.
Bénéfices attendus
Une étude récente estime à 224 € par vache le coût du traitement des mammites en France. De plus, ces infections compromettent la qualité du lait, entrainant des conséquences importantes sur sa commercialisation et sa transformation. Compte tenu d’un cheptel de 20 millions de vaches laitières en Europe, dont 3,2 millions en France, ainsi que d’une prévalence de mammites cliniques estimée à environ 30% en France et dans d’autres pays européens, le contrôle des mammites représente un enjeu de taille pour l’industrie du médicament vétérinaire et pour la filière laitière. Les résultats de ce projet pourront ainsi bénéficier directement à l'industrie laitière, tant en France qu'à l'international. Ce projet pourra également contribuer à la protection de la santé publique en facilitant la mise en place de nouvelles stratégies de prévention des mammites au niveau des troupeaux et, par conséquent, la réduction de l'utilisation des antibiotiques dans l'élevage laitier. Pour cela, nous avons l’ambition de proposer aux parties prenantes de l’industrie du médicament vétérinaire un vaccin prototype répondant à un besoin largement souligné par la filière laitière : un vaccin polyvalent contre les mammites qui soit sûr, bon marché et facile à utiliser. En Europe, un vaccin polyvalent contre les mammites causées par S. aureus et Escherichia coli est commercialisé. Ce vaccin, visant l’induction des anticorps protecteurs et présentant une efficacité faible sur le terrain, laisse une large marge d'amélioration car la stimulation de la réponse cellulaire dans la mamelle n’a pas été ciblée lors de sa conception. Pourtant, la littérature scientifique montre que la réponse cellulaire représente la principale barrière contre les infections intramammaires par les bactéries. Pour palier cette problématique, les vaccins basés sur la levure représentent une alternative prometteuse pour la prévention et le traitement des mammites, compte tenu de leur capacité à induire une immunité cellulaire robuste au niveau de la glande mammaire, comme démontré lors de nos protocoles précédents (résultats en cours de valorisation).
Procédures
Immunisation (2 minutes par animal, 15 à 20 minutes par lot). - Immunisation (5 minutes par animal, 30 à 45 minutes par lot). Stimulation pour analyse de la réponse locale (10 minutes par animal, 1 h par lot). Infections (5 minutes par animal, 30 à 45 minutes par lot). Deux autres infections avec l’un des agents pathogènes ou les 3 agents pathogènes pourront être réalisées selon le besoin du projet (au cas où l’inoculum ne cause pas de mammite ou si l’évaluation d’une formulation vaccinale améliorée sur les mêmes animaux est nécessaire). Traitement antibiotique (5 minutes par animal, 30 à 45 minutes par lot) Prélèvements sanguins (5 minutes par animal, 30 à 45 minutes par lot), 32 prises de sang sont planifiées. Antibiothérapie en cas de mammite spontanée (5 minutes par animal, 30 à 45 minutes par lot). Ce projet ayant pour but d’évaluer l’efficacité in vivo d’un vaccin prototype, si le 1er candidat vaccin testé venait à ne pas être concluant, un 2ème candidat vaccin pourra être testé sur les mêmes animaux, necessitant de reconduire une partie de la procédure expérimentale, à savoir les deux immunisations, les stimulations et 8 series de prélèvements sanguins associés. Des prélèvements de lait seront réalisés regulièrement afin de suivre le statut sanitaire des mamelles. Au besoin, les quartiers présentant une mammite spontanée seront traités avec une suspension d’antibiotiques prévue pour les vaches laitières.
Impact sur les animaux
Hématome et inflammation locale legère suite aux immunisations IM (
Devenir
Les 12 animaux seront mis à mort étant donné qu’ils seront soumis à un produit en développement (sans autorisation de mise en marché) et à des infections.
Remplacement
Travail in vitro : depuis plus de 20 ans, des études ont été réalisées in vitro et ex vivo pour mieux comprendre les mécanismes de défense de la mammelle des ruminants contre les bactéries. Ces études ont abouti à la production de différents vaccins candidats, dont celui testé dans le cadre de ce projet. Au vu de la complexité des mécanismes de la réponse immunitaire, pas reproductibles en laboratoire, l’évaluation de l’efficacité et de l’immunogénicité d’un vaccin doit idéalement être réalisée chez l’espèce cible (la vache laitière, dans ce cas particulier). Cette preuve de concept chez l’espèce cible représente également une étape indispensable pour la montée du niveau de maturité de notre formulation candidate et pour sa future valorisation dans le cadre d’une collaboration avec une partie prennante de l’industrie de médicaments vétérinaires, si les résultats sont encourageants. Concenant la pertinance des modèles murins pour cette évaluation, des différences majeures entre les cycles de lactation chez les rongeurs et chez les bovins sont amplement décrites dans la littérature. Ces différences limitent l’utilisation de la souris pour aborder des questions précises, comme la réponse innée de la mamelle contre les mammites, mais ne permettent pas de fournir des données solides sur l’efficacité d’un vaccin pour les bovins. Outre les principales différences entre la souris et la vache, il est pertinant de souligner que chez la souris, au retrait des souriceaux, la glande mammaire entre en tarissement/involution. Ainsi, la souris doit continuer d’allaiter afin de maintenir ses glandes mammaires en lactation. Lors des infections expérimentales, la présence de souriceaux genererait leur infection par l’ingestion du lait contaminé et rendrait l’étude inviable. Pour conclure, des données de la littérature indiquent que les souris, souvent élevées dans un environement libre de pathogènes, répondent mieux à la vaccination que les espèces exposées à un environnement plus riches en microrganismes (comme l’homme et les vaches). Etant donné que ce biais pourrait surestimer l’efficacité d’un vaccin candidat, les tests sur vaches en condition du terrain restent l’option la plus pertinente.
Réduction
Nous avons choisi un test statistique adapté aux petits effectifs. Avec deux groupes de 6 animaux (n = 6 vs 6), la puissance reste limitée, ce qui signifie que seules des différences marquées peuvent être détectées. Pour pallier cette limite, nous rapportons également les tailles d’effet, utilisons la version exacte du test, et prévoyons de présenter les données brutes et des graphiques de distribution pour permettre une interprétation qualitative des résultats. Une augmentation du nombre d’animaux n’était pas envisageable en raison de contraintes financières et de la capacité d’accueil limitée de l’unité expérimentale. De plus, un effectif plus important aurait été moins justifiable sur le plan éthique, dans la mesure où nos protocoles précédents, menés avec deux groupes de 5 animaux, avaient déjà permis d’apporter des éléments de réponse : l’effet observé était suffisamment marqué pour montrer une réponse cellulaire plus importante pour les vaches vaccinées avec l’une de nos formulations précédentes, que nous cherchons à améliorer lors de ce projet. Le projet impliquant des animaux en gestation devant mettre bas avant le démarrage du protocole, l’éventualité d’un incident en cours de gestation ou pendant la mise-bas est à prendre en considération dans la quantité d’individus dans chaque groupe. Afin de prévenir l’impact d’un éventuel incident sur le déroulement du projet, dans le cadre de la procédure 1, 2 groupes de 6 animaux seront constitués (6 immunisés et 6 témoins). Pour réduire le nombre d’animaux expérimentaux, les 6 vaches témoins de la procédure 1 seront réutilisées dans le cadre de la procédure 2. Pour produire des résultats statistiquement robustes, nous profiterons du fait que chaque quartier mammaire peut être étudié indépendamment, comme démontré par des travaux précédents de l’équipe. Cela nous permettra de multiplier les échantillons par animal. Ainsi, chaque quartier de chaque vache sera soumis à un traitement différent (figure 2B) : - 6 quartiers infectés puis traités - 6 quartiers infectés non traités - 6 quartiers « contrôles » traités - 6 quartiers « contrôles » non traités
Raffinement
Les prises de sang et CERTAINES immunisations ne nécessiteront qu’une contention minimale (au cornadis). D'AUTRES SERIES D'IMMUNISATIONS POURRONT NECESSITER QUE L’ANIMAL SOIT CONTENU EN CAGE DE CONTENTION. Pour les interventions sur mamelles, les animaux seront accueuillis en salle de traite, pouvant accueillir jusqu’à 10 vaches. Chacun des groupes pourra être accueilli dans son intégralité pour une période courte, sans mélange des groupes sociaux. Après chaque administration, les animaux seront surveillés pour déceler l'apparition éventuelle de signes systémiques et locaux de réaction adverse. L’état général et la température corporelle des animaux (suivi télémétrique sans contention avec des bolus ruminaux), ainsi que la présence d’hématome et d’inflammation seront évalués pendant une semaine. Nous utiliserons la technologie des bolus ruminaux, couramment utilisée dans les élevages commerciaux. Une fois avalés, ces bolus se localisent au niveau du rumen. Les données de température sont transmises via une base radio vers une base de données informatique où elles pourront être exploitées. Ces données permettront de visualiser d’autre paramètres comme l’abreuvement des animaux, pour un suivi sanitaire précis. Ces données pourront être complétées par des prises de température rectale. Les signes de réactogénicité (inflammation, fièvre) seront traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien. En cas de mammite infectieuse suite aux actes intramammaires, les quartiers affectés seront soumis à un traitement antibiotique à spectre large. Enrichissement du milieu : brosses de grattage et aire paillée pour le couchage. Enrichissement social : hébergement en groupes stables et visite régulière des animaliers, 2 fois par jour au minimum. Une récompense alimentaire sera fournie aux animaux après les interventions. Pour le transport des vaches, nous ferons appel à un transporteur agréé qui devra respecter les obligations règlementaires, durée prévue : 5h de transport dans la journée. Il est prévu d’effectuer un travail de conditionnement et de renforcement positif pour les interventions prévues, La méthode de clicker-training sera mise en place dès l’arrivée des animaux, 15 jours avant la 1ère prise de sang et 2 mois 1/2 avant les immunisations. Plusieurs agents se sont formés à cette méthode.
Choix des espèces
Les infections mammaires chez la vache sont fréquentes en élevage laitier. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole se justifie par le constat que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux bovins. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont de jeunes vaches, avec un ou deux rangs de lactation maximum, dans le but d’avoir des animaux expérimentaux à statut sanitaire correspondant aux besoins de l’étude.. Les vaches devront arriver avant le dernier tiers de gestation (et en lactation) pour que le protocole d’immunisation et tarissement prévu soit réalisé sur place. Après la mise-bas, les vaches seront maintenues en lactation pendant la durée du projet avec deux traites quotidiennes.
Effet de la température sur la résistance de la truite arc-en-ciel à des infections bactérienne ou virale.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Les maladies infectieuses constituent un frein majeur au développement durable de l’aquaculture. Les poissons sont des organismes dont la température est imposée par l’environnement, et qui sont donc plus vulnérables au réchauffement climatique que les mammifères à température contrôlée. Leurs processus physiologiques, en particulier leur immunité, sont contraints par la température de l’environnement. L’impact de la température sur leur physiologie, leurs réponses immunitaires et leur résistance aux maladies infectieuses demeure mal compris, et il est notamment nécessaire de mener des recherches sur les facteurs intervenant dans leur capacité d’adaptation aux variations thermiques. Le projet vise à caractériser l’impact de la température chez la truite arc-en-ciel, une espèce d’intérêt économique fortement exposée aux effets du réchauffement climatique. Une collection de cinq lignées de truites aux caractéristiques contrastées sera utilisée dans le projet afin d’appréhender les facteurs impliqués dans l’adaptation à la température. Dans la première partie du projet, l’impact d’un élevage à une température haute pendant les premiers stades de développement (post-éclosion) sera étudié en analysant les performances de croissance des animaux après un stress de température simulant une vague de chaleur. Dans la deuxième partie du projet, l’impact de la température sur la résistance à une infection bactérienne ou virale sera étudié en réalisant une infection expérimentale à deux températures. Deux agents pathogènes d’intérêt majeur pour la truiticulture seront testés : la bactérie responsable de la flavobactériose, et le virus responsable de la septicémie hémorragique virale. Les classements de sensibilité de huit lignées à ces infections seront comparés à deux températures en utilisant des modèles d’infection standardisés dans des projets précédents pour les deux agents pathogènes. Les résultats permettront de mieux comprendre l’effet du réchauffement sur la sensibilité aux maladies infectieuses et sur les capacités d’adaptation des poissons d’élevage.
Bénéfices attendus
Le programme de recherche apportera des connaissances fondamentales sur les mécanismes d’adaptation aux variations thermiques dans un contexte infectieux. Ces connaissances sont nécessaires au développement de méthodes de contrôle des maladies basées sur la sélection d’animaux plus résistants aux maladies, un enjeu important avec le changement climatique. L’objectif est de réduire les épisodes infectieux dans les élevages de truite arc-en-ciel et d’améliorer le bien-être animal.
Procédures
Le stress thermique est effectué une seule fois sur les poissons à l’état vigile. Il est réalisé en augmentant la température de l’eau de +4/5°C par jour jusqu’à 23°C, sur 3 jours, avec les paliers suivants 14°C-18°C-23°C. Les infections sont réalisées par bain à l’état vigile pour une durée de 2h (1280 poissons) ou 24h (1280 poissons). Tous les animaux subissent une pesée effectuée en moins de 5 minutes sous anesthésie en début de procédure.
Impact sur les animaux
Les manipulations (tri, pesée, transfert) engendrent un stress chez les animaux. Les effets indésirables du stress de chaleur sont une perte d’appétit avec une diminution de la croissance. Les effets indésirables des infections expérimentales affectent différentes fonctions physiologiques, ce qui se traduit par une perte d’appétit, un excès d’excrétion de fèces, et une nage anormale ; les effets combinés des perturbations directement induites par l’infection, et de l’inflammation pourront conduire à la mort des animaux. Les effets indésirables seront nuls chez les contrôles non infectés.
Devenir
Les poissons utilisés pour des analyses d’organes seront euthanasiés afin de réaliser les prélèvements post mortem. Tous les autres animaux de ce projet qui rentreront dans un protocole d'infectiologie ou auront subi un stress thermique ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc euthanasiés en fin de procédure.
Remplacement
Il n’existe pas de modèles cellulaires permettant d’étudier la résistance/sensibilité de la truite arc-en-ciel aux pathologies infectieuses étudiées. L’évaluation de la résistance de l’hôte nécessite de reproduire la maladie chez l’animal. D’autre part, seul un animal permet d’étudier l’impact de variations de température sur la mise en place du système immunitaire. Il n’existe pas non plus d’alternative in vitro maitrisée pour caractériser les capacités d’adaptation de la truite en réponse à un stress de température. Il existe en effet quelques publications sur la mise en place de tests in vitro de température ; les corrélations entre tests in vitro et tests in vivo ne permettent en aucun cas de prédire et de comprendre les effets de la température sur les processus complexes comme les réponses immunitaires et la résistance à un agent pathogène. Ainsi, le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé avec des méthodes alternatives.
Réduction
Pour évaluer les capacités d’adaptation des différentes lignées de truite selon leur régime thermique (élevage à 10°C ou 18°C), les performances de croissance seront comparées entre les différents groupes. Le nombre d'animaux impliqués (2 bacs de 50 individus) correspond au strict minimum requis pour valider statistiquement les différences entre les groupes. Les effectifs requis pour la mise en évidence de différences significatives de survie et de réponses entre les conditions dépendent de l’homogénéité des réponses et de la mortalité, et sont calibrés sur la base de notre connaissance de la sensibilité de la truite arc en ciel aux agents pathogènes étudiés. Pour évaluer l’impact de la température sur les réponses infectieuses, les courbes de survie seront analysées par les méthodes statistiques pertinentes. La mise en évidence de différences significatives entre les profils thermiques nécessite 2 bacs de 20 individus par condition testée minimum (données de projets précédents).
Raffinement
Tout au long de leur vie, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris plusieurs fois par jour et ils sont toujours en présence de congénères. Les manipulations sont réalisées par du personnel compétent et expérimenté. Les animaux sont pêchés dans leur bassin avec une épuisette, et placés dans un seau. L’ensemble des transferts et manipulations sont réalisés sous anesthésie et le plus rapidement possible afin de réduire au maximum le stress généré par la pêche. L’ensemble des dispositifs expérimentaux sont disposés à proximité immédiate des bassins d’élevage afin de diminuer les temps de transfert. Les animaux sont anesthésiés lors de toutes les manipulations. Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Les individus atteignant le point limite défini dans le projet sont sortis du protocole et euthanasiés. Les changements de température d’élevage seront réalisés de manière graduelle afin de limiter l’inconfort possible des animaux au cours de cette transition. Il n’est pas possible d’ajouter d’objets ou de cachettes dans les bassins pendant les expériences d’infectiologie. Ces éléments empêcheraient de bien observer l’apparition des premiers signes de maladie. De plus, les poissons pourraient se frotter contre ces structures et se blesser, ce qui faciliterait l’infection et fausserait les résultats.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d'élevage en France et c'est l'hôte naturel des 2 agents pathogènes étudiés. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de pouvoir quantifier la résistance de l’hôte afin de permettre in fine une compréhension des mécanismes intervenant dans l’adaptation aux changements environnementaux, tels que l’augmentation des températures dans les piscicultures. Les animaux sont utilisés jusqu’au stade alevin, soit à des stades relativement précoces. Le stress thermique sera appliqué à ce moment-là, car c’est une période clé où les poissons sont particulièrement sensibles aux variations de température. De même, les infections seront réalisées au stade alevin où la susceptibilité aux deux agents pathogènes étudiés est maximale.
Evaluation de l’impact du réchauffement climatique sur l’interaction hôte-pathogène dans un contexte d’infection par différents Novirhabdovirus chez la truite Arc-en-ciel
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Le changement climatique constitue une menace d'importance pour la santé humaine, animale et environnementale impactant toutes les espèces vivantes, les écosystèmes et la biosphère. La production animale doit aujourd'hui faire face à cette menace pour permettre son développement et assurer sa pérénité. Les enjeux résident dans la nécessité d'assurer la santé et le bien-être animal via l'évolution des pratiques, de préserver la biodoversité et l'environnement et de garantir la sécurité alimentaire. La lutte contre les maladies infectieuses, émergentes et transmissibles à l'homme est un des leviers. Le secteur de l'aquaculture est confronté à l'emergence d'agents pathogènes viraux, bactériens, fongiques et parasitaires, affectant les diverses espèces marines et d'eau douce et conduisant à des pertes économiques considérables. L'intégration de la composante stress thermique les études en santé animale est une priorité en recherche comme pour les acteurs de la filière pour évaluer l’impact de la hausse des températures dans les milieux aquatiques sur les principales maladies infectieuses virales et leurs hôtes piscicoles. Notre projet s'intéresse plus particulièrement au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (vNHI), une maladie à déclaration obligatoire. Ce virus est responsable de maladies aiguës chez les salmonidés (truites et saumons) dans les principales zones de production : Europe, Asie et Amérique du Nord. Largement étudié en infectiologie poisson, il représente un modèle de choix pour caractériser finement les effets de la hausse des températures sur ses capacités d'adaptation (émergence de nouvelles souches adaptées aux hautes températures ts), sa virulence in vivo, les réponses de l'hôte (sensibilité, résilience à l'infection) ainsi que les voies d’entrée et la dissémination du pathogène L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact du réchauffement de l'eau sur les interactions hôte-pathogène dans un modèle d’infection par le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse en truite arc-en-ciel. Les résultats attendus ont pour objectif de répondre à des interrogations scientifiques et aux attentes de la filière face à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses en lien avec le changement climatique pour à terme guider l’évolution des pratiques en pisciculture vers un élevage performant, durable et plus adapté aux stress environnementaux.
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme sont la production de modèles expérimentaux pour l’étude et la caractérisation de l'impact du réchauffement de l'eau en santé animale et des agents infectieux émergents affectant les poissons. Face à la menace d’épidémies dues à l’émergence et à la dissémination de pathogènes dans les élevages piscicoles, la mise au point de modèles expérimentaux est une priorité pour identifier des moyens de diagnostic et de lutte contre ces pathogènes et limiter les pertes économiques. Les modèles in vivo conduiront à l’acquisition de connaissances sur la virulence de ces nouveaux agents, leur mode d'adaptation au changement climatique et à la description des mécanismes responsables de la physiopathologie des maladies liées à ces agents via des modèles prédictifs. L'évaluation et la gestion des risques liés aux changements globaux représentent des priorités pour assurer la santé et le bien-être des poissons d’élevage et accompagner l’évolution des pratiques en aquaculture pour le développement durable, les gains de performance et l'adaptation aux stress environnementaux. Dans ce contexte, nos travaux fourniront des bénéfices à court terme pour décrire l’impact du stress thermique (réchauffement climatique) sur la santé de la truite arc en ciel, c’est à dire sur leur performance zootechnique ainsi que leur robustesse et résilience aux challenges infectieux, complémentant les études actuelles se limitant à l’étude de l’impact sur la croissance et la survie des poissons. A plus long terme, les données obtenues permettront de modéliser les capacités d’adaptation du vNHI et des poissons aux hausses de température, d’identifier des marqueurs de stress pour évaluer le bien - être et d’adapter l’alimentation et les pratiques d’élevage pour améliorer les réponses de l'hôte et la résilience aux maladies.
Procédures
Sur les 1400 poissons déclarés dans cette DAP, 1035 poissons seront soumis à des infections pour le challenge infectieux par balnéation. L’infection par bain d’une durée de deux heures sera réalisée une seule fois sur un même poisson.
Impact sur les animaux
Les manipulations (tri, pesée, transfert, infection) ainsi que la mise à jeun 24h avant l’infection engendrent un stress chez les animaux. Un régime thermique fluctuant (10-20-10 °C pendant 24h) sera appliqué pendant 8 semaines pour mimer les conditions de terrain. Les effets indésirables pourront être une perte d’appétit et une diminution de croissance. Aucun élément d’appréciation très concret de la souffrance éprouvée lors de l’évolution de la maladie n’est disponible dans la littérature. Cependant, le niveau de douleur sera considéré comme nul chez les contrôles non infectés en bonne santé, et sévère chez les animaux infectés chez qui l’infection peut conduire à la mort. L’infection peut également conduire certains individus à une perte d’appétit, un excès d’excrétion de fèces et une nage erratique.
Devenir
Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience. 180 poissons seront euthanasiés en fin d’expériences pour prélèvement d’organes.
Remplacement
Le projet ne pourrait pas être mis en œuvre uniquement dans des modèles in vitro, dans la mesure où les relations hôtes – pathogènes – environnement impliquent des processus biologiques complexes : interactions entre différents types cellulaires modulés par les environnements tissulaires (différences selon les organes) très partiellement modélisables en systèmes simplifiés. Il n’existe pas non plus d’alternative in vitro maitrisée pour caractériser les capacités d’adaptation de la truite en réponse à un stress de température. Quelques publications décrivent des tests de température in vitro, mais la corrélation entre les résultats obtenus et les tests in vivo ne permettent en aucun cas de prédire et de comprendre les effets de la température sur les processus complexes comme la modulation des compétences immunitaires et la réponse à un agent pathogène.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus est justifié par le besoin de s’affranchir de la variabilité génétique entre les poissons (issus d’une population standard) au sein d’un même groupe et permet une analyse statistique rigoureuse des résultats obtenus. Sur la base des précédents projets, des effectifs de 30 poissons par aquariums sont nécessaires à l’établissement des cinétiques de mortalité et des effectifs de 15 poissons seront utilisés afin d’effectuer les prélèvements pour les analyses de la réponse du poisson (immunitaire, métabolique) . Ce nombre d’animaux est également dicté par la très petite taille des alevins (0.8g, stade auquel les animaux sont sensibles à l'infection et pour lequel les challenges infectieux sont maitrisés au sein du laboratoire) et la nécessité d’effectuer des prélèvements en quantité suffisante pour valoriser scientifiquement les résultats. Il est nécessaire de réaliser des réplicats sur les aquariums infectés afin de prendre en compte des effets liées à la zootechnie (effets bacs) et la variabilité génétique des poissons utilisés et à la différence de cinétiques de mortalité.
Raffinement
Nous effectuons les expériences dans un environnement optimal pour les animaux. La manipulation des animaux se fait sous anesthésie afin de limiter le stress dû à la préhension. Les animaux sont conservés en lots tout au long de la procédure afin d’éviter l’isolement, source de stress pour cet animal grégaire et de préserver le bien-être des poissons. La présence de congénères et l’ajout de bullage dans chaque aquarium constituent un des éléments importants d'enrichissement du milieu, car c’est la seule possibilité dont nous disposons dans ce type d'expérimentation, l’ajout d’objet dans les aquariums pouvant provoquer des blessures ou introduire des bactéries déposées sur ces objets, susceptibles de rendre les observations des animaux très difficiles et d'affecter le statut sanitaire des animaux. Le bien-être et l’état de santé des animaux est suivi 2 fois par jour pendant toute la durée des expérimentations. Des critères d’arrêt ont été définis rigoureusement : nage anormale et non réponse à des stimuli externes et les animaux les ayant atteints sont euthanasiés pour limiter toute souffrance.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d’élevage en France et c’est l’hôte naturel du virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de pouvoir quantifier la résistance de l’hôte afin de permettre in fine une compréhension des mécanismes intervenant dans l’adaptation aux changements environnementaux, tels que l’augmentation des températures dans les piscicultures. Des études préalables faites en cellules et embryons de poissons zèbre ont été réalisées afin de réduire le nombre d’expérimentation sur l’espèce cible (truite) ce qui a permis de dimuner les effectifs utilisés. Les procédures seront réalisées au stade alevin où la susceptibilité au vNHI est maximale.
MODIFICATION- Mise en place d’un modèle de nausées et vomissements chez le chat, validation du modèle et évaluation de l’efficacité d’un antiémétique vétérinaire longue durée en voie de développement.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Objectifs
MODIFICATION: Augmentation du nombre d'animaux (uniquement en phase 3). Les objectifs de ce projet sont : - Mise en place d’un modèle de nausées/vomissements en sélectionnant entre deux molécules chez le chat. - Validation du modèle chez le chat afin de provoquer des signes cliniques mesurables, répétables et homogènes entre les animaux et pouvant être inhibés par l’utilisation d’antiémétiques. - D’évaluer l’efficacité chez le chat d’un antiémétique vétérinaire longue durée en cours de développement sur ce modèle induit et de réaliser une pharmacocinétique et une évaluation de la tolérance du site d'injection.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de nouveaux médicaments vétérinaires antiémétiques suite au modèle de nausées et vomissements mis en place chez le chat. Le développement de ces nouveaux médicaments permettra de prévenir les nausées et vomissements à moyen terme et de pallier aux effets secondaires de certains médicaments. Le vomissement est l’effet secondaire le plus fréquent de différents médicaments en pratique vétérinaire. Ce signe clinique peut limiter l’efficacité des doses administrées et causer une gêne considérable qui diminue le confort et la qualité de vie chez le chat.
Procédures
Toutes les administrations et les prélèvements se feront avec une contention manuelle légère. Phase 1 : Injections intra-musculaires des éléments testés d'une durée inférieur à 10 secondes maximum avec une fréquence d'au moins 7 jours et répétées au maximum 5 fois sur animaux vigiles. Possibles injections de produit réversant les effets des éléments tests en intra-musculaire si besoin. Phase 2 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire 22h d'une durée de moins de 10 secondes après de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles. S'en suivra une période de wash-out d'au moins 15 jours. Phase 3 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif à tester d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire d'une durée de moins de 10 secondes de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles et répétées au maximum 5 fois en respectant une période de wash-out d'au moins 7 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau des veines jugulaires sur animal vigile, par un personnel expérimenté. Un nombre maximal de 10 prélèvements sur les 24 premières heures puis 1 maximum/jour sur 5 jours. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute et de maximum 0.8 mL par prélèvement.
Impact sur les animaux
Un des objectifs de ce projet est l’induction de nausées et vomissements chez le chat. Il est démontré que ces effets sont à durée doses-dépendantes et pouvant aller jusqu’à 4h post-administration. Les effets indésirables pouvant également être observés en fonction de différents éléments tests sont les suivants : - Les deux éléments tests utilisés pour induire ces signes cliniques (Xylazine et la Dexmedetomidine) sont deux agonistes des récepteurs alpha-2 adrénergiques utilisés en première intention pour induire la sédation à doses plus importantes. Ces molécules peuvent inhiber la motilité intestinale normale, une hypersalivation, irritation au site d’injection et provoquer une sédation dose-dépendante pouvant amener à une dépression respiratoire, une bradycardie et une diminution de la température corporelle. - L’anti-émétique, le Maropitant, est une substance active présente dans un produit vétérinaire ayant une AMM. Il a été démontré que les animaux traités peuvent fréquemment présenter une douleur au site d’injection si le produit est stocké à température ambiante qui n’est pas observé s’il est stocké au frigo.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de vérifier l’efficacité d’un traitement antivomitif. Ici, le chat représente l’espèce cible pour le développement de cette nouvelle molécule.
Réduction
Pour la phase 1: 18 animaux sont prévus pour choisir la molécule et son bon dosage afin d’induire un modèle nausées/vomissements fiable et répétable. C'est le nombre maximal d'animaux pour choisir la molécule. Pour la phase 2: 18 autres animaux seront prévus. Les 18 animaux seront répartis en 2 groupes de 9. C'est le nombre d'animaux maximum pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet. MODIFICATION POUR LA PHASE 3: AUGMENTATION DU NOMBRE D'ANIMAUX. Pour la phase 3 : 43 animaux seront inclus. Les 43 chats seront répartis en 3 groupes de 9 ET EN 2 GROUPE DE 8. 2 GROUPES DE 8 ANIMAUX SONT AJOUTES SOIT AJOUT DE 16 ANIMAUX SUPPLEMENTAIRES. LE BUT DE L'AUGMENTATION DU NOMBRE D'ANIMAUX EST DE DEMONTRER LES PROPRIETES ANTIVOMITIVE DE LA MOLECULE DANS UN LAPS DE TEMPS COURT AVANT L'INDUCTION. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, griffoirs, plateformes et coussins). Pour limiter les quantités de vomissement en volume et l’acidité gastrique, les animaux auront été nourris 30min à dose réduite (1/3 de la ration journalière) avant l’administration des molécules vomitives. Des isolements relatifs (les animaux restent en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères) pourront être appliqués au minimum 2h et au maximum quatre heures après l’administration du traitement. Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Un suivi soutenu (plusieurs fois les premières heures) sera mis en place permettant l'observation générale des animaux et la détection précoce d'éventuels effets du produit sur l'animal. Des mesures adaptées seront mises en place pour assurer son bien-être et/ou limiter sa souffrance. Les tests s’arrêteront lorsque les points limites standards seront atteints : - signes de douleur ou de détresse sévères, incompatibles avec la poursuite du test (ex : vomissements très intenses à répétition, douleur abdominale, difficultés respiratoires…) - signe de déshydratation qui nécessite une fluidothérapie. - perte de poids supérieure à 20% du poids total du chat sur une période de 2-4 jours avec dégradation importante de l’état général sans amélioration rapide malgré une supplémentation en aliment humide plus riche. - toute situation qui rend l'animal incapable de se déplacer, de s'alimenter ou de s'abreuver de manière autonome. - choc anaphylactique à une molécule utilisée et associé à des symptômes tels que : dépression, hypothermie (< 37°C) et/ou dyspnée, gonflements. Dans tous les cas, le vétérinaire sera informé dans les plus brefs délais et prendra en charge l’animal concerné avec des soins appropriés et l’animal sera exclu de la procédure expérimentale.
Choix des espèces
Le chat est l’espèce cible pour la mise en place du modèle de nausées et vomissements et pour le développement d’un traitement antivomitif longue durée. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Chats adultes (>1 an et
Prélèvements sanguins sur des dindes vigiles pour réaliser des tests d’IHA (inhibition de l’hémagglutination)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
Objectifs
Afin de pouvoir assurer le diagnostic de la grippe du porc, il est nécessaire de disposer d’outils de caractérisation des virus influenza A (IAV) détectés à l’occasion de la surveillance de la maladie en élevage porcin. Des méthodes de détection virologique et sérologique fiables doivent être proposées pour les activités de surveillance et de recherche. Les méthodes de caractérisation des souches d’IAV d’une part, et d’identification des anticorps spécifiquement dirigés contre les IAV d’autre part, impliquent la propriété hémagglutinante (capacité à agglutiner les globules rouges) de ces virus. Il est connu que la capacité à agglutiner les globules rouges varie selon l’origine du virus et la nature des globules rouges. Ainsi, certains virus d’origine humaine agglutinent les globules rouges de dinde et de cobaye mais pas celles de poule. Pour les virus détectés chez le porc, leur capacité à agglutiner les globules rouges peut aussi varier selon la nature de ces globules rouges. Les porcs pouvant être infectés par des IAV issus de plusieurs espèces, les analyses doivent pouvoir identifier toute infection grippale quelle que soit l’origine du virus. L’objectif du projet est de fournir des globules rouges de dindes exemptes d’organismes pathogènes spécifiés (EOPS) suite à une ponction sanguine sur animal vigile. –Le test d’inhibition de l’hémagglutination (IHA) repose sur la capacité de certaines protéines (appelées hémagglutinines) présentes à la surface des virus influenza, à se lier aux globules rouges, entraînant leur agglutination. Il mesure la capacité des anticorps à se fixer à ces hémagglutinines du virus et à empêcher l’agrégation des globules rouges.
Bénéfices attendus
Le sang de dinde est un réactif nécessaire à la caractérisation des IAV : il permet d’obtenir des titres hémagglutinants (capacité à agglutiner les globules rouges) suffisamment élevés pour la mise en œuvre du test IHA. Le sang de dinde est utilisé pour le diagnostic sérologique de la grippe par test IHA : l’analyse est réalisée avec des antigènes de référence et permet d’identifier la nature des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés.
Procédures
Prélèvement de sang sur animaux vigiles: un prélèvement unique par animal nécessitant la contention de l'animal. Il dure environ 2 minutes par animal, contention comprise.
Impact sur les animaux
Prélèvements sanguins nécessitant une contention d’environ 2 minutes (entrainant un stress léger) et la piqûre par une aiguille sur animal vigile (entrainant une douleur au point de piqûre)
Devenir
Chaque animal est gardé en vie après le prélèvement sanguin
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives au test IHA pour caractériser l’hémagglutinine (HA) du virus influenza A ou pour identifier de manière différentielle la nature des anticorps anti-HA dans un sérum de porc potentiellement infecté par un ou plusieurs types de virus influenza (virus influenza porcins, voire virus d’origine humaine ou aviaire).
Réduction
Le besoin porte sur le prélèvement sanguin sur une dinde par semaine, soit un maximum de 52 animaux prélevés par an et 260 animaux sur 5 ans. Aucune dinde ne sera prélevée plus d’une fois au cours de sa vie.
Raffinement
Les oiseaux sont élevés en groupe, en cages collectives de 4 animaux et bénéficient d'un enrichissement du milieu (perchoirs, objets à picorer). Ils sont nourris et abreuvés à volonté. Il n’y a pas besoin de sédater les animaux car il s’agit, chaque semaine, de prélever du sang sur un animal, opération réalisée par du personnel entrainé et durant moins de 2 minutes. Etant donné le nombre d’animaux disponibles (56 dindes et 30 dindons disponibles en production ; 80 femelles et 45 mâles en élevage), chaque animal ne sera prélevé qu’une fois au cours de sa vie et tous les animaux ne sont pas concernés.
Choix des espèces
Dindes ou dindons EOPS d’au moins 15 semaines d’âge pour qu’un animal puisse fournir du sang sans danger pour lui. Le besoin porte sur l’obtention de globules rouges de dindes pour réaliser les tests IHA nécessaires à la caractérisation des IAV détectés chez le porc et à l’identification des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés par des IAV. Pour certaines souches virales, les globules rouges de dindes permettent de mieux mettre en évidence le pouvoir hémagglutinant des IAV que les globules rouges d’autres espèces animales (poule par ex.).
Immunogénicité d’un vaccin contre Enterococcus chez les poulet(te)s MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Objectifs
Etudier la réponse sérologique de poulet(te)s suite à la vaccination par un vaccin inactivé contre Enterococcus cecorum pour confirmer son efficacité à induire une réponse immunitaire satisfaisante pour les utilisateurs. L'interrogation réside dans l'absence de données bibliographiques sur la production d'anticorps à partir de bactérines (bactéries inactivées) du genre Enterococcus, bactéries à Gram positif connues pour être mauvais imunogènes. Il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin sous Autorisation de Mise sur le Marché contre cette bactérie, problématique émergente et devenant majeure en élevage de poulet(te)s de chair en France. Cette bactérie entraîne des troubles locomoteurs allant jusqu'à des poulet(te)s assis, des boîteries, des retards de croissance, de la mortalité, entraînant des pertes économiques importantes. Il y a une forte augmentation des troubles dûs aux enterocoques entre 2006 et 2020 (0,4% portage à 12,9%, dont 53% E. cecorum, déclaration Reseau National Observations Epidémiologiques Aviculture ). Différentes formulations de vaccins seront testées: titres antigéniques et adjuvants différents. Ce sont tous des adjuvants huileux déjà utilisés couramment en Europe dans des autovaccins et/ou vaccins ayant des autorisations de mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Il s'agit d'une preuve de concept, permettant de démontrer la production d'anticorps contre Enterococcus cecorum après vaccination des oiseaux et de comparer les différentes formulations testées. Si les résultats sont positifs, d'autres études seront engagées afin de développer un vaccin contre cette pathologie.
Procédures
les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûres) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang)
Impact sur les animaux
Les nuisances sont : _ le maintien en animalerie _ les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûre) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang) _ les réactions locales de type granulome inflammatoire de quelques mm dûes aux adjuvants (réactions classiques aux adjuvants huileux couramment utilisés en médecine vétérinaire)
Devenir
Les animaux seront proposés à l'adoption car issus de procédure légère. MODIFICATION
Remplacement
Il s'agit ici d'étudier la réponse sérologique des poulet(te)s suite à l'injection du vaccin. Il n'y a pas de méthode alternative permettant d'évaluer la réponse sérologique in vitro.
Réduction
Dans les monographies de la pharmacopée européenne pour les vaccins poulet(te)s, le test d'activité d'un lot se fait par suivi sérologique sur au moins 10 animaux vaccinés et 3 animaux témoins. Dans cette DAP nous souhaitons tester 5 formulations, avec 10 animaux vaccinés par formulation correspondant au minimum de la pharmacopée pour ce type de test, et avoir un groupe témoin de 10 animaux pour assurer d'avoir un effectif suffisant à une bonne évaluation du niveau sérologique initial des animaux non vaccinés (contrôle du niveau des anticorps contre Enterococcus du groupe non-vacciné). MODIFICATION
Raffinement
Les poulet(te)s sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de perchoirs dans chaque logement. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Les animaux sont élevés au sol, sur une litière végétale permettant le comportement naturel de grattage et leur permettant également de s'y rouler pour nettoyer leur plumage.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible du vaccin, pertinente afin d'obtenir les données sérologiques recherchées. Les animaux seront vaccinés à partir de 3 semaines d'âge, correspondant à un âge de maturité suffisante pour la production d'anticorps.
Phénotypage de la résistance au parasitisme gastro-intestinal chez des mâles candidats de lignées ovines divergentes
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Objectifs
Le projet présenté ici a pour objectif général le maintien des lignées génétiques d’ovins allaitants à partir desquelles on étudie les réponses à la sélection sur la résistance au parasitisme gastro-intestinal. Elles représentent un modèle expérimental pour évaluer de façon accélérée les réponses qui pourraient être obtenues à long-terme dans les élevages si la résistance au parasitisme était intégrée dans l’objectif de sélection. Ces lignées ont déjà fait l’objet de nombreuses études, notamment pour déterminer les liens entre la résistance de l’hôte et les autres caractères d’intérêt zootechniques chez les ovins. D’autres études sont prévues notamment pour tester la résistance aux parasites dans des milieux moins contrôlés et pour développer des stratégies de gestion intégrée de la santé qui minimisent le recours aux traitements antiparasitaires. Or, pour développer ou maintenir les lignées, une nouvelle génération doit-être produite en s’appuyant sur des index actualisés à partir de nouvelles mesures phénotypiques. Dans le cas de la résistance au parasitisme, les phénotypes sont obtenus à l’issue d’un protocole standard d’infestation artificielle. Dans ce projet, nous souhaitons appliquer ce protocole pour évaluer la résistance au parasitisme de mâles candidats issus de la dernière génération des lignées afin d’actualiser les index de nos animaux et de sélectionner les futurs reproducteurs qui serviront à produire la prochaine génération.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre d’évaluer la valeur génétique des béliers candidats en termes de résistance au principal parasite gastro-intestinal (H. contortus), afin de sélectionner les béliers les plus extrêmes en tant que reproducteurs pour produire une nouvelle génération de nos lignées expérimentales. A plus long-terme, la confirmation de l’intérêt de la sélection pour la résistance contribuera à l’essor de la voie génétique. Un des principaux bénéfices attendu du projet est de contribuer à la réduction de l’utilisation de traitements antiparasitaires en élevage. Du fait de leur faible excretion d’œufs dans les fèces, les animaux résistants limitent la contamination des pâtures et l’infestation des autres animaux. Cette réduction du risque parasitaire permet de réduire le nombre de traitements ou de traiter de façon ciblée les animaux les plus vulnérables. Par rapport à un phénotypage d’animaux au pâturage exposés à des infestations naturelles, la stratégie de sélection actuelle basée sur un phénotypage à partir d’infestation artificielles dans des conditions contrôlées permet d’évaluer la résistance de façon plus précise, moins risquée sur le plan de la santé et du bien-être, et à partir d’effectifs limités. Enfin, en s’intégrant dans une gestion durable du parasitisme, la sélection contribue à la performance des élevages herbagers. Il s’agit d’un enjeu du point de vue de la transition agroécologique (via la réduction de la consommation de concentrés). L’élevage à l’herbe apporte aussi un bénéfice du point de vue du bien être des animaux dans la mesure où le pâturage favorise généralement l’expression des comportements naturels des ovins par rapport à l’élevage en bergerie.
Procédures
Sur l’ensemble de la période expérimentale de 12 semaines, chaque animal aura 6 prélèvements de fécès (moins d’une minute) et 4 prélèvements de sang (quelques secondes). En cas, d’animal vide, une nouvelle tentative de prélèvement de feces sera réalisée 3 à 4 heures plus tard. Au maximum, trois tentatives seront réalisées.
Impact sur les animaux
L’infestation des béliers par le parasite produit nécessairement des effets négatifs sur leur santé : léthargie, manque d’appétit, augmentation de la prise de boisson, tachycardie, augmentation de la fréquence respiratoire et anémie. Cependant, la plupart de ces signes cliniques ne sont généralement pas observés lors d’infestations en conditions contrôlées. Dans ce contexte, la faiblesse des effets négatifs sur la santé s’explique par le nombre limité d’infestations à dose unique, la faible durée de ces infestations (par rapport à des périodes de pâturage) et les conditions d’élevage en bergerie. Les prélèvements de sang peuvent engendrer un hématome ainsi qu’une légère douleur au niveau du site de prélèvement. Enfin il y aura un léger stress des animaux liés à la contention.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les béliers poursuivront leur phase d’élevage soit pour la reproduction des lignées, soit pour être destinés à la vente.
Remplacement
On ne peut pas remplacer l’hôte (ovin) pour la réalisation du cycle parasitaire et l’étude de l'impact de la sélection à la résistance aux parasites sur les autres fonctions biologiques de l’hôte.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus dans le projet est déterminé selon trois critères pour la sélection : le maintien de la divergence génétique entre lignées en termes de résistance au parasitisme, la représentation d’une diversité génétique pour limiter l’augmentation de la consanguinité, et la précision des index.
Raffinement
Les béliers sont hébergés sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Ils sont habitués à être manipulés. Les prises de sang seront réalisées à la veine jugulaire alternativement gauche et droite. La prise de sang peut potentiellement engendrer un hématome. En cas d’apparition, un baume sera appliqué. Pour la prise de fèces, suite à un pré-massage elle est effectuée par du personnel habilité munie d’un gant lubrifié pour éviter un inconfort à l’animal. Un renforcement positif avec une poignée de granulés sera donné à l’animal après les prélèvements. Différents enrichisssements seront proposés en alternance au cours de l’expérimentation : bascule (planche fixée à un cylindre), cône de signalisation, et brosse. Une surveillance visuelle est effectuée au quotidien par les agents formés et plus particulièrement pendant les phases de mesure individuelle. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux, l’animal est immédiatement traité avec un antiparasitaire et sorti de l’expérimentation.
Choix des espèces
Les parasites gastro-intestinaux sont spécifiques de leur hôte et H. contortus est le parasite provoquant le plus de dégâts en France. Comme nous souhaitons sélectionner les ovins sur la résistance au parasitisme, l’utilisation de l’espèce ovine dans cette expérience est la plus pertinente. D’autre part, des lignées divergentes sur la résistance à H. contortus n’existent que chez les ovins. Les animaux sont âgés de 1 an environ. C’est à partir de cet âge que les béliers pourront être utilisés en tant que reproducteurs dans le troupeau.
Etude de l’incorporation de probiotiques dans l’aliment sur les performances de croissance et la santé digestive en poulets de chair et détermination des modes d’action
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Maladies animales
Objectifs
L’apparition de troubles digestifs est une problématique récurrente des élevages de poulets de chair dits intensifs, en lien avec les fortes capacités d’ingestion des souches d’animaux utilisées, augmentant la sollicitation du système digestif. Des facteurs de stress variés (ambiance d’élevage inadaptée, aliment de moindre qualité, manipulations…) et l’apparition de pathogènes contribuent également à l’apparition de ces troubles dits multifactoriels. Ces affections digestives réduisent les performances zootechniques des élevages (mortalité, morbidité, réduction de l’efficience alimentaire…) avec des conséquences économiques élevées. Les effets délétères de ces troubles sur l’environnement (rejets azotés dans les effluents) et sur le bien-être animal (inconfort digestif, litières humides…) sont également montrés. Des approches préventives globales sont essentielles pour lutter contre ces affections digestives. Les plans d’action mobilisés par les professionnels du milieu consistent ainsi à travailler à la fois sur la gestion des environnements d’élevage et des protocoles de nettoyage/désinfection, le contrôle de la qualité des matières premières alimentaires et des transitions nutritionnelles ou encore l’utilisation de solutions nutritionnelles. Dans un contexte où l’amélioration de la durabilité des élevages est un enjeu majeur (limitation des intrants médicamenteux, amélioration du bien-être des animaux de rente, maintien de la rentabilité économique des systèmes d’élevage…), l’utilisation d’additifs alimentaires à visée d'amélioration de la santé des animaux représente donc une voie prometteuse. L’utilisation de probiotiques, additif contenant des micro-organismes à visée santé (généralement bactéries ou levures), est largement répandue dans le secteur de la nutrition animale. Cet essai vise à valider l’intérêt d’un probiotique apporté dans l’aliment et à identifier son mode d’action par l’apport isolé de chacune des souches le constituant.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à renforcer l’arsenal de lutte préventif pour une meilleure santé intestinale, élément clé de la production (performances technico-économiques) et du bien-être animal (importance de l’intestin pour les activités métaboliques et le système immunitaire). La filière avicole est en effet en recherche constante de plans d’action pour lutter contre ces affections digestives dans le cadre d’une approche globale de préservation de la santé (Filières avicoles, 2020, numéro 839). Des modèles de digesteur in vitro suivis de mise en culture ont permis de pré-valider les capacités d’implantation du probiotique et des souches le constituant dans le tractus digestif. Les bénéfices santé de ces produits candidats (additifs autorisés sur le marché en alimentation animale) ont également pu être précédemment validés sur d’autres espèces (en ruminants notamment avec des premières méta-analyses publiées), ce qui suggère de potentiels bénéfices zootechniques. L’apport de supplémentations efficaces pour lutter contre les possibles facteurs antinutritionnels de matières premières variées pourrait permettre d’utiliser des ingrédients dits moins digestibles, mais plus durables (ressources locales, co-produits…), tout en maintenant l’efficience alimentaire des animaux et en limitant les rejets azotés. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra de mieux définir les modes d’action de probiotiques, à savoir leur rôle sur les communautés microbiennes ou la fonction barrière intestinale (inflammation, jonction serrée…). Les capacités de germination et d’implantation des spores bactériennes seront particulièrement analysées au regard de la physiologie digestive particulière du poulet de chair. Enfin cet essai permettra une comparaison des résultats entre modèles in vivo et in vitro pour améliorer l’utilisation des protocoles alternatifs à l’expérimentation animale. Les prélèvements réalisés permettront de réaliser une étude complémentaire des réponses tissulaires face a des challenges mimés au laboratoire (bactériens ou inflammatoires) via des modèles in vitro.
Procédures
Hormis des pesées régulières des animaux (pesées individuelles réalisées dans le calme), aucune intervention n'est prévue sur ces derniers animaux vivants. Seuls des abattages ciblés sont prévus pour la collecte d'échantillons biologiques digestifs.
Impact sur les animaux
L’utilisation de formules enrichies en blé et seigle peut induire une réduction des performances de croissance et des perturbations digestives comparativement à un régime formulé de façon optimale comprenant un mélange de blé et de maïs supplémentés en enzymes exogènes. L’incorporation de seigle sera toutefois limitée à 5% dans nos formules pour ne générer que des perturbations physiologiques légères. A titre de comparaison, en conditions commerciales, les apports sont généralement limités à 2,5%. De précédents essais testant l’incorporation d’enzymes exogènes ont testés des niveaux d’incorporation de seigle allant jusqu’à 25% tout en maintenant un statut sanitaire satisfaisant. Enfin l’essai précédemment réalisé testant une formule alimentaire similaire, n’a pas montré de différences significative de mortalités et croissance entre le traitement témoin et les groupes expérimentaux, suggérant que le modèle de challenge retenu reste localisé à la sphère digestive sans impact systémique.
Devenir
96 animaux seront euthanasiés pour les prélèvements Nous faisons l'hypothèse que 10% des animaux seront morts au bout de 35 jours d'élevage conformément aux résultats observés en élevage (en moyenne 5% avec des aliments commerciaux conventionnels). Ainsi 178 poulets de chair seront restants à la fin de l'essai et il est prévu qu’environ une soixantaine d’entre eux soient adoptés pour des salariés disposant de basse-cour. Les animaux restants (non prélevés et non adoptés) seront euthanasiés et leurs carcasses envoyées à l'équarissage.
Remplacement
Pour cet essai l'objectif est d'évaluer l'impact de l'ajout de ces additifs autorisés sur le marché de l'alimentation animale sur les performances et la physiologie digestive des poulets de chair en situations d’élevage légèrement dégradées. L’utilisation d’animaux est nécessairement requise pour la mesure de ces paramètres (prélèvement de sangs, contenus et tissus digestifs). Des essais préliminaires in vitro avec digesteurs statiques ont été préalablement menés pour tester la résistance des probiotiques aux conditions gastriques et leurs viabilités en conditions intestinales. Toutefois ces modèles souffrent de limites méthodologiques, et un essai mené sur animaux se révèle nécessaire pour approfondir la compréhension du mode d’action du probiotique commercial concerné. Enfin, cet essai permettra de recueillir une matrice biologique (tissu d’iléons) pour réaliser des essais de challenges ex vivo (stimulation au lipopolysaccharides (LPS) issus de Escherichia coli par exemple) permettant de renforcer cette approche mécanistique sans recourir à des animaux supplémentaires infectés.
Réduction
Concernant notre étude mécanistique, lors de la phase de prélèvements à 28 jours d’âge, 16 animaux seront abattus (8 cages par traitement et 2 animaux par cage prélevés) pour chaque traitement expérimental (ntot=16*6=96). Des échantillons de contenus et tissus jejunal, iléal et cécal seront prélevés pour chaque animal. Lors de la saignée, le sang sera également récupéré pour l’obtention de sérum. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires repose ici sur les enseignements issus de l’essai précédemment réalisé, présentant un protocole similaire mais des modalités expérimentales nutritionnelles différentes. Les résultats et la variabilité obtenus lors du comptage de colonies en boîte de Pétri ont permis de montrer que le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir une puissance statistique de 80% était de 16 animaux (contre 24 animaux utilisés lors du précédent essai). Concernant notre approche zootechnique avec mesure du gain de poids individuel et de la consommation d’aliments, un minimum de 30 animaux non prélevés par traitement apparaît nécessaire. Dans notre cas, 30 animaux seront donc dédiés au suivi zootechniques pour chaque groupe jusqu’à j35. En effet, entre 50 et 51 animaux élevés par groupe auxquels ont déduit 16 animaux euthanasiés pour prélèvement et 5 animaux morts en cours d’élevage (mortalité globale de 10% pour intégrer les risques du challenge nutritionnel généré). On obtient le nombre de 30 poulets suivis par groupe. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour détecter de potentielles différences statistiques de poids vifs entre les 6 traitements.
Raffinement
Dans cette expérimentation, le principe de raffinement est assuré par plusieurs voies. Pour ce faire les animaux sont élevés à plusieurs en cages aux normes (Directive 1999/74/CE) et enrichies (Directive 2010/63/UE, Décret n°2013-118) d’un système de balles pendues ce qui permet aux animaux d’élargir leur gamme d’activité. Des gamelles comprenant l’aliment tassé seront également rajoutées sur quelques jours en plus des mangeoires car elles facilitent la prise alimentaire et permettent d’enrichir le répertoire comportemental des animaux (déplacement des gamelles observé chez les poulets les plus âgés et zone de repos quand elles sont vidées). Dans un souci de réduction de l’angoisse et du stress des animaux élevés en cages, l’animalerie a été construite de telle sorte que les animaux puissent interagir entre eux au sein des cages ou entre cages adjacentes : ils se voient, s’entendent et peuvent se toucher. Pendant toute la durée de l’élevage, les animaux sont élevés dans des conditions d’ambiance optimales de température, d’humidité et de luminosité en accord avec les recommandations des sélectionneurs. Un tel dispositif d'élevage en cage sans accès à un parcours assure une bonne répétabilité des mesures (plusieurs cages utilisées par traitement, dans les mêmes conditions d'élevage ce qui limite la variabilité) et permet de mieux contrôler les conditions d’ambiance. Le dispositif en cages grillagées utilisé permet également l’élimination régulière des fientes dans des bacs de récupération. Cela permet ainsi aux animaux de ne pas être en contact avec leur déjection. Pour réduire toute nuisance liée au caractère peu digestible de l’aliment distribué, une attention particulière sera accordée à l’aspect du cloaque des poulets. Une fois par semaine (lors des pesées des animaux), un score cloacal sera évalué pour chaque individu (lors des pesées). Si plus de 30% des poulets présentent un cloaque sale (score 3), le système d’abreuvement sera purgé et les abreuvoirs et coupelles scrupuleusement nettoyés. Si un score supérieur à 60% des individus est obtenu, nous jugeons que les diarrhées sont trop importantes et mettront un terme à l’essai en repassant (avec transitions alimentaires) sur un aliment commercial. Enfin, un contrôle du comportement social des animaux, de leurs vocalises et de leur répartition spatiale sera effectué quotidiennement (grille de point limites utilisée).
Choix des espèces
La filière avicole recherche de nouvelles solutions pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage tout en améliorant la santé digestive des animaux. En agissant sur l’ecosystème microbien et l’épithélium digestif, les probiotiques représentent des solutions à ce défi. L’utilisation de probiotiques à l’efficacité démontrée in vivo sur l'espèce concernée (ici le poulet de chair) apparaît donc fondamentale dans le cadre de démarches préventives de gestion de la santé animale et dans un contexte d’utilisation de formules alimentaires diversifiées. Les animaux seront élevés du stade de poussin d'un jour (achat auprès d'un couvoir) jusqu'à 35 jours comme en conditions d'élevage standard avec souches à croissance rapide. Les prélèvements visant à évaluer la santé digestive seront effectués à 28 jours, période à partir de laquelle on considère que le tractus digestif est mature.
Renouvellement projet Production et contrôle d’un vaccin inactivé contre la maladie hémorragique virale du lapin (forme variante et forme classique de la maladie)
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Objectifs
La maladie hémorragique virale (VHD ou viral hemorrhagic disease) dans sa forme classique a émergé en 1984 en Chine et est apparue en France durant l’été 1988. Il s’agit d’une hépatite virale du lapin sauvage ou domestique due à un calicivirus. La VHD est enzootique dans les populations de lapins sauvages d’Europe, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Sa transmission a lieu essentiellement par voie orofécale et par contact direct. Elle fait partie des maladies transmissibles des lagomorphes considérées comme majeures du point de vue socioéconomique (liste B des maladies notifiables à l’OIE). Il n’existe aucun traitement contre cette affection. Dans sa forme classique elle est habituellement responsable de 30 à 90 % de mortalité. Après une incubation de 2 à 5 jours, le lapin meurt. Seul le développement de vaccins efficaces permet de la contrôler et d’enrayer des pertes économiques importantes. Depuis 2010, des analyses phylogénétiques ont permis de mettre en évidence l’apparition d’un nouveau variant génétiquement distant des autres calicivirus connus. Les foyers se sont multipliés dans l’ouest de la France puis cette forme variante de la maladie a rapidement diffusé vers l’Est et a touché les pays voisins. Depuis 2017 une augmentation de la virulence de ce virus est rapportée avec des taux de mortalité comparables à ceux de la souche classique. Notre laboratoire a développé un vaccin permettant de lutter contre les deux formes de la maladie, il contient d’une part la souche classique inactivée de la VHD et d’autre part la souche variante inactivée de la VHD. Ce vaccin a reçu une première autorisation de mise sur le marché délivrée par l'agence du médicament français, puis par différentes agences d'autres pays. Il est notamment le seul autorisé contre la VHD en Australie, au Canada et à Singapour. Notre objectif est de produire et de contrôler des lots commerciaux de ces vaccins. Pour cela, 4 procédures expérimentales impliquant des animaux sont nécessaires : - la production des foies de lapins infectés pour la fabrication des lots de principe actif du vaccin, - le contrôle d'inactivation des lots de principe actif sur lapins, - le contrôle d'efficacité libératoire des lots de vaccins (activité-épreuve sur lapins) - l'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la protection des lapins contre la maladie hémorragique virale grâce à la production et au contrôle des lots commerciaux de ces vaccins.
Procédures
_ injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre, 3 piqûres maximum par animal) _ prises de sang (20 secondes par piqûre, 1 piqûre maximum par animal)
Impact sur les animaux
_ maintien en animalerie _ piqûres pour les injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre) _ piqûres pour les prises de sang (20 secondes par piqûre) _ symptômes de la VHD (hépatite virale, abattement, difficultés respiratoires, saignements, mortalité)
Devenir
Les procédures nécessitent la mise à mort des animaux en fin d'essai afin de réaliser les prélèvements d'organes nécessaires.
Remplacement
Production : Tous les essais de multiplication du RHDV en culture cellulaire ou sur oeufs embryonnés de poulet, qui auraient permis de s’affranchir de l’animal pour la production du vaccin inactivé, sont restés infructueux. Pour obtenir du virus RHDV, la maladie doit donc impérativement être reproduite expérimentalement chez des lapins sains et sensibles par inoculation d’un broyat d’organes de lapins infectés. Cette méthode de production est celle indiquée par la monographie de la pharmacopée européenne dans le cadre de la préparation d’un vaccin inactivée de la VHD, ainsi que dans le manuel terrestre de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Contrôles : Dans le cadre de la libération des lots de vaccins par le laboratoire, les contrôles obligatoire à effectuer sur l’animal sont le contrôle de l’inactivation du principe actif et le contrôle de l’efficacité du vaccin. L'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain nécessite de réaliser des essais directement sur lapin.
Réduction
Les nombres d'animaux utilisés dans les différentes procédures sont ceux imposés par la pharmacopée européenne (monographie du vaccin inactivé contre la VHD) et le dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin.
Raffinement
Les lapins sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de tuyaux en PVC pour jouer et se cacher, de plate-formes de repos. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Distribution de pebble toys (gallettes de fruits compressés).
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible* du vaccin, sensible au virus de la maladie hémorragique virale du lapin. *espèce à laquelle le vaccin est destiné Les lapins utilisés sont âgés de 4 semaines ou plus, âge de sensibilité au virus de la VHD.
Evaluation de la tolérance de formulations destinées aux animaux
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Chiens : 450
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer la sécurité des produits pharmaceutiques, d'hygiène et des compléments alimentaires destinés aux animaux domestiques, notamment chez le chien et le chat. Ces études, de nature répétitive, sont essentielles pour garantir l'absence de toxicité potentielle et la marge de sécurité des produits. Elles répondent aux questions scientifiques sur le produit et fournissent les réponses aux questions des autorités nationales des pays dans lesquels le produit est commercialisé. Le projet respecte les directives et lignes directrices européennes, notamment le règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relatif aux médicaments vétérinaires et la ligne directrice VICH GL43. Les essais évaluent la tolérance systémique et locale des produits selon les conditions d'utilisation recommandées (dose et voie d'administration), mais aussi en surdosage et/ou sur une période de traitement prolongée pour identifier d'éventuels effets indésirables. Dans certains cas, des études préliminaires sont également menées pour sélectionner des formulations ou des doses pour des produits en développement. Les animaux sont suivis régulièrement et des examens complémentaires sont effectués. Le protocole est adapté réglementairement, scientifiquement et éthiquement à chaque étude, en justifiant le choix de l'espèce, le nombre d'animaux, la voie d'administration et la dose.
Bénéfices attendus
Les analyses d'innocuité des produits d’essai sont menées dans le respect des recommandations éthiques en vigueur pour la manipulation animale, ont pour but premier de documenter la toxicité éventuelle du produit, les effets potentiellement dangereux ou indésirables dans les conditions d'emploi prévues chez l'animal. les protocoles sont conçus de manière à ce que les animaux de l'étude n'encourent aucune lésion dommageable. En conséquence, les protocoles sont conçus de manière à ce que les animaux de l'étude n'encourent aucune lésion dommageable. Par ailleurs, pour les tests exploratoires, l’approche séquentielle sera réalisée afin de déterminer s’il y a des effets indésirables sur un faible nombre d’animaux. Les bénéfices directs majeurs sont: • De garantir la santé et le bien-être de l'espèce animale cible • D'établir la marge de sécurité thérapeutique • De définir une posologie sûre et bien tolérée • De fournir des données importantes qui orienteront les essais cliniques ultérieurs. • Les bénéfices s'étendent à la santé publique et environnementale L’analyse rétrospective indique que nos produits sont testés à un stade avancé et maîtrisé de développement. Aucun effet dommageable n’a été observé au cours des précédents projets.
Procédures
Prélèvements sanguins : Deux prélèvements sanguins sont prévus, un en début d'étude et un en fin d'étude (Une minute chacune). Des prises de sang additionnelles pourront être réalisées, si nécessaire, afin de surveiller l'état de santé de l'animal (Une minute, en respect des recommandations éthiques). Limitation éthique : Ces prélèvements ne devront pas dépasser les recommandations éthiques, soit un volume maximal de 7,5% du VTC (Volume Total Circulant) par période de 3 jours. Anesthésie/Sédation : Injection d'un tranquillisant (une à deux injections par animal, durée 30 secondes), d'un anesthésique et éventuellement un analgésique. Prélèvements d'urines : Deux prélèvements d'urines seront effectués au cours de l'étude par cystocentèse (Durée 15 minutes). Si des prélèvements complémentaires sont réalisés, elles se feront en respect des recommandations éthiques. Administration du produit d'essai : Le produit peut entre-autres, être administré par injection (2 à 3 minutes selon la nature du produit).
Impact sur les animaux
Nuisances transitoires Ces nuisances sont temporaires (quelques heures au plus) et inhérentes à la manipulation et au suivi de base. Contrainte de Manipulation et Stress lié à la contention, à la séparation transitoire avec les congénères (dans les laboratoires pour les manipulations, ou lorsque l’on veut évaluer la prise alimentaire de l’animal et qu’il est isolé durant le moment de l’alimentation). Administration du Produit et inconfort ou irritation temporaire et localisée au moment de l'administration. Prélèvements biologiques ( prises de sang, prise d’urines) Inconfort lié à la piqure, soit lors de l’administration du produit ou pour l’injection du produit anesthésique ou antalgique (notamment pour les prélèvements d’urine qui sont réalisées sur animaux anesthésiés) Stress lié au prélèvement sanguin de manière vigile Nuisances persistantes Elles sont potentiellement imputables au produit d'essai, elles durent quelques jours tout au plus. Elle peuvent causer un inconfort modéré à l'animal mais ne mettent pas en cause l'état général de celui-ci. Exemples: rougeurs, irritation temporaire liée à l'administration du produit.
Devenir
Les animaux ré-intègrent la colonie de l’établissement utilisateur Le nombre indiqué dans la demande ne représente pas le nombre réel du projet, car les animaux qui entrent dans plusieurs études sont comptabilisés plusieurs fois dans la procédure.
Remplacement
La mise en place de la procédure expérimentale se justifie préalablement, soit par l’absence avérée de méthode alternative équivalente, soit par une obligation règlementaire et éventuellement pour ces deux raisons simultanément. Nos protocoles sont réalisés sur des animaux en bonne santé et représentatifs de l'espèce cible du produit d'essai, conformément à la ligne directrice VICH GL 43.
Réduction
Le principe de la Réduction du nombre d’animaux visant à minimiser le nombre d'animaux utilisés tout en garantissant la validité statistique des résultats est mis en place. 1. Concrètement, une justification préalable du nombre d'animaux nécessaire est réalisée avant chaque procédure 2. La réutilisation des animaux dans les limites éthique et en respect du bien-être animal est appliquée Le nombre d'animaux déclarés ne correspond pas au nombre d'animaux réellement impliqués dans les procédures. Un animal peut être réutilisé dans le cadre du projet, sous réserve d'une évaluation rigoureuse de la sévérité réelle encourue lors des dernières études. De plus, le choix de l'animal pour une procédure sera soumis à l'évaluation d’un vétérinaire de l’établissement utilisateur, en se basant sur des critères spécifiques tels que le cumul des procédures déjà effectuées, la réaction et le comportement général de l'animal au sein de la colonie et le délai nécessaire pour évacuer la molécule testée lors des dernières études.
Raffinement
Toutes les mesures visant à minimiser la douleur, la souffrance, la détresse et l'inconfort des animaux tout au long de leur vie dans le cadre du projet ont été mises en place. Ceci se traduit comme suit: Préparation et Procédures · Acclimatation & Habituation : Mise en place de l'acclimatation des animaux et habituation progressive aux gestes techniques avant les procédures, dès que cela est possible · Renforcement Positif : Utilisation des systèmes de récompenses pour faciliter la coopération lors des actes techniques. · Gestion de la Douleur : Assurer l'application systématique de méthodes d'analgésie et d'anesthésie si un acte provoque un inconfort. · Points Limites : Appliquer des points limites spécifiques dans chaque étude pour arrêter l'expérience avant tout signe de souffrance. Environnement et Soins · Enrichissement : Assurer la présence d'enrichissements et prévoir des périodes de jeux/activités sociales selon nos procédures internes Éthique · Réhabilitation : Pour tous les animaux éligibles après la fin de leur utilisation.
Choix des espèces
Conformément aux exigences réglementaires, les études sont menées sur l'espèce de destination, à la posologie préconisée ou des multiples de celle-ci allant au maximum jusqu’à 5x la dose. L'analyse rétrospective des cinq dernières années et les prévisions de développement des prochains produits confirment que les besoins pour la présente demande d'autorisation de projet ne concerne exclusivement que les espèces chien et chat. Ce sont des animaux dont le stade de développement varie du jeune sevré à l’animal adulte, l’âge sera dépendant du type de test et du produit d’essai envisagé.
Création de lignées murines originales
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Objectifs
Les équipes des instituts de recherche utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez la souris, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées sous une forme similiaire chez des patients humains, à évaluer des stratégies thérapeutiques adaptées en conséquence. La plateforme a pour objectif la génération de tels modèles murins transgéniques sur site, par approche Crispr/Cas 9.
Bénéfices attendus
L'application du système Crispr/Cas9 à l'embryon de souris permet l'obtention de souris d'intérêt génétiquement modifiées dans des délais courts, en utilisant peu d'animaux (de part l'efficacité des réactifs utilisés), et ce directement dans un fonds génétique d'intérêt donné. Les lignées génétiquement modifiées créées par notre plateforme sont des modèles de choix pour la communauté scientifique. En effet, ce sont des modèles pour la recherche fondamentale, mais aussi des modèles de pathologies humaines servant à mieux comprendre les processus de développement de ces maladies et voire même à tester des molécules/médicaments afin de valider (ou invalider) des cibles thérapeutiques potentielles.
Procédures
Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs seront herbergés en situation d'isolement sur 5 ans. Les femelles donneuses seront soumises à une stimulation hormonale (2 injections intra-péritonéales (durée inférieure à 5 secondes) à 48h d'intervalle). Les femelles receveuses recevront des embryons par transfert d'embryons dans l'oviducte sous anesthésie générale (durée de l'intervention inférieure à 40min). Les souriceaux fondateurs seront suivis pour de potentiels phénotypes dommageables. Les souriceaux issus des accouplements des fondateurs seront suivis pour de potentiels phénotypes dommageables.
Impact sur les animaux
Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs sont hébergés en situation d'isolement intermittent entre deux périodes d'accouplement, ces accouplements n'ayant lieu que sur des périodes courtes (une nuit) pour permettre le contrôle et la synchronisation de l'initiation des pseudo-gestations (dans le cas des mâles vasectomisés) ou pour permettre la production d'embryon un jour donné (dans le cas des mâles reproducteurs). L'isolement peut générer de l'anxiété, la souris étant un animal vivant en groupes sociaux. Les femelles pseudo-gestantes peuvent faire l'objet de douleurs post-chirurgicales suite à la réimplantation des embryons. Les animaux issus de ces manipulations peuvent potentiellement avoir un phénotype dommageable. Une fiche de suivi sera attribuée à chacun d'entre eux.
Devenir
Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs en situation d'isolement seront mis à mort par inhalation de CO2 via un système dédié avant qu'ils aient 12 mois. Les femelles donneuses sont mises à mort par dislocation cervicale afin de récolter les embryons post-mortem. Les femelles receveuses ne peuvent pas être sujettes à un deuxième transfert d'embryons, elles sont donc mises à mort par inhalation de CO2 via un système dédié en fin de procédure.
Remplacement
Il est impossible de remplacer l'utilisation de ces animaux, la génération de nouveaux modèles murins transgéniques impose l'utilisation d'animaux donneurs/receveurs d'embryons.
Réduction
La création de nouvelles lignées transgéniques sera limitée aux lignées qui ne sont pas disponibles, que ce soit sous forme respirante, d'embryons congelés, ou de semence congelée. L'estimation des nombres maximum d'animaux à utiliser dans ce projet a été faite en se basant sur la litterature scientifique. La grande effiacité des réactifs utilisés et des techniques de reproduction permettent de diminuer drastiquement le nombre d'animaux utilisés pour la génération d'une lignée
Raffinement
La potentielle douleur liée à la procédure de transfert d'embryons est prise en charge par une injection d'analgésie, et fait l'objet d'un suivi étroit des animaux.
Choix des espèces
Pas d’autres possibilités que l’utilisation de souris pour la production de lignées de souris génétiquement modifiées. Les animaux utilisés sont des reproducteurs à l'âge adulte pour les femelles receveuses,les males vasectomisés et les mâles reproducteurs, aprés la puberté et avant tout vieillissement. Les femelles donneuses utilisées sont des femelles impubéres (4 semaines) pour faciliter l'efficacité du traitement de superovulation.