Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : projets autorisés en janvier 2026 (02/02/2026)

291 contenus
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 165
Souffrances
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 165
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Devenir
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Objectifs

Ce projet a pour objectif de déterminer les conditions à respecter pour mettre en place des suivis sanguins longitudinaux dans les protocoles d’expérimentation animale sur poissons (volume de sang à prélever, temps de régénération sanguine, qualité de la régénération sanguine). Ce travail permettra de proposer un référentiel quant à la réalisation de prélèvements sanguins pour la truite Arc-en-ciel, assurant un respect à la fois de la physiologie particulière de l’animal, de la qualité des résultats expérimentaux obtenus et du bien-être animal. Pour les futures procédures expérimentales impliquant des truites Arc-en-ciel, ce nouveau référentiel garantira à la fois une réduction du nombre d’animaux utilisés (les suivis longitudinaux nécessitant moins d’animaux) et un meilleur raffinement expérimental (influence de prises de sang répétés sur les résultats).

Bénéfices attendus

L’absence de consensus quant au volume de sang que l’on peut prélever sur une truite, et quant à la vitesse de régénération sanguine pour cette espèce, est une contrainte majeure pour rédiger des protocoles expérimentaux plus en phase avec les exigences actuelles de réduction du nombre d’animaux utilisés, et de raffinement des protocoles expérimentaux. Ce projet a vocation à répondre aux questions suivantes : (1) Quel volume de sang peut-on prélever chez la truite Arc-en-ciel, en prélèvement unique ? en prélèvement multiple ? (2) Quelle est la durée de régénération sanguine chez la truite Arc-en-ciel à 14 °C, en fonction de la quantité de sang prélevée ? (3) Comment évolue la composition sanguine (maturité, taille et quantité des hématies) au cours du temps suite à un prélèvement sanguin ? Cette étude participera à l’établissement de nouvelles recommandations pour les poissons en expérimentation animale.

Procédures

Les animaux seront soumis uniquement à des prélèvements sanguins répétés, tous effectués sous anesthésie générale, par un personnel qualifié et expérimenté. En fonction des groupes, il y aura de un à trois prélèvements sanguins le premier jour. Ensuite, tous les poissons seront prélevés une seule fois 24h plus tard, puis une fois tous les mois pendant 3 mois.

Impact sur les animaux

Les nuisances prévues sont les ponctions de sang répétées dans le sinus veineux caudal, sous anesthésie générale. La douleur correspond à la piqure d’une aiguille.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure.

Remplacement

L’objectif étant d’évaluer l’impact clinique, zootechnique et biologique de prélèvements de sang plus ou moins importants ou de prélèvements répétés chez la truite Arc-en-ciel, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’existe pas actuellement de modèle qui permettrait de s’affranchir de ces manipulations.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre minimum de poissons nécessaires pour répondre à la question de recherche autour de la quantité de sang qui peut être prélevée chez la truite Arc-en-ciel. Pour ce faire, nous avons utilisé une méthode statistique paramétrique s’appuyant sur les données hématologiques obtenues lors d’une première expérimentation (permettant notamment une meilleure qualification de la variabilité des données). Chaque poisson sera identifié par puce électronique, ce qui permet de réduire le nombre de poissons qui seront utilisés dans le cadre de cette expérimentation, par rapport à une approche qui ne s’appuierait que sur des moyennes de groupe. Par ailleurs, il n’y a pas de lots pour lesquels serait réalisé un prélèvement de sang délibérément excessif (pas de groupe témoin positif) : chaque procédure évaluée devrait permettre de conclure sur la durée de récupération des animaux, et l’absence d’effets significatifs sur leur santé.

Raffinement

Les animaux sont observés chaque jour durant toute la durée du protocole. Les points limites sont : (1) les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine ; (2) la santé des poissons. L’application d’une grille de score clinique adaptée permettra d’évaluer la santé des poissons chaque jour. En cas d’atteinte significative, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés. Dans les bacs, la densité en poissons sera limitée. Par ailleurs, chaque bac est enrichi de structures permettant aux poissons de se cacher. Une période d’acclimatation longue permet de s’assurer d’une bonne adaptation des poissons à leur environnement, d’un ordre hiérarchique stable et défini, et ainsi d’une meilleure résilience des animaux face aux procédures expérimentales (notamment les cycles pêches/anesthésies) qui pourraient biaiser les résultats. Pour améliorer les conditions de vie des poissons, le recours à des bacs de taille importante, permettant de loger un plus grand nombre d’animaux en même temps a été privilégié, car une population trop petite exacerbe les comportements de prédation entre poissons. De même, un travail sur la réduction de l’intensité de l’éclairage au-dessus des bacs permet d’obtenir des animaux plus calmes (une lumière trop forte est une source de stress pour les poissons). Enfin, le choix des volumes de sang que l’on pourrait prélever chez la truite a été défini en s’appuyant sur des travaux antérieurs sur le poisson et les mammifères. Concernant les procédures expérimentales, des précautions particulières seront mises en œuvre pour limiter tout stress aux poissons (ce dernier pouvant impacter les paramètres hématologiques notamment) : réalisation de pêches calmes et lentes, mise en place d’une sédation des animaux dans des bassins intermédiaires , réalisation d’une anesthésie profonde pendant la réalisation de prises de sang, réalisation des prises de sang par un personnel expérimenté, surveillance attentive pendant toute la procédure de chaque animal par un personnel compétent et expérimenté.

Choix des espèces

La truite Arc-en-ciel est l’espèce modèle de notre structure d’expérimentation animale. C’est un salmonidé d’eau douce. Les salmonidés sont les espèces piscicoles les plus fréquemment rencontrées en aquaculture en Europe. La truite est également un modèle habituel dans les laboratoires d’expérimentation animale. Les truites utilisées pèseront plus de 200g, un poids conforme à ce qui est habituellement rencontré en expérimentation animale pour la réalisation de prise de sang. A ce poids (200g), les animaux sont considérés comme physiologiquement proches des animaux d’un poids plus élevé (hors période de gamétogenèse).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Saumons : 6000
Souffrances
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 6000
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Devenir
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 6000

Objectifs

Afin d’assurer la durabilité de l’aquaculture, il est nécessaire de réduire la dépendance aux farines et huiles de poissons. Les aliments alternatifs à base de protéines et huiles végétales peuvent limiter la croissance des poissons. Les coproduits de thon, représentant jusqu’à 65 % du poisson non commercialisé, constituent une ressource alternative intéressante et ont montré leur efficacité sur les performances des poissons. Cependant, le thon et ses coproduits peuvent contenir du mercure, souvent sous forme de méthylmercure, en quantité supérieure aux seuils réglementaires pour l’alimentation humaine et animale. Ce composé, facilement absorbé et lentement éliminé, s’accumule dans les tissus et exerce une toxicité liée à son effet pro-oxydant. Il perturbe les défenses antioxydantes, induit un stress oxydant et une réponse pro-inflammatoire, en particulier durant les stades précoces du développement. Chez les poissons, peu d’études ont examiné les conséquences d’une exposition alimentaire précoce au méthylmercure sur les mécanismes de défense antioxydante et inflammatoire. Le sélénium, élément trace essentiel présent également dans le thon, joue un rôle clé dans la régulation du stress oxydant et pourrait limiter la toxicité du méthylmercure. Il favorise la déméthylation du méthylmercure, accélère son excrétion et stimule l’expression de gènes antioxydants et de détoxication. Le statut en sélénium des géniteurs pourrait ainsi moduler la sensibilité de leur descendance à l’exposition au mercure. Mieux comprendre cette interaction est essentiel pour évaluer les risques liés à l’incorporation de coproduits de thon dans les aliments aquacoles, dans une perspective de durabilité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’acquérir des connaissances nouvelles sur les interactions entre mercure et sélénium, notamment sur les mécanismes antioxydants et les voies de détoxication impliquées. Les résultats attendus contribueront à : 1) mieux comprendre les effets d’une exposition alimentaire au méthylmercure chez les poissons pendant les stades précoces du développement ; 2) préciser le rôle du sélénium parental dans la tolérance et la protection de la descendance ; 3) évaluer la faisabilité d’utiliser des coproduits de thon dans les régimes destinés à l’aquaculture sans compromettre la sécurité sanitaire ni la performance des poissons. Au-delà des retombées pour la filière aquacole, ces travaux apporteront également des éléments utiles à l’évaluation des risques liés à l’exposition alimentaire au méthylmercure dans les populations humaines, en particulier chez les jeunes enfants. L’expérimentation proposée s’inscrit ainsi dans une démarche de durabilité intégrant à la fois la santé animale, la santé humaine et la protection de l’environnement.

Procédures

Les alevins, d’un poids moyen initial d’environ 100 mg, seront exposés pendant 21 jours à un aliment expérimental contenant du méthylmercure, à une concentration de 2 mg de mercure par kg d’aliment. À l’issue de cette période, ils seront soumis à une privation alimentaire de 16 heures avant l’échantillonnage, correspondant à un dernier repas distribué à 17 h, suivi d’une nuit sans alimentation. Le lendemain matin à 9 h, les animaux seront euthanasiés dans un bain de tricaïne (150 mg/L), puis pesés et prélevés.

Impact sur les animaux

Les alevins seront exposés à un aliment supplémenté en méthylmercure à une concentration de 2 mg/kg, correspondant à quatre fois la limite légale pour les aliments aquacoles et à environ quatre fois la teneur maximale attendue pour un aliment intégrant des coproduits de thon faiblement contaminés. Cette concentration a été choisie pour provoquer un stress oxydant et inflammatoire mesurable tout en évitant la mortalité et des effets sévères sur le métabolisme. Les effets indésirables potentiels sur les poissons incluent un stress oxydant léger, une possible altération temporaire du métabolisme antioxydant et des réponses inflammatoires légères. Aucun effet grave n’est attendu, car la dose a été validée par des essais antérieurs chez la truite à différents stades de développement. La survie, la croissance et le comportement alimentaire devraient rester globalement normaux. Ainsi, les effets indésirables attendus sont jugés légers et transitoires, correspondant à un stress physiologique contrôlé permettant d’atteindre les objectifs scientifiques.

Devenir

Les 6000 poissons mis en expérimentation seront euthanisés et prélevés pour analyse afin d’évaluer le rôle protecteur du statut parental en sélénium vis-à-vis de la toxicité du méthylmercure chez les alevins de truite arc-en-ciel.

Remplacement

Le remplacement n’est pas possible, car l’étude des effets d’un régime alimentaire chez un animal ne peut pas se faire in vitro ou par des systèmes de mesures informatiques.

Réduction

Le nombre d’alevins a été calculé pour obtenir des données fiables sur la croissance, le métabolisme et la biodynamique du mercure tout en utilisant le minimum d’animaux nécessaire. La conception expérimentale, incluant la répartition des lots parentaux et des régimes testés dans plusieurs bassins, permet de maximiser l’information obtenue par animal et de limiter le nombre total de poissons utilisés.

Raffinement

Toutes les conditions d’élevage ont été optimisées pour le bien-être des alevins : température contrôlée (17 ±1 °C), photopériode naturelle, densité conforme aux recommandations physiologiques, renouvellement continu de l’eau, et alimentation à satiété visuelle plusieurs fois par jour. Le suivi du bien-être animal sera réalisé par la mise en place d'une fiche d'évaluation et de points limites adaptés. Les manipulations seront limitées au strict nécessaire et effectuées par du personnel formé. Les prélèvements pour analyses seront réalisés après euthanasie et conforme aux recommandations en vigueur, afin de limiter la souffrance. Les mesures de l’environnement et de l’aliment permettent de minimiser l’exposition au mercure et de réduire le risque de stress supplémentaire pour les poissons.

Choix des espèces

En plus d'être la principale espèce piscicole produite en France, la truite arc-en-ciel est un poisson à gros oeufs riches en sélénium. Les animaux utilisés seront des alevins de truite arc-en-ciel, qui commencent à s'alimenter, avant que les réserves vitellines endogènes ne soient totalement épuisées. Les alevins seront nourris avec les régimes expérimentaux pendant 3 semaines, jusqu’à résorption complète des réserves vitellines. Ce stade de développement a été choisi car : -Les stades précoces sont particulièrement sensibles aux effets du méthylmercure, notamment en termes de stress oxydant et de réponse inflammatoire, ce qui permet de mettre en évidence des différences liées au statut en sélénium parental. -Les réserves vitellines fournies par la mère permettent un apport initial en sélénium, ce qui est nécessaire pour étudier l’influence du statut parental sur la tolérance à l’exposition alimentaire au mercure. -L’alimentation exogène à ce stade permet un contrôle précis de l’apport en méthylmercure et en sélénium, ce qui est essentiel pour évaluer la biodynamique d’accumulation et d’élimination du mercure. Ainsi, l’utilisation des alevins à ce stade permet de répondre directement aux objectifs du projet tout en limitant l’exposition à des stades plus avancés et donc en réduisant le nombre total d’animaux nécessaires.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 60
Souffrances
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 60
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Devenir
 60
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Objectifs

Etudier la réponse sérologique de poulet(te)s suite à la vaccination par un vaccin inactivé contre Enterococcus cecorum pour confirmer son efficacité à induire une réponse immunitaire satisfaisante pour les utilisateurs. L'interrogation réside dans l'absence de données bibliographiques sur la production d'anticorps à partir de bactérines (bactéries inactivées) du genre Enterococcus, bactéries à Gram positif connues pour être mauvais imunogènes. Il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin sous Autorisation de Mise sur le Marché contre cette bactérie, problématique émergente et devenant majeure en élevage de poulet(te)s de chair en France. Cette bactérie entraîne des troubles locomoteurs allant jusqu'à des poulet(te)s assis, des boîteries, des retards de croissance, de la mortalité, entraînant des pertes économiques importantes. Il y a une forte augmentation des troubles dûs aux enterocoques entre 2006 et 2020 (0,4% portage à 12,9%, dont 53% E. cecorum, déclaration Reseau National Observations Epidémiologiques Aviculture ). Différentes formulations de vaccins seront testées: titres antigéniques et adjuvants différents. Ce sont tous des adjuvants huileux déjà utilisés couramment en Europe dans des autovaccins et/ou vaccins ayant des autorisations de mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Il s'agit d'une preuve de concept, permettant de démontrer la production d'anticorps contre Enterococcus cecorum après vaccination des oiseaux et de comparer les différentes formulations testées. Si les résultats sont positifs, d'autres études seront engagées afin de développer un vaccin contre cette pathologie.

Procédures

les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûres) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang)

Impact sur les animaux

Les nuisances sont : _ le maintien en animalerie _ les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûre) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang) _ les réactions locales de type granulome inflammatoire de quelques mm dûes aux adjuvants (réactions classiques aux adjuvants huileux couramment utilisés en médecine vétérinaire)

Devenir

Les animaux seront proposés à l'adoption car issus de procédure légère. MODIFICATION

Remplacement

Il s'agit ici d'étudier la réponse sérologique des poulet(te)s suite à l'injection du vaccin. Il n'y a pas de méthode alternative permettant d'évaluer la réponse sérologique in vitro.

Réduction

Dans les monographies de la pharmacopée européenne pour les vaccins poulet(te)s, le test d'activité d'un lot se fait par suivi sérologique sur au moins 10 animaux vaccinés et 3 animaux témoins. Dans cette DAP nous souhaitons tester 5 formulations, avec 10 animaux vaccinés par formulation correspondant au minimum de la pharmacopée pour ce type de test, et avoir un groupe témoin de 10 animaux pour assurer d'avoir un effectif suffisant à une bonne évaluation du niveau sérologique initial des animaux non vaccinés (contrôle du niveau des anticorps contre Enterococcus du groupe non-vacciné). MODIFICATION

Raffinement

Les poulet(te)s sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de perchoirs dans chaque logement. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Les animaux sont élevés au sol, sur une litière végétale permettant le comportement naturel de grattage et leur permettant également de s'y rouler pour nettoyer leur plumage.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible du vaccin, pertinente afin d'obtenir les données sérologiques recherchées. Les animaux seront vaccinés à partir de 3 semaines d'âge, correspondant à un âge de maturité suffisante pour la production d'anticorps.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 31
Souffrances
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 31
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Devenir
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 31
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Objectifs

Le projet présenté ici a pour objectif général le maintien des lignées génétiques d’ovins allaitants à partir desquelles on étudie les réponses à la sélection sur la résistance au parasitisme gastro-intestinal. Elles représentent un modèle expérimental pour évaluer de façon accélérée les réponses qui pourraient être obtenues à long-terme dans les élevages si la résistance au parasitisme était intégrée dans l’objectif de sélection. Ces lignées ont déjà fait l’objet de nombreuses études, notamment pour déterminer les liens entre la résistance de l’hôte et les autres caractères d’intérêt zootechniques chez les ovins. D’autres études sont prévues notamment pour tester la résistance aux parasites dans des milieux moins contrôlés et pour développer des stratégies de gestion intégrée de la santé qui minimisent le recours aux traitements antiparasitaires. Or, pour développer ou maintenir les lignées, une nouvelle génération doit-être produite en s’appuyant sur des index actualisés à partir de nouvelles mesures phénotypiques. Dans le cas de la résistance au parasitisme, les phénotypes sont obtenus à l’issue d’un protocole standard d’infestation artificielle. Dans ce projet, nous souhaitons appliquer ce protocole pour évaluer la résistance au parasitisme de mâles candidats issus de la dernière génération des lignées afin d’actualiser les index de nos animaux et de sélectionner les futurs reproducteurs qui serviront à produire la prochaine génération.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre d’évaluer la valeur génétique des béliers candidats en termes de résistance au principal parasite gastro-intestinal (H. contortus), afin de sélectionner les béliers les plus extrêmes en tant que reproducteurs pour produire une nouvelle génération de nos lignées expérimentales. A plus long-terme, la confirmation de l’intérêt de la sélection pour la résistance contribuera à l’essor de la voie génétique. Un des principaux bénéfices attendu du projet est de contribuer à la réduction de l’utilisation de traitements antiparasitaires en élevage. Du fait de leur faible excretion d’œufs dans les fèces, les animaux résistants limitent la contamination des pâtures et l’infestation des autres animaux. Cette réduction du risque parasitaire permet de réduire le nombre de traitements ou de traiter de façon ciblée les animaux les plus vulnérables. Par rapport à un phénotypage d’animaux au pâturage exposés à des infestations naturelles, la stratégie de sélection actuelle basée sur un phénotypage à partir d’infestation artificielles dans des conditions contrôlées permet d’évaluer la résistance de façon plus précise, moins risquée sur le plan de la santé et du bien-être, et à partir d’effectifs limités. Enfin, en s’intégrant dans une gestion durable du parasitisme, la sélection contribue à la performance des élevages herbagers. Il s’agit d’un enjeu du point de vue de la transition agroécologique (via la réduction de la consommation de concentrés). L’élevage à l’herbe apporte aussi un bénéfice du point de vue du bien être des animaux dans la mesure où le pâturage favorise généralement l’expression des comportements naturels des ovins par rapport à l’élevage en bergerie.

Procédures

Sur l’ensemble de la période expérimentale de 12 semaines, chaque animal aura 6 prélèvements de fécès (moins d’une minute) et 4 prélèvements de sang (quelques secondes). En cas, d’animal vide, une nouvelle tentative de prélèvement de feces sera réalisée 3 à 4 heures plus tard. Au maximum, trois tentatives seront réalisées.

Impact sur les animaux

L’infestation des béliers par le parasite produit nécessairement des effets négatifs sur leur santé : léthargie, manque d’appétit, augmentation de la prise de boisson, tachycardie, augmentation de la fréquence respiratoire et anémie. Cependant, la plupart de ces signes cliniques ne sont généralement pas observés lors d’infestations en conditions contrôlées. Dans ce contexte, la faiblesse des effets négatifs sur la santé s’explique par le nombre limité d’infestations à dose unique, la faible durée de ces infestations (par rapport à des périodes de pâturage) et les conditions d’élevage en bergerie. Les prélèvements de sang peuvent engendrer un hématome ainsi qu’une légère douleur au niveau du site de prélèvement. Enfin il y aura un léger stress des animaux liés à la contention.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les béliers poursuivront leur phase d’élevage soit pour la reproduction des lignées, soit pour être destinés à la vente.

Remplacement

On ne peut pas remplacer l’hôte (ovin) pour la réalisation du cycle parasitaire et l’étude de l'impact de la sélection à la résistance aux parasites sur les autres fonctions biologiques de l’hôte.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans le projet est déterminé selon trois critères pour la sélection : le maintien de la divergence génétique entre lignées en termes de résistance au parasitisme, la représentation d’une diversité génétique pour limiter l’augmentation de la consanguinité, et la précision des index.

Raffinement

Les béliers sont hébergés sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Ils sont habitués à être manipulés. Les prises de sang seront réalisées à la veine jugulaire alternativement gauche et droite. La prise de sang peut potentiellement engendrer un hématome. En cas d’apparition, un baume sera appliqué. Pour la prise de fèces, suite à un pré-massage elle est effectuée par du personnel habilité munie d’un gant lubrifié pour éviter un inconfort à l’animal. Un renforcement positif avec une poignée de granulés sera donné à l’animal après les prélèvements. Différents enrichisssements seront proposés en alternance au cours de l’expérimentation : bascule (planche fixée à un cylindre), cône de signalisation, et brosse. Une surveillance visuelle est effectuée au quotidien par les agents formés et plus particulièrement pendant les phases de mesure individuelle. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux, l’animal est immédiatement traité avec un antiparasitaire et sorti de l’expérimentation.

Choix des espèces

Les parasites gastro-intestinaux sont spécifiques de leur hôte et H. contortus est le parasite provoquant le plus de dégâts en France. Comme nous souhaitons sélectionner les ovins sur la résistance au parasitisme, l’utilisation de l’espèce ovine dans cette expérience est la plus pertinente. D’autre part, des lignées divergentes sur la résistance à H. contortus n’existent que chez les ovins. Les animaux sont âgés de 1 an environ. C’est à partir de cet âge que les béliers pourront être utilisés en tant que reproducteurs dans le troupeau.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 305
Souffrances
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 305
 -
 -
Devenir
 60
 -
 -
 245

Objectifs

L’apparition de troubles digestifs est une problématique récurrente des élevages de poulets de chair dits intensifs, en lien avec les fortes capacités d’ingestion des souches d’animaux utilisées, augmentant la sollicitation du système digestif. Des facteurs de stress variés (ambiance d’élevage inadaptée, aliment de moindre qualité, manipulations…) et l’apparition de pathogènes contribuent également à l’apparition de ces troubles dits multifactoriels. Ces affections digestives réduisent les performances zootechniques des élevages (mortalité, morbidité, réduction de l’efficience alimentaire…) avec des conséquences économiques élevées. Les effets délétères de ces troubles sur l’environnement (rejets azotés dans les effluents) et sur le bien-être animal (inconfort digestif, litières humides…) sont également montrés. Des approches préventives globales sont essentielles pour lutter contre ces affections digestives. Les plans d’action mobilisés par les professionnels du milieu consistent ainsi à travailler à la fois sur la gestion des environnements d’élevage et des protocoles de nettoyage/désinfection, le contrôle de la qualité des matières premières alimentaires et des transitions nutritionnelles ou encore l’utilisation de solutions nutritionnelles. Dans un contexte où l’amélioration de la durabilité des élevages est un enjeu majeur (limitation des intrants médicamenteux, amélioration du bien-être des animaux de rente, maintien de la rentabilité économique des systèmes d’élevage…), l’utilisation d’additifs alimentaires à visée d'amélioration de la santé des animaux représente donc une voie prometteuse. L’utilisation de probiotiques, additif contenant des micro-organismes à visée santé (généralement bactéries ou levures), est largement répandue dans le secteur de la nutrition animale. Cet essai vise à valider l’intérêt d’un probiotique apporté dans l’aliment et à identifier son mode d’action par l’apport isolé de chacune des souches le constituant.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à renforcer l’arsenal de lutte préventif pour une meilleure santé intestinale, élément clé de la production (performances technico-économiques) et du bien-être animal (importance de l’intestin pour les activités métaboliques et le système immunitaire). La filière avicole est en effet en recherche constante de plans d’action pour lutter contre ces affections digestives dans le cadre d’une approche globale de préservation de la santé (Filières avicoles, 2020, numéro 839). Des modèles de digesteur in vitro suivis de mise en culture ont permis de pré-valider les capacités d’implantation du probiotique et des souches le constituant dans le tractus digestif. Les bénéfices santé de ces produits candidats (additifs autorisés sur le marché en alimentation animale) ont également pu être précédemment validés sur d’autres espèces (en ruminants notamment avec des premières méta-analyses publiées), ce qui suggère de potentiels bénéfices zootechniques. L’apport de supplémentations efficaces pour lutter contre les possibles facteurs antinutritionnels de matières premières variées pourrait permettre d’utiliser des ingrédients dits moins digestibles, mais plus durables (ressources locales, co-produits…), tout en maintenant l’efficience alimentaire des animaux et en limitant les rejets azotés. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra de mieux définir les modes d’action de probiotiques, à savoir leur rôle sur les communautés microbiennes ou la fonction barrière intestinale (inflammation, jonction serrée…). Les capacités de germination et d’implantation des spores bactériennes seront particulièrement analysées au regard de la physiologie digestive particulière du poulet de chair. Enfin cet essai permettra une comparaison des résultats entre modèles in vivo et in vitro pour améliorer l’utilisation des protocoles alternatifs à l’expérimentation animale. Les prélèvements réalisés permettront de réaliser une étude complémentaire des réponses tissulaires face a des challenges mimés au laboratoire (bactériens ou inflammatoires) via des modèles in vitro.

Procédures

Hormis des pesées régulières des animaux (pesées individuelles réalisées dans le calme), aucune intervention n'est prévue sur ces derniers animaux vivants. Seuls des abattages ciblés sont prévus pour la collecte d'échantillons biologiques digestifs.

Impact sur les animaux

L’utilisation de formules enrichies en blé et seigle peut induire une réduction des performances de croissance et des perturbations digestives comparativement à un régime formulé de façon optimale comprenant un mélange de blé et de maïs supplémentés en enzymes exogènes. L’incorporation de seigle sera toutefois limitée à 5% dans nos formules pour ne générer que des perturbations physiologiques légères. A titre de comparaison, en conditions commerciales, les apports sont généralement limités à 2,5%. De précédents essais testant l’incorporation d’enzymes exogènes ont testés des niveaux d’incorporation de seigle allant jusqu’à 25% tout en maintenant un statut sanitaire satisfaisant. Enfin l’essai précédemment réalisé testant une formule alimentaire similaire, n’a pas montré de différences significative de mortalités et croissance entre le traitement témoin et les groupes expérimentaux, suggérant que le modèle de challenge retenu reste localisé à la sphère digestive sans impact systémique.

Devenir

96 animaux seront euthanasiés pour les prélèvements Nous faisons l'hypothèse que 10% des animaux seront morts au bout de 35 jours d'élevage conformément aux résultats observés en élevage (en moyenne 5% avec des aliments commerciaux conventionnels). Ainsi 178 poulets de chair seront restants à la fin de l'essai et il est prévu qu’environ une soixantaine d’entre eux soient adoptés pour des salariés disposant de basse-cour. Les animaux restants (non prélevés et non adoptés) seront euthanasiés et leurs carcasses envoyées à l'équarissage.

Remplacement

Pour cet essai l'objectif est d'évaluer l'impact de l'ajout de ces additifs autorisés sur le marché de l'alimentation animale sur les performances et la physiologie digestive des poulets de chair en situations d’élevage légèrement dégradées. L’utilisation d’animaux est nécessairement requise pour la mesure de ces paramètres (prélèvement de sangs, contenus et tissus digestifs). Des essais préliminaires in vitro avec digesteurs statiques ont été préalablement menés pour tester la résistance des probiotiques aux conditions gastriques et leurs viabilités en conditions intestinales. Toutefois ces modèles souffrent de limites méthodologiques, et un essai mené sur animaux se révèle nécessaire pour approfondir la compréhension du mode d’action du probiotique commercial concerné. Enfin, cet essai permettra de recueillir une matrice biologique (tissu d’iléons) pour réaliser des essais de challenges ex vivo (stimulation au lipopolysaccharides (LPS) issus de Escherichia coli par exemple) permettant de renforcer cette approche mécanistique sans recourir à des animaux supplémentaires infectés.

Réduction

Concernant notre étude mécanistique, lors de la phase de prélèvements à 28 jours d’âge, 16 animaux seront abattus (8 cages par traitement et 2 animaux par cage prélevés) pour chaque traitement expérimental (ntot=16*6=96). Des échantillons de contenus et tissus jejunal, iléal et cécal seront prélevés pour chaque animal. Lors de la saignée, le sang sera également récupéré pour l’obtention de sérum. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires repose ici sur les enseignements issus de l’essai précédemment réalisé, présentant un protocole similaire mais des modalités expérimentales nutritionnelles différentes. Les résultats et la variabilité obtenus lors du comptage de colonies en boîte de Pétri ont permis de montrer que le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir une puissance statistique de 80% était de 16 animaux (contre 24 animaux utilisés lors du précédent essai). Concernant notre approche zootechnique avec mesure du gain de poids individuel et de la consommation d’aliments, un minimum de 30 animaux non prélevés par traitement apparaît nécessaire. Dans notre cas, 30 animaux seront donc dédiés au suivi zootechniques pour chaque groupe jusqu’à j35. En effet, entre 50 et 51 animaux élevés par groupe auxquels ont déduit 16 animaux euthanasiés pour prélèvement et 5 animaux morts en cours d’élevage (mortalité globale de 10% pour intégrer les risques du challenge nutritionnel généré). On obtient le nombre de 30 poulets suivis par groupe. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour détecter de potentielles différences statistiques de poids vifs entre les 6 traitements.

Raffinement

Dans cette expérimentation, le principe de raffinement est assuré par plusieurs voies. Pour ce faire les animaux sont élevés à plusieurs en cages aux normes (Directive 1999/74/CE) et enrichies (Directive 2010/63/UE, Décret n°2013-118) d’un système de balles pendues ce qui permet aux animaux d’élargir leur gamme d’activité. Des gamelles comprenant l’aliment tassé seront également rajoutées sur quelques jours en plus des mangeoires car elles facilitent la prise alimentaire et permettent d’enrichir le répertoire comportemental des animaux (déplacement des gamelles observé chez les poulets les plus âgés et zone de repos quand elles sont vidées). Dans un souci de réduction de l’angoisse et du stress des animaux élevés en cages, l’animalerie a été construite de telle sorte que les animaux puissent interagir entre eux au sein des cages ou entre cages adjacentes : ils se voient, s’entendent et peuvent se toucher. Pendant toute la durée de l’élevage, les animaux sont élevés dans des conditions d’ambiance optimales de température, d’humidité et de luminosité en accord avec les recommandations des sélectionneurs. Un tel dispositif d'élevage en cage sans accès à un parcours assure une bonne répétabilité des mesures (plusieurs cages utilisées par traitement, dans les mêmes conditions d'élevage ce qui limite la variabilité) et permet de mieux contrôler les conditions d’ambiance. Le dispositif en cages grillagées utilisé permet également l’élimination régulière des fientes dans des bacs de récupération. Cela permet ainsi aux animaux de ne pas être en contact avec leur déjection. Pour réduire toute nuisance liée au caractère peu digestible de l’aliment distribué, une attention particulière sera accordée à l’aspect du cloaque des poulets. Une fois par semaine (lors des pesées des animaux), un score cloacal sera évalué pour chaque individu (lors des pesées). Si plus de 30% des poulets présentent un cloaque sale (score 3), le système d’abreuvement sera purgé et les abreuvoirs et coupelles scrupuleusement nettoyés. Si un score supérieur à 60% des individus est obtenu, nous jugeons que les diarrhées sont trop importantes et mettront un terme à l’essai en repassant (avec transitions alimentaires) sur un aliment commercial. Enfin, un contrôle du comportement social des animaux, de leurs vocalises et de leur répartition spatiale sera effectué quotidiennement (grille de point limites utilisée).

Choix des espèces

La filière avicole recherche de nouvelles solutions pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage tout en améliorant la santé digestive des animaux. En agissant sur l’ecosystème microbien et l’épithélium digestif, les probiotiques représentent des solutions à ce défi. L’utilisation de probiotiques à l’efficacité démontrée in vivo sur l'espèce concernée (ici le poulet de chair) apparaît donc fondamentale dans le cadre de démarches préventives de gestion de la santé animale et dans un contexte d’utilisation de formules alimentaires diversifiées. Les animaux seront élevés du stade de poussin d'un jour (achat auprès d'un couvoir) jusqu'à 35 jours comme en conditions d'élevage standard avec souches à croissance rapide. Les prélèvements visant à évaluer la santé digestive seront effectués à 28 jours, période à partir de laquelle on considère que le tractus digestif est mature.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 3850
Souffrances
 -
 500
 -
 3350
Devenir
 -
 -
 -
 3850

Objectifs

La maladie hémorragique virale (VHD ou viral hemorrhagic disease) dans sa forme classique a émergé en 1984 en Chine et est apparue en France durant l’été 1988. Il s’agit d’une hépatite virale du lapin sauvage ou domestique due à un calicivirus. La VHD est enzootique dans les populations de lapins sauvages d’Europe, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Sa transmission a lieu essentiellement par voie orofécale et par contact direct. Elle fait partie des maladies transmissibles des lagomorphes considérées comme majeures du point de vue socioéconomique (liste B des maladies notifiables à l’OIE). Il n’existe aucun traitement contre cette affection. Dans sa forme classique elle est habituellement responsable de 30 à 90 % de mortalité. Après une incubation de 2 à 5 jours, le lapin meurt. Seul le développement de vaccins efficaces permet de la contrôler et d’enrayer des pertes économiques importantes. Depuis 2010, des analyses phylogénétiques ont permis de mettre en évidence l’apparition d’un nouveau variant génétiquement distant des autres calicivirus connus. Les foyers se sont multipliés dans l’ouest de la France puis cette forme variante de la maladie a rapidement diffusé vers l’Est et a touché les pays voisins. Depuis 2017 une augmentation de la virulence de ce virus est rapportée avec des taux de mortalité comparables à ceux de la souche classique. Notre laboratoire a développé un vaccin permettant de lutter contre les deux formes de la maladie, il contient d’une part la souche classique inactivée de la VHD et d’autre part la souche variante inactivée de la VHD. Ce vaccin a reçu une première autorisation de mise sur le marché délivrée par l'agence du médicament français, puis par différentes agences d'autres pays. Il est notamment le seul autorisé contre la VHD en Australie, au Canada et à Singapour. Notre objectif est de produire et de contrôler des lots commerciaux de ces vaccins. Pour cela, 4 procédures expérimentales impliquant des animaux sont nécessaires : - la production des foies de lapins infectés pour la fabrication des lots de principe actif du vaccin, - le contrôle d'inactivation des lots de principe actif sur lapins, - le contrôle d'efficacité libératoire des lots de vaccins (activité-épreuve sur lapins) - l'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la protection des lapins contre la maladie hémorragique virale grâce à la production et au contrôle des lots commerciaux de ces vaccins.

Procédures

_ injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre, 3 piqûres maximum par animal) _ prises de sang (20 secondes par piqûre, 1 piqûre maximum par animal)

Impact sur les animaux

_ maintien en animalerie _ piqûres pour les injections de vaccins, d'épreuve, de principe actif ou d'euthanasiant (5 secondes par piqûre) _ piqûres pour les prises de sang (20 secondes par piqûre) _ symptômes de la VHD (hépatite virale, abattement, difficultés respiratoires, saignements, mortalité)

Devenir

Les procédures nécessitent la mise à mort des animaux en fin d'essai afin de réaliser les prélèvements d'organes nécessaires.

Remplacement

Production : Tous les essais de multiplication du RHDV en culture cellulaire ou sur oeufs embryonnés de poulet, qui auraient permis de s’affranchir de l’animal pour la production du vaccin inactivé, sont restés infructueux. Pour obtenir du virus RHDV, la maladie doit donc impérativement être reproduite expérimentalement chez des lapins sains et sensibles par inoculation d’un broyat d’organes de lapins infectés. Cette méthode de production est celle indiquée par la monographie de la pharmacopée européenne dans le cadre de la préparation d’un vaccin inactivée de la VHD, ainsi que dans le manuel terrestre de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Contrôles : Dans le cadre de la libération des lots de vaccins par le laboratoire, les contrôles obligatoire à effectuer sur l’animal sont le contrôle de l’inactivation du principe actif et le contrôle de l’efficacité du vaccin. L'étude de l'efficacité du vaccin contre de nouvelles souches identifiées sur le terrain nécessite de réaliser des essais directement sur lapin.

Réduction

Les nombres d'animaux utilisés dans les différentes procédures sont ceux imposés par la pharmacopée européenne (monographie du vaccin inactivé contre la VHD) et le dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin.

Raffinement

Les lapins sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de tuyaux en PVC pour jouer et se cacher, de plate-formes de repos. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Distribution de pebble toys (gallettes de fruits compressés).

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible* du vaccin, sensible au virus de la maladie hémorragique virale du lapin. *espèce à laquelle le vaccin est destiné Les lapins utilisés sont âgés de 4 semaines ou plus, âge de sensibilité au virus de la VHD.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 2635
Souffrances
 -
 2635
 -
 -
Devenir
 -
 1265
 850
 520

Objectifs

Pour rendre la production de poissons carnivores d’élevage comme les truites plus durable, il est essentiel de réduire l’utilisation de farine et d’huile de poisson dans leur aliment. Pour autant, si on remplace totalement ces ingrédients par des végétaux, cela engendre un ralentissement important de leur croissance qui est due notamment à une baisse de leur appétit. Nos recherches ont montré que les acides gras oméga-3 (certains absents de ces aliments végétaux) joue un rôle dans la préférence alimentaire des truites. Nous avons identifié que cette préférence alimentaire (augmentation de la prise alimentaire) pourrait s’expliquer par la présence de récepteur du gout chez la truite qui sont activés par ces oméga-3 (étude en laboratoire). Pour autant, aucune n’étude n’a étudié le rôle de l’activité de ces récepteurs du gout sur la prise alimentaire et la croissance de la truite en élevage. L’objectif de ce projet est donc de tester, in vivo, le rôle fonctionnel de ces récepteurs dans la régulation de la prise alimentaire et de la croissance à différents stade de vie et différentes doses. Ainsi notre projet va étudier durant 10 semaines (à partir de leur premier repas) et à un stade filet de 2kg durant 8 semaines l’effet d’une molécule dans les aliments des truites qui bloque leurs récepteurs du gout aux oméga-3 afin de restaurer leur prise alimentaire sur aliment végétal. Pour cela un aliment de type commercial sera utilisé comme contrôle et 4 aliments végétaux contenant différentes concentrations de la molécule (0, 1, 10 et 20mg/kg) seront testés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la régulation de la prise alimentaire des poissons d’élevage par les oméga-3 (acides gras) par leur récepteur du gout. Les bénéfices attendus sont importants car ces découvertes pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour l’industrie aquacole, en prenant notamment en compte la teneur en oméga-3 dans les aliments des poissons d’élevage. Enfin, une meilleure prise alimentaire des poissons d’élevage par une alimentation optimisée devrait permettre à terme d’améliorer le bien-être et les performances de poissons.

Procédures

- Mesure du poids en lot des 25 bassins tous les 20 jours, soit 5 pesées en tout sur animaux vigiles (conformes aux pratiques d’élevage) au stade alevins et 3 au stade adultes (9 bassins). la durée estimée de chaque prélèvement est d'environ 2 minute maximum.

Impact sur les animaux

- Alimentation durant 10 semaines stade alevins et 8 semaines stade adulte avec ou sans farine de poisson et avec l'ajout d'une molécule chimique pouvant induire des effets sur leur comportement alimentaire (augmentation ou diminution de leur prise alimentaire).

Devenir

A l'issue de l’expérience, 400 alevins et 120 adultes seront anesthésiés, euthanasiés et prélevés pour analyse. Sur les 2115 poissons restant au total, soit alevins (2100) et adulte (15) seront nourris ensuite durant 2 mois sur aliment commercial. Les 840 animaux provenant des alevins et 10 adultes nourris avec l’aliment contrôle et végétal sans l’antagoniste seront remis dans le circuit au sein de la pisciculture (réutilisation). Les 1260 poissons restants des alevins et 5 des adultes ayant reçu de leur côté la molécule ne seront pas remis dans le circuit d’élevage (de recherche ou de la chaine alimentaire) mais seront replacés dans des bassins hors expérimentation (replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture) pour leur fin de vie avec un suivi quotidien.

Remplacement

A la suite d'une étude en laboratoire sur modèle cellulaire pour validation de l'effet de la molécule et 1 premier essai nutritionnel, l’objectif principal du projet est désormais de mesurer l’efficacité de la molécule et à différents stades de vie de la truite sur le comportement alimentaire et la croissance des truites, ainsi, le recours à des animaux est nécessaire.

Réduction

Le nombre de poissons prélevé est calculé au minimum, compte-tenu des variabilités des réponses aux aliments observées dans les études précédentes notamment au stade alevin. Le nombre de poisson permet aussi d’avoir une densité par bassin idéale pour des conditions en élevage optimales car les truites sont des animaux grégaires (vivent en groupe).

Raffinement

Les conditions d’élevage utilisées sont : photopériode naturelle, température stable, qualité d'eau optimale et niveau d’oxygène adéquate avec un débit d'eau adapté permettant un renouvellement de 5 à 7 fois par heure, taille et type de bassins adaptée à la taille des poissons de 50L au stade alevins à 1m3 au stade adulte pour notre étude (bassins extérieurs munis d’un couvercle et demi-couvercle occultant assurant la sécurité des poissons vis-à-vis des nuisibles (oiseaux) et limitant les perturbations liées à l’activité des agents de la pisciculture), densité et quantité optimale des truites, nettoyage régulier des bassins. Les animaux seront nourris manuellement à satiété visuelle sans restriction. Un enrichissement du milieu sera réalisé en introduisant des objets flottant type balles de ping-pong permettant leur stimulation de jeux ainsi que des éléments pour se cacher (pierre, tuyaux…). Un suivi quotidien du bien-être animal sera évalué à l’aide d’une fiche de suivi quotidienne d'évaluation des expériences.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important. Animaux au stade alevins. Il s’agit du stade que nous avons identifié dans nos études antérieures, démontrant une forte altération des données zootechniques sur aliments dépourvus de farine et huile de poisson. De plus, ce stade est critique pour la survie des truites en élevage, et l’altération de la croissance précoce à ce stade ne peut pas être rattrapée ultérieurement lors de la phase de grossissement. La stade adulte 2kg est lui choisit car très important pour la filière aquacole pour les truites filets. C’est un stade ou l’alimentation coute chère et les pertes liées à la non ingestion (sur aliment végétal) peuvent donc être conséquentes.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Cochons : 80
Souffrances
 -
 80
 -
 -
Devenir
 -
 80
 -
 -

Objectifs

En élevage porcin, il a été montré que de passer du temps avec les animaux, leur parler, les caresser et les gratter favorise l’approche des humains et diminue le stress des animaux. Par ailleurs, cela favorise les états émotionnels positifs en présence d’un humain, et améliore les apprentissages. Ce projet vise à évaluer si une bonne relation humain-animal permet de générer des états émotionnels positifs à court et plus long terme chez des porcs sevrés, en les comparant à des conditions de vie « standard ». Les états émotionnels seront évalués grâce à la combinaison de mesures comportementales, physiologiques et cognitives. Pour répondre à cet objectif de recherche, nous testerons deux hypothèses : (1) Une bonne relation humain-animal, caractérisée par une approche accrue des humains par rapport à des animaux standards, a des effets bénéfiques sur les états émotionnels des animaux en présence des humains ; (2) Une bonne relation humain-animal, caractérisée par une approche accrue des humains par rapport à des animaux standards, a des effets bénéfiques sur les états émotionnels des animaux dans leur loge d’élevage sans présence humaine, et induit des biais cognitifs positifs signes d’états émotionnels à long terme positifs ;

Bénéfices attendus

Pour garantir le bien-être des animaux d'élevage, il est nécessaire d’offrir aux animaux des opportunités de vivre des expériences positives procurant du plaisir, au-delà de la réduction de la souffrance, pour favoriser des états émotionnels positifs. En élevage porcin, les interactions humaines douces sont favorables à une meilleure relation avec les humains, et à la mise en place d’états émotionnels positifs. Ce projet apportera des connaissances scientifiques sur l’importance de cette relation pour favoriser le bien-être en élevage. Il permettra également de valider de nouveaux indicateurs d’états émotionnels positifs chez le porc.

Procédures

La moitié (40) des animaux seront soumis à des interactions humaines positives régulières en plus des interactions nécessaires à leur élevage. 16 femelles seront impliquées dans des tests de comportement (test de relation aux humains, suivi d’1 test qui mesure les états affectifs et nécessite plusieurs semaines d'habituation, d'apprentissage et de test) et des prélèvements salivaires sans contention (6 prélèvements maximum au total, à raison de 3 prélèvements par jour avec 2 jours de prélèvements). 16 mâles seront impliqués des tests de comportement visant à mesurer la façon dont ils perçoivent les humains.

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux peuvent induire un léger état de stress lié à la séparation temporaire du groupe social et à la confrontation avec un environnement nouveau. En effet les porcs sont des animaux sociaux, mais très curieux ; dans un environnement nouveau ils manifestent donc en premier une investigation des lieux ; et rares sont les animaux exprimant des réactions de stress élevées comme des cris, des agitations intenses ou bien des tentatives de sorties dans des tests de 5 minutes Un ensemble de mesures seront mises en place pour prévenir et limiter ces effets indésirables.

Devenir

La totalité des porcelets sera gardée en vie et sera replacée dans le système d'élevage pour rejoindre le circuit classique de production de viande.

Remplacement

Ce projet vise à mesurer le comportement et la cognition animale. Il est donc absolument nécessaire de travailler sur des animaux vivants et vigiles. L’utilisation du porc ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Les effectifs par traitement correspondent aux conditions nécessaires pour révéler des effets significatifs de nos traitements, tout en prenant en compte la variabilité inter-individuelle inhérente à la relation des porcs aux humains. Il existe une variabilité dans la sensibilité des animaux aux interactions humaines qui ne peut être prise en compte qu’avec un effectif suffisant permettant de révéler des effets entre les traitements.

Raffinement

L'objectif de ce projet est d’explorer les effets de conditions de vie susceptibles de générer des états émotionnels positifs chez les porcs sevrés. Les animaux seront donc soumis soit à des conditions qui correspondent à la pratique d’élevage « standard » (hébergement conventionnel dépourvu d’enrichissement et de stimulations sensorielles ou cognitives, mélanges sociaux répétés), soit à une amélioration notable de ces conditions « standard » (relation humain-animal positive, connue pour être un enrichissement). Le projet propose pour la moitié des animaux, des améliorations des conditions de vie « standard » caractéristiques de l’élevage conventionnel porcin, qui sont susceptibles d’engendrer une amélioration de l’état émotionnel et du bien-être des animaux. Les prélèvements de salive permettent de réaliser le suivi de plusieurs hormones d’intérêt (cortisol, ocytocine, sérotonine) sans avoir à réaliser de prises de sang ou de contention.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le porc qui est l'espèce cible du projet, avec des perspectives d'application à la filière porcine. En effet, le projet pourrait conduire à la formulation de recommandations pour les éleveurs sur l’importance d’interagir plus et de manière douce avec leurs animaux. De plus, le projet pourrait aboutir à l'identification de nouveaux indicateurs précoces d’états émotionnels positifs, utilisables par la suite pour évaluer le bien-être animal dans les projets de recherche et dans les élevages de porcs. Nous utiliserons des porcs sevrés, que nous suivrons du sevrage (à 28 jours d’âge) jusqu’à 92 jours post-sevrage (i.e. 18 semaines d’âge) au maximum. Les animaux seront soumis aux traitements expérimentaux sur les 2 à 3 semaines suivant le sevrage. A partir de 20 jours post-sevrage, les animaux seront soumis à des mesures pour vérifier l’effet du traitement sur le comportement, la physiologie et la cognition. Les tests comportementaux, comme le test de biais de jugement, nécessitent des périodes de familiarisation aux dispositifs de tests et d’apprentissage très longues, il sera donc nécessaire de les garder plusieurs semaines après le sevrage. Les capacités d’apprentissage différant fortement d’un individu à l’autre, il n’est pas possible de définir une durée précise d’apprentissage, mais l’âge maximal auxquels les animaux seront testés sera fixé à 92 jours post-sevrage maximum.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 40
Souffrances
 -
 40
 -
 -
Devenir
 -
 40
 -
 -

Objectifs

Le microbiote du poulain est en grande partie hérité de la mère par une transmission verticale à travers le liquide amniotique, le lait et la coprophagie (consommation des fèces). Il interagit avec les parasites intestinaux et la muqueuse intestinale. L'équilibre de cet écosystème est un facteur de santé et de performance des chevaux à court et long terme. Ce projet poursuit trois objectifs : • Etudier l’héritabilité structurelle et fonctionnelle du microbiote de la mère au poulain, • Déterminer si les paramètres de croissance et de santé sont associés au microbiote du gros intestin du poulain, • Déterminer si la structure et la fonction de l’écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la transmission du microbiote de la mère au poulain afin d'améliorer les pratiques et de permettre aux poulains de devenir des adultes en meilleur santé et plus performants.

Procédures

Au cours du projet, quatre prélèvements de sang et de fèces sont prévus par jument et trois par poulain : 15 jours avant la mise bas (juments), 7 jours après la mise bas (jument et poulains), avant le sevrage (juments et poulains) et avant le débourrage (juments et poulains). Ces prélèvements permettront de répondre aux différents objectifs du projet. Les animaux seront vigiles lors de ces prélèvements qui ne dureront pas plus de 5 min chacun.

Impact sur les animaux

La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde de leur élevage.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer le cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro pour plusieurs raisons : • Le microbiote digestif est spécifique à chaque espèce, • L’étude de l’écosystème intestinal du gros intestin nécessite d’être réalisée in vivo car les interactions entre la microfaune, macrofaune et l’hôte sont complexes et individus-dépendantes, • La transmission du microbiote de la mère au jeune ne peut pas être étudiée in vitro.

Réduction

Une étude statistique à partir des résultats d'une étude préliminaire a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

La conduite (alimentation, logement, sevrage) mise en place dans l’élevage ne sera pas modifiée pour l’étude. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront logés par groupes de 2 ou 3 couples juments/poulains dans des paddocks en herbe à partir de 2 semaines d’âge des poulains, puis par groupes de 10 dans des prés à partir d’un mois. Avant le sevrage, les poulains seront toujours manipulés à proximité de leurs mères afin d’éviter toute source de stress supplémentaire. Lors du sevrage entre 5 et 6 mois, les poulains resteront avec leurs congénères afin de limiter le stress induit par la séparation de la mère. Lors des prélèvements de fèces et de sang, les couples juments/poulains seront toujours manipulés côte à côte afin de limiter le stress dû à la séparation. Les prélèvements auront lieu dans une barre d’échographie afin de limiter le risque de blessure. De plus, lors des prélèvements de fèces, la main du manipulateur sera enduite de gel afin de limiter les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. Les techniciens animaliers s’occupant des chevaux veilleront à relever tout signe de mal-être ou de souffrance et un vétérinaire interviendra pour soigner les chevaux si nécessaire.

Choix des espèces

Le microbiote digestif étant spécifique à chaque espèce, il est nécessaire de travailler sur le cheval qui est l'espèce cible de ce projet. La moitié des chevaux seront des juments en âge de se reproduire (10±5 ans) et l'autre moitié sera leurs poulains. Les animaux seront suivi depuis un mois avant la mise bas pour les juments jusqu'au pré-débourrage des poulains (environ 1,5 ans). Afin d'étudier la transmission du microbiote de la jument au poulain, il est nécessaire d'étudier des juments pouvant être gestantes et leurs poulains. Un suivi jusqu'au pré-entrainement des poulains permettra de répondre à l'objectif de déterminer si la structure et la fonction de l'écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 120
Souffrances
 -
 120
 -
 -
Devenir
 -
 120
 -
 -

Objectifs

Les ulcères gastriques touchant la muqueuse glandulaire (partie basse de l'estomac) sont très répandus chez les chevaux pratiquant une activité physique régulière. Ainsi dans des populations de chevaux de sport ou de courses, des prévalence supérieures à 50% d’ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire cliniquement problématiques ont été relevées. Chez les animaux touchés, ces ulcères sont associés à une baisse de performances, suggérant la présence de douleurs abdominales. Les traitements médicamenteux existants pour soigner ces ulcères sont de faible efficacité. Des travaux préliminaires suggèrent que la luzerne déshydratée peut avoir un effet bénéfique pour la santé gastrique équine. L'objectif de ce projet est d'évaluer l’effet de l’incorporation de luzerne déshydratée dans la ration des chevaux sur la guérison d'un type d'ulcère gastrique, en comparaison du traitement médicamenteux de référence actuel recommandé par le Collège Européen de Médecine Interne Équine.

Bénéfices attendus

Les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire touchant un très grand nombre de chevaux pratiquant une activité physique et les traitements médicamenteux existants étant de faible efficacité, ce projet pourrait permettre de proposer une solution alternative à l’apparition et à la guérison de cette pathologie.

Procédures

Au cours de ce projet les chevaux seront soumis à des intubations naso-gastriques de moins de 30 minutes pour observation de la muqueuse gastrique et micro-biopsies de la muqueuse gastrique glandulaire sur animal tranquillisé. Ils seront mis à jeun la veille au soir précédent l’examen pour une durée de 15 à 24h par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire. Les chevaux sélectionnés pour l’évaluation de l’effet de l’incorporation de luzerne déshydratée sur la guérison des ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire en comparaison du traitement médicamenteux de référence subiront deux intubations séparées de 28 jours, les autres chevaux n’auront qu’une seule intubation et pas de micro-biopsie.

Impact sur les animaux

Les chevaux sont mis à jeun la nuit précédant les observations de la muqueuse gastrique glandulaire par la pose d'un panier de mise à jeun alimentaire. Cette mise à jeun se fait principalement durant la nuit afin de moins perturber les chevaux dont l'activité alimentaire est généralement réduite pendant la période nocturne. Les observations et micro-biopsies sont réalisées grâce à une intubation naso-gastrique. Ce geste fréquemment utilisé sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l'introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu'elle cesse une fois la sonde introduite dans l'œsophage.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde des écuries d'entrainement dont ils dépendent à la fin de celui-ci.

Remplacement

L’étude doit être réalisée sur des chevaux vivants, car il n’existe pas de modèle permettant d’étudier l’effet de l’alimentation sur les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire du cheval.

Réduction

Une étude statistique à partir des résultats d’une précédente étude a permis de déterminer le plus petit nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats (3 x 12 = 36 chevaux). Pour sélectionner ces animaux, le nombre d’individus à inclure dans la cohorte de départ a été calculé à partir de la prévalence des ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire en centre d’entrainement. Dès que les 36 chevaux nécessaires à la constitution des groupes auront été recrutés, la sélection sera stoppée, ce qui permettra de diminuer le nombre total d’animaux réellement inclus dans le projet. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Afin de réduire le stress lors des observations et prélèvements gastriques, un tranquillisant est administré. L'endoscope utilisé est spécialement destiné à une utilisation en équine ce qui permet d'atteindre l'estomac tout en laissant une partie assez longue à l'extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Au quotidien, les chevaux seront observés par le personnel animalier pour détecter les signes de mal-être ou de souffrance, qui seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Ces animaux seront alors soignés et retirés de l’essai si jugés nécessaire par le vétérinaire de l’étude.

Choix des espèces

Le projet doit nécessairement être conduit avec des chevaux car les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire sont spécifiques de cette espèce. Les chevaux inclus dans ce projet auront entre 2 et 4 ans, car à cet âge-là, les chevaux sont à l'entrainement et susceptibles de présenter ces ulcères gastriques.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Cochons : 240
Souffrances
 -
 112
 128
 -
Devenir
 -
 240
 -
 -

Objectifs

La caudophagie est un phénomène récurrent en élevage de porcs, dont l’un des facteurs de risque est un défaut d’enrichissement dans les cases. Les matériaux les plus attractifs et les plus efficaces pour prévenir ou freiner les morsures sont, par exemple, les fourrages ou la paille, distribués en quantité importante. Toutefois, des problèmes d’évacuation des lisiers rendent leur utilisation difficile en élevage sur caillebotis. La solution testée dans cette étude vise à apporter de la luzerne déshydratée, sous forme compressée dans un râtelier, afin de limiter les pertes directes à travers les caillebotis et de prévenir et/ou interrompre des épisodes de caudophagie en engraissement.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à évaluer l’efficacité de la luzerne compressée comme solution d’enrichissement comparativement à un enrichissement classique pour prévenir et interrompre les épisodes de caudophagie chez les porcs à queue entière. Elle permettra d’identifier si cet objet limite l’apparition de ce comportement anormal et favorise un retour rapide à un état stable après un épisode. Le protocole d’intervention gradué testé apporte aussi des données utiles pour la gestion pratique en élevage. Les résultats pourront guider les choix d’enrichissement pour les animaux dans les élevages conventionnels.

Procédures

Ils peuvent être exposés à un stress susceptible d’induire un comportement de caudophagie, lui-même à l’origine de plaies et de douleurs. Grâce au suivi rigoureux quotidien et au protocole d’intervention mis en place, les animaux ne sont exposés à ces comportements délétères que pour une durée d’environ trois jours après le déclenchement de l’épisode.

Impact sur les animaux

Dans le cas où le nombre de cases présentant des épisodes de caudophagie 7 semaines après l’entrée des animaux en engraissement est insuffisant, des facteurs de stress seront appliqués de manière contrôlée. Le premier facteur de stress consistera à réduire la vitesse d’entrée d’air. Cela n'affecte pas le renouvellement d’air mais ralentit l'air entrant et modifie sa vitesse et sa trajectoire dans la salle. De ce fait, il se mélange moins bien avec l'air présent qui est à la température de confort des animaux (22°C) et crée des courants d'air dans la salle. En conséquence les animaux sont exposés à un air plus froid de quelques degrés. Les porcs, sensibles à la vitesse et à la température de l’air (pilosité réduite), ressentiront un inconfort générateur de stress. C'est la diminution rapide plus que la température de l'air ainsi que l'effet courant d'air qui génère cet inconfort. Ce premier facteur de stress sera maintenu pendant un maximum de sept jours. Si, après cette période, peu de cases ont eu de la caudophagie, un stress alimentaire sera appliqué dans les cases concernées sous la forme d'une mise à jeun de 14 heures. Cela induira une frustration alimentaire, source de nuisance pour les animaux. Ces interventions visent à induire un stress suffisant pour favoriser l’apparition de comportements de caudophagie. Ces comportements sont susceptibles de provoquer des lésions modérées à graves.

Devenir

Tous les porcs seront gardés en vie à la fin des procédures. Ils intègreront le cycle habituel de production de l'élevage.

Remplacement

Le projet portant sur l’efficacité d’un moyen de prévention de l’apparition d’un comportement anormal chez le porc, aucune méthode de substitution ne permet d’éviter l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Au maximum 30 cases, soit 240 porcs, pourront être concernées par un épisode de caudophagie. Cet effectif a été déterminé sur la base d’études similaires, afin de pouvoir tirer des conclusions sur l’efficacité des objets d’enrichissement tout en limitant le nombre d’animaux impactés.

Raffinement

Une surveillance quotidienne renforcée sera assurée par des animaliers préalablement formés à la détection des lésions caudales liées à la caudophagie. En cas d’épisode de caudophagie, une intervention est déclenchée selon la gravité des lésions observées sur les queues des porcs avec une intervention sur les animaux et des interventions sur l'environnement : - Morsures de niveau 1 (coups de dents mais pas de plaie) : Un enrichissement supplémentaire est immédiatement ajouté. Le matériel déjà présent est remplacé s’il est dégradé. Les facteurs de risque environnementaux (accès à l’eau, température, distribution de l’aliment, etc.) sont contrôlés. Si un mordeur compulsif est identifié, il est marqué pour un suivi. - Morsures de niveau 2 : queue rouge et tuméfiée ou plaies de taille réduite avec saignement. Toutes les mesures précédentes sont répétées. En complément, un protocole de soins est appliqué sur les porcs blessés de la case. - Morsures de niveau 3, le porc présente une lésion sévère (plaie importante ou perte d'une partie de la queue). Les mesures des niveaux 1 et 2 sont maintenues, et les animaux les plus touchés sont isolés en infirmerie. Si les morsures persistent avec l'application des traitements (apport d'enrichissement) le porc à l'origine des morsures sera retiré de la case.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible des traitements qui seront testés. Les animaux seront utilisés entre sur l’ensemble de la période d’engraissement, de 70 jours d’âge (environ 35 kg) au départ à l’abattage à environ 115 kg.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Loups de mer : 6240
Souffrances
 -
 -
 -
 6240
Devenir
 -
 -
 -
 6240

Objectifs

En aquaculture, l'alimentation des poissons carnivores dépend toujours de la farine et de l'huile de poissons issus de la pêche de capture. Comme ces éléments se raréfient et deviennent plus chers, leur réduction dans les aliments aquacoles a donné lieu à l’intégration de protéines et de lipides végétaux, ce qui a eu pour conséquence de réduire la teneur en oméga 3 des poissons commercialisés et, de fait, contribue à diminuer les bienfaits pour la santé des consommateurs. Il est donc nécessaire de trouver des sources alternatives de ces ingrédients clés. Par ailleurs, la pisciculture est régulièrement impactée par des épidémies contre lesquelles il existe peu de vaccins et de médicaments antimicrobiens efficaces, avec en complément la problématique de résistance aux antibiotiques. La production à partir de protistes - organismes marins unicellulaires - tels que Thraustochytrium d'omégas 3 comme alternative à l'huile de poisson a suscité un intérêt croissant au cours de ces dernières années. En plus des omégas 3, ces organismes, qui peuvent se multiplier avec des sources de carbone et d'azote à faible coût (sous-produits et déchets alimentaires), ont la capacité de produire d'autres molécules à forte valeur ajoutée telles que les caroténoïdes, les phytostérols et le squalène qui peuvent avoir des effets immunostimulants ou antioxydants. Ce projet, qui se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU), a pour objectifs d'utiliser ces protistes, sous forme de fractions plus ou moins purifiées et industrialisées, comme additifs alimentaires afin d'améliorer l’élevage des poissons d’aquaculture (croissance, réduction des malformations et de la mortalité) et leur capacité de résistance aux maladies. L'espèce marine choisie, le bar commun, est la plus produite en Europe et représente un fort enjeu économique.

Bénéfices attendus

Les résultats aboutiront à la sélection des fractions les plus intéressantes permettant de réduire la dépendance de l'aquaculture à la farine et à l'huile de poisson et d'améliorer la fonctionnalité des aliments aquacoles pour optimiser la robustesse et la résistance aux maladies des animaux. Les fractions les plus pertinentes pourront faire l'objet d'un dossier Européen de demande d'autorisation comme additifs alimentaires à destination des poissons. Cela contribuera à terme à entrainer une augmentation de la productivité et de la rentabilité des producteurs aquacoles (augmentation du nombre de poissons vendus / poissons produits, réduction des traitements de type antibiotiques) et renforcera la qualité des produits français dans un marché mondial très concurrentiel.

Procédures

Des pesées et mesures de taille seront réalisées à 3 temps différents sous anesthésie pour chaque animal (EU1). La prise biométrique dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des prélèvements sanguins uniques seront réalisés sur 60 animaux par formulation alimentaire après 8 semaines de supplémentation (EU1) et sur 12 animaux / formulation et pathogène 24 à 72 heures post-infection (EU1 et 2). Une prise de sang unique sera réalisée sur les animaux survivants au terme des challenges (EU2). Ces prélèvements seront pratiqués sous anesthésie. Le prélèvement dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des injections seront réalisées pour les animaux qui subiront une infection bactérienne (n=2600, 1 seule fois par individu), d'un volume de 100 microlitres et sous anesthésie (EU1). L'injection dure 15 secondes environ, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les épreuves infectieuses virale et bactérienne constituent des nuisances sévères puisqu’elles induisent l’apparition de signes cliniques (changement de couleur de robe, atteintes nerveuses, lésions cutanées, rougeurs/érosions bucales, nage anormale, ulcère épidermique, léthargie, déséquilibre, anorexie ...) qui peuvent apparaitre dans les 24h post-infection pour les bactéries et après environ 7 jours pour le VER. La durée des signes observables est de quelques heures pour les bactéries et peut aller jusqu'à quelques jours pour le VER. Sans intervention, ces nuisances aboutissent à une mortalité variable en fonction des conditions (qui peut atteindre 60-70%), qui intervient généralement dans les 5 premiers jours pour les bactéries et entre 7 et 15 jours pour le VER. Les mesures biométriques et les prélèvements sanguins (1 min/poisson) seront réalisés sur animaux anesthésiés par balnéation, opérations qui peuvent induire un léger effet indésirable (stress). Le transfert d'une partie des animaux sous sédation entre les deux établissements (distance de 500 mètres, 15 min) générera également un léger stress.

Devenir

Les animaux subissant des épreuves infectieuses expérimentales, il n'est pas envisageable de conserver les survivants pour des essais ultérieurs.

Remplacement

Cette étude vise à évaluer le potentiel d'organismes unicellulaires (prostistes) comme source de nutriments et de molécules fonctionnelles en remplacement de farine et d'huile de poissons dans l'alimentation aquacole. Des essais in vitro seront menés en première intention afin d'évaluer la toxicité sur lignées cellulaires mais également les capacités anti-oxydantes, anti-bactériennes et anti-virales des différentes fractions générées. Ces tests in vitro ne pourront néanmoins pas se substituer à des essais sur animaux qui seuls permettront de mesurer l'effet sur le développement et la croissance des poissons et d'approcher les mécanismes impliqués dans une potentielle amélioration de leur capacité de résistance aux maladies (stimulation de l'immunité, modification du microbiome, ...).

Réduction

Le nombre de poissons et de bassins par condition a été réduit à son minimum en intégrant les temps et nombre de prélèvements prévus, la variabilité inter-bassins fréquemment observée, les mortalités pouvant survenir sur les stades juvéniles et de façon à assurer une robustesse statistique des résultats. Pour la phase de paramètrage des infections expérimentales, un total de 240 animaux maximum seront nécessaires. Pour la phase de supplémentation, 600 poissons / fraction seront répartis dans 4 bassins. Pour les challenges infectieux, 208 poissons/fraction et par pathogène (n=2) seront utilisés, répartis dans 4 bacs (3 pour le suivi de la mortalité et 1 pour l'échantillonnage ; 1 bac témoin non infecté avec 52 poissons en complément). Pour les 7 formulations alimentaires à tester et en intégrant les contrôles et les tests de calage, cela représente un total de 6240 bars juvéniles.

Raffinement

Un enrichissement est mis en place au travers d'un bullage et d'un éclairage adapté. Le transport d'une partie des animaux entre les EU1 et 2 est réalisé sous sédation dans des seaux (eau de mer oxygénée à la température des bassins de départ). Les animaux sont positionnés à leur arrivée en bassins dans les mêmes conditions (température d'eau, oxygénation, circuit ouvert) que celles en place dans les bassins de départ. Pour les infections par bain, les animaux sont placés dans un milieu hyperoxygéné sous surveillance resserrée. Pour les infections par injection, les animaux sont préalablement anesthésiés. L'état de santé général des poissons sera évalué quotidiennement en utilisant une grille de points limites adaptés et spécifiques du projet intégrant plusieurs paramètres (nage, comportement, état physique).

Choix des espèces

Le bar commun, espèce marine carnivore d'intérêt aquacole, a été choisie car il s'agit de l'espèce ciblée par le développement des formulations alimentaires supplémentées en protistes. Nous travaillerons sur des animaux juvéniles afin de pouvoir mesurer les effets de nos formulations d'une part sur la croissance mais également sur l'amélioration potentielle de leur capacité à résister à des maladies infectieuses - sachant que les jeunes stades sont les plus fragiles.