Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
La durée des projets, disponible dans la base ALURES, n’est pas indiquée ici dans la mesure où elle désigne uniquement une durée prévue d’autorisation et n’apporte aucune information sur la durée réelle des projets.
Documents
Niveau de souffrances
Données ajoutées au fil de l’eau au moins une fois par semaine
Evaluation d’une source de protéines alternative sur l’état physiologique, immunitaire et le microbiote intestinal de la truite arc en ciel
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour tester une protéine issue de fermentation destinée à remplacer une partie de la farine de poisson dans l'alimentation d'élevage, 180 truites arc-en-ciel sont nourries pendant 77 jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont sorties de l'eau neuf fois en trois mois pour être pesées, et subissent deux collectes d'excréments obtenues par pression de l'abdomen, qui enflamment l'anus, ainsi qu'un prélèvement de sang. Un jeûne de 36 heures précède leur mise en bassin, et toutes sont tuées à la fin pour des prélèvements de tissus. Le bénéfice mis en avant tient à la durabilité de l'aquaculture et à une moindre dépendance à la farine de poisson et au soja, l'objet immédiat restant la validation d'un ingrédient pour la filière des aliments d'élevage.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer une nouvelle source de protéines issue de la fermentation pour l’alimentation des poissons d’élevage. L’objectif est de vérifier si cette source peut remplacer partiellement les protéines classiques, comme la farine de poisson qui provient de captures sauvages, tout en maintenant de bonnes performances de croissance et la santé des animaux. L’étude permettra également d’examiner ses effets sur la digestion, le fonctionnement de l’intestin et l’équilibre du microbiote, afin de mieux comprendre son impact global sur l’organisme. À terme, ce projet a pour objectif de contribuer au développement d’aliments plus durables, en identifiant des solutions alternatives permettant de réduire la dépendance aux ressources marines et végétales tout en garantissant l’efficacité et la sécurité des régimes alimentaires en aquaculture.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer une nouvelle source de protéines issue de levures pour l’alimentation des poissons d’élevage. Les résultats attendus permettront de vérifier que cette solution maintien de bonnes performances de croissance et un bon état de santé des animaux. L’identification d’une telle source protéique pourrait réduire l’utilisation de farine de poisson et limiter le recours au soja, contribuant ainsi à rendre l’aquaculture plus durable et moins dépendante de ressources limitées. Sur le plan environnemental, ces ingrédients issus de biotechnologies pourraient diminuer l’impact de la production aquacole, notamment en réduisant la pression sur les ressources marines et les rejets dans l’environnement. Plus largement, ce projet participe au développement de solutions nutritionnelles innovantes pour répondre à la demande croissante en protéines animales tout en améliorant la durabilité des systèmes de production.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 77 jours. Les animaux seront sortis hors de l'eau [[pour leur pesée ]] 9 fois en trois mois ; moins de 30 secondes. La collecte des excretas réalisée par pression délicate de l’abdomen, (3 passages, moins de 10 secondes) à raison de deux collectes par animal au cours de l’étude avec 1 semaine de récupération entre les deux collectes. Cette procédure sera effectuée sous anesthésie afin de limiter le stress et l’inconfort. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang. Une mise à jeun de 36 h, correspondant aux pratiques standards de gestion en aquaculture des salmonidés, est appliquée afin de diminuer le stress métabolique avant la mise en place des animaux.
Impact sur les animaux
Stress dû à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée et la collecte des excréta. Inflammation de l’anus dû à la compression de l’intestin pour la collecte des excreta. Saignement mineur et douleur transitoire au niveau du site de prélèvement sanguin.
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus.
Remplacement
Au moment de la réalisation de la procédure expérimentale il n'existe aucun modèle in vitro ou in silico capable de reproduire tous les facteurs cellulaires et acellulaires impliqués dans les processus digestifs, l’absorption intestinale et les interactions avec le microbiote. De ce fait, la procédure est nécessaire et ne peut être remplacée par une autre stratégie qui n'implique pas l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Les conditions d'hébergement des animaux sont définies de sorte que la densité d'animaux, les paramètres environnementaux (température, luminosité), l'enrichissement des bassins (bâche semi-opaque simulant un refuge, aérateur stimulant les poissons) et la qualité de l'eau offrent un confort maximal aux animaux et restent conforme à la législation en vigueur. Aucun animal ne sera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, afin de minimiser l'anxiété et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou échantillonnage de sang ou de excréta) au cours de cette étude, les truites arc-en-ciel seront anesthésiées. La capture et le stress liés à la sortie des bassins pour la pesée par groupe des animaux et le prélèvement seront réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l'utilisation de mousse humide pour placer l'animal sur le support de contention et un point de pression sur le site de prélèvement L’inconfort dû à la collecte des excréta est réduit par la mise en place d’une période de récupération d’une semaine entre les deux collectes.
Choix des espèces
Les truites utilisées dans cette étude pèseront environ 90 g au début du nourrissage et atteindront approximativement 346 g à la fin de la période expérimentale. Ces stades correspondent à la phase juvénile tardive / sub-adulte, reconnue comme particulièrement pertinente pour l’étude des réponses physiologiques, immunitaires et digestives chez les salmonidés. En effet, plusieurs travaux scientifiques montrent que cette gamme de poids (environ 50 g à 350 g) correspond à une phase de forte activité métabolique et de développement fonctionnel, notamment au niveau du système immunitaire et du microbiote intestinal. Durant cette période, les poissons présentent une sensibilité accrue aux facteurs nutritionnels, ce qui permet d’évaluer de manière fiable l’influence des matières premières sur l’homéostasie physiologique, la réponse immunitaire et l’équilibre du microbiote Ainsi, la gamme de poids utilisée dans ce protocole se situe dans une fenêtre physiologique optimale pour caractériser les effets d’un nouvel ingrédient sur l’état de santé global et la robustesse des animaux, dans des conditions d’élevage standard.
Digestibilité des nutriments des aliments et des matières premières chez le coq adulte
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Jusqu'à quatre-vingt-seize jours par an en cage individuelle et quarante-huit jours de mise à jeun de vingt-quatre heures : 32 coqs adultes vont être utilisés pendant deux ans dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. En dehors des semaines de bilan, ils vivent par groupes de quatre et ne subissent que deux pesées par an. Les essais mesurent la digestibilité de matières premières et de coproduits, jusqu'à vingt-quatre par coq et par an, pour fournir aux fabricants d'aliments et aux éleveurs des valeurs de référence utilisées dans leurs formulations. Au bout des deux ans, une partie des coqs est cédée à des particuliers connus de l'équipe, les autres sont tués.
Objectifs
Des essais de digestibilité sont mis en place sur coqs afin d’évaluer de la manière la plus précise possible la valeur nutritionnelle des matières premières, coproduits ou aliments destinés aux volailles. Les matières premières et coproduits ne cessent d’évoluer, par les changements des itinéraires techniques plus respectueux de l’environnement, l’apparition de nouvelles sources de protéines locales et l’optimisation des procédés qui génèrent des coproduits valorisables par les animaux. Les mesures de digestibilité permettent de faire le bilan entre les nutriments consommés par l’animal, ceux réellement absorbés et utilisés pour les fonctions physiologiques et de croissance, et ceux rejetés dans les déjections. Les résultats ainsi obtenus permettent aux fabricants d’aliments et aux éleveurs d’adapter au mieux la qualité nutritionnelle des aliments aux besoins des animaux. Cela contribue au maintien d’une flore digestive équilibrée (moins de fermentations indésirables) et à la bonne santé des animaux, mais aussi à réduire les rejets (azoté, phosphore, …) dans l’environnement. Dans ce type de protocole, l’utilisation de l’espèce d’élevage est indispensable, puisqu’il s’agit de la cible directe de la thématique. Le coq est utilisé en tant que référence pour les volailles, puisqu’il s’agit d’un animal adulte dont les besoins ne sont liés qu’à l’entretien et non pas à des fonctions physiologiques particulières comme la croissance, la ponte etc…
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de continuer l’acquisition de données de digestibilité fécale chez le coq nécessaires afin de formuler au mieux les aliments d’élevage pour limiter les désordres digestifs liés à un déséquilibre nutritionnel, mais aussi les rejets dans l’environnement, tout en développant les connaissances sur des matières premières notamment locales. Les essais de digestibilité permettent d’évaluer des hypothèses de manière fine et donner des valeurs de référence de la valeur nutritionnelle d’une matière première ou d’un aliment avec un nombre d’animaux très réduit. Les résultats contribuent à alimenter les bases de données disponibles pour la filière et à développer des équations de prédiction utilisées par les formulateurs. Les mesures in vivo (quelques équipes en France à les réaliser), permettent le maintien de la validité et l’adaptation continue de ces équations, et le développement d’autres pour des matières premières et coproduits qui ne cessent d’évoluer. Le coq est un modèle pour les volailles, les mesures sont rapides et plus facilement réalisables que sur poulets pour notamment évaluer de nouvelles matières premières.
Procédures
Les coqs ne sont pas soumis à des interventions autres que des pesées (2 fois/an). Pour le faire dans les conditions les moins stressantes, les animaux sont pris juste avant l’allumage et manipulés par des techniciens formés.
Impact sur les animaux
La nuisance majeure sur le dispositif précédent était l’hébergement en cage individuelle pendant une période prolongée. Dans ce nouveau dispositif, les animaux sont hébergés en groupe la plupart du temps, avec une durée d’hébergement en cages individuelles réduite à seulement 4 jours consécutifs sur une semaine pendant les essais. Sur une année, cela représente moins de 30 % du temps (pour 24 MP évaluées par coq). La seule autre nuisance, mais dans une moindre mesure, est la mise à jeun de 24 h autour de la phase de bilan. Néanmoins, les coqs (souche légère) adultes ayant peu de dépenses énergétiques à ce stade, réagissent bien à ce stress de courte durée et aucune dégradation de leur état n’a jamais été observée. Aucun effet indésirable des aliments distribués, bien adaptés à leur état physiologique, n’est attendu. Le nombre de semaines d'essai maximum est fixé à 24 par an, avec au plus 3 semaines consécutives. Chaque semaine d’essai comporte 4 jours de placement en cage et 2 jours de mise à jeun. Soit un maximum de 48 jours de mise à jeun et de 96 jours en cages individuelles.
Devenir
Les coqs issus de la procédure d'hébergement individuel et de mise à jeun (après 2 ans) sont, soit cédés à des particuliers (connus de l’équipe), soit euthanasiés. Durant ces 2 ans, ils sont utilisés sur plusieurs essais, alternés avec de périodes hors essai. Lors d’un essai, ils sont en cage uniquement pendant les semaines de bilan. Les procédures s’appliquent uniquement pendant les bilans, qui sont étalés sur l'année et avec un maximum de 24 par an.
Remplacement
Les matières premières, coproduits et additifs utilisés en alimentation animale ont une « valeur biologique » variable. Ils peuvent varier avec l’espèce végétale, la variété, le procédé appliqué, l’ajout d’additifs, etc. La modélisation et les équations de prédiction ne peuvent donner que des valeurs moyennes qui ne rendent pas compte de cette variabilité et surtout pas de la variabilité entre animaux eux-mêmes. Seule l’évaluation sur animaux permet de mesurer avec précision la valeur nutritionnelle et le niveau de rejets d’un aliment.
Réduction
Le nombre d’animaux a été optimisé de façon à obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. Le dispositif prévu est donc de 16 coqs afin de tester deux aliments sur une semaine d’essai, ou plus d’aliments répartis en plusieurs séries.
Raffinement
Les animaux passent plus de 2/3 du temps en petits groupes de 4 animaux dans un environnement enrichi (deux niveaux de hauteur, deux types de surfaces (grillagée et litière), perchoirs, …) qui leur permet d’exprimer des comportements naturels (exploration, jeu entre congénères, battement des ailes, fuite si besoin). Le reste du temps, pour le besoin des bilans, ils sont en cage individuelle mais gardent une perception visuelle, auditive et olfactive des congénères (cages accolées et grillagées). La surveillance journalière, la manipulation des mangeoires et des abreuvoirs, permettent une habituation des animaux à la présence humaine. Le perchoir installé dans chaque cage, leur permet de se percher même pendant le temps de bilan. Ce projet est utilisé en parallèle pour générer des donnés permettant le développement de modèles de prédiction de la digestibilité par Spectrométrie dans le Proche Infrarouge. Avec ces modèles, la mise à jeun ne serait plus nécessaire.
Choix des espèces
Seule l’évaluation sur animaux permet de mesurer avec précision la valeur nutritionnelle et le niveau de rejets d’un aliment. La mesure chez l’espèce d’intérêt agronomique, "poules", permet d’approcher au mieux les réponses en élevage. Le coq est un modèle utilisé classiquement. Les valeurs obtenues sur coqs permettent d’estimer la valeur nutritionnelle pour la poule pondeuse, ou chez les animaux en croissance de manière comparative. Ce sont des animaux adultes, donc en phase d’entretien (pas de croissance), ce qui facilite le bilan et donne des résultats très homogènes au sein du même traitement (forte puissance expérimentale).
Evaluation des réponses physiologiques, comportementales et zootechniques de volailles de chair exposées à des épisodes contrôlés de stress thermique
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Renvoyés vers les circuits de commercialisation ou tués par électronarcose dans l'abattoir expérimental de l'établissement, 6 368 poulets de chair vont être exposés à des épisodes de chaleur contrôlés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'élévation de température fait monter leur température corporelle et leur rythme respiratoire, réduit leur activité et freine leur croissance, effets recherchés puisqu'il s'agit de les mesurer. Les manipulations se limitent à des pesées à cinq dates et à des notations de lésions des pattes, sans prélèvement. Le porteur cherche des additifs nutritionnels capables d'atténuer ces effets, et affirme qu'aucune méthode substitutive ne reproduit la thermorégulation des volailles.
Objectifs
L’augmentation des températures environnementales pose des défis majeurs pour la sécurité alimentaire et le bien-être animal. Le stress thermique induit une hausse de l’incidence des maladies chez les animaux d’élevage, notamment en raison d’une augmentation du nombre d’agents pathogènes et/ou d’une altération de la fonction immunitaire de l’animal. Chez les volailles de chair en particulier, le stress thermique constitue l’un des principaux facteurs affectant la santé, la croissance, la consommation alimentaire, la mortalité et le bien-être. Dans ce contexte, l’élévation des températures moyennes et la fréquence accrue des vagues de chaleur rendent indispensable l’étude des réponses animales afin d’adapter les systèmes d’élevage. Ce projet consiste à mesurer l’impact thermique sur les performances de croissance (poids, gain de poids moyen quotidien) et de consommation (consommation d’aliment et d’eau) ainsi que sur des réponses physiologiques (stress oxydatif, température corporelle, etc.). Des mesures comportementales peuvent être aussi analysées dans ce projet afin de caractériser les effets de la chaleur sur le comportement des animaux (activité, prise alimentaire, etc.). De plus, ce projet a pour objectif de tester différents outils pour pallier ce stress thermique. Pour cela, nous étudions de nouveaux programmes alimentaires et/ou de nouveaux aliments. Nous testons ou mettons au point de nouveaux additifs nutritionnels (antioxydants, acides aminés de synthèse, huiles essentielles, probiotiques…) et autres produits d’intérêt nutritionnel ayant pour objectif de réduire les effets néfastes du stress thermique sur les volailles d’élevage.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples. Les mesures réalisées peuvent permettre d’améliorer les connaissances sur l’impact du stress thermique sur les animaux en termes de performances zootechniques, de réponses physiologiques ou de comportements. Ces mesures permettent également d’évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles pour pallier les effets néfastes du stress thermique sur les animaux. Ainsi ces travaux contribueront à renforcer la résilience des systèmes d’élevage face au changement climatique.
Procédures
Aucun prélèvement n’est réalisé sur les animaux. Les manipulations d’animaux sont limitées et non invasives, s’agissant principalement de pesées au cours de l’essai (à J10, J21, J28, J35, J42). Chaque pesée dure entre 1 minute par animal (si pesée individuelle) et 5 minutes maximum (si pesée par petits groupes d’animaux). Dans certains cas, des analyses sur les fèces ou la litière peuvent être réalisées mais cela ne nécessite pas de prélèvement ou d’intervention sur les animaux (récolte des fèces via des plateaux sous les compartiments ou échantillon de litière prélevé dans la case). De même, les mesures de comportements ne nécessitent pas d’interventions sur les animaux puisqu’il s’agit d’observations. Enfin, dans certains essais, des critères de bien-être et/ou physiologiques peuvent être étudiés comme des notations de pododermatite (évaluation des lésions des pattes : rougeurs, irritations, ulcérations) ou des relevés de température corporelle. Cela nécessite une contention de l’animal par l’opérateur, de moins d’une minute par animal.
Impact sur les animaux
La principale nuisance attendue dans ce projet est liée à l’exposition des animaux à un stress thermique modéré et contrôlé. Celui-ci se traduit principalement par une augmentation de la température corporelle et du rythme respiratoire, ainsi que par des modifications comportementales (réduction de l’activité, augmentation du temps passé en position de repos). Une dégradation des performances zootechniques (réduction de l’ingéré alimentaire, diminution du gain de poids, altération de l’efficacité alimentaire) est également attendue en lien avec l’élévation de la température ambiante. En conditions extrêmes, un stress thermique prolongé ou trop intense peut entraîner une détérioration de l’état général pouvant aller jusqu’à la mortalité. Cependant, dans le cadre de ce projet, les conditions expérimentales sont définies de manière à induire un stress thermique modéré, sans atteindre ces niveaux critiques. Des mesures de suivi rapproché des animaux ainsi que des seuils d’intervention clairement établis permettent d’adapter immédiatement les conditions (réduction de la température, interruption de l’exposition) afin de prévenir toute atteinte sévère au bien-être. De ce fait, aucune mortalité liée à cette procédure n’est attendue.
Devenir
À l’issue de chaque essai, les animaux sont soit orientés vers les circuits conventionnels de commercialisation des volailles de chair, soit mis à mort par électronarcose à des fins scientifiques dans notre abattoir expérimental par du personnel formé et conformément aux méthodes de mises à mort règlementaires. Cette seconde option permet la réalisation d’analyses complémentaires de qualité de la viande par exemple.
Remplacement
Aucune méthode substitutive ne permet actuellement de reproduire la complexité de la thermorégulation chez les volailles, en intégrant les interactions comportementales et métaboliques intervenant dans ce processus.
Réduction
Pour chaque essai, nous adaptons le nombre d’animaux en fonction des objectifs et du nombre de solutions testées. L’idée est d’avoir suffisamment d’animaux pour que les résultats soient fiables, sans en utiliser plus que nécessaire. Pour cela, nous utilisons des méthodes statistiques qui permettent de déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour détecter une différence réelle entre les groupes si elle existe. Nous nous appuyons aussi sur notre expérience et sur les résultats d’autres études scientifiques pour ajuster ce nombre. Cette approche permet d’obtenir des résultats solides tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, certains essais sont réalisés en collaboration avec plusieurs entreprises, ce qui permet de partager les résultats et d’éviter de répéter des expérimentations similaires.
Raffinement
Le bien-être des animaux repose sur une surveillance quotidienne assurée par un personnel qualifié et spécialement formé à l’élevage et à la manipulation des volailles. Les animaux sont élevés en case collective (entre 12 et 40 animaux). La période de démarrage entre 0 et 10 jours d’âge ne sera pas concernée par l’augmentation des températures et hygrométries, afin de permettre aux jeunes volailles de s’adapter à leur environnement et car elles sont particulièrement sensibles sur cette phase (plus de risque d’altération de leur bien-être). La durée et les périodes d’augmentations de la température seront adaptées à la thématique d’essai et réduites au maximum. Les manipulations sont réduites, peu invasives et courtes dans le temps. Elles se limitent principalement à des pesées (J10, J21, J28, J35, J42). L’eau et les aliments sont distribués à volonté. L’air est ventilé, les conditions d’ambiance (température et hygrométrie) sont contrôlées via un boitier de commande. Dans les dispositifs au sol, les animaux sont logés sur de la litière (copeaux ou paille). Dans les autres dispositifs avec des compartiments, un sur-grillage plastique est placé au sol des modules afin d’améliorer le confort pour les pattes des volailles. Un papier de démarrage (papier absorbant) est placé au sol les premiers jours après l’arrivée des poussins. Il permet de déposer un peu d’aliment directement à leur portée et d’améliorer le démarrage alimentaire, tout en limitant le contact avec le sol grillagé. Il est retiré après quelques jours.
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible. Les poussins sont reçus, âgés d’un jour, comme dans les conditions d’élevage habituelles. Ils sont élevés jusqu’à 35 ou 42 jours d’âge (en fonction des dispositifs, des thématiques ou des génétiques étudiées). Lors de la phase de démarrage (jusqu’à 10 jours d’âge), les volailles seront élevées avec des conditions d’ambiances (température et hygrométrie) conformes au cahier des charges standard leur assurant un bien-être optimal. Cela permet une meilleure adaptation des animaux à leur environnement, et de limiter les potentielles nuisances sur les animaux en n’impactant pas cette phase plus critique de développement des animaux. C’est sur les phases de croissance et/ou de finition (après 10 jours d’âge et jusqu’à 42 jours d’âge maximum) qu’une modification des consignes de conditions d’ambiances pourra intervenir afin d’évaluer l’impact de celles-ci ainsi que des solutions nutritionnelles sur les animaux.
Caractérisation du devenir de trois polluants organiques chez la chèvre laitière dans le cadre de la sécurisation de la chaine alimentaire MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Une injection puis 33 prises de sang réparties sur quatorze semaines, un cathéter posé pendant 24 heures, une sonde urinaire portée 96 heures, des couches en tissu vidées toutes les trois heures : six chèvres laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'établissement leur administre trois polluants agricoles ou industriels à faible dose pour mesurer ce qui passe dans leur lait, données qui manquent aux seuils réglementaires européens, calés jusqu'ici sur des rongeurs. Le porteur indique qu'aucun effet toxique n'est attendu à ces doses. Toutes seront tuées à l'issue, pour prélever leurs organes et parce que leur exposition aux polluants interdit de les rendre au circuit de production.
Objectifs
L’alimentation animale est régie par des textes de loi encadrant les niveaux de polluants acceptables en vue de protéger la santé des animaux et la santé des humains consommant les produits animaux issus de ces élevages. Certaines molécules réglementées sont connues et étudiées mais le devenir de toutes les molécules n’est pas connu pour toutes les espèces concernées par les textes de loi. Dans ce cas le principe de précaution tend à utiliser des seuils de sécurité basés sur les connaissances acquises chez d’autres espèces ou à estimer certains paramètres inconnus depuis les paramètres physico-chimiques des molécules. Parmi ces molécules figurent des polluants agricoles ou industriels pouvant contaminer l’alimentation des chèvres laitières. Dans le cadre de la sécurisation de la chaîne alimentaire, le présent projet vise à évaluer le devenir de trois polluants agricoles ou industriels, à doses très faibles et démontrées comme non toxiques, dans l’organisme de chèvres laitières. En effet, la réglementation actuelle repose sur des données scientifiques adaptées d’études menées sur des rongeurs pour définir la vitesse d’élimination de ces composés. L’évaluation du risque d’exposition des animaux par l’ingestion d’aliments contaminés ne prend donc en compte ni les spécificités digestives et métaboliques des ruminants, ni la production de lait. De plus, le niveau de transfert vers le lait repose sur une estimation non étayée par des données expérimentales. L’évaluation du devenir des polluants dans l’organisme des animaux, de leurs excrétions dans l’urine et les fèces et du taux de transfert vers le lait chez l’espèce cible, la chèvre, permettrait d’actualiser et d’argumenter les recommandations réglementaires actuelles tout en sécurisant la consommation des produits animaux issus de cette filière (viande, lait et produits laitiers).
Bénéfices attendus
Les résultats attendus permettront d’obtenir des données réelles, permettant de comprendre le devenir de trois polluants agricoles et industriels chez la chèvre, ainsi que des indicateurs du niveau de transfert vers le lait. Ces connaissances seront donc obtenues pour des molécules et des animaux rarement étudiés ensemble alors même que les seuils réglementaires des dites molécules sont appliquées au lait issu de ces animaux. En d’autres termes, les données générées seront de nature inédite et permettront de faire le point sur le devenir de trois molécules présentant des limites maximales de résidus (LMR, calculant le niveau maximal de polluant admissible pour assurer la sécurité des consommateurs des produits animaux) fixées pour les produits issus des petits ruminants sur la base de données, actuellement principalement obtenues chez des animaux monogastriques (pouvant grandement différer des petits ruminants sur le plan physiologique). Les données obtenues permettront de confirmer les estimations théoriques du transfert de ces molécules vers des produits animaux pris en compte dans le calcul des LMR.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux types de gestes techniques : - Les injections et prélèvements nécessitant d’utiliser une aiguille (1 injection et 33 prélèvements répartis sur les 14 semaines de procédure). Les prélèvements ne durent pas plus d’une trentaine de seconde et se pratiquent sur les animaux vigiles habitués. La pose d’un cathéter sur une durée de 24 heures sera réalisée afin de limiter le nombre de piqûres requises sur une courte période. L’injection initiale et les 18 premiers prélèvements seront réalisés avec une seule piqure, faite pour poser le cathéter qui restera en place sur une durée de 24 heures. Par la suite, 15 autres prises de sang, réparties sur le restant de la durée de la procédure, seront réalisées avec une aiguille sur une durée d’une trentaine de seconde par prise de sang. - Les prélèvements d’urines seront réalisés par la pose de sondes urinaires sur une durée de 96h. La récupération des fèces sur une durée de 24h sera réalisée par la pose de couches en tissu vidées périodiquement toutes les 3h. Le lait sera récolté lors de la traite, réalisée matin et soir, ne constituant pas à proprement un geste technique expérimental mais plutôt un soin aux animaux permettant également l’obtention de données de recherche.
Impact sur les animaux
Trois nuisances et stress ont été identifiés comme possibles durant l’expérimentation : - La douleur (celle d’une piqûre par une aiguille) : suite à la ponction par aiguilles pour les prélèvements sanguins sur animal vigile (cathéter ou prise de sang). - Le stress : lié à la manipulation et la contention lors des différents prélèvements (sang, urine, fèces), - La gêne occasionnée par la pose et le port d’une sonde urinaire et d’une couche en tissu. En revanche, la dose de chaque contaminant employée est calculée pour être très en deçà des seuils de toxicité reconnus. Aucun effet toxique, effet indésirable ou altération comportementale ne sont donc attendus suite à l’exposition des animaux aux polluants organiques étudiés.
Devenir
La mise à mort des animaux est ici justifiée pour l’étude de paramètres nécessitant de récupérer des organes après la phase expérimentale. Les animaux ayant, de plus, été exposés à des polluants même 20 à 162 fois inférieures aux limites toxiques en fonction des molécules, leur réhabilitation dans le circuit de production n’est pas possible.
Remplacement
La contamination (et décontamination) des chèvres laitières et le transfert des polluants vers le lait est un champ d’étude qui est encore peu étudié aujourd’hui et dont l’approche est rendue complexe en raison des spécificités de la physiologie des ruminants et des pratiques d’élevage mises en œuvre. Ces interactions « ruminants-polluants » doivent être abordées chez l’animal dans la mesure où (i) nous ne connaissons pas le devenir spécifique des 3 molécules cibles chez les chèvres laitières (ii) nous ne disposons pas de modèle cellulaire ou informatique validé chez ces animaux et (iii) il n’existe pas à ce jour de modèle mathématique adéquat permettant de simuler le devenir des contaminants dans l’organisme chez ce type d'animal. Cependant, les résultats de ce projet permettront de collecter des données susceptibles de mener à la création d’un modèle de transfert de trois molécules chez la chèvre laitière, ce qui permettra à termes de remplacer l’utilisation d’animaux dans ce type d’étude en cas, par exemple, d’un changement de dose ou de fréquence d’exposition. Cela pourra également donner lieu à d’éventuelles applications pour d’autres ruminants tel que la brebis laitière.
Réduction
Les animaux en expérimentation seront réduits au stricte nécessaire (n = 6 max). Cet effectif est suffisant pour obtenir des données fiables dans la mesure ou nous souhaitons prendre en compte la variabilité biologique de l’espèce. De plus, la nature des analyses menées et la très faible dose des composés utilisés permet de garder les mêmes animaux pour les différentes phases de recherche, réduisant donc de quatre fois l’effectif total d’animaux utilisés tout en permettant une analyse plus fine des données obtenues.
Raffinement
Les interventions sur les animaux seront limitées à des prises de sang de volumes réduit, à une pose de sonde urinaire et à des collectes ponctuelles de fèces. Les animaux, ayant un comportement social, seront hébergés en groupe dans une même pièce. Ils pourront donc se toucher, se voir, se sentir et s'entendre. Des filets de foin seront positionnés dans le box pour favoriser la recherche de nourriture et enrichir le milieu. Un nœud de corde de chanvre en guise de jouet (type balle) sera mis à disposition dans le box. Les animaux seront habitués à la présence quotidienne des expérimentateurs pour développer une relation sociale routinière avec l’Homme, et entraînés progressivement aux gestes techniques pratiqués afin de limiter leur stress. Leur comportement sera suivi quotidiennement pour détecter d’éventuels signes de stress excessif et le poids des animaux sera suivi de manière hebdomadaire afin de contrôler l’état corporel des animaux par des données quantifiables en supplément des observations directes.
Choix des espèces
Ce projet concerne des molécules retrouvées dans l’alimentation de caprins, pour qui des données spécifiques ne sont pas disponibles, les données existantes ayants été obtenues chez des espèces monogastriques. Ainsi les paramètres pharmacocinétiques (permettant de caractériser la distributiondes composés dans l’organisme, leur stockage dans différents tissus et leur élimination vers les selles ou les urines) et le taux de transfert vers le lait des trois polluants agricoles ou industriels visés ne peuvent être fiables qu’avec une observation des molécules chez l’espèce cible concernée. La race Alpine chamoisée (laitière) a été choisie en raison de son potentiel de production et de sa représentativité des élevages laitiers français. Le projet met en œuvre des animaux en lactation (arrivés au laboratoire après séparation du petit). Ces animaux seront donc des femelles adultes avec un poids pouvant varier de 60 à 75 kg.
Évaluation de l’effet d’une supplémentation en levures vivantes sur la digestibilité totale de la ration chez les chevaux – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Faire enregistrer un additif alimentaire auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments suppose trois études sur animaux vivants, ce qui conduit ce projet à utiliser 16 chevaux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des fouilles rectales, des ponctions dans la veine jugulaire et deux périodes de cinq jours en box sans litière, harnachés en permanence pour la collecte totale des fèces. Le porteur décrit une gêne passagère et prévoit d'écarter en amont les chevaux qui se montreraient trop anxieux au port du harnais. Aucun animal n'est tué ici, les 16 chevaux étant annoncés comme réutilisables sans effet cumulatif, donc disponibles pour d'autres expériences.
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer l'effet de la supplémentation en levures vivantes sur la digestibilité de la ration du cheval en vue d'un enregistrement du produit en tant qu'additif zootechnique auprès de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et de comprendre les mécanismes d'action.
Bénéfices attendus
L'utilisation de ce produit pourrait améliorer la digestibilité des fibres et prévenir l'acidose et l'inflammation intestinale chez le cheval en particulier lorsque des chevaux sont nourris avec une alimentation riche en amidon.
Procédures
Au cours du projet les chevaux seront soumis à deux prélèvements de fèces et deux prélèvements de sang séparés chacun de six semaines. Ces prélèvements seront réalisés sur animal vigile et ne dureront pas plus de cinq minutes chacun. les chevaux seront aussi soumis à deux collectes totales de fèces par la pose de harnais adaptés d'une durée de cinq jours chacune et séparées de six semaines. MODIFICATION // La veille des collectes de fèces et \\ Durant ces périodes de cinq jours les chevaux seront placés dans des boxes sans litière (mais équipé de tapis épais adaptés).
Impact sur les animaux
La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Le port du harnais de collecte de fèces peut causer un léger inconfort qui cesse au retrait de celui-ci.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Le projet doit être réalisée sur des chevaux vivants, car l’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour ce produit, il est nécessaire de conduire cette étude sur cette espèce.
Réduction
les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
Tous les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d’échographie/insémination) adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure et auquel les chevaux seront préalablement habitués. De plus, pour les prélèvements de fèces, la main du manipulateur est enduite de gel afin de diminuer les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. En amont du projet, les chevaux seront habitués au port du harnais, afin qu’il ne représente pas une source de stress pour eux. Lors des séances d’habituation les harnais seront ajustés pour chaque cheval afin de réduire les gènes qui pourraient survenir en cas de harnais non adapté. Cette habituation permettra aussi de ne pas inclure les animaux qui pourraient se montrer trop anxieux lors du port du harnais. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront sortis chaque jour au paddock sec par groupe de deux, excepté pendant les 5 jours de collecte totale des fèces où ils porteront un harnais. Cependant les boxes dans lesquels ils seront hébergés sont séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. Les boxes seront équipés d’une litière paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. MODIFICATION // La veille des collectes de fèces et \\ Durant les 5 jours du port du harnais, la litière sera retirée et remplacée par un tapis épais afin que les chevaux ne glissent pas sur le sol bétonné du box et pour une meilleure isolation thermique. De plus, un ballon sera suspendu dans leur box pour leur permettre de jouer. Pendant les périodes d’adaptation, les chevaux auront en plus un accès quotidien au pré par petits groupes dans la mesure du possible selon la météo. L’introduction de l’aliment concentré en fin de chaque période d’adaptation se fera progressivement, afin d'éviter tout problème digestif qui pourrait être causé par un changement brusque de ration. Enfin, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés du projet.
Choix des espèces
L’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour le produit testé dans ce projet, il est nécessaire de conduire cette étude sur des chevaux. Les chevaux utilisés sont adultes (entre MODIFICATION //4\\ et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.
Evaluation des métabolites de la vitamine D sur le statut vitaminique et l’homéostasie minérale chez la truite arc-en-ciel
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Ajuster la forme de vitamine D ajoutée aux aliments d'élevage pour gagner de la croissance et réduire les rejets de phosphore : 160 truites arc-en-ciel vont être utilisées pendant 84 jours dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour prélèvement des filets. Elles subissent un jeûne de 36 heures, sept sorties d'eau pour la pesée par groupe, puis une prise de sang à la veine caudale d'un volume supérieur à 10 % du volume circulant, possible parce que la mise à mort suit immédiatement. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne peut reproduire l'activation de la vitamine D, qui mobilise intestin, foie, reins, branchies, os et écailles. Les bénéfices annoncés sont zootechniques et économiques, de 5 à 10 % de croissance en plus, de 10 à 20 % de rejets de phosphore en moins, une meilleure qualité du produit final.
Objectifs
La vitamine D joue un rôle essentiel chez les poissons en régulant l’équilibre du calcium et du phosphore, deux minéraux indispensables à la formation du squelette et des écailles. Elle intervient également dans la fonction musculaire, l’utilisation des nutriments, la croissance et la survie. Chez les salmonidés, un apport insuffisant en vitamine D peut entraîner des problèmes de minéralisation, une efficacité alimentaire réduite et une plus grande sensibilité aux stress et aux maladies. En aquaculture, la vitamine D est apportée principalement sous forme de vitamine D3 dans les aliments. Cependant, les conditions modernes d’élevage peuvent limiter son efficacité. Les aliments actuels contiennent une part importante d’ingrédients d’origine végétale, ce qui modifie la disponibilité du calcium et du phosphore. De plus, l’élevage intensif, avec une faible exposition à la lumière naturelle et des contraintes sanitaires fréquentes, peut réduire la capacité des poissons à transformer la vitamine D3 en formes actives dans l’organisme. Dans ce contexte, l’utilisation directe de formes plus actives de la vitamine D suscite un intérêt croissant. Le 25 hydroxycholécalciférol, un métabolite de la vitamine D3, est mieux utilisé par l’organisme et a montré des effets positifs sur la croissance, l’efficacité alimentaire et la minéralisation chez plusieurs espèces de poissons, à des doses plus faibles que la vitamine D3 classique. Toutefois, la réponse à ces formes de vitamine D dépend fortement de l’espèce, du stade de développement, de la composition de l’aliment et des conditions d’élevage, et des excès peuvent avoir des effets négatifs. Par ailleurs, bien que la forme hormonale active de la vitamine D soit utilisée chez les animaux terrestres, les connaissances restent limitées chez les salmonidés quant à ses effets sur la santé et la qualité des poissons. Ce projet vise donc à mieux comprendre l’utilisation de la vitamine D chez les salmonidés en comparant, dans des conditions contrôlées, les effets de la vitamine D3 et de ses métabolites sur la santé, les performances de croissance et la qualité des poissons, afin de contribuer à une aquaculture plus performante et durable.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux comprendre l’homéostasie du calcium et du phosphore chez les salmonidés en réponse à l’apport de métabolites de la vitamine D3, utilisé comme une stratégie prometteuse pour garantir un statut vitaminique optimal. Aussi, l’efficacité biologique de la vitamine D3 étant fortement dépendante de la source utilisée, une évaluation comparative rigoureuse des métabolites et de leur origine est nécessaire. L’optimisation du statut vitaminique devrait permettre une amélioration mesurable des concentrations circulantes du 25-(OH)D, une meilleure régulation des équilibres phospho calciques et une réduction de l’incidence des troubles métaboliques. Une amélioration de la croissance, pouvant atteindre +5 à +10 % selon les données de la littérature, ainsi qu’une diminution des mortalités et des déformations squelettiques (colonne vertébrale, opercules, mâchoires) sont également attendues. Sur le plan environnemental et économique, une meilleure utilisation des minéraux alimentaires devrait conduire à une amélioration de l’efficacité alimentaire et à une réduction des rejets de phosphore dans l’environnement, estimée jusqu’à 10–20 %. Ces effets contribuent directement à la durabilité des systèmes d’élevage et à l’amélioration de la qualité du produit final. Enfin, le projet permettra de générer des données biochimiques, zootechniques et sanitaires comparables entre différentes sources de vitamine D3, favorisant le développement de stratégies de nutrition de précision adaptées aux différents systèmes de production (systèmes en recirculation, cages marines).
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 84 jours. [[Une mise à jeun de 36 h, correspondant aux pratiques standards de gestion en aquaculture des salmonidés, est appliqué afin de diminuer le stress métabolique avant la mise en place des animaux]]. Sorties hors de l’eau pour la pesée des poissons par groupe (7 fois en 12 semaines, moins de 30 secondes). Prises de sang unitaires au niveau de la veine caudale (durée 30 secondes). Un volume sanguin supérieur à 10% du volume sanguin circulant sera prélevé car les poissons seront immédiatement mis à mort (durée 1 seconde).
Impact sur les animaux
Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels et supplémenté en métabolites de la vitamine D3 pendant 84 jours après une semaine d’acclimatation. Stress dû à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de muscles (filets).
Remplacement
Au moment de la réalisation de la procédure expérimentale n'existe aucun modèle in vitro ou in silico capable d'imiter tous les facteurs cellulaires et acellulaires impliqués dans l'activation de la vitamine D chez les animaux, le retour endocrinien et l'homéostasie minérale concernent l'intestin, le foie, les reins, les branchies et l'os/écailles, ainsi que des déterminants comportementaux de l'apport alimentaire. Pourtant, la procédure est nécessaire et ne peut être remplacée par une autre stratégie qui n'implique pas l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Les conditions d'hébergement des animaux sont définies de sorte que la densité d'animaux, les paramètres environnementaux (température, luminosité), l'enrichissement des bassins (bâche semi-opaque simulant un refuge, aérateur stimulant les poissons) et la qualité de l'eau offrent un confort maximal aux animaux et restent conforme à la législation en vigueur. Aucun animal ne sera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, afin de minimiser l'anxiété et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou échantillonnage) au cours de cette étude, les truites arc-en-ciel seront anesthésiées. La capture et le stress liés à la sortie des bassins pour la pesée par groupe des animaux et le prélèvement seront réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l'utilisation de mousse humide pour placer l'animal sur le support de contention et un point de pression sur le site de prélèvement (décrit dans la procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires).
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est utilisée dans cette étude comme modèle animal représentatif pour les salmonidés. La truite est une excellente espèce modèle car elle est elle-même un salmonidé largement élevé et est taxonomiquement proche du saumon, ce qui permet une extrapolation significative des résultats au saumon atlantique. Les truites utilisées dans cette étude présenteront un poids initial d’environ 125 g au début de l’expérimentation et atteindront approximativement 420 g à la fin de la période d’étude. Ces stades correspondent à la phase juvénile tardive à sub-adulte, reconnue comme particulièrement pertinente pour l’étude du métabolisme des micronutriments liposolubles chez les salmonidés.
Evaluation du métabolisme ruminal et de la digestion chez la vache – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
16 vaches adultes réformées vont être utilisées, huit dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et huit d'un niveau modéré. Huit d'entre elles subissent deux opérations, une stérilisation par pose d'élastiques sur les pédoncules ovariens d'environ une heure et la pose d'une canule ruminale d'environ deux heures trente. Ensuite, jusqu'à quatre litres de jus de rumen leur sont prélevés par jour, en un à huit prélèvements, trois jours par semaine pendant huit semaines consécutives, et elles restent attachées jusqu'à cinq jours sur sept pour évaluer la valeur nutritionnelle de rations et des solutions censées limiter les émissions de méthane. Le porteur justifie la stérilisation par le fait qu'elle évite l'expression des chaleurs et les chevauchements, "source de blessures au niveau de la canule ruminale", et annonce la réutilisation de huit vaches dans un projet ultérieur sans rien indiquer du sort des autres.
Objectifs
Les ruminants ont un estomac particulier comprenant plusieurs compartiments (rumen, réseau, feuillet, caillette). Le rumen, le plus grand des compartiments, est le lieu de fermentations anaérobies pendant lesquels les aliments riches en fibres (végétaux) sont décomposés par les micro-organismes ruminaux. La dégradation des fibres de la ration entraine la production d’Acide Gras Volatils (AGV). Les AGV sont une source importante d’énergie pour les ruminants. Les micro-organismes du rumen sont également une source protéique. A l'inverse, les micro-organismes ruminaux peuvent parfois détruire certains nutriments présents dans la ration, alors qu’ils sont essentiels à l'animal. Les fermentations ruminales sont également à l’origine de la production de gaz dont le méthane. Cette 1ère étape de fermentation est essentielle et impactante à plusieurs niveaux. Le fonctionnement des microorganismes impliqués reste peu connu et fait toujours l'objet de recherches. Dans un contexte de raréfaction des ressources naturelles, de changements climatiques et de préoccupations écologiques, il est aujourd'hui fondamental d'améliorer nos connaissances sur l'évolution des composants de la ration dans le rumen, afin d'optimiser l'efficacité alimentaire globale des animaux et de minimiser les pertes et les rejets au sein de l'environnement. Le contenu ruminal est un milieu très complexe. La composition précise du « cocktail» de microorganismes présents dans le rumen n’est pas encore connue et donc non reproductible par culture 100% in vitro. Les études in vitro pour étudier les fermentations ruminales sont toutefois possibles et font partie intégrante de ce projet, mais nécessitent des prélèvements de jus de rumen pour apporter les microorganismes afin d’assurer le bon fonctionnement du modèle. Les objectifs de ce projet comprennent l’évaluation, par des méthodes standardisées, de la fermentescibilité et la valeur nutritionnelle des composants de la ration, le suivi du délitement de bolus, l'effet des matières premières et/ou des suppléments nutritionnels sur l'activité fermentaire et la production de produits de fermentation (gaz, AGV, …) et l'effet des composants de la ration sur l'évolution du pH, paramètre essentiel pilotant l'activité fermentaire et participant au confort ruminal de l’animal.
Bénéfices attendus
Les objectifs de ce projet sont multiples et comprennent l’évaluation, par des méthodes standardisées, de la fermentescibilité et de la valeur nutritionnelle des différents composants de la ration, le suivi du délitement de bolus dans le rumen, l'effet des matières premières et/ou des suppléments nutritionnels sur l'activité fermentaire et la production de produits de fermentation (acides gras volatils, ammoniac, méthane..), et l'effet des composants de la ration sur l'évolution du pH, paramètre essentiel pilotant l'activité des microorganismes et participant au confort ruminal de l’animal. Ces différents objectifs permettront d’intégrer des nouveaux composants dans les rations actuelles afin de répondre aux enjeux du changement climatique en terme de limitation des ressources alimentaires et de la concurrence Homme/Animal face à ces ressources, d’élaborer de nouvelles solutions nutritionnelles limitant la production de gaz à effet de serre par les ruminants ou permettant une meilleure valorisation protéique et énergétique des constituants de la ration.
Procédures
Prélèvement de jus de rumen sur animaux vigiles (environ 10 min). Pour les études d’ « évaluation de l’activité fermentaire, au maximum, 4 litres de jus de rumen sont prélevés par jour en 1 à 8 prélèvements durant 3 jours maximum (consécutifs ou non) par semaine soit 5% du volume total du contenu ruminal (80 L en moyenne), permettant une reconstitution rapide du milieu. Ces prélèvements seront faits sur une durée de 8 semaines consécutives au maximum. Après chaque session de prélèvement, une semaine de repos en stabulation libre sur aire paillée / sciure sera réalisée pour les animaux donneurs de jus de rumen. Le maximum d’essai comprenant un prélèvement de jus de rumen sera de 90 sur 5 ans. Administration de composants de la ration ou/et solution nutritionnelle orale ou par la canule sur animaux vigiles. AJOUT : JUSQU’A 8 ANIMAUX SERONT SOUMIS A DEUX OPERATIONS CHIRURGICALES POUR CHAQUE ANIMAL AVEC ANESTHESIE ET ANALGESIE AFIN DE PRATIQUER UNE STERILISATION PAR POSE D’ELASTIQUES SUR LES PEDONCULES OVARIENS (ENVIRON 1H) ET LA POSE D’UNE CANULE RUMINALE (ENVIRON 2H30).
Impact sur les animaux
Le prélèvement de jus de rumen peut induire un stress le temps du prélèvement (environ 10 min) chez certaines vaches. L’introduction et le retrait des sachets peuvent également générer un stress le temps de la manipulation (environ 10 min). Le logement à l’attache sur une période prolongée peut entrainer un stress chez certains animaux. AJOUT : DANS LE CADRE DU RENOUVELLEMENT DU CHEPTEL EXPERIMENTAL, UNE INTERVENTION CHIRURGICALE DE CANULATION RUMINALE ET DE STERILISATION SERA REALISEE. CETTE CHIRURGIE PEUT ENTRAINER UNE DOULEUR POST-OPERATOIRE MODEREE AINSI QU’UN INCONFORT TEMPORAIRE LIE A LA CICATRISATION. UN FAIBLE RISQUE DE COMPLICATIONS EST ATTENDU (INFECTION LOCALE, INFLAMMATION).
Devenir
L’APPLICATION DES PROCEDURES DE CE PROJET N’ENTRAINANT QU’UNE ALTERATION LEGERE OU MODEREE DU BIEN ÊTRE, CES ANIMAUX POURRONT ETRE INCLUS DANS UN NOUVEAU PROJET APRES ACCORD D’UN VETERINAIRE.
Remplacement
A notre connaissance, aucune méthode in vitro fiable excluant totalement l'utilisation d'animaux n'est disponible à ce jour pour permettre l'étude de la dégradabilité des constituants de la ration, du suivi du délitement de bolus dans le rumen et du processus de fermentations ruminales. L’écosystème ruminal est trop complexe, trop peu connu, pour permettre le développement de modèles de cultures cellulaires par exemple. Par principe, les solutions nutritionnelles évaluées dans nos essais sont des propositions innovantes qui n'ont pas encore été évaluées dans la bibliographie. Il n'est donc pas possible de s'y référer ni d'utiliser d’éventuels modèles in silico existants. Le modèle d’animaux canulés du rumen, pour des études in vivo ou in vitro utilisant du jus de rumen est également aujourd’hui considéré comme le plus pertinent pour les études de fermentations ruminales.
Réduction
Pour chaque essai réalisé, le nombre d’animaux utilisé est réduit à son minimum (2 à 4, selon les protocoles). Il existe une variabilité inter individuelle importante chez les ruminants. Les études décrites dans ce projet sont préférentiellement conduites en schéma expérimental de carré latin (chaque animal est son propre témoin, tous les traitements sont testés sur tous les animaux), ce qui permet d’éliminer l’effet « individuel » et de réduire au minimum le nombre d'animaux nécessaires pour permettre de détecter des effets statistiquement significatifs. Le calcul de la puissance statistique du test, prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%, un coefficient de variation moyen du paramètre étudié de 4% et un nombre maximum de 4 individus montre que ce dispositif permet de détecter significativement une différence de 8% entre les traitements, ce qui correspond aux effets que l’on cherche à mettre en évidence. Pour les « sachets bolus », 2 à 3 animaux sont suffisants à la réalisation de ce type d’étude. L’objectif de ces études étant un suivi de la technologie de délitement, aucune analyse statistique n’est nécessaire. Une fois équipés d'une canule ruminale, les animaux peuvent être utilisés dans le cadre de plusieurs études, ce qui permet de limiter le nombre d'animaux à utiliser. Les 8 vaches incluses dans ce projet permettront de réaliser 30 études de dégradabilité des constituants de la ration, 90 études d’activité fermentaire du microbiote ruminal et 5 études de délitement des bolus au cours de ces 5 ans.
Raffinement
Pendant les essais in sacco, les vaches seront logées à l’attache au maximum 5 jours sur 7 et 8 semaines consécutives maximum. Les interactions physiques et visuelles seront possibles entre les animaux pendant toute la période de l’essai. Elles seront logées sur un matelas en caoutchouc (3,07 m2). Au moins 2 jours par semaine, les animaux seront remis en stabulation libre sur aire sciure. Une fois l’essai terminé, les vaches seront logées en stabulation libre sur aire paillée ou sciure pendant une période de repos de 2 semaines minimum. Dans le cadre des études « sachets bolus », les animaux seront logés en stabulation libre sur aire paillée/sciure. Ils seront bloqués au cornadis uniquement lors de la pose et dépose des « sachets bolus » pendant une durée maximale d’une heure. Pour ce type d’essai, 2 à 3 vaches seront utilisées. Un maximum de 5 essais sur 5 ans pourra être réalisé. Après chaque essai, 2 semaines de repos en stabulation libre sur aire paillée / sciure sera réalisée pour les animaux utilisés. Lors des périodes de repos prolongés d’au moins 4 semaines, les vaches peuvent avoir accès à l’extérieur (un retour en essai inclut obligatoirement une période d’au moins 21 jours avec la ration de l’essai). Les prélèvements de jus de rumen pour les essais d’« évaluation des effets des composants de la ration sur l’activité fermentaire » pourront être réalisés en bloquant les vaches au cornadis, pendant une durée maximale de 60 minutes. Le jus de rumen pourra également être prélevé sur des vaches à l’attache, pendant une durée maximale de 60 minutes. Les vaches seront observées et suivies tous les jours par le personnel qualifié. L’ingestion de la ration sera surveillée. Des points limites spécifiques au projet seront définis et appliqués pendant la durée prévue pour ce projet. Pendant toutes les périodes d’études, de la musique douce sera diffusée 7h par jour. Lors du logement sur aire paillée/sciure, des brosses sont également disponibles. Le bâtiment est éclairé en cycle naturel, complété par un éclairage artificiel en journée. AJOUT : POUR LA CANULATION ET LA STERILISATION, UN PROTOCOLE DE SOIN OPERATOIRE ET POST-OPERATOIRE (ANESTHESIE ET ANALGESIE) ADAPTE SERA MIS EN ŒUVRE PAR DU PERSONNEL QUALIFIE ET LE VETERINAIRE. L’INFECTION LOCALE ET L’INFLAMMATION SONT LIMITEES PAR L’UTILISATION D’UN PROTOCOLE DE SOIN OPERATOIRE ET POST-OPERATOIRE ADAPTE REALISE PAR DU PERSONNEL QUALIFIE ET LE VETERINAIRE.
Choix des espèces
Les animaux choisis sont des vaches adultes, pour d’une part correspondre au modèle scientifique de référence, notamment pour les mesures in vivo de dégradabilité ruminale, et d’autre part pour correspondre aux espèces cibles de l’utilisation in fine des solutions nutritionnelles étudiées (vaches laitières ou bovins à l'engraissement), afin que leur métabolisme soit représentatif de ces animaux. LES VACHES SONT DES VACHES ADULTES TARIES ET STERILISEES (AGEES DE 2 A 15 ANS AU DEMARRAGE DU PROJET). Ces vaches sont des animaux réformés, possédant une flore microbienne ruminale stable (contrairement à celle d’animaux en croissance), optimisant ainsi la fiabilité des résultats. AJOUT : LE FAIT QU'ELLES SOIENT STERILISEES PERMET D'EVITER L'EXPRESSION DES CHALEURS, NOTAMMENT DES CHEVAUCHEMENTS QUI PEUVENT ETRE SOURCE DE BLESSURES AU NIVEAU DE LA CANULE RUMINALE.
Évaluation d’un additif détoxifiant sur les réponses physiologiques et métaboliques du poulet de chair exposé aux mycotoxines
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Livrés à un jour d'âge et élevés jusqu'à 36 jours, les poulets de chair sont décrits comme particulièrement sensibles aux mycotoxines en raison de leur croissance rapide, ce qui en fait ici le sujet du test. 360 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur aliment est volontairement additionné de mycotoxines pendant 36 jours, ce qui peut provoquer un refus de s'alimenter, une perte de poids, de l'apathie, un plumage ébouriffé, des diarrhées et une mortalité accrue, et 2 mL de sang sont prélevés sur chaque animal aux jours 34 et 35. Tous seront tués, le porteur invoquant le fait qu'ils ont reçu un additif détoxifiant qui n'a pas encore d'autorisation de mise sur le marché.
Objectifs
En élevage avicole, les mycotoxines représentent un risque important pour la santé et les performances des volailles. Ces toxines, produites par des champignons contaminent fréquemment les matières premières végétales utilisées dans l’alimentation animale. À l’échelle mondiale, 70 à 80 % des matières premières contiennent au moins une mycotoxine détectable. Les poulets de chair sont particulièrement sensibles en raison de leur croissance rapide et de leur consommation élevée d’aliment. L’exposition simultanée à plusieurs mycotoxines dans un même aliment peut réduire la croissance, l’immunité, la fertilité et la productivité des animaux. Les pertes économiques liées à ces contaminations sont estimées à plusieurs centaines de millions de d’euros par an. Pour limiter ces effets, des agents détoxifiants sont couramment utilisés dans l’alimentation des volailles. Leur efficacité dépend toutefois de nombreux facteurs, comme le type et la quantité de mycotoxines présentes, leur combinaison, le mode d’action des produits et les conditions d’élevage. Il est donc nécessaire de les évaluer de façon rigoureuse dans des conditions expérimentales contrôlées. Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un agent détoxifiant conçu pour protéger la santé et les performances des volailles en agissant contre les mycotoxines présentes dans les aliments. L’objectif final est de mieux comprendre les réponses métaboliques des poulets de chair face aux mycotoxines et aux agents détoxifiants, afin d’améliorer leur bien-être et de mieux gérer le risque mycotoxines en production avicole.
Bénéfices attendus
Les mycotoxines contaminent une large proportion des matières premières destinées à l’alimentation des volailles, avec des études montrant que 70 à 80 % des aliments contiennent au moins une mycotoxine. Chez le poulet de chair, une exposition répétée à ces toxines peut ralentir la croissance, fragiliser l’intestin, affaiblir le système immunitaire et rendre les animaux plus sensibles aux maladies. Cela a des conséquences directes sur le bien‑être des animaux, mais aussi sur la rentabilité des élevages. L’utilisation d’agents détoxifiants constitue une stratégie préventive et corrective essentielle face au risque mycotoxines, omniprésent en production avicole. Elle représente une solution efficace pour atténuer les effets sanitaires, zootechniques et économiques des mycotoxines, tout en contribuant au bien-être animal et à la durabilité des systèmes de production. Leur évaluation expérimentale est essentielle pour démontrer leur efficacité et optimiser leur utilisation en conditions d’élevage. L’utilisation d’agents détoxifiants contribue à améliorer l’état général des volailles en limitant les effets toxiques des mycotoxines sur les organes cibles, notamment le foie, les reins et l’intestin, et en réduisant les désordres métaboliques associés. En atténuant les effets des mycotoxines, ces agents participent également à une meilleure homogénéité des lots et au maintien de l’efficacité alimentaire. Enfin, ils s’intègrent dans une approche globale de gestion du risque mycotoxines, permettant d’anticiper et de limiter les impacts liés aux variations climatiques et à la qualité des matières premières.
Procédures
Stress et inconfort des animaux qui seront sortis de leur compartiment pour être pesés en groupe (
Impact sur les animaux
Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels et supplémenté en mycotoxines et en enzymes détoxifiantes pendant 36 jours. Les mycotoxines ajoutées artificiellement dans l’aliment peuvent influencer la santé et la qualité de vie des animaux caractérisées par une perte de poids dû à un refus de s’alimenter, une apathie, un plumage ébouriffé, une augmentation de la mortalité et une dégradation de la litière en raison de potentielles diarrhées. Inconfort et le stress dus à la sortie des compartiments pour la pesée en groupe des animaux et la prise de sang. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal en fin de procédure.
Devenir
Les animaux ayant été nourris avec un aliment supplémenté avec des toxines et d'un additif n’ayant pas encore une autorisation de mise sur le marché, seront mis à mort.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n’existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des fonctions cellulaires et physiologiques sollicitées par les poulets de chair lorsqu'ils sont affectés par les mycotoxines. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet et a été réduit à la stricte nécessité pour aborder l’objectif du projet. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux, d’avoir suffisamment de quantité d’échantillons pour réaliser les analyses et d’obtenir des données scientifiquement robustes.
Raffinement
L’inconfort et le stress liés à la sortie des animaux des compartiments pour la pesée collective sont limités par la réalisation des opérations de capture dans un environnement calme et silencieux. Les animaux sont manipulés avec précaution, saisis au niveau du tarse, juste au dessus des doigts, puis transférés dans des contenants de taille adaptée afin d’éviter tout empilement et de prévenir les risques d’étouffement. L’inconfort et le stress dus à la sortie des compartiments pour les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste à étaler de la litière sous forme de copeaux ou de sciure afin d’assurer le confort des animaux par l’isolation thermique, l’absorption de l’humidité et la prévention des pathologies. De la litière sera ajoutée régulièrement au cours de l’étude pour maintenir une litière sèche. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelles d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau et en adaptant régulièrement la hauteur des lignes d’eau en fonction de l’âge des animaux. L’accès à la nourriture est facilité en adaptant la hauteur des mangeoires en fonction de l’âge des animaux afin que le bord de la mangeoire se trouve au niveau de la poitrine de l’animal. Le raffinement consiste aussi à limiter les manipulations des animaux en les pesant uniquement à la mise en place, au changement d’aliment et en fin d’étude. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de sorte que l’enrichissement des compartiments (clochettes qui scintillent, litière), la densité des animaux par compartiment, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux et restent conformes à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en compartiment individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
L’agent détoxifiant testé dans ce projet est destiné à être incorporé dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair) pour faire face à la variabilité de la qualité nutritionnelle des ingrédients entrant dans la composition des régimes alimentaires des volailles. Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages au sol avec litière et seront élevés jusqu’à l’âge de 36 jours. Des poulets juvéniles et jusqu’à 36 jours d’âge seront utilisés dans cette étude afin de bien comprendre la réponse physiologique et métabolique en réponse aux mycotoxines au cours des différentes phase de croissance du poulet de chair.
Mesure de la valeur nutritionnelle des aliments ou matières premières sur des lapins en croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
550 lapins en croissance vont être utilisés pour mesurer la valeur nutritionnelle d'aliments, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger. Le porteur écarte les analyses chimiques et les modèles in vitro, jugés trop incertains pour prédire la digestibilité réelle chez cette espèce. Placés en cages individuelles, les lapins font l'objet d'une collecte de leurs fèces et de cinq pesées, l'isolement et certaines matières premières testées pouvant provoquer stress et diarrhées. À la fin de l'essai, ils ne sont pas gardés mais vendus sur le marché de commercialisation classique, donc destinés à l'abattage de la filière.
Objectifs
L’objectif du projet est de mesurer avec précision la valeur nutritionnelle des matières premières utilisées dans l’alimentation des lapins. La formulation des aliments repose sur des tables de composition et sur une matrice nutritionnelle caractérisant chaque matière première. Pour garantir une formulation de précision, cette matrice doit être régulièrement actualisée afin d’intégrer les variations annuelles de qualité des matières premières, ainsi que l’apparition de nouvelles origines ou de nouveaux co produits industriels. Une meilleure connaissance de la composition nutritionnelle permet aux experts en nutrition animale d’adapter plus finement les aliments aux besoins physiologiques des animaux et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles sur le marché. À l’inverse, une matière première mal caractérisée est mal valorisée par l’animal. Cela se traduit par un besoin supplémentaire d’aliment pour nourrir l’animal, par une augmentation des rejets fécaux et donc un impact environnemental accru ; et pouvant même aller jusqu’à dégrader la santé de l’animal en raison d’une digestion inadaptée. Ce projet vise ainsi à optimiser la formulation des aliments consommés par plusieurs milliers de lapins chaque année en France et à l’international, en améliorant à la fois l’efficacité alimentaire, le bien-être animal et l’impact environnemental des élevages.
Bénéfices attendus
Ce dispositif est indispensable pour mesurer des digestibilités de matières premières et ainsi les évaluer : cela permettra ensuite de compléter les tables nutritionnelles qui permettent de formuler les aliments des lapins d’élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l’animal). C’est le seul dispositif qui permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte totale des fèces.
Procédures
Aucun prélèvement n’est réalisé sur les animaux : l’ensemble des fèces est collecté grâce aux plateaux disposés sous les cages. Les manipulations sont limitées à cinq pesées (J13, J20, J24, J34 et J38), chaque pesée durant moins d’une minute par animal. Ces interventions, brèves et non invasives, constituent les seules manipulations effectuées durant tout l’essai.
Impact sur les animaux
Du fait que les animaux soient placés dans des cages individuelles, cela peut engendrer du stress. En fonction des matières premières testées, la nuisance attendue peut également correspondre à une digestion perturbée se traduisant notamment par un ramollissement marqué des fèces, voire l’apparition de diarrhées.
Devenir
A la fin de l’essai, les lapins sont commercialisés sur un marché de commercialisation classique.
Remplacement
Les méthodes alternatives (analyses chimiques, modèles in vitro) ne permettent pas d’obtenir des données de digestibilité suffisamment fiables pour prédire l’utilisation réelle des nutriments par le lapin, en raison notamment de l’accumulation de l’incertitude liée aux modèles de prédiction et à la variabilité analytique. En raison des particularités physiologiques de cette espèce, digestion spécifique chez le lapin avec un fonctionnement particulier de son tube digestif et à la caecotrophie, aucune technique ne peut actuellement remplacer l’expérimentation in vivo. Les animaux utilisés ont entre 34 et 73 jours, âge correspondant à la phase de croissance couramment observée en élevage et nécessaire pour obtenir des données représentatives.
Réduction
Le projet comprend 10 essais (deux par an). Dans chaque essai, 9 matières premières ainsi qu’un témoin sont évalués, soit un total de 90 matières premières analysées sur l’ensemble du projet. Compte tenu de la variabilité individuelle et du niveau de précision requis pour établir les valeurs nutritionnelles, 55 animaux sont nécessaires par essai (5 répétitions de 1 lapin x 9 matières premières + 1 témoin, sur deux séries successives). Le nombre d’animaux a été déterminé à partir d’un test statistique de puissance (calcul de la plus petite différence significative = ppds) afin de pouvoir détecter une différence significative de digestibilité entre les groupes (seuil de 5 %, soit une probabilité de 1/20 d’erreur de première espèce). Cela représente ainsi le minimum nécessaire pour obtenir des résultats robustes tout en limitant le nombre total d’animaux. La durée totale d’un essai est de 38 jours, comprenant une phase d’adaptation initiale, puis une période d’adaptation aux aliments testés et une période de collecte pour chacune des deux séries. Les lapins changent d’aliment expérimental entre les deux séries. Ce schéma expérimental permet de réduire la variabilité individuelle et d’augmenter la précision des mesures sans augmenter le nombre d’animaux utilisés. Pendant chaque série, les quantités d’aliment ingéré sont mesurées et l’ensemble des fèces est collecté quotidiennement, permettant d’estimer la quantité assimilée.
Raffinement
Le bien être des animaux repose sur une surveillance quotidienne assurée par un personnel qualifié et spécialement formé à l’élevage et à la manipulation des lapins. Bien qu’hébergés individuellement, les animaux peuvent sentir et entendre leurs congénères présents dans la même salle, ce qui limite l’isolement social. Une période d’adaptation à leur nouvel environnement est prévue au début de l’essai. À chaque série expérimentale, les lapins bénéficient également d’un temps d’adaptation aux aliments testés, et les transitions alimentaires sont réalisées de manière progressive afin de prévenir tout trouble digestif. Les taux d’incorporations des matières premières testées dans les aliments expérimentaux sont adaptés en fonction de leur type (céréales, protéagineux, oléagineux, etc). L’objectif est d’avoir le pourcentage le plus élevé possible pour fiabiliser au maximum les résultats mais sans entraîner d’effets négatifs notamment sur la consommation d’aliment ou la digestion. Les manipulations sont réduites, peu invasives et courtes dans le temps. Elles se limitent aux pesées effectuées à J13, J20, J24, J34 et J38. L’environnement d’élevage est aménagé pour réduire le stress des animaux : une enceinte diffuse de la musique en journée pour atténuer les éventuels bruits soudains, la présence de fenêtres permet un apport de lumière naturelle, l’air est ventilé et la température est maîtrisée (chauffage adapté en fonction de la saison). L’eau et les aliments sont distribués à volonté. Des points limites ont été définis (grille en annexe). Selon ces critères, un animal ou l’ensemble des lapins assignés à une matière première peut être retiré de l’essai. Si nécessaire, un traitement collectif via l’eau de boisson peut être instauré après avis vétérinaire.
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible. Un essai dure 38 jours : du sevrage du lapereau (environ 34 jours d’âge) à environ 72 jours d’âge. Les douze premiers jours, les lapins consomment un aliment unique classique, le temps qu’ils s’adaptent à leur nouvel environnement. Ensuite les deux séries de mesures sont réalisées avec tout d’abord un temps d’adaptation aux nouveaux aliments (7 jours à chaque fois) et un temps de collecte de fèces (4 jours). Deux jours entre les deux séries sont nécessaires pour réaliser la transition alimentaire entre les deux aliments différents des deux séries. Nous utilisons des lapins d’environ 34 à 72 jours d’âge, afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages.
Phénotypage fin de jeunes ovins pour une sélection sur la réduction de l’impact environnemental de l’élevage ovin allaitant
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Prélevés par ponction à la jugulaire et par sondage gastro-œsophagien pour recueillir leur fluide ruminal, sans anesthésie ni sédation, 1 000 agneaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objectif est de repérer des prédicteurs de l'impact environnemental de l'élevage ovin, les animaux recevant par moments une alimentation entièrement à base de concentrés qui risque de provoquer une acidose du rumen. Le porteur écarte les alternatives au motif que la variabilité individuelle des émissions ne se mesure pas autrement. À la fin des prélèvements, les agneaux ne sont pas tués dans le projet mais poursuivent leur carrière de production, donc rejoignent la filière.
Objectifs
Notre projet a pour objectif d’identifier des prédicteurs de l’impact environnemental de l’élevage d’ovins allaitants. Les impacts seront étudiés sous l’angle de l’ingestion (aliments et eau) et des émissions de gaz à effet de serre. Nous utilisons des agneaux mâles et femelles de race Romane, descendants de béliers sélectionnés pour valoriser efficacement (ou peu efficacement) ce qu’ils ingèrent, une valorisation efficace signifiant que les individus ingèrent moins que les autres tout en ayant le même niveau de production. Le projet portera sur l’étude des 5ème et 6ème génération de sélection. Après 4 générations de sélection, la divergence est bien marquée : les agneaux issus de béliers efficaces ingèrent 10% de moins de concentré que les agneaux issus de béliers peu efficaces, tout en ayant des performances de croissance identiques. Ces différences sont très réduites bien que significatives, avec un régime plus riche en fourrages. La connaissance des émissions de gaz à effet de serre dans chacune des lignées et sous deux régimes différents nous renseignera sur les liens génétiques entre l’efficacité alimentaire et l’impact environnemental. Chaque année, une centaine d’agneaux de chacun des deux sexes (50% issus de béliers efficaces et 50% issus de béliers peu efficaces) seront mesurés pour leurs émissions de gaz et leurs ingestions d’aliments et d’eau. Les différents outils de mesures reposent sur l’identification électronique des animaux qui sont ainsi mesurés tout en étant maintenus dans leurs lots d’élevage. L’impact environnemental sera évalué sous deux régimes alimentaires différents : un régime 100% concentré basse énergie quand les agneaux auront entre 3 et 5 mois d’âge, puis un régime plus riche en fourrages quand les agneaux auront entre 6 et 9 mois d’âge. Enfin, l’enregistrement en routine des émissions de gaz et des quantités ingérées est peu envisageable à grande échelle, à des fins de sélection. Nous rechercherons donc des prédicteurs de ces caractères dans différents tissus/fluides : le plasma sanguin, le fluide ruminal et les fèces. Les prélèvements de chacun de ces fluides seront réalisés au maximum 2 fois dans la vie de chaque animal, à l’issue de chacune des phases d’alimentation, avec un délai de 3 à 4 mois entre les deux prélèvements. Les émissions de gaz à effet de serre sont principalement dues aux fermentations ruminales, donc l’étude du microbiote ruminal sera central dans ce projet en lien avec le microbiote fécal.
Bénéfices attendus
Notre projet propose d’étudier des animaux sélectionnés sur leur efficacité alimentaire et de répondre à la question suivante : des animaux plus efficaces émettent-ils plus de gaz à effet de serre que des animaux moins efficaces ? La sélection sur chacun des caractères pourra alors être différente en fonction des résultats obtenus, de façon à ce que l’impact environnemental de l’élevage ovin soit limité, tout en maintenant la rentabilité économique pour les éleveurs. De plus, l’ensemble des prélèvements sera utilisé pour rechercher des prédicteurs des émissions de méthane, car ces dernières restent encore peu accessibles en élevage conventionnel. Ces prédicteurs pourront être utilisés par les organismes de sélection, pour inclure l’efficacité alimentaire et/ou les émissions de gaz à effet de serre dans leurs programmes de sélection
Procédures
Pour ce protocole, les agneaux mâles auront chacun deux séries de prélèvements, espacées de 3 mois minimum. Les femelles ne seront prélevées qu’un seule fois, après la phase d’alimentation fourragère. Pour ces prélèvements, les animaux ne seront ni anesthésiés ni sédatés. Chaque année, les 200 animaux étudiés seront prélevés. Sur la totalité du projet, ce seront ainsi 1000 animaux qui seront échantillonnés. Ces prélèvements correspondent à une prise de sang à la jugulaire, un prélèvement de fèces au niveau rectal, et un prélèvement de fluide ruminal par sondage gastro-oesophagien. L’ensemble de ces 3 prélèvements est réalisé en moins de 10 minutes, sans isoler l’animal de ses congénères. Chaque mâle aura donc 2 prises de sang, 2 prélèvements de fèces et 2 prélèvements de fluide ruminal. Les prélèvements sont faits à 5 mois et 8 mois d’âge, pour les mâles. Les femelles n’auront qu’une prise de sang, un prélèvement de fèces et un prélèvement de fluide ruminal, lorsqu’elles auront environ 8 mois d’âge. Pour le prélèvement à la jugulaire et le prélèvement rectal, l’animal sera en attente dans un couloir. Un animalier lui soutiendra la tête pendant qu’un autre animalier fera le prélèvement de sang à la jugulaire. Suite à la prise de sang, un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Ensuite, environ 5g de fèces seront prélevés directement dans le rectum par un animalier dont le gant sera enduit de lubrifiant, un second animalier soutenant toujours la tête de l’animal. Enfin, l’animal passera du couloir au restrainer, matériel de contention adapté aux ovins. Celui-ci portera l’animal jusqu’au poste de prélèvement du fluide ruminal. La tête de l’animal sera maintenue par un animalier, pendant qu’un second animalier fera descendre la sonde gastro oesophagienne souple (12 mm de diamètre et 100 cm de longueur) par la bouche jusqu’au rumen. Une fois la sonde placée, la pompe à vide (reliée à l’autre extrémité de la sonde) sera activée et environ 40 mL de fluide ruminal sera prélevé. La pompe sera ensuite éteinte et la sonde retirée avec précaution. L’ensemble de ce prélèvement (de l’introduction de la sonde à son retrait) n’excède pas deux minutes. Un renforcement positif par distribution manuelle de concentré sera réalisé à la fin du prélèvement de fluide ruminal.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pendant la première phase de contrôle pourraient être liés à l’alimentation 100% concentrés (à base de céréales) à volonté lors du premier contrôle, avec des risques d’acidification importante du milieu ruminal. L’aliment concentré a été formulé pour respecter des recommandations élevées en fibres et il a été enrichi en bicarbonate, pour prévenir cette acidose ruminale. Les soigneurs sont habitués à l’élevage de ruminants et connaissent ce trouble digestif et ses symptômes. En cas d’acidose aigüe, ils ont à leur disposition des traitements à administrer par voie orale. Ils sont formés à ce geste. Lors des phases d’adaptation prévues dans le projet, les animaux qui auraient du mal à se familiariser avec les automates d’ingestion sont entraînés par les animaliers, avec un renforcement positif par distribution manuelle de concentré. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole. Durant toute la phase d’élevage et d’expérimentation, en cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids…), ou d’impact sur l’état général des animaux, une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). En cas de non réponse aux traitements et sur décision vétérinaire, l’animal sera euthanasié.
Devenir
Les agneaux poursuivront leur carrière de production suite à la procédure expérimentale.
Remplacement
Notre projet porte sur l’impact environnemental de la sélection sur l’efficacité alimentaire. Les principales émissions de gaz à effet de serre proviennent de la digestion des fibres dans le rumen, par les ruminants. Ces émissions de gaz poduits dans le rumen ont des origines génétiques et alimentaires complexes. Cette variabilité individuelle ne peut être étudiée en dehors des animaux eux-mêmes. De plus, nous cherchons des prédicteurs biologiques de ces émissions de gaz, donc il est indispensable de prélever des échantillons sur les animaux mesurés afin d’avoir le lien direct entre les mesures et les prédicteurs testés. Le recours à l’animal ne peut donc être évité.
Réduction
Notre projet repose sur le phénotypage de 200 agneaux par an, soit 1000 agneaux sur 5 ans. Ces effectifs ont été calculés pour nous permettre d’observer des différences faibles entre nos deux lignées d’animaux, sur des caractères autres que la consommation résiduelle. Nous avons choisi de travailler sur les deux sexes, afin d’appliquer le modèle de transmissibilité aux caractères que nous étudions. Ce modèles nécessite des trios (parents-descendants) phénotypés à un âge identique entre les générations. L’estimation des paramètres génétiques repose sur l’analyse de nombreux animaux (au moins 700). Les enregistrements issus de ce projet viendront compléter des bases de données issues de projets antérieurs de façon à avoir les effectifs suffisants nous permettant les analyses génétiques des nouveaux caractères.
Raffinement
Durant notre projet, les animaux sont élevés en lots pour exprimer leurs comportements sociaux. Les mesures réalisées reposent sur l’utilisation d’automates que les animaux fréquentent selon leurs besoins. Toutes les données sont gérées en temps réel et intégrées par un logiciel dédié. Le suivi des animaux est quotidien, par cet outil informatique, par des caméras, mais aussi par les nombreux passages des animaliers pour un suivi visuel. Les temps d’occupation des automates sont régulièrement contrôlés pour s’assurer que chaque animal se nourrisse à volonté. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole. Les animaux sont logés sur des aires de copeaux de bois, pour nous assurer qu’ils ne mangent pas leur litière, ce qui fausserait l’étude. Des disques à mordiller seront suspendus dans les parcs. Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge au contact humain, et en particulier à être manipulés. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements sont réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et auquel les animaux sont habitués. Les prélèvements de fèces, sang et de contenu ruminal se font successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention. Les prélèvements de sang et de fèces sont similaires à ceux qui peuvent être réalisés en élevage classique pour du génotypage, de la prophylaxie ou du diagnostic de parasitisme gastro-intestinal. Pour les prises de sang, les agneaux pouront être tondus au niveau du coup pour faciliter la visualisation de la veine jugulaire. Un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Une attention particulière sera portée aux veines jugulaires pour repérer tout signe éventuel de phlébite. Les prélèvements de contenu ruminal ne sont pas des prélèvements habituels en élevage ovin. Néanmoins, le personnel de l’établissement utilisateur a été formé et pratique ce type de prélèvement depuis plusieurs années. A la fin des prélèvements, une poignée de granulés est donnée à l’animal pour un renforcement positif. Ils font l’objet d’une surveillance visuelle toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Les ingestions et les poids sont encore enregistrés sur les deux jours suivants les prélèvements, pour avoir une indication de leur état de santé.
Choix des espèces
L’étude des émissions de gaz à effets de serre est primordiale pour l’espèce bovine qui en est la principale responsable. Néanmoins, l’espèce ovine présente 2 avantages au sein des ruminants pour l’étude de l’impact environnemental des ruminants : des troupeaux avec de grands effectifs (mêmes conditions d’élevage), une sélection génétique opérationnelle. Le rumen est l’élément central de notre projet, donc l’espèce ovine est toute indiquée pour être support de ce travail. Notre projet porte ainsi sur l’utilisation d’ovins allaitants de race Romane sélectionnés sur leur efficacité alimentaire. Cette efficacité alimentaire est évaluée lors de la phase de croissance dans un premier temps. Les agneaux entrent en halle de phénotypage entre 10 et 12 semaines d’âge, afin de débuter la phase de contrôle autour de 90 jours d’âge, et ont 8 à 9 mois d’âge en fin de projet.
Etudes de digestibilité chez le chat et le chien
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Chiens : 25
25 chats et 25 chiens vont être utilisés pour mesurer la digestibilité d'aliments industriels, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils sont isolés à répétition en cage métabolique, cinq jours pour les chiens, onze pour les chats, puis réutilisés d'une étude à l'autre sans être tués. Le porteur affirme l'absence d'effet cumulatif et une bonne tolérance, tout en surveillant vocalisations, léchage excessif et comportements stéréotypés. Le projet sert à ajuster les rations et procédés de fabrication d'un partenaire industriel.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de s’assurer de la digestibilité des aliments fournis par nos partenaires industriels afin de permettre à ce dernier de raffiner au mieux les procédés de fabrications ainsi que les apports énergétiques des rations.
Bénéfices attendus
La digestibilité des aliments est le premier déterminant de la valeur énergétique des aliments. La connaitre permet de formuler des recommandations appropriées en réduisant aussi bien le risque de sous mais surtout de sur-alimentation chez les chiens et les chats de propriétaires.
Procédures
La procédure est un test de digestibilité de 5 jours pour les chiens et de 11 jours pour les chats. D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux et il n’y a donc pas d’effet cumulatif. Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles.
Impact sur les animaux
Bien que les procédures soient globalement bien tolérées et qu’aucune altération significative du bien-être n’ait été observée jusqu’à présent, nous considérons que la répétition des phases d’isolement en cage métabolique peut générer un stress et que l’introduction d’un nouvel aliment peut être à l’origine d’une diarrhée tout au plus passagère (jamais observé jusqu’à présent).
Devenir
La décision a été validée par un vétérinaire désigné de la plateforme et dans la continuité des années d'expérience sur la plateforme qui a permis de conclure qu’il n’y a aucune contre-indication à garder les animaux, parce que notamment il n’y a pas d’effet cumulatif. Le vétérinaire référent de l’animalerie sera néanmoins consulté au cas a priori peu probable où l’animal se serait vu attribuer six points ou plus en application du tableau figurant en annexe
Remplacement
Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune méthode in vitro de remplacement qui permette de simuler de manière satisfaisante la digestion dans l’estomac et dans l’intestin grêle ainsi que le processus de fermentation dans le caecocôlon. Compte tenu, des différences de physiologie digestives, il n’y pas non plus de modèle alternatif issu d’une autre espèce animale. La digestibilité d’un aliment est une caractéristique propre à chaque espèce. Les approches alternatives bien que prometteuses et complémentaires, ne permettent pas, à l’heure actuelle, de répondre de manière fiable et complète aux objectifs de notre étude. Elles ne peuvent donc pas se substituer aux essais in vivo dans ce contexte précis.
Réduction
Les procédure sont réalisées plusieurs fois par an (15 fois par an pour les chiens et 10 fois pour les chats) afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles. Les animaux bien qu’isolés dans des cages métaboliques voient, entendent et sentent leur congènères. Une feuille de scoring est mise en place. Elle prend en compte le comportement de l’animal (vocalisation et posture). Tout score suppérieur à 6/10 déclenche une évaluation immédiate par le vétérinaire référent. Des mesures d’enrichissement adaptées à ces contraintes spécifiques sont également mises en place pendant toute la durée de la période en cage métabolique. Celles-ci reposent notamment sur l’ajout de dispositifs spécifiques pour les chats (ex : grattoirs), une stimulation auditive (diffusion de musique), la diffusion de phéromones), des interactions quotidiennes avec les soigneurs lors des phases de nettoyage et d’entretien, ainsi que des soins individuels réguliers, notamment le brossage des animaux. En complément, une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux, au-delà d’un simple scoring général. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie, en particulier abdominale chez le chat ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé.
Choix des espèces
Les animaux utilisés sont les espèces cibles. Animaux de plus d’un an car les animaux hébergés dans notre plateforme sont des animaux adultes
Effets à long terme d’une supplémentation en vitamine D3 sur la ponte, la qualité des œufs, les caractéristiques osseuses et le statut immunitaire des poules pondeuses
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
64 poules pondeuses vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. La moitié sera tuée pour prélever les tibias, l'autre gardée en vie et réutilisée dans un autre protocole. Elles subissent cinq pesées et cinq prises de sang au fil du cycle de ponte, jusqu'à 100 semaines d'âge, pour comparer des formes de vitamine D. Le porteur justifie surtout le projet par la rentabilité, chiffrant à 162 000 euros par an les pertes liées aux œufs fêlés et visant 150 œufs de plus par poule.
Objectifs
La vitamine D₃ est depuis longtemps la principale source de vitamine D en aviculture. Depuis 2006, la forme active de la vitamine D est également autorisée et largement utilisée comme source complémentaire. Chez les poulets, la vitamine D₃ est convertie dans le foie puis dans les reins en métabolite actif. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans le développement osseux, la production d'œufs et la qualité de la coquille. Toutefois, la conversion en forme active est limitée, en particulier chez les jeunes poulettes et les poules âgées dont les fonctions hépatiques et rénales sont amoindries. Pour améliorer l’efficacité de la vitamine D₃ chez les pondeuses, la supplémentation en métabolites actifs, apparaît comme une stratégie intéressante. Celui-ci s’est montré 2 à 4 fois plus efficace que la vitamine D₃ dans l’alimentation des pondeuses. De nombreuses exploitations agricoles renouvellent leurs troupeaux vers 60–70 semaines en raison d’une baisse de productivité, soulignant l’importance d’ajuster les apports nutritionnels, notamment en vitamine D₃, pour maintenir les performances des poules vieillissantes. Une supplémentation précoce et prolongée en forme active est proposée pour améliorer la production et la qualité des œufs. Cependant, des résultats récents sur les effets de la forme active varient selon la durée des essais, les niveaux alimentaires de calcium et de vitamine D₃, ou encore les conditions expérimentales. Les données sur les effets à long terme restent limitées. Bien que certaines études suggèrent un renforcement du système immunitaire, la plupart ont été menées en conditions de stress, et l’impact de la forme active sur l’immunité en conditions normales demeure incertain. Ce projet vise donc à évaluer l’effet d’une supplémentation en forme active, en remplacement total ou partiel de la vitamine D₃, du début de la ponte jusqu’à 100 semaines d’âge, sur la production, la qualité des œufs et des os, ainsi que sur la fonction immunitaire.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront d’établir des recommandations sur la supplémentation en vitamine D3 et de sa forme active (25-OH-D3) chez les poules pondeuses vieillissante afin de maintenir la bonne santé et les performances après 60 semaines d’âge où l’on observe normalement une chute de productivité. L’apport de vitamine D3 (ou ses dérivés) dans l’alimentation des poules pondeuses âgées présente des effets physiologiques documentés sur la qualité de la coquille, la santé osseuse, la productivité en fin de cycle, et donc sur la rentabilité économique de l’élevage. En effet, en vieillissant, les poules absorbent moins efficacement le calcium car leur taux circulant de vitamine D3 active diminue, ce qui entraîne des coquilles plus fines, une augmentation des œufs fêlés (3% d’œufs fêlés= 3000 œufs perdus/jour soit 162 000 euros/an) ou cassés et donc une perte de valeur commerciale. Une nutrition adaptée en vitamine D3 permet de maintenir une bonne qualité de coquille et un métabolisme calcique efficace contribuant directement à atteindre des objectifs productifs prolongés. Dans la pratique, de nombreuses exploitations renouvellent leurs poules vers 60–70 semaines à cause de la baisse de productivité. Ce projet vise donc à évaluer si une meilleure gestion nutritionnelle en termes de vitamine D, tout au long du cycle de production des poules, permet de maintenir la ponte et la santé des poules au-delà de 60 semaines et jusqu’à 100 semaines d’âge. Cela permettrait de réduire le nombre total d’animaux utilisés de 40%. Le maintien de la production d’œufs chez les poules vieillissante est un facteur clé de rentabilité et de durabilité car 1/les coûts d'élevage des poulettes sont amortis sur une période plus longue, 2/une durée de cycle prolongée diminue les coûts de renouvellement avec moins de réformes anticipées, 3/la production totale par poule augmente significativement (objectif : 500 œufs en 100 semaines, soit 150 œufs en plus par poule). Le maintien même d’un léger surplus de production par poule en fin de cycle se traduit par un gain financier significatif à l’échelle d’un lot.
Procédures
[[Sortie des cages pour la pesée individuelle de chaque poule à la fin de chaque phase de (5 phases de production : 5 pesées, temps de pesée par animal, moins d’une minute). Contention des animaux pour la prise de sang à la fin de chaque phase]]. A chaque temps de prélèvement, un volume de sang de 4 ml nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguin sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute.
Impact sur les animaux
[[Inconfort dû à la manipulation des poules lors des pesées et stress léger dû à la manipulation prises de sang, à la fin de chaque phase (5 phases)]].
Devenir
Une poule par cage sera mise à mort afin de prélever les tibias pour évaluer l’addition précoce et prolongée de la vitamine D sur la minéralisation osseuse, soit la moitié des animaux de chaque groupe (total 32 animaux) A la fin de cette procédure, une poule par cage sera gardée en vie et pourra être réutilisée après une période de récupération validée par le vétérinaire désigné dans une autre procédure.
Remplacement
La procédure expérimentale est indispensable et ne peut être remplacée par des méthodes alternatives à l’utilisation des animaux. Aucun système in vitro ne permet de démontrer la biodisponibilité des vitamines en lien avec la production d'œufs, la qualité des œufs et des os, ou l'état immunitaire des poules pondeuses.
Réduction
Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus d’études antérieures avec la vitamine D3 sur la production d’œufs chez les poules. Le nombre d’animaux utilisé permettra d’évaluer l’effet de l’addition précoce et prolongée de la vitamine D3 sur les performances de ponte et la santé des poules pondeuses vieillissante.
Raffinement
Le projet sera réalisé dans un établissement de moins de 350 poules pondeuses, selon « Les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses ». Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de sorte que l’enrichissement des cages mis à disposition pour occuper les animaux (perchoir, miroir, grelot scintillant, plaquette) et les paramètres environnementaux (contrôle du bruit, éclairage, température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux. Les poules pondeuses sont hébergées à raison de 2 poules par cage sur deux étages permettant de procéder facilement à l’inspection des animaux. L’hébergement des poules permet un contact direct avec son congénère afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Les cages sont disposées d’une manière à favoriser les interactions positives d’ordre visuel avec les animaliers. L’apport de grit [[(mélange de gravier, coquillage et d’écailles d’huitres)]] dans la ration alimentaire au moins une fois par semaine favorisera la digestion et stimulera le picorage. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée individuelle de chaque poule sont réduits en réalisant les opérations de capture le plus silencieusement possible, par une manipulation délicate des animaux saisis au niveau du tarse juste au-dessus des doigts pour être transférés dans des contenants suffisamment grands. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement.
Choix des espèces
Les vitamines testées dans ce projet sont destinées à être incorporées dans les rations alimentaires distribuées aux poules pondeuses pour maintenir et ou améliorer la production et la qualité des œufs des poules âgées. Des poules pondeuses brunes de l’espèce HyLine Brown à haut potentiel de production, de 24 semaines seront utilisées pour évaluer si l’apport précoce et prolongé de la forme active de la vitamine D permet de maintenir voire d’améliorer la production et la qualité des œufs des poules âgées (100 semaines).