Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.
Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.
Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra.
Documents
Niveau de souffrances
Dernières données ajoutées : projets autorisés en février 2026 (01/03/2026)
Étude du rôle des cellules immunitaires innées dans la progression de la drépanocytose chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Objectifs
La drépanocytose est une maladie génétique récessive causée par une mutation d’un gène, qui provoque une déformation des globules rouges. Cette pathologie entraine des complications rénales et cardiaques. Malgré les traitements actuels, les complications multiorganiques persistent. Des recherches récentes soulignent le rôle clé de certaines cellules immunitaires dans l’amplification des réponses inflammatoires, aggravant les lésions tissulaires et les dysfonctionnements des organes. Ce projet vise à explorer l’implication de ces cellules dans les complications liées à la drépanocytose et à évaluer leur potentiel en tant que cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans les complications aiguës et chroniques rénales et cardiaques de la drépanocytose. En se concentrant sur la contribution des cellules immunitaires, l’objectif est d’identifier des marqueurs pronostiques validés ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques capables de dépasser les limites des traitements actuels, en s’attaquant directement aux causes sous-jacentes des atteintes organiques associées à la drépanocytose. À terme, cette recherche pourrait contribuer à améliorer de manière significative les résultats cliniques et le bien-être global des patients atteints de cette maladie.
Procédures
- Biopsie de la queue : une seule biopsie de moins de 2 mm (10 secondes) réalisée sur une souris. - Prélèvement sanguin : un prélèvement sur souris vigile (durée environ 30 secondes) et deux prélèvements sur souris anesthésiées (durée environ 1 minute). - Mesure de la pression artérielle : deux mesures non invasives de 20 minutes sur souris vigiles pendant deux jours consécutifs. - Injections : 15 injections (une par jour) sur souris vigiles (environ 20 secondes par jour). - Administration orale : entre 15 et 90 administrations orales (une par jour) sur souris (environ 20 secondes par jour). - Administration par mini-pompes osmotiques : implantation sous-cutanée de pompes pour la délivrance continue du traitement (durée de la chirurgie : environ 5 minutes). - Séjour individuel dans des dispositifs métaboliques d’une durée de 8 à 24 heures, réalisé une à deux fois selon le protocole. - Exposition à une atmosphère hypoxique contrôlée : une à deux expositions d’une durée de 3 à 24 heures dans un environnement à faible teneur en oxygène.
Impact sur les animaux
Les souris ressentiront des douleurs légères et de courte durée à la suite de la biopsie de la queue et de la mesure de la pression artérielle. - Elles subiront également le stress d’un confinement individuel dans des cages métaboliques pendant une durée de 8 à 24 heures. - L’administration par voie orale, le prélèvement sanguin et les injections leur causeront une douleur légère et de courte durée ou un inconfort minime au site d’injection. -Douleurs modérées et de courte durée après chirurgie pour la pose de la pompe osmotique. - Les crises vaso-occlusives, qui reproduisent les complications aiguës observées dans le contexte de la drépanocytose, provoquent des douleurs intenses et prolongées, comparables aux épisodes douloureux sévères ressentis chez les patients drépanocytaires. - L’administration par voie orale quotidien entraînera un certain inconfort chez les souris, mais cette technique sera réalisée à l’aide de sondes d’alimentation en plastique polypropylène, afin de minimiser les risques de lésions œsophagiennes.
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes et d’analyser les reins, le cœur et le foie.
Remplacement
Le modèle animal permet d’étudier la physiopathologie rénale, cardiaque et hépatique en tenant compte de l’ensemble des paramètres physiologiques présents chez un organisme vivant. Les approches in vitro ou in silico ne peuvent pas reproduire cette complexité, notamment les interactions entre les vaisseaux sanguins et le système immunitaire, ce qui les rend peu pertinentes pour comprendre ces mécanismes.
Réduction
Le nombre minimum d'animaux requis est calculé sur la base d'un plan expérimental permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire pour obtenir des conclusions biologiquement pertinentes. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque animal, un maximum d’organes et d’échantillons biologiques sera prélevé afin d’éviter la répétition des expériences sur de nouveaux animaux. Ces tests statistiques sont adaptés à la taille de nos échantillons. Les accouplements sont optimisés pour obtenir les animaux d’intérêt avec le meilleur rendement possible.
Raffinement
Plusieurs mesures seront prises pour réduire le stress, l’anxiété et la souffrance des animaux : 1/ Des points limites clairs et stricts, spécifiques au projet, ainsi qu’un système de notation de la douleur ont été définis pour surveiller le bien-être des animaux et permettre une intervention si nécessaire. 2/ Pour limiter la douleurs, des prélèvements seront effectués sous anesthésie, des analgésies sont prévues pour traiter la douleur.
Choix des espèces
Le modèle souris est essentiel pour étudier les pathologies rénales, cardiaques et hépatiques, car il reflète la complexité de l’organisme vivant que les modèles in vitro ou in silico analyses ne peuvent pas reproduire. Les souris âgées de 4 semaines à 6 mois sont idéales, car elles ont dépassé le sevrage physiologique et ne sont pas encore à un âge où une fibrose des organes (rein, cœur, foie, etc.) pourrait se développer en raison de facteurs liés à l'âge pendant la drépanocytose, ce qui permet d’assurer une variabilité minimale des résultats expérimentaux.
Evaluation de la tolérance locale et de la performance de dispositifs médicaux de type III injectables, après implantation sous-cutanée ou intradermique chez le Rat, le Lapin et le Porc. MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 120
Cochons : 50
Objectifs
Le projet a pour objectifs d'obtenir des informations relatives à la tolérance locale de dispositifs médicaux injectables résorbables (DM classe III) et de répondre aux exigences quant à la constitution des dossiers réglementaires en vue de leur mise sur le marché. Les exigences relatives à la caractérisation de ces DM sont de plus en plus élevées, afin de garantir la sécurité des patients à court et long terme. La réalisation d'études de tolérance locale sur des modèles animaux appropriés, permettant de détecter au mieux l'apparition d'effets secondaires, est essentielle dans étapes de développement des dispositifs médicaux injectables. Toutes les études réalisées, même très en amont dans le processus de développement, sont susceptibles d'être utilisées dans les dossiers réglementaires, pour la partie "conception". Les études de tolérance sont généralement couplées à des observations d'efficacité des produits évalués (versus des produits de référence), et à la caractérisation de leur comportement dans l'organisme (modification des propriétés physiques du produit, dégradation, intégration dans les tissus...): ainsi une seule étude permet l'obtention de nombreuses informations pertinentes. MODIFICATION : Augmentation du nombre total de Lapin prévu dans la demande d'autorisation de projet, dans la même période d'autorisation. Sur la période d'autorisation, nous développerons plus de dispositifs médicaux biocompatibles innovants qu'il était prévu initialement, dont il est nécessaire d'évaluer la tolérance pour chaque nouvelle formulation. Leur tolérance est mesurée conformément à des protocoles expérimentaux standard et récurrent néccessitant un nombre d'observation minimum par formulation. Ajout également d'un nouveau fournisseur d'animaux.
Bénéfices attendus
Les projet permettra d'obtenir des données fiables concernant la tolérance, l'intégration et la dégradation des dispositifs médicaux injectables. Il permettra également de répondre aux exigences réglementaires concernant la constitution des dossiers en vue d'une mise sur le marché. Ceci afin d'assurer la sécurité des patients recevant ces produits ainsi d'assurer la sécurité des patients recevant les produits.
Procédures
Les animaux auront des injections sous anesthésie génér le à J0, pour une durée totale de 5 à 15 minutes/animal. D'autres actes sont envisagés mais non systématiques: Prises de sang: rats sous anesthésie générale 1/semaine maxi pendant 1 mois, puis 1/mois maxi, 30 seconde par acte. Lapins vigiles avec anesthésie locale: 1 fois par semaine maximum pendant 1 mois, puis 1 fois par mois maximum, 1 minute maximum par acte. Porcs: sous anesthésie générale 1/semaine maxi pendant 1 mois, puis 2 fois par mois maximum. Biopsies cutanées chez le Porc: sous anesthésie générale (injection intramusculaire, 30 secondes), maximum 20 biopsies réparties sur la durée de l'étude, durée 15 minutes environ par biopsie.
Impact sur les animaux
Les produits développés sont constitués de produits biocompatibles en solution aqueuse plus ou moins visqueuse. Il s'agit de composants très bien documentés pour une utilisation chez l'Homme. Ils sont par ailleurs évalués en premier lieu in vitro: les effets néfastes attendus chez l'animal après implantation sont donc mineurs, et constitués majoritairement d'inflammation locale légère à modérée. Dans de rares cas, les implantations intradermiques chez le Lapin peuvent générer des réaction un peu plus fortes, mais restant localisées au niveau du site d'injection.
Devenir
Dans la majorité des cas, les animaux devront être euthanasiés, afin de prélever les sites d'injection à des fins d'analyse. Cependant, chez les porcs, lors d'injections intradermiques, il sera parfois possible de réaliser les prélèvements par biopsie avec un biopsy punch (sous anesthésie générale) et de conserver les animaux en fin d'étude en vue d'une réutilisation.
Remplacement
Les produits étudiés sont d'abord évalués de façon approfondie grâce à des expériences in vitro: culture cellulaire, modèles de peau artificielle, organe isolé. Les essais de tolérance/biocompatibilité in vivo sont indispensables en complément des tests in vitro, lors de la mise au point d'un dispositif médical. En effet, seule l'implantation dans un organisme complet et vivant permettra d'évaluer d'éventuelles réponses immunitaires/inflammatoires ainsi que l'intégration des produits dans les tissus environnants. Par ailleurs, le recours aux animaux est rendu obligatoire par le règlement Européen (UE) 2017/745 tout en suivant la norme ISO 10993, pour l'élaboration des dossiers pour l'obtention d'un marquage CE (équivalent de l'AMM mais pour les dispositifs médicaux) et également demandé pour les dossiers équivalents dans les pays tiers.
Réduction
Le nombre d'animaux à utiliser dans les études réglementaires est imposé par la norme ISO 10993, les préconisations sont donc suivies, sans augmenter inutilement le nombre d'animaux et sans répéter les protocoles. Dans le cas d'études non réglementaires, on veille à n'utiliser que les animaux strictement nécessaires pour l'obtention des résultats voulus, généralement un nombre très inférieur aux exigences réglementaires. La possibilité d'injecter plusieurs produits en différents sites chez un même animal, permet également de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Une période d'acclimatation systématique est respectée (durée selon l'espèce animale, mais toujours minimum 1 semaine). Les animaux sont hébergés en groupe et ont accès à un enrichissement spécifique à leur espèce (matériel de nidification pour les rats, blocs/objets à mâcher pour tous les animaux, jouets…). Des points limites, suffisamment prédictifs, permettent de sortir un animal de l’étude en cas d'effet secondaire sévère, ou de mettre en place des traitements pour des réactions locales (application de cicatrisant, administration d'antidouleur) afin que l'animal soit impacté le moins possible. Toues les manipulations des animaux seront réalisées dans un contexte de renforcement positif, basé sur des interactions amicales avec les personnels en charge des soins, afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les actes trop stressants ou douloureux sont effectués sous anesthésie générale: injections à J0, prises de sang chez le Rat, chez le Porc, et biopsies cutanées chez le Porc. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de la procédure (observation quotidienne et suivi clinique avec pesée minimum une fois par semaine). Quelles que soient les procédures, toute éventuelle douleur est, si nécessaire, rigoureusement contrôlée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (anesthésie/analgésie).
Choix des espèces
Les 3 espèces font parties des espèces préconisées par la norme en vigeur. Le rat et le lapin sont des modèles d'implantation utilisés et maitrisés dans l'établissement utilisateur depuis 2006. Leur taille est suffisante pour permettre l'implantation de plusieurs produits chez un seul animal, l'utilisation de techniques d'imagerie et d'appareils de mesures de paramètres cutanés. Le porc est l’espèce animale se rapprochant anatomiquement le plus de l’Homme ; notamment dans la structure de la peau (couche cornée et ratio derme/épiderme équivalent). Cette similitude permet d'évaluer avec une plus grande certitude l’effet attendu en clinique. Sa taille, plus importante, permet également l'implantation de plus de produits chez un seul animal, permettant alors de réduire le nombre d'animaux utilisé. Ces modèles sont des modèles de choix (nombreuses données dans la littérature). Leurs comportements sont bien connus, ce qui permet de détecter facilement tout signe de douleur et/ou de mal-être. Les rats utilisés seront de jeunes adultes, environ 300g (=en fin de croissance, paramètres physiologiques stables). Les lapins seront âgés d'environ 14 semaines, soit environ 3.5kg (= présence d'un derme suffisamment épais pour que l'implantation intradermique des produits ne génère pas une contrainte mécanique trop importante). Les porcs utilisés seront de jeunes adultes. En effet, leur taille doit permettre un hébergement en animalerie conventionnelle dans de bonnes conditions. D’autre part, leur poids de 35kg à 70kg permettra de travailler sur des structures épidermiques, comparable à celles de l'homme (couche cornée et ratio derme/épiderme équivalent) ; indispensable pour reproduire les conditions attendues en clinique.
Recherche des effets bénéfiques et/ou protecteurs de produits dans différents modèles de troubles musculaires chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 4800
Objectifs
Les troubles ou perturbations musculaires peuvent être observés dans différentes pathologies comme dans la sarcopénie (diminution des capacités musculaires, en général liée à l'âge), après une infection, au cours du vieillissement, à la suite d’une malnutrition ou au cours d’un traitement par exemple par un produit anticancéreux.
Bénéfices attendus
Les troubles ou perturbations musculaires, comme la sarcopénie, avec une perte progressive de masse musculaire, sont un problème majeur de santé publique lié à l’avancée en âge, et qui affecte la mobilité, l’indépendance et la qualité de vie, notamment des seniors. Cette problématique silencieuse entraîne une fragilité musculaire et osseuse accrue, un risque de chutes et des complications qui représentent un grave problème de santé publique. D’autres troubles musculaires peuvent être observés dans différentes pathologies comme après une infection, à la suite d’une malnutrition, ou au cours d’un traitement anticancéreux. Les efforts réalisés pour prévenir et/ou inverser la tendance en préservant sa force musculaire avec notamment de l’exercice physique et un apport en protéines sont insuffisants. Il est nécessaire de développer de nouvelles approches thérapeutiques. Ce projet va permettre de déterminer si un produit possède des propriétés pour réduire et/ou supprimer des troubles musculaires observés dans différentes pathologies liées à l’âge comme la malnutrition ou un état post-infectieux à travers des protocoles qui reproduisent des conditions cliniques.
Procédures
Les protocoles entraineront une perte de poids, des troubles musculaires et de la fatigue. Les traitements pourront se faire quotidiennement sur des animaux vigiles au plus 1 fois par jour par du personnel expérimenté pour limiter le stress de l'animal. Des prélèvements sanguins pourront avoir lieu sous anesthésie au plus une fois par jour, et au plus 10 fois au cours du protocole pour chaque animal. En fin de protocole avant l'euthanasie, sous anesthésie générale et sous analgésie, des prélèvements de tissus pourront être réalisés.
Impact sur les animaux
Au cours des protocoles, une perte de poids pourra survenir. La surveillance quotidienne des animaux permettra de respecter les points limites pour limiter les souffrances. Les produits seront administrés quotidiennement (hors week-end). Ces administrations induisent un stress mineur mais répété chez l’animal. Les mesures de fonctions musculaires (tests comportementaux) induisent un stress aigu (intense dans le cas de l’habituation au tapis roulant). Les prélèvements de sang et de tissus se feront sous anesthésie générale afin de réduire le stress de la manipulation. En cas d’anesthésie prolongée, l'hydratation oculaire sera préservée et les animaux seront placés sur un tapis chauffant. Le nombre d’animaux utilisés est le plus petit permettant de mettre en évidence un effet pharmacologique statistiquement significatif, c’est-à-dire 12 animaux par groupe.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements de sang ou d’organes.
Remplacement
L'étude des troubles musculaires et de leurs conséquences fonctionnelles chez l'animal implique l'utilisation d'animaux entiers, notamment parce qu’ils touchent différents organes. L'utilisation de modèle avec des organes isolés ou des cellules pourrait permettre d’évaluer l’effet de produits sur un muscle ou un type cellulaire par exemple, mais ne permettrait pas d'évaluer son influence l’ensemble du corps et des organes potentiellement touchés lors de ces troubles. Des résultats obtenus lors de précédentes études et des données de la littérature permettent de sélectionner les produits à étudier (doses, voies d'administration, volumes). Des alternatives non animales ne peuvent être envisagées pour rechercher l'ensemble des objectifs prévus. Les méthodes expérimentales in vitro ou in silico ne permettent pas de reproduire l’ensemble des symptômes observés dans les protocoles d‘étude des troubles musculaires. Il est donc nécessaire de travailler sur un organisme entier.
Réduction
La variabilité des réponses comportementales aux effets d’un traitement chez le rongeur justifie une taille de groupe de minimum 12 animaux par condition expérimentale. Un effectif inférieur expose à un risque de devoir reproduire les procédures pour valider statistiquement la solidité des résultats obtenus par une analyse de la variance. En cas de résultat significatif, les différences entre chaque groupe et le groupe contrôle seront explorées à l’aide d’un test de comparaisons multiples adapté. En cas de faible ou non efficacité de produits, son étude sera arrêtée. Si une étude réalisée chez une espèce donne des résultats satisfaisants, la deuxième espèce ne sera pas utilisée. De même, quand un produit administré par voie orale donne des résultats satisfaisants, une deuxième voie ne sera pas utilisée.
Raffinement
Une surveillance attentive des animaux est réalisée. Les animaux seront hébergés à plusieurs afin de maintenir leur socialisation et dans des cages enrichies avec des tunnels, des mouchoirs et/ou du Sizzle dry et des aliments directement dans les cages (dans les copeaux). Les administrations des différents produits sont effectuées par du personnel expérimenté. L'administration se fera à l’aide de sondes souples pour limiter les irritations. Durant les procédures, des prélèvements sanguins des animaux se feront sous anesthésie afin de réduire l’inconfort et le stress des animaux. Les animaux seront placés sur des tapis chauffants lors de l’anesthésie pour éviter une hypothermie. Lors de certaines études, des prélèvements de muscles seront réalisés dans les mêmes conditions, puis les animaux seront euthanasiés. L’état clinique des animaux sera évalué quotidiennement et attentivement selon les points limites mis en place. Ils seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse.
Choix des espèces
Après recherche bibliographique et des études réalisées lors d’un précédent projet, le rat et la souris sont apparus comme les espèces animales les plus fréquemment décrites, et les plus appropriées pour ce projet. Les animaux utilisés sont des adultes conformément aux publications de référence.
Evaluation préclinique d’une nouvelle molécule dans un modèle de souris du syndrome de Rett
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Objectifs
Le projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle molécule dans un modèle murin du syndrome de Rett. Cette molécule a été sélectionnée sur la base de données préliminaires suggérant une modulation bénéfique de l’activité neuronale anormale observée dans ce syndrome. Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons un modèle murin génétiquement modifié reconnu comme modèle préclinique pertinent pour l’étude du syndrome de Rett. Ces souris reproduisent plusieurs caractéristiques phénotypiques majeures de la maladie humaine, notamment des altérations motrices, cognitives, respiratoires et comportementales, ainsi qu’une réduction de l’espérance de vie. L’utilisation de ces souris est donc essentielle pour valider l’efficacité et la sécurité du traitement que nous souhaitons tester.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche translationnelle, avec l’espoir de faire progresser le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patientes atteintes du syndrome de Rett, maladie orpheline de traitement actuellement.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 types de tests de comportements de 8-30min. Le 1er test sera évalué 5 fois sur 5 semaines pour une durée de 8min/évaluation. Concernant le second celui-ci sera évalué 1 fois durant 10min. Enfin le dernier sera évalué 1 fois durant 30min.
Impact sur les animaux
3 évaluations comportementales auront lieu et engendreront un stress léger de 8 à 30 minutes.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux après les tests comportementaux.
Remplacement
L’utilisation de modèles murins pour ce projet est indispensable car ces modèles sont le seul recours «in vivo» pour mimer les symptômes pathologiques de ce syndrome de rett et rechercher des biomarqueurs associés. En effet pour mimer cette pathologie de l'Homme et rechercher d’éventuelles thérapies médicamenteuses, certains points comme les capacités cognitives et motrices ne peuvent être explorées que sur des modèles "in vivo".
Réduction
Les analyses statistiques adaptées aux données générées permettront lde limiter le nombre d'animaux au minimum possible par groupe, en l’occurrence 12 par groupe, pour obtenir une puissance statistique. Tous les tests comportementaux sont effectués sur les mêmes lots de souris pour limiter le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Tous les animaux seront hébergés selon les normes de bien-être en vigueur (5 individus par cage, présence d’enrichissement (papier doux, cotons, abris faciles d’accès et nourriture adaptée). Les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation de 5 minutes par souris avant le début des expériences. Ils seront observés quotidiennement et des points limites ont été définies permettant de déterminer la conduite à tenir.
Choix des espèces
Afin de refléter les symptômes du syndrome de Rett la souris génétiquement modifiée reste à ce jour un des modèles les plus utilisés pour reproduire plusieurs caractéristiques phénotypiques majeures de la maladie humaine, notamment des altérations motrices, cognitives, respiratoires et comportementales, ainsi qu’une réduction de l’espérance de vie. Les expériences débuteront sur des animaux de 5 semaines, âge jeune adolescent des souris.
Evaluation de l’efficacité d’un composé, chez la souris, pour traiter la fibrose du foie
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Objectifs
Les maladies chroniques du foie représentent un enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Parmi ces maladies, la stéatose hépatique non alcoolique, qui correspond à une cirrhose du foie sans consommation d’alcool, est en forte progression à cause de l’augmentation de l’obésité ou encore du diabète de type 2. Dans cette maladie, il y a une accumulation importante de graisses dans les cellules du foie ,ce qui entraine une cicatrisation du foie appelée fibrose hépatique. Cette fibrose va rigidifier des parties du foie conduisant progressivement à une perte de fonction du foie et pouvant évoluer vers une insuffisance hépatique terminale. De plus, la fibrose hépatique chronique peut être responsable du développement de cancer du foie, ce qui accentue la gravité de cette pathologie. La stéatose hépatique non alcoolique est souvent diagnostiquée à un stade avancé, lorsque les lésions dans le foie sont déjà présentes. A l’heure actuelle il n’existe aucun traitement efficace pour inverser ou ralentir cette fibrose. Le développement de traitements efficaces contre la fibrose étant un enjeu majeur en santé, l’objectif principal de ce projet est de tester chez la souris un nouveau composé pour traiter la stéatose hépatique non alcoolique.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est le développement d’un traitement efficace pour lutter contre la progression de la fibrose hépatique. De plus ce projet permettra de mieux connaitre les mécanismes biologiques encore mal connus responsables du développement de la maladie.
Procédures
Pendant 38 semaines, 30 souris seront nourries avec un régime riche en graisses et cholestérol pour les rendre obèses et 10 souris recevront un régime standard. Pour tester la glycémie au cours du régime, 20 souris parmi les 40 souris du projet seront mis à jeun sur la nuit (maximum 15h). Le lendemain, une injection de glucose (moins de 20 secondes) sera réalisée sur l'animal conscient et des prélèvements de sang se feront au niveau de la queue. Les prélèvements seront réalisés sur un temps court (durée inférieure à 2 minute) et de façon répétée en 6 fois sur une période de 2h dans la même journée. Un autre prélèvement sanguin au niveau de la queue (une seule prise) sur la totalité des 40 souris sera réalisé 11 semaines plus tard.
Impact sur les animaux
Les souris qui recevront sur 38 semaines le régime riche en graisses et cholestérol vont prendre du poids et devenir un peu moins actives à cause de l'obésité. Durant la période de jeûne de 14-15h sur la nuit, les souris privées de nourriture pourront ressentir une sensation de faim. Lors de l’injection de glucose, le passage de l’aiguille de petite taille au travers de la peau sera de très courte durée (moins de 20 secondes) et entrainera un inconfort chez les souris. Des prélèvements sanguins à la queue seront pratiqués sur animaux conscients après 16 et 27 semaines de régime. Ces prélèvements bien que rapides (durée < 2 minutes) sont susceptibles d’induire un stress et une légère douleur.
Devenir
Après les 38 semaines de régime, tous les animaux seront mis à mort par une méthode d'euthanasie réglementaire pour prélever les tissus et le sang. L'analyse de ces prélèvements nous permettra de mieux comprendre les mécanismes de développement dans le foie de la fibrose et d'identifier les cibles thérapeutiques de notre composé.
Remplacement
ll n’existe pas de modèle in vitro permettant de reproduire de manière fiable l’environnement in vivo que l'on retrouve dans un organisme vivant et dans lequel plusieurs types de cellules interagissent entre elles et participent au développement de la fibrose . De plus, cette maladie se développe lorsqu’il y a des problèmes métaboliques (ex hausse de la glycémie) dans l’organisme entier suralimenté, ce qui justifie l’utilisation d’animaux. Enfin il n’existe pas de méthode alternative n’utilisant pas l’animal de laboratoire pour tester l’efficacité d’un composé sur la fibrose hépatique.
Réduction
Le nombre total de souris a été calculé pour avoir un effet statistique significatif sur les paramètres étudiés. A la fin de l’étude, des tissus autres que le foie pourront être prélevés chez les animaux et utilisés dans le cadre de différents projets dans notre équipe en lien avec d’autres maladies étudiées dans notre laboratoire (obésité, pré-diabète, atteintes cardiaques, rénales). Pour l’analyse des données recueillies lors des différentes expériences nous appliquerons les tests statistiques appropriés en utilisant un logiciel d'analyse.
Raffinement
Les souris seront surveillées quotidiennement et la litière des cages sera plus fréquemment changée. Les procédures expérimentales seront réalisées par du personnel expérimenté. Pour diminuer le stress lors des prélèvements de sang, les animaux seront habitués au mesure de contention quelques semaines avant la prise de sang. Pour éviter d’avoir recours au gavage source de stress, le traitement sera administré quotidiennement (5 jours sur 7) dans de la nourriture constituée de beurre de cacahuète pour l’appétence. Le traitement avec le composé a déjà été administré chez le rongeur (rat et souris) dans de précédents travaux sans entrainer d’effets indésirables
Choix des espèces
Les souris utilisées dans ce projet sont très sensibles au régime riche en graisses et développe une obésité et une stéatose hépatique non alcoolique similaire à la maladie humaine. Les souris utilisées seront de jeunes mâles âgés de 5 à 6 semaines car la plupart des études sur le modèle murin pour étudier cette maladie sur une longue période utilisent de jeunes souris adultes. Ainsi, grâce aux nombreuses études scientifiques publiées, de nombreuses informations sur la souris sont disponibles et permettront de mieux comparer les résultats obtenus dans ce projet.
Etudes des mécanismes physiopathologiques et évaluation d’une nouvelle approche thérapeutique dans deux modèles murins de maladie de dépôts de chaînes lourdes s(=HCDD)
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Objectifs
Nous développons depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l'étude d'un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d'immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer des maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent engagé. Ces maladies se caractérisent par le dépôt dans divers organes de tout ou partie d'un anticorps qui est produit en excés lors d'une prolifération plasmocytaire monoclonale. Nous disposons depuis quelques années au laboratoire de 2 modèles murins reproduisant en partie l'une de ces maladies, la maladie de dépôt de chaînes lourdes d'immunoglobuline monoclonale. L'une de ces lignées a déjà fait l'objet d'une publication dans le journal de référence dans le domaine de l'hématologie. Ce modèle ne reproduit qu'en partie les lésions rénales de la maladie, nous avons notamment noté l'absence de glomérulosclérose nodulaire rénale qui est constante chez les patients, et l'absence d'insuffisance rénale. Dans le but d'obtenir un phénotype qui se rapproche d'avantage de la maladie humaine,nous désirons dans un premier temps croiser cette lignée avec une lignée déjà présente au laboratoire et exprimant un oncogène humain. Ce modèle présente un phénotype de prolifération plasmocytaire, ce qui nous permettrait d'augmenter le nombre de plasmocytes dans notre modèle et donc la quantité de chaîne lourde pathogène produite. Une fois ce premier objectif atteint, la finalité de cette partie du projet est de tester une molécule thérapeutique déjà utilisée en clinique humaine dans d'autres pathologies, et qui permettrait d'éliminer les dépôts d'immunoglobulines des reins de nos animaux. Nous avons créé un deuxième modèle afin de mieux comprendre les mécanismes de toxité des chaînes lourdes. Ce modèle a déjà fait l'objet d'une autorisation de projet qui c'est achevé en juin 2025, qui nous a permis de caractériser ce modèle sur le plan immunologique, mais pas au niveau rénal. Ce modèle nous permet de mimer les mécanismes précoces de la maladie et d'évaluer la toxité des chaînes lourdes d'immunoglobulines. Ce modèle est inductible, nous devons traiter les animaux avec du tamoxifène pour induire la maladie.
Bénéfices attendus
Aucun traitement éliminant spécifiquement les dépôts d'immunoglobulines n'est actuellement disponible pour les patients. Bien qu’imparfait, nos modèles sont les seuls permettant de reproduire les phases précoces de la maladie. D'une part, le premier modèle nous a déjà permis d’élucider une partie des mécanismes physiopathologiques de l’apparition de la maladie in vivo, et d’étudier la toxicité des chaînes lourdes sur le rein. Il nous a aussi permis de commencer à faire des tests thérapeutiques. Ces résultats ont obtenu un accueil très enthousiaste de la part de la communauté scientifique. Ce nouveau projet vise à la fois à à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de la maladie et à tester un potentiel nouveau traitement qui pourrait permettre l'amélioration rapide de la fonction rénale des patients. Les résultats de cette étude seront publiés et accessibles à la communauté scientifique et médicale.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements urinaires dans des cages dédiées sur une courte période (4H) pour analyser la fonction rénale (2 prélèvements, en début et en fin d'expérience), à des prélèvements de sang réguliers sous anesthésie pour suivre plusieurs paramètres biochimiques, à l'administration par gavage d'un médicament (1 fois par semaine pendant 8 semaines) sur animal vigile et enfin à l'injection par voie intra-veineuse d'un autre médicament.
Impact sur les animaux
En ce qui concerne la procédure 1, à ce jour, nous n’avons pas constaté d’insuffisance rénale symptomatique et/ou de souffrance et/ou de mortalité chez nos animaux en dépit des dépôts de chaîne lourde d'immunoglobuline, même sur des animaux âgés. La lignée Bcl2 conservée à l'animalerie ne développe pas de tumeurs, donc nous ne nous attendons pas à un phénotype dommageable chez nos animaux. Les injections intraveineuses, les prélèvements sanguins et les prélèvements urinaires en cage métabolique sont des interventions de classe légère qui seront réalisées par du personnel qualifié et expérimenté. Idem pour la procédure 2, les animaux possèdent un phénotype non dommageable et toutes les interventions (injections intrapéritonéales, prélèvements sanguins et prélèvements urinaires en cage métabolique), réalisées par du personnel expérimenté, sont des interventions de classe légère.
Devenir
Tous les animaux de chaque procédure seront euthanasiés en fin d'expérimentation afin de réaliser des analyses anatompathologiques sur les reins.
Remplacement
Les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathologie ces maladies de dépôts. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont pour objectif de cibler les dépôts, elles nécessitent de cette façon la totalité de l’organisme dans sa complexité pour pouvoir en étudier l’efficacité.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé en tenant compte de l'état actuel de nos connaissances, et d'autre part par la nécessité d'euthanasier certains animaux pour s'assurer de la présence de lésons rénales avant de poursuivre la procédure 1 (4 animaux, pour tenir compte de la variabilité inter-individu). La valeur statistique de nos résultats sera analysée avec le test non paramétrique de Wilcoxon-Mann-Whitney ce qui nous permet de travailler avec les faibles échantillonnages d'animaux que nous avons prévu dans ce projet (N=10 individus/lot selon la procédure) . Ce test a été utilisé dans nos études précédentes sur des échantillonages d'animaux identiques ce qui nous a permis de valider de façon robuste nos résultats.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être et la règlementation (contrôle de la température et de l’hygrométrie de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie et antalgique en cas de douleur). Les souris seront surveillées quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluations et points limites) sera strictement respecté, et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie.
Choix des espèces
Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit avec succés chez la souris. Les études in-vivo chez la souris permettent de mieux évaluer le potentiel thérapeutique des molécules, même si elles ne préfigurent pas des résultats qui seront obtenus chez l'humain. Les animaux seront utilisés à partir de 6 mois en fonction de la vitesse d'apparition des dépôts et des lésions associées qui sont des mécanismes relativement long.
Etude de la biodistribution de vecteurs de thérapie génique chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1440
Objectifs
Les études de biodistribution d'un agent thérapeutique ont pour but d'évaluer la distribution, la localisation et la persistance de ce dernier dans les organes d'un rongeur. Ces études sont nécessaires pour évaluer la sécurité, l'efficacité et le potentiel thérapeutique des traitements de thérapie génique. Le suivi de la distribution permet de localiser l'agent thérapeutique suite à son administration et de vérifier qu'il cible la ou les régions visées. Des vecteurs viraux recombinants (adenovirus, lentivirus et virus adéno-associé) ou non-viraux (nanoparticules lipidiques, liposomes) peuvent être utilisés comme thérapie génique. L’administration de ce type de thérapie permet l’introduction d'un gène sain ou modifié dans l'ADN de l’organisme pour remplacer ou corriger un gène défectueux, l’inactivation ou la suppression d'un gène défectueux ou encore la correction d'une mutation génétique spécifique. Le risque potentiel de toxicité des agents thérapeutiques est évalué sur l'animal (toxicité propre du composé ou dûe à la distribution ciblée ou non ciblée sur les différents organes). Ces études sont réalisées à différents temps (de quelques jours à plusieurs semaines) afin de s'assurer que l'agent thérapeutique n'est pas éliminé rapidement, persiste pendant plusieurs semaines dans les tissus/organes ciblés et n'entraine pas d'effets délétères. Les études de biodistribution incluent également l'évaluation de l'expression génique de la protéine ciblée afin de déterminer le potentiel thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les thérapies géniques constituent une classe de médicaments relativement récente. Pour certaines pathologies, ce sont les seules approches envisageables (par exemple les maladies génétiques). Dans certains domaines, ils ont permis des avancées significatives pour des pathologies qui ne répondent pas aux approches plus « traditionnelles ». Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité et la sécurité de ces thérapies, afin de répondre aux mêmes critères de qualité pharmaceutique que n’importe quel autre médicament. Ce projet permettra aussi d’évaluer la possibilité de transfert et de ciblage de ces agents thérapeutiques. Un meilleur ciblage permet de limiter les doses utilisées chez les patients, de minimiser la toxicité liée à un ciblage non spécifique dans d’autres organes ou encore de limiter la réponse immunitaire à l'encontre des agents thérapeutiques. Ces études permettent d'évaluer de nouvelles thérapies pour des maladies où aucun traitement n'exitste jusqu'à maintenant (exemple de la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson) ou d’optimiser les solutions thérapeutiques déjà existantes (patients qui deviennent résistants aux traitements traditionnels).
Procédures
Les agents thérapeutiques sont administrés une seule fois par un bolus rapide qui dure quelques secondes. Dans certains cas, l'administration nécessitera une phase chirurgicale durant entre 10 et 40 minutes. Les animaux seront manipulés pendant l'étude pour le suivi du poids corporel, ce qui peut entrainer un léger stress (quelques secondes, 2 fois par semaine sur maximum 2 mois). Des prélèvements sanguins ou d'urine (avec animaux hébergés individuellent pendant 24 heures maximum) ou des évaluations comportementales peuvent également être envisagés pendant l'étude (maximum une fois par semaine sur une durée de 2 mois) ou en fin d'étude pour compléter les données in vivo par des données biochimiques ou histologiques.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les phases d'administration et de prélèvement peuvent induire un léger stress chez l'animal, notamment du fait de la contention de ce dernier. Pour des administrations nécessitant une chirurgie au préalable, des douleurs post-opératoires peuevnt apparaitre malgré des soins péri-opératoires. Des problèmes de cicatrisation peuvent également être observés lors d'administrations intracérébrales, notamment si l'animal se gratte au niveau de la tête. Il ne peut être exclu l'apparition d’effets indésirables liés à l’administration des agents thérapeutiques, qui pourraient être ponctuels ou persister dans le temps. Il peut s’agir de douleurs ou d’un inconfort (par exemple perte de poids, douleur localisée au site d’injection, hyperthermie, stress, d'une toxicité (par exemple hépatique) ou d'une réponse immunitaire au vecteur et/ou au transgène.. Des périodes d'hébergement individuel (avec conservation de contact multi-sensoriel) pourraient être nécessaires dans le cadre de phase de récupération ou pour le recueil d’échantillons (par exemple urine, duree maximum de 24 heures), entrainant un léger stress des animaux.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés pour prélévment (fluides et organes).
Remplacement
Les analyses in silico et les études in vitro permettent d’apporter les preuves de concept, de sélectionner les designs les plus pertinents, de raffiner les conditions d’utilisation des agents thérapeutiques. Cependant, le développement de telles stratégies thérapeutiques requiert des études menées sur des organismes complexes pour évaluer la biodistribution, la tolérance et éventuellement la toxicité.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé en incluant dans une même expérience le groupe « contrôle » nécessaire (groupe négatif ) ainsi que les groupes traïtés avec l'agent thérapeutique (dose-réponse). Les effectifs de chaque groupe seront définis afin d’obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats avec les tests statistiques les plus pertinents selon le(s) paramètre(s) étudié(s) et le design choisi, et apporter une conclusion. La réalisation d’un suivi clinique au cours de l’expérience (analyses comportementales, suivi hématobiochimique ou dosage de biomarqueurs par exemple) permettra de collecter des données supplémentaires sans inclusion d’un plus grand nombre d’animaux dans une étude donnée. Les échantillons qui seront prélevés pourront être utilisés pour des analyses complémentaires, dans le cas où certaines données seraient à confirmer.
Raffinement
Les procédures décrites seront optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Une période d’acclimatation des animaux est prévue à leur arrivée dans l’établissement. Les animaux seront hébergés groupés avec un enrichissement complet (par exemple des objets de nidification, des objets à ronger, la présence de congénères…). Pour les administrations nécessitant une chirurgie, des soins per- et post-opératoires seront réalisés (analgésie adaptée avant le début de la chirugie jusqu'à 48 heures après la chirugie). Des points limites clairement définis seront suivis pour évaluer les animaux dans chacune des études (aspect général, aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles). Ainsi, la douleur sera réduite au maximum grâce au suivi des animaux.
Choix des espèces
Les études de biodistribution sont généralement réalisées chez des rongeurs sains car le potentiel thérapeutique de ces traitements géniques peut être évalué dans de nombreux modèles pathologiques chez la souris et le rat. Des modèles sont également mis en place sur des animaux présentant un système immunitaire humanisé, particulièrement d’intérêt dans le cadre d’études liées à la composante immunitaire..
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale de caractérisation de nouvelles entités en vue de la première administration chez l’homme, ou l’animal pour les médicaments vétérinaires. L’objectif du projet est de déterminer les paramètres pharmacocinétiques et/ou les concentrations tissulaires et/ou l’excrétion d’entités thérapeutiques chimiques ou biologiques après administration chez le rat par la voie intraduodénale permettant ainsi le shunt de l’estomac. Ceci facilitera l’étude d’entités thérapeutiques gastros sensibles notamment. Dans la recherche préclinique et la recherche de candidats, ces paramètres sont essentiels pour la sélection et l’évaluation des candidats médicaments. Les entités testées sont préalablement analysées lors de tests in-vitro. Une première sélection est ainsi réalisée pour n’administrer aux animaux que des entités avec des caractéristiques favorables en terme pharmacocinétique. Ces études préliminaires permettent d’objectiver les processus d’absorption, de dégradation, de distribution et d’élimination de chaque entité afin de prédire le comportement de ces entités chez l’homme ou l‘animal. Une chirurgie a été développée pour implanter un cathéter au niveau du duodénum et ainsi administrer une entité thérapeutique directement dans le duodénum en shuntant l’estomac.
Bénéfices attendus
A court terme, les expérimentations de ce projet permettront de déterminer les paramètres essentiels pour l’avancée du développement préclinique pour les entités testées. Elles peuvent aussi aboutir à l’identification des principaux métabolites et déterminer leur éventuelle toxicité. Ces résultats permettront de sélectionner les candidats potentiels ainsi que les doses et les voies d’administration les plus adaptées. A long terme, les entités sélectionnées constitueront la base pour un traitement applicable à l'Homme ou à l’animal dans le cadre de médicaments vétérinaires.
Procédures
Les gestes techniques concernent tous les animaux : •Procédure chirurgicale de pose de cathéter intraduodénale et veineux : o1 anesthésie gazeuse de 45 minutes minimum par animal oAdministration par voie sous-cutanée d’analgésique et anti-inflammatoire. Durée 30 secondes sur animaux anesthésiés. Unique. Mise en place d’une couverture analgésique sur une période de 3 jours post-opératoire o2 administrations par voie sous-cutanée d’une solution d’hydratation. Durée 30 secondes sur animaux anesthésié. • Hébergement individuel post-chirurgie : • Pesées : Durée 30 secondes sur animal vigile, jusqu’à une fois par jour sur la durée des études. • Administrations des composés à potentiel thérapeutiques o Sur animal vigile : Durée 30 secondes. Unique ou répété max 2 à 3 fois par jour sur une durée maximale de 5 jours. • Prélèvements de sang : o Via le cathéter : Durée 30 secondes sur animal vigile. Maximum 8 fois sur 24h. o En microsampling : Durée 30 secondes sur animal vigile. Maximum 6 fois sur 24h. o En phase terminale : Durée 1 minute sous anesthésie générale gazeuse ou chimique. o Les volumes et la fréquence des prélèvements seront selon les critères de la consigne interne en vigueur. Le volume total prélevé n'excédera pas 7.5% du volume estimé de sang total de l'animal sur une période de 24 heures. • Hébergement individuel post-chirurgie ou post-traitement : o Cage individuelle avec enrichissement complet (matériaux de nidification et bâton à ronger) avec maintien du contact olfactif et visuel. Habituation pendant au moins 10 jours. Durée de l’hébergement individuel maximale de 8 jours. o Pour certaines études, Cage individuelle à métabolisme avec maintien du contact olfactif et visuel. Habituation pendant au moins 12 jours. Durée de l’hébergement individuel maximale de 24h consécutives.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles sont liés aux gestes techniques d’administration (maximum 3 fois sur 5 jours pendant 30sec) et de prélèvements (maximum 8 fois 30sec sur 24h), à l’acte chirurgical (maximum 1 heure) ainsi qu’aux contraintes d’hébergement individuel. Aucune dégradation de l'état de santé de l'animal n’est attendue par l’application des procédures de ce projet ou en lien avec les candidats-médicaments testés. Toutefois, la chirurgie peut amener de l’inconfort per et post-opératoire, compensé par une analgésie et anesthésie adapté (effets modérés). Et dans ces phases précoces de développement de candidat-médicaments, des effets secondaires non prédictibles peuvent survenir : perte de poids, hypo- ou hyperthermie, comportement anormal (animaux hypo- ou hyperactifs), vocalisations. Tout effet observé sera noté selon une grille spécifique et donnera lieu à une action adaptée à la gravité des signes ; les points limites anticipés permettent de limiter la nuisance à un niveau de gravité modéré au maximum.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures. Ces animaux ayant subis une chirurgie de pose de cathéter, il n’est pas possible de réutiliser les animaux pour de nouvelles études en effet la perméabiliité des cathéter est limité dans le temps.
Remplacement
De nombreux tests in silico et in vitro existent et permettent de sélectionner les entités d'intérêt uniquement sur la base de leurs caractéristiques pharmacocinétiques, notamment l'absorption et le métabolisme. Il n'existe pas de modèles in silico ou in vitro qui permettent de déterminer l'ensemble des propriétés pharmacocinétiques d'un composé d'intérêt. Seul un modèle animal peut permettre de caractériser ces entités et discriminer celles qui pourront être envisagées pour un traitement chez l’homme ou l’animal.
Réduction
Les entités thérapeutiques auront préalablement été évalués de manière extensive sur une batterie de tests in silico et in vitro permettant de prédire le profil pharmacocinétique du composé (ex : lipophilie, absorption, métabolisme), de déterminer les caractéristiques d'interaction du composé avec la cible d'intérêt (ex. un récepteur, un canal ionique, une enzyme). Cette approche préalable permet de réduire fortement le nombre d’entités à tester. Lors de l’administration de doses croissantes, les animaux seront traités de manière séquentielle afin de s’assurer de l’innocuité d’une dose avant de passer à une dose plus élevée. Cette organisation permet d’éviter l’administration à des doses où les nuisances seraient trop fortes, et ainsi de réduire le nombre d‘animaux. Le nombre minimal d’animaux par cohorte de traitement est réduit au minimum scientifique, c’est-à-dire 3 animaux. Ce nombre suffit pour avoir des données assez robustes pour présélectionner des candidats pour la phase pré-clinique
Raffinement
Les animaux seront dans des cages contenant de l'enrichissement et des matériaux spécialisés pour faciliter la nidification. Après réalisation des chirurgies, les animaux seront hébergés individuellement dans des cages conformes à la réglementation pour permettre une bonne récupération post-chirurgicale et éviter qu’ils ne s’abiment les sorties de cathéters ou les plaies en cicatrisation. Ces cages seront équipées d’enrichissement et matériaux adaptés. Suite à l’administration de l’entité thérapeutique, dans les cas où les animaux seront hébergés individuellement dans des cages à métabolisme pour permettre le recueil des excrétas, ce temps de recueil sera limité à 24h consécutives et un temps de récupération suffisant sera appliqué avant la réalisation d’un nouveau recueil d’excrétas en cage à métabolisme pour limiter le stress des animaux. Un contact olfactif et visuel sera maintenu entre tous les congénères. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique et sanitaire journalière sur la durée de la procédure. Les locaux d'hébergement font l'objet de surveillance sanitaire régulière par le biais de contrôles environnementaux, des systèmes d'hébergement et d'animaux sentinelles. Des soins adaptés seront donnés aux animaux affectés, par ou sous l'autorité du vétérinaire désigné ou mis à mort selon les recommandations définies dans la consigne en vigueur. Un plan d'action sera établi et mis en place lors d'apparition d'évènements inattendus. Des critères d'arrêt anticipés seront mis en place pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile. Les procédures potentiellement douloureuses ou source d'inconfort ou de stress se feront sous anesthésie gazeuse. Le nombre de manipulations sur l'animal sera réduit au strict nécessaire. Le projet sera mis en œuvre par du personnel qualifié et habilité conformément à la réglementation en vigueur et ayant reçu une formation en Chirurgie Expérimentale. Une procédure spécifique permettra de continuer à travailler sur le raffinement notamment de la technique chirurgicale, de l’hébergement et de la collecte d’échantillon en vue de l’appliquer dans le cadre des études, une fois validé par le vétérinaire désigné, la Structure en charge du bien-être animal et le comité éthique de l’Etablissement utilisateur.
Choix des espèces
Le rat est une espèce couramment utilisée dans les stratégies de sélection de candidat, en réalisant des essais de pharmacocinétique préclinique. L’intérêt du modèle a été démontré dans plusieurs publications scientifiques. Le choix de l’espèce est dicté par le fait que le rat facilite par sa taille, la pose d’un cathéter intraduodénale et la pose simultanée d’un cathéter veineux. De plus, cela permet de répondre à des impératifs scientifiques : comparaison de résultats pharmacodynamiques et pharmacocinétiques chez la même espèce animale, homologie de récepteur de l’espèce choisie avec le récepteur humain. Le stade adulte sera utilisé par défaut (à partir de 7 semaines) car c’est celui qui permet de déterminer les paramètres pharmacocinétiques de l’espèce pour une entité donnée.
Modèles d’inflammation pour l’évaluation de l’efficacité de molécules anti-inflammatoires
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Objectifs
L'inflammation est une réponse de défense de l'organisme face à une agression, qu'elle soit une infection ou une lésion. On distingue l'inflammation aiguë, qui est une réaction rapide et de courte durée visant à éliminer l'agent agresseur et à réparer les tissus. L'inflammation chronique survient lorsque la réponse inflammatoire persiste au-delà de ce qui est nécessaire, souvent due à une régulation défaillante du système immunitaire, et peut causer des dommages tissulaires importants et des maladies comme l'arthrite rhumatoïde ou la maladie de Crohn. La gestion de l'inflammation est cruciale pour prévenir les complications et améliorer la qualité de vie des patients. L'étude approfondie de l'inflammation systémique et intestinale est un pilier de la médecine moderne. Elle est indispensable pour comprendre la pathogenèse de nombreuses maladies complexes et pour développer des stratégies thérapeutiques innovantes et efficaces, afin de soulager les patients et d'améliorer leur santé à long terme. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans des modèles souris d'inflammation systémique ou intestinale. Le modèle utilisé sera adapté aux cibles thérapeutiques à évaluer.
Bénéfices attendus
L'étude de l'inflammation, qu'elle soit systémique (affectant l'ensemble du corps) ou intestinale (localisée dans l'intestin), est d'une importance capitale en raison de son rôle central dans le développement et la progression de nombreuses maladies. La recherche de solutions thérapeutiques pour lutter contre cette inflammation est donc une priorité absolue. À court terme, ce projet permettra d'évaluer l'efficacité anti-inflammatoire de candidats thérapeutiques. À moyen terme, il contribuera à accélérer le développement de traitements innovants contre les inflammations, tout en optimisant les coûts et délais des programmes R&D.
Procédures
Chaque animal subira de 1 à 5 anesthésies gazeuses de 30 sec dans toute leur vie, 1 à 4 injections des molécules anti-inflammatoires à caractériser (5-30 sec en fonction de la voie d'administration choisie), au maximum 1 prélèvement de sang par semaine pendant 4 semaines sous anesthésie (30 sec) et 1 prélèvement sanguin terminal sous anesthésie (30 sec).
Impact sur les animaux
Les nuisances et douleurs associées à ce projet sont principalement liées à l'inflammation et incluent : diarrhée, perte de poids ou incapacité à prendre du poids, douleurs abdominales. D'autres nuisances concernent la douleur et l'inconfort induits par les injections et les douleurs liées au traitement. L'anesthésie gazeuse induit un stress de courte durée (30 secondes). Les piqûres d’aiguille entraînent une douleur légère de courte durée (5 secondes).
Devenir
A la fin de chaque procédure tous les animaux sont mis à mort afin d’en prélever les organes et fluides biologiques afin de quantifier des biomarqueurs permettant d'évaluer le degré d'inflammation et par conséquent l'efficacité des molécules investiguées. En effet, l'objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques contre l'inflammation systémique ou intestinale. Le but ultime sera de soulager les patients et d'améliorer leur santé à long terme.
Remplacement
Il existe plusieurs alternatives non animales dans la recherche sur les maladies inflammatoires, mais elles ne peuvent pas remplacer totalement les tests sur les animaux utilisés dans ce projet. 1. Modèles in vitro : Les cultures cellulaires humaines ou animales permettent d’étudier des interactions cellulaires et des réponses inflammatoires. Cependant, elles ne peuvent pas reproduire la complexité d'un organisme entier, notamment les interactions multicellulaires complexes et la réponse immunitaire systémique. 2. Modèles ex vivo : Les tissus humains ou animaux (biopsies, organes) permettent d’étudier des processus biologiques en conditions plus réalistes, mais il manque des interactions entre plusieurs systèmes organiques, essentiels pour comprendre les maladies inflammatoires. 3. Modèles organoïdes et organes sur puce : Ces systèmes imitent des organes comme les poumons ou les reins pour étudier les réponses biologiques. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire la réponse systémique d'un organisme complet. 4. Modélisation informatique : Les simulations informatiques peuvent modéliser certaines interactions immunitaires, mais elles ne peuvent pas simuler toutes les réactions biologiques complexes d'un organisme vivant. Ces alternatives ne peuvent pas complètement remplacer les animaux, pour les raisons suivantes : • Complexité biologique : Les modèles non animaux ne peuvent pas reproduire la complexité d’un organisme vivant complet, limitant leur capacité à simuler des réponses biologiques globales. • Interactions systémiques : Les maladies inflammatoires nécessitent l'étude des interactions complexes entre les systèmes biologiques, ce qui ne peut être simulé sans un modèle vivant.
Réduction
Le premier principe de réduction du nombre d’animaux sera appliqué via l'intégration dans ce projet, préalablement à toute utilisation d'animal, de modèles in vitro et des organoïdes. Les modèles in vitro permettent de tester les composés immunomodulateurs sur des cultures cellulaires et tissulaires, évaluant leur efficacité, leur innocuité et leurs mécanismes d’action avant tout essai in vivo. Les organoïdes reproduisent des structures d’organes spécifiques, permettant d’étudier la réponse des tissus dans un environnement plus proche de la réalité biologique. Le principe de réduction du nombre d’animaux sera appliqué aussi via l’estimation du nombre d’animaux permettant de garantir l’interprétabilité des résultats. L'estimation du nombre d'animaux nécessaire pour une étude in vivo d'inflammation se fait par un calcul de puissance statistique qui prend en compte aussi la variabilité inhérente aux modèles animaux d'inflammation. En combinant ces approches, nous réduisons les expérimentations animales, tout en garantissant la précision des résultats. Cette approche permet d'identifier les composés les plus prometteurs et de maximiser l'efficacité des traitements à destination de la santé humaine.
Raffinement
Dans les expérimentations sur les maladies inflammatoires, la fréquence de surveillance des animaux est essentielle pour garantir leur bien-être. Les signes de détérioration de l’état de santé sont particulièrement surveillés et seront quantifiés à l'aide d'une grille de scoring et la définition de point limites. Après l'administration de l'inducteur d'inflammation, une surveillance rapprochée (toutes les 2 à 4 heures) est mise en place. Si des signes de stress apparaissent, nous ajusterons l'environnement pour améliorer le bien-être des souris et notamment stimuler leurs sens et leurs comportements naturels. Nous augmenterons l’enrichissement physique par l’apport de cachettes (boîtes, tunnels) et de matériaux pour la construction de nids (papier déchiqueté, fibres) ainsi que l’enrichissement sensoriel par la modification régulière de la disposition de leur cage et des éléments à l’intérieur de la cage pour offrir de la nouveauté. Des critères d'arrêt stricts sont définis pour éviter la souffrance excessive des animaux. L'atteinte des points limites conduira à l’interruption immédiate de l’expérience. L’objectif est de garantir que l’état de l’animal est constamment suivi et que des soins vétérinaires sont fournis dès que nécessaire. La prévention du stress est intégrée au protocole expérimental par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse et administration d'analgésique au préalable des gestes douloureux à chaque fois que cela sera nécessaire.
Choix des espèces
Les modèles d'inflammation chez la souris sont largement utilisés en raison de : -la souris est l’espèce de référence en études précliniques -la disponibilité d'un grand nombre de modèles génétiques, ce qui permet d'étudier des maladies spécifiques ou des processus biologiques particuliers. -cette espèce se prête aux analyses immunologiques en raison d'un large panel d'outils d'analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie Les souris seront âgées de 6 à 8 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes. En effet, le système immunitaire des souris n’est pleinement développé qu’à l’âge adulte (≈ 6–8 semaines). Chez les jeunes, l’immunité innée et adaptative est encore immature, ce qui peut fausser la réponse inflammatoire (réponses atténuées ou atypiques). Chez l'adulte, la réponse inflammatoire est plus représentative et plus stable, ce qui améliore la reproductibilité.
PRELEVEMENT DE PRODUITS BIOLOGIQUES D’ORIGINE ANIMALE SUR RONGEURS
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Rats : 575
Objectifs
L’objectif de ce projet est de collecter sur des rongeurs (rats et souris) sains sans maladie des produits du corps : sang, liquide cérébral, bile, urine, fécès. Ces fluides servent par la suite à développer ou vérifier l’efficacité de tests de diagnostiques (tests permettant de vérifier l’absence ou la présence d’une maladie par exemple) ou servent dans des études regardant le devenir du médicament et sa toxicité dans le corps. Il n’est parfois pas possible de prélever ces produits sur animal non vivant car sinon la qualité ou la quantité n’est pas conforme aux besoins de la communauté scientifique pour des résultats fiables et pertinents (après la mort, le produit se détériore trop vite ; trop de produit est nécessaire ce qui demanderait de prélever beaucoup d’animaux après leur mort). Les produits sont donc collectés sur des rongeurs vivants si cela n’est pas douloureux (urine et fécès collectés grâce à un système collecteur le permettant dans la cage) ou sur rongeurs endormis et dont la douleur a été contrôlée et qui ne seront pas réveillés.
Bénéfices attendus
Les produits collectés servent dans la santé humaine et vétérinaire. Ils servent par exemple à développer ou vérifier l’efficacité de tests de diagnostiques (tests permettant de vérifier l’absence ou la présence d’une maladie par exemple) ou servent dans des études regardant le devenir du médicament et sa toxicité dans le corps.
Procédures
Prélèvement d’urines et de fécès pendant maximum 16 heures maximum 4 nuits par semaine sur maximum 2 semaines dans des cages permettant la collecte d’urines et fécès (présence de grilles pour collecte) pour les animaux entrant dans la procédure de collecte d’urines et fécès Une à deux injections (d’une durée de 10 secondes maximum par injection) d’analgésiques pour les animaux entrant dans la procédure de collecte de produits biologique sous anesthésie / analgésie générale Anesthésie générale d’une heure maximum pour les animaux entrant dans la procédure de collecte de produits biologique sous anesthésie / analgésie générale Collecte de produits biologiques (d’une heure maximum) sans réveil pour les animaux entrant dans la procédure de collecte de produits biologique sous anesthésie / analgésie générale
Impact sur les animaux
Dans le cadre de prélèvements d’urine ou de fécès, les animaux sont soumis à un hébergement en cage à métabolisme pendant une durée maximale de 16 heures maximum 4 nuits par semaine sur maximum 2 semaines. Hébergement isolé possible dans le cadre de prélèvements d’urine ou de fécès pour une durée maximale de 16 heures Mise à jeûn alimentaire dans le cadre de prélèvements d’urine ou de fécès pour une durée maximale de 16 heures 4 nuits par semaine sur maximum 2 semaines Stress dû à la contention et à l’induction d’une analgésie / anesthésie générale dans le cadre de prélèvements de produits biologiques d’origine animale sur animaux anesthésiés et analgésiés mais non réveillés
Devenir
Dans le but de réduire l’utilisation d’animaux (règles des 3R), les animaux ayant subi uniquement un prélèvement d’urine ou de fécès proviendront de nos surplus de stock puis mis à mort. Dans le cadre des animaux prélevés sous anesthésie / analgésie générale, tous les animaux sont mis à mort.
Remplacement
De nombreuses supports in vitro existent afin de mimer les produits biologiques d’origine animale et ont permis de réduire l’utilisation des animaux pour les études en question. Cependant, dans certains cas, ces matrices ne permettent pas d’atteindre les résultats attendus et une fiabilité forte des résultats (échec du diagnostic recherché par le test diagnostique, pas de possibilité de valider la matrice comme témoin pour des études de pharmacocinétique ou toxicologie). L’objectif du projet est donc de fournir aux scientifiques des produits biologiques d’origine animale de rongeurs (sang, sérum, plasma, organe, fluides) lorsque l’utilisation de matrices in vitro n’est pas possible. Une justification de l’obligation de l’utilisation de ces produits d’origine animale est demandée aux scientifiques avec support de la SBEA.
Réduction
Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont des animaux de surplus de stock. Grâce à l’application de ces procédures au sein de nos zones d’élevage plutôt que chez les scientifiques (pas de remise en stock possible), aucun animal n’est produit volontairement pour l’application de ces procédures, contribuant donc à la réduction du nombre d’animaux utilisés dans le cadre de ce projet. Sur la base de notre expérience passée dans ce type de prélèvements, des tableaux sont à notre disposition afin de calculer au plus près le nombre d’animaux nécessaires en fonction du poids, du sexe et de la souche de l’animal. Les méthodes de calcul sont régulièrement revues pour utiliser le moins d’animaux possible pour le besoin attendu. La meilleure balance nuisances / nombre d’animaux utilisés sur une durée maximale de 10 jours (temps de conservation de l’urine au réfrigérateur) sera effectuée avec support de la SBEA.
Raffinement
Les produits biologiques d’origine animale peuvent également être collectés sur animaux après la mort, en post mortem. La pertinence de prélèvements de ces fluides sur animal vigile peut donc être demandée en amont au scientifique (en cas volume concordant avec un prélèvement post mortem pour les urines et les fécès et en cas de faisabilité en postmortem pour les prélèvements sous anesthésie/analgésie) avec si besoin support de la SBEA. Lors des collectes sur animal anesthésié, une anesthésie adéquate ainsi qu’une analgésie couvrant la totalité de la procédure sera effectuée. Des points limites spécifiques et suffisamment prédicitfs ont été définis et seront appliqués pour chaque procédure. Les animaux sont manipulés selon de bonnes pratiques de manipulation (main en coupe, tunnel, …). Une récompense alimentaire type graines de tournesol sera proposée lors de la remise en cage d’hébergement des animaux dans le cadre des prélèvements d’urines et de fécès.
Choix des espèces
Les produits biologiques d’origine animale sont utilisés d’une part dans le cadre de réalisation de tests diagnostiques qui ont été créés à partir des espèces souris et rat d’où l’utilisation de ces espèces ; d’autre part dans le cadre d’études de toxicologie dans lesquelles sont inclus principalement les espèces souris et rat. Le prélèvement de sang, d’organe ou de fluide pourra être réalisé sur des rongeurs de la naissance jusqu’au stade âgé, en fonction du besoin du scientifique. En cas de demande de prélèvement sur animaux non sevrés ou gestantes, un accord préalable de la SBEA sera demandé.
Évaluation du métabolisme des nucléotides chez les modèles de souris de maladies mitochondriales knock-out Parl, Ttc19 et Ndufs4
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Objectifs
L'objectif du projet est de comprendre comment et dans quelle mesure le bon fonctionnement des nucléotides (composant de notre ADN) est maintenue lorsque la production de l'énergie est défaillante dans les cellules des modèles murins de maladies mitochondriales humaines. L'objectif ultime est de comprendre les causes de la diversité des symptômes dans les maladies mitochondriales.
Bénéfices attendus
Ce projet aborde une question très fondamentale sur les maladies mitochondriales : comment les cellules et les organes affectés par les maladies mitochondriales font-ils face au dysfonctionnement de la production d'énergie dans les cellules pour maintenir le bon fonctionnement des nucléotides ? Comprendre les systèmes de régulation mis en place, ainsi que les réponses cellulaires sous-jacentes est essentiel pour comprendre les maladies mitochondriales et développer des thérapies. Ce projet apporte également de nouvelles connaissances sur la diversité des symptômes spécifiques des maladies mitochondriales en évaluant le fonctionnement des nucléotides de manière globale dans les tissus symptomatiques et asymptomatiques de plusieurs modèles de souris différents.
Procédures
Des échantillons de tissus seront collectés sur chacunes des souris expérimentales inconscientes sous anesthésie terminale. Chaque animal sera soumis à une seule procédure d'une durée de moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les souris dites Knock Out (KO) modélisent des maladies mitochondriales car leur ADN a été modifié pour inactiver un gène essentiel au bon fonctionnement des cellules. Le principal préjudice attendu pour ces animaux est lié aux symptomes de leur maladie. Ces symptomes sont les suivants : une dégénérescence du cerveau, des troubles locomoteurs, une parésie des membres postérieurs, un dos voûté, des difficultés à respirer et une perte de poids,une neuropathie légère, une intolérance à l’effort, un retard de croissance, une léthargie, une perte des compétences motrices et une cécité. Lors de l’anesthésie, l’isoflurane peut provoquer une irritation des voies respiratoires et un inconfort pendant quelques secondes avant la perte de conscience.
Devenir
Le projet nécessite une collecte terminale des échantillons. Pour cela, les 96 animaux utilisés dans le projet seront mis à mort.
Remplacement
De nombreuses manifestations des maladies mitochondriales ne sont pas reproduites dans les modèles cellulaires in vitro. De plus, la plupart des maladies mitochondriales affectent des cellules qui ne se divisent plus plutôt que des cellules en prolifération, ce qui rend les expériences in vitro significatives difficiles. Néanmoins, chaque fois que cela est justifié, nous utilisons des modèles non animaux pour les expériences.
Réduction
En collectant les échantillons à partir de souris sous anesthésie terminale, nous pouvons prélever plusieurs tissus sur le même animal tout en minimisant les altérations , ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires. Avec une collecte d’échantillons post-mortem standard, nous ne pourrions prélever qu’un seul tissu par souris, avec une qualité compromise pour la quantification des nucléotides. Dans la mesure du possible, nous utiliserons des tissus archivés issus d’études antérieures afin d’éviter le recours à de nouvelles souris expérimentales. Nous suivons des protocoles optimisés et standardisés pour les tests biochimiques afin de minimiser la variation technique et le nombre de souris nécessaires.
Raffinement
Nous suivrons les meilleures pratiques en matière de manipulation des animaux afin de minimiser le stress. Afin d'améliorer les conditions de vie des animaux, les cages sont agrémentées de cabanes, tunnels et de morceaux de bois à ronger. De plus pour les animaux à phénotype dommageable, la nourriture sera placée au sol et des tétines de biberons longues seront installées afin de leur en faciliter l'accès. Le suivi régulier des animaux mis en place et l'application d'un score interne au laboratoire pour déterminer les points limites permettra de réduire les souffrances des animaux.
Choix des espèces
Les modèles murins (= souris ou rat) appropriés existent déjà et reproduisent les maladies humaines étudiées. Les souris possèdent des organes similaires à ceux des humains, contrairement à d'autres organismes. Nos protocoles sont optimisés pour les échantillons de souris. Il n’existe aucune justification pour l’utilisation de modèles animaux plus grands. Des souris adultes jeunes seront utilisées pour les expériences. Toutes les souris seront euthanasiées à l’âge de 5-6 semaines , lorsqu'elles commencent à présenter des troubles locomoteurs et une perte de poids. L’objectif est de collecter des données pertinentes pour caractériser la maladie. L’évitement des stades plus avancés vise à minimiser les souffrances inutiles des souris malades.
Développement d’une nouvelle prothèse de remplacement diaphragmatique chez l’agneau
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Objectifs
1/Evaluation de la réaction de l’hote à la prothèse in situ chez le gros animal (agneau) à 10 jours et 3 mois. Une équipe de recherche a mis au point une prothèse diaphragmatique adaptée aux populations pédiatriques atteinte de hernie diaphragmatiques : une membrane en dérivé de plastique très résistante. Celle-ci a déjà réalisé les tests biologiques in vitro pour l'évaluation de la toxicité, de la réponse inflammatoire et de colonisation cellulaire. Notre objectif est l’évaluation in vivo de l’implantation de la prothèse diaphragmatique sur des agneaux sains. Des analyses microscopiques des explants seront réalisées pour décrire l'intégration de la prothèse dans l'hôte. Cette expérience nous permettra d’analyser la tolérance clinique, la sécurité de l’implantation, l’inflammation de la prothèse lors de l’implantation. A notre connaissance, c’est actuellement la seule étude en cours pour étudier l’implantation de cette nouvelle prothèse en dérivé de plastique très résistante.
Bénéfices attendus
Développement d’une prothèse en dérivé de plastique très résistante actuellement non existante sur le marché potentiellement plus adaptée à la croissance de l’enfant. Amélioration de la prise en charge de la hernie diaphragmatique de forme grave.
Procédures
Chaque agneau sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale pour la pose de la prothèse avec une prise de sang. Puis chaque agneau aura deux prises de sang (J2 et J10) après l'opération. Le bilan sera réalisé sous contention avec pose d’un patch anesthésique, une échographie sera réalisée sur le même temps. Tous les animaux à 3 mois, après une technique de mise à mort, auront une IRM.
Impact sur les animaux
L'effet indésirable attendu sera la douleur modérée pendant et suite à la chirurgie de l'agneau, dont la prise en charge de la douleur est optimisée par un protocole anti douleur
Devenir
Tous les agneaux seront gardés en vie à la suite de la procédure 1 qui est une opération sous anesthésie générale afin de poser la prothèse, puis tous les agneaux seont mis à mort en fin de procédure 2 (soit 10 jours après l'opération) afin de faire des prélèvements pour analyser l'impact de la prothèse.
Remplacement
L’implantation de cette nouvelle prothèse nécessite une étape préclinique dans le modèle expérimental chez le gros animal le plus utilisé dans cette pathologie rare, à savoir l’agneau, avant la mise en œuvre d’essais thérapeutiques chez l’homme, il n’y a donc pas de mesures de remplacement possible dans le cadre de ce projet de recherche.
Réduction
Les agneaux seront leur propre témoin ce qui limitera le nombre d’animaux nécessaires pour le protocole. Les jumeaux seront utilisés comme groupe témoin en comparant la prothèse en dérivé de plastique très résistante à la prothèse de référence/sans mise en place de plaque.
Raffinement
Chaque brebis arrive une semaine avant son terme afin de s'acclimater à son nouvel environnement. Les brebis sont livrées au minimum par 2 afin de réduire le stress du transport. Les brebis sont hébergées à plusieurs en permanence dans les box et aucune brebis ne sera seule hébergée afin de réduire le stress lié à la solitude. La chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale avec une sédation avant et pendant l'opération afin d'avoir une prise en charge optimale de l'animal. Les animaux bénéficieront également de protocoles antalgiques adaptés tout au long de leur prise en charge opératoire.
Choix des espèces
Le modèle animal doit avoir des caractéristiques morphologiques et physiologiques proches du modèle humain. C’est le cas de la brebis, qui est un mammifère avec une gestation de singleton ; jumeaux ou triplet. Le poids de l’agneau sont proches de ceux du fœtus humain. Sa taille est suffisante pour permettre la pose de cathéters vasculaires, une chirurgie en période néonatale. Des études sur plusieurs jours sont possibles chez l’agneau chroniquement instrumenté, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux par projet. Enfin, plusieurs modèles d’agneau instrumenté ont déjà été décrits dans la littérature et nous permettent de justifier la pertinence de notre choix. Notre protocole de recherche porte sur la réparation de la hernie diaphragmatique en période néonatale donc nos animaux utilisés est l’agneau nouveau-né. Il est donc nécessaire d’utiliser des brebis gestantes. Notre expérimentation aura au terme soit vers J 145. Cet âge est nécessaire pour que le nouveau-né soit suffisamment gros pour la chirurgie, pour la pose de cathéters vasculaires (3000-3500 g) et pour limiter les risques de perte per opératoire.