Les projets approuvés

Difficulté : ★★★★☆
pixabay_observatoire

Depuis 2021, les États membres de l’Union européenne doivent publier sous un format standardisé les résumés non techniques (RNT) des projets d’expérimentation animale autorisés sur leur territoire.

Le système européen ALURES, qui recense ces RNT, est exclusivement en anglais et manque cruellement d’ergonomie (un nouvel outil proposé depuis 2026 résoud partiellement ce problème). L’OXA regroupe donc régulièrement ici les RNT français pour en faciliter l’exploration et la compréhension d’ensemble.

Le contenu des résumés non techniques est rédigé à des fins de communication par les établissements d’expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n’étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n’ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

NB. La sélection d’une période temporelle, plutôt que d’une simple date, sera disponible dès que l’extension de filtrage utilisée le permettra. 

Documents

Résumés non techniques français de 2013 à 2021

Résumés non techniques de l'Union européenne depuis 2022

Niveau de souffrances

Dernières données ajoutées : projets autorisés en février 2026 (01/03/2026)

295 contenus
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 40
Souffrances
 -
 40
 -
 -
Devenir
 -
 40
 -
 -

Objectifs

Le microbiote du poulain est en grande partie hérité de la mère par une transmission verticale à travers le liquide amniotique, le lait et la coprophagie (consommation des fèces). Il interagit avec les parasites intestinaux et la muqueuse intestinale. L'équilibre de cet écosystème est un facteur de santé et de performance des chevaux à court et long terme. Ce projet poursuit trois objectifs : • Etudier l’héritabilité structurelle et fonctionnelle du microbiote de la mère au poulain, • Déterminer si les paramètres de croissance et de santé sont associés au microbiote du gros intestin du poulain, • Déterminer si la structure et la fonction de l’écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la transmission du microbiote de la mère au poulain afin d'améliorer les pratiques et de permettre aux poulains de devenir des adultes en meilleur santé et plus performants.

Procédures

Au cours du projet, quatre prélèvements de sang et de fèces sont prévus par jument et trois par poulain : 15 jours avant la mise bas (juments), 7 jours après la mise bas (jument et poulains), avant le sevrage (juments et poulains) et avant le débourrage (juments et poulains). Ces prélèvements permettront de répondre aux différents objectifs du projet. Les animaux seront vigiles lors de ces prélèvements qui ne dureront pas plus de 5 min chacun.

Impact sur les animaux

La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde de leur élevage.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer le cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro pour plusieurs raisons : • Le microbiote digestif est spécifique à chaque espèce, • L’étude de l’écosystème intestinal du gros intestin nécessite d’être réalisée in vivo car les interactions entre la microfaune, macrofaune et l’hôte sont complexes et individus-dépendantes, • La transmission du microbiote de la mère au jeune ne peut pas être étudiée in vitro.

Réduction

Une étude statistique à partir des résultats d'une étude préliminaire a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

La conduite (alimentation, logement, sevrage) mise en place dans l’élevage ne sera pas modifiée pour l’étude. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront logés par groupes de 2 ou 3 couples juments/poulains dans des paddocks en herbe à partir de 2 semaines d’âge des poulains, puis par groupes de 10 dans des prés à partir d’un mois. Avant le sevrage, les poulains seront toujours manipulés à proximité de leurs mères afin d’éviter toute source de stress supplémentaire. Lors du sevrage entre 5 et 6 mois, les poulains resteront avec leurs congénères afin de limiter le stress induit par la séparation de la mère. Lors des prélèvements de fèces et de sang, les couples juments/poulains seront toujours manipulés côte à côte afin de limiter le stress dû à la séparation. Les prélèvements auront lieu dans une barre d’échographie afin de limiter le risque de blessure. De plus, lors des prélèvements de fèces, la main du manipulateur sera enduite de gel afin de limiter les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. Les techniciens animaliers s’occupant des chevaux veilleront à relever tout signe de mal-être ou de souffrance et un vétérinaire interviendra pour soigner les chevaux si nécessaire.

Choix des espèces

Le microbiote digestif étant spécifique à chaque espèce, il est nécessaire de travailler sur le cheval qui est l'espèce cible de ce projet. La moitié des chevaux seront des juments en âge de se reproduire (10±5 ans) et l'autre moitié sera leurs poulains. Les animaux seront suivi depuis un mois avant la mise bas pour les juments jusqu'au pré-débourrage des poulains (environ 1,5 ans). Afin d'étudier la transmission du microbiote de la jument au poulain, il est nécessaire d'étudier des juments pouvant être gestantes et leurs poulains. Un suivi jusqu'au pré-entrainement des poulains permettra de répondre à l'objectif de déterminer si la structure et la fonction de l'écosystème intestinal du poulain sont pérennes sur la première année de vie.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 120
Souffrances
 -
 120
 -
 -
Devenir
 -
 120
 -
 -

Objectifs

Les ulcères gastriques touchant la muqueuse glandulaire (partie basse de l'estomac) sont très répandus chez les chevaux pratiquant une activité physique régulière. Ainsi dans des populations de chevaux de sport ou de courses, des prévalence supérieures à 50% d’ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire cliniquement problématiques ont été relevées. Chez les animaux touchés, ces ulcères sont associés à une baisse de performances, suggérant la présence de douleurs abdominales. Les traitements médicamenteux existants pour soigner ces ulcères sont de faible efficacité. Des travaux préliminaires suggèrent que la luzerne déshydratée peut avoir un effet bénéfique pour la santé gastrique équine. L'objectif de ce projet est d'évaluer l’effet de l’incorporation de luzerne déshydratée dans la ration des chevaux sur la guérison d'un type d'ulcère gastrique, en comparaison du traitement médicamenteux de référence actuel recommandé par le Collège Européen de Médecine Interne Équine.

Bénéfices attendus

Les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire touchant un très grand nombre de chevaux pratiquant une activité physique et les traitements médicamenteux existants étant de faible efficacité, ce projet pourrait permettre de proposer une solution alternative à l’apparition et à la guérison de cette pathologie.

Procédures

Au cours de ce projet les chevaux seront soumis à des intubations naso-gastriques de moins de 30 minutes pour observation de la muqueuse gastrique et micro-biopsies de la muqueuse gastrique glandulaire sur animal tranquillisé. Ils seront mis à jeun la veille au soir précédent l’examen pour une durée de 15 à 24h par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire. Les chevaux sélectionnés pour l’évaluation de l’effet de l’incorporation de luzerne déshydratée sur la guérison des ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire en comparaison du traitement médicamenteux de référence subiront deux intubations séparées de 28 jours, les autres chevaux n’auront qu’une seule intubation et pas de micro-biopsie.

Impact sur les animaux

Les chevaux sont mis à jeun la nuit précédant les observations de la muqueuse gastrique glandulaire par la pose d'un panier de mise à jeun alimentaire. Cette mise à jeun se fait principalement durant la nuit afin de moins perturber les chevaux dont l'activité alimentaire est généralement réduite pendant la période nocturne. Les observations et micro-biopsies sont réalisées grâce à une intubation naso-gastrique. Ce geste fréquemment utilisé sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l'introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu'elle cesse une fois la sonde introduite dans l'œsophage.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde des écuries d'entrainement dont ils dépendent à la fin de celui-ci.

Remplacement

L’étude doit être réalisée sur des chevaux vivants, car il n’existe pas de modèle permettant d’étudier l’effet de l’alimentation sur les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire du cheval.

Réduction

Une étude statistique à partir des résultats d’une précédente étude a permis de déterminer le plus petit nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats (3 x 12 = 36 chevaux). Pour sélectionner ces animaux, le nombre d’individus à inclure dans la cohorte de départ a été calculé à partir de la prévalence des ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire en centre d’entrainement. Dès que les 36 chevaux nécessaires à la constitution des groupes auront été recrutés, la sélection sera stoppée, ce qui permettra de diminuer le nombre total d’animaux réellement inclus dans le projet. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Afin de réduire le stress lors des observations et prélèvements gastriques, un tranquillisant est administré. L'endoscope utilisé est spécialement destiné à une utilisation en équine ce qui permet d'atteindre l'estomac tout en laissant une partie assez longue à l'extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Au quotidien, les chevaux seront observés par le personnel animalier pour détecter les signes de mal-être ou de souffrance, qui seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Ces animaux seront alors soignés et retirés de l’essai si jugés nécessaire par le vétérinaire de l’étude.

Choix des espèces

Le projet doit nécessairement être conduit avec des chevaux car les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire sont spécifiques de cette espèce. Les chevaux inclus dans ce projet auront entre 2 et 4 ans, car à cet âge-là, les chevaux sont à l'entrainement et susceptibles de présenter ces ulcères gastriques.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Cochons : 240
Souffrances
 -
 112
 128
 -
Devenir
 -
 240
 -
 -

Objectifs

La caudophagie est un phénomène récurrent en élevage de porcs, dont l’un des facteurs de risque est un défaut d’enrichissement dans les cases. Les matériaux les plus attractifs et les plus efficaces pour prévenir ou freiner les morsures sont, par exemple, les fourrages ou la paille, distribués en quantité importante. Toutefois, des problèmes d’évacuation des lisiers rendent leur utilisation difficile en élevage sur caillebotis. La solution testée dans cette étude vise à apporter de la luzerne déshydratée, sous forme compressée dans un râtelier, afin de limiter les pertes directes à travers les caillebotis et de prévenir et/ou interrompre des épisodes de caudophagie en engraissement.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à évaluer l’efficacité de la luzerne compressée comme solution d’enrichissement comparativement à un enrichissement classique pour prévenir et interrompre les épisodes de caudophagie chez les porcs à queue entière. Elle permettra d’identifier si cet objet limite l’apparition de ce comportement anormal et favorise un retour rapide à un état stable après un épisode. Le protocole d’intervention gradué testé apporte aussi des données utiles pour la gestion pratique en élevage. Les résultats pourront guider les choix d’enrichissement pour les animaux dans les élevages conventionnels.

Procédures

Ils peuvent être exposés à un stress susceptible d’induire un comportement de caudophagie, lui-même à l’origine de plaies et de douleurs. Grâce au suivi rigoureux quotidien et au protocole d’intervention mis en place, les animaux ne sont exposés à ces comportements délétères que pour une durée d’environ trois jours après le déclenchement de l’épisode.

Impact sur les animaux

Dans le cas où le nombre de cases présentant des épisodes de caudophagie 7 semaines après l’entrée des animaux en engraissement est insuffisant, des facteurs de stress seront appliqués de manière contrôlée. Le premier facteur de stress consistera à réduire la vitesse d’entrée d’air. Cela n'affecte pas le renouvellement d’air mais ralentit l'air entrant et modifie sa vitesse et sa trajectoire dans la salle. De ce fait, il se mélange moins bien avec l'air présent qui est à la température de confort des animaux (22°C) et crée des courants d'air dans la salle. En conséquence les animaux sont exposés à un air plus froid de quelques degrés. Les porcs, sensibles à la vitesse et à la température de l’air (pilosité réduite), ressentiront un inconfort générateur de stress. C'est la diminution rapide plus que la température de l'air ainsi que l'effet courant d'air qui génère cet inconfort. Ce premier facteur de stress sera maintenu pendant un maximum de sept jours. Si, après cette période, peu de cases ont eu de la caudophagie, un stress alimentaire sera appliqué dans les cases concernées sous la forme d'une mise à jeun de 14 heures. Cela induira une frustration alimentaire, source de nuisance pour les animaux. Ces interventions visent à induire un stress suffisant pour favoriser l’apparition de comportements de caudophagie. Ces comportements sont susceptibles de provoquer des lésions modérées à graves.

Devenir

Tous les porcs seront gardés en vie à la fin des procédures. Ils intègreront le cycle habituel de production de l'élevage.

Remplacement

Le projet portant sur l’efficacité d’un moyen de prévention de l’apparition d’un comportement anormal chez le porc, aucune méthode de substitution ne permet d’éviter l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Au maximum 30 cases, soit 240 porcs, pourront être concernées par un épisode de caudophagie. Cet effectif a été déterminé sur la base d’études similaires, afin de pouvoir tirer des conclusions sur l’efficacité des objets d’enrichissement tout en limitant le nombre d’animaux impactés.

Raffinement

Une surveillance quotidienne renforcée sera assurée par des animaliers préalablement formés à la détection des lésions caudales liées à la caudophagie. En cas d’épisode de caudophagie, une intervention est déclenchée selon la gravité des lésions observées sur les queues des porcs avec une intervention sur les animaux et des interventions sur l'environnement : - Morsures de niveau 1 (coups de dents mais pas de plaie) : Un enrichissement supplémentaire est immédiatement ajouté. Le matériel déjà présent est remplacé s’il est dégradé. Les facteurs de risque environnementaux (accès à l’eau, température, distribution de l’aliment, etc.) sont contrôlés. Si un mordeur compulsif est identifié, il est marqué pour un suivi. - Morsures de niveau 2 : queue rouge et tuméfiée ou plaies de taille réduite avec saignement. Toutes les mesures précédentes sont répétées. En complément, un protocole de soins est appliqué sur les porcs blessés de la case. - Morsures de niveau 3, le porc présente une lésion sévère (plaie importante ou perte d'une partie de la queue). Les mesures des niveaux 1 et 2 sont maintenues, et les animaux les plus touchés sont isolés en infirmerie. Si les morsures persistent avec l'application des traitements (apport d'enrichissement) le porc à l'origine des morsures sera retiré de la case.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible des traitements qui seront testés. Les animaux seront utilisés entre sur l’ensemble de la période d’engraissement, de 70 jours d’âge (environ 35 kg) au départ à l’abattage à environ 115 kg.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Loups de mer : 6240
Souffrances
 -
 -
 -
 6240
Devenir
 -
 -
 -
 6240

Objectifs

En aquaculture, l'alimentation des poissons carnivores dépend toujours de la farine et de l'huile de poissons issus de la pêche de capture. Comme ces éléments se raréfient et deviennent plus chers, leur réduction dans les aliments aquacoles a donné lieu à l’intégration de protéines et de lipides végétaux, ce qui a eu pour conséquence de réduire la teneur en oméga 3 des poissons commercialisés et, de fait, contribue à diminuer les bienfaits pour la santé des consommateurs. Il est donc nécessaire de trouver des sources alternatives de ces ingrédients clés. Par ailleurs, la pisciculture est régulièrement impactée par des épidémies contre lesquelles il existe peu de vaccins et de médicaments antimicrobiens efficaces, avec en complément la problématique de résistance aux antibiotiques. La production à partir de protistes - organismes marins unicellulaires - tels que Thraustochytrium d'omégas 3 comme alternative à l'huile de poisson a suscité un intérêt croissant au cours de ces dernières années. En plus des omégas 3, ces organismes, qui peuvent se multiplier avec des sources de carbone et d'azote à faible coût (sous-produits et déchets alimentaires), ont la capacité de produire d'autres molécules à forte valeur ajoutée telles que les caroténoïdes, les phytostérols et le squalène qui peuvent avoir des effets immunostimulants ou antioxydants. Ce projet, qui se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU), a pour objectifs d'utiliser ces protistes, sous forme de fractions plus ou moins purifiées et industrialisées, comme additifs alimentaires afin d'améliorer l’élevage des poissons d’aquaculture (croissance, réduction des malformations et de la mortalité) et leur capacité de résistance aux maladies. L'espèce marine choisie, le bar commun, est la plus produite en Europe et représente un fort enjeu économique.

Bénéfices attendus

Les résultats aboutiront à la sélection des fractions les plus intéressantes permettant de réduire la dépendance de l'aquaculture à la farine et à l'huile de poisson et d'améliorer la fonctionnalité des aliments aquacoles pour optimiser la robustesse et la résistance aux maladies des animaux. Les fractions les plus pertinentes pourront faire l'objet d'un dossier Européen de demande d'autorisation comme additifs alimentaires à destination des poissons. Cela contribuera à terme à entrainer une augmentation de la productivité et de la rentabilité des producteurs aquacoles (augmentation du nombre de poissons vendus / poissons produits, réduction des traitements de type antibiotiques) et renforcera la qualité des produits français dans un marché mondial très concurrentiel.

Procédures

Des pesées et mesures de taille seront réalisées à 3 temps différents sous anesthésie pour chaque animal (EU1). La prise biométrique dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des prélèvements sanguins uniques seront réalisés sur 60 animaux par formulation alimentaire après 8 semaines de supplémentation (EU1) et sur 12 animaux / formulation et pathogène 24 à 72 heures post-infection (EU1 et 2). Une prise de sang unique sera réalisée sur les animaux survivants au terme des challenges (EU2). Ces prélèvements seront pratiqués sous anesthésie. Le prélèvement dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des injections seront réalisées pour les animaux qui subiront une infection bactérienne (n=2600, 1 seule fois par individu), d'un volume de 100 microlitres et sous anesthésie (EU1). L'injection dure 15 secondes environ, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les épreuves infectieuses virale et bactérienne constituent des nuisances sévères puisqu’elles induisent l’apparition de signes cliniques (changement de couleur de robe, atteintes nerveuses, lésions cutanées, rougeurs/érosions bucales, nage anormale, ulcère épidermique, léthargie, déséquilibre, anorexie ...) qui peuvent apparaitre dans les 24h post-infection pour les bactéries et après environ 7 jours pour le VER. La durée des signes observables est de quelques heures pour les bactéries et peut aller jusqu'à quelques jours pour le VER. Sans intervention, ces nuisances aboutissent à une mortalité variable en fonction des conditions (qui peut atteindre 60-70%), qui intervient généralement dans les 5 premiers jours pour les bactéries et entre 7 et 15 jours pour le VER. Les mesures biométriques et les prélèvements sanguins (1 min/poisson) seront réalisés sur animaux anesthésiés par balnéation, opérations qui peuvent induire un léger effet indésirable (stress). Le transfert d'une partie des animaux sous sédation entre les deux établissements (distance de 500 mètres, 15 min) générera également un léger stress.

Devenir

Les animaux subissant des épreuves infectieuses expérimentales, il n'est pas envisageable de conserver les survivants pour des essais ultérieurs.

Remplacement

Cette étude vise à évaluer le potentiel d'organismes unicellulaires (prostistes) comme source de nutriments et de molécules fonctionnelles en remplacement de farine et d'huile de poissons dans l'alimentation aquacole. Des essais in vitro seront menés en première intention afin d'évaluer la toxicité sur lignées cellulaires mais également les capacités anti-oxydantes, anti-bactériennes et anti-virales des différentes fractions générées. Ces tests in vitro ne pourront néanmoins pas se substituer à des essais sur animaux qui seuls permettront de mesurer l'effet sur le développement et la croissance des poissons et d'approcher les mécanismes impliqués dans une potentielle amélioration de leur capacité de résistance aux maladies (stimulation de l'immunité, modification du microbiome, ...).

Réduction

Le nombre de poissons et de bassins par condition a été réduit à son minimum en intégrant les temps et nombre de prélèvements prévus, la variabilité inter-bassins fréquemment observée, les mortalités pouvant survenir sur les stades juvéniles et de façon à assurer une robustesse statistique des résultats. Pour la phase de paramètrage des infections expérimentales, un total de 240 animaux maximum seront nécessaires. Pour la phase de supplémentation, 600 poissons / fraction seront répartis dans 4 bassins. Pour les challenges infectieux, 208 poissons/fraction et par pathogène (n=2) seront utilisés, répartis dans 4 bacs (3 pour le suivi de la mortalité et 1 pour l'échantillonnage ; 1 bac témoin non infecté avec 52 poissons en complément). Pour les 7 formulations alimentaires à tester et en intégrant les contrôles et les tests de calage, cela représente un total de 6240 bars juvéniles.

Raffinement

Un enrichissement est mis en place au travers d'un bullage et d'un éclairage adapté. Le transport d'une partie des animaux entre les EU1 et 2 est réalisé sous sédation dans des seaux (eau de mer oxygénée à la température des bassins de départ). Les animaux sont positionnés à leur arrivée en bassins dans les mêmes conditions (température d'eau, oxygénation, circuit ouvert) que celles en place dans les bassins de départ. Pour les infections par bain, les animaux sont placés dans un milieu hyperoxygéné sous surveillance resserrée. Pour les infections par injection, les animaux sont préalablement anesthésiés. L'état de santé général des poissons sera évalué quotidiennement en utilisant une grille de points limites adaptés et spécifiques du projet intégrant plusieurs paramètres (nage, comportement, état physique).

Choix des espèces

Le bar commun, espèce marine carnivore d'intérêt aquacole, a été choisie car il s'agit de l'espèce ciblée par le développement des formulations alimentaires supplémentées en protistes. Nous travaillerons sur des animaux juvéniles afin de pouvoir mesurer les effets de nos formulations d'une part sur la croissance mais également sur l'amélioration potentielle de leur capacité à résister à des maladies infectieuses - sachant que les jeunes stades sont les plus fragiles.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Loups de mer : 6240
Souffrances
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 6240
Devenir
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 6240

Objectifs

En aquaculture, l'alimentation des poissons carnivores dépend toujours de la farine et de l'huile de poissons issus de la pêche de capture. Comme ces éléments se raréfient et deviennent plus chers, leur réduction dans les aliments aquacoles a donné lieu à l’intégration de protéines et de lipides végétaux, ce qui a eu pour conséquence de réduire la teneur en oméga 3 des poissons commercialisés et, de fait, contribue à diminuer les bienfaits pour la santé des consommateurs. Il est donc nécessaire de trouver des sources alternatives de ces ingrédients clés. Par ailleurs, la pisciculture est régulièrement impactée par des épidémies contre lesquelles il existe peu de vaccins et de médicaments antimicrobiens efficaces, avec en complément la problématique de résistance aux antibiotiques. La production à partir de protistes - organismes marins unicellulaires - tels que Thraustochytrium d'omégas 3 comme alternative à l'huile de poisson a suscité un intérêt croissant au cours de ces dernières années. En plus des omégas 3, ces organismes, qui peuvent se multiplier avec des sources de carbone et d'azote à faible coût (sous-produits et déchets alimentaires), ont la capacité de produire d'autres molécules à forte valeur ajoutée telles que les caroténoïdes, les phytostérols et le squalène qui peuvent avoir des effets immunostimulants ou antioxydants. Ce projet, qui se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU), a pour objectifs d'utiliser ces protistes, sous forme de fractions plus ou moins purifiées et industrialisées, comme additifs alimentaires afin d'améliorer l’élevage des poissons d’aquaculture (croissance, réduction des malformations et de la mortalité) et leur capacité de résistance aux maladies. L'espèce marine choisie, le bar commun, est la plus produite en Europe et représente un fort enjeu économique.

Bénéfices attendus

Les résultats aboutiront à la sélection des fractions les plus intéressantes permettant de réduire la dépendance de l'aquaculture à la farine et à l'huile de poisson et d'améliorer la fonctionnalité des aliments aquacoles pour optimiser la robustesse et la résistance aux maladies des animaux. Les fractions les plus pertinentes pourront faire l'objet d'un dossier Européen de demande d'autorisation comme additifs alimentaires à destination des poissons. Cela contribuera à terme à entrainer une augmentation de la productivité et de la rentabilité des producteurs aquacoles (augmentation du nombre de poissons vendus / poissons produits, réduction des traitements de type antibiotiques) et renforcera la qualité des produits français dans un marché mondial très concurrentiel.

Procédures

Des pesées et mesures de taille seront réalisées à 3 temps différents sous anesthésie pour chaque animal (EU1). La prise biométrique dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des prélèvements sanguins uniques seront réalisés sur 60 animaux par formulation alimentaire après 8 semaines de supplémentation (EU1) et sur 12 animaux / formulation et pathogène 24 à 72 heures post-infection (EU1 et 2). Une prise de sang unique sera réalisée sur les animaux survivants au terme des challenges (EU2). Ces prélèvements seront pratiqués sous anesthésie. Le prélèvement dure 30 secondes, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum. -Des injections seront réalisées pour les animaux qui subiront une infection bactérienne (n=2600, 1 seule fois par individu), d'un volume de 100 microlitres et sous anesthésie (EU1). L'injection dure 15 secondes environ, avec un temps total en incluant l'anesthésie de 10 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les épreuves infectieuses virale et bactérienne constituent des nuisances sévères puisqu’elles induisent l’apparition de signes cliniques (changement de couleur de robe, atteintes nerveuses, lésions cutanées, rougeurs/érosions bucales, nage anormale, ulcère épidermique, léthargie, déséquilibre, anorexie ...) qui peuvent apparaitre dans les 24h post-infection pour les bactéries et après environ 7 jours pour le VER. La durée des signes observables est de quelques heures pour les bactéries et peut aller jusqu'à quelques jours pour le VER. Sans intervention, ces nuisances aboutissent à une mortalité variable en fonction des conditions (qui peut atteindre 60-70%), qui intervient généralement dans les 5 premiers jours pour les bactéries et entre 7 et 15 jours pour le VER. Les mesures biométriques et les prélèvements sanguins (1 min/poisson) seront réalisés sur animaux anesthésiés par balnéation, opérations qui peuvent induire un léger effet indésirable (stress). Le transfert d'une partie des animaux sous sédation entre les deux établissements (distance de 500 mètres, 15 min) générera également un léger stress.

Devenir

Les animaux subissant des épreuves infectieuses expérimentales, il n'est pas envisageable de conserver les survivants pour des essais ultérieurs.

Remplacement

Cette étude vise à évaluer le potentiel d'organismes unicellulaires (prostistes) comme source de nutriments et de molécules fonctionnelles en remplacement de farine et d'huile de poissons dans l'alimentation aquacole. Des essais in vitro seront menés en première intention afin d'évaluer la toxicité sur lignées cellulaires mais également les capacités anti-oxydantes, anti-bactériennes et anti-virales des différentes fractions générées. Ces tests in vitro ne pourront néanmoins pas se substituer à des essais sur animaux qui seuls permettront de mesurer l'effet sur le développement et la croissance des poissons et d'approcher les mécanismes impliqués dans une potentielle amélioration de leur capacité de résistance aux maladies (stimulation de l'immunité, modification du microbiome, ...).

Réduction

Le nombre de poissons et de bassins par condition a été réduit à son minimum en intégrant les temps et nombre de prélèvements prévus, la variabilité inter-bassins fréquemment observée, les mortalités pouvant survenir sur les stades juvéniles et de façon à assurer une robustesse statistique des résultats. Pour la phase de paramètrage des infections expérimentales, un total de 240 animaux maximum seront nécessaires. Pour la phase de supplémentation, 600 poissons / fraction seront répartis dans 4 bassins. Pour les challenges infectieux, 208 poissons/fraction et par pathogène (n=2) seront utilisés, répartis dans 4 bacs (3 pour le suivi de la mortalité et 1 pour l'échantillonnage ; 1 bac témoin non infecté avec 52 poissons en complément). Pour les 7 formulations alimentaires à tester et en intégrant les contrôles et les tests de calage, cela représente un total de 6240 bars juvéniles.

Raffinement

Un enrichissement est mis en place au travers d'un bullage et d'un éclairage adapté. Le transport d'une partie des animaux entre les EU1 et 2 est réalisé sous sédation dans des seaux (eau de mer oxygénée à la température des bassins de départ). Les animaux sont positionnés à leur arrivée en bassins dans les mêmes conditions (température d'eau, oxygénation, circuit ouvert) que celles en place dans les bassins de départ. Pour les infections par bain, les animaux sont placés dans un milieu hyperoxygéné sous surveillance resserrée. Pour les infections par injection, les animaux sont préalablement anesthésiés. L'état de santé général des poissons sera évalué quotidiennement en utilisant une grille de points limites adaptés et spécifiques du projet intégrant plusieurs paramètres (nage, comportement, état physique).

Choix des espèces

Le bar commun, espèce marine carnivore d'intérêt aquacole, a été choisie car il s'agit de l'espèce ciblée par le développement des formulations alimentaires supplémentées en protistes. Nous travaillerons sur des animaux juvéniles afin de pouvoir mesurer les effets de nos formulations d'une part sur la croissance mais également sur l'amélioration potentielle de leur capacité à résister à des maladies infectieuses - sachant que les jeunes stades sont les plus fragiles.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 12
Souffrances
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 12
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Devenir
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 12
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Objectifs

Le recours à des bovins fistulés au niveau du rumen permet de réaliser des prélèvements de contenu ruminaux d’intérêt pour la recherche. L’utilisation des vaches fistulées est aujourd’hui remise en cause et des alternatives doivent être recherchées. Parmi elles, le prélèvement par tubages gastro-oesophagien (PGO) a été identifié comme une alternative satisfaisante concernant la qualité des échantillons prélevés en vue de réaliser des expérimentations in vitro nécessitant l’utilisation de jus de rumen pour étudier par exemple les gaz à effet de serre ou le microbiote. Toutefois, nous ne savons pas quelles sont les émotions que peut ressentir un bovin lors de ce type de prélèvement qui nécessite l’introduction temporaire (2 minutes), par la bouche, d’un tube, jusqu’au rumen pour prélever 1 ou 2L de jus de rumen (sur un volume total de 100-150L environ). L’entraînement des animaux s’est développé dans le cadre des soins vétérinaires, au sein des parcs animaliers, chez les animaux de compagnie, et plus récemment chez les chevaux ou chez les génisses. Lors de l’entraînement, l’animal apprend à coopérer pour la réalisation de gestes. Cette démarche n’est, à ce jour, pas utilisée chez les bovins. Or, l’entraînement pourrait aussi – à l’instar des autres espèces - être utilisé pour réduire ou limiter les émotions négatives des bovins associées au prélèvement, qui est un évènement courant dans les troupeaux bovins en ferme. Le présent projet vise à étudier : 1) la capacité des bovins à apprendre à coopérer avec les humains pour un prélèvement gastro-oesophagien, via un entraînement basé sur le renforcement positif 2) leur capacité de mémorisation de cet entrainement ; 3) évaluer les réponses comportementales des animaux en lien avec leurs émotions pendant les phases d’apprentissage. Lors de la mise en oeuvre du projet, les 3 entraineurs/préleveurs seront des personnes formées, et qui pratiquent depuis plusieurs années l'entrainement aux soins des bovins et équidés.

Bénéfices attendus

Les résultats issus de ce projet permettront d’améliorer les connaissances concernant les capacités cognitives des bovins, et leur utilisation pour le raffinement des prélèvements en expérimentation animale. Ce projet permettra ainsi de savoir s’il est possible, pour les expérimentateurs (animaliers, techniciens, chercheurs), de développer et mettre en place un programme d’entraînement en amont des expérimentations pour faciliter les prélèvements tout au long de la vie de l’animal. Cela permettra d’adapter, dans de futurs projets, l’approche globale des animaux afin de raffiner le prélèvements et les expériences nécessitant de collecter du contenu ruminal.

Procédures

Durant la période d’entrainement (3 mois environ), l’objectif est que les vaches coopèrent pour trois prélèvements par tubage par vache sur une journée. Pendant cette période, quatre prises de sang par vache seront réalisées au total. A chaque fois, les prises de sang (quelques secondes) seront réalisées lors d’une contention de 20 minutes. Durant les 3 jours de prélèvement gastro-oesophagien (post-entrainement), les vaches subiront selon la même méthode : 6 prélèvements (100mL) par tubage gastro-oesophagien et 12 prises de sang au total sur 3 jours répartis sur 3 semaines.

Impact sur les animaux

Nous pouvons nous attendre à ce que le prélèvement par tubage gastro-oesophagien déclenche une réaction intense (stress, agitation, comportement de défense) mais de courte durée. Les animaux sont habitués à la contention et aucune réaction particulière n’est attendue. Les prises de sang induisent une nuisance légère de très courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie et réintégreront le troupeau à la fin des procédures.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’espèce car cette étude de comportement et de bien-être animal sera effectuée sur l’espèce cible (bovin).

Réduction

Afin de répondre aux objectifs du projet, 12 vaches (6 par lot) seront mobilisées selon un schéma randomisé et longitudinal. Pour la période ‘entraînement, les capacités d’apprentissage des vaches du lot 1 (n=6) seront décrites. Pour la période ‘prélèvement’, les réponses de vaches répartis en deux traitements seront comparées : – Lot 1 (n=6) : vaches entraînées. Ces vaches auront été entraînées à coopérer pour le prélèvement gastro-oesophagien via un entraînement basé sur le renforcement positif (clicker training) – Lot 2 (n = 6) : vaches témoin. Ces vaches ne seront pas entraînées, mais seront soumises à une fréquence de présence humaine en quantité équivalente au lot 1. Des études antérieures sur génisses utilisant le clicker-training et sur un effectif similaire ont montré des résultats très encourageants. de plus, l’entraînement étant une phase particulièrement chronophage, la taille des groupes a été définie par rapport aux possibilités d’entraînement sur la ferme expérimentale

Raffinement

Les animaux seront logés en stabulation libre respectant leur bien-être : ils seront maintenus en groupe social stable, auront accès à des zones de couchage avec matelas, d’alimentation et d’abreuvement conformes aux besoins de leur espèce, ainsi qu’à des brosses. A la fin de l’étude, ces bovins rejoindront leur troupeau d’origine. Pour tous les prélèvements, les vaches seront placées (contenues) au cornadis ; nous immobiliserons la tête des vaches à l’aide d’un dispositif de lève-tête, placé devant le cornadis. Les manipulateurs qui réaliseront les prélèvements gastro-oesophagien et les prises de sang ont tous été formés par un vétérinaire maîtrisant le geste.

Choix des espèces

Il n'existe à ce jour aucun moyen alternatif d'obtenir les données attendues dans ce projet sans avoir recours à l'expérimentation in vivo sur vache laitière. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein (race la plus fréquente en France). Les vaches seront des vaches primipares n’ayant jamais été soumises à une quelconque procédure et notamment à aucun PGO. Elles seront sélectionnées parmi le troupeau de l’établissement utilisateur.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poissons zèbres : 12
Souffrances
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 12
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Devenir
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 12
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Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN. Ce geste consiste à faire une biopsie de moins de 2 mm2 de la nageoire des poissons. L’objectif de ce projet est de statuer sur la nécessité de mettre en place une analgésie péri-opératoire en plus de l’anesthésie générale lors de ce prélèvement. Nous vérifierons également que l’analgesiant utilisé n’entraine pas d’effet secondaire néfastes pour les poissons car elle contient des conservateurs. L’étude s’appuie sur un test comportemental et une évaluation du bien-être des poissons à l’aide d’une grille de score en post-intervention sur la période de récupération.

Bénéfices attendus

Le génotypage par prélèvement de nageoire est une pratique très courante et est aujourd’hui la méthode de référence pour connaitre le patrimoine génétique d’un poisson zèbre. Cette étude permettra d’apporter à la communauté scientifique les connaissances aujourd’hui manquantes de l’intérêt ou non de l’utilisation d’un analgésique lors d’un prélèvement de nageoire caudale inférieur à 2 mm2 chez le poisson zèbre. Ce projet pourrait permettre de partager par le biais d’une publication scientifique un protocole de génotypage chez le poisson zèbre qui réponde aux exigences réglementaires, environnementales, de bien-être animal tout en étant éprouvé dans sa mise en œuvre grâce à ce travail pour l’expérimentateur.

Procédures

Suivant le groupe auquel appartient l’animal, il est soumis ou non à un analgésique durant 30 minutes avant et après le prélèvement. Ce prélèvement est effectué sous anesthésie générale et ce une seule fois par animal. Le test comportemental effectué nous permet d’évaluer la locomotion du poisson ainsi que l’utilisation de la colonne d’eau durant 10 minutes. Au bout de 18 mois, les animaux seront mis à mort par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les poissons sont pêchés à l’épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Une biopsie cutanée de moins de 2 mm2 est faite au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme pouvant générer un inconfort et une gêne de courte durée pour l’animal. Le risque lié à l’anesthésie, comme l’arrêt respiratoire, est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue (environ 2-3 minutes). Après le prélèvement de nageoire pour génotypage, les aquariums ne sont pas remis en circulation et les poissons ne sont pas alimentés et ce durant moins de 24h. Restant seuls durant ce laps de temps, ils peuvent montrer des signes de stress. Les dommages causés par une intéraction entre la lidocaine et la benzocaine n'étant pas documentés, des effets indésirables peuvent survenir.

Devenir

Les poissons étant utilisé pour l’élevage, ils seront mis à mort au bout de 18 mois afin de limiter le risque sanitaire et le développement d’anomalies liées au vieillissement.

Remplacement

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui puisse se rapprocher le plus possible du génome humain. Il a été montré que le poisson zèbre possède 71 % de gènes similaires aux gènes humains dont 86 % sont liés à des maladies humaines, ce qui en a fait, ces dernières années, un très bon candidat à la modélisation des maladies humaines. Son élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien ce projet et effectuer les tests statistiques nécessaires à l'analyses des données.

Raffinement

Les poissons sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Les biopies sont réalisées sur animaux anesthésiés. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont définis.

Choix des espèces

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui se rapproche le plus possible du génome humain. Le poisson zèbre possède 71 % de gènes similaires aux gènes humains dont 86 % sont liés à des maladies humaines, ce qui en fait un très bon candidat. Il présente l’avantage d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. Il est également possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. L’élevage et le maintien de lignées transgéniques (nécessitant une biopsie) sont donc indispensables pour de nombreux projets scientifiques. L’objectif de notre projet étant de récolter des données pour la mise en place de meilleures conditions de prise en charge lors de la réalisation d'un biopsie il est donc pertinent de travailler directement sur cette espèce. Les animaux seront prélevés entre 3 et 6 mois de vie. Cet âge assure une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes et assure une meilleure récupération. Cela permet aussi d’avoir un pourcentage de prélèvement de tissu suffisamment faible par rapport à la taille totale du poisson.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 132
Souffrances
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 132
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Devenir
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 96
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 36

Objectifs

Dicrocoelium dendriticum (Dd), la petite douve du foie, est un parasite affectant un grand nombre d’hôtes dont les ovins et les bovins. L’infestation de l’hôte provoque des troubles hépatiques qui peuvent conduire à une perte d’efficacité alimentaire, voire à des symptômes cliniques d’insuffisance hépatique pouvant conduire à la mort. Elle a une importance économique et sanitaire cruciale pour l’élevage ovin. Les troubles hépatiques, y compris subcliniques et notamment en fin de gestation, peuvent avoir un impact important sur la production et la santé des brebis et sur la survie des agneaux. En France, jusqu’à ces dernières années, ce parasite préoccupait uniquement l’élevage ovin. Mais, de plus en plus d’élevages bovins sont désormais concernés par la petite douve, avec des conséquences semblables sur la santé des animaux. Comme le cycle de ce parasite est complexe, avec deux hôtes intermédiaires, la gestion de l’infestation ne peut reposer que sur le traitement antiparasitaire. L’Albendazole (ABZ) est la seule molécule ayant une AMM en France pour traiter la petite douve chez les bovins et les ovins (traitement à 15 mg/kg en une seule prise par voie orale). Cette situation est à risque concernant l’émergence de résistance au traitement. Or, depuis plusieurs années, les techniciens d’élevages et les vétérinaires reçoivent de plus en plus de sollicitations d’éleveurs ovins qui suspectent une diminution de l’efficacité du traitement. Récemment, des chercheurs ont mis en évidence, par un suivi coproscopique de brebis chez un éleveur, que l’efficacité de l’ABZ est très inférieure à celle attendue (38% vs. 90%, n=15). Ces éléments peuvent nous conduire à envisager l’émergence d’une résistance de D.d à l’ABZ.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal de ce projet est de mettre au point un test d'évaluation de la résistance de la petite douve à l'albendazole utilisable en élevage.

Procédures

Les brebis seront soumises à des prélèvements de fécés et sang : ces prélèvements auront une durée de moyenne d'environ 30 secondes par brebis. Les 60 animaux de la procédure 1 auront 5 prélèvements fécaux et en plus 12 animaux auront 2 prélèvements sanguins. Les 60 animaux de la procédure 3 auront 8 prélèvements fécaux et en plus 12 animaux auront 3 prélèvements sanguins. Les 12 animaux de la procédure 2 auront 9 prélèvements fécaux et 2 prélèvements sanguins.

Impact sur les animaux

Un stress léger peut être ressenti par les brebis lors de la contention pour les prélèvements de fécaux et sanguins. Lors des prélèvements de fécaux et sanguins, les brebis peuvent ressentir une gêne légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe d'intensité modérée ou élevée. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général.

Devenir

Dans les 3 procédures, les 12 brebis de réforme seront abattus en fin de procédure pour permettre le comptage des petites adultes dans le foie. Dans les procédures 1 et 3, les 48 brebis en production mobilisées dans ces deux procédures, soit 9- animaux au total, seront gardés en vie et resteront dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.

Remplacement

Les ovins sont les animaux cibles de ce projet et il n'existe pas de méthode alternative.

Réduction

Les effectifs ont été réduits au maximum pour les trois procédures expérimentales afin de limiter le nombre d'animaux mobilisés tout en permettant de répondre aux objectifs du projet. Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au strict minimum

Raffinement

Les brebis seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour les prélèvements de fèces, la contention sera faite par des animaliers expérimentés, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des brebis et donc de leur stress face à la contention. En cas de signes de maladie (par exemple fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids >15 %...) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire).

Choix des espèces

Les ovins sont l'une espèce les plus sensibles à la petite douve et sont donc l'espèce cible pour cette étude. Nous mobiliserons des brebis adultes à l'entretien ou en début de gestation ayant pâturées de l'herbe depuis plusieurs mois et étant infestées de petites douves selon leur implication dans la 1ière ou la 2nd procédure. Ce sont ces catégories animales qui sont concernées par ces infestations et aux stades physiologiques étudiés, les risques sanitaires sont faibles.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chats : 34
Souffrances
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 34
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Devenir
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 34
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Objectifs

MODIFICATION : AJOUT D'UNE PROCEDURE DE VALIDATION DE METHODE DU CHALLENGE KAOLIN SUR DEUX NOUVEAUX ANIMAUX. L'objectif de ce projet est d'évaluer puis de comparer l'efficacité d'un élément d'essai administré à deux doses différentes. L'objectif est de pouvoir démontrer les propriétés anti-inflammatoire et analgésique du produit testé sur un modèle inflammatoire chez le chat. Ce produit test sera mis en comparaison avec un contrôle positif (la référence) et un contrôle négatif (le véhicule du produit test à administrer ou du sérum physiologique). Modification au projet: Ajout de deux animaux pour valider l'injection de kaolin et valider l'inflammation. Ce modèle permet de créer une boiterie en induisant réponse inflammatoire au niveau du membre induit. Grâce au modèle boiterie, les propriétées anti-inflammatoire et analgésique des produits testés pourront être évalués.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer l'efficacité du produit testé en le comparant aux contrôles positif et négatif. De démontrer les propriétés anti inflammatoires et analgésiques du produit test . Ce projet est nécessaire pour trouver de nouveaux principes actifs pour de futurs médicaments vétérinaires destinés à la médecine féline.

Procédures

Les animaux seront soumis à des administrations sous-cutanées quelques soit le groupe, pour le produit test, le contrôle négatif et le contrôle positif. Durée, par administration, inférieure à la minute. Au total un maximum de 3 administrations par produit espacées de 3 semaines de récupération entre les administrations pourront être réalisées. La réalisation de la boiterie sera induite par administration d'une solution de kaolin en 8 points d'injections par voie sous-cutanée en face plantaire d'un membre postérieur sous anesthésie générale. La durée d'administration est inférieure à 5 minutes. La durée de l'anesthésie générale est d'environ 1h. Durée de la boiterie induite : environ 5 jours, il s'agit d'un modèle totalement réversible. Les prélèvements sanguins seront réalisés avant chaque administration du produit test, contrôle négatif ou positif puis toutes les 3 semaines jusqu'à la fin de l'étude. Tout prélèvement de sang sera fait selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation en vigueur. La durée d'un prélèvement sanguin est inférieur à la minute. Enfin les animaux seront tenus en laisse et harnais et passeront à la marche sur un système de balance (force plate). Les animaux auront eu un entrainement au préalable de l'étude. Cela a pour but d'évaluer la force du membre présentant la boiterie pour pouvoir évaluer l'efficacité du médicament testé. Durée d'un passage : inférieur à 1 minute. Plusieurs passages ( maximum 5) sont réalisés par temps afin d'obtenir une moyenne fiable d'interprétation. MODIFICATION: INDUCTION D'UNE BOITERIE SUR DEUX ANIMAUX SUPPLEMENTAIRES POUR LA MISE AU POINT TECHNIQUE.La réalisation de la boiterie sera induite par administration d'une solution de kaolin en 8 points d'injections par voie sous-cutanée en face plantaire d'un membre postérieur sous anesthésie générale. La durée d'administration est inférieure à 5 minutes. La durée de l'anesthésie générale est d'environ 1h. Durée de la boiterie induite : environ 5 jours, il s'agit d'un modèle totalement réversible.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont ceux liés à l'induction d'une boiterie et d'une inflammation du membre postérieur administré avec la solution de kaolin, à la contention lors des prélèvements sanguins, le risque d'hématome lors des prélèvements au niveau des veines jugulaires et au risque anesthésique de toute intervention sous anesthésie générale. Des réactions inflammatoires (gonflement, rougeurs par exemple) peuvent également être observées au niveau des sites d'injections des éléments tests.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux, il est indispensable de recourir à l’animal. Aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité d'un produit test sur le modèle boiterie chez le chat. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés.

Réduction

32 animaux seront inclus dans ce projet. Ils seront répartis en 4 groupes de 8 animaux. 2 groupes auront les éléments contrôle positif et contrôle négatif puis deux groupes auront l' élément test à deux doses différentes. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats représentatifs et interprétables et en tenant compte de la variabilité inter individuelle. Une justification du nombre d'animaux est demandée au donneur d'ordre. Des phases préliminaires, comme des études pilotes, ont été réalisées dans le but de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour cette étude. Ces études ont mis en avant qu'il était necessaire d'avoir des groupes de 6 à 8 animaux. Des groupes de 6 à 8 animaux ont été également indiqué dans des textes de références (J. vet. Pharmacol. Therap., 2005, 28, 275-285, J Vet Pharmacol Ther. 2009 Feb; 32(1):18-30 par exemple) . Pas de test statistique réalisé en amont. Pas d'approche statistique prévue pour ce projet. MODIFICATION : AJOUT D'UNE PROCEDURE DE VALIDATION DE METHODE DU CHALLENGE KAOLIN SUR DEUX NOUVEAUX ANIMAUX SOIT UN TOTAL DE 34 ANIMAUX INCLUS DANS CE PROJET. DEUX ANIMAUX DE PLUS RAJOUTES POUR VALIDER LA METHODE EST LE NOMBRE MINIMAL POUR EFFECTUER CE PROJET.

Raffinement

Pendant la période d'acclimatation, les animaux continueront une phase d'entraînement à la marche en ligne dans le corridor de Force Plate. Cette phase sert à familiariser les animaux avec le dispositif experimental. Les animaux seront hébergés par groupe de 2 à 4. Puis ils seront hébergés en condition individuelle tout au long de la présence de la boiterie. Cet hébergement en individuel est nécessaire pour mettre l'animal dans de bonnes conditions pour la phase de réveil et pour faciliter l'observation des animaux ainsi que de garantir leur tranquilité tout au long de la phase active du modèle boiterie. En effet, pour les chats, le calme et le repos est plus apprécié lors d'évènements pouvant occasionner une gêne ou une diminution de la capacité motrice que les nombreuses intéractions sociales avec des congénères. Ils garderont un contact visuel, auditif et olfactif pendant la période d'hébergement individuel. De l'enrichissement (exemple: plateformes à différentes hauteurs, tunnels, balle, corde et griffoirs) sera présent autant que possible dans les boxes. Les tablettes dans les hébergements seront remontées aussi longtemps que la présence de boiterie pour l'animal au niveau du membre induit. En cas de détection d'une souffrance ou de douleur , le vétérinaire sera immédiatement prévenu et procèdera à un examen clinique de l'animal concerné afin d'établir un diagnostic et mettre en place un traitement adapté en accord avec le Donneur d'Ordre. Des anesthésiques ou analgésiques pourront être utilisés si necessaire. Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible pour ce projet. Chats adultes entre 1 à 9 ans. Ce stade de développement permettra de viser la majorité du stade cible de ce médicament.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 1260
Souffrances
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 1260
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Devenir
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 1260
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Objectifs

L'objectif de ce projet est de sensibiliser les éleveurs sur l'utilisation raisonnée des anthelmintiques de synthèse pour luttter contre les parasites internes en particulier les strongles gastro-intestinaux et la petite douve. Pour cela deux pratiques vont être mis en oeuvre pour démontrer leur efficacité et communiquer largement les résultats. Le test de réduction de l'excrétion fécal évalue la présence et la proportion de population résistante de styrongles. Il permet d'identifier les molécules éfficaces contre les strongles dans l'élevage et d'adapter les pratiques pour maintenir leur efficacité. La seconde procédure a pour objectif de trouver une méthode alternative à l'albendazole pour lutter contre la petite douve qui aujourd'hui la seule molécule efficace et homologué en France. Des travaux menés en élevage sur la consommation de radis noir ont montré des résultats intérréssants sur la réduction de l'eccrétion d'oeuf de petite douve. Ce projet vise à les valider et promouvoir leur utilisation.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de sensibiliser les éleveurs et techniques sur l'intérêt de mettre en oeuvre certaines pratiques pour limiter la résistance aux anthelminthiques de synthèse de certains parasites internes (strongles gastro-intestinaux et la petite douve). Ainsi à l'issu de cette procédure, les éleveurs pourront faire évoluer leur pratiques en utilisant de façon raisonnée et en alternance les différents antiparasitaires afin qu'ils maintiennent leur efficacité.

Procédures

Les brebis seront soumis uniquement à des prélèvements fécaux au nombre de 2 pour la première procédure et à 3 pour la seconde pour suivre leur état parasitaire. Ces prélèvements seront tous espacés de 15 jours pour ne pas impacter la santé et le bien être des animaux. Cette procédure est très courte, de quelques secondes car les quantités nécessaires sont faibles environ 10g.

Impact sur les animaux

Un stress léger peut être ressenti par les brebis lors de la contention pour les prélèvements de fécaux. Lors des prélèvements de fécaux, les brebis peuvent ressentir une gêne légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe d'intensité modérée ou élevée. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général.

Devenir

Les procédures mises en oeuvre sont très légères et elles n'occasionne qu'une légère gêne aux animaux. Les prélèvements fécaux sont des procédures régulièrement réalisées en élevage pour suivre l'état de santé des animaux sans impact sur celui-ci. Dans ces conditions, l'ensemble des animaux retourneront au sein de leur troupeau à l'issu de la procédure.

Remplacement

Les ovins sont les animaux cibles de ce projet et il n'existe pas de méthode alternative.

Réduction

Les effectifs ont été réduits au maximum pour les deux procédures expérimentales afin de limiter le nombre d'animaux mobilisés tout en permettant de répondre aux objectifs du projet.

Raffinement

Les brebis seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour les prélèvements de fèces, la contention sera faite par des animaliers expérimentés, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des brebis et donc de leur stress face à la contention. En cas de signes de maladie (par exemple fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids >15 %...) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). Le cas écheant (non réponse aux traitements ou blessure de l'animal non soignable), l’animal sera euthanasié par surdosage de barbiturique par voie intraveineuse, selon la posologie appropriée et le poids de l'animal.

Choix des espèces

Les ovins sont l'une espèce les plus sensibles aux strongles gastro-intestinaux et la petite douve et sont donc l'espèce cible pour cette étude. Nous mobiliserons des brebis adultes à l'entretien ou en début de gestation ayant pâturées de l'herbe depuis plusieurs mois et étant infestées de strongles et/ou de petites douves selon leur implication dans la 1ière ou la 2nd procédure. Ce sont ces catégories animales qui sont concernées par ces infestations et aux stades physiologiques étudiés les risques sanitaires sont faibles.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 8
Souffrances
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 8
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Devenir
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 8
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Objectifs

L'objectif du projet est d'évaluer l'effet de la supplémentation en levures vivantes sur la digestibilité de la ration du cheval en vue d'un enregistrement du produit en tant qu'additif zootechnique auprès de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et de comprendre les mécanismes d'action.

Bénéfices attendus

L'utilisation de ce produit pourrait améliorer la digestibilité des fibres et prévenir l'acidose et l'inflammation intestinale chez le cheval en particulier lorsque des chevaux sont nourris avec une alimentation riche en amidon.

Procédures

Au cours du projet les chevaux seront soumis à deux prélèvements de fèces et deux prélèvements de sang séparés chacun de six semaines. Ces prélèvements seront réalisés sur animal vigile et ne dureront pas plus de cinq minutes chacun. les chevaux seront aussi soumis à deux collectes totales de fèces par la pose de harnais adaptés d'une durée de cinq jours chacune et séparées de six semaines. Durant ces périodes de cinq jours les chevaux seront placés dans des boxes sans litière (mais équipé de tapis épais adaptés).

Impact sur les animaux

La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Le port du harnais de collecte de fèces peut causer un léger inconfort qui cesse au retrait de celui-ci.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.

Remplacement

Le projet doit être réalisée sur des chevaux vivants, car l’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour ce produit, il est nécessaire de conduire cette étude sur cette espèce.

Réduction

les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Tous les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d’échographie/insémination) adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure et auquel les chevaux seront préalablement habitués. De plus, pour les prélèvements de fèces, la main du manipulateur est enduite de gel afin de diminuer les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. En amont du projet, les chevaux seront habitués au port du harnais, afin qu’il ne représente pas une source de stress pour eux. Lors des séances d’habituation les harnais seront ajustés pour chaque cheval afin de réduire les gènes qui pourraient survenir en cas de harnais non adapté. Cette habituation permettra aussi de ne pas inclure les animaux qui pourraient se montrer trop anxieux lors du port du harnais. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront sortis chaque jour au paddock sec par groupe de deux, excepté pendant les 5 jours de collecte totale des fèces où ils porteront un harnais. Cependant les boxes dans lesquels ils seront hébergés sont séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. Les boxes seront équipés d’une litière paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. Durant les 5 jours du port du harnais, la litière sera retirée et remplacée par un tapis épais afin que les chevaux ne glissent pas sur le sol bétonné du box et pour une meilleure isolation thermique. De plus, un ballon sera suspendu dans leur box pour leur permettre de jouer. Pendant les périodes d’adaptation, les chevaux auront en plus un accès quotidien au pré par petits groupes dans la mesure du possible selon la météo. L’introduction de l’aliment concentré en fin de chaque période d’adaptation se fera progressivement, afin d'éviter tout problème digestif qui pourrait être causé par un changement brusque de ration. Enfin, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés du projet.

Choix des espèces

L’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour le produit testé dans ce projet, il est nécessaire de conduire cette étude sur des chevaux. Les chevaux utilisés sont adultes (entre 5 et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poissons zèbres : 7650
Souffrances
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 7650
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Devenir
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 7650
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Objectifs

Les équipes de recherche des instituts utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez le poisson zèbre, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées chez des patients et à évaluer des stratégies thérapeutiques. Les opérations de cryoconservation et de fécondation in vitro des lignées génétiques impliquées vise à préserver des modèles uniques créés par les équipes de recherches et indisponibles dans le commerce.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à constituer une banque de sperme de poisson zèbre permettant de sécuriser les lignées uniques développées par les chercheurs utilisant l'animalerie. Cela permettra à la fois de diminuer le nombre d'animaux surnuméraires générés en maintenant des lignées non utilisées en procédures expérimentales mais aussi de limiter les dérives génétiques résultant de croisement à répétition en repartant sur un stock de sperme congélé en utilisant la technique de fécondation in vitro.

Procédures

Un prélèvement de sperme (1-2 µl) sera réalisé une fois par individu. Dans le cas où le nombre soit insuffisant, jusqu'à 3 prélèvements de sperme pourront être réalisés par individu en respectant un délais d'une semaine entre chaque prélèvement. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie générale. La récolte des oeufs sera réalisé une fois par individu.

Impact sur les animaux

Les mâles sont hébergés en situation d'isolement pendant une nuit avant le prélèvement de sperme pour éviter les stimulations avec les autres congénères. L'isolement peut générer de l'anxiété, le poisson étant un animal vivant en groupes sociaux. L'anesthésie générale (environ 2-3minutes) et le temps passé en dehors de l'eau (environ 1minute), nécessaires pour réaliser le prélèvement peut également induire un stress pour l'animal.

Devenir

Les animaux pour lesquels les lignées ne seront pas maintenues en elevage seront mis à mort par surdosage anesthésique.

Remplacement

Il n'y a pas de remplacement possible, la cryoconservation est la seule méthode possible pour garantir le stockage à long terme de lignées uniques. Elle sera limitée aux lignées originales pour lesquels ces lignées ne sont pas disponibles auprés d'un centre de ressouces

Réduction

Le nombre d'animaux a été évalué pour garantir la bonne réalisation de la cryoconservation. La procédure permettra de réduire le nombre d'animaux en élevage.

Raffinement

Les poissons sont élevés à 28°C dans une eau ayant un pH de 7,5 avec des cycles jour/nuit de 14h/10h. Nous veillerons à fournir un enrichissement aux poissons grâce à l'apport de nourriture vivante (artémias) et à maintenir un enrichissement social. Lors des prélèvements, les bacs d'anesthésie et de reveil seront maintenus à 28°C par l'utilisation de tapis chauffant. Une anesthésie générale sera réalisée. Des points limites strictes et spécifiques seront appliqués.

Choix des espèces

Le poisson zèbre se révèle être un modèle de choix pour l’étude des maladies génétiques. Le poisson zèbre présente de nombreuses similitudes avec l’Homme, aussi bien au niveau de sa structure, des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués au cours de son développement. De plus, l'existence de nombreuses lignées transgéniques permettent d'observer par simple microscopie in vivo (méthode non invasive) les différentes populations cellulaires. Les poissons seront utilisés à partir de 3 mois. Il est necessaire que les poissons aient atteint la maturité sexuelle et qu'ils soient en capacité de se reproduire.