(1) De quoi parle-t-on ?

Le mot « vivisection » a été employé à partir du XIXe siècle pour désigner l’utilisation des animaux pour les recherches en physiologie et en médecine, voire toutes les expériences et dissections réalisées dans un but scientifique. Aujourd’hui, ce terme est utilisé par des groupes et des personnes opposées à l’expérimentation animale, même s’il ne rend pas bien compte de la diversité de l’expérimentation animale, des « simples » prises de sang aux pratiques génératrices de souffrances sévères.

L’appellation « recherche animale » est utilisée depuis le début des années 2010 par le Gircor (groupe interprofessionnel et lobby de l’expérimentation animale). Son but est de produire chez le grand public une représentation moins négative de cette pratique. De même, l’expression « recours aux animaux à des fins scientifiques et réglementaires » a été introduite par le Gircor en 2021 dans sa « charte de transparence » de l’expérimentation animale.

L’expression « expérimentation animale » a été employée au cours du XXe siècle et est encore largement répandue aujourd’hui au sein du grand public pour parler de toutes les utilisations des animaux qui sont susceptibles de leur nuire  dans le cadre de recherches, de tests ou d’enseignements. Cette expression n’est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques impliquant les plus grandes souffrances, et nous semble donc être tout à fait adaptée pour parler factuellement au grand public.

Dans la réglementation française, on parle de l’ « utilisation des animaux à des fins scientifiques »  pour désigner les pratiques d’expérimentation animale, définies comme toute utilisation scientifique, expérimentale ou éducative susceptible de causer à l’animal « une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l’introduction d’une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires ».