(4) Les animaux souffrent-ils ?

Presque tous les animaux concernés sont sentients, c’est-à-dire que ce qui leur arrive leur importe, en bien ou en mal. Cela implique notamment la capacité de souffrir, au cœur de la contestation de l’expérimentation animale.

NAISSANCE

Dès leur naissance ou au cours de leur vie, certains animaux génétiquement modifiés présentent un phénotype dommageable qui peut aller d’une immunodéficience partielle à des troubles sévères entraînant la mort des animaux en quelques jours.

CAPTIVITÉ

La captivité, en elle-même, produit des souffrances : nettoyage, lumière, bruit, confinement… Tout est d’abord organisé pour répondre aux impératifs pratiques et économiques des laboratoires, bien avant de viser des conditions de détention moins défavorables aux animaux.

min. 800 cm² (un peu plus grand qu’une feuille A4) pour 2 à 4 rats

min. 2 m²
(hauteur 1,80 m)
pour 2 macaques

« un volume d’eau suffisant pour nager normalement » quel que soit le nombre de poissons

Les cages doivent comporter un enrichissement, c’est-à-dire de quoi occuper minimalement les animaux. Le terme « enrichissement » est galvaudé, puisqu’il s’agit régulièrement d’un simple jouet ou d’une simple maisonnette dans un environnement globalement dénué d’intérêt pour l’animal.

PROCÉDURES

La réglementation française et européenne impose le recensement des projets en fonction de leur classe de gravité, c’est-à-dire en fonction de l’ampleur de l’angoisse et de la douleur endurées par les animaux malgré les mesures prises (notamment via l’analgésie et l’anesthésie) pour réduire les souffrances qui leur sont infligées.

LÉGÈRES
(650.000~1.000.000/an)

injections sans effet négatif,
prélèvements sanguins,
imageries non invasives…

MODÉRÉES
(800.000~950.000/an)

implantations chirurgicales (crânienne, thoracique…), tests de toxicité aiguë ou chronique n’allant pas jusqu’à la mort, stimuli anxiogènes répétés…

SANS RÉVEIL
(50.000~100.000/an)

procédures réalisées sous anesthésie suivies de la mise à mort de l’animal avant qu’il ne reprenne conscience

SÉVÈRES
(150.000~250.000/an)

inductions chimiques ou chirurgicales de maladies ou blessures graves, tests de toxicité allant jusqu’à la mort, traumatismes psychologiques…

De nombreuses méthodes de mise à mort sont autorisées dans l’UE en fonction de l’espèce et de l’âge des animaux. Cela va de la surdose d’anesthésique à la décapitation, en passant par le gazage ou la percussion de la boîte crânienne, selon les cas.