
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 25/03/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-978331)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La superovulation des rongeurs de laboratoire permet d’augmenter le nombre d’ovules fécondables produits par une femelle. Cette méthode est utilisée pour obtenir plus d’embryons en une seule fois. L’objectif de ce projet est donc d’obtenir plus d’ovules fécondables et d’embryons tout en réduisant le nombre de femelles nécessaires. La superovulation permet d’assurer la cryoconservation ou la reproduction assistées de modèles de rongeurs de laboratoires visant à sauvergarder ou à produire des animaux expérimentaux d’intérêts.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
La superovulation permet de réduire le nombre de femelles nécessaires pour une production d’oeufs fécondables et d’embryons. Moins d’animaux seront nécesssaires pour produire un lot de qualité, dans des délais raccourcis, et avec un haut statut sanitaire. A terme, les embryons obtenus contribueront à développer des modèles indispensables pour comprendre certaines maladies, tester des traitements innovants ou perfectionner des techniques de reproduction.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à 2 injections, avec un intervalle de 46 à 52h entre les 2 injections. La durée maximale de l’injection sera de 30 secondes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Une douleur légère peut être induite lors de l’introduction de l’aiguille en intra péritonéale puis lors de l’injection du produit
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les femelles seront soient mise à mort pour prélevement d’ovocytes ou d’embryons, soient gardés en vie pour envoi à des laboratoires de recherche.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d’étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l’obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins utilisés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d’étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal.
2. Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Le nombre d’animaux est calculé de manière à en utiliser le minimum possible permettant l’obtention des résultats attendus. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles
3. Raffinement
Les injections seront réalisées par du personnel formé. Toute atteinte d’un des points limites déterminés pour ce projet amènera la mise à mort de l’animal. Une attention particulière est apportée aux barrières sanitaires et aux contrôles sanitaires permettant de garantir le statut sanitaire nécessaire au maintien en bonne santé des animaux.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’espèce choisie comme le fond génétique est lié aux caractéristique du modèle étudié. Les souris, rats et hamsters sont les espèces les plus utilisées en recherche biomédicale et reproductive. Aucun modèle alternatif (in vitro ou in silico) ne permet actuellement de reproduire fidèlement ces processus. Les femelles sont injectées de préférence avant leur maturité sexuelle, soit avant 6 semaines pour les 3 espèces indiquées. Ceci permet une réponse au traitement maximale (100%) contrairement à la superovulation d’indivus femelles sexuellement matures dont la phase du cycle oestral peut faire varier celle dernière de 0 à 100%