
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 05/05/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-200517)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Certaines mutations génétiques provoquent une épilepsie dans l’espèce humaine. Cette épilepsie peut se manifester par de fréquentes crises survenant durant les tous premiers mois de vie (avant l’âge de 3 mois). Cette activité épileptique est souvent accompagnée d’une détérioration des fonctions cognitives et motrices. Il n’existe pas de traitement et les anti-épileptiques classiques sont inefficaces. Nous étudions une souris modèle qui reproduit les caractéristiques principales de la maladie humaine. Ce modèle va nous permettre de mieux comprendre la pathophysiologie de la maladie et de déveloper de nouvelles approches thérapeutiques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
L’utilisation de ce modèle animal permettra de tester de nouvelles approches thérapeutiques et à terme de proposer de nouvelles thérapies aux patients concernés.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris ne recevront aucune injection. Elle sont soumises uniquement au stress lié aux manipulations. Les prélèvements sont effectués sur animaux décédés. L’effectif concerné est de 600 souris sur une durée de 5 ans.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les animaux utilisés dans ce projet sont sujets à des crises d’épilepsie, spontannées et imprévisibles. Ces crises provoquent la mort subite des animaux dans le pire des cas, ou une perte de connaissance suivie d’une récupération spontannée en quelques minutes dans la majorité des cas. Il n’y a aucun autre effet indésirable connu chez ces animaux.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Aucune méthode alternative à l’utilisation d’animaux vivants n’est susceptible de répondre aux objectifs du projet. Le passage par un modèle vivant est une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique pédiatrique.
2. Réduction
La variabilité inter-individuelle est réduite par l’utilisation de souches de souris stables au niveau génétique. Une analyse de puissance statistique est réalisée en amont de chaque procédure afin de limiter l’étude au nombre d’animaux nécessaires pour répondre à la question posée grâce à un outil statistique dédié.
3. Raffinement
L’hébergement est adapté aux besoins physiologiques des animaux et permet l’expression de leur gamme normale de comportements. Les souris sont hébergées au maximum par 5 dans des cages enrichies (litière, dôme et bandelettes en carton) avec nourriture et eau ad libitum, dans une pièce thermo-contrôlée en alternance jour/nuit (12/12). Ils sont vérifiés quotidiennement par un personnel formé. Des points limite clairs sont définis pour l’élevage de tous les animaux et les animaux seront euthanasiés lorsqu’ils atteindront les critères d’interruption.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les souris génétiquement modifiées sont un modèle qui permet de modéliser une pathologie humaine car il s’agit de mammifères disposant d’un répertoire génétique très similaire à celui de l’espèce humaine. La technologie de recombinaison homologue utilisée pour générer le modèle utilisé est parfaitement au point dans cette espèce et a permis de générer des centaines de modèles pertinents pour étudier les maladies humaines et pour développer des traitements spécifiques. Nous analyserons les animaux à différents âges entre la naissance et l’âge de 1 an. Tous seront utilisés pour la caractérisation histologique et moléculaire de la pathologie. Chez l’Homme, la maladie est détectée quelques jours à quelques semaines après la naissance. Notre projet a pour objectif d’observer et phénotyper les animaux dès la naissance jusqu’à l’âge adulte pour identifier les phases critiques de développement de la pathologie et mieux cibler la période à partir de laquelle un traitement devra être envisagé.