Science, émotions et réglementation de la vivisection à la fin du 19e siècle

Peut-on se passer de l’expérimentation animale ? La question parait évidente aujourd’hui, alors qu’elle suppose déjà d’avoir résolu toute une partie de la controverse qui s’étale depuis l’Antiquité. À oublier l’histoire du débat, on s’enlise dans des questions faciles et stériles. Avec cette série de vidéos, l’Observatoire de l’Expérimentation Animale veut redonner du sens au débat pour le sortir du statu quo et avancer.

À la fin du 19e siècle, alors que les antivivisectionnistes dénoncent les souffrances des animaux et la cruauté des vivisecteurs, les vivisecteurs eux-mêmes répliquent en se présentant comme les sauveurs de l’humanité – et en niant toute souffrance infligée aux animaux. D’après eux, les antivivisectionnistes s’opposent carrément à la science en général, et donc, à la bonne santé de leurs congénères humains. Mais dans cet étalage d’attaques personnelles, où est la vérité ?

Chapitres

  • 00:00 Introduction et générique
  • 00:45 Refuser la vivisection #6
  • 00:56 L’appel à l’émotion chez les antivivisectionnistes
  • 04:09 L’appel à l’émotion chez les vivisecteurs
  • 07:50 Les vivisecteurs contre la réglementation
  • 11:05 Antivivisection et rejet de la science à la fin du 19e siècle
  • 14:01 Vaccination et vivisection au tournant du 20e siècle
  • 16:07 Conclusion
  • 16:55 Crédits

Transcription

Ci-dessous le texte de la vidéo, chapitre par chapitre.

Introduction (00:00)

Peut-on se passer de la vivisection ?

À la fin du 19e siècle, alors que les antivivisectionnistes dénoncent les souffrances des animaux et la cruauté des vivisecteurs, les vivisecteurs eux-mêmes répliquent en se présentant comme les sauveurs de l’humanité, et en niant toute souffrance infligée aux animaux. D’après eux, les antivivisectionnistes s’opposent carrément à la science en général, et donc, à la bonne santé de leurs congénères humains. Mais dans cet étalage d’attaques personnelles, où est la vérité ?

L’Observatoire de l’Expérimentation Animale fait le point.

On est à la fin du 19e siècle, le débat est installé et est là pour durer.

L’appel à l’émotion chez les antivivisectionnistes (00:56)

Du côté des antivivisectionnistes, l’argumentation, elle fait souvent appel à l’émotion, avec des descriptions bien explicites de ce qui est fait aux animaux, et globalement sans parler des objectifs scientifiques. Tout ça, avec des illustrations directement tirées d’ouvrages de physiologie, en évitant de mentionner l’anesthésie quand elle est utilisée. Et puis, des fois, ils reprennent même des passages hors-contexte, quitte à carrément instrumentaliser les propos des vivisecteurs eux-mêmes, à qui il arrive effectivement de critiquer la vivisection (sans pour autant la condamner entièrement, mais ça, pour la stratégie de communication des opposants, c’est pas le plus important).

D’ailleurs, en 1895, dans un recueil de citations publié pour faciliter l’argumentaire antivivisectionniste, il y a notamment des citations de vivisecteurs décrivant leurs propres expériences et disant que la souffrance des animaux ne fait pas le poids face à l’intérêt scientifique.

Le plus célèbre, dans ce genre, c’est Emmanuel Klein. Lui, en 1875, il choque d’ailleurs la Commission Royale de Londres, à tel point que son témoignage va inspirer aux romanciers anglais un modèle de personnage, le « vivisecteur sadique », dont la femme devient le cobaye quand les animaux ne lui suffisent plus.

Son témoignage, c’est ça :

Président : Quelle est votre pratique concernant l’anesthésie dans les expériences qui seraient douloureuses ?

Dr. Klein : À part pour l’enseignement, pour les démonstrations, je n’utilise jamais d’anesthésie quand ce n’est pas nécessaire pour des raisons pratiques. Si je fais une démonstration, j’utilise des produits anesthésiants. Si je fais des expériences pour mes recherches en pathologie, à part pour des raisons pratiques, par exemple sur les chiens et les chats, je n’en utilise pas. Sur les grenouilles et les animaux inférieurs, je n’en utilise jamais.

Président : Quand vous dites que vous ne l’utilisez que pour des raisons pratiques, vous voulez dire que vous ne vous intéressez pas à la souffrance des animaux ?

Dr. Klein : Je ne m’y intéresse pas du tout. […] Je pense qu’un expérimentateur, qu’un homme qui fait des recherches spéciales comme celles-là, qui réalise une expérience, n’a pas le temps, pour ainsi dire, de penser à ce que va ressentir l’animal, ou à ses souffrances. Son seul but est de réaliser l’expérience, d’en apprendre autant que possible, et de le faire aussi vite que possible. […]

Forcément, très vite, cet extrait, il est largement utilisé par les milieux antivivisectionnistes pour dénoncer le fait que les vivisecteurs ne se soucieraient pas du tout des souffrances des animaux viviséqués. Mais les vivisecteurs, ça leur plait pas trop, et du coup, Klein va envoyer quelques mois plus tard un courrier pour corriger ses réponses, en disant qu’il parle mal anglais et qu’il a oublié de dire qu’aucune de ses expériences n’est « d’une nature très douloureuse ».

Sauf que bon, vu les propos très explicites qu’il a eus à l’oral, sa tentative de rattrapage, c’est plutôt pour lisser a posteriori, pour faire taire les critiques surtout. D’ailleurs, Klein, il est co-auteur du Manuel pour le Laboratoire de Physiologie en 1873, un livre dans lequel il n’y a aucune position claire sur l’anesthésie, qui est à peine mentionnée. Ce qui fait que ses explications, elles ne vont pas remplacer son témoignage dans le procès-verbal des échanges, elles vont juste être mises en annexe.

L’appel à l’émotion chez les vivisecteurs (04:09)

Alors, jusque-là, ça donne l’impression que les vivisecteurs sont les victimes de la communication des antivivisectionnistes, qui ne parlent que des aspects négatifs et qui essaient de rallier le public par l’émotion.

Sauf que… à la même époque, et globalement en réponse aux critiques, les vivisecteurs, ils se présentent comme les grands bienfaiteurs de l’humanité : ils se sacrifient, ils mettent de côté leurs propres sentiments pour trouver des solutions aux problèmes médicaux de leur époque. De quoi leur attirer un peu de compassion.

Et puis il y a tout un tas de découvertes qui ont été « permises » par la vivisection, d’après eux, mais ça, les antivivisectionnistes ne peuvent pas le savoir, ils sont bien trop incompétents en science. Voilà un peu le discours des vivisecteurs, qui n’est donc pas beaucoup plus rationnel que celui des antivivisectionnistes, et qui jouent sur les mêmes ressorts émotionnels.

Et le plus gros, de ce côté-là, c’est un faux dilemme qui va s’installer dans le débat pour y rester jusqu’à aujourd’hui : est-ce qu’il vaudrait mieux tester les médicaments sur son enfant ou sur ses parents, sans les avoir testés sur « l’animal » ? Mais quelle horreur, pensez-vous ! Et c’est bien là le but : d’un côté, suggérer que l’idée des antivivisectionnistes, c’est de transformer les humains en cobayes ; de l’autre, effacer complètement l’importance des souffrances des animaux utilisés.

Et en 1884, le président de la ligue antivivisectionniste en a déjà bien marre de ce genre d’argument, qu’il décrit comme une « tactique » invariable des vivisecteurs :

On lance dans les conversations, dans les journaux mondains, sous formes d’appréciations impartiales, des affirmations de découvertes médicales, mises à l’actif de la vivisection, et qui sont de nature à chatouiller l’égoïsme féroce de « tout le monde » qui est malade, ou qui se sent capable de le devenir. De là à conclure que les tortures de quarante mille chiens ne sont rien au regard du soulagement d’un seul malade, il n’y a qu’un pas : et ce pas, on laisse au public apeuré le soin de le franchir. Au besoin, s’il hésite, on l’y aide.

Alors, un petit mot en aparté cent cinquante ans plus tard. Je trouve inquiétant que cet argument reste au cœur du discours en faveur de l’expérimentation animale de nos jours, alors même qu’on reproche souvent aux opposants de jouer sur l’émotionnel, et parfois c’est vrai, hein. Mais là, avec cette idée de penser aux maladies de nos proches, on est vraiment sur de l’appel à l’émotion, à l’égoïsme même, le fait d’inviter à résoudre une question éthique en mettant les gens dans une position qui, en fait, empêche l’exercice de l’esprit critique.

Parce que, si une personne que vous aimez profondément risquait de mourir et pouvait être soignée en tuant la moitié du voisinage pour expérimenter les remèdes… Ce sont des gens que vous ne connaissez pas, vous pourriez aussi trouver, intuitivement, que ce serait justifié, ou en tout cas avoir envie de le faire. D’ailleurs, c’est ce que dira un antivivisectionniste à une Commission royale de Londres au début du 20e siècle, quand on va lui demander s’il n’accepterait même pas la vivisection d’un chien si ça pouvait sauver son enfant. Sa réponse, c’est que si ça pouvait sauver son enfant, il serait prêt à faire viviséquer tous les membres de la Commission, mais ça ne voudrait clairement pas dire que ça serait justifié de le faire.

Bref, presque cent cinquante ans ont passé, et la défense de l’expérimentation animale, ironiquement, repose encore sur un appel à l’émotion.

Bon, tout de même, l’époque est différente. À la fin du 19e siècle, il n’y a aucune réglementation de la vivisection en France. Ces appels à l’émotion, ils sont là pour éviter que ça change. Et ça marche.

Les vivisecteurs contre la réglementation (07:50)

Les associations tentent bien de proposer des projets de loi, même pas abolitionnistes mais vraiment pour instaurer un contrôle des pratiques, mais ça ne prend pas. En Angleterre, malgré quelques changements dans les pratiques et les sensibilités depuis l’arrivée de la réglementation, on n’est vraiment pas sur un système qui entrave vraiment la profession.

Alors, oui, il y a un système d’inspection des laboratoires, ce qui veut dire que des inspecteurs visitent les laboratoires au moins une fois par an, et ils donnent des conseils pour améliorer les pratiques, et ils expliquent la réglementation. Mais en même temps, ces inspecteurs, ils n’ont pas de pouvoir judiciaire, ils ne peuvent pas engager de poursuite si les gens ne respectent pas la réglementation. Et puis ils sont physiologistes et vivisecteurs, dans l’idée qu’ils soient mieux acceptés par les laboratoires. Mais ça, forcément, ça ne plait pas aux antivivisectionnistes, parce que ça semble impliquer un gros manque d’impartialité.

Et en effet, ils relèvent bien des manques administratifs, et ils les font corriger, mais ils évitent généralement de rapporter les cas de souffrance animale au ministère anglais qui pourrait prononcer des sanctions. Ce qui fait que les notes concernant les animaux, elles disent souvent que malgré des trépanations, des chirurgies expérimentales ou d’autres expériences, les animaux bougent bien et ne semblent pas avoir mal ni être gênés.

Sauf qu’il y a aussi des descriptions dans les publications scientifiques, et ça ne colle pas trop. Par exemple, en 1894, un inspecteur dit qu’un lapin est en très bonne santé et très gros. Deux ans plus tard, dans un article scientifique, ça dit que ce même lapin, à la date de l’inspection, il était généralement immobile, un œil à moitié fermé, avec une perte de poils évidente sur les oreilles et le nez.

Mais tout de même, même si la loi anglaise n’est pas une garantie de protection des animaux, elle oblige les pratiques à évoluer un peu en forçant les vivisecteurs à rédiger des déclarations et à justifier ce qu’ils font. Et donc, les autres pays ont peur que ça leur arrive aussi. Après tout, pourquoi eux, les scientifiques qui savent ce qu’ils font, devraient se justifier ?

C’est là qu’ils vont mettre en place une nouvelle stratégie de communication, qui va plutôt bien les servir. En France, ils se décrivent comme des « martyrs », « persécutés » dans leur « mission humanitaire », « soumis à tout » (sic), à une « surveillance de la haute police », à des « vexations (…) odieuses ».

Aux États-Unis, même son de cloche en 1897 chez l’Association nationale des Médecins :

Il ne serait pas nécessaire, et il serait insultant au plus haut degré, qu’un système d’inspection officiel qui pourrait facilement être utilisé de manière révoltante en guise d’espionnage, […] tente de dicter ou de contrôler comment et par qui, et dans quel but et dans quelles conditions, et sur quels animaux des expériences pourraient être réalisées dans les laboratoires et les établissements d’enseignement supérieur. Les décisions sur ces sujets devraient être confiées entièrement aux personnes en charge de ces institutions, qui en sont les juges les plus compétents.

Bref, arrêtez de nous embêter et laissez-nous gérer nos affaires, on sait ce qu’on fait, c’est nous les scientifiques.

Antivivisection et rejet de la science à la fin du 19e siècle (11:05)

Résultat, du côté des antivivisectionnistes, en plus de dénoncer les souffrances infligées aux animaux, on va critiquer la vivisection en tant que pratique scientifique. D’abord parce que la défiance envers les vaccins a trouvé un écho chez une partie du mouvement antivivisection, notamment parce que les sérums, les vaccins, ils sont produits en infectant des animaux, et ils sont testés sur des animaux. Et en plus de ça, les craintes du grand public n’épargnent pas les antivivisectionnistes. À ce moment-là, on pense que les inoculations par les vaccins, ça empoisonne le sang et ça affaiblit l’espèce toute entière. En plus, dès les années 1870, une partie du mouvement antivivisection pense que les traitements et les remèdes qui ont été développés par le biais de la vivisection sont carrément inutiles, parce qu’un régime végétarien bien mené pourrait suffire à avoir une très bonne santé.

Tout de même, à côté de ça, il y a encore une critique épistémologique de la vivisection, qui vient de médecins et de scientifiques qui dénoncent les conclusions un peu hâtives des vivisecteurs, qui ont tendance à dépasser de loin leurs observations.

Mais au-delà de ces croyances et de la défiance envers la pratique expérimentale en tant que telle, c’est l’argument utilitariste des vivisecteurs qui est critiqué, du point de vue éthique. D’après les antivivisectionnistes, et le futur montrera qu’ils ont raison, on pourrait tout aussi bien justifier des expériences sur les personnes humaines avec cet argument du « plus grand bien », et ça, ça leur semble tout aussi inacceptable. D’ailleurs c’est ce que dit clairement Frances Power Cobbe, dont on a parlé dans la vidéo précédente. Le 30 décembre 1889, le Times publie une lettre de Cobbe qui répond aux détracteurs des mouvements antivivisectionnistes :

Vous demandez d’abord si l’on « nie que la vivisection soit capable d’apporter des connaissances utiles pour les personnes humaines ». Nous ne serons pas assez imprudentes pour nier que n’importe quelle pratique, aussi immorale soit-elle, puisse éventuellement fournir des connaissances utiles pour notre espèce. En particulier, nous ne nions pas que la vivisection de personnes humaines par les chirurgiens de l’époque classique, et à nouveau par les grands anatomistes italiens du 15e siècle, a très probablement fourni des connaissances utiles, et que si elles étaient ressuscitées aujourd’hui, elles pourraient en fournir de nouvelles.

En fait, d’après l’historien Jean-Yves Bory, souvent, ce n’est pas « la science » qui est rejetée par les antivivisectionnistes, mais « une certaine science », « dénuée de scrupules, de sentiments, d’émotions autres que celles qu’elle produi[t] et dont elle s’enorgueilli[t] ».

D’ailleurs, les antivivisectionnistes vont ouvrir grand les bras à des innovations scientifiques par la suite, par exemple la radiologie, qui permet d’observer les organes sans découper les animaux, si ce n’est qu’au lieu de mettre fin aux expériences sur les animaux, la radiologie va motiver des expériences sur les effets des rayons X sur la peau, notamment.

Vaccination et vivisection au tournant du 20e siècle (14:01)

Mais les vaccins, c’est vraiment le cœur du sujet, sur la fin du 19e siècle. En 1888, l’ « établissement pour le traitement de la rage » est inauguré avec le président de la République. C’est le résultat des expériences de Louis Pasteur. Et même si la vaccination contre la rage fonctionne correctement à l’échelle de la population, ça génère quand même plusieurs morts. Par exemple, un jeune homme, qui a été vacciné en octobre 1886, est mort un mois plus tard. Et même si son autopsie dit que c’est à cause d’une insuffisance rénale, on découvrira que le rapport est falsifié. Et on va inoculer à deux lapins de la matière cérébrale du mort, et les lapins vont contracter la rage. Mais il ne faut pas que ça se sache, parce qu’il ne faut pas toucher à la réputation de Pasteur, ni surtout donner raison aux opposants aux vaccins, alors que leur découverte est objectivement prometteuse.

À peine plus, tard, au début des années 1890, Robert Koch, qui a découvert le « bacille de Koch » responsable de la tuberculose, il dit avoir trouvé un remède contre la tuberculose. Sauf qu’en fait, malgré tous les tests notamment sur des cochons d’Inde, ça ne marche pas, et le vaccin contre la tuberculose va mettre très longtemps à arriver, notamment parce que les chercheurs seront induits en erreur par l’utilisation d’animaux chez qui la maladie ne fonctionne pas pareil que chez les humains.

Tout ça, et d’autres histoires dans le même genre, ça va alimenter la défiance envers les vaccins pendant un temps et ça va faciliter la vie aux antivivisectionnistes, mais ça va finir par se calmer. Et finalement, même des expériences « d’injection de bon et de mauvais alcool » à des cobayes, puis à des chiens, ne vont déclencher aucune protestation. Et les éditeurs vont commencer à refuser les livres antivivisectionnistes tout en publiant des textes clairement favorables à la vivisection, qui vont la présenter de manière sympathique.

Pendant ce temps, on utilise des animaux comme bioréacteurs pour produire les substances qu’on veut pour les vaccins, et, même si on n’avait pas de compte exact jusque-là, on sait que le nombre d’animaux utilisés augmente énormément.

Conclusion (16:07)

L’historien Jean-Yves Bory parle d’une transition de la pratique artisanale de la « vivisection » à la pratique industrielle de l’ « expérimentation animale » à la fin du 19e siècle. Un changement de nom qui va être adopté par les vivisecteurs, expérimentateurs, laboratoires, qui finiront par dire que « vivisection » est un mot du passé, pour des pratiques du passé, alors que l’expérimentation animale est « désormais » dénuée de toute cruauté, une rhétorique qui va fleurir tout au long du 20e siècle et jusqu’à aujourd’hui.

Les sources pour cet épisode

  • Bory, Jean-Yves (2013). La douleur des bêtes – La polémique sur la vivisection au 19e siècle en France, Presses Universitaires de Rennes.

  • Bryan, Benjamin (1895). Anti-Vivisection Evidences – A collection of authentic statements by competent witnesses as to the immorality, cruelty, and futility of experiments on living animals, Londres, Miller, Son & Cie.

  • Grandcourt, Genevieve (1910). « Shall Vivisection Be Restricted? ». The North American Review, 191(654), p. 663‑667.

  • Royal Commission on Vivisection (1876). Report of the Royal Commission on the practice of subjecting live animals to experiments for scientific purposes : with minutes of evidence and appendix, Angleterre. [https://wellcomecollection.org/works/vp73h9pv] 

  • Foveau de Courmelles, François-Victor (1912). La vivisection – Erreurs et abus, Paris, E. Basset & Cie – Librairie générale de zoophilie.

  • Shmuely, Shira (2021). « Law and the Laboratory: The British Vivisection Inspectorate in the 1890s ». Law & Social Inquiry, 46(4), p. 933‑963.

  • (1897). « The Legislative Control of Vivisection ». JAMA, (61), p. 275‑276.

  • Salvadori, Françoise et Vignaud, Laurent-Henri (2019). Antivax – La résistance aux vaccins du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Vendémiaire.

  • Fox, Michael Allen (1999). Deep Vegetarianism, Philadelphia, Temple University Press.

  • Gradmann, Christoph (2006). « Robert Koch and the white death: from tuberculosis to tuberculin ». Microbes and Infection, 8(1), p. 294‑301.

  • Bonah, Christian (2007). Histoire de l’expérimentation humaine – Discours et pratiques (1900-1940), Paris, Les Belles Lettres.