
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 02/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-276758)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le cancer gastrique est un cancer très agressif, avec un taux de mortalité élevé, principalement en raison d’un diagnostic tardif le plus souvent à un stade avancé et déjà métastatique. Cette maladie est incurable pour 80% des patients ; il existe donc un besoin clinique de développer de nouveaux traitements plus efficaces permettant d’améliorer la prise en charge de la maladie. De nombreuses études ont montré qu’un petit groupe de cellules présentes dans les tumeurs, appelées cellules souches cancéreuses, jouait un rôle central dans le mauvais pronostic de la maladie car elles sont responsables de la résistance aux traitements, de la formation de métastases et des récidives. Les cibler pourrait donc permettre de mieux contrôler la maladie. Il a été récemment montré qu’une protéine était présente en très grande quantité dans les cellules souches cancéreuses du cancer gastrique. Plusieurs essais cliniques évaluant le bloquage de cette protéine sont en cours mais aucun ne concerne le cancer gastrique. Ce projet vise donc à développer une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur le ciblage de cette protéine, en combinaison avec les traitements actuels, afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer gastrique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Avec ce projet, nous souhaitons développer, à long terme, une nouvelle thérapie ciblée pour le cancer gastrique, une tumeur maligne au pronostic très défavorable pour laquelle il existe très peu de thérapies ciblées autres que la chimiothérapie traditionnelle. Cette approche, plus spécifique et potentiellement moins toxique que la chimiothérapie, pourrait permettre aux patients âgés, dont l’âge moyen est de 70 ans, de bénéficier d’une meilleure tolérance au traitement, d’une espérance de vie prolongée et d’une limitation de la propagation métastatique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Injection sous la peau sur animal anesthésie : 1 à 7 fois, durée maximale à 5 minutes. Injection dans le ventre sur animal vigile : 6 à 24 fois, durée inférieure à 1 minute. Imagerie sur animal anesthésié : 16 fois, durée entre 1 à 5 min. Anesthésie générale : 26 fois, durée maximale 5 minutes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L’injection sous la peau peut engendrer un risque d’infection au niveau du site d’injection, une douleur légère. Le développement de la tumeur peut engendrer une gêne, une douleur modérée, une perte de poids. Les injections dans le ventre peuvent engendrer une légère douleur au site d’injection. Les séances d’imagerie peuvent fatiguer les animaux à cause des anesthésies répétées et engendrer un inconfort modéré, une hypothermie et des risques de troubles cardiorespiratoires. L’immunodéficience des souris peut entrainer une infection par des pathogènes.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les souris seront mises à mort afin de récupérer des prélèvements post-mortem qui seront analysés ultérieurement
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’efficacité des traitements a été préalablement validée sur des cellules en culture. Ce modèle reste limité car il ne permet pas d’appréhender la réponse immunitaire, le microenvironnement tumoral, des paramètres qui influencent la croissance tumorale et la réponse au traitement. C’est pour cela que le modèle animal reste indispensable.
2. Réduction
Le suivi de la progression des métastases sera réalisé par imagerie non invasive qui permet de faire un suivi dans le temps sur un même animal. Les conditions de traitement ont été déterminées en amont. Un test statistique sera réalisé. Le nombre d’animaux a été déterminé en utilisant un logiciel dédié.
3. Raffinement
Les souris seront acclimatées pendant 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie. Les souris sont maintenues dans des conditions d’hébergement qui les protègent de risques d’infection par des pathogènes. Les actes expérimentaux seront réalisés sous anesthésie quand cela est nécessaire et lors de l’anesthésie l’animal est maintenu sur un tapis chauffant. Une feuille de score est utilisée pour le suivi de l’animal et pour scorer des points limites adaptés au projet, selon un arbre décisionnel. La feuille de score permet de définir des critères d’arrêt des souffrances et propose des mesures conservatoires bien déterminées. Les animaux sont surveillés par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur tout au long du projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nos modèles d’étude ont été développés chez la souris. La souris est également une espèce de choix en imagerie de par sa petite taille permettant ainsi de détecter des signaux profonds comme les métastases. L’utilisation de souris immunodéficientes sera nécessaire pour la greffe de cellules cancéreuses d’origine humaine. Les souris seront utilisées à partir d’un âge de 7 ou 8 semaines correspondant à de jeunes adultes.