Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Greffées sous la peau du flanc droit avec des cellules cancéreuses de pancréas, les souris reçoivent une chimiothérapie puis, pour 1280 d’entre elles, une immunothérapie injectée trois fois par semaine pendant trois semaines. 1920 souris vont être utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées, soit lorsqu’un point limite est atteint, soit pour le prélèvement de la tumeur. Le porteur indique que la tumeur peut gêner leurs mouvements et provoquer perte de poids, posture douloureuse, léthargie et arrêt du toilettage. Il affirme qu’aucun effet des traitements sur l’état général n’est attendu et annonce que l’apparition d’éventuels points limites sera recherchée, sans dire lesquels.

NTS-FR-887321v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
cancer, chimio immunothérapie, système immunitaire
Souris : 1920

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le cancer du pancréas est l’un des cancers les plus courants et les plus mortels. Il est souvent traité par chimiothérapie, mais cette approche n’entraîne pas toujours une guérison complète, surtout dans les formes avancées. On sait que le système immunitaire joue un rôle clé dans l’efficacité de la chimiothérapie, c’est pourquoi on essaie parfois de combiner celle-ci avec de l’immunothérapie (anti-PD-1) pour améliorer les résultats. Cependant, cette combinaison ne fonctionne pas pour le cancer du pancréas, ce qui montre qu’il y a des résistances qu’il faut comprendre. Une molécule, l’IL-1β, est impliquée dans les réponses inflammatoires et peut influencer la façon dont les traitements contre le cancer fonctionnent. Son rôle dans la réponse aux traitements est complexe et n’est pas totalement compris. Le projet a pour but d’étudier l’impact de l’IL-1β sur l’efficacité des traitements combinés chimiothérapie et immunothérapie contre le cancer du pancréas chez la souris. En examinant les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs, l’objectif est de voir comment la présence ou l’absence d’IL-1β affecte les résultats des traitements et de mieux comprendre les raisons pour lesquelles certains traitements ne fonctionnent pas.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le but de ce projet est d’évaluer le rôle de la voie IL-1β/IL-1R1, sur l’efficacité anti-tumorale des chimio-immunothérapies, utilisées en clinique dans différents modèles de cancers murins. Ce projet permettra également de déterminer les cellules cibles et les cellules produisant cette cytokine. En invalidant l’expression de l’IL-1β soit dans les cellules cancéreuses, soit dans les cellules de l’hôte, nous déterminerons son origine. En invalidant l’expression de IL-1R1 soit dans les cellules cancéreuses, soit dans les cellules de l’hôte, nous déterminerons quelle est la cible cellulaire de l’IL-1β. Dans ce projet, nous évaluerons l’efficacité des traitements sur la croissance tumorale. Etant donné que certaines cellules du système immunitaire peuvent contribuer à l’élimination des cancers, nous étudierons leur présence et leur état d’activation au niveau des tumeurs, chez les souris traitées ou non par chimio-immunothérapie. L’intérêt de ce travail est donc de mieux comprendre les mécanismes immunologiques associés aux tumeurs et de rechercher des moyens de potentialiser la chimio-immunothérapie, jusqu’alors peu efficaces dans le traitement du cancer.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– Injection des cellules cancéreuses murines : – Geste réalisé sous anesthésie générale gazeuse – Une seule injection par animal – Durée : 5 minutes – Nombre de souris : 1920. – Traitements par chimiothérapie ou PBS : – Geste réalisé sur animal vigil – Une seule injection par animal – Durée : 1 minute – Nombre de souris : 1920 – Traitements par immunothérapie : – Geste réalisé sur animal vigil – Une injection trois fois par semaine pendant 3 semaines par animal – Durée : 1 minute – Nombre de souris : 1280

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection de cellules tumorales en sous-cutané génère une masse tumorale au niveau du flanc droit pouvant gêner la liberté de mouvement de l’animal. Une altération de l’état général est possible, du fait de la pathologie cancéreuse induite (perte de poids, posture douloureuse, léthargie, absence de toilettage ). Aucun effet des traitements utilisés sur l’état général de la souris n’est attendu.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Les souris utilisées pour les expériences de croissances tumorales seront mises à mort lorsqu’un point limite sera atteint. Les souris utilisées pour les expériences d’analyse du système immunitaire seront mises à mort afin de prélever la tumeur.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, l’évaluation de l’efficacité ou de l’échec de nouvelles combinaisons thérapeutiques en oncologie doit être réalisée sur les organismes vivants. Nous réalisons à ces fins des études translationnelles sur des modèles d‘animaux greffés avec des cellules tumorales.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les groupes seront constitués de 10 animaux (suivis de croissance) ou de 5 animaux (immunomonitoring) afin de considérer les variabilités inter-individuelles. Les expériences ne seront réalisées que deux fois ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude tout en en conservant la puissance statistique nécessaire. Le test statistique utilisé sera celui de Kruskal-Wallis en raison de la présence de nombreux groupes. Les 2 modèles utilisés dans ce projet sont nécessaires. En effet, des mutations intrinsèques des cellules cancéreuses utilisées, le microenvironnement tumoral sont différents et peuvent affecter la réponse aux traitements. Les expériences de croissances tumorales seront réalisées en premier. Si aucune différence entre les différents groupes n’est observée pour un ou plusieurs modèles, les expériences d’immunomonitoring ne seront pas réalisées sur ces mêmes modèles. Si certains groupes de traitements (par exemple FOLFIRIONOX ou Gem/N-PTX) n’ont aucun effet démontré dans la partie I, ces groupes ne seront pas utilisés dans la partie II.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (en groupes, dans un environnement enrichi avec mise à disposition des matériaux pour leur permettre de faire leurs nids). Les animaux seront habitués aux techniques de préhension de contention et de pesées. Une anesthésie générale gazeuse (isoflurane 3% + oxygène 1.5L/min) sera réalisée avant chaque greffe et pour les traitements intra-tumoraux. Durant toute l’expérience, suivi du poids et évaluation de la NEC (Note d’Etat Corporel) au minimum trois fois par semaine. L’apparition d’éventuels points limites sera recherchée. Le volume tumoral sera déterminé trois fois par semaine, afin d’appréhender au plus tôt d’éventuels signes de souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris présentent des caractéristiques physiologiques qui permettent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Diverses souches de souris immunocompétentes sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques, indispensables à la recherche préclinique en immuno-oncologie. De plus, l’existence des souris C57BL/6 génétiquement modifiées pour ne plus exprimer l’IL-1R1 ou l’IL-1β renforce le choix de cette espèce. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.