Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Infectés par le virus de la grippe H1N1 sous anesthésie, 76 ouistitis communs subissent huit écouvillonnages du nez et de la gorge, huit prélèvements sanguins, trois à quatre lavages des poumons et jusqu’à quinze séances d’imagerie, chaque fois sous anesthésie. Ces procédures relèvent d’un niveau de souffrance modéré et tous les animaux sont tués à la fin, le porteur invoquant le risque de contamination humaine, l’usage d’une souche génétiquement modifiée et le prélèvement des poumons et des ganglions. L’objet du projet est de valider l’espèce elle-même comme modèle non-rongeur, avant d’y évaluer plus tard des candidats vaccins et médicaments. Le porteur qualifie le recours au ouistiti de « forme de remplacement partiel », au motif que ce primate est génétiquement un peu plus éloigné de l’être humain que le macaque.

NTS-FR-436494v2
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Maladie infectieuse, Influenza A, Marmoset
Ouistitis et tamarins : 76

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

PARAGRAPHE MODIFIE D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les virus de la grippe saisonnière sont responsables de 3 à 5 millions de malades sévères chaque année, dont 650 000 morts annuellement. En particulier, le virus de la grippe A H1N1, qui a été à l’origine de la pandémie de grippe en 2009-2010, continue aujourd’hui de circuler en tant que grippe saisonnière et de nouveaux variants font peser la menace d’une nouvelle pandémie. Que ce soit pour prévenir ou contenir une infection saisonnière à la grippe A, ou pour soutenir les mesures d’urgence dès l’apparition d’une pandémie, il est essentiel d’avoir des candidats-vaccins et candidats-médicaments éprouvés et validés par les autorités sanitaires. Avant de valider ces candidats, le modèle animal sur lequel ces validations auront lieu doit lui-même être validé. L’objectif de ce projet est de confirmer la pertinence scientifique du ouistiti commun (Callithrix jacchus) comme espèce non-rongeur pour les études concernant le virus de la grippe A H1N1. Cette espèce a déjà fait l’objet d’études publiées sur l’infection à la grippe A H1N1 dans d’autres centres avec des résultats prometteurs. PLUSIEURS souches SERONT utilisées dans ce projet DONT DES SOUCHES RENDUES BIOLUMINESCENTES. Afin de valider ce modèle, une phase d’étude de la cinétique d’infection virale sera réalisée par imagerie de bioluminescence associée à un suivi de la charge virale et un suivi de la réponse immunitaire. Une deuxième phase permettra d’étudier la transmission virale entre des animaux préalablement infectés par la grippe et des animaux naïfs, en co-hébergement.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet permettra de caractériser et valider l’utilisation du ouistiti commun comme espèce pertinente pour l’évaluation de la pharmacologie et de la sécurité des candidats-vaccins et candidats-médicaments contre la grippe A H1N1.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

PARAGRAPHE MODIFIE 4 animaux subiront au maximum 3 lavages broncho-alvéolaire réalisés sous anesthésie (geste répété au maximum 3 fois). La procédure de lavage broncho-alvéolaire durera environ 10 à 20 minutes incluant l’anesthésie. AU MAXIMUM 72 ANIMAUX seront infectés sous anesthésies. Ce geste durera maximum 25 minutes anesthésie comprise. Pour tous les animaux, 8 écouvillonnages pharyngés et nasaux OU LAVAGE NASALE et 8 prélèvements sanguins sous anesthésie seront réalisés. Des lavages broncho-alvéolaires seront réalisés 3 à 4 fois sur chaque animal avec un minimum de 6 jours entre 2 lavages. POUR 3 ANIMAUX, DES LAVAGES BRONCHO-ALVEOLAIRES POURRONT ETRE REALISES AVANT INFECTION PUIS QUOTIDIENNEMENT PENDANT 7 JOURS POST-INFECTION (TOTAL DE 8 FOIS). Pour les animaux infectés avec les souches de virus bioluminescentes, des acquisitions d’imagerie par bioluminescence, sous anesthésie, seront réalisés 15 fois au cours de l’étude, avec une injection de substrat bioluminescent avant chaque acquisition. Une mise à jeun de 2 à 3h maximum sera réalisée avant chaque anesthésie. Afin de limiter les anesthésies, lorsque des actes auront lieu le même jour, ils seront faits au cours de la même anesthésie ainsi : – la durée d’une acquisition d’imagerie seule sera d’environ 20 minutes anesthésie comprise – la durée d’une acquisition d’imagerie associée à des écouvillonnages pharyngés et nasaux OU LAVAGE NASALE et un prélèvement de sang sera d’environ 35 minutes anesthésie comprise – la durée d’une acquisition d’imagerie associée à des écouvillonnages pharyngés et nasaux OU LAVAGE NASALE, un prélèvement de sang et un lavage broncho-alvéolaire sera de maximum 45 minutes anesthésie comprise. 8 animaux de ce projet seront hébergés en individuel pendant un maximum de 48h.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables attendus sont liés à l’infection par le virus de la grippe A H1N1 : éternuement, toux, jetage nasal, jetage oculaire, perte de poids, diarrhée, fièvre, modifications de la respiration. D’autres effets secondaires attendus sont liés aux actes techniques : – anesthésie : hypothermie, bradycardie, arythmie, arrêt cardio-respiratoire ; – prélèvement sanguin : hémorragie, hématome ; – LBA : toux, dyspnée ; – Ecouvillonnage nasal et laryngée : léger saignement, éternuement, toux ; – Injection IV : hémorragie, hématome.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

PARAGRAPHE MODIFIE Le risque de contamination à l’homme ou à d’autres animaux par un pathogène de classe 2 et le risque pour l’environnement du fait de l’utilisation d’une souche génétiquement modifiée justifient que tous les animaux soient euthanasiés en fin de projet. DE PLUS DES PRELEVEMENTS D’ORGANES TELS QUE LES POUMONS, LA TRACHEE, LES GANGLIONS LYMPHATIQUES AXILLAIRES, CERVICAUX ET MEDIASTINAUX POURRONT ETRE REALISES EN FIN D’ETUDE AFIN DE MESURER LA CHARGE VIRALE.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

A ce jour, aucune alternative in-vitro à l’expérimentation animale ne permet de mimer les mécanismes d’infection de la grippe à l’échelle d’un organisme entier. De plus, malgré l’emploi d’autres modèles animaux comme les rongeurs (hamsters ou souris) ou les furets, leurs éloignements génétiques liés à l’évolution des espèces comportent quelques limites d’un point de vue physiopathologique et immunitaire. A l’inverse, les modèles de Primates Non Humains dont le ouistiti commun sont plus proches de l’Homme et en font de bons modèles pour étudier la réponse immunitaire/vaccinale et les modalités de transmission des virus respiratoires comme la grippe. Le ouistiti, légèrement plus éloigné génétiquement que le macaque cynomolgus, est une forme de remplacement partiel.

2. Réduction

3R / Réduction :

PARAGRAPHE MODIFIE Le nombre d’animaux inclus par étude et par groupe a été évalué en fonction de l’objectif de chaque étape. Ainsi, pour l’étape 1 (étude pilote), seuls 4 animaux seront inclus pour valider la méthode de lavage broncho-alvéolaire. Pour l’étape 2 (cinétique virale), 18 animaux seront inclus et répartis en 2 groupes de 9 animaux. De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux et éviter l’utilisation d’un groupe contrôle non-infecté, chaque animal sera son propre témoin, à partir des données récoltées à J-5. Si les résultats obtenus sont insuffisants ou incomplets, cette étape pourrait être répétée EN MODIFIANT SOIT DES PARAMETRES DU PROTOCOLE D’INFECTION AFIN D’OPTIMISER CELUI-CI SUR 6 AUTRES ANIMAUX SOIT en utilisant d’autres souches de virus bioluminescents sur 24 autres animaux réparties en 3 groupes de 8 animaux. Pour l’étape 3 (transmission), 24 animaux seront inclus et répartis en un groupe de 16 animaux (infectés) et un groupe de 8 animaux (non infectés). AINSI, ENTRE 52 ET 76 OUISTITIS SERONT UTILISES DANS CE PROJET.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

PARAGRAPHE MODIFIE Les ouistitis seront hébergés en groupes sociaux de 2 ou 3 individus (sauf maximum 48h pour 8 animaux lors de l’étape 3) déjà constitués par le fournisseur LORSQUE CELA EST POSSIBLE. Les cages sont conformes aux normes en vigueur, et sont équipées de perchoirs et plateforme, d’un hamac et d’un nid. Le programme d’enrichissement inclut du temps dédié à la socialisation homme-animal et l’habituation aux actes, de la recherche alimentaire (tapis de fouille avec friandises) et un apport de gomme arabique. L’acclimatation durera au MINIMUM 3 SEMAINES durant laquelle les animaux seront seulement socialisés et habitués à des actes non invasifs (approche au grillage, nourrissage à la main, pesée, examen clinique), dans la continuité du programme réalisé chez le fournisseur. Une surveillance du maintien de la cohésion des groupes sociaux sera réalisée dans les jours suivant le transport. Si les hiérarchies sont maintenues, l’habituation aux actes débutera la seconde semaine d’acclimatation. LORSQUE CELA EST POSSIBLE ET pour éviter une réorganisation des hiérarchies après le transport, des enrichissements de leur cage chez l’éleveur (avec leurs odeurs) seront conservés pendant le transport et transférer dans les nouvelles cages. EN CAS D’INCOMPATIBILITE SOCIALE, LA SBEA ET LES CAPACITAIRES PNH CONSEILLERONT L’EU POUR LIMITER L’IMPACT SUR LES ANIMAUX. Tous les actes seront regroupés au même moment, pour réduire le nombre d’anesthésie. Lors de l’anesthésie, du gel oculaire sera appliqué et les animaux seront maintenus sur un tapis chauffant jusqu’au réveil complet. Pour surveiller l’état de santé des animaux, une grille de score sera utilisée au moins quotidiennement (si nécessaire et en fonction du score, les observations seront effectuées 2 ou 3 fois par jour). Pendant la période d’isolement, les animaux seront maintenus individuellement à côté les uns des autres (communication possible) et ils recevront une socialisation homme animal plus importante. Des enrichissements de leur cage (en groupe) avec leurs odeurs seront transférés dans leur nouvelle cage pour l’hébergement individuel et une surveillance du maintien de la cohésion des groupes sociaux sera réalisée dans les jours suivant la remise en groupe.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

PARAGRAPHE MODIFIE Bien que d’autres modèles animaux soient utilisés pour étudier la grippe A (souris, furet), leur éloignement génétique n’en font pas de bons modèles prédictifs chez l’Homme sur le plan physiopathologique et des modalités de transmission. A l’inverse, les Primates Non Humains dont le ouistiti, plus proches d’un point de vue immunologique et physiologique, sont les modèles les plus proches de l’Homme pour l’étude des infections aux virus respiratoires comme la grippe. Plusieurs études ont montré la pertinence de cette espèce pour étudier la grippe A H1N1. De plus, cette espèce a plusieurs atouts comme la susceptibilité aux infections virales à tropisme respiratoire, la facilité de contention et sa facilité d’approvisionnement. Les animaux seront des animaux adultes D’AGE COMPRIS ENTRE 1.5 ET 7 ANS afin que les animaux aient un système immunitaire complétement mature et ainsi réaliser les études avec des groupes immunologiquement homogènes.