Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 570 souris vont être utilisées, 2 380 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 1 190 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit jusqu’à cinq injections abdominales, porte un capteur de télémétrie implanté sous la peau et parfois une pompe délivrant un médicament en continu, passe trois échographies cardiaques sous anesthésie générale et vit jusqu’à huit semaines seul en cage. Toutes sont tuées pour des analyses post-mortem du cœur, l’étude portant sur les canaux ioniques du nœud sinusal et la bradycardie. Le porteur signale que l’implant de 1,6 gramme irrite parfois la peau et que l’isolement stresse les animaux, tout en affirmant qu’aucune des cinq libertés fondamentales n’est affectée.

NTS-FR-334133v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système cardiaque ·
Mots-clés
Fréquence cardiaque, Electrophysiologie (in vivo, ex vico et in vitro)
Souris : 3570

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La fréquence et le rythme cardiaque sont des facteurs très importants pour la qualité de la vie et la santé humaine. Définies comme des dysfonctions du rythme cardiaque, les arythmies sont des maladies très répandues avec des degrés de sévérité et gravité très variables, pouvant aller jusqu’à la mort subite. La bradycardie fait partie des arythmies les plus fréquentes. Elle se caractérise par une fréquence cardiaque trop basse (avec risque de syncope) pour répondre à la nécessité physiologique de l’organisme notamment face à l’effort. Elle est plus répandue chez la population âgée, mais peut aussi affecter de jeunes individus. La fréquence cardiaque est générée au niveau de l’oreillette droite du cœur dans la zone que l’on appelle « nœud sinusal ». Notre projet vise à mieux comprendre le rôle de protéines spécifiques, appelées canaux ioniques. Ces canaux ioniques assurent le transfert des particules chargées positivement ou négativement entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. Ils sont impliqués au niveau du nœud sinusal dans la genèse et la régulation de la fréquence cardiaque. Ces canaux ioniques pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques dans la prise en charge de la bradycardie. En utilisant des modèles de souris génétiquement modifiées qui impactent plusieurs canaux ioniques différents, nous allons étudier la génération et la régulation de la fréquence cardiaque. Cette étude se fera par la combinaison de mesures in vivo (électrocardiogrammes et échographies cardiaques) et d’études sur des prélèvements d’organes (cœur). Dans ces différentes approches, nous effectuerons divers traitements pharmacologiques connus pour réguler la fréquence cardiaque. Notre programme de recherche a trois objectifs : (i) Identifier le rôle de ces canaux ioniques dans la régulation de la fréquence cardiaque (ii) Comprendre la fonction de ces canaux dans la bradycardie et les troubles du rythme cardiaque (iii) Proposer de nouvelles approches thérapeutiques pour corriger ces dysfonctions

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’intérêt de ce projet est de comprendre les mécanismes à la base de la génération et de la régulation cardiaque pour pouvoir à plus long terme proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la prise en charge de la bradycardie et des troubles du rythme cardiaque.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injections abdominales (injection hebdomadaire, durée de l’injection, environ 30 s). Chaque souris recevra au maximum 5 injections Implantation de capteurs permettant d’enregistrer la fréquence cardiaque, la température corporelle et l’activité. Ces capteurs seront implantés par chirurgie, sous anesthésie générale pour les placer sous la peau (implantation unique, durée totale de l’intervention : 30 minutes), Implantation de pompes permettant la délivrance chronique de médications. Ces pompes sont implantées par chirurgie, sous anesthésie générale pour les placer sous la peau (une fois, durée totale de l’intervention : 15 minutes) Echographies cardiaques réalisées sous anesthésie générale (3 échographies de 15 minutes environ / souris). Ces échographies sont réalisées à différents stades du protocole. Hébergement individuel maintenu pour une durée maximale de 8 semaines. 2 Injections d’anesthésiques plus une injection létale (durée de l’injection, environ 30 s)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pour le premier lot d’animaux : L’implantation du transmetteur, en sous-cutané, dure approximativement 40 minutes. Cette intervention est réalisée une seule fois par souris. Au réveil, la souris doit s’habituer à la présence permanente d’un implant de 1.6 g placé dans son dos mais aucune des 5 libertés fondamentales n’est affectée. L’implant en sous-cutanée induit parfois des irritations au niveau de la peau située au-dessus du dispositif. La mise en place de la pompe osmotique peut également induire de légers problèmes cutanés et une faible inflammation. Chaque injection va induire une légère douleur liée à la piqure de l’aiguille. L’hébergement individuel des animaux, suite à l’implantation des capteurs de télémétrie, va causer du stress pour l’animal. Pour le deuxième lot d’animaux : L’injection de l’anesthésique va induire une légère douleur liée à la piqure de l’aiguille. Le prélèvement final peut entrainer une douleur qui est prise en charge par l’analgésie.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des analyses post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La génération et la régulation de la fréquence cardiaque sont des phénomènes complexes encore mal élucidés. L’activité du système nerveux et la tension artérielle font partie des multiples facteurs pouvant moduler le rythme cardiaque. Par conséquent, pour étudier le rôle des canaux ioniques impliqués dans la détermination de la fréquence cardiaque, nous sommes obligés de recourir à des êtres vivants. La souris est l’organisme modèle permettant ce genre d’étude. L’utilisation d’animaux demeure donc, à ce jour, la seule option pour évaluer avec précision et pertinence les mécanismes associés aux modifications de la fréquence cardiaque.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux nécessaire a été déterminé grâce à un logiciel statistique, à notre expertise et aux données bibliographiques. Chaque animal servira à l’acquisition de plusieurs données à la fois afin de diminuer le nombre d’animaux utilisé dans les protocoles.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés dans des environnements enrichis (paille en carton, igloo ou maison en carton). . Un suivi régulier sera appliqué dès le début de nos expériences par du personnel qualifié. Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque procédure expérimentale. La douleur induite par la chirurgie est prise en charge par un analgésique pendant et après l’anesthésie. Afin de garantir le bien-être des animaux, des points limites seront appliqués.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les techniques de modification génétique qui nous intéressent. Ces modifications génétiques sont l’outil qui nous permettra d’identifier les mécanismes qui nous intéressent dans ce projet. Bien que la fréquence cardiaque de la souris soit significativement plus élevée de celle chez l’humain, il a été montré que les modifications génétiques utilisées dans ce projet reproduisent fidèlement certaines maladies congénitales de l’automatisme cardiaque et du rythme. Le choix de l’espèce est donc approprié pour conduire le projet. Nos études seront réalisées avec des souris adultes. Bien que les bradycardies affectent aussi les enfants et les jeunes adultes, nos approches sont optimales uniquement sur des souris adultes (à partir de 2 mois). De plus, limiter l’étude au stade adulte permet l’observation de la fréquence cardiaque après la fin de croissance, sur un modèle stable.