Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Équipés d’une micropuce sous la peau, infectés par le virus de la grippe dans le nez puis à deux reprises dans la trachée, 120 furets subissent ensuite jusqu’à sept écouvillonnages du nez, de la gorge et de la trachée et cinq prises de sang à la jugulaire, chaque acte sous anesthésie chimique. Certains sont mélangés pendant deux jours à des congénères infectés, ce qui leur fait perdre leurs repères sociaux et spatiaux et les expose à une nouvelle hiérarchie. Tous sont tués à l’issue pour des analyses histologiques des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sur l’effectif, le porteur indique qu’aucun test statistique n’a servi à le calculer, des groupes de six furets étant retenus d’après la littérature.

NTS-FR-666945v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles respiratoires ·
Mots-clés
Grippe, Traitement, vaccin, furret
Furets : 120

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La grippe est une infection respiratoire causée par les virus influenza, responsable chaque année d’environ un milliard de cas dans le monde, dont 3 à 5 millions de formes sévères, entraînant entre 290 000 et 650 000 décès respiratoires annuels. Cette pathologie représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa forte transmissibilité, de son impact socio-économique important et de sa capacité à provoquer des complications graves chez les populations vulnérables. À l’heure actuelle, la prévention de la grippe repose principalement sur la vaccination, qui demeure le moyen le plus efficace pour limiter la survenue des infections et des formes graves. Toutefois, l’efficacité vaccinale peut varier d’une saison à l’autre en fonction de l’adéquation entre le vaccin sélectionné et les virus effectivement circulants. De plus, le virus de la grippe accumule régulièrement des mutations au niveau. Ces modifications peuvent réduire l’éfficacité des vaccins. Les traitements disponibles contre la grippe reposent principalement sur l’utilisation d’antiviraux. Bien que ces molécules puissent réduire la sévérité et la durée des symptômes lorsqu’elles sont administrées précocement, leur efficacité reste limitée et l’émergence de résistances virales constitue une problématique croissante. De plus, certains traitements ne sont plus recommandées en raison d’une résistance largement répandue des virus circulants. Dans ce contexte, le développement de nouvelles stratégies (vaccin ou traitement) apparaît indispensable afin de proposer des vaccins/traitements mieux ciblés, mieux tolérés, plus éfficaces et actifs contre un large spectre de souches virales, y compris émergentes ou résistantes. Le présent projet vise ainsi à contribuer au développement de nouvelles approches innovantes afin de pallier aux limites des approches actuelles, incluant l’émergence de variants viraux présentant une sensibilité réduite aux traitements antiviraux ainsi qu’un échappement partiel à l’immunité induite par la vaccination.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet vise à identifier et caractériser de nouveaux candidats thérapeutiques ou vaccins susceptibles de présenter une efficacité supérieure ou complémentaire aux solutions actuellement disponibles. Le développement de telles approches pourrait permettre de répondre aux limites des stratégies existantes, notamment en améliorant l’efficacité clinique et préventive, en réduisant les effets secondaires et en limitant l’apparition de résistances virales. Le projet vise à pallier les limites des approches actuelles, incluant l’émergence de variants viraux présentant une sensibilité réduite aux traitements antiviraux ainsi qu’un échappement partiel à l’immunité induite par la vaccination.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Une micropuce sera implantée sous la peau sur les animaux avant l’infection. Elle est réalisée sur animaux vigile ou anesthésiée chimiquement si cela est préférable pour l’animal. La durée d’administration est de quelques secondes. Les infections seront réalisées par administration dans le nez ou dans la trachée sur animal anesthésié chimiquement. La administration dans le nez durera 10 secondes et sera réalisée une fois. Il y aura deux administration dans la trachée et elle dureront 30 secondes. Des prises de sang seront réalisées durant l’étude (5 par animal), le seront réalisées à la jugulaire sur animal anesthésié chimiquement et dureront 20 secondes. Des écouvillons du nez, de la gorge et de la trachée seront réalisés. Il y’en aura entre maximum 7 par animal. Il seront réalisés sur animal anesthésié chimiquement et dureront 20 secondes par écouvillons.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux vont être infectés avec le virus de la Grippe, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (principalement fièvre, éternuement, écoulement nasal). Les écouvillons nasaux, pharyngés, trachéaux peuvent provoquer une irration des muqueuses. Ces actes seront réalisés sous anesthésie. La contention, l’injection et la mise à jeun nécessaire pour les anesthésies provoqueront un stress chez les animaux. Les animaux seront également manipulés régulièrement pour différents actes (pesées, observations cliniques.) susceptible d’induire un stress. Lors des phases d’infections par cohabitation, le mélange des animaux dans de nouveaux groupes pendant 2 jours engendrera plusieurs sources de stress : 1) la perte de repère sociaux (congénère) et enrionnementaux (odeurs, repères spatiaux) 2) adpatation a de nouveau invididu, nouvelle hiérarchie 3) la cohabitation avec un congénère infecté peut induire un stress additionnel, lié à la perception de signes comportementaux anormaux. Les administrations de vaccins peuvent générer des effets indésirables transitoires, tels que des réactions inflammatoires naturelles dues à la mobilisation du système immunitaire. Cette inflammation peut provoquer des symptômes tels que de la fièvre, apatahie, douleur locale.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la suite de la procédure tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des analyses hisotlogiques des tissus.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Après des phases préliminaires in vitro (tests cellulaires), il est essentiel d’obtenir des données dans des conditions réelles d’utilisation, étant donné que le traitement à développer à une visée clinique (humaine). Les objectifs de ce projet requièrent la pénétration du virus dans les tissus, une excrétion physiologique virale et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu’il n’est pas possible de reproduire in-vitro. L’utilisation d’animaux reste donc nécessaire pour étudier l’éfficacité des traitements ou vaccins développés.

2. Réduction

3R / Réduction :

Des tests in vitro sont réalisés en amont afin de pré-sélectionner les traitements/vaccins qui seront utilisés. La tolérance des traitements/vaccins à également été testé en phase préclinique (souris-furets). Aucun test statistique n’a été utilisé pour calculer le nombre d’animaux. Dans la litérature, pour ce type d’étude, des groupes de minimum 6 animaux sont utilisés. Ce nombre permet d’obtenir des résultats statistiquement exploitables afin de conclure sur une réelle efficacité du traitement testé

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation de 14 jours minimum. Les animaux feront l’objet d’un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec le personnel en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minmum de contraintes. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et recevrons un enrichissement propre à l’espèce et régulièrement renouvelés (tunnel, hamac, kong). Les animaux seront anesthésiés chimiquement lors de l’infection et des actes invasifs (prélèvement de sang, écouvillons). Avant l’infection une micro puce permettant la prise de température sera implantée aux animaux. Durant l’étude, le poids des animaux, la température (via la micro puce) et la clinique des animaux seront mesurés/évalués quotidiennement les premiers jours post infection. Des soins vétérinaires et des mesures d’accompagnement (alimentation spécifique, adaptation de l’hébergement) seront mis en place si nécessaire. Les furets qui ne répondraient pas à ces mesures d’accompagnement et qui présenteraient une douleur et une détresse prolongées seront exclus de l’étude. Lors des phases de cohabitation, une surveillance accrue sera mise en place afin de prévenir l’apparition de blessures chez un individu dominé. Toutes remarques sur la clinique des animaux seront rapportées au vétérinaire désigné qui pourra augmenter la fréquence de suivi clinique et /ou pondéral. Si nécessaire, un traitement, compatible avec l’étude sera mis en place. Des points limites ont été définis

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le furet est une espèce très largement décrite et utilisée dans la littérature comme modèle d’infection grippale. La pathogénèse chez cette espèce est très semblable à celle de l’homme. Les animaux seront de jeunes adultes (18 semaines) car leur croissance sera terminée et ils possèderont des paramètres physiologiques stable avec un système immunitaire mature.