
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 07/04/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-161876)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique de molécules qui pourraient servir de traitement pour les myopathies congénitales et de déterminer les paramètres optimaux d’utilisation des molécules.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet a pour but de fournir des informations relatives au potentiel thérapeutique d’une molécule qui pourrait servir pour le traitement de myopathies congénitales.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux recevront une injection intraveineuse d’une molécule dont l’administration ne durera pas plus de 30 secondes. Les animaux seront anesthésiés une fois par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes afin de réaliser une chirurgie terminale qui ne durera pas plus de 15 min.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Chaque animal recevra 1 injection intraveineuse et 2 injections intrapéritonéales réalisées sur animal vigile. L’injection sera à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront mis à mort après prélèvement des tissus nécessaires pour des analyses moléculaires.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans ce projet qui consiste à évaluer le potentiel thérapeutique d’une molécule, le modèle murin est privilégié car il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.
2. Réduction
Ce projet sera réalisé sur un nombre d’animaux restreint car il s’agit d’expérimentations pilotes qui vont servir à identifier une molécule à fort potentiel thérapeutique et ses paramètres optimaux d’utilisation. De plus, les résultats d’une procédure pourront être réutilisés pour une autre procédure ce qui permet de s’affranchir d’un groupe expérimental et de réduire ainsi le nombre d’animaux. Les travaux antérieurs ont démontré qu’un échantillon de 4-5 animaux par groupe est requise pour garantir la fiabilité des tests statistiques utilisés pour vérifier l’activité de la molécule dans l’organisme et comparer les différents groupes d’animaux entre eux.
3. Raffinement
Les animaux seront observés et pesés 2 à 3 fois en une semaine. Si une perte de poids >5% au cours de 48h est notée, de la nourriture humidifiée ou gélifiée sera placée au sol dans la cage et les animaux seront alors pesés quotidiennement. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux anesthésiés par injection intrapéritonéale d’un mélange de produits anesthésiants et analgésiants. Des points limites adaptés et spécifiques à ce projet ont été définis et seront mis en place.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle rongeur a été sélectionné pour sa pertinence scientifique et le choix de la souris repose sur sa proximité de nombreux mécanismes physiologiques avec ceux observés chez l’être humain ainsi qu’un niveau d’organisation similaire à celui de l’Homme. Le modèle murin permet ainsi d’étudier de manière pertinente les effets biologiques d’une molécule dans un organisme entier, intégrant les interactions entre les différents organes et systèmes. Les animaux seront inclus dans l’étude à l’âge de 8 à 10 semaines et évalués jusqu’à 9 à 11 semaines. Ce stade de développement, considéré comme jeune adulte chez la souris, est adéquat car la croissance de l’animal est stabilisée et ses fonctions physiologiques sont matures et homogènes. Ce choix d’âge permet donc d’analyser l’effet de la molécule dans des conditions physiologiques stables, comparables à celles d’un organisme adulte, tout en limitant la variabilité liée au développement ou au vieillissement. Ce cadre expérimental garantit ainsi la pertinence scientifique des résultats tout en optimisant la reproductibilité des données.