Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Opérées une ou deux fois du crâne sous anesthésie, certaines subissant en plus une intervention de deux heures pour mesurer leur activité musculaire, 500 souris vont être utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse histologique du cerveau. Elles enchaînent ensuite une quinzaine de sessions d’enregistrement de trente à quarante minutes, jusqu’à deux par jour, la tête fixée et les mouvements limités. Le projet cherche à comprendre comment le cervelet et le cortex coordonnent la marche et l’orientation dans l’espace. Une partie des souris est hébergée seule pour protéger les implants, sans que le RNT précise combien ni pendant combien de temps, et aucun des tests comportementaux annoncés n’est nommé.

NTS-FR-222040v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
neuroscience, orientation spatiale, coordination des mouvements, activité neuronale en comportement libre, enregistrements à long terme
Souris : 500

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Dans ce projet, nous étudierons l’orientation spatiale et le contrôle moteur, ainsi que l’intégration multisensorielle et les transformations sensorimotrices nécessaires à ces processus. Nous étudierons comment le cerveau code et combine les informations provenant de sources internes et externes pour percevoir l’environnement, produire un sens de l’orientation et exécuter les réponses comportementales appropriées. Nous utilisons des approches expérimentales complémentaires à plusieurs niveaux chez les rongeurs, au niveau des cellules et des circuits in vivo. Avec nos expériences, nous voulons répondre aux questions suivantes: Comment l’activité cérébelleuse et l’interaction entre le cervelet et le cortex cérébral génèrent-elles une production motrice coordonnée et facilitent-elles l’orientation ? Comment l’activité neuronale se traduit-elle par une activation musculaire et, à son tour, par une production motrice ? Comment des sous-classes de neurones spécifiques contribuent-elles au contrôle moteur et à l’orientation ? Nous visons à étudier l’activité de la population neuronale liée aux schémas de marche spatiale et à l’orientation de la tête, révélant ainsi les mécanismes cérébraux du contrôle moteur, de la coordination, de la navigation spatiale, de la cognition et de l’apprentissage.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s’orienter dans l’environnement et d’effectuer des tâches motrices complexes. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’orienter et d’orchestrer le mouvement dans des conditions physiologiques. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures concernées est nécessaire pour permettre un diagnostic précoce et un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d’orientation.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans cette étude, les souris participeront à l’une des trois approches expérimentales suivantes : Approche 1 : Étude de l’activité cérébrale pour comprendre le rôle du cervelet et de son interaction avec le cortex dans le contrôle des mouvements et l’orientation dans l’espace. Approche 2 : Enregistrement simultané de l’activité cérébrale et de l’activité musculaire pour explorer comment le cerveau contrôle les mouvements. Approche 3 : Analyse des liens de cause à effet entre l’activité cérébrale et les comportements des souris. Selon l’approche, les souris seront soumises à une ou deux interventions chirurgicales pour permettre la mesure optique ou électrique de l’activité neuronale. Ces interventions chirurgicales durent 1 heure. Quelques souris subissent une intervention chirurgicale pour mesurer l’activité musculaire qui dure 2 heures. Les souris participeront ensuite à environ 15 sessions de tests comportementaux pendant lesquelles leurs mouvements, leur activité cérébrale et, dans certains cas, leur activité musculaire ou leurs réponses optogénétiques seront mesurés. Chacun de ces enregistrements dure de 30 à 40 minutes, avec un maximum de deux par jour. Pour éviter que leurs congénères n’endommagent les dispositifs implantés, certaines souris seront hébergées individuellement après l’implantation. Pendant les enregistrements, les animaux seront placés de manière à limiter leurs mouvements pour garantir la précision des mesures.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les chirurgies prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l’immobilité ou à un comportement anormal. Avant, pendant et après la chirurgie, nous traitons ces problèmes potentiels par l’administration de médicaments analgésiques et anti-inflammatoires. La durée typique de récupération après une opération est de 2 à 3 jours, période pendant laquelle les animaux sont traités avec ces médicaments. La fixation de la tête pendant l’exécution d’une tâche motrice complexe peut induire un état de stress chez l’animal. Cela peut entraîner une immobilité ou une mobilité réduite, ce qui constitue un comportement anormal indésirable. Pour éviter cette situation, chaque animal subira un protocole d’habitutation progressive sur une période de 2 à 3 jours comprenant une augmentation progressive du temps passé en situation de tête immobilisée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le cerveau des 500 animaux est utilisé après le protocole expérimental pour effectuer des analyses histologiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’intégration des informations sensorimotrices pendant la navigation spatiale libre implique de multiples régions et réseaux cérébraux. Afin de comprendre le rôle des neurones dans le comportement moteur et l’orientation, il est donc primordial de réaliser des expériences sur animal vivant et libre de ses movements afin de conserver la structure et l’activité des réseaux neuronaux sous-jacents. : Il s’agit d’un projet de neurophysiologie intégrative qui ne peut être conduit que sur animal vivant.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire le nombre d’animaux, cette étude d’imagerie in vivo est réalisée avec des implants chroniques. Une fois implantés, les animaux sont maintenus en vie et utilisés pour de nombreuses sessions d’enregistrement. L’optimisation des soins aux animaux contribue en outre à l’utilisation d’animaux pour plusieurs sessions d’enregistrement. Enfin, nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques que nous appliquerons seront adaptés aux analyses.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux de l’étude optogénétique sont gardés dans des cages dans l’animalerie avec leurs congénères. Les animaux sous examen électrophysiologique doivent être hébergés seuls après l’étape d’implantation afin de protéger l’implant des dommages causés par les congénères. Les cages seront enrichies de roues de course et des rouleaux pour se cacher. Les souris seront maintenues avec eau et nourriture ad libitum. Leur état général sera surveillé de façon quotidienne pendant toute la durée du protocole. Pour éviter toute souffrance, tout signe de douleur, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques et anti-inflammatoires. Une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. La surveillance régulière de l’animal permettra d’arrêter toute procédure expérimentale en cas de signes d’anxiété ou de souffrance définis dans l’échelle d’évaluation.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris constitue un modèle reconnu pour les expériences de neurophysiologie intégrative. En combinant souris transgénique et injections virales nous serons en mesure de mesurer l’impact fonctionnel d’une population neurale spécifique. Il s’agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l’homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à partir de l’âge où leur activité motrice est arrivée à son niveau mature (>P30) et pendant les deux mois qui suivent. À cet âge, la locomotion est entièrement développée et les structures cérébrales impliquées dans la locomotion et l’orientation sont matures.