Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Porteuses d’une mutation qui provoque une faiblesse musculaire progressive, 1266 souris sont utilisées dans un élevage de maintien de lignée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur écrit qu’elles « ne subissent aucune intervention invasive », et indique plus loin qu’environ 25 % des souriceaux hétérozygotes meurent avant leur vingtième jour, la sévérité précoce de la myopathie les empêchant de téter. Les femelles sont mises en cohabitation dès sept semaines, pour six portées au maximum et huit mois de reproduction. Le champ structuré déclare les 1266 souris réutilisées et aucune mise à mort, alors que la narration précise que les souris surnuméraires, de sexe ou de génotype sans intérêt, sont tuées dès le sevrage à quatre semaines.

NTS-FR-397240v1
Types de recherche
· Maintien des lignées génétiquement modifiées · Recherche appliquée · Troubles musculosquelettiques ·
Mots-clés
maintien lignée, myopathie congénitale, reproduction
Souris : 1266

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif du projet de maintien de lignée est de conserver et produire de manière stable un modèle murins génétiquement modifiés afin de garantir leur disponibilité pour les projets de phénotypage fonctionnel et le développement de thérapies. Ce maintien préserve des lignées uniques, évite leur régénération coûteuse et fournit des animaux bien caractérisés tout en respectant les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et le bien-être animal.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce maintien garantit une disponibilité continue de reproducteurs et de descendants pour les projets de recherche thérapeutique, assurant la continuité et la planification des études sur les maladies musculaires rares. En optimisant les schémas de croisement entre des souris normales avec des souris porteuses de la mutation, nous utilisons le moins d’animaux possible tout en obtenant des résultats solides et reproductibles. Enfin, ce modèle unique aide à décrypter les mécanismes des maladies rares, à inventer de nouveaux traitements, à partager avec d’autres laboratoires et à éviter de tout recommencer à zéro.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux ne subissent aucune intervention invasive (pas de chirurgie, prélèvements ou manipulations douloureuses). Seules des mises en cohabitation contrôlées pour reproduction (dès 7 semaines ; max 6 cages : 1 mâle × 2 femelles ; 8 mois max/femelle) et une surveillance quotidienne des portées (vérification rapide

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris mutantes développent une faiblesse musculaire progressive : difficultés à grimper ou sauter, fatigue plus rapide lors d’activité, et légère diminution de la masse musculaire (atrophie). Chez les animaux survivants, ces symptômes causent une souffrance modérée, sans douleur intense ni paralysie, et les animaux continuent de manger, boire et se déplacer normalement au quotidien. Cependant, environ 25 % des souriceaux hétérozygotes ne survivent pas jusqu’à P20 : la sévérité précoce du phénotype myopathique compromet leur capacité à téter et à s’alimenter de manière autonome, entraînant une dégradation rapide de leur état général et leur mort. Ces animaux sont donc associés à une souffrance sévère. Une surveillance quotidienne permet d’intervenir rapidement, notamment par la mise à disposition de nourriture adaptée (gel alimentaire), afin d’assurer le confort des animaux survivants, et par l’application des points limites définis conduisant à une mise à mort si nécessaire.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le maintien de cette lignée vise à garantir la disponibilité continue d’animaux reproducteurs porteurs de la mutation génétique afin d’assurer la poursuite des projets de phénotypage et de recherche thérapeutique de l’équipe. Le cas échéant, certains animaux pourront être réutilisés dans d’autres DAP, conformément aux dispositions réglementaires applicables et sous réserve de leur état clinique et sanitaire. Les animaux sont hébergés en cages ventilées enrichies (nids, tunnels, gel alimentaire mis à disposition en cas de difficultés locomotrices). Une surveillance quotidienne est assurée dès la naissance et tout au long de la vie des animaux, portant sur le comportement, la prise de poids et l’état général. Le nombre de portées est limité à 6 par femelle afin de prévenir la fatigue reproductrice. Les animaux excédentaires sont triés dès le sevrage à 4 semaines et regroupés par âge et par sexe. Les manipulations sont réduites au strict nécessaire et réalisées avec soin. Chez les animaux en croissance, tout ralentissement ou arrêt de la prise de poids déclenche une surveillance renforcée ; chez l’adulte, toute perte de poids avérée constitue un indicateur d’alerte. Dans tous les cas, l’évaluation de l’animal est réalisée à l’aide de la grille de suivi clinique de Morton & Griffiths, dont les critères et seuils d’intervention sont détaillés en annexe, et conduit à une mise à mort si le seuil défini est atteint.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Aucune méthode sans animaux (cellules en labo ou simulations ordinateur) ne peut reproduire fidèlement les symptômes musculaires de cette maladie rare. Seules les souris vivantes montrent la structure musculaire complète et les effets sur tout le corps. Ce modèle est donc indispensable pour comprendre la maladie et tester des traitements génétiques. Dans ce domaine, remplacer les animaux n’est pas encore possible.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux est minimisé par l’optimisation des schémas de croisement, qui repose sur des calculs génétiques permettant de limiter la production d’animaux excédentaires, ainsi que par le maintien d’un nombre de reproducteurs suffisant mais restreint (12 reproducteurs). Les animaux issus de ces croisements feront l’objet d’étude de phénotpage. Les animaux surnuméraires, de sexes ou de génotypes sans intérêt sont mis à mort rapidement selon les méthodes préconisées.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris vivent dans des cages aérées et enrichies (nids, tunnels, gel alimentaire si elles ont du mal à se déplacer). Une surveillance quotidienne est faite dès la naissance et tout au long de leur vie. On limite à 6 portées maximum par femelle pour éviter la fatigue, avec un tri rapide des animaux en trop dès le sevrage (4 semaines) pour les regrouper par âge. Les manipulations sont rares et douces. En cas de signes de souffrance, on applique d’abord la grille de suivi clinique (Morton & Griffiths), des soins palliatifs (analgésie), et seulement en dernier recours la mise à mort si l’état ne s’améliore pas. Les tests invasifs sont faits dans une autre autorisation. le recours exclusif à des croisements hétérozygotes × sauvages constitue en soi une mesure de raffinement majeure, en excluant la production d’animaux homozygotes létaux et en limitant ainsi la sévérité globale du phénotype au sein de l’élevage.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’espèce idéale pour étudier cette maladie musculaire rare car ses muscles fonctionnent comme ceux des humains. Nos souris mutantes reproduisent fidèlement la faiblesse musculaire progressive et les difficultés de mouvement observées chez les patients, contrairement aux vers ou aux cellules en boîte de culture. Les animaux sont utilisés jusqu’à 8 mois maximum (âge adulte reproducteur). Dès le sevrage (3 semaines), après identification génétique (7-10 jours), les souris normales et mutantes sont : • envoyées vers d’autres études de tests musculaires, • utilisées comme parents reproducteurs, • ou mis à mort si en trop (dès connaissance du profil génétique). Les souris mutantes commencent à se reproduire dès 7 semaines pour produire efficacement d’autres animaux de la même souche.