
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/02/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-412951)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La maladie d’Alzheimer est caractérisée par des troubles de la mémoire et du comportement, et affecte plus de 1 000 000 personnes en France. Elle est très invalidante. L’absence de traitements efficaces contre la maladie représente un défi majeur de santé humaine. L’objectif de ce projet est d’évaluer le potentiel neuroprotecteur de candidats médicaments dans un modèle animal de la maladie de Alzheimer.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats-médicaments pourra se poursuivra afin de proposer un traitement aux patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à de la chirurgie (une fois par étude), à des traitements quotidien, sur 8 semaines au maximum, et à des tests de comportement (4 fois par étude au maximum). Ces tests seront rapides et dureront moins de 15 minutes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les animaux subiront une anesthésie gazeuse pour effectuer une chirurgie stéréotaxique pouvant causer de la souffrance post-opératoire. Les traitements quotidiens des souris peuvent induire un stress, particulièrement lors des premières administrations. Les tests de mémoire spatiale peuvent également induire un stress chez les souris puisqu’elles seront placées dans des environnements inhabituels. La souffrance post-opératoire sera limitée et prise en charge par des médicaments vétérinaires anti-douleurs.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort pour collecte d’échantillons biologiques.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La maladie d’Alzheimer est une maladie complexe qui affecte plusieurs régions du cerveau. Elle provoque également des troubles de la mémoire. Ce degré de complexité ne peut être modélisé qu’avec un modèle animal. L’analyse de la perte de mémoire ne peut se faire qu’avec des animaux.
2. Réduction
Le nombre de souris a été choisi pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs, pour les tests de mémoire.
3. Raffinement
Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d’enrichissement, (ii) la gestion de la douleur par voie médicamenteuse (iii) et le respect des besoins physiologiques des animaux. Les intéreactions sociales seront maintenues. Les signes de souffrance éventuels seront recherchés quotidiennement. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un traitement antidouleur sera administré. Si un point limite est atteint, durant l’étude, les souris seront euthanasiées en utilisant les méthodes d’euthanasie autorisées.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris possède un système cérébral complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. D’après la littérature et l’expérience du personnel du laboratoire, ce modèle d’étude est reproductible et pertinent pour l’étude de la maladie d’Alzheimer. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles. Comme dans la plupart des cas les symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent à un âge avancé. Comme nous cherchons dans ce projet à exacerber le déclin cognitif des animaux, nous utiliserons des souris âgées de 16 à 18 mois pour lesquels l’état cognitif est meilleur et donc la baisse de performance plus simple à mettre en évidence.