Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

80 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie opérée puis tuée sans réveil. Chaque rat subit des neurochirurgies pour induire un modèle de maladie de Parkinson et, pour la moitié, la destruction d’une structure cérébrale, avant une séance d’imagerie où des stimulations douloureuses sont appliquées, les animaux étant tués à l’issue pour éviter qu’ils ne ressentent cette douleur au réveil. Le porteur indique une perte de poids modérée après la chirurgie et un comportement de grignotement des pattes avant, prévenu par des pansements. Il affirme qu’il n’existe « aucune alternative » à l’usage d’animaux vivants pour étudier la transmission des signaux dans le cerveau.

NTS-FR-457965v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Maladie de Parkinson, Symptômes de douleur, Mécanismes
Rats : 80

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les sensations de douleur sont des symptômes communs dans la maladie de Parkinson, négativement associées avec la qualité de vie des patients, et ayant un impact plus fort que les symptômes moteurs. Ces symptômes restent cependant peu pris en compte cliniquement et les raisons de leur développement sont peu étudiés et compris. Ce projet a ainsi pour but d’approfondir nos connaissances sur l’état fonctionnel des réseaux impliqués dans le traitement de la douleur dans des modèles animaux de la maladie de Parkinson à l’aide d’une technique d’imagerie par résonnance mgnatique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La maladie de Parkinson se caractérise par de nombreux symptômes incluant des douleurs qui ont un fort impact sur la qualité de vie des patients. Nous cherchons à comprendre certains mécanismes dans le cerveau qui induisent le développement de ces douleurs chez le patient car ce n’est pas connu à l’heure actuelle. Comprendre les causes du développement de ces symptômes est une première étape essentielle pour pouvoir ensuite développer des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les rats vont subir des neurochirurgies pour une durée d’une heure, anesthésie incluse, pour induire le modèle de rats parkinsoniens et pour supprimer l’activité d’une structure du cerveau qui serait à l’origine du développement des symptômes de douleur. Tous les animaux auront un examen pour enregistrer l’activité des neurones d’une durée de 2 heures.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Ce projet implique l’utilisation d’un modèle de rats parkinsoniens qui induit une perte de poids modérée lors de la première semaine post-chirurgicale. La moitié des animaux aura également une suppression de l’activité d’une structure du cerveau qui serait à l’origine du développement des symptômes de douleur dans la maladie de Parkinson. Ce type de lésion peut occasionnellement entrainer un comportement de grignottement des pattes avant durant les premières heures post-chirurgicales.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux ayant suivi l’ensemble des expériences auxquels ils sont destinés seront tous mis à mort afin de prélever les cerveaux pour analyses histologiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe aucune alternative expérimentale nous permettant d’éviter l’utilisation d’animaux vivants pour évaluer les transmissions de signaux naturels dans le cerveau tel que dans ce projet ou des stimulation électriques juste suffisante pour provoquer une réaction nerveuse sont appliquées au niveau de la patte arrière du rat.

2. Réduction

3R / Réduction :

Plusieurs mesures sont appliquées pour permettre la réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce projet. Des études préliminaires permettent la mise au point des expériences. Grâce à une approche statistique, le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Les animaux seront testés en deux lots successifs incluant la moitié des rats par groupe. Le nombre de rats nécessaire pour le deuxième lot pourra être réduit en accord avec les résultats exploitables obtenus avec le premier lot.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Une semaine d’acclimatation est prévue à l’arrivée des rats avant l’expérience. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Cela permettra une intervention immédiate et appropriée dès le moindre signe de souffrance. Le projet implique la mise en place d’un état pathologique chez le rongeur avec de la chirurgie lésionnelle de classe modéré effectuée sous anesthésie générale. Afin de prévenir toute douleur post-opératoire, une injection d’un anesthésique local sera effectuée sur le crâne des animaux avant incision ainsi qu’une injection d’un analgésique avant la procédure chirurgicale puis toutes les 24 heures si l’état de l’animal le requiert. Ce modèle implique une perte de poids modérée lors de la première semaine post-chirurgicale. Les animaux auront accès à une nourriture adaptée fournie par l’animalerie. Des injections sous-cutanée d’eau saline seront également réalisées pour favoriser l’hydratation et la récupération. La suppression de l’activité de la structure du cerveau qui serait à l’origine du développement des symptômes de douleur, peut occasionnellement entrainer un comportement de grignottement des pattes avant durant les trois premières heures post-chirurgicales. Pour prévenir cette éventualité, les pattes avant des rats seront protégées par des pansements, qui seront retirés le lendemain de la chirurgie. La procédure d’imagerie sera faite sous anesthésie générale. Durant ce test, des séries de stimulations douloureuses seront effectuées, c’est pourquoi, les animaux seront mis à mort à la fin de ce test afin d’éviter la conscience de la douleur induite par ces stimulations au réveil. Une échelle de cotation de douleur basées sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d’évaluer l’état général de chaque animal et de définir des points limites, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l’animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des réseaux de neurones sur lesquels portent notre étude, tant du point de vue anatomique que physiologique. Des rats jeunes adultes seront utilisés pour ce projet (à partir de 8 semaines en début d’expérience) afin de travailler sur des systèmes cérébraux matures et stables qui resteront stables tout au long de la procédure.