
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 24/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-497195)
Les souris peuvent développer des microthromboses qui altèrent leur mobilité, et leur respiration ralentit après l’induction de la maladie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue pour prélever leurs organes et en réaliser des coupes colorées. Le porteur écrit pourtant que les souris « ne subiront que très peu de contraintes » et résume les perturbations attendues à une douleur d’injection et à la gêne de la contention. L’objet du projet est de départager le rôle de deux molécules inflammatoires, désignées A et B, dans les lésions cardiaques d’une maladie rare, et le bénéfice annoncé se limite à envisager un traitement plus personnalisé lors des crises.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet cherche à comprendre le rôle exact de deux molécules, appelées pour simplification A et B, dans la gravité des problèmes sanguins et des lésions au cœur dans une maladie rare. Cette maladie, causée par un manque d’une protéine spécifique, provoque la formation de petits caillots dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut bloquer la circulation et endommager des organes comme le cœur. Des recherches précédentes ont montré qu’un médicament qui bloque l’action à la fois de A et de B pouvait réduire les dommages au cœur et au cerveau dans un modèle de souris atteintes de cette maladie. Cela suggère que l’inflammation causée par A et B joue un rôle important dans les lésions observées. On sait aussi que A et B favorisent la libération de substances impliquées dans la formation des caillots et peuvent aggraver les baisses de cellules sanguines. Cependant, on ne sait pas encore précisément quel rôle joue chacune de ces deux molécules A et B. L’objectif du projet est donc de tester, chez la souris, l’efficacité de traitements qui ciblent spécifiquement A ou B ou une molécule liée l’apparition de A et B, pour prévenir les dommages dans le cœur au cours de cette maladie. À ce jour, aucune étude n’a encore permis de déterminer clairement le rôle respectif de A et de B dans cette maladie et les données de ce projet pourront permettre à termes, une thérapie plus précise pour les patients atteints de cette maladie qui souffrent souvent de complications cardio-vasculaires.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Si nous constatons que A ou B est impliqué préférentiellement dans cette pathologie, nous pourrons envisager un traitement plus personnalisé aux patients lorsqu’ils développent des crises de cette pathologie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux sont mis en cage d’inhalation pour induire une anesthésie. Ils seront soumis à de la contention et à des injections pouvant leur occasionner un stress et une douleur minime. La douleur est contrôlée par l’utilisation de gouttes analgésiques et d’injection d’analgésique si besoin, en fonction d’une grille de douleur établie préalablement et sur laquelle nous nous appuyons. Les imageries seront d’une durée maximale de 30minutes. A la fin du protocole, les animaux recoivent une anesthésie profonde et constatée et un prélèvement est réalisé afin de récupérer le sang des souris. Ces gestes durent 10 minutes maximum.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les perturbations anticipées pour les animaux se résument à la possibilité de ressentir de la douleur, associée à une injection et de la gêne par la contention. Les animaux peuvent également développer des microthromboses qui altèrent leur mobilité. Lors de l’induction de la pathologie, la respiration des animaux est un peu plus lente et revient en moins de 5 minute à la normale. L’imagerie et l’injection de traceurs nécessiteront une anesthésie et pourront engendrer un stress, ainsi qu’une hypothermie. Les
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure, quelle qu’elle soit, afin de récupérer les organes des animaux et réaliser de l’immuno-histochimie sur ces organes, c’est à dire une coupe des organes et des colorations de ces coupes d’organes
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La réalisation de ce projet est justifiée par l’impossibilité de les remplacer par un modèle in vitro. A ce jour, il est impossible de reproduire in vitro un vaisseau avec ce qui recouvre les vaisseaux, la totalité des cellules qui circulent dans le sang et les molécules solubles du plasma participant à l’activation des vaisseaux. L’utilisation de l’animal a pour but de reproduire des conditions physiopathologiques intégratives impossible à reproduire in vitro
2. Réduction
Le nombre de souris a été réduit au minimum après calcul du nombre de sujet nécessaire pour démontrer un effet des traitements. Le calcul du nombre d’animaux est défini grâce à un logiciel de statistique.
3. Raffinement
Les animaux ne subiront que très peu de contraintes et la douleur sera minimisée par l’utilisation d’analgésiques. Tous les gestes pratiqués sur les animaux sont réalisés sous anesthésie. Les cages seront enrichies avec du coton, un dôme et/ou un tunnel. De plus, la douleur et la souffrance seront évaluées lors des protocoles tous les jours et la souffrance évaluée par une grille permettant d’établir un score. Cette grille est précise et permet de définir la douleur de l’animal grâce à des critères établis au préalable et reconnus par les vétérinaires. Les animaux ne sont pas seuls dans les cages. Ils seront hébergés dans des cages comprenant au maximum 5 animaux du même sexe, afin d’éviter tout conflit entre eux. Ils sont hébergés avec de la nourriture et de l’eau à volonté. Les salles sont spécialement conçues dans une animalerie agréée avec une température vérifiée quotidiennement et stable, une ventilation continue, et une visite des animaux est organisée quotidiennement avant que l’expérience ne soit réalisée. Une personne est responsable du bien-être de ces animaux
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les souris constituent un modèle simple à étudier compte tenu de la taille et de sa disponibilité. Des études ont montré que ce modèle d’étude, la souris, est adapté pour étudier notre pathologie. En effet, la souris présente des similitudes génétiques avec l’homme puisque la souris partage une grande partie de ses gènes avec celui de l’homme. Cette similitude génétique permet d’étudier des processus biologiques fondamentaux et des maladies humaines chez la souris. En outre, les souris sont des animaux de laboratoire relativement petits, faciles à manipuler et à élever en grand nombre. Elle ont un cycle de vie court et l’âge de 12 semaines correspond à une souris jeune adulte. Nous choisissons cet âge étant donné que chez l’homme notre pathologie se développe plutôt chez les jeunes adultes. Nous devons donc choisir chez la souris un jeune âge également. Enfin, les précédentes études de la bibliographie justifient pleinement l’utilisation de souris pour notre pathologie, puisque c’est le modèle qui est le plus similaire à la pathologie développée chez l’homme.